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Archives de Tag: parité

Les préjugés sexistes remontent à la surface de Google, Uber et bien d’autres

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La profession de foi d’un ingénieur de chez Google fait scandale. L’auteur y déclare que Les aptitudes naturelles des hommes les conduisent à devenir programmateurs en informatique, alors que les femmes sont, selon l’auteur, plus enclines « aux sentiments et l’esthétique plutôt que vers les idées », ce qui fait qu’elles optent pour des carrières « dans le social ou l’artistique ».

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/les-ecrits-sexistes-d-un-ingenieur-de-google-font-le-tour-du-web-1231679.html#?xtor=EREC-14-[N-BFM Business Quoti]-20170807

Ce préjugé n’étonnera pas grand monde car non seulement il s’exprime urbi et orbi mais il influence les comportements des femmes et des hommes. En Europe, il resurgit avec la stigmatisation des femmes musulmanes obligées, persuadées ou convaincues de se voiler, s’enchiffonner ou se burkiniser. Le corollaire de la dissimulation du corps des femmes est l’augmentation du harcèlement sexuel, des violences conjugales et des viols.

Mon article précédent sur l’indulgence accordée depuis 6 ans au violeur d’Anna est une expression parmi de nombreuses autres des préjugés sexistes qui débouchent automatiquement sur le mépris et l’exploitation des femmes. Une autre expression est la tolérance vis-à-vis du recours aux mères porteuses qui sera forcément légalisé, une brèche ayant été ouverte par la reconnaissance à l’état civil des enfants nés de mère porteuse.

Il n’est donc pas étonnant que les femmes se heurtent à un plafond de verre dans leurs études, leur vie professionnelle et leur vie politique. Pour cette dernière nous avons encore eu droit à l’Assemblée nationale à des béguètements de chèvre après des gloussements de poule, des sifflets pour une robe, sans oublier l’indulgence indigne pour des harceleurs comme DSK ou Baupin. n’oublions pas l’ami de nos politiques, patron du journal Le Monde, le sieur Bergé fier d’avoir affirmé que louer son utérus équivalait à louer ses bras !

Féministe depuis 1969, j’ai cru quelques années que tout le monde avait compris l’injustice faite aux femmes du fait de leurs caractéristiques biologiques. Poussés par nos revendications, quelques femmes et hommes politiques se sont saisis de la question pour légiférer en faveur de l’égalité des sexes mais ces lois ne sont pas appliquées (salaire égal pour travail égal, choix réel dans les formations )ou sont menacées de restrictions (IVG). Les partis politiques préfèrent payer des amendes plutôt que respecter la parité. Les femmes qui se sont présentées aux élections présidentielles ont été rejetées, les entreprises du CAC 40 sont majoritairement dirigées par des hommes et les femmes sont tellement quantité négligeable que les promesses d’égalité ne sont pas tenues : pas de femme première ministre ni de véritable ministère pour les droits de s femmes malgré les promesses du président Macron.

Malgré cette situation de sexisme ordinaire beaucoup de femmes enivrées par la consommation, le mondialisme, la Star Academy, la possibilité chirurgicale de se faire refaire pour ressembler à Barbie, l’addiction au conformisme de la mode (il faut les voir trébucher avec leurs talons de 10 cm qui leur torturent les pieds) et le reste s’écrient « moi féministe ? ça jamais !  Les bécasses oublient que, sans les féministes elles ne pourraient rien faire sans l’autorisation du père, du frère ou du mari, qu’elles n’auraient ni le droit de vote ni le droit d’ouvrir un compte en banque, qu’elles n’auraient accès ni à la contraception ni à l’avortement, que leurs violeurs incestueux ou pédophiles ou autres ne seraient jamais jugés ni condamnés, que le viol et les violences conjugales n’existeraient pas pour la société, qu’elles seraient enfermées dans des écoles de filles et dirigées exclusivement vers des métiers de filles, qu’elles n’auraient pas de crèches pour leurs mômes, qu’elles seraient interdites de travail la nuit, qu’elles devraient demander une autorisation préfectorale pour porter un pantalon, qu’elles recevraient un salaire de femme inférieur à celui des hommes, qu’elles seraient interdites de divorce, qu’elles accoucheraient dans la douleur et j’en passe.

Le pire étant que ces bécasses fières de « ne pas être féministes » ne veulent pas savoir que la lutte pour l’égalité des droits est loin d’être gagnée et qu’actuellement nous subissons une régression honteuse de notre condition grâce à leur déni.

Féministe historique ayant connu l’enthousiasme et le bonheur de contribuer à améliorer notre condition, je suis consternée par la passivité, l’inconscience et l’ignorance des jeunes femmes actuelles

La Connectrice

 

Journal du 27 juin 2017

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Ah, il s’en passe des choses au royaume de France et je ne peux tout commenter. Je n’en ai pas non plus tellement envie depuis les élections présidentielles et législatives car rien n’a changé et il faut patienter pour savoir si les nouveaux élus qui se disent « en marche » vont changer quelque chose à la gouvernance de la France. J’attends voir…et pour l’instant, je scanne les informations dont j’ai connaissance.

