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Archives de Tag: orgasme

Elisabeth Lévy et Causeur champions de l’anti-féminisme

A travers les âges les sociétés masculines n’ont jamais admis que les femmes soient indépendantes de leur pouvoir et qu’elles manifestent leur volonté d’émancipation et d’égalité de droits.  A partir du XIXème siècle elles furent nommées « féministes » par Alexandre Dumas fils et, de plus en plus nombreuses et actives, elles reprirent la dénomination à leur compte. De nos jours, les féministes sont toujours détestées et certains détracteurs ont inventé les néoféministes histoire de laisser entendre qu’ils auraient approuvé les féministes des années 60 à 90 mais que leurs filles en philosophie exagèrent au point de les menacer.

Elisabeth Lévy et son magazine Causeur se sont spécialisés dans la lutte contre Lesféministes ou la défense du macho, selon le sens dans lequel on observe cette campagne sans borne. Chaque numéro de la feuille affiche un article ridiculisant les femmes qui se battent pour leur dignité et prônant le droit absolu de l’homme à exercer sa sexualité qui serait irrépressible et noble quelles qu’en soit l’objet. Elisabeth nomme  faire l’amour l’usage d’une prostituée et défend le droit des femmes à se prostituer. Le journal a d’ailleurs publié le manifeste des « salauds » qui utilisent la prostitution, contre la pénalisation du client. On ne peut que s’étonner que d’aussi brillants intellectuels qu’Alain Finkielkraut confondent faire l’amour et « baiser » car, comme ce dernier ne l’indique pas ce terme, fabriquer de l’amour en joignant nos corps n’a rien à voir avec satisfaire un désir pulsionnel se résumant en cinq étapes bander, branler, orgasmer, éjaculer et roupiller. Schéma classique du comportement sexuel masculin que tous les experts sexologues, diplômés ou auto proclamés  imposent à la sexualité des femmes. L’exemple typique de la vulgarisation de cette doxa est l’ancienne star du porno Brigitte Lahaie qui fait monter l’audimat de Sud radio ( le porno université de la sexualité féminine, c’est bien connu ;-( ) Du fait de cette dictature idéologique, plus de la moitié des femmes qui n’atteignent pas l’orgasme pendant le rapport sexuel sont des malades, des détraquées frigides, des nymphomanes, des hystériques, des lesbiennes qui s’ignorent (ou pas) Et quand une femme comme Dora Moutot ose défendre l’importance du clitoris dans le plaisir féminin, Causeur se fend d’un article moqueur et imbécile dans lequel le mâle est présenté comme une victime terrorisée par l’arme létale que serait le clitoris. https://www.causeur.fr/dora-moutot-alors-t-as-joui-sexe-154502

Heureusement, tous les mâles ne sont pas des machos insensibles à la sensibilité féminine et il existe même des machos féministes, des hommes qui assument leur virilité tout en respectant les spécificités et besoins des femmes sur le chemin de l’égalité, des êtres humains qui savent créer un équilibre harmonieux pour le bien commun de toutes et tous.

Dans la vidéo ci-dessous, Meurice ironise avec humour sur les propos machistes tenus par Elisabeth Lévy au cours de la 1ère Université d’été consacrée au féminisme organisée par Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Il a rencontré Elisabeth Lévy.

 

 

Ce que « baiser » ne veut plus dire aujourd’hui, voir le magnifique poème de louise Labé 

Baise m’encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m’en un de tes plus savoureux,
Donne m’en un de tes plus amoureux :
Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise.

Las ! te plains-tu ? Çà, que ce mal j’apaise,
En t’en donnant dix autres doucereux.
Ainsi, mêlant nos baisers tant heureux,
Jouissons-nous l’un de l’autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soi et son ami vivra.
Permets m’Amour penser quelque folie :

Toujours suis mal, vivant discrètement,
Et ne me puis donner contentement
Si hors de moi ne fais quelque saillie.

Louise Labé, Sonnets

Adèle et Flora. Dialogue 1 : Le plaisir et l’orgasme

Publié le

Adèle est une jeune étudiante qui vit chez Flora, une dame âgée. Le matin, lorsqu’elles déjeunent ensemble, elle discutent de toutes sortes de sujets avec le même enthousiasme et une curiosité sans bornes. Elles parlent de politique, de société, d’animaux, des hommes, d’amour, de sexe, de famille, de travail, d’économie et de styles vestimentaires. Rien n’échappe à leur analyse lucide, à leur ironie et leur humour. Elles partagent ensemble la même philosophie féministe et déplorent que les femmes aient, généralement, une si piètre image d’elles-mêmes.

