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Archives de Tag: planification des naissances

Avortement de confort, s’il y a confort, c’est celui de l’homme irresponsable, Marine !

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Une fois de plus, Marine le Pen a reproché aux femmes d’avorter par » confort ».http://www.marianne2.fr/IVG-Marine-Le-Pen-mal-informee_a216216.html

L’avortement de « confort » est la rengaine des opposants au droit à l’avortement. Quand ils ne demandent pas l’abrogation de la loi Veil, ils demandent la suppression des crédits nécessaires au fonctionnement des centres d’orthogénie et ceux attribués au planning familial et à l’information sur la contraception. C’est un paradoxe car si on ne maîtrise pas la contraception on court le risque de subir des grossesses non désirées et donc, d’avorter. Certes, Marine le Pen a une solution pour les femmes qui ne veulent pas d’enfant, elle propose qu’on facilite l’adoption, acceptant implicitement le concept de mère porteuse. Ce faisant Marine le Pen flatte son électorat catholique qui est majoritairement opposé à l’avortement et qui le démontre spectaculairement par des manifestations publiques régulières.http://www.dailymotion.com/video/xgpnay_marche-pour-la-vie-paris-2011-philippe-isnard_news

Contrairement à ce que les opposants à l’avortement prétendent, la loi Veil n’oblige personne à avorter. Le choix est laissé à la femme enceinte. Le problème est que s’il y a confort quelque part, il est chez l’homme qui n’utilise pas de moyen de contraception et impose à sa partenaire des grossesses comme des maladies. En effet, lors d’un rapport sexuel, on peut attraper des maladies et tout le monde en convient mais on peut aussi attraper des bébés et là, la femme se retrouve seule face à son dilemme.

Une attitude rationnelle pour éviter les avortements serait de responsabiliser les garçons et les hommes, ce qui n’est jamais fait. On est en droit de se demander si la mise entre parenthèses de la responsabilité des hommes dans les grossesses non désirées n’est pas une manière de contraindre les femmes à avoir des enfants malgré elles.

L’avortement a toujours existé. Les femmes y ont eu recours depuis des millénaires avec des résultats catastrophiques pour leur vie et leur santé : hémorragie mortelle, tétanos, infections conduisant à la stérilité, détoriation de la santé par absorption de produits toxiques, introduction d’une aiguille à tricoter ou d’une queue de persil dans le col de l’utérus, mutilations volontaires pour avorter sans oublier les femmes qui se tapent sur le ventre avec un marteau, celles qui supplient leur compagnon de leur cogner le ventre avec leurs points ou celles encore qui se jettent de trois étages. C’est pour éviter ces drames que l’avortement a été autorisé et remboursé par la sécurité sociale. La loi Veil a souhaité donner une réponse à un problème de santé publique.

Celles et ceux qui dénoncent l’avortement de « confort » sont les mêmes qui, de tous temps ont crié au scandale des filles mères et des enfants adultériins, ces gens qui, il y a quelques dizaines d’années excluaient de la société convenable les fruits du pêché et leurs mères. Heureusement, aujourd’hui le législateur a donné aux enfants nés hors mariage les mêmes droits que les enfants du mariage et on ne parle plus de filles mères mais de mères célibataires qui ont les mêmes droits que les autres mères.Les géniteurs ont été responsabilisés, encore faut-il qu’ils acceptent contribuer aux besoins alimentaires de l’enfant et de se soumettre à des tests ADN. On se souvient du scandale Montand. Pour le populo, le scandale n’était pas qu’il ait refusé de se soumettre à un test mais qu’on ait fait un test à partir de sa dépouille. Ces hommes qui copulent à droite et à gauche trouvent anormal que la justice évalue leur responsabilité. Où est le véritable scandale ?

Les adversaires de l’avortement légal prétendent que les femmes qui avortent en subissent à vie les conséquences psychologiques, que ça les détruit. Est-ce le fait d’avorter qui traumatise les femmes ou bien la désapprobation et la culpabilisation dont elles sont victimes de la part d’une frange de la société qui voudrait dicter sa loi religieuse et morale à toutes les femmes de France ?

Avortement et église catholique, revoir « Le cardinal » d’Otto Preminger (1963)

« Le cardinal » d’Otto Preminger a admirablement posé la question  en 1963. Le débat agitait les esprits depuis plus longtemps puisque le film est l’adaptation d’un roman publié en 1950.

Preminger se prononce pour l’avortement, ose montrer les ravages du Ku Klux Klan et du racisme ordinaire qui minent la société américaine. . Dans le film, le prêtre deviendra cardinal en sacrifiant sa soeur au profit du bébé, une scène particulièrement dramatique, en collaborant avec les nazis contre les Juifs et avec Rome en faveur du Ku Klux Klan. Ce film montre le lien entre le refus du droit à l’avortement et les comportements les plus réactionnaires que notre société a pu produire comme le nazisme et le racisme. De la même façon qu’aujourd’hui la question de l’avortement est liée à un regain phénoménal du racisme anti femme, le sexisme, la remise en question de la laïcité et le diktat des intégrismes religieux au détriment de nos valeurs démocratiques.

