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Archives de Tag: Pâques

Vendredi saint chez les chrétiens en Syrie

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Monastère de Deir Mar Moussa en 2004 et plus tard

Œcuménisme « Recevoir l’autre c’est recevoir Dieu »

La spiritualité rapproche les chrétiens et les musulmans qui sont acceuillis dans l’église

le vendredi saint, de nombreux musulmans montent au monastère fondé au 6ème siècle avec des fresques qui datent du 11ème. 

Les musulmans ont autant de désir que nous et même plus de montrer autre chose que le terrorisme

Dépasser les difficultés d’aujourd’hui par la rencontre

Le père jésuite Paolo dall Oglio s’était consacré à la restauration du monastère Deir mar moussa et lui avait redonné vie. Chrétiens et musulmans s’y rendaient en pèlerinage et s’y restaurer avec des produits confectionnés sur place, dont du fromage de chèvre, par la communauté monastique. Le père Paolo a été enlevé le 29 juillet 2013  par l’Etat islamique et trois ans après, on n’avait toujours pas de ses nouvelles. Aucune preuve de sa mort n’avait été reçue.

http://information.tv5monde.com/info/trois-ans-apres-la-disparition-du-pere-paolo-dall-oglio-en-syrie-reste-un-mystere-120816

 

Brioche ménagère ou hallah

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brioche ménagère hallah

A l’origine, j’ai utilisé la recette de ma tante pour la hallah, la brioche tressée du shabbat et je l’ai transformée selon mon goût.  A l’origine, elle n’utilisait pas de fruits secs ni d’amandes et prenait de l’huile comme matière grasse.

Je ne suis jamais parvenue à tresser la pâte correctement car elle est vivante et se rebelle. C’est pour cela que j’utilise des moules à cake.

 

Avec un kilo de farine, je confectionne trois brioches

Brioche ménagère hallah

Facile, économique

Temps de préparation 20 mn+1h à lever+10 mn re-pétrissage+45mn cuisson

 Quantité pour 3 brioches

Soit trois moules à cake qui cuisent en même temps.

 Ingrédients

6 œufs

1 kg de farine + 200 g pour le pétrissage

Levure boulangère fraîche (1 cube) ou lyophilisée (2 sachets)

Beurre : 200g + 50g pour beurrer les moules

Crème fraîche : 2 cuillères à soupe

Crème de marrons : 3 cuillères à soupe

Miel : 3 cuillères à soupe

Eau de fleurs d’oranger : 3 cuillères à soupe

Essence de citron : 4 gouttes ou zeste de citron râpé

Essence d’orange : 4 gouttes ou zeste d’orange râpé

Graines : pavot bleu, tournesol, lin, sésame, anis vert (au choix et facultatif)

Noisettes, amandes, pistaches hâchées : 2 cuillères à soupe (facultatif)

écorces d’oranges confites (facultatif)

Sel de mer : une pincée

  • Préparation

Levure : délayer la levure dans un bol d’eau tiède avec une cuillère de miel jusqu’à ce qu’elle soit mousseuse (environ 15 mn)

Pâte :

Verser la farine dans un grand saladier, faire un puits

Ajouter les graines et/ou les amandes

Ajouter le miel, la crème  fraîche et la crème de marrons

Casser les 6 œufs entiers

Faire fondre le beurre, ajouter

Ajouter l’eau de fleurs d’oranger, l’essence d’orange, l’essence de citron

Verser la levure en remuant doucement et progressivement jusqu’à incorporer toute la farine.

Continuer à pétrir sur le plan de travail quand ça devient trop difficile avec la spatule ou utiliser un robot pétrisseur.

Pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle soit bien lisse et qu’elle ne colle plus aux doigts. Rajouter de la farine par très petite quantité si la pâte est collante et arrêter quand elle ne colle plus.

Allumer le four et laisser chauffer 5 mn, éteindre.

