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Archives de Tag: parc des Buttes-Chaumont

Parc des Buttes-Chaumont sous les nuages

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Ce mardi 5 septembre, le temps est incertain. Des nuages gris s’amoncellent au dessus du parc et je me demande s’il va pleuvoir. Je fais le tour du lac avec ma chienne et mon petit appareil photo.

Le lac est toujours aussi sale malgré les milliers d’euros qui ont été dépensés pour restaurer le circuit hydraulique. Difficile de laisser son imagination gambader en contemplant ce miroir glauque et puant.

A travers le tapis de nuages apparaît un bout de ciel bleu. Pointe une lumière blanche et vive qui fait ressortir la noirceur des branchages encore dans l’ombre. Une corneille est perchée sur une branche, aujourd’hui elles sont peut nombreuses.

Quelques oies se dandinent et au loin une grosse carpe bondit hors de l’eau pour gober des insectes en faisant un gros clapotis.

Sur la berge herbue du lac un homme donne du pain aux canards, des colverts avec une majorité de mâle reconnaissables à leur cou vert mordoré. Un couple de canards indiens s’est joint à eux pour profiter de la nourriture. Des panneaux indiquent qu’il ne faut pas nourrir les oiseaux mais d’après la dame de l’association poils et plumes des Buttes, personne ne vient les nourrir depuis dix ans.

Je suis sur le point de sortir du parc quand une belle lumière dorée jaillit de derrière les nuages et met en feu les feuilles des marronniers qui sont déjà bien rousses. Le rayon bas m’éblouit mais j’observe qu’un Vélib blessé s’appuie contre la grille. J’aimerais que la beauté de la nature ne soit pas meurtrie par la malveillance des hommes.

Le temps, les couleurs des arbres et des baies, les odeurs d’humus, tout cela sent l’automne, ma saison préférée.

La Connectrice

 

Buttes-Chaumont. Gestion écologique désastreuse.

Publié le

Le clocheton de la mairie du XIXème à travers les arbres du parc avant le crépuscule

Le parc des Buttes-Chaumont est labellisé parc écologique. Étrange quand on constate la misère écologique de ce parc.

Certes, les jardiniers tondent les pelouses, les mettent au repos l’hiver, n’utilisent pas de pesticides, entretiennent les corbeilles de fleurs, nettoient les sous-bois et arrachent les mauvaises herbes mais cela ne suffit pas à préserver l’équilibre de la nature dans le parc. Ces soins ne tiennent pas compte de l’équilibre nécessaire à la flore autant qu’à la faune dont les insectes et les oiseaux aquatiques. Les herbes folles arrachées, les insectes pollinisateurs et les petits oiseaux disparaissent. Les oiseaux aquatiques et les petits rongeurs ne peuvent plus nicher dans les herbes touffues. L’absence d’algues nettoyeuses nuit au monde aquatique.

Foulque macroule dans son nid au lac daumesnil cernée par des détritus humains. Photo Jacline

Usagère et riveraine du parc, j’observe le déséquilibre écologique qui y règne au détriment de la vie.

Chaque  printemps, ma chienne broutait des graminées aux feuilles plates, genre blé en herbe. Elles on disparu cette année.

Habituellement,  le printemps voyait naviguer sur le lac plusieurs portées de canetons. Cette année, une seule canette était suivie d’une nichée de 9 petits. Hier soir, vers 19 h la canette traversait l’allée près du pont des suicidés sous l’œil attentif de trois mâles. L’un deux s’acharnait sur elle brutalement en lui pinçant la tête mais elle s’obstinait à poursuivre son chemin vers les plantes touffues qui bordent le lit du ruisseau qui sort de la grande grotte. Je m’en étonnais car je pensais que la saison des amours était passée. Alors que la canette progressait péniblement, toujours suivie de sa marmaille, une corneille fonça sur le groupe et se saisit d’un caneton. Elle s’écarta du lieu de son larcin et je criais pensant qu’elle allait lâcher le BB mais elle repris son vol le serrant dans son bec crochu de corvidé. Je compris alors que le canard qui agressait la canette voulait la dissuader de circuler à couvert. Une fois la maman canard dissimulée dans sa cachette, les trois mâles restèrent sur place comme s’ils montaient la garde.

De bas en Haut :mardi soir, les 9 canetons avant le drame, la femelle est sous le mâle qui s’acharne sur elle. La nichée s’est réfugiée sous les roseaux et les trois mâles montent la garde.Mercredi,  Les huit canetons survivants naviguent sans leur mère.