La Connectrice

  • La nouvelle ministre de l’Armée, Florence Parly, trahit les soldats du dispositif sentinelle et les met en danger ainsi que la population qui vit près de leur siège

http://ripostelaique.com/pour-se-faire-mousser-florence-parly-a-mis-en-danger-la-vie-de-nos-soldats.html

  •   De plus en plus de cadres bien diplômés s’orientent vers les métiers manuels. Un tiers des Français souhaiterait changer de métier et 32% d’entre eux s’orienteraient vers un travail manuel ou artisanal. Interview de Jean-Laurent Cassely auteur de la révolte des premiers de la classe.  Métiers à la con, quête de sens et reconversions urbaines. Arkhé 2017

http://ripostelaique.com/pour-se-faire-mousser-florence-parly-a-mis-en-danger-la-vie-de-nos-soldats.html

  • Les femmes premières victimes de l’islamisation de la France avec la complicité de ceux qui ne risquent rien. le cas du quartier Chapelle-Pajol dans Paris XVIIIème.

http://www.leparisien.fr/paris-75018/harcelement-les-femmes-chassees-des-rues-dans-le-quartier-chapelle-pajol-18-05-2017-6961779.php

  • 17 ans après le vote de la loi sur la parité, les femmes sont exclues de la direction des groupes politiques de l’Assemblée nationale

http://www.lesnouvellesnews.fr/parite-enfin-une-evidence/

Ce soir, on apprend que François de Rugy, le plus médiatisé des 4 candidats, a été élu au perchoir à l’unanimité. Après l’espoir de voir une femme premier ministre, l’espoir de voir une femme au perchoir de l’Assemblée nationale s’effondre. A quoi sert-il de cultiver l’illusion si ce n’est pour manipuler les gens ?

http://www.europe1.fr/politique/qui-sont-les-trois-candidats-a-la-presidence-de-lassemblee-nationale-3372725

  • Le Comité d’Ethique favorables à la PMA pour les lesbiennes et les célibataires (ce sont souvent les mêmes), comme le président Macron. Peut-on aujourd’hui s’opposer à cette légalisation sans encourir les foudres du lobby LGBT. Pourtant, décider de mettre au monde des orphelins de père ne semble pas compatibles avec les droits de l’Enfant. D’autre part, au nom de « l’égalité », la légalisation de la GPA ne pourra pas être refusée aux gays même si, pour les satisfaire, il faudra légaliser le statut des mères porteuses, une forme d’esclavage.

L’avocate lesbnienne Caroline Mécary spécialisée dans les droits à l’enfant des lesbiennes et gays se réjouit et ne cache pas son espoir de voir légaliser la GPA au nom de l’égalité des droits sans discrimination de pratiques sexuelles.

http://www.20minutes.fr/monde/2094743-20170627-pma-comite-ethique-favorable-femmes-homosexuelles-celibataires

  • Une canadienne de 24 ans, Megan Couto,  prend la tête de la garde royale. Un modèle positif pour les petites filles.

http://www.20minutes.fr/insolite/2094827-20170627-video-royaume-uni-canadienne-24-ans-prend-tete-garde-royale

 

Le nouveau gouvernement en place au 21 juin 2017

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Nota Bene article en cours de complément. La liste des ministres est correcte mais j’ajoute quelques précisions utiles sur les ministres

Le nouveau gouvernement en place au 21 juin 2017

Publié le 22 juin 2017 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

Le nouveau gouvernement d’Édouard Philippe se compose, au 21 juin 2017, de 30 membres. Le décret relatif à sa composition a été publié au Journal officiel du 22 juin 2017.

La composition du nouveau gouvernement

Les ministres

  • Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur ; éléphant du PS, ancien maire de lyon, protecteur de Najat Belkacem
  • Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire ; journaliste, Ushuaïa
  • Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, ministre de la Justice   . Inscrite au PS depuis 1983 elle a défendu la cause des femmes ; http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170621.OBS1059/5-choses-a-savoir-sur-nicole-belloubet-la-nouvelle-ministre-de-la-justice.html 
  • Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ;
  • Florence Parly, ministre des Armées ; Énarque, Inscrite au PS en 1995, elle intègre le cabinet Jospin en 1997. http://www.huffingtonpost.fr/2017/06/21/qui-est-florence-parly-la-nouvelle-ministre-des-armees_a_22528514/
  • Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires ;
  • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé ; hématologue et professeure des universités, elle est l’ex belle-fille de Simone Veil. Fille d’un chirurgien rescapé d’Auschwitz, elle aurait été rémunérée par l’industrie pharmaceutique pendant 14 ans, ce qui peut laisser douter de son indépendance lorsqu’elle dit vouloir rendre obligatoires 11 vaccins. On se souvient de Roselyne Bachelot, elle aussi ancienne salariée de l’industrie pharmaceutique qui avait fait commander des millions de vaccins inutiles…On note aussi que le chef de cabinet de Buzyn, Gilles de Margerie, a fait carrière dans l’assurance, au Crédit agricole puis chez Humanis, ce qui confirme les intentions de Macron de réduire les responsabilités de la Sécurité sociale au profit des assureurs de santé privés.
  • Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances ;
  • Françoise Nyssen, ministre de la Culture ; co fondatrice des éditions Actes Sud
  • Muriel Pénicaud, ministre du Travail ;
  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale ;
  • Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ;
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics ;
  • Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ;
  • Annick Girardin, ministre des Outre-mer ;
  • Laura Flessel, ministre des Sports ; championne olympique d’escrime
  • Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’Intérieur ;
  • Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports ;
  • Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes.

Les secrétaires d’État

Auprès du Premier ministre

  • Christophe Castaner, chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement ;
  • Marlène Schiappa, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes ;
  • Sophie Cluzel, chargée des Personnes handicapées ;
  • Mounir Mahjoubi, chargé du Numérique. Syndicaliste et membre du PS responsable de la campagne numérique de François Hollande puis d’Emmanuel Macron, député de la 16ème circonscription de Paris en remplacement de Cambadélis, franco-marocain

Auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire : Sébastien Lecornu et Brune Poirson ;

Auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères : Jean-Baptiste Lemoyne ;

Auprès de la ministre des Armées : Geneviève Darrieussecq ;

Auprès du ministre de la Cohésion des territoires : Julien Denormandie ;

Auprès du ministre de l’Économie et des Finances : Benjamin Griveaux.

Egalité femmes/hommes. Macron ne tient pas ses promesses !

