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Archives de Tag: parc des Buttes-Chaumont Paris

Buttes-Chaumont. Temps doux, nuageux, la nature revit sous la neige fondue

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Je rentre dans le parc par la porte principale en face de la mairie. Quelques points de neige soulignent les reliefs assombris par les nuages.

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Mais quels sont ces oiseaux qui sifflent sur nos têtes ? Ils restent là, immobiles sommet de ce platane, loin de la petite marée de coureurs qui envahissent les allées au mépris des vieux, enfants, chiens, flâneurs qui tentent de se faufiler entre les plaques de neige aussi tassée et glacée que  les névés des montagnes.

Je suis habituée à voir des perruches installées dans les branches comme sur un présentoir de bijouterie. Mais ces oiseaux, je ne le reconnais pas. Et vous ?

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Ce camélia extrêmement florifère chaque année ne semble pas avoir souffert de l’épais manteau de neige qui le recouvrait encore au début de la semaine. Sa gangue blanche a retardé sa floraison et ses nombreux boutons ont sagement attendu que le temps soit plus clément pour déployer leurs pétales rouge sang.

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Ma chienne a aimé se vautrer dans la boue et il est dommage qu’elle n’ait pas été chaude car c’eut été un bon traitement de son arthrose. Elle a eu droit à une douche chaude de retour à la maison.

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Sur sa surface nord, le lac est encore gelé.

Sur les pierres qu’abrite ce mélèze (?), venaient se poser alternativement trois hérons dont deux ont disparu depuis l’été dernier. Lorsqu’ils décollaient ou atterrissaient, l’envergure de leurs ailes était superbe et impressionnante. Il y a quelques jours, tandis qu’il neigeait, le troisième se tenait perché haut dans un platane.

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De loin, je croyais voir un canard colvert pris dans les glaces et je me demandais comment il s’en dégagerait. Heureusement, il ne s’agissait que d’une bouteille en plastique dont le lanceur a du jouir de la voir rebondir sur la glace ;-(

Neige aux Buttes-Chaumont le 07/02/2018

La neige n’a pas cessé de tomber pendant la nuit et comme elle tient bien, sa couche a atteint une épaisseur rare à Paris. Depuis l’ouverture du parc à 7 h ce matin, de nombreuses personnes se précipitent pour prendre des photos. A 10 h, le parc fermera pour assurer la sécurité des usagers car, sous le poids de la neige, les branches des arbres se cassent, ce qu’on pourra voir sur certaines de mes photos.

J’ai photographié de 9:13 à 10:16 en commençant par mon balcon. Ma labrador m’accompagnait et était aussi à l’aise qu’une labrador dans la neige.

Attention, à partir de 9:14 mon appareil photo s’est mis à avancer d’une heure…

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Des vols de pigeons traversent régulièrement le ciel, ce qui se produit tous les matins, quel que soit le temps.

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Cette personne semblait chercher quelque chose dans la neige à la lueur de sa lampe électrique puis, soudainement, elle est partie en courant.

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Les marronniers de la rue Manin sont élégamment habillés de dentelle de neige

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Depuis hier, les trottoirs et la rue Manin ne sont pas déneigés ce qui augure mal de la sécurité des voitures et, surtout des piétons car, s’il gèle, la neige durcira, deviendra glissante et il sera périlleux de se déplacer à pied. La RATP a interrompu le service des bus, les préfecture a déconseillé de circuler en voiture. On peut s’étonner de la paralysie de la capitale et de tout le pays pour quelques centimètres de neige. Certes, il ne neige pas autant tous les ans mais il neige et gèle de temps en temps, ce qui est prévisible et devrait faire l’objet de plans de nettoyage. Que font la mairie de Paris et la préfecture pour assurer la continuité des déplacements et la sécurité des usagers des voies publiques ?08-IMG_3713

Comme on le voit sur cette photo, on constate que le trottoir et la rue Manin au niveau de la mairie du XIXème ne sont pas déneigés. Seul un petit chemin a été nettoyé devant la mairie.

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La neige tient si bien qu’elle s’est accumulée sur la surface étroite de ce piquet. Son épaisseur donne une idée de son importance et de sa ténacité.

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Ma labrador, reine des neiges

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Entre la neige et la palissade pour travaux, on distingue à peine la petite cascade.

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La nudité d’Hercule est dissimulée par le manteau neigeux. La pudeur est sauvée !

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Sur le lac, quelques canards cancanent et quelques mouettes piaillent

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Le magnifique camélia, entre la grande cascade et le pont de suicidés avait commencer à déployer en abondance ses fleurs rouge vif que la neige a recouvertes. Il ploie mais ne rompt pas sous le poids de l’épais manteau.

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Zaza, toujours gloutonne, a fouiné dans la neige et en affiche la preuve sur sa truffe.

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Le petit torrent qui s’échappe de la grande cascade.

