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Archives de Tag: nuisances sonores

Camping aux Buttes-Chaumont

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Le parc des Buttes-Chaumont est sûrement le plus beau terrain de camping de Paris intra-muros, surtout depuis l’ouverture nocturne du parc  permet aux nomades d’y passer la nuit sans craindre d’être jeté dehors par les gardiens et, avec une bonne bouteille de pinard ils peuvent dormir profondément sans être dérangé par les beuglements et musiques des autres campeurs.

Je précise que je n’ai rien contre les gens qui ont envie de dormir dans le parc à la belle étoile à condition qu’ils ne fassent pas de bruit, ramassent leurs déchets et ne profitent pas de la nuit pour vandaliser les constructions et les plantes…Quand même faire sécher son linge en public, ce n’est pas gentil pour les jardiniers qui se donnent beaucoup de mal pour entretenir l’esthétique et la beauté des perspectives du parc !

Une voisine me fait parvenir cette photo avec ce commentaire :

Mes chers amis,
un bonhomme a fait sécher son linge  sur la barrière du lac, il avait apporté son appareil de cuisine pour faire sa popote, tout cela tranquillement, évidemment il n’y a aucun contrôle ni surveillance du parc pendant la nuit, Hidalgo n’avait pas réalisé dans ses rêves que l’époque avait  changé, que l’alcool, la drogue , prostitution etc etc sont les fléaux de notre société et que les jeunes gens qui ne travaillent pas et qui ne doivent pas le lever le matin pour gagner leur pain, peuvent aller dans le parc la nuit et faire beugler leur musique à fond la caisse,
les habitants autour du parc des buttes-Chaumont doivent forcément gagner leur pain car les taxes d’habitation et foncières sont tellement élevées, nous sommes pompés pour financer les fainéants

 

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Ivresse nocturne aux Buttes-Chaumont. Braillements et vandalisme. Merci Hidalgo !

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Ci-dessus : Matin calme avant le nocturne dévastateur. Trois tortues se prélassent au soleil , au pied de la butte ; Le belvédère sourit du ciel tout bleu ; les jets d’eau rafraîchissent la pelouse assoiffée sous le ginkgo.

 

 

L’ouverture nocturne totale du parc des Buttes-Chaumont entraîne des incivilités, des comportements illégaux et une grande gêne pour les riverains et les amoureux respectueux de la flore et de la faune qui tentent de survivre à ces pauvres parisiens que la maire de Paris, Anne Hidalgo, invite à se rafraîchir toute la nuit durant. Curieusement, ces parisiens trouvent de la fraîcheur dans des boissons alcoolisés dont la consommation est interdite au titre de l’article  5 du réglement des parcs et jardins affiché à l’entrée de tous les parcs parisiens.

Dans la nuit du 27 au 28 août 2016, Je n’ai pu dormir que par petites périodes du fait de tam-tams, musique électro, cris, vociférations, bruits métalliques, etc.

J’étais debout à 6h, histàire de profiter de la fraîcheur matinale et du calme enfin revenu. Sidérée par les effets délétères de cette ouverture nocturne, je remontais chez moi pour me saisir de mon appareil photo afin de vous livrer la vision consternante de ce que je découvris.

Je poste mes photos en regard des articles du règlement des parcs et jardins de la Ville de Paris

article 5

Les activités de nature à troubler la jouissance paisible des sites, à porter atteinte à la tranquillité et à la sécurité du public, à causer des dégradations aux plantations, ouvrages ou aux immeubles bordant certains espaces verts, à générer des pollutions diverses, sont interdites.

*Vendredi matin, après une nuit perturbée par cris et boum boum sonore, la « musique » continue à brailler diffusée depuis le belvédère et je ne peux jouir paisiblement des sites selon les termes de règlement des parcs et jardins. J’ai mal à la tête à cause de cette pollution sonore autorisée au détriment de toute considération écologique, sanitaire et civile.

Les pique-niques individuels et familiaux sont autorisés, à condition que la propreté des lieux soit respectée,

*il suffit de regarder les photos que j’ai prises ce matin …Les habitués du jardin et le personnel sont cons-ter-nés.

