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Harcèlement sexuel : 456 comédiennes suédoises aussi

Alors que des intellos bien sous tous rapports s’acharnent contre les victimes de harcèlement sexuel, mettent leur parole en doute, leur donnent des leçons de conduite et plaident pour leur chapelle machiste, les témoignages continuent d’abonder mettant en lumière la condition des femmes que beaucoup trop d’hommes continuent à considérer comme accessoires de leur plaisir mais aussi de leur gloire et de leur richesse.

Le scandale n’est pas dans la dénonciation de ces crimes, messieurs, il n’est pas dans le féminisme, il est dans la tolérance de ces crimes.

LC

http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/11/09/03002-20171109ARTFIG00395-456-comediennes-suedoises-denoncent-viols-et-culture-du-silence.php

456 comédiennes suédoises dénoncent viols et «culture du silence»

456 comédiennes suédoises dénoncent viols et «culture du silence»

De nombreuses actrices suédoises signent, ce jeudi, une tribune dans un quotidien pour témoigner du « harcèlement sexuel, des menaces et des viols» dans le milieu du cinéma et du théâtre.

Des femmes qui évoluent toutes dans le milieu du théâtre et du cinéma témoignent, dans un long texte publié dans un quotidien suédois, du harcèlement et des agressions parfois violentes dont elles ont été victimes. Elles dénoncent, sans les nommer, des acteurs et metteurs en scène réputés en Suède comme à l’étranger. Deux d’entre elles évoquent même des viols.

Dans le Svenska Dagbladet, les signataires de la tribune fustigent le «culte du génie» régnant dans les arts de la scène et qui laisse impunis les agresseurs «tant que ce qu’ils créent est auréolé d’une haute valeur artistique». «Acteurs et réalisateurs considérés comme des génies sont soutenus par la profession, peu importe ce qu’ils font subir à leurs collègues», écrivent les comédiennes, dont Lena Endre (Les Meilleures Intentions, Millénium), Sofia Helin (The Bridge) et Ruth Vega Fernandez (Kyss Mig). «A cause de ce statut de stars, leurs agressions n’ont jamais de conséquences», déplorent-elles dans le quotidien. «Mais nous savons qui vous êtes», mettent en garde les actrices.

 

«Je devais jouer une scène d’amour avec ce “grand acteur”. Je devais être sur lui pendant l’acte sexuel. Au cours d’une répétition, il m’a demandé s’il pouvait téter à mon sein gorgé de lait (il savait que j’allaitais) tandis qu’il se pressait contre moi, en érection», explique une comédienne. «Je les admirais tant», raconte une autre. «Parmi les plus grands. Lui qui devait jouer mon père et qui m’a prise par le cou en essayant d’enfoncer sa langue dans ma bouche» et «cet auteur dramatique qui avait écrit un beau rôle pour moi dans sa pièce et dont les mains enserraient soudain ma poitrine dans l’obscurité, derrière la scène».

«Des comportements horribles»

Le Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven s’est élevé contre ces comportements «horribles» en se disant choqué par la quantité de témoignages. La ministre de la Culture, Alice Bah Kuhnke, a quant à elle convoqué, jeudi, les responsables des grandes scènes nationales, le Théâtre dramatique de Stockholm longtemps dirigé par Ingmar Bergman, le Théâtre national et l’Opéra royal.

«Ces agressions sont gravissimes. Les plus hautes exigences commandent à toutes les institutions publiques s’agissant de leur environnement du travail», a lancé la ministre, compagne de l’acteur Johannes Bah Kuhnke qui tient notamment le rôle-titre dans le film Snow Therapy.

L’Institut du film suédois, qui fournit une aide financière au cinéma, a fait savoir jeudi qu’elle instaurerait une sorte de «green card» sanctionnant la formation des responsables de sociétés de production aux questions de harcèlement.

#Balancetonporc, #moiaussi, #metoo. Youpie, le féminisme est de retour !

hashtag #balancetonporc

Formidable initiative de ces femmes courageuses qui ont dénoncé les prédations sexuelles de Weinstein et libéré la voix de leurs compagnes d’infortune. Enfin, brille la perspective d’horizons, certes encore lointains, où les femmes pourront exister sans être réduites à leur génitalité. Ce mouvement d’indignation est bien parti, souhaitons qu’il perdure et aboutisse à un changement radical du comportement des mâles vis-à-vis des femmes. Les mâles deviendraient alors des hommes.