Je n’avais jamais vu de canette circuler à découvert avec sa portée. J’en déduis qu’elle n’avait pas trouvé de logis au bord du lac ou dans l’île où ont disparu toutes les herbes sauvages depuis le sévère nettoyage de l’hiver. Ce ménage drastique a mis en évidence l’ouverture du rocher qui permet de voir d’un côté de l’île comme de l’autre  bord offrant une belle perspective. Les arbustes morts ont été ramassée, les flancs du rocher débarrassés des plantes grimpantes qui nuisent à leur solidité et les arbustes et arbres qui le méritent ont été mis en valeur. Le nettoyage de l’île était nécessaire mais fallait-il le réaliser au détriment de la faune autochtone ? Le résultat est, qu’en ce début du mois de mai, il n’y a pas plus d’une quarantaine de canards, de poules d’eau (deux couples) et d’oies.

Des populations pléthoriques de prédateurs 

La prolifération des corneilles est une calamité pour les nids et les œufs. Elles dévorent tout sur leur territoire, y compris les nouveaux nés, ce dont j’ai été témoin hier. Elles retournent les poubelles et répandent partout des ordures. Normalement, La corneille nettoie la nature en la débarrassant des cadavres mais en surnombre elle devient prédatrice et détruit les reproductions.

D’énormes carpes seraient en surnombre dans le lac où elles dévorent les crustacés et tous les petits nutriments dont se nourrissent canards et autres oiseaux. Elles ont été introduite pour le plaisir des pêcheurs qui les remettent à l’eau ce qui ne régule pas leur population.

Canard colvert et Carpe - Buttes Chaumont_15 mai 2017

Carpe et colverts. Les carpes ont été introduites dans le lac pour le plaisir des pêcheurs. Photo Jacline

Odeurs nauséabondes

Le lac est toujours aussi sale et glauque, encore plus du fait de la construction d’un circuit hydraulique fermé réalisé à grand frais avec nos impôts. Problème, ce circuit filtre les bactéries nécessaires à l’assainissement naturel de l’eau. J’ai vu des jardiniers verser de gros sacs de bactéries pour compenser mais cela n’a pas été efficace. Fautes de bactéries et d’algues nettoyeuses, le lac et les cascades dégagent régulièrement des odeurs nauséabondes. Parfois, les cascades sont mises à sec afin que les jardiniers en nettoient le fond au jet d’eau mais l’effet est de courte durée et, comme l’été dernier, celui-ci  promet d’être puant.

L’eau du lac est glauque et décourage les oiseaux aquatiques qui y trouvent peu de nourriture, celle qui reste étant dévorée par d’énormes carpes

Le lac est pratiquement déserté,  on voit un couple de canards indiens, de l’autre côté du rôcher, un nid de foulques a été abandonné

Un couple de colverts cherchent les restes laissés par les carpes

A la puanteur des eaux s’ajoute celle des urines et excréments de poneys qui sont jetés dans les buissons et rendent certains bancs impraticables. Il existe pourtant des solutions dont celle en vigueur au parc du Luxembourg où les poneys sont stationnés sur une dalle de béton avec un dégagement vers les égouts et un point d’eau dédié.

Bien que des poubelles, des containers et des toilettes soient mis à la disposition des usagers du parc, certains d’entre eux se débarrassent de leur déchets pestilentiels dans les buissons où ils se cachent aussi pour crotter. Un bonheur pour les parents dont les enfants jouent à cache-cache dans ce semblant de nature.

A gauche ce héron cendré a perdu ses deux compagnons. A droite deux poussins de galinule ont échappé aux corneilles. Photos Jacline

Vacarme insupportable

Paradoxalement et bien que le bruit cause d’importants dégâts chez les humains (hypertension, maladies cardiaques, pathologies neurologiques et psychiatriques, etc.) comme parmi la faune et la flore, les écologistes n’encouragent pas la lutte contre le bruit, à commencer par les engins d’entretien de ce parc labellisé écologique. Les pelouses sont tondues à l’aide de petits tracteurs extrêmement bruyants qui tournent pendant des heures dès potron-minet. A l’automne, nous avons droit aux souffleuses motorisées car, aujourd’hui on ne ratisse ni ne balaye les feuilles mortes.