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L’introduction et la consommation de boissons alcoolisées sont interdites, cette règle ne s’applique pas aux restaurants et chalets de vente conformément à leur titre d’occupation.

article 6

Pour préserver la propreté des sites les détritus doivent être, soit emportés par ceux qui les produisent, soit déposés dans les réceptacles prévus à cet effet. Lorsqu’un dispositif de collecte sélective est disponible, les détritus doivent également être triés préalablement à leur rejet et sont alors répartis selon les indications qui figurent sur les réceptacles spécifiques.

Article 10

– Bruit et nuisances sonores Sont interdits les bruits gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, en particuliers ceux produits par les instruments de musique et de percussion et par la diffusion de musique amplifiée, sauf dérogation.

*Toutes les nuits, je suis gênée par des beuglements, des vociférations, des cris gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, en particuliers ceux produits par les instruments de musique et de percussion et par la diffusion de musique amplifiée

Ces bruits gênants s’ajoutent à ceux des mariages ethniques accompagnés de séries de klaxons interminables, de tam-tams, de trompettes, de vrombissements de motos et grosses cylindrées qui de surcroît polluent l’atmosphère.

Jour et nuit résonnent les tam-tams dans la jungle buttechaumontaise, la police ayant pour ordre de les tolérer selon le terme d’un agent.

Les infractions au présent règlement feront l’objet d’un procès verbal conformément aux lois et règlements en vigueur. Les agents publics assermentés sont chargés de veiller à l’application du présent règlement. À ce titre ils peuvent requérir l’assistance de la force publique. Ils peuvent constater par procès verbal les contraventions à la réglementation en vigueur.

*Ah bon, des procès-verbaux sont prévus ? Je n’ai pas connaissance du nombre de procès-verbaux  et d’amendes établis pour ces nombreuses infractions au réglement signé par Bertrand Delanoë le 8 juin 2010. Et si des sanctions ont été attribuées, elles sont inefficaces puisque la pollution sonore (dont lOMS a établi qu’elle était responsable de nombreuses pathologies), la consommation constante et importante d’alcool ainsi que la consommation de drogue (cf photos ci-dessus) sont une constante dans le parc des Buttes-Chaumont le jour et surtout la nuit.

Fait à Paris le 8 juin 2010 Réglementation générale des jardins et bois appartenant à la Ville de Paris y compris les bois de Boulogne et de Vincennes DIRECTION DES ESPACES VERTS ET DE L’ENVIRONNEMENT Bertrand Delanoë Maire de Paris

Les conséquences des beuveries du parc

Ci-dessus : Triste spectacle ce matin près de l’entrée principale du parc sur la place de la Mairie du 19ème :

à gauche la vitre du café/tabac Le Marigny explosée

à droite, deux motos couchées à terre. Le rafraîchissement des Parisiens selon Hidalgo….

Pourquoi des parcs urbains ?

Les parcs urbains sont une représentation de la campagne, une vision apaisante pour des citadins qui mènent une vie de labeur et de stress. Au XIXème siècle, Napoléon III, Haussmann, Davioud et Alphand ont imaginé ces parcs parisiens à l’image d’une nature riche, harmonieuse et fertile. A cette époque, du fait de l’industrialisation, les paysans montaient à Paris pour travailler dans des usines et des ateliers dans une atmosphère polluée par les miasmes dégagés par les machines.

Le parc des Buttes-Chaumont était alors planté d’essences fruitières pour évoquer le paradis fertile que les paysans avaient été contraints de quitter pour gagner une vie meilleure. On s’y promenait tranquillement, on admirait la progression des saisons, on s’y amusait en dansant au son des petits orchestres nichés sous le dôme acoustique du kiosque à musique, on y  respirait l’odeur délicieuse de fleurs parfumées. Dans ce quartier populaire du Nord-Est de Paris, les promeneurs pouvaient s’identifier aux princes qui avaient leurs jardins et parcs privés et, dans le calme, donnaient libre cours à leur imagination nostalgique.