Nature contre culture

Avorter, c’est transgresser le dogme de l’église catholique romaine qui est très puissante en France. L’église dit qu’il est écrit « croissez et multipliez », que la femme est faite pour avoir des enfants, que la vie commence avant même la fécondation de l’oeuf. Les menstruations sont impures dans la plupart des religions parce qu’elles correspondent à l’évacuation d’un ovule non fécondé. Il en est de même pour la masturbation masculine qui gaspille de la semence. Alors imaginez l’idée d’évacuer un oeuf fécondé, un embryon ou un foetus, ce ne peut être qu’un crime et les anti avortements le soulignent en parlant de « bébé ». On tue des bébés clament-ils. Or rien ne ressemble moins à un bébé qu’un embryon ou un foetus qui n’est pas terminé et qui ne pourrait pas survivre hors du ventre de sa mère, même avec les machines les plus sophistiquées de la terre. On sait que les grand prématurés sont si peu finis qu’ils nécessitent des soins intensifs et qu’il n’est pas rare qu’ils gardent à vie des séquelles, parfois très graves, de leur naissance avant terme.

Il me semble qu’on ne peut pas d’un côté glorifier la nature en disant qu’elle fait bien les choses et d’autre part s’opposer à des processus naturels de naissance avant terme de foetus mal formés qui ne survivraient jamais à l’é »tat naturel. En réalité, rien n’est naturel dans notre société contemporaine car si nous avions écouté les religions, le progrès scientifique, le progrés médical et l’évolution de nos civilisations n’auraient pas été possibles. Souvenons nous comment elles ont martyrisé les scientifiques au nom de la morale. Heureusement que les sociétés ont fini par accepter les enseignements d’un Averroes ou d’un Galilée. PEn ce moment des groupes de pression s’opposent à l’évolutionnisme de Darwin au profit du créationnisme ces dernières années, un débat qui fait partie du phénomène régressif de nos sociétés. Des parents d’élèves mènent campagne contre l’enseignement des sciences dans les écoles et interdisent à leurs enfants de les suivre. Par exemple, le port du voile islamique et le refus de l’enseignement des sciences sont indissociables.

 Les croyances sont relatives et les vérités scientifiques ne sont pas toujours le reflet de la réalité car elles sont teintées de l’idéologie de leur époque et de ses dogmes dominants. La preuve en est que les croyances comme la science évoluent du fait d’un échange constant entre les réalités et les théories. L’intelligence d’une société se mesure à sa capacité d’adaptation aux réalités. En l’occurrence, légaliser l’avortement résulte de l’intelligence d’une société qui propose une solution à une réalité incontournable parce qu’elle est intemporelle et universelle.

Les femmes seules responsables de leur grossesse ?

Refuser l’avortement légal et médicalisé, c’est comme refuser des soins à un grand blessé de la route au prétexte qu’il est responsable de son malheur parce qu’il conduisait trop vite et en état d’ébriété. Si je suis la logique de Marine le Pen, je pourrais dire qu’il est beaucoup plus important de consacrer des crédit aux soins des seniors innocents plutôt qu’à des chauffards irresponsables. Dans le même registre, on refuserait de soigner les sportifs qui prennent des risques physiques en connaissance de cause ou des hommes qui ont attrapé le VIH en refusant de se protéger. On ajoutera à la liste de Marine le Pen les fumeurs, les alcooliques, les goinfres obèses, les drogués, les paresseux qui ne mangent pas 5 fruits et légumes par jour, etc.Ne peut-on pas dire que ces gens là reçoivent des soins de confort sur le dos du contribuable ?

La notion de « confort » médical est avancée par la sécurité sociale pour dérembourser des médicaments, certains faisant partie de la liste des antalgiques alors que dans le même temps les hôpitaux incitent les patients à réclamer tous les moyens d’éradiquer la douleur, à commencer par les pompes à morphine. Dans le même temps la sécu continue à rembourser pour le grand bonheur des labos qui les fabriquent toutes sortes des poudres de perlimpin comme les pansements gastriques, les sirops contre la toux ou les anti inflammatoires à base de cortisone dont les effets secondaires sont très lourds et qui sont l’équivalent d’un cautère sur une jambe de bois.

Le concept de médicament ou avortement « de confort »

Quand Marine le Pen reprend la terminologie de la sécurité sociale pour parler de l’avortement, on comprend d’emblée que la démarche est purement administrative et politique et qu’elle n’a rien à voir avec l’intérêt et la santé des femmes en cause. Marine le Pen flatte son électorat catholique intégriste sur le dos des femmes en détresse, au même titre que n’importe quel politique mâle qui ne se soucie guère des intérêts de la moitié du ciel, une « minorité » majoritaire indispensable à permétuer la dictature des hommes sur les femmes.

Si Marine le Pen était sincèrement concernée par la cause des femmes, elle proposerait pour éradiquer l’avortement et les grossesses non désirées, de développer la prévention en s’adressant aussi bien aux garçons qu’aux filles, en responsabilisant les garçons et, éventuellement, en prévoyant des sanctions pour les hommes responsables de grossesses non désirées qui n’auraient pris aucune précaution pour les éviter en même temps que leur famille qui refuse d’assumer la mauvaise éducation de leur rejeton. Il n’est pas normal que de très jeunes filles se retrouvent enceintes et que les grand-mères soient contraintes d’élever leurs petits enfants alors que le géniteur les a abandonnés et que sa famille l’approuve. Il y a un consensus de rejet autour de la fille enceinte, non mariée, forcément une pute,  alors que le garçon responsable de la grossesse sera plaint, admiré pour le succès de son donjuanisme et se mariera plus tard avec la femme que sa famille approuvera. Sur ce plan, notre société a complètement régressé sous l’influence des intégrismes religieux et de celui de l’Islam en particulier.

On le voit, la question de l’avortement est hautement complexe et ne peut être réglée à coup de déclarations irresponsables. L’avortement n’est qu’un épiphénomène parmi de nombreux autres de la condition des femmes dans des sociétés organisées et dirigées par les hommes pour les hommes.

