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Archives de Tag: pistes cyclables

Paris foutoir. Le vélo chasse le piéton

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Depuis que la mairie de Paris a sanctifié le vélo, les piétons vivent un enfer de chaque seconde lorsqu’ils osent marcher sur les trottoirs qui, normalement leur devraient être réservés.

Avec une inconscience coupable nos édiles ont lâché dans Paris des hordes de cyclistes inciviques, agressifs, égoïstes et dangereux pour les humains qui circulent-encore- à pied.

Le cycliste parisien se croit tout permis. Il roule sur les trottoirs, sur les places, sur les passages piétons et roulerait même sur ces derniers s’ils ne s’écartaient pas de son pédalage altier. Lorsqu’un piéton ose se plaindre d’avoir été frôlé par le noble vélo, il reçoit une volée d’insultes car rien ne doit arrêter la course fière du cycliste béni par Delanoë et ses amis au nom d’une idéologie écolo frelatée.

Le vélo est tellement admirable que les édiles parisiens n’ont pas hésité à voler l’espace des piétons pour l’offrir aux cyclistes. Les riverains de certains quartiers qui avaient la chance de pouvoir déambuler en toute liberté sur de larges trottoirs ont vu ceux-ci réduits à la portion congrue par le dessin de pistes cyclables tracées en leur centre. Mais ces pistes ne suffisent pas aux cyclistes qui les prennent à contre-sens peu soucieux du danger qu’ils font courir en particulier aux enfants et aux personnes âgées. La nuit tombée, ces courageux cyclistes circulent sans lumière ce qui est dangereux pour eux-mêmes et pour les piétons qui ne les entendent pas arriver. Il est tout de même étonnant que la loi n’oblige pas les vélos à s’équiper de lanternes.

La loi, parlons-en. Je n’ai jamais vu un cycliste se faire interpeller et a fortiori sanctionner par un policier. Les vélos grillent les feux rouges et empruntent les trottoirs et les espaces piétons sous le nez de la police qui ne dit mot, certainement parce que le maire de Paris lui a demandé de faire preuve de tolérance.

Mais ce n’est pas tout, des arrêts de bus ont été avancés pour faire de la place à une piste cyclable que le passager doit traverser au risque de sa vie pour rejoindre le trottoir où il risque d’ailleurs de rencontrer un autre engin à roues comme une moto, un scooter, un vélo, une trottinette, un skate ou ces engins motorisés, de plus en plus nombreux, où l’on se tient debout en équilibre (Freego, scooter électrique, etc.).

Basse énergie, rentable vert, vehicel debout scooter électrique

Ailleurs où des pistes cyclables à double sens ont été construites (par exemple le long du canal de l’Ourcq) les cyclistes se grisent de leur liberté en roulant à toute vitesse tandis que le piéton doit y regarder à plusieurs fois pour rejoindre le trottoir.

Non seulement le vélo fait perdre tout sens civique à ceux qui le pratiquent mais il rend égoïste, incivique et agressif. Et pourtant on le dit écolo, plus écolo que la bagnole, encore plus écolo que le camion et la moto réunis. Ces cyclistes qui souffrent eux-mêmes de plus rapide et plus gros qu’eux oublient qu’ils sont plus rapides et plus gros que les piétons. Les cyclistes qui se protègent avec des casques et des gilets fluorescents, ceux-là même qui équipent leurs enfants de protections, n’ont pas le moindre respect pour le piéton qu’ils mettent en danger.

Pour le piéton, le danger n’est pas seulement de risquer d’être renversé, c’est aussi le stress que génère le cycliste en roulant là où on ne l’attend pas, en frôlant le pauvre piéton qui sursaute et en l’insultant s’il ose rappeler l’individu aux règles élémentaires de la civilité. Le cycliste n’est jamais en tort, il se croit investi de tous les droits et ne s’excuse jamais de le mettre en danger le piéton et de l’importuner. Le cycliste parisien est arrogant et méprisant pour le piéton bipède.

A la lueur des ces tristes constats, on peut se demander si le maire de Paris considère comme quantité négligeable les piétons, s’il a oublié qu’ils votaient et s’il a comme grand projet un Paris sur deux roues débarrassé de tous ses piétons,  pour rivaliser avec Amsterdam et Berlin.

En attendant, les piétons souffrent et cyclistes et piétons se détestent mutuellement, un autre échec du « vivre ensemble » que le touriste de passage ne manque pas de percevoir car le touriste qui trouve l’ambiance parisienne exécrable est piéton la plupart du temps.