Les dialogues que vous lirez dans la rubrique « Adèle et Flora » sont authentiques mais ils ont parfois été un peu réécrits pour en faciliter la lecture que nous vous souhaitons joyeuse.

Dialogue 1 : le plaisir et l’orgasme

Flora

Une jeune femme m’a demandé récemment quelle était la différence entre le plaisir et l’orgasme et j’ai été surprise car, pour moi, la différence est évidente.

Cette question m’a été posée par une jeune femme africaine qui avait été excisée et qui avait choisi de se faire reconstruire, une opération dont elle attendait beaucoup. Elle pensait qu’une fois la cicatrisation de son clitoris aboutie, elle allait découvrir  LA sexualité.

Les questions de cette jeune femmes étaient intéressantes car elle découvrait son corps dans son intégrité et se demandait comment elle devait le traiter. Qu’allait-elle bien pouvoir faire avec son clitoris tout neuf ?

Voici ce que je lui ai répondu, le plus simplement possible :

Le plaisir est ce que vous ressentez quand on vous caresse, quand on vous embrasse, quand on vous serre dans les bras. Vous êtes émue, troublée et vous avez des frissons un peu partout et dans le bas ventre, sur les seins, votre vagin et son entrée s’humidifient, etc.
 
L’orgasme, c’est quand vous ressentez un plaisir intense au niveau de votre sexe, vagin et clitoris, que ce plaisir s’intensifie jusqu’à provoquer une sorte de décharge électrique. Ensuite, on ressent du calme. L’orgasme dure très peu de temps, quelques secondes. Le plaisir dure tant que vous êtes avec votre amoureux et que vous vous caressez, vous embrassez, vous parlez, vous chuchotez des mots doux, etc.
 
Beaucoup de femmes n’ont pas d’orgasme pendant les rapports. Mais elles ont énormément  de plaisir.
Beaucoup de femmes ne connaissent l’orgasme qu’en se masturbant, c’est à dire en caressant leur clitoris, seules ou avec leur compagnon.
 
Comme je vous l’ai dit, chaque femme est unique, chaque femme doit trouver sa voie avec l’homme qu’elle aime parce que son organe sexuel principal est l’ensemble de son cerveau, de son âme et de son cœur.

Adèle

Lorsque Flora m’a fait le récit de l’échange qu’elle avait eu avec cette jeune femme qui lui demandait qu’elle était la différence entre orgasme et plaisir, ma première réaction fit beaucoup rire mon interlocutrice.

 La différence entre orgasme et plaisir ? Mais … Il faut que je réfléchisse là. Ais-je dit, bien incapable de fournir une réponse dans l’instant.

 C’est vrai que c’est drôle, avec le recul, le fait qu’une jeune femme de 23 ans avec une activité sexuelle normale ne soit pas capable de fournir une réponse d’emblée à cette question fondamentale.

 Le fait est que je ne me l’étais jamais posée, cette question. Oh bien sur, j’avais déjà réfléchis sur le problème, mais pas en ces termes.

 Alors, j’ai pris quelques minutes de réflexion et voilà ce que j’ai dit à Flora :

 Il me semble qu’on considère encore aujourd’hui et à tort, que le plaisir n’a pas d’autre fonctions que d’être l’antichambre de l’orgasme. Le plaisir ok mais uniquement pour jouir à la fin.

 Moi, je n’ai jamais vraiment eu d’orgasme je crois, et je suis loin d’être la seule. Au début de ma vie sexuelle, je le vivais mal, très mal même. En fait, je croyais que j’étais anormale, que tous le monde autour de moi avait des orgasmes sauf les femmes frigides. Je me suis longtemps culpabilisée par rapport à ça, je me suis longtemps dit que j’étais trop coincée et que ma vie sexuelle n’était pas épanouie parce que, quoi qu’il se passe, je n’avais toujours pas touché au Saint Graal alors que mon partenaire lui, « jouissait » (orgasme ? et éjaculation) à chaque fois.