Autrefois, les oiseaux se nichaient dans les structures de kiosques à musique mais non seulement le parc a perdu son joli kiosque à musique mais il a été doté d’une sorte de tente réservée aux concerts électroniques rythmés par de puissantes basses qui font vibrer les fenêtres à cent lieues à la ronde. Alors imaginez l’effet dévastateur que ces vibrations causent aux petits oiseaux qui choisissent de quitter ce monde de tumulte pour des horizons plus calmes. Conséquence, Paris a perdu ses moineaux, ses rossignols, ses bergeronnettes, ses mésanges, ses pinsons pour laisser la place aux merles, aux pigeons et aux corneilles qui étaient pratiquement inexistantes il y a moins de dix ans.

Les bruits du parc s’ajoutent à ceux de la rue et de la mairie : circulation automobile, motos et scooter trafiqués pour vibrer sous les fesses du conducteur, mariages maghrébins au son de tambours, trompettes, vibration de grosses cylindrées, youyou, klaxons, hurlements d’ivrognes sortant des restaus et ginguettes du parc dans la nuit, etc.

Dans ce parc il y des passereaux, mais la question que l’ on peut se poser, quel est le taux de réussite des reproductions au milieu de l’ activité humaine ? dérangement, pollution sonore ; la pollution lumineuse tue les insectes vitaux pour le nourrissage des oisillons.

La direction des espaces verts tient des discours sur l’ écologie et la biodiversité qui sont en contradiction avec les réalités. Les parcs et jardins sont d’ une propreté mal placée (hormis les détritus humains) pas d’ herbe folle, de plante indigène, de graminée ce qui entraîne la disparition du moineau domestique  qui comptait au moins 200 individus aux Buttes-Chaumont dans les années 90. Tous les parcs et espaces verts de Paris sont désertés par les moineaux pour les mêmes raisons.

Puisque Nicolas Hulot vient d’être nommé ministre dans le gouvernement Phillipe, nous pourrons lui soumettre la désastreuse gestion écologique du parc des Buttes-Chaumont.

La Connectrice

Buttes-Chaumont. Les couchers de soleil de Marion

Marion admire le ciel au-dessus des Buttes-Chaumont depuis la large baie de son bow-window. Au delà de sa collection d’orchidées qu’elle nourrit de coquilles d’œuf, elle ne se lasse pas de regarder le spectacle chaque jour unique, du ciel et des frondaisons du parc. Elle a alors envie de partager cette immense beauté que rien ne peut égaler. Elle offre alors ses clichés à sa famille, ses amis et même Météo France.

Les photos ci-dessous ont été prises en direction de l’Ouest.

 

 

Les orchidées du jardin intérieur de Marion

Le printemps naissant vu de la fenêtre de Marion

Sophora japonica au début de l’été

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Soleil levant. Photos prises dans le parc un matin de novembre 2015. 11 jours après le massacre du 13 novembre, la nature triomphe de l’horreur.LC

Buttes-Chaumont. Couleurs d’automne 2016

En cette belle journée ensoleillée, les arbres rutilent de la magnificence colorée de leurs feuilles, en un élan joyeux , avant de disparaître pour l’hiver. Le temps étant doux et sec, certaines essences, comme le ginkgo sont encore bien vertes ou à peine jaunissantes.

Je n’étais pas la seule à les admirer et vouloir les fixer dans une mémoire, d’autres femmes prenaient des clichés dont Sylvie, une photographe professionnelle qui vit la plupart du temps en Nouvelle-Zélande et m’a donné sa carte. D’autres femmes évitaient avec délicatesse de passer devant mon objectif tandis que sans vergogne des coureurs me bouchaient la vue et je regrette de ne pas avoir eu le réflexe de fixer leur postérieur ou leur antérieur…

J’aime l’automne pour la douceur de sa température, ses couleurs et ses odeurs suaves.Je suis émue par le sursaut de vie de la nature avant son repos hivernal, comme en un bouquet final de feu d’artifice.

La beauté troublante de l’automne a été justement évoquée dans Kyoto de Yasunari Kawabata.

Les feuilles dorées se reflètent dans l’eau sombre du lac gardé par les hérons

En marchant autour du lac de droite à gauche en partant de la place de la mairie. Les arbres se reflètent comme jamais dans l’eau noire du lac qui, en cette saison, est un miroir parfait.

Les hérons sont toujours posés au pied de l’île quand ils ne sont pas perchés dans le cèdre. Je ne possède pas de téléobjectif pour les fixer comme Jacline, l’ornithologue.

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Le couple de hérons cendrés des Buttes-Chaumont photographié par Jacline vers le 15/10/2016.