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Nombreuses sont les féministes qui ont soutenu Emmanuel Macron contre …une femme, Marine Le Pen. Alors bien sûr, le choix était difficile entre un candidat Canada dry de la nouveauté et une candidate entourée de négationnistes et de pétainistes…

Comme toujours, priment pour la plupart des féministes, la lutte des classes, la lutte pour la défense du pauvre petit immigré mâle refusé d’entrée dans les boîtes de nuit, la lutte contre la discrimination au faciès de sujets peuplant les prisons à 60% dont 30% incarcérés pour crimes et délits sexuels envers les femmes, la lutte pour ces libertés qui profitent surtout aux mâles, la lutte pour la « liberté de porter le voile », la lutte contre l’essentialisme et la lutte contre le racisme qui ne tient pas compte du racisme anti-femmes à savoir la misogynie et le sexisme, toutes ces luttes rassemblent des femmes dressées à défendre l’intérêt du mâle avant le leur. Syndrome de Stockholm ? Complexe de maternage ? Manque de confiance en soi ? Altruisme pathologique ? Servitude et soumission volontaires ?

Je rappelle que la discrimination sexiste est la discrimination la plus universelle dans l’espace et dans le temps, tellement universelle qu’hommes et femmes s’en accommodent et ne la voient même plus.

Le féminisme ne pourra pas progresser tant que la plupart des féministes se rallieront à toutes les émanations de la gauche, y compris les syndicats et tous ceux qui pensent que l’oppression des femmes est une contradiction secondaire, la lutte des classes étant la contradiction principale. L’Histoire montre que les luttes féministes ont été toujours écrasées par les gauches et pourtant, les féministes dans la majorité continuent à se soumettre aux idéologies de gauche comme si elles ne pouvaient pas être assez fortes et justes pour s’en détacher.

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Source image

Regardez la photo officielle du premier gouvernement Macron/Philippe pour constater que la parité annoncée n’est même pas de façade puisque, dans l’ordre protocolaire, les femmes sont placées au fond de la classe (politique)

La première photo officielle du gouvernement d'Edouard Philippe.

Photo officielle du premier gouvernement Macron/Philippe. Cherchez les femmes.

Vidéo du premier conseil des ministres 

Des féministes ont exprimé leur déception des choix de Macron sachant qu’il avait donné une lueur d’espoir en disant que le premier ministre pourrait être une femme et qu’il créerait un grand ministère des Droits des femmes. Ces mêmes féministes s’étaient prononcées en faveur de l’élection d’Emmanuel Macron ayant cru à ses promesses ne voulant pas voir que les principaux acteurs de sa campagne étaient des hommes ce qui pourtant augurait mal de l’avenir.

Mais ce n’est pas fini car, en fonction des résultats des législatives de juin, le gouvernement Philippe sera remanié et les Macronettes risquent fort d’être jetées comme le furent les Jupettes. Rapppelons-nous que notre nouveau premier ministre, Edouard Philippe est un bébé Juppé, de là à imaginer qu’il en a les méthodes …

On appelle « juppettes », terme qui est par la suite régulièrement considéré comme sexiste et condescendant, les femmes qui font partie du premier gouvernement d’Alain Juppé du 17 mai 1995 au 7 novembre 1995. Elles sont douze, nombre inhabituel dans les annales, mais qui ne dure pas longtemps, par suite de leur éviction rapide. Elles occupent pour la grande majorité d’entre elles des postes de secrétaires d’État, ou des ministères de second ordre…À la suite du premier remaniement d’importance, seules trois d’entre elles ont continué à exercer leurs fonctions : Anne-Marie Idrac, Margie Sudre et Corinne Lepage, tandis qu’une quatrième, Anne-Marie Couderc, a connu une promotion en passant de secrétaire d’État à ministre délégué pour l’Emploi.

Source image

Ce gouvernement Macron/Philippe est destiné à une courte vie étant donné qu’il est formé à environ un mois des élections législatives dont le résultat entraînera un remaniement, majorité présidentielle à l’Assemblée oblige. Si République en Marche n’obtient pas une majorité de députés, nous assisterons une fois de plus à une cuisine politique dont il y a fort à parier que les femmes en feront les frais, comme d’habitude.

J’espère me tromper mais, au regard de l’Histoire, je suis extrêmement pessimiste.

La Connectrice

Egalité femmes/hommes, les insuffisances du gouvernement Philippe : réactions de féministes

  • Nous n’aurons pas de Ministère des Droits des Femmes

« J’aimerais que ce soit une femme » tweetait le Président le 28 mars. Il parlait de la future Première Ministre, vous l’avez compris. C’est encore loupé ! Non pas que le fait d’avoir une femme Première Ministre soit le garant d’un féminisme forcené, mais ce caractère totalement unisexe de nos institutions commence vraiment à être lassant pour plus de la moitié de la population !

Et puis rebelote ! On revendiquait d’avoir au moins un Ministère des Droits des Femmes. Pas un petit ministère griffonné sur un coin de table, encore moins un humiliant secrétariat d’état mais un vrai Ministère avec une Majuscule, entièrement dédié, pérennisé, avec un budget conséquent et des pouvoirs reconnus lui permettant de peser sur les autres Ministères pour s’assurer de la transversalité de sa politique. Et une vraie administration aussi. Un Ministère doté de suffisamment de pouvoir pour ne pas perdre tous les arbitrages . Non pas, là aussi, que nous croyons que les inégalités structurelles se régleront à travers un Ministère. Des siècles de patriarcat balayés en 5 ans, ça on n’y croit pas. D’autant plus qu’Emmanuel Macron prévoit des mesures de libéralisation de l’économie qui toucheront durement les femmes. Mais quand même, on arrive mieux à faire pression quand il y a un Ministère, l’histoire contemporaine l’a prouvé. Le mieux serait qu’on n’ait plus besoin de Ministère, mais on en est visiblement pas là…. Alors…. Un Ministère on ne l’a pas. Tout juste un secrétariat d’état. Une subordination. Alors, le renouvellement ça n’est pas pour aujourd’hui. Ça ne nous étonne pas de la part d’un Président de droite et de droite. Nous prenons date, de suite, pour continuer le combat. Ce n’est qu’un début.