Depuis la loi Veil autorisant l’IVG, notre société n’a fait que reculer sur la question en se désengageant de l’information sur la contraception, en diminuant les crédits des centres d’orthogénie, en dévalorisant les médecins qui pratiquent des avortements, en fermant les yeux sur la mise à l’index des femmes qui avortent « par confort » et en éliminant les femmes des instances de décision.

Philippe Isnard, héros saint des fanatiques contre l’avortement

Depuis quelques années, les mouvements catholiques contre l’avortement militent pour l’abrogation de la loi Veil et ont connu avec l’affaire du professeur Isnard leur apogée dans la dénonciation fanatique de l’IVG. Le professeur en question a projeté dans sa classe un film particulièrement choquant montrant des foetus disloqués par la technique d’aspiration abortive.http://www.avortementivg.com/article-20431745.html Le professeur a été révoqué et est devenu un héros pour ses amis.

Philippe Isnard fait désormais l’objet d’un véritable culte chez les catholiques intégristes.

http://www.lepoint.fr/societe/le-professeur-d-histoire-anti-ivg-revoque-pour-faute-lourde-05-04-2011-1315557_23.php

Voici le film en question no need to argue http://www.avortementivg.com/article-20431745.html

http://enmarchepourlavie.fr/interview_de_philippe_isnard_avec_webtvcn

http://www.liguedusud.com/pour-aider-philippe-isnard/

http://www.evangelium-vitae.org/actualite/1650/tabou-sur-l-avortement-en-france.htm

http://www.dailymotion.com/video/xgpnay_marche-pour-la-vie-paris-2011-philippe-isnard_news

http://politis-philippe.blogspot.com/2011/10/courage-cher-philippe-isnard-vous-netes.html

Prochoix contre Provie http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2010/12/21/2323-manosque-nous-demandons-la-revocation-definitive-de-philippe-isnard

Le droit à l’avortement remis en question par Le Pen, Provie et Boutin

Les femmes françaises sont gâtées. D’un côté le fouet de la charia, de l’autre celui des Provie, les cathos contre l’avortement.

La présidentielle, une tribune pour les militants pro-vie?

Par , publié le 26/01/2012 à 19:20http://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-presidentielle-une-tribune-pour-les-militants-pro-vie_1075866.html

  • La présidentielle, une tribune pour les militants pro-vie?

La présidentielle sera-t-elle une tribune pour les militants pro-vie?

Flick’r/ChristyScherrer

Marine Le Pen décrit le planning familial comme « un centre d’incitation à l’avortement », Christine Boutin a participé la semaine dernière à la marche anti-IVG… Les militants pro-vie tentent-ils de surfer sur la campagne pour faire passer leurs idées?

Un « centre d’incitation à l’avortement ». C’est ainsi que Marine Le Pen décrit le Planning familial. Celle qui est pour le déremboursement de l’IVG n’est toujours pas sûre d’être candidate à la Présidentielle. Faute de signatures. Ce qui ne l’empêche pas de faire part de son programme. Et l‘IVG est dans sa ligne de mire, même si elle ne va pas jusqu’à prôner l’abrogation de ce que l’on nomme toujours la loi Veil – alors que l’IVG est désormais régie par la loi AubrySur Rue89, elle explique que « s’il y a vraiment des économies à faire », l’IVG n’est pas vraiment sa priorité.

D’autant que, même si le FN ne la soutenait pas publiquement, des élus et des cadres du parti ont participé, dimanche dernier, à la 8e Marche pour la Vie. Une manifestation des anti-avortement qui a lieu chaque année à la même période, certes. A savoir celle de l’anniversaire de la fameuse loi Veil de 1975. Mais cette année, précise Virginie Raoult-Mercier, du collectif de la Marche, « le thème était politique et électoral ». L’objectif était d’interpeller les candidats et de savoir « qui osera proposer une politique familiale et d’accueil de la vie pour permettre, à terme, d’abroger cette loi ». Christine Boutin, candidate à la présidentielle, faisait ainsi partie du cortège.

Alors les pro-vies se mettent-ils en ordre de bataille pour faire entendre leurs voix dans la campagne? En tout cas, pas à l’association « Laissez les vivre ». « On fera peut-être une ou deux réunions en plus, mais pas davantage », souligne selon Pierre Vouters, délégué général. Et pour cause, selon lui, aucun candidat ne va assez loin. « Même Christine Boutin ne se dit plus pour l’abrogation. »

Une position claire en matière de politique familiale

Mais d’autres associations s’organisent. C’est le cas de « Choisir la Vie », qui prépare des questionnaires à envoyer aux candidats. Et ce afin de leur « demander une position claire en matière de politique familiale, de conception de la famille », insiste Virginie Raoult-Mercier. A traduire par: mariage homosexuel, homoparentalité, euthanasie, avortement…

Pourtant du côté des militants pour le droit à avorter librement, on s’inquiète. Pour la première fois, en novembre dernier, les antis sont venus pour bloquer « une manifestation d’ampleur nationale », explique Maya Surduts, secrétaire générale de la Cadac (Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception). Une première qui « nous inquiète, mais nous n’avons pas encore assez de recul pour savoir si cela est voué à durer ».