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Les magnolias résistent au froid en recroquevillant leurs feuilles persistantes

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Les mouettes volettent et piaillent sur le lac qui commence à geler

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J’ai tenté de photographier cet oiseau seul sur sa branche. C’est peut-être une perruche bien que cette espèce soit plutôt grégaire.

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Branches rompues par le poids de la neige, motif de fermeture du parc

 

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Ce dimanche ensoleillé, le printemps des perruches

Ce dimanche avait un air de printemps aux Buttes-Chaumont. Quelques perruches voletaient de branche en branche poussant des cris. La plupart des oiseaux se perchaient séparément jusqu’à ce que deux d’entre eux se rassemblent sur une même branche, bien serrés et immobiles l’un contre l’autre.

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Automne. le vent a dénudé les arbres mais pas tous

En ce jeudi 23 novembre 2017, le temps est doux mais le vent qui a soufflé fort la nuit dernière continue à pousser les nuages qui masquent alternativement le soleil et excitent les oiseaux, perruches ou pigeons, qui volent par groupe de branche en branche en piaillant. Leur vol est lourd et se confond avec le tourbillon des feuilles de platane ou d’érable qui planent lentement avant de se poser au sol. Certains ginkgos sont encore dorés mais d’autres ont perdu toutes leurs feuilles qui recouvrent le sol d’un tapis épais jaune d’or. L’odeur pestilentielle de leurs fruits commencent à se dégager bien qu’ils ne soient pas encore tombés.

Les perruches volent d’arbre en arbre et il est possible de les voir se percher dans les branches nues.

Perruches

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Sophoras

Le sophora remarquable dont une lourde branche surplombe le lac est pratiquement invisible lorsqu’il a perdu ses feuilles

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Ce Sophora pleureur encore bien vert commence à jaunir par une extrémité

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Surface du lac couverte de feuilles de ginkgo et de peuplier

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A l’automne la couleur de la chevelure feuillue des ginkgos et la densité de leur tapis nous font prendre conscience de leur présence en nombre dans le parc

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Le « Gouffre » de Sylvain Kinsburger

En 1933, Sylvain Kinsburger (1855-1935) exécute en pierre la figure du Gouffre, aujourd’hui envahie de lierre, que le promeneur empruntant la route circulaire du lac ne peut manquer.http://laparisienneetsesphotos.eklablog.com/parc-des-buttes-chaumont-statue-gouffre-de-sylvain-kinsburger-a105893708

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Petite cascade et son tapis de feuilles de ginkgo

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Entrée principale du parc, peuplier nu

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Le cavalier King Charles Togo a le coup de foudre pour la labrador Zya21-IMG_3360

Perspective d’arbres comme Jean-Baptiste Corot les a peints

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http://fr.muzeo.com/artiste/corot-jean-baptiste-camille-0

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Feuilles et ciels d’automne 19-20/11/2017

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De la douceur dans ce monde de brutes. Couleurs d’automne 17/10/2017

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Homme mur tombé de son arbre et chienne en pleine activité intellectuelle de recherche de nourriture

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Ce sophora japonica planté en 1830 souligne et cadre le paysage. Il commence à peine à jaunir

Vertus du sophora japonica http://www.mr-plantes.com/2014/09/sophora-du-japon/

Ginkgos : de gauche à droite le grand ginkgo femelle de la petite cascade est encore vert. Il produit des fruits en quantité. Face à lui au bord du lac se tient un ginkgo mâle déjà jauni. L’arbre aux 40 écus étincellera bientôt de tout son or.

Tulipier de Virginie planté il y a environ 30 ans. Je l’ai vu pousser et grandir à une vitesse vertigineuse. Il avait un compagnon qui n’a pas résisté à sa force vitalité et, trop rachitique, peut-être malade, a du être abattu il y a peu.

A propos de l’abattage des arbres, certains promeneurs s’indignent de ce que les bûcherons abattent de beaux arbres bien verts et feuillus. Ils ne savent pas qu’une bonne santé apparente peut dissimuler une fragilité dangereuse pour les promeneurs, fragilité dûe à une attaque de l’arbre par des insectes ou des champignons. Régulièrement, les bûcherons sondent les arbres avec un outil dédié qui leur indique si l’individu est creux. Les sceptiques pourront vérifier ce constat en examinant le tronc coupé.

Le tulipier de Virginie produit des fleurs étranges à l’harmonie subtile. Contrairement à leur apparence délicate, les pétales sont durs comme des copeaux de bois.

La fleur, hermaphrodite, est solitaire, dressée, comporte 9 tépales (pétales et sépales indifférenciés) dont 3 sépales vert clair entourant 6 pétales évoluant de vert très clair à blanc, jaune orangé à la base et légèrement odorante. Sa forme la fait ressembler à une tulipe, d’où le nom de l’espèce1. La floraison se fait entre mai-juin-juillet selon le climat.