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Rue Manin, la municipalité a volé le trottoir aux piétons pour l’offrir aux cyclistes

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Les cyclistes n’en ont jamais assez comme les petits enfants qui repoussent avec obstination les limites fixées par leurs parents. Sauf qu’à Paris personne ne fixe des limites aux cyclistes. Non content de rouler sur « sa » piste, celui-ci la prend à contresens et les piétons ne savent plus où donner de la tête.
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Ce cycliste préfère rouler sur le trottoir que sur la piste cyclable qui se trouve à  côté

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Rouler à vélib sur la place de la mairie, c’est ça la liberté

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MISERES DE LA PIETONNE PARISIENNE

Marcher dans Paris a toujours été une galère pour la piétonne que je suis : vélos et 2 roues circulant sur les trottoirs, voitures, vélos et motos garés sur les trottoirs, voitures ne respectant pas les passages piétons lorsqu’elles prennent un virage, vélos grillant les feux rouges, voitures traversant les trottoirs pour se garer dans leur immeuble, voitures garées sur les passages piétons, rollers et skate boards rivalisant de vitesse, terrasses de café, etc.

Avec Vélib, la situation s’est encore dégradée. Certes, c’est une initiative géniale mais ça a multiplié par 100 les comportement inciviques des cyclistes, d’une part parce qu’ils étaient déjà inciviques mais aussi parce que maintenant, ils ont le droit de circuler sur des pistes cyclables aménagées sans le moindre respect pour les piétons qu’ils engueulent lorsqu’ils ils ont l’impudence de circuler sur leurs nouveaux territoires.

Parlons en de ces nouveaux territoires pris sur le domaine piétonnier :

-pistes cyclables dessinées au milieu des rares larges trottoirs où les piétons pouvaient déambuler à leur guise. Exemple la rue Manin entre la mairie et la rue de Crimée.
Mais ce n’est que le début, j’ai entendu récemment un politique raconter à la radio que le plan vélo n’était pas terminé, qu’il y avait encore des améliorations à faire, en particulier en utilisant l’espace des trottoirs !….Si, si, je l’ai entendu de mes oreilles !

-Pistes cyclables à peine repérables physiquement (granit gris et macadam anthracite, c’est joli mais illisible) entre un arrêt de bus et un trottoir. Exemple la descente du 48 à Jaurès

-Pistes cyclables à deux sens le long du quai de la Loire entre la rue et le quai sans stop obligatoire pour le cycliste au niveau des passages piétons ou de l’accès aux passerelles qui franchissent le canal

-Pistes cyclables dessinées sur la place de Stalingrad là où passent des centaines de piétons à l’itinéraire aléatoire

-Et partout, obligation pour le piéton passant du passage piétonnier au morceau de trottoir qui lui reste accessible, de franchir une piste cyclable au risque de se faire renverser par un cycliste qui exerce ses droits en roulant sur SA piste.

Exemple mercredi 10 octobre : je descends vers 18 h du bus 48 à Jaurès. Le trottoir et la place de Stalingrad sont bondés de piétons. Sur l’avenue, le feu est au rouge pour les bagnoles et des hordes de piétons traversent. Un cycliste fou équipé d’un siège pour bébé vide fonce en branlant sa sonnette fendant la foule affolée avec la maestria du citoyen écolo politiquement correct.

Pourtant, outre que le vélo incivique est une nuisance insupportable pour la liberté de circulation du piéton, on oublie que le vélo peut tuer. Jacqueline Delubac, ex épouse de Sacha Guitry, fut tuée avenue Montaigne par un cycliste. Il y a sans doute d’autres cas.

Les cyclistes se plaignent des voitures, des bus et des deux roues, se complaignant du danger mortel qu’il représentent pour eux mais ils n’ont pas la moindre pensée et encore moins le moindre respect pour les piétons que leur comportement incivique menace et de l’atteinte intolérable qu’ils portent à leur liberté de circulation.

J’ai entendu des cyclistes d’avant Velib dirent que le manque de civisme des cyclistes était uniquement le fait des Vélib qui ne savaient pas se servir d’un bicyclette ! Quelle mauvaise foi.
Vélib, c’est très bien mais on ne lâche pas des milliers de cyclistes dans la nature sans éducation, sans protéger et respecter la liberté de déambulation des piétons.

J’ajouterai pour faire pleurer dans les chaumières que les piétons, c’est tout le monde mais surtout les enfants et les personnes âgées souvent accompagnées de chiens.

Les démagogues qui ont ouvert la voie aux vélos ont oublié que les piétons votent aussi ……..

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