Les temps ont changé. Vandalisées, les essences fruitières ont été remplacées par des essences décoratives ; les guinguettes sont devenues des débits de boisson et de rencontres sexuelles sans poésie; le kiosque à musique a disparu, chacun apportant sa propre musique amplifiée ; la plupart des promeneurs ignorent la flore et la faune ; le bien commun a été remplacé par le chacun pour soi; les jeunes persécutent les vieux, les « normaux » se moquent des handicapés, les coureurs bousculent les flâneurs ; les voyeurs et les exhibitionnistes se défoulent ; les « nouveaux usages » prônés par Anne Hidalgo accélèrent névroses et maladies cardiaques. Seuls ceux qui en ont les moyens peuvent aller chercher calme ou fureur sous d’autres cieux. Les sédentaires qui n’ont pas ce choix doivent souffrir en silence sans espérer aucune considération d’une maire qui a pour seul objectif de satisfaire les petits copains qui la soutiennent et la tiennent par la burkinette.

La Connectrice

Nocturne Buttes-Chaumont. Un jeune homme « pendu » avec des traces de coups le 3/07/2015

Cette chanson superbement émouvante évoque les fruits étranges (strange fruits) qui pendent aux arbres : des noirs lynchés et pendus. Le « pendu » des Buttes-Chaumont m’a fait penser à cette chanson d’autant plus que les traces de coups sur son corps évoquent le lynchage.

Le vendredi 3 juillet 2015, vers 6h30, un homme d’environ 20 ans et de nationalité roumaine était découvert pendu à un arbre, un foulard enfoncé dans sa bouche.

Le responsable de la sécurité à la mairie du XIXème se hâtait de conclure à un suicide, acte fréquent dans les parcs parisiens selon lui. Il ne fallait surtout pas ternir la brillante initiative d’Anne Hidalgo qui a ordonné l’ouverture nocturne des grands parcs parisiens afin que la population puisse bénéficier de leur fraîcheur. D’ailleurs, malgré ce décès et de nombreux incidents ainsi que de la gêne des riverains (cris, musique amplifiée, rugissements avinés, drogue, saleté et toutes sortes d’incivilités) Mme Hidalgo et son équipe ont été tellement satisfaits de l’expérience de l’été 2015 qu’ils la renouvellent en 2016 afin qu’elle soit définitive. C’est cela la démocratie selon le PS. Vivement 2020 que nous changions d’équipe municipale !

Situé dans le XIXème arrondissement de Paris, le parc des Buttes-Chaumont est l’un des cinq parcs de la capitale à rester ouvert toute la nuit pendant la canicule. L’enquête a été confiée au commissariat du XIXème arrondissement de la capitale. En début d’après-midi vendredi, l’autopsie était en cours.

Le suicide semblait la cause de la mort mais, d’après un policier de ma connaisssance, l’homme était couvert de bleus comme s’il avait été roué de coups.

Une autopsie devait être pratiquée pour identifier les causes de la mort. Je n’ai pas trouvé d’ article sur les résultats de cette autopsie. Reparler de ce mort le premier jour de l’ouverture nocturne du parc eut fait tâche sur le mirifique projet d’aérer les parisiens toutes les nuits d’été non stop. Et puis, c’était un roumain, une nationalité qui n’a pas d’intérêt stratégique pour nos dirigeants. Les Roumains ne commettent pas d’attentats sur notre sol et ne possèdent pas de pétrole. Pas de risque d’insurrection non plus…

Nuisances sonores : autorisées pour les copains du maire de Paris 19ème

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Pour la plupart des bobos ignorants mais idéologisés par la gôche, le XIXème ‘arrondissement de Paris est une allégorie du Paris populaire où on peut aller s’encanailler, à l’image de tous les quartiers mal famés de Londres, Berlin, Madrid, Rome ou Bruxelles qui, pendant des siècles ont accueilli aristocratie et bourgeoisie en mal de sensations. Ce fantasme du dévergondage est resté ancré dans la culture socialiste parisienne puisque je l’ai entendu de la bouche des fauteurs de troubles et nuisances sonores : On a bien le droit de faire la fête dans un quartier populaire !….Ils viennent de tout Paris et de la campagne (j’ai entendu : vivez à la campagne comme moi si le bruit vous dérange !) pour s’éclater aux Buttes-Chaumont, au Rosa Bonheur, au Pavillon du lac , au kiosque ou dans les buissons avec leurs bouteilles de pinard, de champagne ou leurs caisses de bière bien que, officiellement, la consommation d’alcool soit interdite dans les lieux publics. Tout ceci, je l’ai observé de mes propres yeux et oreilles puisque je suis heureusement  (pour le micro climat) et malheureusement riveraine du parc.