Disposer la boule de pâte dans le saladier fariné, saupoudrer de farine pour éviter qu’elle ne colle aux parois

Enfourner dans le four éteint mais tiède et laisser lever environ 1 h.

Beurrer largement les trois moules à cake

Sortir la pâte, la séparer en trois parts égales qu’on pétrira au moins 5 mn en leur donnant une forme allongée qu’on déposera dans le moule beurré.

Si la pâte est trop sèche, la pétrir en se mouillant les doigts avec de l’eau de fleurs d’oranger ou d’eau jusqu’à ce qu’elle absorbe l’humidité.

Si la pâte est trop collante, la pétrir en se farinant les mains et recommencer l’opération jusqu’à ce que la pâte ne colle plus aux mains.

Avec les ciseaux, cisailler les pâtons en croisant les entailles. Enduire le dessus de confiture, de miel ou d’un mélange de jaune d’œuf et de sucre.

 

Enfourner dans le four froid. Remplir la lèchefrite ou un plat d’eau froide. La vapeur d’eau contribue à donner du moelleux au gâteau.

Allumer le four au maximum pendant 15 mn puis baisser le thermostat à 3 et laisser cuire 30 mn à feu doux en vérifiant qu’il y a toujours de l’eau dans la lèche frite placée sous les moules.

Avant d’arrêter la cuisson, planter un couteau dans les brioches pour vérifier qu’elles sont cuites.

Sortir les moules et laisser refroidir ou déguster tiède.

Ces brioches peuvent se conserver au sec, à température ambiante pendant deux semaines. Elles retrouvent leur moelleux et leur parfum quand on les toaste.

On peut aussi les découper en tranches et les congeler puis les mettre dans le toaster pour les déguster.

 

  • Remarques 

A partir de la recette de base, on peut varier la texture ou les parfums.

On peut remplacer les essences et la fleur d’oranger par de l’anis ou n’ajouter aucun arôme.

A la place du miel et de la crème de marrons, on peut utiliser du sucre qu’on dosera selon son goût.

On peut remplacer la crème fraîche par un petit verre de lait.

  •  Remarques

Attention si on utilise de la farine complète ou semi-complète , la pâte sera plus lourde et lèvera moins. Mais on peut couper cette farine avec de la maïzena, de la fécule ou de la farine blanche, environ 1/3 pour 2/3 de farine complète ou semi-complète.

On peut mettre moins de beurre ou le remplacer par de l’huile, de la crème fraîche ou de la margarine mais c’est moins bon.

On peut aussi mettre 3 œufs au lieu de 6 et dans ce cas, il faudra mettre un peu plus de liquide (lait, eau tiède ou fleur d’orangers).

 

 

 

Les oeufs de Pâques, une tradition universelle et animiste

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Oeuf indien décoré

L’oeuf est un symbole de fertilité commun à tous les âges, dans toutes les civilisations.

Célébré au moment du renouveau de la nature, au solstice de printemps, l’oeuf a été récupéré en Europe par l’église catolique qui, pour détourner le peuple de ses croyances ancestrales lui a offert en échange l’une de ses plus grandes célébrations, celle de la résurrection du Christ. L’usage a ainsi entériné ce syncrétisme plutôt agréable et créatif entre le culte de l’oeuf et celui du Christ.

Les Russes, les Ukrainiens et les Polonais se sont particulièrement distingués dans la décoration raffinée d’oeufs boullis comme les pisankis en Ukraine, production d’oeufs en bois peint que l’on retrouve en Pologne mais aussi en Inde et les fameux oeufs de Fabergé, chef d’oeuvre de joaillerie imaginés pour le Tzar de toutes les Russies. Les oeufs de Fabergé :http://www.disons.fr/?p=15847

  • Sensualité

L’oeuf symbole de fertilité est aussi un symbole de sensualité car souvent sont confondus fertilité et désir, érotisme et sensualité. Juzi Itami l’illustre dans la scène célèbre de son film Tampopo où deux amants échangent un jaune d’oeuf de bouche à bouche jusqu’à l’orgasme. Extrait de Tampopo, de Juzi Itami, film culte japonais réalisé en 1986 http://www.insolite.ca/2011/02/24/sechanger-un-jaune-doeuf-a-la-japonaise/

