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Archives de Tag: pornographie

Brigitte Lahaie ennemie des femmes ET des hommes

Après avoir sévi pendant 15 ans sur RMC, Brigitte Lahaie anime une émission sexe depuis deux ans sur Sud Radio dont le patron lui voue une admiration sans borne. On le comprend, l’animatrice promeut la sexualité des hommes et invite les femmes à les imiter. Elle victimise ces hommes qui seraient castrés par les femmes, elle les plaint et les conforte dans leur douleur de ne plus pouvoir dominer les femmes comme la nature l’ordonnerait. Elle se victimise elle-même en se déclarant féministe incomprise stigmatisée pour avoir joué dans des films pornographiques « féministes » selon elle qui considére que prendre des amants pour compenser l’insuffisance sexuelle d’un mari  (le scénario qu’elle donne en exemple) c’est du féminisme haut de gamme.
Brigitte Lahaie est sortie de son temple pour signer la pétition honteuse des cent femmes hostiles au mouvement #balancetonporc #metoo et se plaint d’avoir été lâchée par des signataires (qu’elle aurait recrutées) pour avoir affirmer qu’il est possible d’avoir un orgasme quand on est violée.

Cette affirmation réitérée et assumée haut et fort, outre qu’elle conforte les violeurs dans leur crime, pourrait être acceptable (tout est possible) si elle était contextualisée mais dite de manière aussi péremptoire c’est une incitation au viol.

Tout d’abord Brigitte Lahaie milite pour l’orgasme obligatoire, à l’image de la sexualité mâle : excitation, bandaison, pénétration, éjaculation, roupillon. Outre le fait que la majorité des femmes n’éprouve pas d’orgasme pendant le coït (sujet tabou), de nombreuses études démontrent que le principal organe sexuel de la femme est son cerveau et que son plaisir irradie la totalité de son corps et pas uniquement le clitoris, équivalent organique du pénis. Une femme peut avoir énormément de plaisir, de jouissance, de bonheur, d’extase sans la mécanique de l’orgasme au sens clinique. Or dans le monde de Brigitte Lahaie, une femme anorgasmique -la majorité dans le coït- est une malade qui doit consulter un sexologue -mâle de préférence- et faire de nombreuses expériences sexuelles pour « se trouver » sexuellement, à savoir être « formée » par le mâle. Ce diktat culpabilise les femmes et renforce le sentiment de supériorité des mâles adorateurs de leur orgasme. Et tant pis pour les « pauvres » hommes, forcément à rééduquer, qui n’atteignent pas l’orgasme, qui ne bandent pas ou sont éjaculateurs précoces. Ils n’ont qu’à écouter Brigitte Lahaie pour résoudre leur problème. Na ! Ses copains sexologues apprécient qu’elle leur fournisse de la clientèle, alors quand elle les invite, ils se gardent bien de ne contester sa ligne de pensée quand bien même ils n’approuveraient pas ses affirmations obséquieuses vis-à-vis des préjugés sexistes du grand public, femmes et hommes confondus

Brigitte Lahaie se victimise également parce qu’on lui reprocherait d’être une ancienne star du porno. Mais Brigitte, c’est précisément parce que vous êtes une ex star du porno que les gens imaginent que vous avez tout compris de la sexualité et c’est pour cela qu’ils vous écoutent et font le beurre des annonceurs des radios qui vous accueillent. On le sait, aujourd’hui le porno est l’éducateur sexuel des enfants dès 11 ans. A ce propos oser affirmer comme vous le faites  Et je n’entends pas beaucoup les féministes sur la question de la pornographie actuelle qui est d’une violence terrible pour les femmes est un mensonge. Sur le plan des compétences, ce n’est pas parce que vous avez joué dans des scènes de sexe torride que vous connaissez la sexualité des femmes et que vôtre propre expérience de la sexualité vous légitime pour causer de la sexualité féminine qui est tellement complexe qu’elle pose encore aujourd’hui des tas de questions non résolues et qu’elle demeure un mystère pour beaucoup d’experts, ce que vous n’êtes pas.

Quant à avoir un orgasme pendant un viol, savez-vous que la peur, quelle que soit son objet, déclenche des réactions physiques étonnantes et incontrôlables ? En dehors du fait que l’on peut uriner et déféquer dans sa culotte, saigner du nez, de l’anus ou de l’utérus , transpirer excessivement, trembler de tout son corps, avoir un malaise, perdre la raison, perdre la mémoire, faire un pic d’hypertension, perdre la vue momentanément , être paralysée par sidération ou même déclencher un orgasme puisque vous le dites. Il faut croire que cela vous est arrivé pour l’affirmer avec tant d’assurance. Je ne dis pas que cette dernière réaction soit impossible, je dis que l’affirmer comme vous le faites est une manière de rentrer dans le fantasme du violeur et de le conforter dans son crime, minimisant ce dernier puisque la victime en aurait tiré du plaisir. C’est irresponsable et criminel de vôtre part.

Brigitte Lahaie estime que la libération de la parole des femmes victimes de violences sexuelles est actuellement un féminisme qui « n’est pas pour la femme, mais contre l’homme ». A l’instar du magazine « Causeur » parangon de la chasse aux féministes, elle mélange séduction et harcèlement pour en déduire qu’aujourd’hui les hommes n’osent plus aborder les femmes. Elle ne doit pas beaucoup sortir seule de son studio ou alors elle est aveugle, sourde et insensible à tout contact imposé. Quelle est donc l’économie de ce mensonge ? A qui ça profite ? Certainement pas aux femmes quotidiennement harcelées et violées toutes les 7 minutes en France aujourd’hui.

Faudrait-il expliquer à Brigitte Lahaie et les hommes qui la vénèrent qu’il y a un monde entre la séduction et le harcèlement, le charme et la prédation ?

Heureusement, quelques hommes ne tombent pas dans la marre boueuse de Brigitte Lahaie et de ses admirateurs comme ce lecteur du magazine Le Point qui commente son interview :

Par Papageno42 le 15/10/2018 à 12:10

Non, non et non

Non, Mme Lahaie, les films pornographiques ne sont pas « féministes ». Ils font partie de la culture du viol dont vous êtes une des porte-parole, et je vous invite à lire « Pour en finir avec la culture du viol » de Noémie Renard pour mieux le comprendre.

Non, moi qui suis un homme, je n’ai pas peur d’offrir un café ou de déjeuner avec mes collègues féminines. Je me réjouis d’un monde post-MeToo qui commence à se dessiner et où les femmes sont plus libres car mieux respectées. Où les victimes de violences sexuelles qui sont aux 2/3 des enfants (et parmi ces enfants 1/4 de garçons) sont davantage écoutées, entendus, prises en charge. Je ne vois nullement mes possibilités d’aventures sentimentales et érotiques limitées par le respect du consentement.

Mme Lahaie véhicule dans cet interview une culture sexiste, malsaine et violente dont j’espère bien qu’elle va continuer à régresser et à se ringardiser. Et je pense que les hommes ont tout à gagner dans les transformations que le « MeToo » provoque : liberté et sécurité pout toutes et tous, et meilleure protection des enfants contre les prédateurs sexuels.

Brigitte Lahaie : « Le féminisme actuel n’est pas pour la femme, mais contre l’homme »

INTERVIEW. Pour l’animatrice de Sud Radio, après #MeToo, les hommes ne savent plus séduire les femmes. Confidences d’une ex-star du X qui ne regrette rien.

Par 

Modifié le  – Publié le  | Le Point.fr
Brigitte Lahaie repond sur Sud Radio aux auditeurs sur des sujets lies a l'intimite et a la sexualite, du lundi au vendredi de 12 a 14 heures.
Brigitte Lahaie répond sur Sud Radio aux auditeurs sur des sujets liés à l’intimité et à la sexualité, du lundi au vendredi de 12 à 14 heures.© REVELLI-BEAUMONT/SIPA
Elle assume complètement son statut de « scandaleuse », titre d’un ancien livre réédité (éd. La Musardine), seulement cinq mois après Le Bûcher des sexes (éd. Albin Michel), qui répondait à la polémique suscitée par sa phrase prononcée en janvier sur l’orgasme et le viol. « Scandaleuse », elle le reste pour beaucoup, bien qu’elle ait arrêté de jouer dans des films pornographiques depuis plus de trente ans. Voilà dix-huit ans que Brigitte Lahaie tient le micro. À RMC hier, à Sud Radio depuis septembre 2016 (de 14 heures à 16 heures du lundi au vendredi), elle répond aux auditeurs sur des sujets liés à l’intimité et à la sexualité. Dans le studio de Sud Radio, juste avant de prendre l’antenne, Brigitte Lahaie nous reçoit avec élégance, le regard franc. Sans peur d’énoncer une idée complexe, choquante, et d’assumer sa phrase sur le fait qu’il soit possible d’avoir un orgasme quand on est violé. Audition libre.