Les nuisances sonores ne se limitent pas au parc et s’étendent au parvis de la mairie qui est le lieu de mariages ethniques de plus en plus fréquents. Normal, le 19ème abrite plus de 40% d’étrangers, sans compter les clandestins. Les cortèges musulmans tiennent à se faire connaître, tout le monde doit y participer, marche ou crève. Tambours, trompettes, youyous, vrombissement des moteurs de moto et de voiture, klaxons, cris …aux beaux jours, ça n’arrête pas. Et comme la mairie du 19ème se vante d’y célébrer le plus grand nombre de mariages de la capitale, imaginez la nuisance qui ne s’arrête pas au vacarme. Nous devons aussi zigzaguer au milieu de voitures garées n’importe comment sur les trottoirs et les passages piétons, en double file devant l’arrêt des bus et dernièrement, obstruant complètement la place de la mairie que les piétons ont l’habitude de traverser, tout comme les cyclistes et motocyclistes d’ailleurs. Si on ose protester, insultes et menaces pleuvent de toutes parts. Le piéton de Paris ne doit pas être un électeur pour les maires socialistes. Réservons leur des surprises en 2014.

Les mariages « ethniques » sont aussi une démonstration de force virile et de machisme. Bonne chance à ces mariées …surtout si elles ont « choisi » des émules de Yacine Chaouat, 4ème adjoint du maire du 19ème condamné pour violences conjugales et protégé par le maire. https://laconnectrice.wordpress.com/2013/02/23/condamne-pour-violences-conjugales-yacine-chaouat-est-toujours-4eme-adjoint-a-la-mairie-du-xixeme/

Il faut dire que, dans cette société qui a perdu la boule, la collusion machiste islam/homosexualité mâle prospère. Ils ont en commun de mépriser et exploiter les femmes. J’en parlerai ultérieurement sur ce blog.

Dans sa dernière édition, le journal de la mairie « Le Paris du 19ème » présente page 17 , un encart sur les recours contre les nuisances sonores. Inu tile de vous dire que je me suis jetée dessus. Enfin, chouette, les responsables irresponsables deviennent responsables ! Las ! c’est plus fort que du Roquefort ! Rien, absolument rien sur les nuisances sonores des Buttes-Chaumont et de la mairie. J’hallucine ! Je relis l’articulet, ça se confirme, les nuisances sonores dont je souffre au point d’avoir acheté un casque anti-bruit, n’existent pas pour les édiles du XIXème. Pourtant, l’association « Vivre les Buttes-Chaumont »- a maintes fois saisi le maire pour certaines de ces nuisances sonores, puisque ses responsables sont les riverains malheureux de la guinguette Rosa Bonheur . Le maire est donc largement informé. Pourquoi ignore-t-il délibérément ces requêtes ? Quels intérêt supérieurs à ceux de ses propres administrés le guident ?

On sait que le maire démissionnaire, Roger Madec avait été très déçu de ne pas avoir été convié à seconder le maire de Paris, Bertrand Delanoë et qu’on imagine qu’il a reçu des lots de consolation en terme de chantiers de logements sociaux (le 19ème héberge déjà 60% de tous les logements sociaux de la capitale et que le  ghetto continue de croître http://www.evous.fr/46-nouveaux-logements-sociaux-dans-le-19e,1181956.html) , de subventions pour les associations amies et, vraisemblablement de gracieusetés de toutes sortes. Il n’est pas impossible d’imaginer que son successeur, François Dagnaud, poursuive les mêmes ambitions en vue de la prochaine mandature. Heureusement, l’échéance des prochaines municipales approche et les citoyens éclairés pourront voter utile.

Pour être juste et honnête, je dois préciser que « Le Paris du 19ème » précise La mairie d’arrondissement exerce toute sa vigilance en la matière pour sensibiliser les organisateurs. Si vous deviez constater des excès, votre interlocuteur privilégié est le commissariat du 19ème arrondissement. Je l’ai fait, j’ai appelé le commissariat qui a botté en touche, n’est pas intervenu et m’a envoyée paître ailleurs,un comportement habituel de ce commissariat au dire des habitants de l’arrondissement…

A Paris, la pollution sonore n’est pas une préoccupation pour les écologistes

J’ai déjà eu ici l’occasion de rouspéter contre les nuisances sonores qui affectent fortement les riverains du parc des Butte-Chaumont.