Flora

Moi aussi, quand j’étais jeune et même avant que je n’entame ma vie sexuelle, les garçons me disaient que je ne savais pas ce que je ratais en refusant de coucher avec eux. Je réalise maintenant qu’ils ne parlaient que d’orgasme, persuadée que la sexualité féminine était calquée sur leur propre sexualité : excitation, bandaison, éjaculation, roupillon.

Pendant longtemps, moi aussi, je me suis demandée si j’étais normale car j’avais beaucoup de plaisir mais je n’atteignais pas cette chose extraordinaire qu’ils me demandaient absolument d’atteindre. Certains, qui se targuaient de connaître parfaitement les femmes parce qu’ils accumulaient les conquêtes, se donnaient beaucoup de mal pour me faire jouir comme eux, à leur image. Mais ça ne marchait pas et quand il ferraillait pendant des heures, je finissais par m’ennuyer mais il ne semblait pas s’en rendre compte.

Il y a peu, j’ai dit à un homme de mon âge qui me courtisait (qui voulait me baiser) que je n’avais jamais eu d’orgasme avec un homme et qu’à ma connaissance, c’était le cas de nombreuses femmes. Il m’a répondu avec mépris « vous savez peu de choses ». Parce que lui, évidemment savait tout, tout sur le plaisir féminin.

C’est bien ça le problème, les hommes sont persuadés qu’ils connaissent les femmes mieux qu’elles-mêmes parce qu’ils les explorent physiquement, psychologiquement et scientifiquement. Les grands professeurs de gynécologie, d’obstétrique, de psychiatrie, de psychologie, de psychanalyse et de sexologie sont majoritairement des hommes. Les pornographes qui réalisent et vendent des images d’activité sexuelle filmées ou imprimées sont des hommes. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai vu sur l’écran de télévision des hommes parler de la sexualité féminine.

Beaucoup d’hommes pensent que parce qu’ils ont couché avec de nombreuses femmes, dont des prostituées, ils sont  experts en sexualité féminine. Et pourtant, ils devraient savoir que la sexualité n’a rien de mécanique, même pour eux. Des hommes m’ont raconté qu’ils pouvaient éjaculer sans plaisir et avoir du plaisir sans atteindre le fameux orgasme. Un ami homosexuel m’a expliqué qu’il était obligé de se droguer pour avoir du plaisir à se faire mettre. Ces pauvres hommes eux aussi sont parfois enfermés dans le modèle de la performance et c’est bien dommage pour tout le monde.

Notre société a rendu l’orgasme obligatoire et a réduit la sexualité à la recherche  de l’orgasme selon un modèle masculin pour tous et toutes.

 Adèle

Et puis, il y avait les réflexions de mon partenaire aussi, il était déçu, il se sentait nul parce qu’il n’avait pas réussi à me « donner du plaisir ». C’est intéressant cette expression d’ailleurs parce que du plaisir, il m’en donnait mais, pour lui ça ne suffisait pas, ce n’était pas ça donner du plaisir, j’aurais du avoir un orgasme pour que le tableau soit complet.

 En grandissant, j’ai commencé à en parler avec des copines. C’est essentiel je trouve, que les jeunes femmes se parlent sans détour de ce genre de choses parce que, bien souvent, on s’aperçoit qu’en fait on se pose toutes les mêmes questions et que nous craignons d’en parler parce que nous pensons que nous sommes la seule à ne pas avoir d’orgasme, que toutes les femmes en ont. Je me suis aperçue que je n’étais pas la seule à ne jamais avoir atteint l’orgasme. Une amie m’a même confié qu’elle s’était beaucoup emmerdée au lit au point une fois de répondre au téléphone pendant l’action.

J’ai commencé à comprendre qu’en fait, le problème ne venait peut être pas que de moi, que mon partenaire n’était peut être pas assez à l’écoute de mes besoins, obsédé qu’il était par le fait de me faire jouir au plus vite histoire de se regonfler l’égo : « Si elle atteint l’orgasme, je suis un bon coup ». Et puis, est-ce vraiment un problème après tout ? Je ne le pense pas.