Protéger nos enfants de la pornographie. Pétition

Adressée à candidats élection présidentielle

Protéger nos enfants de la pornographie.

L’accès libre aux images pornographiques, souvent d’une violence extrême, est possible depuis plusieurs années sans aucune restriction pour les mineurs. Certains enfants, parfois de moins de 11 ans, développent une véritable addiction à ces images et en consomment deux à trois heures par jour. Leur vision de la sexualité est dès lors faussée avec la possibilité de conséquences durables sur les relations entre hommes et femmes.

 Dans leur grande majorité, ces sites pornographiques montrent un mode de relation sexuelle où les femmes subissent violences et situations dégradantes. Lorsque l’on tape « gang bang »  dans la barre de recherche, s’affiche une liste impressionnante de vidéos de viols collectifs en consultation libre et gratuite. Ceci participe de ce qu’on appelle la culture du viol, et on ne peut nier la dangerosité de ces images pour des enfants encore incapables d’un recul critique, avec en particulier des conséquences sur les violences faites aux femmes. Ces images sont faites par des adultes pour les adultes et pas pour les enfants, réservons les aux adultes.  Si on accepte cette diffusion libre, la protection des mineurs est alors de fait un vain mot.

 Aujourd’hui, les fournisseurs d’accès Internet ont le devoir de ne plus diffuser ces images sans restriction d’accès. Il est possible d’interdire l’accès des mineurs aux sites pornographiques, comme la loi l’exige, en demandant, avant la première image, un numéro de carte bancaire (cartes réservées aux majeurs). Le risque d’amendes importantes et la menace de fermeture d’un fournisseur d’accès en cas de récidive seraient sûrement suffisamment dissuasifs.

Nous demandons que les candidats à la présidence de la République prennent position sur ce sujet.

Cette pétition sera remise à:

  • candidats élection présidentielle

Lire la lettre de pétition

College National des Gynecologues Obstétriciens Français a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 45 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.

Epilation du minou, buisson, chatte, pubis ? Pour ou contre les poils ? Ridicule poilue ou Foufounista ridicule?

Publié le

Pubis au naturel

93 pubis en vedette pour lutter contre la "dictature" de l’épilation intégrale

Notez que cette campagne contre l’élagage du pubis s’appelle « project Bush » projet Buisson…;-)

L’épilation intégrale, euphémisme pour désigner le débrousaillage du minou, fait fureur.

Début juillet, le journal Le Figaro remettait sur le tapis le sujet piquant de l’épilation du pubis … en Amérique parce que, c’est entendu, tout ce que font Américaine et Américains est puéril et ridicule. Or il y a bien longtemps que, sous l’influence de la pornographie, du libertinage, de la partouze et de la virilité triomphant du féminisme « castrateur », les Françaises mais aussi les Français se livrent à l’épilation de leurs parties intimes. http://edito.sante.lefigaro.fr/actualite/2016/07/03/25168-rasage-intime-nouvelle-norme-pour-americaines

Vous trouverez ci-dessous quelques textes sur le sujet de l’épilation et de l’épilation du pubis en particulier. Je vous en souhaite une agréable lecture.

La Connectrice

*93 PUBIS EN VEDETTE POUR LUTTER CONTRE LA « DICTATURE » DE L’ÉPILATION INTÉGRALE

TATOUÉ, TOUFFU, LISSE, JEUNE OU VIEUX…  AVEC SON PROJET « BUISSON » ( » PROJECT BUSH » ) – POUR LEQUEL 93 FEMMES ONT DÉVOILÉ LEUR INTIMITÉ -, L’AGENCE BRITANNIQUE MOTHER LONDON VEUT LANCER UN DÉBAT SUR LA PRATIQUE DE PLUS EN PLUS RÉPANDUE DE L’ÉPILATION INTÉGRALE.

93 pubis en vedette pour lutter contre la "dictature" de l’épilation intégrale© ALISA CONNON

En association avec plusieurs groupes féministes, l’agence de publicité Mother London a lancé le mois dernier un appel à volontaires pour trouver 93 femmes acceptant de voir leur pubis photographié. L’objectif : montrer qu’il n’existe pas qu’un seul type d’ »arbuste », mais une multitude du brésilien au bikini, en passant par l’intégral ou le ticket de métro

Le projet est né de la prise de conscience de Liam Fay-Fright , le directeur de l’agence qui a appris que des jeunes filles de 11 ou 12 ans s’épilaient intégralement, raconte le Huffington Post . Horrifié de voir que l’ épilation intégrale, venue du porno , est devenue la norme chez la jeune génération, (« il s’agit d’une pression exercée par la société actuelle », explique-t-il), Liam a monté ce projet pour dire aux femmes qu’elles ont le choix et que d’avoir des poils pubiens n’est pas honteux. Au contraire.

L’agence a alors fait appel à la photographe londonienne Alisa Connon pour réaliser des clichés de l’entrejambe de femmes volontaires. Si le projet a été bien accueilli par les internautes et les médias, la photo a néanmoins été censurée sur Facebook et certaines femmes, sur Twitter , reprochent tout de même un manque de diversité apparente : une seule femme noire et aucune rousse . Mais comme l’explique l’un des membres de l’agence, l’objectif était bel et bien de lancer le débat sur l’épilation avec une sélection de 93 photos, non de représenter tous les pubis de la planète…

* Histoire du poil pubien par Vanity Fair

http://www.vanityfair.fr/style/savoir-vivre/articles/une-histoire-du-poil-pubien/24447

Vénus à la fourrure

Femmes de tous pays, dépoilez-vous !

Aujourd’hui généralisée, l’épilation du pubis chez la femme a été considérée selon les époques comme un moyen d’émancipation ou d’asservissement. De l’antiquité égyptienne aux années 1950, l’historienne Diane Ducret explique comment la bataille des sexes s’est toujours jouée à un poil près.

Dans un atelier du New York des années 1920, les ­artistes Man Ray et son ami Marcel Duchamp s’adonnent à une drôle d’activité. Face à l’objectif indiscret de la caméra tenue par Duchamp, Man Ray, déguisé en barbier, rase le pubis d’une femme nue. Loin d’être vulnérable ainsi dépossédée de sa toison pubienne, l’excentrique modèle a le sentiment de transformer son entrejambe en manifeste. Son sexe imberbe devient un symbole, celui d’unmouvement artistique nouveau qui a décidé de rompre avec les conventions. En dépoilant cette femme, Man Ray compte bien choquer les mœurs. Il veut montrer ce que l’histoire cache depuis toujours. À Paris, il rencontre Kiki, une autre modèle qui n’a pas froid aux yeux. Il veut la photographier dans son plus intime appareil. Mais voilà, Kiki craint que les clichés ne révèlent sa « tare physique », une infirmité des plus dramatiques… l’absence de poils pubiens.
 
Elle a pourtant tout essayé pour les faire pousser, les onguents et les massages, mais rien n’y fait. Pragmatique, le photographe voit son intérêt dans cette particularité : tant mieux, elle passera la censure. Bientôt les poils épars de Kiki entrent dans l’histoire. Elle affiche sa toison comme une rébellion, comme la réalité d’un corps de femme, avec son animalité, ses imperfections.
 
Duchamp a quant à lui une dent contre les « abominables fourrures abdominales » qu’arborent les femmes entre leurs jambes et qui fait ressembler leur sexe à un chou-fleur. Ne ­rasant pas que les modèles, il invite sa jeune épouse,Lydie ­Sarazin-Levassor, à procéder à une épilation totale. « Ce fut une séance mémorable, dit-elle, car le produit employé, très efficace, à base de soufre, dégageait une odeur caractéristique qui me poursuivit au moins quarante-huit heures ! J’avais beau me baigner, m’inonder de parfum, on aurait pu me suivre à la trace. Lucifer arrivant tout droit des Enfers n’aurait pas été plus décelable que moi ! » L’expérience dépilatoire de Mme Duchamp n’est pas isolée. Le poil féminin est le vestige d’une animalité qu’il excite en se montrant, le signe d’une maturité sexuelle à laquelle les hommes ne comprennent pas tout, et qui leur fait peur parfois. Et un animal à poil ras semble toujours plus docile.
 
 
L’AUDACE DE GOYA
 
Signe d’esclavage dans l’antiquité égyptienne, l’épilation intime est à la Renaissance un signe d’émancipation féminine qui préoccupe sacrément les hommes. Certaines femmes se plaisent ainsi à porter leur entrejambe « ras comme la barbe d’un prêtre » nous disent les plus renseignés sur la chose. Et l’entretien de cette barbe devient une préoccupation majeure des courtisanes comme des femmes de bien. Les recettes d’épilation à la chaux et à la cire venues d’Italie font fureur.
 