Leur parole a été légitimée au sommet de l’Etat

En revanche, « le plus grave, poursuit Maya Surduts, est de voir les idées réactionnaires pénétrer de plus en plus dans la société ». Marie-Pierre Martinet, la secrétaire générale du Planning familial, confirme. « Leur parole a été légitimée au sommet de l’Etat », selon elle. Et de citer les réactions de l’UMP sur l’approche du genre dans les manuels scolaires, le flou entretenu autour du concept de laïcité, la fermeture des centres IVG… « Autant d’attitudes qui leur font penser qu’ils pourraient être soutenus. »

Permettre n’est pas inciter, donner le choix n’est pas obliger. « Et ce qui relève de la doctrine personnelle et de l’idéologie ne peut pas devenir un choix de société ou une politique publique », insiste la secrétaire générale du Planning familial. Surtout dans un Etat laïc. Autrement dit, être personnellement contre l’IVG ne veut pas dire qu’il faut imposer cette interdiction à la société entière. Le droit à l’avortement est un acquis fragile. La posture de Marine Le Pen, « opportuniste » pour Maya Surduts et « démagogique » pour Marie-Pierre Martinet, en témoigne. Car, analyse cette dernière, « il est toujours plus facile de manipuler les gens sur leurs fragilités ». Mais la responsabilité est partagée. La fermeture des centres IVG, bien réelle, ne s’est d’ailleurs pas faite sous son mandat.

Hommage féministe à Michel Debré

La droite fête ce jour le centenaire de la naissance de Michel Debré et la féministe historique que je suis se souvient de la joie avec laquelle les femmes du Mouvement chantaient cette chanson vraisemblablement imaginée sur l’air de « la guerilla » par les soeurs Wittig, Christiane Rochefort, Christine Delphy, Emmanuelle de Lesseps et quelques autres …

Bien entendu, cette chanson était pleine d’humour et il serait stupide d’en prendre les paroles à la lettre et d’en tirer des conclusions hâtives sur , par exemple, la haine des féministes pour les hommes…

Chansons du MLF
Debré nous n’te ferons plus d’enfants
Debré nous n’te ferons plus d’enfants, non, non, non 
Pour faire de la chair à canon, non… 
S’abrutir à la production, oh non, 
Et vive la contraception 
R : La, la, la… 
C’est bon, c’est bon, c’est bon, 
De ne plus avoir un bonhomme sur notre dos. 

Plus jamais nous n’aurons d’enfants, non… 
Tant que nous les élèverons, non… 
Plus jamais nous n’occuperons, oh non 
Votre cuisine et votre lit. 

Plus jamais nous aurons à cœur, non… 
De leur plaire, de faire leur bonheur, non… 
Et puis toute leur virilité, oh oui ! 
Qu’ils se la mettent sous leur oreiller ! 

Plus jamais nous ne nous marierons, non… 
Ne rentrons plus à la maison, non… 
Leur amour c’est comme une prison, oh oui ! 
Faisons des fêtes et des chansons.

Source http://www.oocities.org/demainlemonde/chansonsfemmes.htm#Debré nous n’te ferons plus

8 juin : Manifeste des 343 salopes qui ont avorté

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Bonjour,
Nous avons le plaisir de vous annoncer la diffusion de notre documentaire
 » Nous avons avorté  » 1971 – Le manifeste des salopes

le mercredi 8 juin 2011 à 21h35
sur ARTE

« Nous avons avorté » 1971 – Le manifeste des salopes

Un film de  Birgit Schulz  & Annette Zinkant

 

Mercredi, 8 juin 2011 à 21:35

(Allemagne, 2011, 53mn, 16 / 9 HD natif), NDR/ARTE

Rediffusions: 16.06.2011 à 03:45 / 20.06.2011 à 05:05

Il y a quarante ans, des femmes descendaient dans la rue pour revendiquer la dépénalisation de l’avortement. Retour sur un mois de juin 1971 historique des deux côtés du Rhin.

Le 5 avril 1971, Le Nouvel Observateur publie à la une le « Manifeste des 343 », signé par autant de femmes – dont Catherine Deneuve, Simone de Beauvoir, Jeanne Moreau, Agnès Varda, Marguerite Duras et Ariane Mnouchkine. Par ce texte, toutes proclament s’être fait avorter. Alice Schwarzer, jeune journaliste allemande en stage à Paris et bientôt figure de proue du féminisme, relaie le message. Elle obtient que, le 6 juin, le magazine Stern fasse sa couverture sur 374 Allemandes – parmi elles, Romy Schneider – avouant avoir enfreint l’article 218 du Code pénal allemand, dont elles demandent l’abrogation.

Le joli mois de juin

En France comme en Allemagne, le mois de juin 1971 voit fleurir moult manifestations. Des milliers de femmes de tous âges et de toutes origines sociales crient leur révolte contre une société répressive qui les empêche de disposer librement de leur corps. En attendant que politiques, juristes et hommes d’Église daignent amender des lois d’un autre siècle, celles qui présentent une grossesse non désirée continuent d’aller en Hollande, de s’en remettre à des faiseurs d’anges et à des médecins plus ou moins délicats. La loi Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse sera promulguée le 17 janvier 1975. En Allemagne, la loi interdit toujours l’IVG, mais sa pratique n’est plus condamnable en deçà de douze semaines de grossesse depuis une loi de 1995. Les réalisatrices ont interrogé les militantes d’alors des deux côtés du Rhin, suivi les méandres des débats politiques et la couverture médiatique des événements. Ces témoignages sont enrichis de très nombreuses archives.

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Programme du Front national : droits des femmes

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Le Modem critique la politique familiale du Front national. Pourquoi me fatiguer à faire ma propre critique, celle-ci me semble pertinente.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/avec-le-fn-la-femme-au-foyer-et-la-90422?

