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Archives de Tag: parc des Buttes-Chaumont

Buttes-Chaumont. Les cormorans sont à la fête

Cormoran joli

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http://sureaux.blogspirit.com/archive/2015/02/01/les-cormorans-de-paris-3036117.html

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Des cormorans perchés sur un « reposoir », ici un platane près du lac des Buttes-Chaumont

Hier, je m’interrogeais sur l’identité de ces oiseaux haut perchés et un lecteur me répondait qu’il s’agissait de cormorans ce qui m’a été confirmé aujourd’hui par plusieurs personnes. J’ai même pu les voir plonger depuis le sommet du platane sur le lac, replonger pour pêcher et se reposer sur la digue en déployant leurs ailes à moitié.

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Pourquoi le cormoran déploie-t-il ses ailes lorsqu’il est au repos ? Pour les sécher ? pour se réchauffer en faisant travailler ses muscles ? pour mieux digérer le poisson qu’il vient d’avaler tout cru ? http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2014/02/02/les-voies-du-cormoran-sont-difficiles-a-suivre-8092889.html

Une amie me racontait qu’elle en voyait régulièrement depuis environ quatre ans sur le canal de l’Ourcq. On lui avait dit que leur présence annonçait un changement de temps et je veux bien le croire si, comme les mouettes, en cas de tempête sur les côtes ils remontent la Seine pour se mettre à l’abri dans les terres.

Cormoran nuisible

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L’arrivée des cormorans ( ph. Y.Gestraud) http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2010/11/28/d-ou-viennet-les-cormorans.html

Il y a quarante ans, ils étaient au bord de la disparition dans nos pays. Aujourd’hui, ils sont presque devenus un fléau, provoquant depuis plusieurs années la colère des pisciculteurs et des pêcheurs, inquiétant les responsables d’aéroports, mobilisant les députés français et européens, des dizaines d’équipes de recherche de par le monde, suscitant des plans d’action et de lutte, des réunions de toutes sortes… Les cormorans sont devenus une «cause». Peut-être moins médiatiques que les loups ou les ours, ces oiseaux illustrent parfaitement la difficulté des relations entre l’homme, et ses activités, et la faune sauvage. Et leur pullulation menace de plus certaines espèces rares de poissons.

Le cormoran n’a pas, en général, dans nos esprits, une image trop négative. Pourtant, il était parti du mauvais pied. Ainsi, à bord de l’Arche de Noé, il est puni par le patriarche pour mauvaise conduite. Qui lui retire donc la petite glande productrice d’une substance qui, chez les autres oiseaux, imperméabilise le plumage. Noé lui donne également une couleur noire. D’où sans doute son nom. Car cormoran veut dire «corbeau de mer». Ce qui n’est pas trop encourageant. Même La Fontaine le brocarde dans la fable Les Poissons et le Cormoran où il apparaît sous un jour très fourbe…

http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/08/26/01008-20090826ARTFIG00318-pourquoi-les-cormorans-sont-ils-devenus-un-fleau-.php

Tout d’abord, deux mots sur le Grand Cormoran qu’on peut voir en hiver à Paris et en banlieue : il nous vient du nord, essentiellement Pays-bas et Danemark,  pour passer l’hiver dans toute la France. C’est un pêcheur de poisson qui vit en groupe. La sous-espèce qui nous visite se reconnait en plumage nuptial ( dès janvier…) à sa nuque marquée de blanc.

lI coupe son temps de pêche de périodes de repos où on le voit souvent prendre sa position caractéristique, ailes écartées. Cela a longtemps été interprété comme une manière de sécher ses ailes, mais c’est actuellement remis en cause : on parle plutôt d’une méthode pour se réchauffer le corps en faisant travailler ses muscles.

La population hivernante de la Petite Couronne est d’environ 700 individus qui se regroupent en 2 gros dortoirs ( sur la Seine en aval de Saint-Denis et sur la Marne, dans la bouche de St-Maur) ainsi que 3 dortoirs de taille plus réduite ( Île Seguin, la Courneuve et Villepinte )…

Donc… souvent je me suis levé de bonne heure… pour être sur le terrain avant les cormorans, que ce soit à la Villette où arrive un canal qui conduit les cormorans venant de Saint-Denis, à Sevran pour voir s’il en venait de Villepinte ( un peu) ou de plus à l’est (un peu aussi), au pont de Sèvres ou au pont d’Austerlitz. J’ai ainsi pu confirmer l’idée qu’ils suivent bien les cours d’eau, du moins à l’aller. Je pense même que c’est ce qui explique la modification progressive des lieux de pêche : les plus motivés partent tôt et savent où ils vont. Les autres attendent un peu puis longent les cours d’eau jusqu’à trouver des copains en train de pêcher ! Ils se joignent alors à la pêche qui peut donc rapidement atteindre la centaine de participants( cas de la Villette en 2011). Quand le secteur est épuisé, ou si les premiers arrivés n’ont rien trouvé, ils vont plus loin… C’est ainsi qu’un joli groupe ( au moins 70) a visité plusieurs jours de suite le secteur de la Folie à Bobigny avant d’aller plus loin jusqu’au pont de Bondy.