 
Une demi-écuelle de chaux vive bien sèche est nécessaire, tenue propre et tamisée dans une étoffe. On y verse de l’eau bouillante, prenant soin de mélanger la préparation harmonieusement. Pour savoir si cette dernière est prête à l’emploi, on y trempe une aile d’oiseau, et si les plumes tombent de l’aile, la cuisson est optimale. L’onguent est ensuite étendu de la main sur les poils intimes, puis essuyé. Pour les plus radicales, une crème composée d’un ­demi-litre d’arsenic est proposée. Du côté de Milan, on propose une recette miracle pour faire la chasse aux poils indésirables à base de graisse de porc, de moutarde et de genévrier. Portée à ébullition, la potion promet déjà ce que les femmes cherchent encore de nos jours : « faire tomber les poils qui plus jamais ne repousseront. »
 
Mais qu’on ne s’y fie pas, ce soudain engouement pour le déboisement n’a rien de superficiel. Il est le symbole d’une appropriation par les femmes d’un organe qui, chauve comme celui des courtisanes qui choisissent et cultivent leur plaisir, n’appartient plus intégralement aux hommes. Pourtant, d’autres préfèrent faire sécession et ont le poil aussi long et pendant « que les moustaches d’un Sarrasin », comme le suggère l’écrivain Brantôme dans Les Dames galantes. Elles agrémentent leur crinière pubienne de décorations, les « entortillant avec des cordons ou rubans de soie cramoisie ou autre couleur ». Un véritable art intime du pubis naît ainsi sous Catherine de Médicis, les dames allant jusqu’à « se les friser comme des frisons de perruques » et tissant autour des fils chargés de diamants et de rubis pour prouver leur rang par leur bouquet garni.
 
Mais tout ceci se passe sous le secret des jupons. Personne ne doit encore voir le poil honni. Depuis la naissance du christianisme, le tabou qui règne sur la représentation du sexe des femmes s’est en effet focalisé sur les poils. Lorsque Sandro Botticelli peint sa Naissance de Vénus, une femme à la peau de nacre aborde le rivage sur un coquillage. Vénus dévoile un corps parfait, à l’entrejambe recouvert par de longs cheveux roux, laissant découvrir la lisière d’un pubis imberbe. Car le sexe imberbe d’une femme se conçoit comme une image de pureté et d’idéal. La réticence au poil renvoie à l’animalité tapie dans l’être humain et traverse ainsi les siècles jusqu’à Francisco Goya. À l’aube du XIXe siècle, la tyrannie de la perfection semble s’essouffler. Quelque chose se met à pousser sur saMaja nue : un poil ! Cette anodine coquetterie pileuse est une révolution, une première dans l’art occidental. Goya n’a pas cherché de thème mythologique pour cacher la vérité de la femme, quelle audace ! Mais c’est par le duvet que l’Inquisition arrive. En 1814, l’Église décide de cacher l’œuvre au public et engage un procès contre le peintre pour obscénité. Montrer des femmes nues, oui, mais des femmes à poil, ça jamais ! Des siècles de représentations idéalisées laissent croire que la Chair Interdite d’une femme est sans faille, sans bulbes.
 
 
CENSURE HOLLYWOODIENNE 
 
Le XXe siècle s’engouffre dans la brèche ouverte par Goya. L’étau religieux se desserre. La voie, pense-t-on, est ouverte. Mais à l’été 1944, le sexe des femmes est en première ligne de l’épuration. Il ne relève plus de l’intime, il appartient au public, aux hommes opprimés par l’ennemi. Il est l’honneur de la nation. Les libérateurs traquent jusqu’entre leurs jambes les souillures de l’Occupation et du plaisir. Souvent, ce ne sont pas seulement les têtes des fautives supposées que l’on tond.
 
Des femmes traquées, affolées, sont maintenues par la force pendant qu’on leur rase le pubis, les blessant au passage avec les lames ou les ciseaux. Les « Poules à Boches », celles qui, pendant au moins quelques instants n’ont pas souffert autant que les autres en prenant du plaisir, doivent être punies. Les poils pubiens, synonyme de nubilité, de maturité sexuelle, sont le support, le signe de la trahison. La tonte intime est une manière de désacraliser la chair interdite. Lorsque les nouvelles prisonnières politiques arrivent au camp de Auschwitz-Birkenau, elles en font l’ignoble découverte. « Dans une dernière tentative pour me défendre d’une telle violence physique et morale, je serrai les jambes, cherchant à me couvrir la poitrine avec les bras. Un nazi me frappa avec le canon de son fusil et cria brutalement : “Écarte les jambes et laisse-toi raser ! » », témoigne l’une d’elle. Dans un lieu fait pour la mort, le rasage est une humiliation imposée, où ni la féminité ni sa liberté n’ont plus lieu d’être.
 
La punition de la trahison féminine par la tonte intime n’est hélas pas une idée neuve. Au temps de la domination de Babylone (l’Irak d’aujourd’hui), 1500 ans avant Jésus Christ, un mari rentrant inopinément chez lui trouve sa femme affairée avec un autre homme. Désireux d’infliger une punition mémorable à son épouse, il attache d’une corde les deux infidèles à la couche du délit, et les traîne à bout de bras jusqu’à l’assemblée de la ville, réunie par un procès. La mort apparaît trop clémente. L’humiliation seule peut être cathartique. La coupable est condamnée à avoir les poils pubiens entièrement rasés en public, signe de la perte de son statut de femme libre. Elle sera désormais une esclave dans la maison de son mari. Son nez est percé, on y place un anneau et on la promène à travers la ville, traînée par une chaîne, pour exposer son sexe imberbe.
 
Tant qu’elle est dénuée de tout poil, elle ne peut pas être si sauvage, cette chair, ni mordre celui qui veut s’en approcher. La guerre se tait, mais l’interdiction reste. Peu après minuit, devant le Trans-Lux Theater de New York, à l’automne 1954, ­Marilyn Monroe s’apprête à tourner une scène sur l’aération d’une bouche de métro dont le souffle s’amuse de sa robe blanche évasée. Le réalisateur de Sept Ans de ­réflexion, Billy Wilder, est électrique. Tandis que la soufflerie propulse la robe de Marilyn au-dessus de ses genoux, la foule pousse des cris. Wilder encourage les machinistes à envoyer plus de vent entre les jambes de la belle. La robe finit par s’élever jusqu’aux épaules de l’actrice, dévoilant des dessous couleur chair assez fins pour montrer une masse sombre de poils pubiens. Scandale en perspective. Wilder vacille. La star est priée de porter deux culottes, et des plus opaques. Ces quelques poils suffiraient à déchaîner une tempête judiciaire autant que médiatique. Billy Wilder connaît la censure qui règne sur les productions hollywoodiennes, où tout poil pubien est interdit à l’écran.
 
Défier la censure sans jamais y être soumis, pousser comme une herbe folle là où l’on voudrait le couper ; se tailler, se faire la belle quand on lui demande de rester là sagement, voilà toute l’histoire du poil intime. Bientôt, Marilyn est la première à poser pour un magazine audacieux d’un nouveau genre, Playboy. Et si la censure impose encore de ne pas montrer de poils pubiens, son créateur Hugh Hefner aura tôt fait de la faire voler en éclats. Mais même une fois montré le sexe poilu sous toutes ses coutures, et s’en être rassasié de tout son soûl, la bête fait encore peur. Et pour vendre plus de papier, le marketing créa le sexe chauve. Comme une déferlante, les Occidentales s’empressent de répéter le même geste que leurs ancêtres de la Renaissance, pensant inventer une mode.
 
Dès lors qu’elle est choisie, l’épilation est une déclaration de liberté et d’indépendance. Mais imposée, elle est le comble de l’aliénation de la femme. Alors mesdames, quoi que vous décidiez pour votre buisson ardent, ne tolérez aucun diktat dans votre petite culotte, et n’oubliez jamais de vous poiler du qu’en dira-t-on.

En savoir plus sur http://www.vanityfair.fr/style/savoir-vivre/articles/une-histoire-du-poil-pubien/24447#hprjoISqOi40mMii.99Résultat de l’étude sur l’épilation intime http://epilation-intime.blogspot.fr/

*Epilation intime : une nouvelle pratique sociale ?

Compte-rendu de mon travail de recherche sociologique concernant les pratiques d’épilation intime chez les femmes d’aujourd’hui (2010).

Le pourquoi de ce Blog !