Collectif National pour les Droits des Femmes

  • Gouvernement paritaire et Secrétariat d’État chargé de l’égalité des femmes et des hommes : l’exigence d’égalité réaffirmée

Conforme à l’engagement d’Emmanuel MACRON en tant que candidat, le Gouvernement nommé ce jour est strictement paritaire – 11 femmes, 11 hommes, ministres ou Secrétaires d’État, en dehors du Premier ministre. Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) salue cette décision, fortement attendue, qui répond à une exigence d’exemplarité de l’État, de justice sociale, de démocratie et d’efficacité des politiques publiques. Le Haut Conseil à l’Égalité relève toutefois qu’au sein du nouveau Gouvernement, seule 1 femme occupe l’un des ministères régaliens. Et s’ouvre désormais une nouvelle étape dans l’exigence républicaine et démocratique de parité : la constitution des cabinets ministériels. La cohérence implique d’y garantir la parité afin qu’à tous les postes de décisions politiques, les femmes, au même titre que les hommes, puissent trouver leur place.

La politique publique d’égalité entre les femmes et les hommes est confiée à Marlène SCHIAPPA, Secrétaire d’État placée auprès du Premier ministre, que Danielle BOUSQUET, Présidente du HCE, félicite chaleureusement. Si le HCE regrette que les droits des femmes ne soient plus portés par un.e ministre de plein exercice, il espère que le positionnement auprès du Premier ministre sera la garantie d’une politique d’égalité véritablement transversale et interministérielle.

« Le Haut Conseil à l’Égalité continuera, par sa voix et ses travaux, à porter une analyse indépendante, exigeante et constructive sur les politiques publiques menées en matière de droits des femmes et d’égalité », assure Danielle BOUSQUET, présidente du Haut Conseil à l’Égalité. Annoncée comme étant « la grande cause nationale de son quinquennat » par Emmanuel MACRON, la politique publique en faveur de l’égalité doit maintenant être dotée de moyens humains et financiers à la hauteur des enjeux, afin que l’action portée par Marlène SCHIAPPA ait un impact concret sur la vie des femmes et dans la durée. En effet, le rapport « Où est l’argent pour les droits des femmes ? » publié en septembre 2016, en partenariat avec des associations et des organisations publiques, dénonçait l’insuffisance du budget attribué à la ministre chargée des Droits des femmes.

Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes

  • Nouveau gouvernement : une parité de façade

Emmanuel Macron l’avait promis : son gouvernement serait paritaire. Sa composition vient d’être annoncée, et effectivement, il y a 9 hommes et 9 femmes ministres, ainsi que 2 hommes et 2 femmes secrétaire d’Etat. Oui, mais…

  • Nous comptons 9 hommes avec un ministère de pleine délégation contre 7 femmes avec la même prérogative, 2 femmes étant ministres sous tutelle (Elisabeth Borne ministre sous tutelle de Nicolas Hulot et Marielle de Sarnez ministre sous tutelle de Jean-Yves Le Drian).
  • Parmi les 3 personnes ayant le titre de “ministre d’Etat”, donc arrivant en tête dans l’ordre protocolaire du gouvernement, nous ne comptons aucune femme.

La volonté du Président de la République de faire de l’égalité femmes-hommes une “grande cause nationale” commence donc plutôt mal.

Concernant l’égalité femmes-hommes, là encore, la déception est au rendez-vous. Emmanuel Macron s’était engagé dans l’entre-deux tours de la présidentielle à mettre en place un ministère des droits des femmes de plein exercice. En lieu et place, est instauré un secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes. Certes, ce secrétariat d’Etat est placé sous l’autorité du Premier ministre, ce qui garantit en théorie des moyens importants. Mais Edouard Philippe accordant peu de considération à cette question, nous sommes très dubitatives.

Osez le féminisme ! souhaite à Marlène Schiappa de pouvoir porter haut et fort au sein de ce nouveau gouvernement des mesures concrètes pour les droits des femmes et l’égalité femmes-hommes, en espérant que son secrétariat d’Etat soit doté d’un budget à la hauteur des enjeux. Nos attentes sont grandes, et nous avons hâte de prendre connaissance de la feuille de route de la nouvelle Secrétaire d’Etat.

Osez le Féminisme !

  • Nomination du nouveau gouvernement : l’égalité en marche arrière…

Sans grande surprise, malgré les beaux discours du candidat Macron, il n’y aura pas de femme première ministre !

Sans grande surprise non plus, l’égalité entre les femmes et les hommes n’héritera pas d’un grand ministère de plein droit, de plein exercice, avec des moyens adéquats. Un secrétariat d’Etat suffira bien ! Pour la grande cause nationale, promesse de campagne, c’est raté !

Certes, l’intitulé n’est cette fois-ci plus accolé à la petite enfance. Certes, le nouveau gouvernement est d’un point de vue arithmétique, paritaire, mais un secrétariat d’état en lieu et place d’un Ministère, envoie un signe très négatif aux féministes et aux progressistes. Sans parler des premières nominations, de la garde rapprochée du Président, qui sont exclusivement masculines.

Faire du nouveau ne se décrète pas, il faut des actes !

Les communistes continueront à mener le combat pour qu’enfin les droits des femmes soient considérés comme prioritaires, pour que le droit à l’IVG et à la contraception soit garanti et renforcé, pour débarrasser la société des violences faites aux femmes. »

Laurence Cohen, Responsable nationale du PCF pour les Droits des femmes et le Féminisme.