Elle donne un fruit conique dressé après 20 ans. À maturité, à partir d’octobre, il libère de nombreux akènes ailés (3 à cm) ou samares simples (graines ailées, comparables à celle du frêne)1

L’arbre a été introduit en Europe en 1663 et il est depuis courant dans les parcs du continent1. Il a été introduit en France à partir du début du xviiie siècle, notamment par La Galissonnière. Les plus connus furent plantés au Petit Trianon de Versailles pour la Reine Marie-Antoinette en 1771 et abattus par la tempête de décembre 1999. L’année d’après l’un des arbres a été acheté par monsieur Vialis coutelier à Sauveterre-de-Rouergue dans l’Aveyron afin de fabriquer avec son bois des couteaux numérotes de 1 à 1755. La souche de l’arbre peut être vue dans le village de Sauveterre…

En plus de l’ornement, celui-ci possède un bois de cœur brun utilisé pour la fabrication de mobilier1. On extrait de son écorce la liriodendrine, un alcaloïde succédané de la quinine. Son nectar est apprécié par les abeilles (du moins aux États-Unis) et y donne un excellent miel très foncé.

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Liriodendron_tulipifera

Je n’ai pas identifié cet arbre dont les feuilles composées ressemblent à celles de l’acacia. Il ombrage la petite cascade qui termine le ruisseau qui descend de la colline sous la guinguette Rosa Bonheur. Pour l’identifier je devrais observer la plantation de ses pétioles. http://gite-la-source.com/gite-medicinale02.htm et me rendre sur des sites d’identification des plantes .
Visoflora >  http://www.visoflora.com/index.php?option=com_visoflora&Itemid=6
Pixiflore > http://www.pixiflore.com/pages/recherche/photos_fleurs.php
Université Jussieu > http://abiris.snv.jussieu.fr/flore/flore.html
Photothèque Snats > http://www.les-snats.com/flore.htm
Identiflore > http://identiflore.maquettes.cndp.fr
Plant Encyclo > http://nature.jardin.free.fr/utilitaires2/index.html
Plantes sauvages > http://plantes.sauvages.free.fr/user/tx_especes/index_moteur.html

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On peut voir au loin le couple de canards indiens (canard coureur) qui demeure au parc malgré sa pollution aquatique, florale et sonore qui a fait fuir la plupart des oiseaux. Les canards colverts restants se reposent en troupeau sur les rives du lac côté sud.

Le coureur indien se caractérise principalement par son port quasi vertical, quand les autres canards présentent une ligne du dos plus ou moins horizontale, et son allure vive. Son corps est mince et allongé, avec un long cou se terminant par une tête mince, des petites ailes qui ne lui permettent pas de voler, et des pattes portées très en arrière. Toutes ces caractéristiques ne font que renforcer l’impression verticale que donne ce canard. D’un point de vue anatomique, ce port particulier est lié à son fémur particulièrement court, implanté de manière bien postérieure à celui des autres canards.

Race à l’origine blanche, on rencontre aujourd’hui diverses colorations du plumage. On rencontre ainsi des variétés blanches, noires, brunes, bleues (couleur gris ardoise), sauvages (reprenant la coloration du canard colvert, avec dimorphisme entre mâles et femelles), truitées, panachées (fauve et blanc), jaune pois et sauvages argentées2.

C’est un canard léger, qui pèse entre 1,75 et 2 kg3. Il est très peureux, moins bruyant que l’oie mais plus que le canard de Barbarie (qui est muet).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coureur_indien

Camping aux Buttes-Chaumont

Publié le

Le parc des Buttes-Chaumont est sûrement le plus beau terrain de camping de Paris intra-muros, surtout depuis l’ouverture nocturne du parc  permet aux nomades d’y passer la nuit sans craindre d’être jeté dehors par les gardiens et, avec une bonne bouteille de pinard ils peuvent dormir profondément sans être dérangé par les beuglements et musiques des autres campeurs.

Je précise que je n’ai rien contre les gens qui ont envie de dormir dans le parc à la belle étoile à condition qu’ils ne fassent pas de bruit, ramassent leurs déchets et ne profitent pas de la nuit pour vandaliser les constructions et les plantes…Quand même faire sécher son linge en public, ce n’est pas gentil pour les jardiniers qui se donnent beaucoup de mal pour entretenir l’esthétique et la beauté des perspectives du parc !

Une voisine me fait parvenir cette photo avec ce commentaire :

Mes chers amis,
un bonhomme a fait sécher son linge  sur la barrière du lac, il avait apporté son appareil de cuisine pour faire sa popote, tout cela tranquillement, évidemment il n’y a aucun contrôle ni surveillance du parc pendant la nuit, Hidalgo n’avait pas réalisé dans ses rêves que l’époque avait  changé, que l’alcool, la drogue , prostitution etc etc sont les fléaux de notre société et que les jeunes gens qui ne travaillent pas et qui ne doivent pas le lever le matin pour gagner leur pain, peuvent aller dans le parc la nuit et faire beugler leur musique à fond la caisse,
les habitants autour du parc des buttes-Chaumont doivent forcément gagner leur pain car les taxes d’habitation et foncières sont tellement élevées, nous sommes pompés pour financer les fainéants

 

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