Etudiante en sociologie, j’ai choisi de travailler sur l’épilation intime chez les femmes d’aujourd’hui. Il s’agissait pour moi d’apporter un éclairage sociologique sur un sujet rarement abordé jusqu’ici et de voir si cette pratique était aujourd’hui devenue incontournable. De plus, je souhaitais mettre en lumière de façon représentative (et donc en évitant les clichés habituels) de quelles manières et pour quelles raisons les femmes avaient recours aux pratiques d’épilation intime. Toutes les filles le savent : il s’agit là d’un sujet délicat dont on parle peu, même entre copines, mais qui attise la curiosité.

Mon travail se base essentiellement sur une enquête (sondage avec 10 réponses) menée sur internet par le biais de l’envoi de messages sur le site Facebook (afin de cibler des profils féminins et d’éviter des réponses masculines pouvant brouiller les résultats) mais aussi par le biais d’envoi d’emails à de très nombreuses connaissances et connaissances de connaissances. Les personnes contactées étaient ainsi invitées à répondre anonymement à un sondage rapide à partir duquel je pouvais ensuite analyser les réponses fournies ainsi qu’en tirer des conclusions sociologiques.

Après deux mois de travail difficile sur le web (envoi de près de 800 messages et emails), je suis parvenue à récolter 345 réponses (en quasi-totalité des jeunes femmes de 15 à 35 ans dont les réponses seront analysées par classes d’âge) ce qui me permis d’établir un échantillon solide.

Alors que j’envoyais des messages et emails à des personnes qui ne me connaissaient pas et que je sollicitais à propos de questions relativement indiscrètes, je pensais faire face à de nombreux retours de critiques et d’indignations plus ou moins virulentes. Au contraire, je fus agréablement surprise par le nombre de personnes m’encourageant et me demandant même de leur envoyer mes résultats. C’est justement pour cela que je me décidais à créer ce blog afin d’y exposer, brièvement mais de façon synthétique, le résultat de mes recherches et de permettre aux intéressées d’y avoir accès.

Enfin, je souhaite remercier toutes celles qui me fournirent une précieuse aide dans le cadre de mon travail. Sans leurs réponses, mon travail n’aurait pu aboutir. 4 commentaires:

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Petite introduction au sujet

L’épilation intime chez les femmes d’aujourd’hui : un très vaste sujet jamais étudié jusqu’ici sous l’angle sociologique. Que sait-on au juste du rapport que les femmes contemporaines entretiennent avec cette partie de leur corps ? Bien peu de choses en somme puisque la seule fois que le sujet est abordé, c’est avec moult clichés par les magazines people et féminins ainsi que dans quelques films et séries télé. En effet, aborder le sujet de l’épilation intime amuse lorsque l’on en parle de façon générale mais crée un profond malaise lorsque il est évoqué en rapport à une personne en particulier. Ainsi, même entre amies, les femmes sont généralement assez frileuses à parler de la façon dont elles épilent cette partie de leur anatomie.

En effet, soulignons que les médias (magazines, séries télé, films) ont largement participé à instaurer l’idée selon laquelle, en 2010, l’épilation du pubis chez les femmes devait être une pratique des plus rigoureuses. Dès lors, la guerre au poil devrait s’imposer comme une priorité absolue des femmes modernes, la non-épilation ou l’épilation minimale du pubis apparaissant comme des comportements déviants, peu hygiéniques et archaïques. Dans la série Sex and the City, succès populaire auprès du public féminin, Carrie Bradshaw, interprétée par Sarah Jessica Parker,  mentionne plusieurs fois son dégout pour les poils pubiens et sa passion pour l’épilation brésilienne (épilation intégrale des lèvres et du pubis hormis une très fine bande de poil verticale plus étroite que le « ticket de métro »). Interrogée par une revue people américaine, l’actrice Eva Longoria était, pour sa part, allée jusqu’à déclarer qu’elle ne s’était sentie femme que le jour où elle commença à pratiquer régulièrement l’épilation intégrale.

Force est de constater, et les femmes qui me lisent le savent bien, que rares sont celles qui avouent ne pas s’épiler ou, en tous cas, n’ôter que ce qui dépasse du maillot de bain. Alors que d’un côté les magazines féminins encensent le confort et l’esthétisme du pubis complètement lisse, de l’autre les fantasmes masculins, particulièrement influencés par l’industrie du X, ont fait de la femme imberbe un véritable idéal. Le développement de la pornographie sur internet ou à la télévision transforma profondément les normes des adolescents et adolescentes en matière de sexualité. En 2008, un sondage CSA révélait que 80% des garçons de 14 ans et 45% des filles du même âge avaient déjà regardé un film pornographique. Or, notons bien que le poil pubien est complètement exclu de ce genre de productions. Les actrices X se doivent ainsi toutes d’être impeccablement imberbes. Bercées par cette représentation du sexe féminin, les jeunes filles et jeunes garçons ne manqueront pas d’en faire une norme faisant ainsi naître une véritable pression sociale.

A première vue, on pourrait très facilement imaginer que de par la pression sociale pesant sur elles, les jeunes femmes (15-35 ans) pratiqueraient massivement l’épilation intégrale. Or, aux vues de notre enquête, c’est bien loin d’être le cas et aucun schéma en matière d’épilation intime ne se dégage réellement. C’est ce que nous verrons par l’intermédiaire des résultats suivants. 2 commentaires:

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Les répondantes

De manière à améliorer au mieux la lisibilité des données qui suivront, voici la répartition des répondantes par classes d’âge :

La classe d’âge 18-23 ans inclus est la plus importante renfermant non moins de 48,70% des répondantes. Viennent ensuite la classe d’âge 15-17 ans inclus puis 24-34 ans inclus. Notons que les plus de 35 ans constituent une véritable minorité, ce qui s’explique par le public jeune visé initialement, mon travail portant sur les jeunes générations de femmes. Des résultats par classes d’âge furent ainsi extraits et permirent de constater des différences en matière d’épilation intime. Ces résultats détaillés seront exposés par la suite.

Le questionnaire comportait également une question demandant aux répondantes de se classer par catégories de styles vestimentaires. Ces catégories, très clichées, devaient permettre de dégager des tendances en matière d’épilation intime en fonction des styles vestimentaires auxquels se rattachaient les répondantes. Nous exposerons ces résultats détaillés par la suite. En attendant, voici la répartition des répondantes par catégories de styles :

On note qu’une quasi-majorité refusant de se classer dans une catégorie particulière opte finalement pour la catégorie dite « Standard ». Les catégories BCBG/Chic (dans laquelle fut fondue la catégorie Fashion Victim, ne comportant qu’une seule réponse), Bobo et Classique/Tradi sont les seules étudiables, les autres étant trop marginales.1 commentaire:

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Pratiquez-vous l’épilation intime ?

La première véritable question du sondage portait sur la pratique effective de l’épilation intime et sur la fréquence d’épilation des répondantes. En effet, étant donné que 96% des répondantes, soit la quasi-totalité, disent pratiquer l’épilation intime, il était surtout intéressant de comparer les fréquences auxquelles était pratiquée la dite épilation.

Voici les réponses enregistrées à la question « Pratiquez-vous l’épilation intime ? » :

On note ainsi que l’épilation intime est véritablement rentrée dans les moeurs des femmes modernes puisque 58% des répondantes la pratique au moins 1 fois par mois. 30% des répondantes s’épilent de 2 à 4 fois par mois alors que 13% vont même jusqu’à s’épiler 2 à 3 fois par semaine.

Notons cependant que l’épilation demeure particulièrement rare voire inexistante chez 42% des répondantes (4% ne la pratique jamais, 26% une ou deux fois par an seulement et 12% une fois par trimestre).

Là encore, les chiffres diffèrent fortement selon les tranches d’âge et les catégories de style, ce que nous verrons plus tard dans le blog.3 commentaires:

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Quelles formes d’épilation intime ?

La première question qui se posait était de savoir comment les femmes contemporaines épilaient, ou non, cette partie du corps (le pubis et, dans certains cas, le sexe lui-même). Entre amies, les discussions arrivent à tourner autour du sujet mais restent généralement floue, chacune ressentant un malaise à parler d’une chose aussi intime. L’anonymat d’une enquête réalisée sur internet permet ainsi de lever cette barrière et donc de parler librement de la façon dont chacune pratique l’épilation intime.

On distingue de très nombreuses formes diverses et variées d’épilation intimes. Par soucis de simplicité, nous avons décidé d’en inclure 6 possibles dans notre questionnaire en ligne : « Aucune épilation, pilosité naturelle », « Triangle pubien fourni (épilation des bordures uniquement) », « Triangle pubien taillé », « Ticket de métro », « Epilation intégrale » ainsi qu’une catégorie « Autre ».