Non seulement la situation s’aggrave avec de plus en plus de dérogations à la loi sur le bruit, mais au prétexte du droit individuel  » à faire la fête » ou à faire de Paris la capitale de la fête, le bruit est encouragé. Pour être dans le coup de nos jours, il faut faire beugler les enceintes, s’en foutre dans les esgourdes à devenir sourd, rendre obligatoire le partage de ses morceaux d’artistes préférés. La dictature du bruit et tant pis pour les ouvriers et employés qui se lèvent à l’aube, tant pis pour les enfants qui doivent être frais à 8 h, tant pis pour les malades et les personnes âgées qui occupent la place des plus jeunes au lieu de nourrir les pissenlits.

Les résidents ne demandent pas de répression mais tout simplement l’application de la loi. Si le législateur a prévu de réglementer les nuisances sonores, ce n’est pas pour embêter le fétard mais pour préserver le droit au repos des citadins.

La libéralisation du bruit va totalement à l’encontre des études faites par le Ministère de la santé sur l’incidence du bruit sur la santé : stress, maladies coronariennes, baisse des défenses immunitaires, etc.

Ainsi, il serait légitime de s’opposer aux gaz de schistes, aux émanations de CO2, aux phtalates et autres bisphénol A, aux nitrates, au mercure, aux hormones, au tabac, à l’alcool  au cannabis, aux OGM, aux particules fines de gas oil, et à toutes les cochonneries industrielles mais l’impact du bruit sur la santé serait négligeable. EELV et le PS ne craignent pas les contradictions qui les arrangent pour se faire élire et réélire.

Monsieur le Ministre Valls, Madame la garde des sceaux, Monsieur le Ministre de la Santé, Monsieur le Ministre de l’éducation, Madame la ministre de l’urbanisme, réunissez vous pour trouver les moyens de faire appliquer la loi, la loi tout simplement. Law enforcement, please ! Vous comprenez mieux en anglais ????

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A Paris, une rue veut garder son âme face aux bars branchés et bruyants (MAGAZINE)
 

A Paris, une rue veut garder son âme face aux bars branchés et bruyants (MAGAZINE)

 

 

                   PARIS, 10 oct 2012 (AFP) – Rue du Faubourg Saint-Denis, dans un des derniers quartiers du centre de Paris à forte mixité ethnique et sociale, les habitants se mobilisent face à la multiplication de bars branchés qui attirent fêtards et touristes et leur rendent la vie le soir impossible.

                   Ici, comme dans d’autres quartiers de la capitale française, les autorités tentent de réconcilier la demande de tranquillité des habitants avec une vie nocturne à la réputation pourtant déclinante. En comparaison avec Berlin, Barcelone ou Londres, Paris a même été qualifiée de « capitale de l’ennui » par le journal Le Monde dans un article qui a fait du bruit fin 2009.

                   Dans cette longue rue du Xème arrondissement, où presque chaque mois un kebab ou une épicerie ferme pour renaître sous la forme d’un bar ou d’un restaurant branché, beaucoup de riverains aimeraient bien un peu plus « d’ennui ».

                   « C’est impossible de vivre dans cette rue », se plaint Vianney Delourme, un éditeur de 36 ans qui a récemment déménagé dans une rue voisine pour échapper au bruit incessant des rires, cris et autres verres cassés. « Les cafés dictent leur loi et le maire ne fait rien », déplore-t-il.

                   M. Delourme habitait au-dessus de Chez Jeannette, probablement le café le plus branché de la rue, où les consommateurs s’étalent à l’extérieur pour boire, bavarder et fumer, encore plus depuis que la cigarette est interdite dans les bars et restaurants.

                   C’est également le cas des clients d’une douzaine de bars à proximité, ce qui rend impossible la circulation le soir sur les trottoirs. Marcher au milieu de la rue devient alors souvent la seule option possible.

                   Dans la journée, ce quartier est une des dernières enclaves multiethniques populaires du centre de Paris, où vivent, à côté de jeunes artistes et comédiens qui y travaillent, des populations étrangères d’origines diverses: Africains, Kurdes, Pakistanais, Polonais, etc.

                   C’est cette mixité sociale que les riverains veulent préserver mais qu’ils voient lentement mais inexorablement menacés par le nombre croissant de bars nocturnes.