Féministe historique, baby-boomeuse ayant enduré depuis l’enfance, le harcèlement sexuel des mâles de tous âges et condition, conditionnée par la culpabilité d’être une allumeuse, inhibée par la menace constante d’être violée puis tuée, qualifiée de pute lorsque je succombais comme quand je prenais l’initiative, humiliée, insultée, rabaissée, réifiée, je me réjouis au plus haut point de cette protestation internationale s’exprimant dans #Balancetonporc même si je doute qu’elle puisse abolir la culture du viol dont les bébées , les fillettes, les jeunes filles, les jeunes femmes, les femmes et les grand-mères sont les victimes méprisées et abandonnées.

A partir de l’âge de 11 ans (avant c’est le black out total), lorsque mes seins ont commencé à pousser, je suis devenue une proie sexuelle harcelée de toutes manières par les mâles. Ceux que je ne connaissais pas me terrorisaient en cherchant à me tripoter et ceux que je connaissais  utilisaient de grossiers discours sur le sexe me reprochant de ne pas goûter à cette merveilleuse expérience me disant que je ne savais pas ce que je ratais et me culpabilisaient en me qualifiant d’allumeuse. J’y perdais ma liberté car, alors qu’auparavant j’étais libre d’aller et venir et de m’amuser avec qui je souhaitais, mes parents commencèrent à serrer la vis, à me surveiller et m’interdire de sortir sans autorisation et de fréquenter des inconnus et des connus de mauvaise réputation (selon eux). Ils entreprirent même de surveiller ma correspondance et mes lectures. J’étais la victime punie d’être une victime, on connaît le mécanisme toujours en vigueur puisque la victime a toujours tort d’où ce reproche pervers de « victimisation » quand elle ose protester. Le plus gros risque étant d’être violée ou séduite et abandonnée…enceinte, ce qu’ils ne disaient pas clairement. Si je me révoltais contre les « gros mâles ventrus », je n’avais pas vraiment les mots pour  dire combien ce harcèlement sexuel permanent me blessait et déterminait ma conduite qui était alternativement suicidaire (je me jetais dans la gueule du loup pour vérifier la réalité du danger) ou résignée de crainte d’être rejetée.

Je ne raconterai qu’une anecdote pour illustrer ma terreur. Un été, pendant la sieste obligatoire , je pris le vélo de mon père pour aller cueillir des mûres le long de la voie ferrée. Alors que je commençais à picorer avec délice les fruits noirs gorgés de jus sucré et parfumé, un homme jaillit devant moi, ouvrit son pantalon en me disant « regarde ». Je vis alors un slip blanc déformé par une grosse bosse. Il mit la main sur mes fesses « tu as de belles fesses ». Saisie de panique je ramassai mon vélo, ne pris pas le temps d’enfourcher la barre et couru sur 500 mètres à côté de la bicyclette. J’arrivai chez moi le cœur bondissant de trouille, affolée et surtout me sentant coupable d’avoir séché la sieste. J’allai me coucher et je n’en dis pas un mot à mes parents car, à 11 ans, la chose la plus grave était de leur avoir désobéi…pas d’avoir été sexuellement agressée.

Loi contre le harcèlement sexuel abrogée en 2012 à la demande d’un harceleur condamné

http://www.huffingtonpost.fr/2014/11/17/regis-ducray-loi-harcelement-agression-sexuelle_n_6170830.html

Le harcèlement sexuel a toujours été considéré comme normal dans toutes les sociétés. En France la loi contre le harcèlement sexuel a été abrogée en 2012 par le Conseil constitutionnel à la demande de Gérard Ducray, ancien élu finalement condamné pour atteinte sexuelle avec contrainte, violence ou surprise.

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http://www.apli-nationale.org/wp/mercredi-27-septembre-2017/

Des affaires récentes n’ont pas fait autant de bruit

L’affaire Baupin député EELV n’a pas fait l’unanimité de l’indignation et il s’est trouvé moult médias pour prendre sa défense.

L’affaire Michel Sapin, tirant sur la culotte d’une journaliste, qui avait suscité l’indignation des internautes parce qu’il y a des choses plus importantes à traiter...Des journalistes politiques avaient alors témoigné de leur harcèlement par les hommes politiques et personne ne les avait soutenues.

En 2015, l’affaire DSK avait révélé les protections dont il était entouré en France et le tollé qu’avait soulevé l’intervention de la Justice américaine, ce qui n’avait pas suffit à accepter le témoignage de Tristane Banon dont la plainte avait été classée sans suite. Jean-François Kahn, journaliste habituellement critique, avait qualifié l’agression sexuelle supposée de Nafissatou Diallo de troussage de domestique.