 Le fait est que dans notre société, c’est l’orgasme obligatoire. Il faut baiser, beaucoup et bien, pour être quelqu’un d’épanoui. On le ressent dans les conversations entre jeunes (femmes et hommes), c’est l’émulation permanente à la connerie : qui aura l’activité sexuelle la plus fréquente, qui sera le plus bon coup du groupe, qui aura le plus de partenaires différents dans l’année … Le sexe est aujourd’hui un bien de consommation comme un autre et, au même titre que celui ou celle qui possède le dernier opus de GTA sera respecté et considéré comme un type cool par ses potes, celui ou celle qui atteint l’orgasme tous les jours sera « the coolest person ever ». De vous à moi, je doute que cette personne existe … Et, quand bien même, il semble illusoire et presque ubuesque de généraliser à ce point quelque chose d’aussi intime que les relations sexuelles : pourquoi diable faudrait il dans ce domaine que tous le monde réponde a un même modèle ?

 J’avais donc fini par comprendre que les relations sexuelles sont une question d’échange avant tout et que, de mon point de vue, c’est ça qui compte et non pas l’orgasme. Aujourd’hui, je me sens beaucoup mieux dans mes baskets. Ce que je recherche, lorsque je couche avec un homme, ce n’est pas ce mythe d’abandon total, ce lâcher prise quasi mystique dont tous le monde parle. Non, je préfère un amant qui se concentre sur le bien qu’il me fait et le plaisir qu’il me procure sans se préoccuper du résultat plutôt qu’un homme qui enchaîne mécaniquement caresses et autres délices juste parce qu’il est pressé d’en arriver à THE moment qui, autant vous le dire tout de suite, ne risque pas d’arriver dans ces circonstances …

 Alors, allez y les filles, décompléxez, on s’en fiche de l’orgasme et vous savez ce qu’on dit : l’essentiel pour faire les choses bien, c’est d’y prendre beaucoup de PLAISIR.

Excision : témoignages sur la réparation du clitoris

Publié le

 

 

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Sur cette image, on voit la proximité du clitoris avec le méat urinaire, ce qui explique que beaucoup de femmes excisées ont des problèmes urinaires.

Ici, on ne montre que le sommet du clitoris, sa partie apparente, son « bouton » ou son gland. En réalité, il peut mesurer jusqu’à 10 cm dans sa totalité car ses racines courent le long des petites lèvres, sous la peau.

Sur le site d’Arte, on voit une image en trois dimensions du clitoris dans sa totalité.

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http://www.arte.tv/fr/le-clitoris-ce-cher-inconnu/387780,CmC=387788.html

https://laconnectrice.wordpress.com/2006/06/04/le-clitoris-en-trois-dimensions-une-revolution/

Nouveau au 26/01/2015

Communication du service, Institut en Santé Génésique, qui reçoit et suit les femmes excisées qui se font reconstruire

Environ 3000 femmes ont déjà choisi la chirurgie pour faire réparer leur excision. Leur expérience et leur suivi ont permis d’évaluer les bénéfices potentiels de cette intervention.

 LE CHOIX DE LA CHIRURGIE

La chirurgie est incluse dans un parcours de prise en charge psychologique pré/ et post opératoire, qui est proposé au sein de L’Institut en santé génésique. C’est un moment privilégié et qui se veut rassurant, le recueil des émotions est essentiel. L’Institut en Santé Génésique permet également de maintenir un lien jusqu’au premier RV post-opératoire à 3 semaines, période souvent très anxiogène du fait des différentes manifestations post-opératoires.

 La consultation post opératoire à 3 semaines est indispensable: si ce rv n’est pas respecté, il a pour conséquence une situation de stress et d’incertitude quant à la « réussite » de la chirurgie: la consultation du chirurgien en post opératoire permet de rassurer, et de franchir les premières étapes  du parcours de reconstruction globale. Elle est suivie immédiatement d’un rv avec une psychologue pour poursuivre la prise en charge de l’impact psychologique de l’excision.

La femme attend de la chirurgie une réponse immédiate.  mais…

 IL N’Y A PAS DE CHIRURGIE SANS DOULEUR et MANIFESTATIONS POST OPERATOIRES

 il est, nécessaire lors des premières consultations, et lorsque la chirurgie est choisie, que la femme intègre et accepte les conséquences normales que sont les douleurs post-opératoires. C’est une chirurgie, avec des étapes inflammatoires, qui surprennent souvent, : les sutures, les douleurs, les écoulements et saignements,. Tant que la cicatrisation cutanée n’a pas démarré, la région reste sensible et des jours de repos sont conseillés.