  • Nouveau gouvernement: les droits des femmes ne valent pas Ministère

C’est avec déception que la CLEF a pris connaissance de la composition du nouveau gouvernement: pas de ministère de plein exercice pour les droits des femmes malgré les bonnes intentions affichées lors de la campagne présidentielle par le nouveau président, Emmanuel Macron! Qui plus est, l’intitulé du Secrétariat d’état, non des droits des femmes mais de « l’égalité entre les femmes et les hommes » nous interroge. Nous serons vigilantes à ce que ce changement sémantique n’augure pas d’un périmètre d’intervention réduit.

Si, dans la composition du nouveau gouvernement, la parité est formellement respectée, force est de constater que l’attribution des Ministères perpétue les stéréotypes de genre qui, depuis trop longtemps, prévalent. A l’exception notable de la nomination de la Ministre des Armées, dont nous nous félicitons, les femmes ne se voient attribuer aucun ministère régalien. Où est la modernité ? où est le renouveau promis?

Notre déception est à la mesure des espoirs que nous avons portés pour le succès de cette équipe gouvernementale .

La Clef tient cependant à féliciter Madame Marlène Schiappa pour sa nomination de secrétaire d’Etat et l’assure de sa détermination à soutenir son action.

Coordination Française du Lobby Européen des Femmes

  • Et ainsi disparut le ministère des Droits des femmes

Cela va être dur pour la « grande cause nationale ». Je souhaite bon courage à Marlène Schiappa, elle en aura besoin pour mener à bien sa mission dans un tel gouvernement.

Emmanuel Macron est donc bien un homme de droite avec un programme de droite et un premier ministre de droite.

Laura Slimani, porte-parole de B Hamon sur les questions d’égalité femmes/hommes

Pour en savoir plus

Lettre ouverte pour la pérennisation d’un Ministère des Droits des femmes

Associations, collectifs, fédérations, institutions et universitaires engagés pour l’égalité femmes-hommes interpellent Emmanuel Macron pour que les moyens accordés à ce combat soit à la hauteur. «L’existence de politiques concrètes et transversales visant à l’égalité FH dans tous les secteurs de la société et donc tous les ministères, est essentielle. Mais cette transversalité ne peut être animée sans un Ministère spécifique avec une administration et des délégué.e.s sur l’ensemble du territoire.» 

Monsieur le Président,

Vous aviez pris l’engagement que l’égalité femmes-hommes (FH) serait la grande cause nationale de votre quinquennat et nous nous en réjouissons.

L’égalité FH, nous la connaissons, elle est notre horizon. Associations, collectifs, fédérations ou fondations, institutions, universitaires, nous œuvrons dans les écoles, dans les entreprises, dans la rue, partout, chaque jour en France et dans le monde pour qu’elle devienne une réalité. Mieux que quiconque nous le savons, les chiffres des inégalités et des violences faites aux femmes nous le confirment : l’égalité FH ne sera réelle qu’avec une forte volonté politique et les moyens nécessaires à sa mise en oeuvre.

Alors qu’une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son compagnon ou ex-compagnon et que les femmes gagnent toujours 26% de moins que les hommes, il est temps d’atteindre l’égalité réelle, que la vie des femmes s’améliore enfin.

Le rapport « Où est l’argent pour les droits des femmes? Une sonnette d’alarme » publié par nos organisations, en septembre 2016, a mis l’accent sur l’importance d’accorder des moyens à notre cause et la faiblesse de ceux-ci jusqu’à présent. Sous le précédent quinquennat, le Ministère des Droits des femmes fonctionnait avec le plus petit budget de l’Etat : 0,006% du budget total. Pour mener à bien nos missions et faire progresser significativement la société vers une égalité réelle, il est nécessaire qu’un ministère consacré à cette mission soit doté de moyens suffisants.

L’existence de politiques concrètes et transversales visant à l’égalité FH dans tous les secteurs de la société et donc tous les ministères, est essentielle. Mais cette transversalité ne peut être animée sans un Ministère spécifique avec une administration et des délégué.e.s sur l’ensemble du territoire. Les mandatures précédentes nous l’ont prouvé, lorsque l’un ou l’autre a failli, l’égalité a stagné, voire reculé. Ces deux dynamiques, transversales et spécifiques, sont l’armature étatique sans laquelle notre légitime ambition ne peut se réaliser.

Le budget accordé à nos actions est directement corrélé à l’importance qu’on y porte : le Président Trump mène une bataille au niveau mondial pour faire reculer nos combats en asphyxiant financièrement les organisations qui les portent, notamment en matière de droits sexuels et reproductifs. Dans un contexte européen et international, où la montée des nationalismes et des conservatismes menace sérieusement les organisations de défense des droits des femmes vous affirmeriez, Monsieur le Président, la voix singulière de la France.

Signataires :

  • Le Fonds pour les Femmes en Méditerranée
  • La Fondation des Femmes
  • Force Femmes
  • Women’s Worldwide Web
  • ONU Femmes France
  • Le Collectif Féministe Contre le Viol
  • Excision, parlons-en!
  • Regards de femmes
  • Les EfFRONTé-e-s
  • Le Conseil National des Femmes Françaises
  • Collectif Féministe Femmes Racisées et Antispécistes
  • Education Féministe
  • Mémoire Traumatique et Victimologie
  • En avant toute(s)
  • Élu.e.s Contre les Violences faites aux Femmes
  • Du côté des femmes de Haute-Garonne
  • Le Fit-Une femme un toit
  • Afrika93
  • Le Mouvement du Nid
  • Osez le Féminisme!
  • La Maison des femmes de Paris
  • Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
  • Femmes solidaires
  • Pour qu’elle Revienne
  • La Compagnie du Hasard
  • Le lien théâtre
  • l’Amicale du Nid
  • Mouvement HF – Egalité femmes-hommes dans les arts et la culture
  • Réussir l’égalité Femmes-Hommes
  • Le Planning Familial
  • Social Builder
  • Du côté des Femmes
  • Femmes Ingénieurs
  • Catherine Ladousse, co fondatrice et Présidente de l’association du Cercle InterElles
  • Le Rajfire
  • L’Assemblée des Femmes
  • Led By HER
  • le Cri 93
  • Femmes contre les Intégrismes
  • Femmes au-delà des mers
  • Marche Mondiale des Femmes
  • Les Glorieuses
  • l’Égalité c’est pas sorcier!
  • Fondation Scelles
  • la CLEF
  • Bagdam Espace lesbien
  • IEC / Institut Émilie du Châtelet
  • Collectif féministe contre le cyberharcèlement
  • Association Nationale des Etudes Féministes