C’est à cette occasion qu’ils peuvent former des reposoirs comme on en voit par exemple en plein coeur de Paris.

http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2014/02/02/les-voies-du-cormoran-sont-difficiles-a-suivre-8092889.html

Le cormoran est le symbole des contradictions de notre époque. Devenu protégé sur ses lieux de nidification dans les pays scandinaves , il prolifère. Et donc extermine les poissons de nos rivières au grand dam des pêcheurs et surtout vide les étangs, ce qui porte un coup mortel à une pisciculture douce.
Un cormoran isolé c’est joli sur la Seine, une troupe de cormorans qui digère sur les bords d’un étang vers midi, c’est sombre, inquiétant, et ça sent très mauvais…http://www.pariscotejardin.fr/2018/01/grand-cormoran-sur-la-seine-a-paris/

Neige de nuit aux Buttes-Chaumont

 

Neige sur les Buttes-Chaumont 05/02/2018

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Buttes-Chaumont. 20/10/2017. 17.30-18h

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Le ciel est bleu, les nuages légers et blancs comme le soleil déclinant.

Aux Buttes-Chaumont on fait ce qu’on veut en dépit du règlement : rouler à bicyclette, consommer de l’alcool, crotter dans les fourrés, effrayer les oiseaux aquatiques en leur courant après, jeter des détritus à côté des poubelles et au milieu des arbustes, casser des branches d’arbres, cueillir des fleurs, rouler en scooter, etc.

Curieusement, jamais de gardien pour intervenir contre ces incivilités mais lorsqu’une veille dame se promène suivie de son petit chien sans laisse, un inspecteur assermenté surgit comme par magie pour lui dresser une contravention à 68€…divagation d’animal !

Parc des Buttes-Chaumont sous les nuages

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Ce mardi 5 septembre, le temps est incertain. Des nuages gris s’amoncellent au dessus du parc et je me demande s’il va pleuvoir. Je fais le tour du lac avec ma chienne et mon petit appareil photo.

Le lac est toujours aussi sale malgré les milliers d’euros qui ont été dépensés pour restaurer le circuit hydraulique. Difficile de laisser son imagination gambader en contemplant ce miroir glauque et puant.

A travers le tapis de nuages apparaît un bout de ciel bleu. Pointe une lumière blanche et vive qui fait ressortir la noirceur des branchages encore dans l’ombre. Une corneille est perchée sur une branche, aujourd’hui elles sont peut nombreuses.

Quelques oies se dandinent et au loin une grosse carpe bondit hors de l’eau pour gober des insectes en faisant un gros clapotis.

Sur la berge herbue du lac un homme donne du pain aux canards, des colverts avec une majorité de mâle reconnaissables à leur cou vert mordoré. Un couple de canards indiens s’est joint à eux pour profiter de la nourriture. Des panneaux indiquent qu’il ne faut pas nourrir les oiseaux mais d’après la dame de l’association poils et plumes des Buttes, personne ne vient les nourrir depuis dix ans.

Je suis sur le point de sortir du parc quand une belle lumière dorée jaillit de derrière les nuages et met en feu les feuilles des marronniers qui sont déjà bien rousses. Le rayon bas m’éblouit mais j’observe qu’un Vélib blessé s’appuie contre la grille. J’aimerais que la beauté de la nature ne soit pas meurtrie par la malveillance des hommes.

Le temps, les couleurs des arbres et des baies, les odeurs d’humus, tout cela sent l’automne, ma saison préférée.

La Connectrice

 

Buttes-Chaumont. Gestion écologique désastreuse.

Publié le

Le clocheton de la mairie du XIXème à travers les arbres du parc avant le crépuscule

Le parc des Buttes-Chaumont est labellisé parc écologique. Étrange quand on constate la misère écologique de ce parc.