– L’impatience fait partie  d’un processus de revendication d’être immédiate une « nouvelle femme », une émotion qu’il faut modérer pour ne pas ressentir des moments de déception. Il faut savoir être patiente, parce que l’évolution n’en sera que plus positive et évidente.

Les soins ne doivent pas être négligés, car ils contribuent à une meilleure cicatrisation, également plus rapide. Ils doivent être plus fréquents que d’habitude, s’il y a une situation d’inconfort (odeurs dues aux écoulements…). Les témoignages recueillis à l’Institut en Santé Génésique, de plus de 130 femmes par an, évoquent bien sûr les inconforts décrits par de nombreuses femmes, mais toutes disent s’être imposées une hygiène plus fréquente pendant la période de cicatrisation.

Les différentes étapes de la cicatrisation sont décrites dans le document qui est remis par le Dr Foldes, lors de l’entretien, avant le départ de l’Hopital / la Clinique.

Les soins apportés en post opératoire sont aussi douloureux psychologiquement, parce que les femmes sont surprises par l’évolution : premier contact douloureux lors des soins, changement de couleur, modification de la taille du clitoris tout au long de la cicatrisation, « nouveau sexe » dont il faut s’approprier l’esthétique… .

 LA REPRISE D’UNE VIE SEXUELLE NE PEUT ETRE IMMEDIATE

L’amélioration de sa vie sexuelle est un des objectifs, mais elle ne peut être immédiate, surtout pas pendant la période de cicatrisation.

Le désir d’avoir des relations sexuelles épanouies, sans douleur, et ressentant du plaisir (orgasme) est légitime, mais il nécessite une implication totale de la femme, tant physique que psychique, et peut-être également l’implication du partenaire s’il y en a un. L’Institut en Santé Génésique reçoit le couple en post opératoire, afin de faire comprendre au partenaire le rôle qu’il peut jouer, et la place que sa partenaire lui donnera, au fur et à mesure de la reprise de leur sexualité de couple. Elle seule décide du moment. Ces différentes étapes seront accompagnées par la psycho-sexologue si nécessaire.

 L’excitation est déclenchée par des stimulations physiques, psychologiques. lors des soins (massages réguliers qui sont préconisés après la 1er consultation post-opératoire à 3 semaines). On ne peut dissocier les stimulations physiques et psychologiques.

Les traitements cosmétiques et dermatologiques préconisés sont choisis et adaptés pour permettre une meilleure régénérescence des tissus. Le gland réimplanté va s’intégrer dans la vulve à sa position normale et prendra au fur et à mesure sa couleur noire, ou parfois un peu plus claire. Il ne « disparait » pas, mais devient beaucoup moins saillant. Il tend à devenir un gland clitoridien normal de 5 à 15 mm environ, recouvert par une fine peau lisse.

Le clitoris est habituellement cicatrisé vers 6 à 8 semaines,  il est encore insensible. C’est à ce moment que commence la rééducation de la sexualité. Celle-ci est indépendante de la chirurgie et se fait à long terme. Elle consiste en une mobilisation et une stimulation normale de l’organe, comme l’aurait fait (même insconsciemment) la petite fille non excisée. La stimulation du clitoris favorise l’afflux du sang nécessaire à sa bonne cicatrisation.

Pendant cette phase, on apprendra à repérer les modes de stimulation agréable/désagréable : individuellement et/ou avec le partenaire. La stimulation du clitoris peut conduire à un orgasme dont l’intensité et le mode de déclenchement peut changer après l’intervention chirurgicale. Sa durée est très variable, de trois mois à deux ans, et dépend de l’état antérieur et du suivi des recommendations.
Cette prise en charge mécanique de surface est absolument nécessaire à la bonne évolution de la cicatrice et à la mise en place des circuits neurologiques sensoriels.

Toute cette phase s’appuie sur des consultations chirurgicales régulières (à 3 mois, 6 mois, 2 ans) et psychologiques à l’Institut en Santé Génésique (à chaque rv pris auprès de chirurgien, et au mieux 1 fois par mois pendant 6 mois).

 Plus généralement, les difficultés sexuelles sont fréquentes chez les femmes:  1 sur 3 non excisée a des difficultés à avoir un orgasme et / ou une excitation sexuelle.

Les causes sont nombres: psychologiques, maladies, certaines prises de médicaments…

Chaque cas peut donc comporter plusieurs causes, qu’il faudra bien analyser afin de répondre le mieux possible à la demande d’une meilleure sexualité.