  •  symboliques de l’oeuf à travers les âges et les pays

Source : http://hypermedia.univ-paris8.fr/ovosite/oeuf/oeuf.htm

l'oeuf

L‘oeuf, considéré comme contenant le germe à partir duquel se développera la manifestation, est un symbole universel et qui s’explique de lui-même.

l’oeuf,

symbole de la naissance

du monde

 

La naissance du monde à partir d’un oeuf est une idée commune aux Celtes, aux Grecs, aux Égyptiens, aux Phéniciens, aux Cananéens, aux Tibétains, aux Hindous, aux Vietnamiens, aux Chinois, aux Japonais, aux populations sibériennes et indonésiennes, à bien d’autres encore. Le processus de manifestation revêt toutefois plusieurs aspects; l’oeuf de serpent celtique, figure par l’oursin* fossile, l’oeuf crache par le Kneph égyptien, voire par le dragon chinois, représentent la production de la manifestation par le Verbe.

Hindouisme

D’autres fois, l’homme primordial nait d’un oeuf c’est le cas de Prajâpati, de P’an-kou. D’autres héros chinois sont nés ultérieurement d’oeufs fécondes par le soleil, ou de l’ingestion d’oeufs d’oiseau par leur mère. Plus fréquemment encore, l’oeuf cosmique, né des eaux primordiales, couve à leur surface (par l’oie Hamsa, dit-on en Inde, qui est l’Esprit, le Souffle divin), se sépare en deux moitiés pour donner naissance au Ciel et à la Terre : c’est la polarisation de l’Androgyne*.Ainsi le Brahmânda hindou se sépare en deux demi-sphères d’or et d’argent ; l’oeuf de Léda donne naissance aux deux Dioscures, portant chacun une coiffure hémisphérique; le yin-yang chinois, polarisation de l’Unité première, présente un symbole identique en ses deux moitiés noire et blanche.

Shintô

L’oeuf primordial du Shintô se sépare de même en une moitié légère (le Ciel) et une moitié dense (la Terre). Ibn al-Walîd figure de façon assez voisine la Terre, dense comme le jaune de l’oeuf coagulé, le Ciel, plus léger comme le blanc qui l’entoure. Ce symbolisme général, liant l’oeuf à la genèse du monde et à sa différenciation progressive, mérite d’être précisé. L’oeuf une réalité primordiale, qui contient en germe la multiplicité des êtres.

Egypte

Pour les Égyptiens, sous l’action d’un démiurge, émergera du Noun, personnification de l’océan primordial, eau absolue contenant des germes de création en attente, une butte, sur laquelle un oeuf éclora. De cet oeuf, – le mot est féminin en Égyptien – un dieu jaillira, qui organisera le chaos, en donnant naissance aux êtres différenciés. Le dieu Khnoum issu de cet océan et de l’oeuf primordial fabriquera à son tour, à la façon d’un potier, les oeufs ou embryons, ou germes de vie. Il est le modeleur des chairs. Mais l’Égypte ancienne connaissait diverses cosmogonies. Selon celle d’Hermopolis, l’oeuf primordial n’était autre que la Qerehet, patronne des forces vitales de l’espèce humaine. Le grand lotus initial, dont le calice s’illumine en s’ouvrant le matin à la surface des fanges du delta, jouait le même rôle dans d’autres traditions. Le soleil lui-même serait né du germe mystérieux que l’oeuf-Mère entourait (SOUN, 22-62).

Cananéens

Selon les traditions cananéennes, Mochus met à l’origine du monde l’éther et l’air d’où nait Oulômos (L’Infini). Oulômos engendre l’oeuf cosmique et Chansôr (le dieu artisan). Chansôr ouvre l’oeuf cosmique en deux ef forme le ciel et la terre de chacune de ses deux moitiés (SOUN, 183).