Avec le FN : la femme au foyer et la fin de l’IVG

Le Front national fait campagne autour des ses idées fétiches qui font un tintamarre assourdissant. Mais avez-vous eu l’occasion de vous arrêter pour examiner en détail son programme ? Je l’ai fait dans un article précédent à propos de la politique en faveur des personnes handicapées. Cet article abordera la politique familiale vue par deux partis : le FN, le MoDem.

Je me suis penché sur le programme de la politique familiale du Front national.

Le parti envisage un financement très coûteux (15 milliards au minimum) d’une politique de maintien des mères au foyer. Je cite : “Création d’un revenu parental destiné à offrir, pendant la période souhaitée, aux mères ou aux pères de famille la possibilité de choisir librement entre l’exercice d’une activité professionnelle et l’éducation de leurs enfants. Description du dispositif : versement du SMIC pendant 3 ans pour le 1er enfant, renouvellement d’une durée de 3 ans pour le 2e enfant et d’une durée de 10 ans pour le 3e enfant.Coût estimé : 15 milliards d’euro.” (source)

Bien sûr le texte prend soin de préciser que le dispositif vise aussi bien les mères que les pères. Mais il ne dit pas un mot sur les modes de garde, ce qui accrédite l’idée que le FN n’envisage pas la femme comme une personne qui travaille. Dans les fameuses mesures qui seront supprimées pour financer cette politique familiale, figure sans doute la réduction du budget accordé aux modes de garde…

Le Front veut interdire tout droit à avorter en instaurant le principe du droit sacré à la vie. Pour permettre cela, l’adoption prénatale sera rendue obligatoire. Mais les couples homosexuels seront rejetés de l’adoption. Bien entendu cela heurte la liberté de chacun puisque jusqu’à maintenant nul n’est contraint de renoncer à l’avortement ni de confier son futur enfant à l’adoption.

La politique de la natalité sera concentrée sur les bons français : “L’ensemble des prestations à la charge des CAF (Caisses d’allocations familiales) sera établi dorénavant sur des critères nationaux et familiaux et non plus presque exclusivement sociaux. Les allocations familiales, réservées aux familles françaises, seront revalorisées et indexées sur le coût de la vie.”

Enfin, il y a ce passage qu’on croirait tout droit venu de la France de Vichy : “La carte famille nombreuse laissera place à une carte France-Famille“. En clair, la notion de « familles nombreuses » n’incluera plus les étrangers. On la remplace par une carte réservée aux nationaux. Vous noterez le parfum nostalgique de cette appellation “carte-France”…

Le FN veut défendre la structure familiale traditionnelle et ne veut pas du PACS.

Pour information et comparaison, voici le passage du projet humaniste du MoDem qui concerne la politique de soutien à toutes les familles

Vous noterez les mots « soutien » et « toutes ». Il s’agit de soutenir les familles et pas de les intrumentaliser à des fins idéologiques. A relever aussi l’idée de solidarité transgénérationnelle.

La famille est la cellule de base de la société. Face à la crise elle est souvent le rempart essentiel qui protège de la pauvreté et de l’exclusion. Elle existe aujourd’hui sous diverses formes, témoignant de l’évolution des moeurs et des pratiques affectives.

L’Etat doit soutenir les familles et donner à la politique familiale les moyens dont elle a besoin. On doit interdire les transferts des excédents de la branche famille vers d’autres risques de la sécurité sociale.De même, la politique familiale doit devenir réellement interministérielle.

La famille est le lieu naturel d’épanouissement de l’enfant. Tout doit être fait pour améliorer l’articulation entre la vie professionnelle des parents et leur vie familiale. On doit favoriser les modes de garde, sous toutes les formes adaptées aux demandes de chaque famille. La formation des assistantes maternelles doit également être améliorée.

Toute union, légalement reconnue, quelle que soit sa composition, doit être assurée de bénéficier de droits et de devoirs égaux, en particulier le logement, l’ensemble des droits sociaux, la fiscalité et la transmission du patrimoine avant et après le décès.

Pacs : La signature d’un Pacs devrait pouvoir se faire en mairie si les personnes concernées en formulent le désir.

L’homoparentalité est déjà une réalité vécue par des centaines de milliers de familles. Lorsque l’union entre deux personnes de même sexe est stable, durable et fait surgir un désir responsable d’accueillir un enfant, la parentalité et l’adoption doivent être facilitées de façon à ce que subsiste notamment un lien entre deux personnes et l’enfant qu’elles ont élevé en cas de mort, accident ou de séparation affectant le couple qu’elles avaient formé.

Protéger les enfants des risques liés à la présence de délinquants sexuels doit être une priorité absolue. Il faut mettre en place des programmes d’enseignement spécifiques à destination des enfants dès leur plus jeune âge, des enseignants et également des parents notamment pour ce qui concerne les espaces de discussion (« chat ») et les forums ; nous exigeons des hébergeurs de site qu’ils offrent des logiciels parentaux simples et gratuits dédiés aux enfants avec un filtrage automatique rendant impossible les connexions potentiellement dangereuses.

Tout doit être fait pour consolider le rôle de défenseur des enfants et intensifier la lutte contre les violences faites aux enfants. Nous mettrons en place le plan de financement de la protection de l’enfance prévu par la loi du 5 mars 2007.

Pacte intergénérationnel : Aujourd’hui, la famille associe les générations et tout particulièrement les grands-parents. Ils sont souvent les premiers acteurs de la solidarité tant pour leur famille propre que pour le voisinage.