Pour simple clarification, notons que nous entendons par « Triangle pubien fourni (épilation des bordures uniquement) » ce que les esthéticienne appellent le « maillot classique ». Dans ce cas, seules les bordures sont enlevées, les poils pubiens formant le triangle pubien restant en place.

Par « Triangle pubien taillé », nous entendons le « maillot bikini » c’est à dire un triangle pubien un peu plus échancré mais formant toujours un triangle.

Par « Ticket de métro », nous entendons l’épilation des côtés du pubis ne laissant apparaître qu’un rectangle de poils pubiens de la taille d’un ticket de métro.

A la question « Sous quelle forme pratiquez-vous l’épilation intégrale ? », les réponses sont les suivantes :

Aux vues de ces résultats, on observe aisément à quel point l’épilation intime est devenue une pratique incontournable chez les jeunes femmes françaises. En effet, seules 4% des 345 répondantes affirment ne jamais procéder à l’épilation de cette partie de leurs corps ce qui en fait un comportement relativement marginal. A l’inverse, si 96%, soit une ultra-majorité des répondantes, avouent pratiquer l’épilation intime, celles-ci le font sous différentes formes.

Premièrement, l’épilation minimale (le « maillot » classique) où seules les bordures du triangle pubien sont enlevées s’impose, de façon quelque peu surprenante, comme la première forme d’épilation intime (32% des répondantes s’épilent de cette façon). L’explication principale vient probablement de la facilité et de la rapidité de cette forme d’épilation, la moins contraignante qui soit.

En deuxième position, l’épilation intégrale ne groupe que 26% des réponses alors qu’elle est pourtant présentée par bon nombre de magazines féminins et peoples comme une pratique courante chez les jeunes femmes d’aujourd’hui. Le chiffre de 26% constitue certes une part non négligeable des répondantes mais est cependant bien loin de constituer une majorité.

Viennent ensuite les deux pratiques dites intermédiaires : le triangle taillé (« maillot bikini ») et le ticket de métro. Ces deux pratiques, moins contraignantes que l’épilation intégrale, ne permettent cependant pas d’enlever l’intégralité des poils pubiens. Le triangle taillé est plébiscité par 19% des répondantes contre 18% pour le ticket de métro.

Au final, on note que 55% des répondantes conservent au final un triangle pubien (4%+32%+19%) alors que seules 26% des répondantes optent pour un pubis entièrement lisse. On est donc bien loin des clichés véhiculées par la presse féminine ainsi que par les séries à succès (type Sex and the City) où la guerre absolue au poil pubien est sans cesse réaffirmée.

Nous verrons plus tard (plus bas dans le blog) comment les formes d’épilation intime diffèrent entre catégories d’âge et catégories de style.2 commentaires:

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Une pratique permanente ou passagère ?

La question de la fréquence du recours à l’épilation intime laissait entrevoir le fait que nombre de femmes ne s’épilaient qu’une fois ou deux dans l’année, soit de façon très exceptionnelle. Il apparaissait donc intéressant de savoir si, pour les répondantes, l’épilation intime était pratiquée durant toute l’année, durant l’été uniquement (période des vacances, du port de maillots de bain pouvant encourager un recours plus fréquent à l’épilation intime chez nombre de femmes) ou encore de temps en temps, sans aucune régularité.

Voici les réponses des répondantes à la question « Vous pratiquez l’épilation… » :

On note une fois encore à quel point l’épilation intime est devenue incontournable chez les jeunes femmes puisque 51,60 % des répondantes disent la pratiquer tout au long de l’année (quelque soit la forme d’épilation choisie).

A l’inverse, la saisonnalité influe aussi beaucoup sur cette pratique puisque 31,60% des répondantes avouent ne s’épiler le pubis que durant l’été, saison où le corps s’expose plus volontiers, que ce soit en maillot de bain à la plage ou à la piscine. Enfin, notons que près de 13% des répondantes s’épilent cette partie de leur corps sans régularité, au gré des événements et des envies.Aucun commentaire:

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Quelle perception de l’épilation intime ?

Alors que l’on peut d’ores et déjà observer à quel point l’épilation intime est devenue une pratique courante chez les femmes d’aujourd’hui, force est aussi de constater que le triangle pubien n’a pas pour autant disparu puisque une majorité de répondantes décident de ne pas le supprimer.

Il était maintenant sociologiquement très intéressant de voir comment les femmes percevaient l’épilation intime c’est-à-dire comment celles-ci définissaient une pratique à laquelle elles recourent régulièrement. C’était tout l’intérêt de la question portant sur la façon la plus pertinente dont les répondantes qualifieraient l’épilation intime.

Voici les réponses (« Vous définiriez l’épilation intime comme…. ») :

Pas moins de 47% des répondantes voient dans l’épilation intime une pratique d’ordre esthétique devant parfaire la beauté corporelle. Vient ensuite l’épilation intime définie comme pratique érotique à laquelle souscrivent 22% des répondantes. L’épilation pubienne est ainsi rapportée au fantasme du partenaire et sera de nature à pimenter leur vie sexuelle.

Près de 17% des répondantes considèrent l’épilation pubienne comme une pratique d’ordre hygiénique devant permettre d’enlever un poil perçu comme « sale » ou « dégoûtant ». On voit notamment là la manière dont nombre de jeunes femmes perçoivent très négativement leur pilosité et font donc tout pour y recourir.

Enfin, notons que 9% des répondantes voient dans l’épilation intime une pratique avilissante pour la femme probablement par le fait qu’elle la force à s’adapter aux fantasmes masculins. A l’inverse, l’épilation pubienne n’est pratiquement pas abordée sous l’angle féministe puisque seules 2% des répondantes estiment qu’il s’agit d’une pratique participant à la libération de la femme.Aucun commentaire:

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Des femmes sous influence ?

Alors que les femmes perçoivent très positivement l’épilation intime (pratique esthétique ou érotique pour une majorité, pratique jugée avilissante par une faible minorité), il convenait désormais de savoir si celles-ci la pratiquaient sous la pression ou sous l’influence de tiers ou de facteurs externes. Comme nous l’avons vu en introduction de ce blog, l’épilation intime est devenue une norme sociale à part entière laquelle fait naître une pression sociale s’exerçant sur les femmes contemporaines. Ce constat est corroboré par la quasi absence de répondantes déclarant ne jamais s’épiler du tout (4% des réponses seulement).

Dès lors, il était fondamentale de demander aux répondantes si elles se pensaient être influencées lors de la pratique de l’épilation intime. Voici donc les réponses enregistrées :

On note en premier lieu que la moitié des répondantes (49,86%) disent ne subir aucune influence et pratiquent l’épilation intime en accord avec leur seul et unique choix. Un tel chiffre, particulièrement élevé, laisse cependant entendre que 50% des répondantes, l’autre moitié donc, s’épilent le pubis en raison de la pression sociale s’exerçant à leur encontre.

C’est l’influence du partenaire qui est donc ensuite la plus citée recueillant 22% des réponses ce qui laisse entendre que la vie en couple favorise l’épilation intime puisque, sans partenaire, ces 22% de répondantes ne s’épileraient pas le pubis comme elle le font.

Suit l’influence des amies laquelle touche 14,50% des répondantes. Enfin, les magazines féminins, de par les nombreux articles consacrés à la question ainsi que les photos de modèles dénudées généralement épilées intégralement, influencent 10% des répondantes à pratiquer l’épilation intime. Notons que l’influence du cinéma, pour sa part, est quasi-nulle (1%).1 commentaire:

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Les autres zones corporelles épilées

Afin de procéder à une rapide comparaison avec le cas de l’épilation pubienne, il était demandé aux répondantes quelles autres zones du corps celles-ci épilaient aussi (plusieurs choix possibles). Voici les réponses enregistrées :

Rappelons avant toute chose que 96% des répondantes disent s’épiler, au moins une fois dans l’année, le pubis (allant de l’épilation des seules bordures à l’épilation intégrale).

On note ainsi que l’épilation des jambes, partie du corps souvent exposée, est quasi-systématique (pratiquée par 99% des répondantes), tout comme l’épilation des aisselles (98% des répondantes) et des sourcils (84%, soit moins que pour l’épilation pubienne).