Inde

Dans l’Inde, selon la Chândogya Upanishad (3, 19), l’oeuf est né du Non-être et il a engendré les éléments : Au commencement, il n’y avait que le Non-être. Il fût l’être. Il grandit et se changea en oeuf. Il reposa toute une année, puis il se fendit.Deux fragments de coquille apparurent: l’un d’argent, l’autre d’or. Celui d’argent, voilà la terre ; celui d’or, voilà le ciel. Ce qui était la membrane externe, voilà les montagnes; ce qui émit la membrane interne, voilà les nuages et les brumes; ce qui était les veines, voilà les rivières; ce qui était l’eau de la vessie, voilà l’océan (dans SOUN, 354).

Tibet

Selon des doctrines tibétaines, pour n’être pas primordial, l’oeuf est cependant à l’origine d’une longue généalogie d’hommes : De l’essence des cinq éléments primordiaux, un grand oeuf est sorti.Et de l’oeuf sont sortis un lac blanc, les êtres des dix catégories, d’autres oeufs, d’où sortirent les membres, les cinq sens, des hommes, des femmes… soit une longue généalogie d’ancêtres.

Chine

Dans les traditions chinoises, avant toute distinction du ciel et de la terre, le chaos lui-même avait l’apparence d’un oeuf de poule. Au bout de 18000 ans (nombre- symbole d’une période indéfinie), l’oeuf- chaos s’ouvrit : les éléments lourds formèrent la terre (Yin) ; les éléments légers et purs le ciel (Yang). L’espace qui les séparait grandissait chaque jour. Au bout de 18000 ans, P’an Kou mesura la distance entre le ciel et la terre.La théorie Houen-t’ien, de son côté, conçoit le monde comme un oeuf immense, dressé à la verticale sur son plus long diamètre. Le ciel et les astres sont à la partie intérieure et supérieure de la coquille ; la terre est le jaune flottant au milieu de l’océan primordial qui remplit le fond de l’oeuf. Les saisons procèdent des agitations périodiques de cet Océan.

Incas

Le Grand Temple Inca de Coricancha, a Cuzco, avait pour principal ornement une plaque d’or de forme ovale, flanquée des effigies de la lune et du soleil. Lehman Nitsche y voit la représentation de la divinité suprême des Incas, Huiracocha, sous la forme de l’oeuf cosmique. Il cite à l’appui de sa thèse plusieurs mythes cosmologiques recueillis au Pérou par les premiers chroniqueurs espagnols, dont celui-ci : le héros créateur demande à son père, le Soleil, de créer les hommes pour peupler le monde. Celui-ci envoie sur terre trois oeufs. Du premier – oeuf d’or – sortiront les nobles; du second – oeuf d’argent – sortent leurs femmes; du troisième enfin – oeuf de cuivre – est issu le peuple.Dans une variante, ces trois mêmes oeufs tombent du ciel après le déluge. Le nom de Huiracocha serait l’abréviation de Kon-Tiksi-Huira-Kocha, qui signifie Dieu de la mer de lave, ou du fluide igné de l’intérieur de la terre. Huiracocha était en effet le maître des volcans.

Mali

Dogons

Le mythe de l’oeuf cosmique se retrouve chez les Dogons et les Bambaras du Mali. Le glyphe (ici, dessin de bonhomme stylisé) vie du monde des Dogons le représente, au sommet supérieur de la croix des des directions cardinales, en opposition à un autre oeuf, ouvert vers le bas, et qui est la matrice terrestre, la jarre femelle (GRIS).L’oeuf cosmique, pour les Bambaras, est Esprit. Il est l’Esprit premier, produit, au centre de la vibration sonore, par le tournoiement de celle-ci. Ainsi cet oeuf se forme, se concentre, et peu à peu se sépare de la vibration, gonfle, bruit, se maintient seul dans l’espace, s’élève et éclate, laissant retomber les vingt-deux éléments fondamentaux formés en son sein, qui présideront à l’ordonnancement de la création en vingt-deux catégories (DIEB).