Certes, les jardiniers tondent les pelouses, les mettent au repos l’hiver, n’utilisent pas de pesticides, entretiennent les corbeilles de fleurs, nettoient les sous-bois et arrachent les mauvaises herbes mais cela ne suffit pas à préserver l’équilibre de la nature dans le parc. Ces soins ne tiennent pas compte de l’équilibre nécessaire à la flore autant qu’à la faune dont les insectes et les oiseaux aquatiques. Les herbes folles arrachées, les insectes pollinisateurs et les petits oiseaux disparaissent. Les oiseaux aquatiques et les petits rongeurs ne peuvent plus nicher dans les herbes touffues. L’absence d’algues nettoyeuses nuit au monde aquatique.

Foulque macroule dans son nid au lac daumesnil cernée par des détritus humains. Photo Jacline

Usagère et riveraine du parc, j’observe le déséquilibre écologique qui y règne au détriment de la vie.

Chaque  printemps, ma chienne broutait des graminées aux feuilles plates, genre blé en herbe. Elles on disparu cette année.

Habituellement,  le printemps voyait naviguer sur le lac plusieurs portées de canetons. Cette année, une seule canette était suivie d’une nichée de 9 petits. Hier soir, vers 19 h la canette traversait l’allée près du pont des suicidés sous l’œil attentif de trois mâles. L’un deux s’acharnait sur elle brutalement en lui pinçant la tête mais elle s’obstinait à poursuivre son chemin vers les plantes touffues qui bordent le lit du ruisseau qui sort de la grande grotte. Je m’en étonnais car je pensais que la saison des amours était passée. Alors que la canette progressait péniblement, toujours suivie de sa marmaille, une corneille fonça sur le groupe et se saisit d’un caneton. Elle s’écarta du lieu de son larcin et je criais pensant qu’elle allait lâcher le BB mais elle repris son vol le serrant dans son bec crochu de corvidé. Je compris alors que le canard qui agressait la canette voulait la dissuader de circuler à couvert. Une fois la maman canard dissimulée dans sa cachette, les trois mâles restèrent sur place comme s’ils montaient la garde.

De bas en Haut :mardi soir, les 9 canetons avant le drame, la femelle est sous le mâle qui s’acharne sur elle. La nichée s’est réfugiée sous les roseaux et les trois mâles montent la garde.Mercredi,  Les huit canetons survivants naviguent sans leur mère.

Je n’avais jamais vu de canette circuler à découvert avec sa portée. J’en déduis qu’elle n’avait pas trouvé de logis au bord du lac ou dans l’île où ont disparu toutes les herbes sauvages depuis le sévère nettoyage de l’hiver. Ce ménage drastique a mis en évidence l’ouverture du rocher qui permet de voir d’un côté de l’île comme de l’autre  bord offrant une belle perspective. Les arbustes morts ont été ramassée, les flancs du rocher débarrassés des plantes grimpantes qui nuisent à leur solidité et les arbustes et arbres qui le méritent ont été mis en valeur. Le nettoyage de l’île était nécessaire mais fallait-il le réaliser au détriment de la faune autochtone ? Le résultat est, qu’en ce début du mois de mai, il n’y a pas plus d’une quarantaine de canards, de poules d’eau (deux couples) et d’oies.

Des populations pléthoriques de prédateurs 

La prolifération des corneilles est une calamité pour les nids et les œufs. Elles dévorent tout sur leur territoire, y compris les nouveaux nés, ce dont j’ai été témoin hier. Elles retournent les poubelles et répandent partout des ordures. Normalement, La corneille nettoie la nature en la débarrassant des cadavres mais en surnombre elle devient prédatrice et détruit les reproductions.

D’énormes carpes seraient en surnombre dans le lac où elles dévorent les crustacés et tous les petits nutriments dont se nourrissent canards et autres oiseaux. Elles ont été introduite pour le plaisir des pêcheurs qui les remettent à l’eau ce qui ne régule pas leur population.

Canard colvert et Carpe - Buttes Chaumont_15 mai 2017

Carpe et colverts. Les carpes ont été introduites dans le lac pour le plaisir des pêcheurs. Photo Jacline

Odeurs nauséabondes

Le lac est toujours aussi sale et glauque, encore plus du fait de la construction d’un circuit hydraulique fermé réalisé à grand frais avec nos impôts. Problème, ce circuit filtre les bactéries nécessaires à l’assainissement naturel de l’eau. J’ai vu des jardiniers verser de gros sacs de bactéries pour compenser mais cela n’a pas été efficace. Fautes de bactéries et d’algues nettoyeuses, le lac et les cascades dégagent régulièrement des odeurs nauséabondes. Parfois, les cascades sont mises à sec afin que les jardiniers en nettoient le fond au jet d’eau mais l’effet est de courte durée et, comme l’été dernier, celui-ci  promet d’être puant.