Les ginkgos commencent à jaunir. L’arbre aux 40 écus va bientôt flamboyer

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Les cimes caractéristiques des ginkgos, tout juste jaunissantes, se découpent contre le ciel à côté des peupliers à peine dorés et  entre les ifs toujours verts et sombres. J’ai l’impression que cette année ils portent très peu de fruits. Habituellement leurs grappes sont très serrées et ils jonchent le sol en abondance. Munies de gants en caoutchouc et d’un sceau, des asiatiques viennent les ramasser pour en extraire les noix dont les amandes sont délicieuses et excellentes pour la santé.

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Ce ginkgo, côté Manin entre la place de la mairie et la rue de Crimée, est encore tout vert. Il devient d’autant plus magnifique lorsque ses feuillent dorent que son isolement favorise l’exhibition de sa silhouette.

Ifs et cornouillers n’ont guère fructifié cette année

Je remarque que cette année, les ifs donnent peu de baies, tout comme les cornouillers qui n’ont pas donné assez de drupes pour que je puisse en faire de la confiture . J’ai remarqué que beaucoup d’arbres fruitiers ne donnent en abondance qu’une année sur deux : cerisiers, cornouillers, figuiers, etc. Mais cette année il est possible que la fructification ait été freinée par le climat trop chaud durant l’hiver, le printemps et l’été. Les cornouillers ont besoin de fraîcheur.

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Cornouilles. Source

Les baies d’if sont toxiques et leur rareté cette année me dispense de faire la guerre à ma chienne qui les adore et les avale d’un coup. Heureusement, le principe toxique, la taxine est contenu dans le petit noyau noir du fruit et comme ma chienne ne le croque pas, elle n’a pas été empoisonnée. De même de nombreux oiseaux se gavent de la chair rouge comestibles. Certaines personnes en font même du jus ou de la confiture.

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L’arille, fruit de l’if, le centre noir contient de la taxine qui peut être mortelle. Source

Un arbre de la Liberté aux Buttes-Chaumont

Des chênes, arbres de la liberté ont été plantés en 1989  dans toute la France à  l’occasion du bicentenaire de la Révolution française. Les Buttes-Chaumont ont ainsi reçu le leur. Il est situé côté rue Manin, en face du manège. A sa droite fleurit au printemps un magnifique lilas double mauve.Il est dommage que la direction du jardin ne signale pas cet arbre, sa symbolique et son origine.

L’arbre de la liberté est un symbole de la liberté, depuis la période de la Révolution française. Il symbolise aussi en tant qu’arbre la vie, la continuité, la croissance, la force et la puissance. Il est devenu au cours du xixe siècle un des symboles de la République française avec la Marianne ou la semeuse. Il figure depuis 1999 sur les pièces françaises d’un euro et de deux euros.

Plantés, en général dans l’endroit le plus fréquenté, le plus apparent d’une localité, comme signes de joie et symboles d’affranchissement, ces végétaux devaient grandir avec les institutions nouvelles.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_la_libert%C3%A9

Noyer d’Amérique ou noyer noir, Juglans nigra

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Ce noyer d’Amérique est déjà déplumé. J’ai trop attendu pour le photographier à l’acmé de sa splendeur automnale. J’ai ramassé quelques-unes de ses noix que semblent apprécier des asiatiques. L’amande est goûteuse mais la coquille est tellement dure que j’ai renoncé à la casser après quelques essais. Ma chienne qui brise habilement les coquilles de noix, de noisettes ou de pistaches a également abandonné le travail, ce qui est exceptionnel pour une gloutonne invétérée.

Houx et tulipier de Virginie

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Les fruits du houx sont déjà d’un beau rouge. Ici, au bord du lac la silouhette de l’arbre se découpe contre la masse du tulipier de Virginie qui a récemment perdu son compagnon. Plantés il y a environ 30 ans, les deux arbres avaient connu une très rapide croissance mais l’un des deux était resté plutôt malingre.

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Le tulipier de Virginie, au fond à gauche, vu de l’autre côté du lac, avant la grande grotte, entre des branches de peupliers. J’ai saturé la photo pour mieux faire ressortir couleurs et volumes.

La Connectrice et son assistante à l’automne de son existence2-img_2003

Buttes-Chaumont. Hérons et Libellules

Quatre hérons cendrés nichent dans les arbres des Buttes-Chaumont, au bord du lac. Ils se posent sur le grand cèdre, dans les arbres qui poussent au pied de du mont de l’île ou au milieu du lac sur les murets subaquatiques où ils aiment construire un nid.