A l’inverse, seules 21% des répondantes disent s’épiler les bras, un chiffre à mettre en relation avec les 96% s’épilant au moins une fois par an le pubis. Dès lors, on peut conclure que l’épilation pubienne est véritablement rentrée dans les moeurs et que celle-ci est devenue, quelle que soit sa forme, incontournable pour les femmes du XXIème siècle.Aucun commentaire:

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L’épilation intime chez les 15-17 ans

La tranche d’âge des 15-17 ans apparaît finalement comme celle ayant le moins recours à l’épilation intime (10% des répondantes de la catégorie ne la pratique jamais et 39% de façon minimale). Pourtant sous l’influence omniprésente des médias, d’internet et des revues féminines, celles-ci n’ont pas encore massivement adoptées les comportements de leurs aînées. Notons également qu’avec 15% de répondantes disant pratiquer l’épilation intégrale, c’est là la tranche d’âge la moins concernée par cette pratique pourtant mise en avant comme la préférée des jeunes femmes.

Pour ce qui est de la fréquence d’épilation dans cette tranche d’âge, on note un sous-représentation des catégories « Très régulièrement » et « Régulièrement » par rapport aux résultats globaux au profit de la catégorie « Jamais » (10,60% ici contre 4% globalement).
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L’épilation intime chez les 18-23 ans

Les 18-23 ans (48% des répondantes) constituent le coeur de cible de mon enquête puisque formant la nouvelle génération de femmes adultes. Il s’agit aussi de la génération censée être la plus concernée par les « nouvelles » formes d’épilation pubienne à savoir l’épilation intégrale. On note cependant une sur-représentation de la catégorie « Triangle fourni » par rapport aux résultats globaux (35% contre 32%) ainsi qu’une sous-représentation de la catégorie « Triangle taillé » (15% contre 19% globalement). Notons enfin que seules 3% des répondantes de cette catégorie disent ne jamais s’épiler le pubis.

Pour ce qui est de la fréquence, on retrouve des chiffres très proches de la moyenne globale toutes tranches d’âges confondues. Les 18-23 ans ne s’épilent donc pas plus fréquemment que les autres femmes contrairement aux idées reçues. Au contraire, et nous le verrons, elles s’épilent même moins fréquemment que les répondantes de la tranche des 24-34 ans.
1 commentaire:

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L’épilation intime chez les 24-34 ans

Les 24-34 ans constituent la génération actuelle de femmes modernes, celle des jeunes adultes et des débuts de la vie en couple. C’est justement la vie en couple qui, de par l’exposition régulière de son corps aux yeux du partenaire, pousse les répondantes à pratiquer plus assidûment l’épilation intime. On constate ainsi que c’est cette tranche d’âge qui pratique le plus l’épilation intégrale, le ticket de métro et le triangle taille (31% ici contre 19% toutes tranches d’âge confondues). A l’inverse, seules 1% des répondantes de la tranche d’âge disent ne jamais pratiquer l’épilation pubienne et seules 19,50% se contentent de s’épiler les bordures (contre 39% chez les 15-17 ans et 35% chez les 18-23 ans).

Pour ce qui est de la fréquence, on note là aussi une plus grande assiduité à l’épilation pubienne puisque les 24-34 ans forment la tranche d’âge avec le plus de répondantes s’épilant régulièrement (2-3 fois par mois, 34% ici contre 29% chez les 18-23 ans) et très régulièrement (2-3 fois par semaine, 18% ici contre 14% chez les 18-23 ans). A l’inverse, la catégorie « Exceptionnellement (1-2 fois par an) » est la plus faible de toutes les tranches d’âge avec 19% contre 26% toutes tranches d’âge confondues.
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L’épilation intime dans la catégorie « BCBG/Chic »

72 répondantes (soit 20,80% du total) s’étant rangées dans cette catégorie, nous avons décidé d’analyser leurs résultats afin d’en tirer des conclusions. Par définition, les répondantes se rattachant au style vestimentaire « BCBG-Chic » sont les plus enclines à faire attention à leur apparence et à parfaire au mieux leur beauté corporelle.

En matière d’épilation intime, les répondantes « BCBG-Chic » plébiscitent l’épilation intégrale ainsi que le ticket de métro (26% ici contre 18% globalement). A l’inverse, aucune des répondantes de cette catégorie affirme ne jamais s’épiler le pubis.

Pour ce qui est de la fréquence, la régularité et même la super-régularité (catégorie « Très Régulièrement ») est bien supérieure à la moyenne globale. A l’inverse, la catégorie « Exceptionnellement » ne regroupe que 8% des répondantes « BCBG-Chic » contre 26% globalement.
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L’épilation intime dans la catégorie « Bobo »

La catégorie « Bobo » regroupe 16% des répondantes. On peut imaginer de jeunes femmes appartenant à la classe moyenne supérieure et vivant en zones urbaines. Souvent tendances, elles recherchent également la simplicité.

En matière d’épilation intime, on constate que cette catégorie de répondantes optent plus volontairement pour une épilation minimale (« triangle fourni », 36% ici contre 32% globalement).

En matière de fréquence, on constate une forte sous-représentation des répondantes pratiquant une épilation « Très régulière » (7% contre 13% globalement) ainsi, à l’autre bout, de celles pratiquant une épilation « Exceptionnelle » (16% contre 26% globalement).
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L’épilation intime dans la catégorie « Classique-Tradi »

La catégorie « Classique-Tradi » regroupe 10% des répondantes. On peut imaginer de jeunes femmes attachées aux traditions et privilégiant un style vestimentaire et une apparence très classique et intemporelle aux tendances de la mode. On peut donc en conclure que les répondantes de cette catégorie seront moins attachées à leur apparence physique ainsi qu’à l’influence des magazines féminins que celles des autres catégories.

En matière d’épilation intégrale, on retrouve ici une forte proportion de répondantes pratiquant une épilation minimale (bordures uniquement). De plus, 9% des répondantes de la catégorie disent ne jamais s’épiler le pubis (contre 4% globalement). Pour ce qui est de l’épilation intégrale et du ticket de métro, on observe une très forte sous-représentation.

En termes de fréquence, on retrouve aussi une faible régularité correspondant bien aux résultats précédents.

*http://www.medisite.fr/a-la-une-epilation-masculine-meilleure-pour-le-sexe-et-pour-lhygiene.974964.2035.html

L’ÉPILATION PUBIENNE CHEZ L’HOMME POUR PLUS DE PLAISIR ?

Pour ressentir plus de plaisir, pour donner l’air à leur membre d’avoir l’air plus grand… Un récent sondage révèle que de plus en plus d’hommes se rasent autour de leur intimité. Mais selon les experts, la raison est ailleurs. Explications.

Si l’épilation pubienne est très en vogue chez les femmes, au point de provoquer de nombreux débats, cette tendance serait de plus en plus adoptée par les hommes aussi. Après le visage et la poitrine, certains ne sont pas réticents à l’idée de se raser encore plus au Sud, comme le révèle une étude menée par la marque de rasoir Gillette relayée par le Daily Mail. Les résultats ont en effet montré qu’un homme sur cinq aime s’occuper du bas aussi.Jusqu’ici, l’épilation pubienne masculine était considérée comme l’apanage des hommes « métro-sexuel » très soucieux de leur apparence, mais il semblerait qu’elle fasse de plus en plus d’adeptes au fil des années. A l’instar des femmes, les hommes aussi ressentent une pression sur leur apparence jusqu’en dessous de la ceinture, selon le Dr Matthew Hall, associé de recherche en psychologie sociale à l’Université de Lancaster, interrogé par le Daily Mail.

Une tendance qui va perdurer

Des facteurs tels que la hausse des magazines pour hommes, de l’égalité des sexes et le mouvement gay n’y seraient pas étrangers selon lui. « Les hommes ressentent beaucoup de pression aujourd’hui pour mieux se présenter, il n’y a qu’à voir la quantité de produits dans les supermarchés qui leur est dédiée », explique-t-il. Si les raisons peuvent s’avérer nombreuses, les plus évoquées dans le sondage restent des arguments masculins comme « une meilleure vie sexuelle » et « une meilleure hygiène ».

e tendance que les annonceurs ont bien comprise, et sur laquelle ils ont misé, avec un autre argument : l’épilation au niveau de l’aine peut améliorer l’apparence du pénis. « Je pense que cette tendance devrait se poursuivre de plus en plus peu importe l’origine social-économique, l’ethnie ou l’âge, et même dans les formes les plus extrêmes comme les cosmétiques », conclut le Dr Hall.