L’eau du lac est glauque et décourage les oiseaux aquatiques qui y trouvent peu de nourriture, celle qui reste étant dévorée par d’énormes carpes

Le lac est pratiquement déserté,  on voit un couple de canards indiens, de l’autre côté du rôcher, un nid de foulques a été abandonné

Un couple de colverts cherchent les restes laissés par les carpes

A la puanteur des eaux s’ajoute celle des urines et excréments de poneys qui sont jetés dans les buissons et rendent certains bancs impraticables. Il existe pourtant des solutions dont celle en vigueur au parc du Luxembourg où les poneys sont stationnés sur une dalle de béton avec un dégagement vers les égouts et un point d’eau dédié.

Bien que des poubelles, des containers et des toilettes soient mis à la disposition des usagers du parc, certains d’entre eux se débarrassent de leur déchets pestilentiels dans les buissons où ils se cachent aussi pour crotter. Un bonheur pour les parents dont les enfants jouent à cache-cache dans ce semblant de nature.

A gauche ce héron cendré a perdu ses deux compagnons. A droite deux poussins de galinule ont échappé aux corneilles. Photos Jacline

Vacarme insupportable

Paradoxalement et bien que le bruit cause d’importants dégâts chez les humains (hypertension, maladies cardiaques, pathologies neurologiques et psychiatriques, etc.) comme parmi la faune et la flore, les écologistes n’encouragent pas la lutte contre le bruit, à commencer par les engins d’entretien de ce parc labellisé écologique. Les pelouses sont tondues à l’aide de petits tracteurs extrêmement bruyants qui tournent pendant des heures dès potron-minet. A l’automne, nous avons droit aux souffleuses motorisées car, aujourd’hui on ne ratisse ni ne balaye les feuilles mortes.

Autrefois, les oiseaux se nichaient dans les structures de kiosques à musique mais non seulement le parc a perdu son joli kiosque à musique mais il a été doté d’une sorte de tente réservée aux concerts électroniques rythmés par de puissantes basses qui font vibrer les fenêtres à cent lieues à la ronde. Alors imaginez l’effet dévastateur que ces vibrations causent aux petits oiseaux qui choisissent de quitter ce monde de tumulte pour des horizons plus calmes. Conséquence, Paris a perdu ses moineaux, ses rossignols, ses bergeronnettes, ses mésanges, ses pinsons pour laisser la place aux merles, aux pigeons et aux corneilles qui étaient pratiquement inexistantes il y a moins de dix ans.

Les bruits du parc s’ajoutent à ceux de la rue et de la mairie : circulation automobile, motos et scooter trafiqués pour vibrer sous les fesses du conducteur, mariages maghrébins au son de tambours, trompettes, vibration de grosses cylindrées, youyou, klaxons, hurlements d’ivrognes sortant des restaus et ginguettes du parc dans la nuit, etc.

Dans ce parc il y des passereaux, mais la question que l’ on peut se poser, quel est le taux de réussite des reproductions au milieu de l’ activité humaine ? dérangement, pollution sonore ; la pollution lumineuse tue les insectes vitaux pour le nourrissage des oisillons.

La direction des espaces verts tient des discours sur l’ écologie et la biodiversité qui sont en contradiction avec les réalités. Les parcs et jardins sont d’ une propreté mal placée (hormis les détritus humains) pas d’ herbe folle, de plante indigène, de graminée ce qui entraîne la disparition du moineau domestique  qui comptait au moins 200 individus aux Buttes-Chaumont dans les années 90. Tous les parcs et espaces verts de Paris sont désertés par les moineaux pour les mêmes raisons.

Puisque Nicolas Hulot vient d’être nommé ministre dans le gouvernement Phillipe, nous pourrons lui soumettre la désastreuse gestion écologique du parc des Buttes-Chaumont.

La Connectrice

Buttes-Chaumont. Les couchers de soleil de Marion

Marion admire le ciel au-dessus des Buttes-Chaumont depuis la large baie de son bow-window. Au delà de sa collection d’orchidées qu’elle nourrit de coquilles d’œuf, elle ne se lasse pas de regarder le spectacle chaque jour unique, du ciel et des frondaisons du parc. Elle a alors envie de partager cette immense beauté que rien ne peut égaler. Elle offre alors ses clichés à sa famille, ses amis et même Météo France.

Les photos ci-dessous ont été prises en direction de l’Ouest.

 

 

Les orchidées du jardin intérieur de Marion

Le printemps naissant vu de la fenêtre de Marion

Sophora japonica au début de l’été

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Soleil levant. Photos prises dans le parc un matin de novembre 2015. 11 jours après le massacre du 13 novembre, la nature triomphe de l’horreur.LC

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