Plus tard, c’est eux qu’il faut aider face au vieillissement. Là encore, ce sont d’abord les solidarités familiales et de proximité, qui forment le socle essentiel de la prise en charge. Elles doivent être confortées. Ce sont les seules capables de rendre possible le maintien à domicile le plus longtemps possible des personnes devenues dépendantes.

Nous proposons la mise en place d’un pacte intergénérationnel qui insiste sur l’importance des échanges entre les générations. Ces échanges peuvent être de temps, de savoir, d’affection et d’argent sous forme de soutiens courants ou de dons exceptionnels.

Signalons enfin qu’en dehors du projet de construction de couples, des personnes peuvent décider de vivre ensemble, de partager leur vie quotidienne, afin d’éviter la solitude. Cela peut donner naissance à des formes de vie communautaire sur une longue durée. Nous proposons que ce type de vie en petites collectivités formant en quelque sorte des familles d’adoption, soit pleinement reconnu et bénéficie de droits sociaux et fiscaux nouveaux.

A vous de comparer et de juger. Et de comparer aussi, bien entendu, avec le programme des autres partis.

 

USA : les républicains contre les femmes

Depuis quelques semaines, les républicains mènent une guerre intense contre les droits des femmes. En première ligne, la remise en question de la définition du viol et de ses victimes (Georgie), la légitimation du meurtre de médecins pratiquant l’avortement (Sud Dakota), l’interdiction de l’avortement, la suppression des subventions accordées aux centres de planification des naissances, suppression des crêches et pression sur les femmes actives pour retourner à la maison (Maryland),  la suppression des aides aux mères célibataires, aux femmes âgées en situation de précarité, etc.

Top 10 Shocking Attacks from the GOP’s War on Women

1) Republicans not only want to reduce women’s access to abortion care, they’re actually trying to redefine rape. After a major backlash, they promised to stop. But they haven’t yet. Shocker.

2) A state legislator in Georgia wants to change the legal term for victims of rape, stalking, and domestic violence to « accuser. » But victims of other less gendered crimes, like burglary, would remain « victims. »

3) In South Dakota, Republicans proposed a bill that couldmake it legal to murder a doctor who provides abortion care. (Yep, for real.)

4) Republicans want to cut nearly a billion dollars of food and other aid to low-income pregnant women, mothers, babies, and kids.

5) In Congress, Republicans have a bill that would let hospitals allow a woman to die rather than perform an abortion necessary to save her life.

6) Maryland Republicans ended all county money for a low-income kids’ preschool program. Why? No need, they said.Women should really be home with the kids, not out working.

7) And at the federal level, Republicans want to cut that same program, Head Start, by $1 billion. That means over 200,000 kids could lose their spots in preschool.

8) Two-thirds of the elderly poor are women, and Republicans are taking aim at them too. A spending bill would cut funding for employment services, meals, and housing for senior citizens.

9) Congress just voted for a Republican amendment to cut all federal funding from Planned Parenthood health centers, one of the most trusted providers of basic health care and family planning in our country.

10) And if that wasn’t enough, Republicans are pushing toeliminate all funds for the only federal family planning program. (For humans. But Republican Dan Burton has a bill to provide contraception for wild horses. You can’t make this stuff up).

Sources:

1. « ‘Forcible Rape’ Language Remains In Bill To Restrict Abortion Funding, » The Huffington Post, February 9, 2011
http://www.moveon.org/r?r=206084

« Extreme Abortion Coverage Ban Introduced, » Center for American Progress, January 20, 2011
http://www.moveon.org/r?r=205961

2. « Georgia State Lawmaker Seeks To Redefine Rape Victims As ‘Accusers,' » The Huffington Post, February 4, 2011
http://www.moveon.org/r?r=206007

3. « South Dakota bill would legalize killing abortion doctors, » Salon, February 15, 2011
http://www.salon.com/news/feature/2011/02/15/south_dakota_abortion_killing_bill

4. « House GOP Proposes Cuts to Scores of Sacred Cows, » National Journal, February 9, 2011
http://nationaljournal.com/house-gop-proposes-cuts-to-scores-of-sacred-cows-20110209

5. « New GOP Bill Would Allow Hospitals To Let Women Die Instead Of Having An Abortion, » Talking Points Memo, February 4, 2011
http://www.moveon.org/r?r=205974

6. « Republican Officials Cut Head Start Funding, Saying Women Should be Married and Home with Kids, » Think Progress, February 16, 2011
http://thinkprogress.org/2011/02/16/gop-women-kids/

7. « Bye Bye, Big Bird. Hello, E. Coli, » The New Republic, Feburary 12, 2011
http://www.tnr.com/blog/83387/house-republican-spending-cuts-pell-education-usda-pbs

8. « House GOP spending cuts will devastate women, families and economy, » The Hill, February 16, 2011
http://thehill.com/blogs/congress-blog/economy-a-budget/144585-house-gop-spending-cuts-will-devastate-women-families-and-economy-

9. « House passes measure stripping Planned Parenthood funding, » MSNBC, February 18,2011
http://firstread.msnbc.msn.com/_news/2011/02/18/6080756-house-passes-measure-stripping-planned-parenthood-funding

« GOP Spending Plan: X-ing Out Title X Family Planning Funds, » Wall Street Journal, February 9, 2011
http://blogs.wsj.com/washwire/2011/02/09/gop-spending-plan-x-ing-out-title-x-family-planning-funds/

10. Ibid.

« Birth Control for Horses, Not for Women, » Blog for Choice, February 17, 2011
http://www.blogforchoice.com/archives/2011/02/birth-control-f.html

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Avortement: pas une obligation, un droit et une loi 2/2

Simone de Beauvoir , à l’occasion du procès de Bobigny ( « Les femmes s’entêtent » 1973) écrira

« Enfants délaissés, enfants martyrs, enfants abandonnés à l’Assistance Publique : la plupart des délinquants, beaucoup de criminels ont pris la vie par ce triste départ ; ce sont ces déshérités qui se pendent dans nos prisons ; souvent ils finissent leur vie dans des hôpitaux psychiatriques » .