En savoir plus sur http://www.medisite.fr//a-la-une-epilation-masculine-meilleure-pour-le-sexe-et-pour-lhygiene.974964.2035.html#okPJ70C0gh5HjAAt.99

http://www.huffingtonpost.fr/2012/08/08/stop-a-lepilation-pubienne_n_1755891.html

SANTÉ – C’est l’été et la pression de l’épilation parfaite est encore plus forte qu’en temps ordinaire. Rassurez-vous, si par manque de temps ou d’envie, vous avez zappé la case bandes de cire, vous venez peut-être d’échapper à un staphylocoque doré. Un docteur américain a en effet appelé à la fin de la guerre aux poils pubiens. « Certaines théories sociologiques, explique Emily Gibson, directrice du centre de recherche sur la santé à la Western University dans l’état de Washington (lien en anglais), suggèrent que cette tendance a à voir avec la mode des bikinis et des strings, des acteurs et actrices sans poils, un désir de revenir à l’enfance, un tentative hygiéniste ratée, ou une volonté de devenir plus attractive pour son partenaire. » Autant de raisons qui ne tiennent pas quand on connait les dangers que représente l’épilation pubienne.

« Si les poils pubiens sont là, c’est pour une bonne raison »
Car, explique la spécialiste, si « les poils pubiens sont là, c’est pour une bonne raison. Ils protègent contre le frottement qui peut causer écorchures et blessures, ils sont un rempart naturel contre les bactéries.[…] Le temps, l’énergie, l’argent et l’émotion provoqué chez les deux sexes pour supprimer les poils de leurs parties génitales est astronomique. » Selon le journal The Independent, le marché de l’épilation a en effet généré 2,1 milliards de dollars au États-Unis en 2011. (lien en anglais)

« L’épilation pubienne irrite et provoque des inflammations des follicules pileux (développement anatomique en forme de sac dans lequel pousse un poil) laissant de microscopiques blessures ouvertes. Quand cela est combiné à un environnement moite tel que celui des parties génitales, vous voilà en face d’un terrain parfait pour les plus méchantes bactéries », souligne Emily Gibson.

Staphylocoque doré et autres réjouissances
Et le médecin ne plaisante pas, les méchantes bactéries dont elle parle ne sont autres que le staphylocoque doré ou le streptocoque B, autant de joyeusetés qui peuvent être combinées à des herpès et d’autres maladies sexuellement transmissibles dont la contamination est facilitée par les micro-blessures. Attention messieurs, les hommes ne sont évidemment pas à l’abri. Cosmopolitan US titrait récemment « ce que son épilation révèle de sa personnalité. » (lien en anglais)

En France, le débat n’est pas nouveau. En janvier 2010, le magazine Elle faisait scandale à cause de son sujet à destination des « foufounista »: « Le pubis, c’est le lieu le plus intime de notre corps. Et, pourtant, il n’échappe pas à la tendance. Soins, épilations, secrets de pros… On vous dit tout pour devenir une vraie foufounista! »Laure Watrin, journaliste à Slate s’offusquait alors de cette esthétique du « porno soft », de cette dictature de la pilosité très maîtrisée: « Lissons, aseptisons, uniformisons! Après les jambes, les aisselles, les sourcils, c’est donc au tour de notre pubis de se mettre au service des ‘control freaks’. »

La Défense du poil
En octobre 2010, Stéphane Rose, un « mec qui aime les poils pubiens » comme il se définit lui-même, publiait un essai Pour la Défense du poil: contre la dictature de l’épilation intime. Dans une interview au blog sur le sexe Rue69, il comprenait dans cette tyrannie de l’épilation un combat plus vaste contre « les rides, le gras et tout ce qui égratine l’idéal juvénile associé au corps désirable. »

Plus récemment en 2011, la marque Veet, spécialisée en produits pour l’épilation, lançait la campagne « Mon minou tout doux » pour vanter l’épilation intégrale. Après avoir choqué de nombreux internautes à cause du site lancé au même moment à destination des jeunes femmes, la marque a fait marche arrière. Renée Greusard, journaliste à Rue89 revient sur la polémique et raconte ce site rose bonbon à destination des jeunes filles : « il y avait un jeu qui consistait à épiler « le minou ». Le but ? Enlever tous les poils de la bestiole puisque selon la chanson ,« un minou qui pique partout, ça fait bien trop voyou ».« Le minou (de Veet) aime être plus épilé » Venait ensuite le test final du matou. Un chat moche à l’air grave inspectait la chatte. Et si « le minou » était mal épilé, la sentence tombait : « Tu as choisi le bon produit, mais le minou aime être plus épilé. Repasse le test du matou. » Boum ! Du féminisme pur jus. »

Moralité, la prochaine fois oubliez le bon vieil adage « il faut souffrir pour être belle/beau » et pensez à votre santé, vos poils pubiens vous diront merci.

*Epilation et Islam

http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/144/l-epilation-et-les-musulmans/

http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/97/le-memoire-d-une-ethnologue-sur-l-epilation.html

http://ame.enfant.org.free.fr/zwang.html

http://inshaallah.over-blog.com/article-781290.html

*Epilation intégrale, complexes sur la taille du pénis,… Enquête sur l’influence des films X sur le rapport au corps et la vie sexuelle des Français

http://www.ifop.com/media/poll/2609-1-study_file.pdf

 

*Pour le poil contre l’épilation

de nombreux témoignages

http://www.ecologielibidinale.org/fr/ese/miel-temoignagesESE-fr.htm

 

 

 

 

Calvin Klein. Exhibe ta culotte fillette

Publié le

Calvin Klein s’est spécialisé dans le porno chic et l’incitation à la violence sexuelle. Il semble que ça lui réussisse dans ce monde où l’intimité est une valeur marchande et où la pudeur ne préoccupe que les mâles qui voilent leurs femmes pour mieux abuser des autres.

Cette campagne publicitaire choque les personnes sensées, en particulier les femmes dotées de dignité. http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/polemique-mycalvins-calvin-klein-joue-sur-l-erotisme-instagram-12-05-2016-5789307.php

Le cliché a déclenché un torrent de réactions hostiles aux Etats-Unis, sur les réseaux sociaux mais aussi au-delà. «Calvin Klein fait du marketing pour les pervers», a écrit le tabloïdNew York Post sur son site.

Réactions sur les réseaux sociaux

De nombreux internautes se sont également dits choqués par le supposé parti pris du photographe, qui aurait cherché à rendre Klara Kristin plus jeune.

«@CalvinKlein, ta publicité donne un caractère sexuel aux petites filles. Nous n’achèterons pas» («we’re #NotBuyingIt»), a tweeté le compte Miss Representation, émanation du mouvement The Representation Project, qui dit lutter contre les «stéréotypes» et les «injustices sociales». http://www.tdg.ch/societe/La-nouvelle-campagne-Calvin-Klein-fait-scandale/story/23444086

La photographe Harley Weir est à 25 ans une star londonienne de la mode ayant mis son talent à ce qu’il y a de plus malsain dans la sexualité pour atteindre la plus haut niveau de l’indécence afin de se faire remarquer. La concurrence est rude dans le monde de la photo, il ne suffit pas d’être une bonne technicienne, il faut trouver des sujets plus que brûlants, inédits, quitte à fouiller les entrailles des femmes et à  extirper leur humanité.

La photographe dit chercher à provoquer l’émotion quel qu’en soit le sujet.Pour elle tout est bon dans l’émotion à l’instar de ce qu’ on dit chez nous, tout est bon dans le cochon.

L’art de Harley Weir in http://www.bjp-online.com/2015/03/harley-weir-fashion-photography/

Les petites culottes

Les petites culottes sont des fétiches appréciés des hommes qui les achètent quand elles ont été portées pour les sentir et éventuellement les sucer, qui les volent directement sur la « bête », dans les placards ou sur les cordes à linge. Inconsciemment ou pas, les mères qui sont prêtes à tout pour marier leurs filles, les habillent dès le berceau avec de ridicules robes qui montrent la couche, puis la culotte au fur et à mesure que la fillette grandit, qu’elle bouge et que chaque mouvement exhibe ses dessous. A partir de ce moment de la vie, tout l’art de l’éducation consiste à apprendre à porter des robes courtes sans montrer la culotte. Pour ma part, j’ai toujours pensé que la robe n’avait pour but que de montrer la culotte sans en avoir l’air. La jeune fille doit alors brimer ses mouvements, apprendre à s’asseoir, à croiser les jambes décemment c’est à dire sans montrer sa culotte alors que jupes et robes ne sont faites que pour cela.

Il n’y a rien de moins pratique qu’une robe quand on veut bouger à son aise sauf si on choisit une jupe longue qui permet précisément de ne pas porter de culotte pour pouvoir faire ses besoins n’importe où sans exhiber ses fesses. Il faut ajouter qu’avec le progrès des matières textiles, des produits de lavage et des robots de lavage, il devient inutile de porter une culotte sous un collant ou un pantalon puisqu’il n’y a plus de problème d’hygiène . La petite culotte a perdu sa fonction protectrice et on peut imaginer que ses ventes baissent, c’est pour cela que des requins tentent de lui donner une seconde vie en l’érotisant à la mode de la pornographie et de la pédophilie.