Jacline, membre d’un club ornithologique est restée presque tout le journée du lundi pour les observer et prendre de superbes photos dont en voici une

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le Héron cendré ne niche pas à Paris ni dans les 2 bois parisiens.

Pourquoi ? peut-être qu’ il n’ y trouve pas la tranquillité et, il lui faut de grands arbres élevés sur lesquels il construit son nid à leur cime, un lac riche en poissons et autres proies (canetons…) pour nourrir sa progéniture toujours affamée et qui a besoin de vite grandir .

Jacline a également photographié des libellules – Aeschne mixte- car elle observe aussi les insectes.

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Un grand merci à Jacline pour m’avoir permis de partager ces instantanés de beauté vivante.

Nocturne Buttes-Chaumont. Un jeune homme « pendu » avec des traces de coups le 3/07/2015

Cette chanson superbement émouvante évoque les fruits étranges (strange fruits) qui pendent aux arbres : des noirs lynchés et pendus. Le « pendu » des Buttes-Chaumont m’a fait penser à cette chanson d’autant plus que les traces de coups sur son corps évoquent le lynchage.

Le vendredi 3 juillet 2015, vers 6h30, un homme d’environ 20 ans et de nationalité roumaine était découvert pendu à un arbre, un foulard enfoncé dans sa bouche.

Le responsable de la sécurité à la mairie du XIXème se hâtait de conclure à un suicide, acte fréquent dans les parcs parisiens selon lui. Il ne fallait surtout pas ternir la brillante initiative d’Anne Hidalgo qui a ordonné l’ouverture nocturne des grands parcs parisiens afin que la population puisse bénéficier de leur fraîcheur. D’ailleurs, malgré ce décès et de nombreux incidents ainsi que de la gêne des riverains (cris, musique amplifiée, rugissements avinés, drogue, saleté et toutes sortes d’incivilités) Mme Hidalgo et son équipe ont été tellement satisfaits de l’expérience de l’été 2015 qu’ils la renouvellent en 2016 afin qu’elle soit définitive. C’est cela la démocratie selon le PS. Vivement 2020 que nous changions d’équipe municipale !

Situé dans le XIXème arrondissement de Paris, le parc des Buttes-Chaumont est l’un des cinq parcs de la capitale à rester ouvert toute la nuit pendant la canicule. L’enquête a été confiée au commissariat du XIXème arrondissement de la capitale. En début d’après-midi vendredi, l’autopsie était en cours.

Le suicide semblait la cause de la mort mais, d’après un policier de ma connaisssance, l’homme était couvert de bleus comme s’il avait été roué de coups.

Une autopsie devait être pratiquée pour identifier les causes de la mort. Je n’ai pas trouvé d’ article sur les résultats de cette autopsie. Reparler de ce mort le premier jour de l’ouverture nocturne du parc eut fait tâche sur le mirifique projet d’aérer les parisiens toutes les nuits d’été non stop. Et puis, c’était un roumain, une nationalité qui n’a pas d’intérêt stratégique pour nos dirigeants. Les Roumains ne commettent pas d’attentats sur notre sol et ne possèdent pas de pétrole. Pas de risque d’insurrection non plus…

Buttes-Chaumont. Lumières vespérales au printemps

Publié le

J’ai pris toutes ces photos le lundi 18 avril 2016 entre 19 h 22 et 20 h 36. La journée avait été particulièrement belle et en fin de journée les rayons rasants du soleil déclinant caressaient les délicates frondaisons naissantes d’une magnifique lumière dorée tandis que la lune commençait à se dessiner dans le ciel encore bleu.

A l’approche du crépuscule, canes, canards, canetons tout neufs  et oies glissaient tranquillement sur le lac qui s’assombrissait.

Les promeneurs prenaient leur temps et les chiens pouvaient socialiser à leur guise.

La Connectrice

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Les magnolias à feuilles persistantes étendent leurs branches contre le ciel très bleu

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Une labrador et deux carlines amies. La petite Dolly est infernale mais si mignonne …

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Non, ce n’est pas le soleil que l’on voit au second plan mais les jeunes feuilles d’un arbre renaissant

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Famille canard en goguette

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Reflets des arbres sur l’eau sombre du lac

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Un couple de pigeons batifole mais un seul a bien voulu poser

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La lune blanche lui dans les bois, de chaque branche par une voix…

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La belle journée est terminée, Zaza s’endort …

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