Congo

L’oeuf est une image du monde et de la perfection, pour les Likouba et Likouala du Congo, selon ce que rapporte de leur pensée cosmogonique J.-P. Lebeuf.Le jaune représente l’humidité féminine, le blanc le sperme masculin. Sa coquille, dont l’intérieur est isolé par une membrane, représente le soleil, issu de la coquille de l’oeuf cosmique qui aurait brûlé la terre, si le créateur n ‘avait transformé la membrane en atmosphère humide.Aussi les Likouba et les Likouala disent-ils que l’homme doit s’efforcer de ressembler à un oeuf.

Finlande

Dans le Kalevala (Finlande), avant la naissance du temps, la Vierge, déesse des eaux, laisse apparaître son genou à la surface des eaux primordiales. Le canard (maître de l’air) y dépose 7 oeufs, dont 6 d’or et 1 de fer. La vierge plonge, les oeufs se brisent dans les eaux primordiales :Tous les morceaux se transformèrent en choses bonnes et utiles :
le bas de la coque de l’oeuf forma le firmament sublime,
le dessus de la partie jaune devint le soleil rayonnant,
le dessus de la partie blanche fut au ciel la lune luisante :
tout débris taché de la coque fut une étoile au firmament,
tout morceau foncé de la coque
devint un nuage de l’air le temps avança désormais…
(trad. J.-L. Perret, Le Kalevala, Paris).Ainsi l’oeuf est souvent une représentation de la puissance créatrice de la lumière. Dans le domaine celtique, on n’a aucun témoignage direct sur le symbolisme de l’oeuf. Celui-ci est inclus dans celui de l’oursin*, fossile, ovum anguinum ou oeuf cosmique qui contient en germe toutes les possibilités.

Virtualité

Magma

Dans la structure de toutes ces cosmogonies, l’oeuf joue le rôle d’une image- cliché de la totalité (Mircea Eliade, dans SOUN, 480). Mais il succède en général au chaos, comme un premier principe d’organisation. La totalité des différences procède de lui, non le magma indifférencié des origines.Si 1’Oeuf n’est jamais absolument premier, il symbolise toutefois le germe des premières différenciations. L’oeuf cosmique et primordial est un, mais il renferme à la fois ciel et terre, les eaux inférieures et les eaux supérieures ; dans sa totalité unique, il comporte toutes les multiples virtualité.

Cycle biologique

Rénovation périodique

 

L’oeuf apparaît également comme un des symboles de la rénovation périodique de la nature : tradition de l’oeuf de pâques, des oeufs colorés, dans de nombreux pays. Il illustre le mythe de la création périodique. Mircea Eliade s’élève contre une interprétation empirico-rationaliste de l’oeuf considéré comme germe,… le symbole que l’oeuf incarne (d’après les ensembles mystico- rituels de maintes religions) ne se rapporte pas tant à la naissance qu’à une renaissance, répétée suivant le modèle cosmogonique…L’oeuf confirme et promeut la résurrection qui… n’est pas une naissance, mais un retour, une répétition (ELIT, 347- 348).Il nous semble que les deux interprétations ne sont point incompatibles, comme parait le croire Mircea Eliade. Il est bien clair que l’oeuf symbolise la renaissance et la répétition; il ne l’est pas moins que, d’après les textes les plus anciens, l’oeuf est, aux origines, un germe ou une réalité primordiale. Sa fonction cyclique est consécutive à son rôle premier. S’il y a construction rationaliste, nous la voyons plutôt dans une conception inspirée d’un modèle cosmogonique, qui se répéterait. Ce qui n’empêche que l’oeuf symbolise aussi un cycle biologique.