Soutiens :

  • Pascale Vion présidente de la Délégation aux Droits des Femmes et à l’Égalité du CESE
  • Diane Roman, Professeure de droit, Université François-Rabelais, Tours
  • Marie Gloris Bardiaux-Vaïente, membre du Collectif des Créatrices de Bande dessinée contre le Sexisme.
  • Brigitte Martel-Baussant, membre du Laboratoire de l’Egalité et de la CNCDH
  • Marie Moinard, Éditrice et scénariste du collectif En chemin elle rencontre…
  • Silvina Stirnemann, photographe, membre de H.I.J.O.S.-PARIS.
  • Sophie Adriansen, écrivaine
  • Laura Flessel, épéiste
  • Laura-Maï Gaveriaux, reporter de guerre indépendante

 

Droits des femmes. Ce que proposent les candidats

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agecanonix le vieux d'asteric avec sa pancarte électorale

http://www.nabolo.com/pourquoi-voter-ou-ne-pas-voter/

Nous attendions avec impatience que les médias fassent leur boulot en nous servant la comparaison des programmes des candidats à l’élection présidentielle de 2017. Voilà, ça vient enfin. Première comparaison des propositions relatives aux droits des femmes. Les autres sujets suivent sur ce blog.

LC

Source http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/03/08/droits-des-femmes-qui-propose-quoi-parmi-les-candidats_1553061

Droits des femmes : qui propose quoi parmi les candidats ?

Par Kim Hullot-Guiot 8 mars 2017 à 09:22 (mis à jour à 12:15)
Manifestation à Paris à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2015.
Manifestation à Paris à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2015. Photo Loïc Venance. AFP

«Libération» passe au crible les propositions de cinq prétendants à la présidence en matière d’égalité hommes-femmes.


Le 7 novembre dernier, il soutenait publiquement l’appel à la grève des femmes à partir de 16h34, heure où elles cessent théoriquement d’être payées si on rapporte leur salaire à celui des hommes. Le candidat de la plupart des socialistes et désormais des écologistes présente un programme pour l’égalité hommes-femmes cohérent et volontariste, bien qu’assez peu inventif.

Benoît Hamon aux Rencontres de l'UDECAM, avec des professionnels des médias et de la publicité, jeudi à Paris. Benoît Hamon aux Rencontres de l’UDECAM, avec des professionnels des médias et de la publicité, jeudi à Paris. Photo Denis Allard. Réa

Ses idées intéressantes : Contrairement à Emmanuel Macron, pour Benoît Hamon, l’égalité entre les hommes et les femmes n’a pas à reposer uniquement sur ces dernières. Il entend donc augmenter la durée du congé paternité en l’alignant sur le congé maternité postnatal (10 semaines), contre 10 jours actuellement. Et il ne se contente pas de réaffirmer le droit à l’IVG : il souhaite rouvrir des centres de planning familial sur tout le territoire (même s’il ne dit pas combien). Il propose en outre d’augmenter, sur l’égalité salariale, les sanctions légales en cas de non respect de cette règle (même s’il n’en précise pas les modalités).

Comme François Fillon, Benoît Hamon a dû entendre l’appel des associations plaidant pour l’augmentation du délais de prescription du viol : il propose de le faire passer de 10 à 20 ans pour les majeurs (il reste de 20 ans pour les mineurs). Or, en janvier 2017, une loi a porté la prescription de 10 à 20 ans pour les crimes, et les viols sont des crimes. Il faut néanmoins reconnaître que le programme a été écrit avant.

Autres idées intéressantes : création d’un service public de la petite enfance, permettant notamment aux femmes seules de pouvoir faire garder leur progéniture en horaires décalés, extension de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples d’homosexuelles, doublement du budget du ministère des Droits des femmes. Enfin, Benoît Hamon entend créer un corps de lutte contre les discriminations, dont celles basées sur le genre ou l’orientation sexuelle, sur le même modèle que les inspecteurs des impôts ou de l’hygiène, qui «vérifiera régulièrement les pratiques des structures publiques et privées en matière de discrimination».

Ses propositions moins convaincantes : Sur la question des droits des femmes, Benoît Hamon a décidément des points d’accord avec le candidat LR. Il propose par exemple de pénaliser «plus sévèrement les partis qui ne respectent pas [la] parité dans les candidatures aux législatives par des amendes réellement dissuasives.» Or, on l’a dit, les amendes sont peu dissuasives pour les partis bien dotés financièrement. Il faudrait voir, donc, ce que le socialiste entend par «réellement dissuasives». Au reste, il est facile de présenter des femmes dans des circonscriptions non gagnables, pour coller à la loi sans trop se mouiller pour l’égalité réelle. Benoît Hamon entend aussi rendre publics les noms des entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale, comme Emmanuel Macron, sur le principe du name and shame, qui paraît assez peu efficace, surtout si les contrevenantes sont nombreuses (et donc noyées dans la masse).