                    

                   Le bar le plus « cool » de la ville

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                   Le soir, les gens du quartier sont ainsi rejoints par un nombre croissant de Parisiens d’autres arrondissements plus chics et de touristes étrangers, attirés par les guides touristiques qui mentionnent Chez Jeannette comme un des bars les plus « cools » de la ville.

                   Une campagne sur Facebook a été lancée contre les nuisances engendrées par la multiplication des ouvertures de bars comme les musiques diffusées fenêtres ouvertes ou les attroupements bruyants de clients éméchés bien après la fermeture des bars à une ou deux heures du matin.

                   La pétition, lancée par un poissonnier du quartier exaspéré par les gens urinant sur sa vitrine, a rassemblé des dizaines de signatures.

                   « La honte est qu’il y a des lois. Il suffit juste de les appliquer », explique Fleur Lacarelle, une des initiatrices de la campagne, qui envisage elle aussi de déménager à cause du bruit.

                  Les autorités ont à leur disposition plusieurs outils, comme l’interdiction de vendre de l’alcool dans les magasins après 21H00 ou la fermeture temporaire de bars.

                   Cet été, la mairie de Paris a même déployé des artistes, « les Pierrots de la nuit », qui ont sillonné les quartiers festifs pour jouer des saynètes incitant les gens à parler tout bas.

                   Dans une rue voisine, Rémi Féraud, le maire socialiste du Xe arrondissement, a réuni les habitants et les propriétaires de bars pour lancer une « charte » visant à faire baisser le niveau de décibels. Il espère que cela pourra aussi bientôt s’appliquer rue du Faubourg Saint-Denis.

                   Dans d’autres quartiers, des sondes acoustiques ont été déployées au-dessus des bars et préviennent par SMS les gérants dès qu’un certain niveau de décibels est dépassé.

                   « Si je veux caricaturer le Parisien, je dirais qu’il veut pouvoir faire la fête sous les fenêtres d’autres personnes, mais qu’il ne veut pas que les autres puissent faire la fête sous ses fenêtres », résume Rémi Féraud.

Tapage nocturne, boucan, ramdam, maltraitance des piétons, insécurité, les Parisiens s’organisent

Je me sentais bien seule dans mes protestations contre les nuisances de toutes sortes qui, au nom de l’obligation de vie festive instaurée par le maire de Paris et ses amis, portaient une grave atteinte à mon droit au repos, à la rêverie, à la marche tranquille, aux flâneries, à la jouissance sereine des espaces verts et à la sécurité.

L’association Vivre Parishttp://www.vivre-paris.fr/index.htm regroupe les associations parisiennes qui se sont formées pour faire respecter la loi car, comme toujours, il existe des lois pour protéger les citoyens des nuisances mais non seulement elles ne sont pas respectées en toute impunité mais les tolérances aux exceptions, voire les modifications, ne cessent d’augmenter au détriment de la vie quotidienne des Parisiens.

Nous sommes dans une période pré électorale donc favorable à l’action, l’information, l’agitation, les protestations et nous aurions bien tort de ne pas profiter de l’audience que, pour une fois, les politiques nous offrent sur un plateau d’argent.

Je crois plus que jamais aux véritables initiatives citoyennes qui sont devenues faciles grâce à l’Internet. Mon blog et les blogs en général en sont l’exemple sinon la preuve.

Accession à la propriété : n’achetez pas aux Buttes-Chaumont

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Nouveau au 25 décembre 2014

L’insécurité dans l’arrondissement. Agressions connues en 2013 et 2014 https://laconnectrice.wordpress.com/2012/03/22/insecurite-quotidienne-a-paris-19eme/

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Le quartier des Buttes-Chaumont est l’un des moins chers de Paris pour acquérir un logement, à la périphérie du plus grand parc de Paris intra muros.