Suède

Béotie

Des oeufs d’argile découverts dans des sépultures de Russie et de Suède, par exemple, ont été interprétés comme des emblèmes de l’immortalité et des symboles de résurrection. Les multiples valeurs de symbole qu’assume une même image ne sont point surprenantes.Dans des tombeaux de Béotie, on a également découvert des statues de Dionysos portant un oeuf dans la main, promesse et signe de retour à la vie. On conçoit dès lors que les doctrines qui condamnent le désir d’un retour périodique à l’existence, pour recommander la sortie du cycle des réincarnations infinies, proscrivent l’usage des oeufs. Les règles orphiques, par exemple, interdisaient d’en manger. Mais la perspective orphique est bien différente de celle des ascètes bouddhistes. Ceux-ci veulent rompre tous les liens qui les rattachent au monde et visent à l’extinction du désir ; les orphiques tendent au contraire à intensifier, mais à orienter le désir vers une transfiguration spirituelle ; à cette fin, il leur appartient d’éviter avant tout le contact avec les choses qui symbolisent religieusement… quelque rapport avec le monde de la caducité et de la mort. Or les oeufs sont, selon les coutumes qu’ils rejettent, offerts aux morts en nourriture, comme gage de renaissance.Les règles orphiques ayant pour but d’affranchir l’âme de tout ce qui l’attache à la terre, de façon que, purifiée, elle retourne au Dieu dont elle procède, se doivent de condamner ce symbole des renaissances terrestres. L’oeuf la lierait au cycle des renaissances, dont elle veut s’échapper. Cette conséquence d’une prohibition confirme d’ailleurs la croyance en la valeur quasi magique de l’oeuf, en sa signification fondamentale d’origine de la vie d’ici-bas.

Symbolisme

L’oeuf participe également du symbolisme des valeurs de repos, comme la maison, le nid, la coquille, le sein de la mère (BACE, 51-130). Mais au sein de la coquille, comme en celui, symbolique, de la mère*, joue la dialectique de l’être libre et de l’être enchaîné. De cette douce sécurité, le vivant aspire à sortir le poussin brise sa coque douillette et tiède. L’oeuf, comme la mère, deviendra le symbole des conflits intérieurs entre le bourgeois avide de confort et l’aventurier épris de défi, qui sommeillent en l’homme, ainsi qu’entre les tendances à l’extraversion et celles de l’introversion.Comme dans les cosmogonies, l’oeuf psychique renferme le ciel et la terre, tous les germes du bien et du mal, ainsi que la loi des renaissances et de l’éclosion des personnalités. L’étudiant se sent enclos dans son univers (université) ; il aspire à en sortir, en brisant sa coquille. Il défie pour vivre.

Alchimie

Germe spirituel

C’est également à l’idée de germe, mais de germe d’une vie spirituelle, que se réfère la tradition alchimiste de l’oeuf philosophique.Foyer de l’univers, il renferme dons sa coquille les éléments vitaux comme le vase hermétiquement clos contient le compost de l’oeuvre. Le vase, qu’il soit matras, aludel, cucurbite ou cornue, devait comme l’oeuf être couvé pour que son compost pût se transformer.La chaleur de 10 couvaison était entretenue dans un athanor* ou fourneau alchimique… Le compost pouvait être distillé pour servir à 10 composition de l’élixir ou encore subir la transmutation en or ou en argent… « Des produits du compost… doit naître l’enfant de 10 philosophie, c’est-à-dire l’or, c’est-à-dire la sagesse » (VANA, 19).

Athanor

L’oeuf philosophique

Un manuscrit hermétique anonyme, cité par E. Monod-Herzen (MONA, 63-64), parle de l’oeuf philosophique en ces termes : Voici ce que les anciens disent sur l’oeuf les uns l’appellent 10 pierre de cuivre, la pierre d’Arménie, d’autres 10 pierre encéphale, d’autres la pierre qui n’est pas une pierre, d’autres la pierre égyptienne, d’autres l’image du monde. L’athanor*, fourneau des alchimistes, était traditionnellement comparé à l’oeuf cosmique. L’oeuf symbolise le siège, le lieu et le sujet de toutes les transmutations.