 D’un point de vue anatomique, le clitoris est un organe complexe de plus de 11 cm, intégré au périnée féminin. Il est presque entièrement caché. On ne voit que la partie externe du gland. 

Seule, une minime protubérance apparait, recouverte par le capuchon (repli de peau) et peu visible. Cette partie est plus saillante en stimulation.

Le clitoris n’a aucune fonction reproductive, mais sa stimulation augmente le plaisir sexuel de la femme et peut lui permettre d’arriver à l’orgasme. Sa stimulation va d’abord accélérer l’excitation sexuelle puis la lubrification. A partir d’un certain seuil de stimulation, l’orgasme peut se produire.

 En conclusion, la réfection clitoridienne est maintenant une opération standardisée. Son succès dépend essentiellement du suivi post-opératoire à moyen terme et psychologique à plus ou moins long terme, parce que la reconstitution chirurgicale du clitoris ne suffit pas. Un accompagnement et un apprentissage sont nécessaires pour en retrouver sa fonction. 

Frédérique Martz, directrice de l’Institut en Santé Génésique

 

Je reste à votre disposition.
Frédérique Martz
Directrice

 

 

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Institut en Santé Génésique20 rue Armagis – 78100 St Germain en Laye

01.39.10.85.35.

www.institutensantegenesique.org

Facebook : www.facebook.com/InstitutenSanteGenesique

Nouveau au 9/10/2012

L’Exiceuse , de Natacha Henry et Linda Weil-Curiel, est un entretien à trois voix avec le bourreau, avec celle qui torture et mutile au nom de coutumes ancestrales et d’une religion fantasmée…

L’excision est un crime et celles qui le subissent sont condamnées au silence. Le sujet est tabou. Les victimes ignorent les origines de cette coutume barbare. « C’est un réseau de mythologies destinées à permettre de contrôler la sexualité de la jeune fille et de la femme. » « Ça calme les femmes ! » dit l’un des accusé-e-s. « Pas d’excision, pas de mari ! » déclare l’exciseuse…

Le hip hop, une arme musicale donc, qui peut servir bien d’autres causes. Cela, Sister Fa l’a  compris. Depuis plusieurs années, la chanteuse sénégalaise utilise le hip hop pour sensibiliser les villages sur la pratique l’excision. « C’est un vecteur incroyable. Je ne sais pas qui a dit que la musique commence là où le langage s’arrête mais c’est tellement vrai ! Chez nous dans les milieux les plus reculés, les gens peuvent écouter ta musique et saisir ton message sans que tu sois-là ! Pour moi c’est magique. Surtout que le hip hop est avant tout écouté par les jeunes. »En Afrique, l’excision concerne 115 millions de femmes. Au Sénégal, passible d’une peine de prison, elle frappe entre 25 et 30% de la population féminine. Les Wolofs et les Sérères n’excisent pas. En revanche, les ethnies de Casamance (mandingues, malinkés et une partie des Diolas) comme celles du nord et de l’est le font. Mais dans les villages « les mamans ne savent même pas pourquoi elles excisent. Personne n’en parle. C’est tabou. », explique la rappeuse.

Témoignage en date de 2011 d’une femme du Darfour qui vit en Hollande

http://www.rnw.nl/afrique/article/excision-le-tabou-autour-de-l%E2%80%99operation-de-reparation

Intervew du Dr Lamotte qui vit à Bamako et lutte contre l’excision et pour la réparation

http://www.bamanet.net/index.php/actualite/republicain/12040-le-combat-de-l-intact-r–arreter-et-reparer-lexcision-.html

Reportage sur info Afrique: réparation de l’excision au Burkina Faso par un génécologue burkinabe rattaché à l’hôpital (CHU) d’Angers. Il forme également des médecins ivoiriens.

http://www.dailymotion.com/video/x8w4rc_la-reparation-de-l-excision-au-burk_tech

Blog d’une femme qui se présente comme ayant été excisée

http://survivance.blogspot.com/

Réparation de l’excision au Nahouri avec l’association « Soroptimiste »

http://www.lefaso.net/spip.php?article30547&rubrique14

J’ai trouvé ces témoignages en date de 2008 sur ce site :http://beaute.afrik.com/forum/index.php?topic=143.30;wap2