Plus récemment la plainte pour viol d’une fillette de 11 ans par un homme de 28 ans a été requalifiée en agression sexuelle comme si une petite fille était en état de donner un consentement éclairé face à un adulte presque trois fois plus âgé qu’elle.

Les viols collectifs de Cologne commis par des migrants musulmans ont été contestés par des féministes de gôche pour lesquelles le migrant est plus respectable que les  victimes. Les migrants musulmans qui exploitent et martyrisent les femmes de leurs pays respectifs seraient plus à plaindre et secourir que leurs victimes occidentales.

Réagir sur twitter

Depuis dimanche les réseaux sociaux sont inondés de réactions, plus de 500 000 pour le seul #metoo américain. Des hommes aussi réagissent en tant que victime sexuellement harcelée.

 

Pour en savoir plus

Toutes les aimables et charitables bénévoles  qui se pressent autour des migrants, ces personnes compatissantes et pour la plupart sincères, savent-elles qu’elles aident des criminels de la guerre qu’ils mènent contre les femmes de leurs pays respectifs ?

Ces mâles migrateurs  originaires du Soudan, de l’Érythrée, de l’Afghanistan ou du Nigéria sont acteurs, complices et bénéficiaires de cultures où les femmes sont cruellement maltraitées. Elles sont excisées, infibulées, mariées de force dès qu’elles sont nubiles. Elles sont vendues ou enlevées, séquestrées et violées pour faire baisser le prix de la marchandise. Elles y sont interdites d’éducation, privées de droits et de liberté de se déplacer sans autorisation du père, frère ou mari. Elles sont fouettées ou emprisonnées quand elles refusent de se soumettre à la charia, la loi islamique qui régit leur vie au service du mâle et de son bon plaisir…

La notion de culture du viol est un concept sociologique forgé aux États-Unis, et utilisé pour qualifier le lien entre les rapports sexuels non consentis et le tissu culturel d’une société. L’utilisation du terme viol pour y décrire une culture suggère l’existence d’un schéma comportemental appris qui a été créé, organisé et transmis d’une génération à l’autre comme faisant partie des attentes associées au fait d’être un homme ou d’être une femme. De plus, la culture du viol ne serait pas un phénomène du type optionnel en tout ou rien mais s’imposerait à différents degrés, allant de l’institutionnalisation du viol jusqu’à sa punition, considérée comme seulement de façade. Dans sa forme la plus véhémente, la culture du viol se manifesterait par le fait que les femmes sont la propriété des hommes qui leur refusent tout respect ainsi que le droit de contrôle et de maîtrise de leur propre corps1.

La culture du viol relie ainsi un concept établissant des liens entre le viol et la culture de la société où ces faits ont lieu dans laquelle prévalent des attitudes et des pratiques tendant à tolérer, excuser, voire approuver le viol2 , à un processus global de domination.

Pour une trop grande majorité d’hommes, la femme, quel que soit son âge, sa condition ou son apparence, n’est jamais que quelques trous montés sur deux jambes.

La société dans son ensemble est beaucoup plus indulgente pour les violeurs que solidaire des victimes, il suffit de lire les commentaires des articles qui relatent des viols ou d’écouter la vox populi. En gros, l’homme a des besoins irrépressibles et des pulsions incontrôlables, c’est sa nature ; la femme elle l’a cherché, même une vieille dame peut avoir provoqué un homme à partir du moment où elle lui a sourit ou offert un verre pour le remercier d’un service rendu. La machine tourne tellement bien que, se sentant coupables la plupart des femmes violées ne le font pas savoir et ne portent pas plainte.

Voici un petit aperçu de la chasse à la femme menée en France et dans le monde cet été. Au lieu de manifester leur solidarité avec les femmes contre les agressions sexistes, harcèlement, agressions, viols, assassinats, certains hommes « éduqués » trouvent le moyen de critiquer « lesféministes », de leur donner des leçons et de les ridiculiser Mais, Messieurs, si vous pensez que nous nous y prenons mal, pourquoi ne faites vous rien de vôtre côté pour empêcher vos semblables de nous nuire ? Serait-ce parce que vous trouvez leur comportement « normal », que vous partagez la culture du viol et que vous pensez (sic) que nous l’avons bien cherché ?

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