Tout le monde rêve de se loger près d’un parc, pour les enfants, pour le chien, pour les parents âgés, pour profiter de la vue de la nature et respirer un air meilleur. La périphérie du parc des Buttes-Chaumont offre des opportunités d’acquisition moins coûteuses que celles des beaux quartiers. On dit parfois méchamment que les propriétaires des appartements situés en bordure de ce parc sont ceux qui ne peuvent se payer les frondaisons du champs de Mars, du parc Monceau, du bois de Boulogne ou du bois de Vincennes…

Il y a toutefois de multiples raisons qui expliquent que le prix de l’immobilier au m2 des Buttes-Chaumont soit inférieur à celui d’autres quartiers tout aussi arborés. Le 19ème est le quartier le plus pauvre de Paris en termes d’unité de consommation (UC), il abrite 60% de tous les logements sociaux, publics et privés, de la capitale, certains quartiers comme la place des fêtes ou Curial/Cambrai sont des zones de non droit aux mains de bandes délinquantes, des centaines de communautés différentes s’y croisent sans se rencontrer, les attaques de personnes y sont fréquentes et comme c’est un arrondissement « populaire », la municipalité socialiste s’y autorise des dérogations qui ne seraient pas acceptées dans d’autres arrondissements parisiens. La transformation du parc en foire du Trône en est l’exemple.

La municipalité PS justifie l’autorisation donnée à des manifestations bruyantes parce qu’elles sont « culturelles » et parce qu’elles profitent au peuple du quartier. Je peux vous assurer, parce que je l’ai vu, que le public qui assiste à ces manifestations vient de tout Paris, que la population locale, extrêmement métissée, religieusement marquée et âgée ne se retrouve pas dans ce public de jeunes bobos majoritairement blancs. Je n’ai rien contre ce public sympathique mais Roger Madec, le maire Ps, ment quand il prétend organiser des manifestations « populaires » ou alors il joue sur le sens de « populaire » qui n’a plus rien à voir avec le peuple, celui du 19ème étant plutôt « pauvrulaire »..

Depuis quelques années, le parc est devenu le lieu permanent de manifestations diurnes et nocturnes extrêmement bruyantes. Quand les beaux-jours arrivent, les festivals se succèdent au rythme de concerts qui n’épargnent pas le nombre de décibels. Tout le monde en profite, même fenêtres à double vitrage fermées.

Ce vendredi soir commence le festival du film photographique. Concert obligatoire. Fenêtres fermées, je crève de chaud et, malgré tout, les décibels envahissent mon appartement. Je ne peux pas bavarder avec mes amis, je ne peux pas lire, je ne peux pas travailler, je ne peux pas écouter de la musique, la radio ou regarder la TV, encore moins rêver. Mon espace intime est violé. Un boucan qui va durer tout le mois de juin, chaque vendredi avec, dans la semaine quelques autres concerts.

Fin août, on aura le festival de courts métrages Silhouette. Ca commence dans l’après-midi vers 16h avec les essais sono et se prolonge jusque vers 1h du matin. Après le spectacle, on remballe le matériel et pendant encore au moins 1 h, on entend le choc  des tubes de fer que l’on démonte et charge dans des camions. Impossible de dormir avant 2h du matin parce qu’il y a du bruit et que pour le minimiser on doit fermer les fenêtres malgré la chaleur. Au début, le festival durait 3 jours mais chaque année, il se prolonge. En 2010, il a duré dix interminables jours.

La question n’est pas de juger de la qualité et de l’intérêt de ces festivals mais de s’indigner de ce qu’ils se déroulent en milieu urbain au détriment du sommeil et de la tranquillité des riverains qui, par définition, sont captifs. Quand les concerts se déroulent en semaine, imaginez la fatigue des enfants et des adultes qui se lèvent tôt, les uns pour aller à l’école, les autres à leur travail.

A ces concerts autorisés -par des gens qui n’habitent pas aux Buttes-Chaumont, y compris le maire-, il faut ajouter le bruit de la circulation, les rugissements des scooters qui font la course sur les trottoirs, les travaux d’été, les youyous, les trompettes et les tambours des mariages qui sont particulièrement nombreux en été, les cris des manifestations des mal logés, des sans papiers et récemment, des parents d’élèves contre les fermetures de classe.

Pendant l’année scolaire, dès 8 h du matin, on entend les mégaphones des professeurs d’éducation physique qui organisent des courses scolaires. et quand ce ne sont pas les courses scolaires, c’est le marathon des Buttes-Chaumont, le tour cycliste des Buttes, la fête foraine, la fête des associations, la fête des écoles, la fête du volley, celle des arts martiaux et j’en passe.

Depuis environ un an, deux restaurants, le Rosa Bonheur et le Pavillon du lac, diffusent aussi bruyamment de la musique en permanence et à l’occasion de soirées et d’évènements spéciaux, les décibels grimpent. Des riverains ont protesté sans succès.