Quand commence la vie?

On ne peut pas répondre à cette question sans distinguer la vie biologique de la vie sociale et, plus précisément de la vie humaine.

Une amibe est vivante, un moucheron est vivant, un spermatozoïde ou un gamète mâle est vivant, un ovule ou un gamète femelle est vivant. Dans certaines sociétés indiennes, on filtre sa respiration pour ne pas tuer des moucherons. Dans d’autres on proscrit la masturbation pour ne pas détruire la semence de vie. Dans de nombreuses sociétés, les femmes sont impures au moment des règles puisqu’elles perdent un ovule à cette époque de leur cycle de reproduction.

Du point de vue de la stricte biologie, toute graine fécondée porte en germe son programme de vie. Une noix deviendra noyer, un ovule de chatte deviendra chaton et un ovule de femme deviendra enfant. Pour aboutir, ce processus nécessite d’être accompagné du soutien, du support et de la contribution de son environnement sous peine d’échouer, soit d’avorter.

On ne peut donc pas dissocier le potentiel de vie du développement de cette même vie avec tout ce qu’il implique de contributions environnementales.

Beaucoup de religions considèrent que la vie humaine commence dès la fécondation et s’opposent à l’avortement au nom du respect de la vie. Dans le même temps, certaines d’entre elles sont favorables à la peine de mort, justifie la vengeance et légitime les guerres.

Il y aurait donc d’un côté une vie embryonnaire sacrée et une vie humaine respectable selon certaines conditions définies par des religions, des croyances, des convictions qui sont par définition discutables, relatives, culturelles, idéologiques et politiques.

Les 27 états qui composent la communauté européenne ont choisi de légaliser l’avortement, à l’exception de 5 d’entre eu: Andorra, Malta, San Marino (interdiction totale), Irlande (admis en cas de danger de mort), Monaco, Liechtenstein, Pologne (indication médicale restreinte). Ces pays catholiques sont très liés au Vatican et appliquent strictement les recommandations papales.

Législations sur l’IVG en Europe
Ind.méd. = indications médicales = avortement admis pour raisons médicales / Ind.soc. = admis pour raisons sociales / ind.eug. = admis pour malformation du foetus / ind.jur. = admis pour raisons juridiques (viol, inceste)
Modèles de « régimes du délai » (c.à.d. la décision appartient à la femme)
PAYS RAISONS, INDICATIONS POUR L’IVG DURÉE DU
DÉLAI
ENTRETIEN DE CONSEIL OBLIGATOIRE ? DÉLAI DE RÉFLEXION PRISE EN CHARGE DES COÛTS APRÈS LE
DÉLAI
PARTICIPATION DU PARTENAIRE ?
BELGIQUE Situation de
détresse définie
par la femme elle-même
14 sem. depuis les dernières règles Oui: par le médecin traitant qui peut faire appel à un centre d’information 5 jours Caisse-maladie partiellement Ind. méd. + eug.  2 médecins décident Aucune disposition
DANEMARK Requête de
la femme
12 sem. depuis les dernières règles Non: Informations par le médecin traitant Non Caisse-maladie Ind. socio-méd. + eug.  et jur. Un centre de consultation décide Aucune disposition
ALLEMAGNE Requête de
la femme
14 sem. depuis les dernières règles Oui: par un centre agréé ET le médecin traitant 3 jours Caisse-maladie seulement pour les femmes démunies Ind. socio-méd.  2 médecins décident D’accord avec la femme, le partenaire peut être invité à participer à l’entretien
FRANCE Situation de
détresse définie
par la femme elle-même
14 sem. depuis les dernières règles Oui: par le médecin traitant. OFFRE d’un entretien supplémentaire (obligatoire pour les mineures) 1 semaine Caisse-maladie Ind. méd. + eug.  2 médecins décident Aucune disposition
ITALIE « Ind.
médico-soc. », mais
c’est la femme elle-même qui la définit
90 jours (le début du délai n’est pas défini) Oui: Par un centre OU le médecin traitant 7 jours Caisse-maladie Ind. méd. + eug.  2 médecins décident Aucune disposition
PAYS-BAS Situation de
détresse définie
par la femme elle-même
24 sem. depuis les dernières règles Oui: par le médecin traitant 5 jours (excepté les IVG dans les 6 premières semaines) Caisse-maladie . Aucune disposition
NORVÈGE Requête de
la femme
12 sem. (le début du délai n’est pas défini) Non:
Informations par le médecin traitant
Non Caisse-maladie Ind. socio-méd.+ eug. 2 médecins décident Aucune disposition
AUTRICHE Requête de
la femme
4 mois depuis les dernières règles Oui: par le médecin traitant Non Caisse-maladie seulement en cas d’ind. méd. Ind. med.+eug., le médecin traitant décide Aucune disposition
PORTUGAL Requête de
la femme
10 sem. depuis les dernières règles Oui: par un 2ème médecin lors de la confirmation de la durée de la grossesse 3 jours ? Ind. méd. et viol jusqu’à 12 sem., ensuite ind. méd. et eug. strictes Aucune disposition
ESPAGNE
(dès 5.7.2010)
Requête de
la femme
14 sem. depuis les dernières règles Oui: par le médecin traitant 3 jours Caisse-maladie (?) Ind. méd., 2 médecins décident. Au delà de 22 sem. maladie très grave du foetus Aucune disposition
SUÈDE Requête de
la femme
18 sem. depuis les dernières règles Non.
OFFRE obligatoire d’un entretien
Non Caisse-maladie Après 18 semaines: « raisons particulières ». Une commission sociale décide Aucune disposition
SUISSE Situation de
détresse définie
par la femme elle-même
12 sem. depuis les dernières règles Oui. par le médecin traitant Non Caisse-maladie Ind. méd. et détresse psychologique grave Aucune disposition
PAYS D’EUROPE CENTRALE, DE L’EST ET DES BALKANS
(sans la Pologne)
Requête de
la femme
En règle générale, 12 sem. depuis les dernières règles Dans certains pays: oui Non Le plus souvent, la femme paye elle-même Ind. méd.-soc. et eugénique Aucune disposition
Modèles des indications (la décision est prise par des tiers)
ANGLETERRE Ind. médico-soc. Décision par 2 médecins 24 semaines depuis les dernières règles Non Non Caisse-maladie Danger pour la vie de la femme enceinte Aucune disposition
FINLANDE Ind. méd., soc.+eug. Décision en règle générale par 2 médecins 16 semaines Non Non Caisse-maladie Après 16 sem.,
ind. méd. uniquement
Le partenaire peut être entendu si cela peut être « utile »
IRLANDE Ind. vitale (danger de mort uniquement)
ISLANDE Ind.méd. + soc. larges. Décision par 2 médecins ou un travailleur social 12 semaines pour l’ind. sociale Conseils sur la contraception Non Caisse-maladie Aucune disposition
POLOGNE Ind. méd. très étroite, viol, malformation du foetus Aucun (12 sem. en cas de viol) Non Non ? Aucune disposition
ESPAGNE
(jusqu’au 5.7.2010)
Ind. méd. (aussi psycologique). Décision par 2 médecins,
interprétation libérale
Aucun (22 sem. en cas de malformation foetale, 12 en cas de viol) Non Non Caisse-maladie seulement dans les hôpitaux publics Aucune disposition
Sources: Eser/Koch « Schwangerschaftsabbruch im int. Vergleich », 1988.
Textes des lois nationales