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Jean-Luc Mélenchon : le plus ambitieux et transversal

Dans L’Avenir en commun, le programme de la France insoumise, l’égalité hommes-femmes est présentée comme un sujet non pas «moral» mais «social». Il y est question de «contraindre ceux qui ne veulent pas de l’égalité» et d’«abolir le patriarcat dans l’Etat et la société». Et les mesures présentées apparaissent comme les plus ambitieuses et les plus transversales.

Les vœux de Jean-Luc Mélenchon, le 5 janvier à Paris. Les vœux de Jean-Luc Mélenchon, le 5 janvier à Paris. Photo Boris Allin. Hans Lucas

Ses idées intéressantes : Contrairement à ses opposants dans cette élection, Jean-Luc Mélenchon détaille précisément la manière dont il compte s’y prendre pour arriver à l’égalité salariale : revalorisation des métiers occupés en majorité par des femmes, via notamment les grilles salariales, augmentation des sanctions financières et pénales pour les entreprises ne respectant pas ce principe (même s’il n’en donne pas les modalités précises, à l’instar de ses concurrents) et surtout possibilité d’interdire l’accès aux marchés publics  à ces sociétés, et obligation pour les entreprises d’adopter un accord d’entreprise sur l’égalité hommes-femmes, ce qui n’est pour l’instant le cas que pour les entreprises de plus de 50 salariés sous peine de se voir infliger une pénalité financière.

Il entend également favoriser «des congés parentaux de durée identique entre les parents», même s’il n’en précise pas les modalités, créer un service public de la petite enfance, et s’engage pour le droit à la contraception, remboursée intégralement, et à l’IVG avec une volonté de «généraliser les Plannings familiaux». Il souhaite également «constitutionnaliser la non-marchandisation du corps humain et le droit à en disposer», et donc le droit à la contraception et à l’IVG. Il entend aussi «promouvoir des politiques de santé sexuelle et reproductive émancipatrice». Par ailleurs, le programme de la France insoumise prévoit, et c’est le seul qui se penche sur le sujet, que le changement d’état civil soit libre et gratuit, ce qui serait une bonne nouvelle pour les femmes transexuelles, dont c’est souvent la revendication.

Autres éléments intéressants : l’idée de donner le statut de réfugiée à «toute femme demandant l’asile parce que victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes», celle d’«interdire les déqualifications des violences sexuelles et refuser la médiation pénale en cas de violences sexuelles», l’idée de renforcer les dispositifs contre les violences faites aux femmes, notamment en renforçant la politique de logements prioritaires et d’hébergements d’urgence «pour les femmes en danger et garantir des mesures d’urgence telles que la mise à l’écart du domicile du conjoint violent» et en mettant en place des campagnes d’information et de sensibilisation «permanentes», celle d’adopter une nouvelle loi de lutte contre le sexisme. Jean-Luc Mélenchon, s’il ne précise pas quels moyens de coercition seront nécessaires pour y aboutir, souhaite aussi voir le sport féminin égal au sport masculin, en particulier en matière de diffusion télévisée. Enfin, deux débats qu’on ne tranchera pas mais qui ont le mérite de s’inscrire dans une pensée cohérente, l’abolition de la prostitution, et la gestation pour autrui que Mélenchon souhaite continuer d’interdire. Dans le premier cas, le livret thématique du mouvement sur l’égalité hommes-femmes liste les pistes suivantes : «suppression de toutes formes de répression à l’encontre des personnes prostituées, attribution de papiers à toutes les victimes de la traite et développement de véritables moyens financiers pour aider les femmes prostituées, avec des budgets suffisants, notamment pour financer les parcours de sortie du système prostitutionnel.»

Sa proposition moins convaincante : S’il fallait vraiment trouver quelque chose à redire, ce serait au chapitre «Une république laïque», où on trouve l’idée suivante : «refuser de rencontrer d’Etat à Etat ceux qui obligent nos ministres femmes à porter des accoutrements contraires à la dignité républicaine». Si l’on peut discuter l’intention, la mise en œuvre d’une telle décision, qui ne vise manifestement pas les costumes traditionnels, semble délicate au point de vue diplomatique.

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Marine Le Pen : les droits des femmes ? Kézako ?

Pour le programme du FN, cela va aller beaucoup plus vite.

A Fréjus, en septembre 2016, pendant les Estivales du FN. Photo Laurent Troude pour Libération

On sait le parti traversé de courant contraires sur les questions des droits des femmes et en particulier de leurs droits reproductifs (Marion Maréchal-Le Pen étant par exemple défavorable à l’IVG et en tous les cas à son remboursement alors que Marine Le Pen ne souhaite pas intégrer la question au programme). Ce n’est donc guère étonnant de ne retrouver, sur 144 propositions, qu’une seule concernant les droits des femmes. Et il faut croire que pour le FN, un peu à la manière de François Fillon, le principal problème des femmes en France serait «l’islamisme». Ainsi à la proposition de «défendre les droits des femmes», la lutte contre «l’islamisme qui fait reculer leurs libertés fondamentales» apparaît avant même la mise en place d’un «plan national pour l’égalité salariale femme/homme et [la lutte] contre la précarité professionnelle et sociale». Mesures qui du reste ne sont absolument pas détaillées, à l’instar de l’ensemble du programme du FN.

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Kim Hullot-Guiot

8 mars 3/5. Journée internationale des droits des femmes

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Condition féminine. La France dégringole à la 60ème place pour la parité

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La parité, c’est la répartition égale des femmes et des hommes dans la représentation politique. Elle a fait l’objet d’une loi qui prévoit des sanctions financières pour les partis qui ne la respectent pas. Les partis préfèrent payer des amendes plutôt que laisser les femmes occuper leur juste place dans les affaires de la Nation.