Précisément parce que la vie locale implique naturellement des manifestations publiques, il n’est pas normal de rajouter des manifestations nocturnes bruyantes qui drainent des gens de toute la capitale et n’intéressent pas la majeure partie des gens qui vivent dans le 19ème arrondissement et les empêchent de jouir normalement de leur logement.

Je suggère que les concerts tonitruants soient organisés à tour de rôle dans tous les parcs de la capitale: le square du Ranelagh, le parc Monceau, le Champs de Mars, le Jardin des plantes, le carré Marigny. On verra ce qu’en pensent les riverains.

En attendant, il est fort déconseillé d’acheter un logement autour du parc des Buttes -Chaumont qui est devenu aussi bruyant que la foire du trône.

Journal du bruit aux Buttes-Chaumont

Vendredi 3 juin

10h-2h

Essais sono dès 10 h pour préparer le festival du film photographique. Concert obligatoire à partir de 18 h. Jusqu’à 1 h du mat, tout le monde aura droit à des décibels gratuits.

13h30 les spectateurs qui sortent du concert s’attardent pas groupes sur les trottoirs, hurlent, crient, rigolent. La fête continue.

samedi 4 juin :

10h « Faites de l’éthique ». Marché et podium place de la mairie. Essais de sono dès 10h. La fête sonore durera jusqu’à 20H. Public : la communauté noire. Quelques centaines de personnes, une cinquantaine pour écouter les « artistes  » qui hurlent sur le podium.

12h30 entre la rue Manin et la rue de Crimée : un mariage oriental : le cortège de vvoitures klaxonnant frénétiquement s’arrête, bloque la circulation. La musique joue à tue-tête, des hommes sortent des véhicules et dansent dans la rue. >Les autres automobilistes klaxonnent, les bus chargés de passagers faisant leurs courses du samedi doivent patienter.

22h30 des motos et scooters pétaradent sur le trottoir, font des tours et demi tours moteurs poussés à fond

Dimanche 5 juin

8h-: J’entends le chant des oiseaux ! je ne l’avais pas entendu depuis des jours. Je n’ose pas écouter les infos pour profiter de ce calme relatif dont la durée n’est pas garantie.

Mercredi 8 juin

Push-cars : course organisée pour les enfants des centres de loisirs.

Les mégaphones hurlent dès 10h. Les cris dureront jusqu’à 16 h. Ouf !

Vendredi 10 juin

Les organisateurs du festival du film photographique arrivent vers 15h. Je discute avec eux de la gêne que cause leurs tonitruante manifestation dans un parc urbain. Je suggère de la faire à La Villette ou au champs de Mars. Réponse : les gens du quartier ne viendront pas ! La voilà, la belle arnaque idéologique. Il faut faire du bruit aux Buttes-Chaumont parce que c’est un quartier « populaire ». Mon oeil, les jeunes bobos blancs qui viennent s’éclater les tympans sur les pelouses du parc ne sont absolument pas représentatifs de la population du 19ème arrondissement, facile à reconnaître, c’est l’une des plus métissées de Paris intra muros.

Ce soir, je suis obligée d’aller dormir ailleurs et ça ne dérange que moi;-((((

J’apprendrai le lendemain que la fête a duré jusqu’à 1h35.

Samedi 11 juin

Dès midi, concert de klaxon dans la rue Manin et autour de la mairie. Au sortir d’un cortège, un zigoto fait vrombir sa moto pour saluer les mariés : odeur pestilentielle et vacarme supplémentaire. Comme toujours, cris, hurlements, youyous et embouteillages.

Vers 14 h, le bourdonnement répétitif de basses se fait entendre. Je n’entend pas de musique mais un rythme lancinant qui me donne mal à la tête et au coeur. Je me renseigne: pique nique électronique au kiosque qui se trouve du côté de l’avenue Simon Bolivar et la rue Botzaris. C’est tellement fort qu’on entend jusqu’à la mairie. Je n’en peux plus. Je discute avec des jeunes qui me disent que je n’ai qu’à aller vivre à la campagne, comme eux. J’en conclus que ce ne sont pas des jeunes du quartier.

Ouf, à 20 h ils arrêtent mais j’ai la tête en compote et la nausée.

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