La jeune photographe Harley Weir avait déjà mis en scène des dessous de fillettes, un thème récurrent chez celle qui prise les détails intimes des corps de femmes et, surtout, la sainte jeunesse.

La photo de la campagne #MyCalvins qui fait polémique outre-manche. 

La dernière campagne «MyCalvins» pour les sous-vêtements Calvin Klein fait polémique outre-Manche. Certains internautes accusent même la marque de promouvoir des photos à caractère pédophile, notamment en raison d’un cliché en caméra subjective sous la nuisette de la mannequin de 22 ans.

Pour voir plus d’obcénités : http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/polemique-mycalvins-calvin-klein-joue-sur-l-erotisme-instagram-12-05-2016-5789307.php

Humour. Stop à la déforestation du pubis !

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Source http://zvicrraesigurt.blogspot.fr/2014/04/stop-deforestation.html

 

 

Mamans et mineures. Elles …les filles du Plessis

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http://www.lavoixdunord.fr/region/tourne-a-saint-amand-le-telefilm-elles-les-filles-ia27b36946n3372735?xtor=RSS-2

En 1971, les mineures enceintes, pour la plupart victimes de viol, étaient exclues des établissements scolaires et, si elles étaient « chanceuses » confinées dans les deux maisons maternelles qui existaient pour toute la France. Si quelques unes avaient la chance d’être soutenues par leurs parents, la majorité était jetée à la rue, une honte pour la famille et le voisinage qu’il fallait cacher pour l’honneur.

Fille mineure dans enceinte

http://fr.dreamstime.com/photo-stock-fille-mineure-dans-enceinte-image45400751

Quant aux géniteurs, très rares étaient ceux, souvent ados, qui assumaient leur paternité, surtout si la grossesse était issue d’un viol. A cette époque très peu de victimes osaient avouer le viol et porter plainte contre le violeur parce qu’elles se sentaient coupables avec le soutien de la société qui les persuadait que, si elles avaient été violées, c’est parce qu’elles l’avaient bien cherché. Il a fallu attendre 1992 pour que le viol soit puni de 15 ans de réclusion criminelle.

Le Mouvement féministe peut s’enorgueillir d’avoir contribué à la disparition de maisons de correction pour mineures enceintes et surtout d’avoir transformé leur statut de « fille-mère » en statut de « mère célibataire » pour bénéficier des mêmes droits que les mères mariées, pacsées ou accompagnées.

Pour autant, il existe toujours en France des mineures enceintes (à partir de 13 ans !) abandonnées par le géniteur, qu’il les ait violées ou non. Par contre les familles sont plus compréhensives, surtout quand il y a des allocations à la clef.

© Twentieth Century Fox France via AlloCiné / Film Juno de Jason Reitman.

http://www.caminteresse.fr/economie-societe/pourquoi-autant-davortements-chez-les-ados-119245/

Il n’empêche qu’une jeune fille a 5 fois plus de chances de mourir en couches ou d’avoir des complications qu’une femme adulte.

Au cours du débat qui a suivi le film, les intervenantes ont insisté sur l’importance de la prévention et de l’information sexuelles, autant pour les filles que les garçons, soit d’appliquer au moins la loi qui prescrit un minimum de 3 séances d’éducation sexuelle/an dans les établissements scolaires.La loi Aubry-Guigou du 4 juillet 2001 imposait trois séances par an d’éducation sexuelle, dans chaque milieu scolaire, entre le CP et l’âge de 16 ans. Pour Danielle Gaudry, co-responsable du Planning familial, cette loi n’est pas appliquée : « En réalité, même en classe de 4e ou de 3e, on arrive à peine à deux séances par an ! » Une situation qui a conduit le Planning familial a saisir le Conseil d’État sur le sujet.

Malgré l’invasion de la pornographie, du porno chic dans les pubs, les allusions sexuelles constantes dans les médias, le fait que les enfants ont tous vu un film porno à 11 ans, le harcèlement sexuel des filles et des femmes, les adultes hypocrites continuent à rejeter une information sociale, médicale et biologique saine dans les établissements scolaires.

La Connectrice

Encore 6 jours pour revoir en replay ce documentaire et le débat qui suit.

http://pluzz.francetv.fr/videos/elles_les_filles_du_plessis_,136528328.html

http://www.france3.fr/emissions/elles-les-filles-du-plessis/videos/replay_-_elles._les_filles_du_plessis_08-03-2016_1081418

Le téléfilm de Bénédicte Delmas, diffusé le mardi 8 mars sur France 3, a réussi à tenir la dragée haute à la série de TF1, “Person of Interest”, en attirant plus de 4,9 millions de téléspectateurs. Vous pouvez voir, ou revoir, l’histoire de la rébellion, en 1971, du foyer pour adolescentes enceintes du Plessis-Robinson, en replay sur le site de France Télévisions.

 

Amenées par des parents pétris de honte, Brigitte, Marie-France et Jacqueline rejoignent, en 1971, la Maison du Plessis. Dirigé d’une main de fer, l’établissement accueille des mineures enceintes. Recluses loin des regards, les pensionnaires découvrent que, sous une apparente hospitalité, l’institution les dépossède de leurs choix, déterminant leur avenir et celui de leur bébé. Avec la complicité d’une surveillante, les revendications et la rébellion s’ébauchent.

Inspirée de faits réels, cette fiction restitue le contexte des luttes féministes pour le contrôle des naissances et le droit à l’avortement, notamment des mineures. Prenant pour cadre l’année charnière 1971, la réalisatrice embrasse avec allant la combativité des résidentes du foyer du Plessis-Robinson, dont le soulèvement reçut l’appui des militantes du MLF. Malgré des effets mélodramatiques trop appuyés — musique larmoyante, ralentis démonstratifs —, cette peinture d’une France patriarcale, qui a légalisé la contraception quatre ans plus tôt mais tarde à publier les décrets d’application, saisit. Impressionnante de rudesse, Sandrine Bonnaire campe une directrice tout acquise à sa mission civilisatrice. Face à elle, Noémie Merlant, en fille du peuple en proie aux mauvais traitements et en butte aux préjugés, étincelle. — Hélène Rochette

Massacre d’Agnès Marin. Un documentaire indécent sur son assassin

Public Sénat diffusait ce soir un documentaire « Parents à perpétuité » réalisé par  Anne Gintzburger d’après un article d’Isabelle Monnin. J’ai été très choquée par le texte et le documentaire parce que je les ai trouvés indécents dans la mesure où ils s’apitoient sur la famille de l’assassin et de ce meurtrier lui-même.

Dans notre société avide de trouver des excuses aux criminels, sous le couvert d’explication et de compréhension, ces œuvres étaient politiquement correctes au détriment du respect absolu que nous devons aux familles des victimes.

Agnès Marin avait été piégée, torturée, violée, assassinée et son corps brûlé par Matthieu Moulinas alors que tous deux étaient pensionnaires au collège cévenol du Chambon-sur-lignon. Agnès avait 13 ans et Matthieu violeur récidiviste était âgé de 17 ans. Matthieu avait prémédité et organisé son premier viol connu et avait fait de même avec Agnès.

Matthieu avait violé sous la menace d’un couteau Julie, une amie d’enfance et il avait été laissé en liberté soit-disant suivi par une psychiatre et une éducatrice. La première victime du violeur avait déclaré qu’elle était certaine qu’il recommencerait (ce qui n’est rappelé ni dans l’article ni le documentaire) mais le psychiatre expert ne l’avait pas trouvé dangereux.

Pourtant, tout le monde sait, surtout les femmes, que le viol est une véritable pandémie tolérée par la société qui en minimise les causes (le mépris et l’infériorisation des femmes) et les conséquences en leur accordant une indulgence coupable. Le violeur ne nait pas violeur, il le devient avec l’aide de la société qui l’environne et lui fait croire que le mâle a droit de vie et de mort sur les femmes, qu’elles sont à sa disposition. Il ne reste plus qu’à l’enfant innocent à regarder de la pornographie (à 11 ans, tous les enfants auraient vu des films pornos) pour apprendre comment traiter les femmes.

S’apitoyer sur le sort de l’assassin, ce pauvre petit malade, sur la douleur des parents de l’assassin (qui n’avaient rien vu venir !) avec autant d’insistance est d’autant plus ignoble qu’il est précisé que sa famille ne l’abandonne pas et qu’elle se donne la peine d’aller le voir régulièrement en prison même si c’est dur.

Les parents d’Agnès, eux, n’ont « que » leur peine à porter puisqu’ils ne pourront plus voir Agnès de toute éternité.

La Connectrice

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