SOUSOU:
Tout d abord j ai appeler au cabinet du dr foldes pour prendre rdv avec lui pour mieu savoir ce qu il allait me faire il ma tout expliqué avec les détailles et il ma examiné.après m avoir examiner il ma dit que mon clitoris etait tout a fait réparable car il est toujour là mais qu’il était recouvert par une cicatrice c’est pour ca que j’ai mal pendant mes rapport il ma prescrit une prise de sang a effectuer avant la visite chez l anestesiste qui a été moins d’une semaine plus tard à ma visite chez l’anestésiste elle ma dit que ca sera une anestesie générale et que ca durerait entre 30 et 45 min et je ferais 1 h en salle de réveille. Franchement mois j’avais trop peur j’avais jamais été opéré et ca s’est trés bien passé.je me suis même pas rendu compte en me réveillant g.t dans le coltar j’ai dit a l infirmière je serais opéré dans combien de temps elle ma dit c’est déjà fait vous etes en salle de réveil. Ensuite il mon ramené dans ma chambre j avais trop faim mais il mon pas donné tout de suite à manger ont a attendu le diner. Le lendemain je suis aller prendre ma douche et j’ai voulu voir ca ressemblai a koi un clito apres l opération c est tout blanc ensuite dans quelque jour ca deviendra rose comme la peau dans la bouche ca fait pas trop mal l opération ca tire un peu faut pas trop rester debout ou marcher sinan les points de sutures risqueraiant de souvrirent mais d après de dr foldes c est pas trop grave ca se refermera tout seul l opération et prises en charge à 100% si vous avez la cmu sinan ca dépent votre mutuelle faut se renseigner celle qui été avec mois a du payer pour tout comprit 430 euros.franchement c’est pas chère car le prix réel c’est 5000 euros mais le dr foldes arrange les femmes pour l instant j ais encore un peu mal c est normal ca fait que 2 jours dans 1mois 1/2 je pourrais reprendre le sport ;D dans 10 jour j aurais plus mal et j ai rdv dans 3 smn pour voir si tout est normal je ne regrette rien du tout car je v connaitre le plaisir 😛

nana93:
salut je v1 de m’inscrire sur ce forum car je v1 de voir ke tu as subi 1 opération pour réparé ton clitoris je voulais avoir des infos donc savoir si on retrouvait 1 séxualité normale é si sa marchait vrémen car je voudrai la pratiqué.

or noir:
Bonjour les filles je veux juste vous dire ke vous etes de braves femmes et ke je suis de tout coeur avec vous et ke je prie pour cette opération vous fasse vous sentir bien dans votre peau.
L’excision est une pratique qui fait beaucoup de mal aux filles.
Dans l’actualité sénégalaise,les parents d’une fillette de 16 ou 18 mois excisée de même et l’exciseuse ont été arrêtés et un procés a eu lieu.

oumou1:
Pour ma part j’ai été réparée en 2006, je suis passée entre les mains de Pierre FOLDES. Force est de constater que trois ans après, il n’y a aucun retour se sensation. Pas de sensibilité, retour au point initial ! Mieux j’ai consulté à nouveau ce praticien qui m’a fait comprendre que ce n’était pas son problème…. Je témoigne afin que d’autre ne se fasse pas avoir par ce business man.

L’avis de La Connectrice : Chaque femme a sa propre sensibilité et sa propre anatomie. La sexualité est une chose compliquée.

Si le Dr Foldès extime que vous n’avez pas de problème chirurgical parce que l’opération s’est déroulée avec succès, vous pouvez le croire. Par contre, il serait utile de consulter une gynécologue et le mieux serait d’aller voir une conseillère du Planning familial qui vous orientera en fonction de ce que vous lui direz.

Pour lire mes autres articles sur l’excision, dont l’interview du Docteur Foldes, cliquez sur le tag « excision » dans la colonne de droite de ce blog.

Rencontrer une conseillère du Planning familial

Le Planning familial a été créé il y a environ 60 ans pour aider les femmes. C’est une organisation qui n’est ni confessionnelle ni politique.

C’est confidentiel et gratuit. On peut poser toutes les questions que l’on veut et, si on le souhaite voir aussi une gynécologue sur place.

Pour trouver le centre de planning familial le plus proche de votre domicile, regarder sur le site :

http://www.planning-familial.org/ouverture.php

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