L’égalité réelle entre femmes et hommes en politique n’est qu’un aspect du sexisme, cette discrimination qui laisse la part congrue aux femmes quelles que soient leurs compétences, leurs expériences, leurs qualifications, leurs qualités personnelles en matière d’innovation, de créativité et de courage.

Je ne dis pas que les femmes sont plus douées que les hommes  mais je constate qu’à talent égal, les hommes se liguent pour installer des plafonds de verre qui bloquent les carrières des femmes.

Constater qu’en matière de parité la France dégringole de la 36ème place à la 60 ème place est le symptôme de la dégradation générale de la condition des femmes qui s’accompagne d’un discours très agressif contre « lesféministes » en même temps qu’une islamophilie qui ravive et encourage l’éternel discours misogyne et les comportements qu’il soutient.

Pour les féministes éclairées dont je suis, le lien est évident entre tout ce qui, aujourd’hui, stigmatise, exclue et réifie la femme : voiles, burkinis et chiffons musulmans marquant le corps de la femmes ; séparation des petites filles et petits garçons à l’école ; séparation des hommes et des femmes dans les piscines et autres lieux publics ; refus des agents de la RATP de prendre le volant après une femme ; mariages forcés, arrangés, gris ou blancs qui engendrent des violences conjugales; enlèvements, séquestrations, lapidation, vitriolage et brûlage de femmes insoumises aux volontés mâles; taharrush, tournantes, viols; modèle pornographique de la sexualité inculqué aux enfants dès l’âge de onze ans ; Harcèlement sexuel dans la rue et les entreprises ; volonté active et passive de limiter le droit des femmes à l’avortement ; cabale contre la pénalisation du client de prostituée et glorification de la prostitution ; discrimination des filles dans les études ; salaires féminins inférieurs aux salaires masculins ; location de nos ventres; commerce de nos ovocytes; etc.

 Trop de femmes, les jeunes en particulier n’ont pas consciences de tout le chemin que nous avons du parcourir pour obtenir des droits théoriques identiques à ceux des hommes et pour avoir la liberté de faire nos propres choix sans nous soumettre au diktat du père, du frère, du mari, du chef, du patron et du mâle en général. Elles ne se rendent pas plus compte de la fragilité de nos acquis dans ce monde fait par et pour les hommes. Et elles ne sont pas plus conscientes de la régression générale de notre statut et de notre intégrité, en particulier sous l’influence de l’islamisation et de la misogynie du lobby homosexuel.

Mesdames, réveillez-vous !

La Connectrice

Communiqué de presse du 25 août 2016

PARITE au Parlement / La France dégringole de la 36ème place à la 60ème place 

Le HCE appelle les partis politiques à faire confiance aux femmes candidates.

A la veille des universités d’été des partis politiques et alors que se jouent déjà les investitures pour les élections législatives de 2017, le HCE s’inquiète de la rétrogradation de la France dans le classement international de la parité établi par l’Union interparlementaire: notre pays passe de la 36ème place en juin 2012 à la 60ème 4 ans plus tard en terme de part des femmes dans la chambre basse du Parlement. Les autres pays progressent plus vite que la France. Avec 26,2% de femmes à l’Assemblée nationale, la France est loin derrière la tête du classement, le Rwanda avec 63,8% de femmes, et se classe entre l’Irak et le Pérou.

La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes prévoit, à partir des législatives de 2017, le doublement des retenues financières aux partis politiques en cas de non présentation d’un nombre égal de femmes et d’hommes candidat.e.s. Il faut donc espérer que l’ensemble des partis politiques contribueront, comme l’article 4 de la Constitution le leur demande, à la mise en œuvre effective de la parité. Pour ce faire, le HCE appelle les formations politiques non seulement à présenter au moins 50% de femmes candidates, mais aussi et surtout à veiller à ne pas réserver aux hommes davantage qu’aux femmes les circonscriptions réputées « gagnables ». En l’état actuel du système électoral, seuls cet engagement et ce volontarisme des partis politiques pourront permettre à la France de retrouver son rang aux avant-postes du classement international de la parité au Parlement.

Plus de 70 après le droit de vote des femmes, et plus de 15 ans après la révision constitutionnelle de 1999 ayant permis les lois dites de parité, le partage à égalité du pouvoir progresse mais doit s’étendre et s’accélérer. C’est une exigence démocratique à laquelle travaille le Haut Conseil à l’Egalité, notamment grâce à un important travail de pédagogie autour des règles paritaires, et d’évaluation et d’information autour des chiffres clés de la parité dans tous les secteurs. C’est le sens de la 3ème édition du « Guide de la parité » produit par le HCE. Pour en savoir plus sur la genèse du principe de parité et les préjugés auxquels il peut encore être confronté, pour en savoir plus sur les lois actuelles et l’état des lieux chiffré, consultez et diffusez le « Guide de la Parité 2016 ». A travers cet outil, le HCE rappelle que les femmes ne sont pas uniquement écartées des sphères du pouvoir politique :

– CULTURE : sur les 100 plus grandes entreprises culturelles, 93 sont dirigées par des hommes ; 

– ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : les femmes représentent 55,2% des étudiant.e.s mais seulement 15,6 % des président.e.s des universités françaises ;

– SPORT : les femmes représentent 30,4% des licencié.e.s, mais seulement 10,5% des président.e.s de Fédérations sportives ;

– MEDIAS : les femmes représentent 49,6% de l’auditoire des radios, mais seulement 8% des présentateur.rice.s ;

– ECONOMIE : aucune femme n’est PDG d’une des 40 entreprises du CAC 40, seule une exerce des fonctions exécutives (Engie), et deux sont présidentes (Publicis, Sodexo).

Contact : 06 09 14 43 06 – 01 42 75 69 97 – haut-conseil-egalite@pm.gouv. fr

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