Ovoîdes

Pierres

Scarabée

Le symbolisme de l’oeuf s’exprime aussi par des images moins directes comme les pierres* ovoïdes (ainsi celle de Cybèle*), la boule du scarabée* bousier, la partie hémisphérique du stûpa*, effectivement nommée anda (oeuf). Cette boule, ce stûpa contiennent un germe, une semence de vie. L’oeuf peut en ce sens être rapproché d’autres symboles comme la conque, la caverne, le coeur, 1’ombilic, centres du monde, origines de développements spatiaux, temporels, biologiques.

Scolastiques

La ponte et la couvaison de l’oeuf comportent elles-mêmes divers aspects symboliques qui valent d’être notés. La poule qui couve est considérée, dans les sectes de méditation bouddhiques, comme le symbole de la concentration de l’esprit et de son pouvoir spirituellement fécondant.L’enseignement théorique, purement extérieur, est comparé par Tchouang-tseu, aux oeufs inféconds, dépourvus de germe. Les scolastiques se sont interrogés sur l’antériorité relative de la poule et de l’oeuf : l’oeuf est dans la poule, la poule dons l’oeuf, répond Silésius. La dualité est contenue potentiellement dans l’unité; la dualité se résout en l’unité.

Prospérité

Plus prosaïquement, mais sans nous éloigner des notions précédentes, notons que l’oeuf est parfois pris comme symbole de prospérité : si les A-kha du Nord-Laos rêvent qu’une poule pond plusieurs oeufs, ils interprètent le songe comme une promesse de richesse prochaine.
  • Oeufs peints

Pisanki, Ukraine

Pisanki, Pologne

Oeuf chinois décoré

Les oeufs en chocolat en France

  • Et le lapin dans tout ça ?

Il est supposé en Europe apporter les oeufs de Pâques aux petits enfants.

A l’origine, c’était un lièvre. Le lapin et le lièvre appartiennent à des espèces différentes et le lièvre a particulièrement impressionné de nombreuses cultures parce qu’il fait son nid en plein champ et surtout parce qu’il nait les yeux ouverts.

En france, pour simplifier, on parle surtout du lapin et seuls les chasseurs et les scientifiques font la distinction entre le lièvre et le lapin.

Le lièvre variable. Il possède de grandes pattes arrières pour mieux courir.

Le mythique lièvre de mars de Lewis Carroll

Lapin de garenne. Ses pattes arrières sont plus courtes que celles du lièvre.

Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lapin_dans_la_culture#Symbolisme_et_mythologie

Bonnes nouvelles !

Publié le

Désolée, il n’y a pas de bonnes nouvelles pour l’ensemble de la population mondiale. Je cherche mais je ne vois rien. Je suis submergée de mauvaises nouvelles. Des guerres, des guérillas, des assassinats, la catastrophe nucléaire de Fukushima et les rescapés parias laissés à l’abandon, l’incendie d’un immeuble avec des morts à Paris, des hélicoptères survolent Long Island pour retrouver des cadavres de prostituées, Les Lybiens souffrent, les Syriens souffrent, les Ivoiriens souffrent, les Burkinés souffrent, les Yéménites souffrent, les Français souffrent de voir leur classe politique impuissante et leur panier de ménagère se retrécir de jour en jour tandis que les riches deviennent plus riches que riches, etc. La liste est longue, je pourrais remplir des pages de mauvaises nouvelles.

Par contre, de bonnes nouvelles, je n’en vois que deux et elles ne concernent pas tout le monde :

Aujourd’hui, il fait très beau sur Paris. Le ciel est bleu, le soleil brille. Je suis concernée.

La deuxième concerne les chrétiens pratiquants. « Christ est résuscité ! » Pour la Pâque orthodoxe, pendant des jours, les croyants se croisent en disant dans toutes les langues « Christ est résuscité! ». Ils sont heureux. Je ne suis pas concernée.

Si vous me lisez, je vous en supplie, donnez-moi de bonnes nouvelles !

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