http://www.svss-uspda.ch/fr/facts/europe.htm

La majorité des pays européens et occidentaux s’est donc ralliée au pragmatisme, à savoir que les femmes avortent depuis la nuit des temps, que’en dehors d’un contexte médical elles mettent leur vie en danger et risquent de devenir définitivement stériles ou de porter atteinte à leur santé. Faut-il en conclure que les femmes occidentales ne respectent pas la vie, qu’elles sont inconscientes et criminelles? C’est ce que pensent les catholiques observants et en particulier ceux qui, derrière l’organisation « En marche pour la vie » organisent chaque année une manifestation pour demander l’abrogation de la loi Veil.

http://enmarchepourlavie.fr/

Force est de constater, au regard des réalités, que le concept de « vie » est différend du concept de « vivant ». C’est tellement vrai qu’au moment de la mise au monde d’un bébé, la première interrogation des parents est « Est-il vivant »? Ensuite vient la question « Est-il normal », ce qui sous-entend « Est-il adapté à la vie sociale? ». Parce que pouvoir vivre, un être humain nécessite un certain équipement organique et un environnement favorable. Un bébé, a fortiori un foetus ou un embryon ne peut absolument pas survivre et vivre sans assistance et c’est là que le désir des parents et l’organisation sociale interviennent.

C’est l’incapacité d’un foetus, d’un embryon, d’un bébé à vivre en autonomie qui sépare les partisans de la légalisation de l’avortement des partisans « de la vie ».

Les sciences sociales dont le développement est relativement récent, nous ont enseigné combien l’environnement humain et naturel étaient importants pour l’être humain. Biologie, sociologie, économie, médecine, psychologie, psychanalyse ont contribué à comprendre et maîtriser l’évolution génétique de l’enfant.

La remarque de Simone de Beauvoir est toujours d’actualité et renforcée par toutes les études en sciences sociales. Le bébé meurt, dépérit, souffre, stagne et s’étiole s’il n’est pas nourrit de soins affectifs, éducatifs et matériels. Un bébé mal soigné deviendra un adulte souffrant, inadapté et peut-être dangereux pour autrui. Les prisons regorgent d’anciens enfants mal soignés. Les SDF sont souvent d’anciens bébés issus de familles nombreuses et pauvres qui ont été abandonnés par leurs parents, placés à la Ddass, parfois physiquement et psychologiquement maltraités dans les familles d’accueil mais aussi par des institutions et des institutionnels qui, les sachant non protégés ont pu abuser d’eux de mille manières.

Le pédopsychiatre René Zazzo a écrit: « la condition d’un bon détachement est un bon attachement. » Autrement dit l’autonomie et la socialisation de l’adulte dépendant de l’attention, de l’amour et des soins qu’il a reçus depuis sa naissance. La plupart des françaises et des français l’ont compris qui planifient les naissances et limitent le nombre d’enfants à celui qu’ils estiment avoir les moyens matériels et psychologiques de soigner.

(article en cours de rédaction)

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