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Archives de Tag: pornographie

Brigitte Lahaie ennemie des femmes ET des hommes

Après avoir sévi pendant 15 ans sur RMC, Brigitte Lahaie anime une émission sexe depuis deux ans sur Sud Radio dont le patron lui voue une admiration sans borne. On le comprend, l’animatrice promeut la sexualité des hommes et invite les femmes à les imiter. Elle victimise ces hommes qui seraient castrés par les femmes, elle les plaint et les conforte dans leur douleur de ne plus pouvoir dominer les femmes comme la nature l’ordonnerait. Elle se victimise elle-même en se déclarant féministe incomprise stigmatisée pour avoir joué dans des films pornographiques « féministes » selon elle qui considére que prendre des amants pour compenser l’insuffisance sexuelle d’un mari  (le scénario qu’elle donne en exemple) c’est du féminisme haut de gamme.
Brigitte Lahaie est sortie de son temple pour signer la pétition honteuse des cent femmes hostiles au mouvement #balancetonporc #metoo et se plaint d’avoir été lâchée par des signataires (qu’elle aurait recrutées) pour avoir affirmer qu’il est possible d’avoir un orgasme quand on est violée.

Cette affirmation réitérée et assumée haut et fort, outre qu’elle conforte les violeurs dans leur crime, pourrait être acceptable (tout est possible) si elle était contextualisée mais dite de manière aussi péremptoire c’est une incitation au viol.

Tout d’abord Brigitte Lahaie milite pour l’orgasme obligatoire, à l’image de la sexualité mâle : excitation, bandaison, pénétration, éjaculation, roupillon. Outre le fait que la majorité des femmes n’éprouve pas d’orgasme pendant le coït (sujet tabou), de nombreuses études démontrent que le principal organe sexuel de la femme est son cerveau et que son plaisir irradie la totalité de son corps et pas uniquement le clitoris, équivalent organique du pénis. Une femme peut avoir énormément de plaisir, de jouissance, de bonheur, d’extase sans la mécanique de l’orgasme au sens clinique. Or dans le monde de Brigitte Lahaie, une femme anorgasmique -la majorité dans le coït- est une malade qui doit consulter un sexologue -mâle de préférence- et faire de nombreuses expériences sexuelles pour « se trouver » sexuellement, à savoir être « formée » par le mâle. Ce diktat culpabilise les femmes et renforce le sentiment de supériorité des mâles adorateurs de leur orgasme. Et tant pis pour les « pauvres » hommes, forcément à rééduquer, qui n’atteignent pas l’orgasme, qui ne bandent pas ou sont éjaculateurs précoces. Ils n’ont qu’à écouter Brigitte Lahaie pour résoudre leur problème. Na ! Ses copains sexologues apprécient qu’elle leur fournisse de la clientèle, alors quand elle les invite, ils se gardent bien de ne contester sa ligne de pensée quand bien même ils n’approuveraient pas ses affirmations obséquieuses vis-à-vis des préjugés sexistes du grand public, femmes et hommes confondus

Brigitte Lahaie se victimise également parce qu’on lui reprocherait d’être une ancienne star du porno. Mais Brigitte, c’est précisément parce que vous êtes une ex star du porno que les gens imaginent que vous avez tout compris de la sexualité et c’est pour cela qu’ils vous écoutent et font le beurre des annonceurs des radios qui vous accueillent. On le sait, aujourd’hui le porno est l’éducateur sexuel des enfants dès 11 ans. A ce propos oser affirmer comme vous le faites  Et je n’entends pas beaucoup les féministes sur la question de la pornographie actuelle qui est d’une violence terrible pour les femmes est un mensonge. Sur le plan des compétences, ce n’est pas parce que vous avez joué dans des scènes de sexe torride que vous connaissez la sexualité des femmes et que vôtre propre expérience de la sexualité vous légitime pour causer de la sexualité féminine qui est tellement complexe qu’elle pose encore aujourd’hui des tas de questions non résolues et qu’elle demeure un mystère pour beaucoup d’experts, ce que vous n’êtes pas.

Quant à avoir un orgasme pendant un viol, savez-vous que la peur, quelle que soit son objet, déclenche des réactions physiques étonnantes et incontrôlables ? En dehors du fait que l’on peut uriner et déféquer dans sa culotte, saigner du nez, de l’anus ou de l’utérus , transpirer excessivement, trembler de tout son corps, avoir un malaise, perdre la raison, perdre la mémoire, faire un pic d’hypertension, perdre la vue momentanément , être paralysée par sidération ou même déclencher un orgasme puisque vous le dites. Il faut croire que cela vous est arrivé pour l’affirmer avec tant d’assurance. Je ne dis pas que cette dernière réaction soit impossible, je dis que l’affirmer comme vous le faites est une manière de rentrer dans le fantasme du violeur et de le conforter dans son crime, minimisant ce dernier puisque la victime en aurait tiré du plaisir. C’est irresponsable et criminel de vôtre part.

Brigitte Lahaie estime que la libération de la parole des femmes victimes de violences sexuelles est actuellement un féminisme qui « n’est pas pour la femme, mais contre l’homme ». A l’instar du magazine « Causeur » parangon de la chasse aux féministes, elle mélange séduction et harcèlement pour en déduire qu’aujourd’hui les hommes n’osent plus aborder les femmes. Elle ne doit pas beaucoup sortir seule de son studio ou alors elle est aveugle, sourde et insensible à tout contact imposé. Quelle est donc l’économie de ce mensonge ? A qui ça profite ? Certainement pas aux femmes quotidiennement harcelées et violées toutes les 7 minutes en France aujourd’hui.

Faudrait-il expliquer à Brigitte Lahaie et les hommes qui la vénèrent qu’il y a un monde entre la séduction et le harcèlement, le charme et la prédation ?

Heureusement, quelques hommes ne tombent pas dans la marre boueuse de Brigitte Lahaie et de ses admirateurs comme ce lecteur du magazine Le Point qui commente son interview :

Par Papageno42 le 15/10/2018 à 12:10

Non, non et non

Non, Mme Lahaie, les films pornographiques ne sont pas « féministes ». Ils font partie de la culture du viol dont vous êtes une des porte-parole, et je vous invite à lire « Pour en finir avec la culture du viol » de Noémie Renard pour mieux le comprendre.

Non, moi qui suis un homme, je n’ai pas peur d’offrir un café ou de déjeuner avec mes collègues féminines. Je me réjouis d’un monde post-MeToo qui commence à se dessiner et où les femmes sont plus libres car mieux respectées. Où les victimes de violences sexuelles qui sont aux 2/3 des enfants (et parmi ces enfants 1/4 de garçons) sont davantage écoutées, entendus, prises en charge. Je ne vois nullement mes possibilités d’aventures sentimentales et érotiques limitées par le respect du consentement.

Mme Lahaie véhicule dans cet interview une culture sexiste, malsaine et violente dont j’espère bien qu’elle va continuer à régresser et à se ringardiser. Et je pense que les hommes ont tout à gagner dans les transformations que le « MeToo » provoque : liberté et sécurité pout toutes et tous, et meilleure protection des enfants contre les prédateurs sexuels.

Brigitte Lahaie : « Le féminisme actuel n’est pas pour la femme, mais contre l’homme »

INTERVIEW. Pour l’animatrice de Sud Radio, après #MeToo, les hommes ne savent plus séduire les femmes. Confidences d’une ex-star du X qui ne regrette rien.

Par 

Modifié le  – Publié le  | Le Point.fr
Brigitte Lahaie repond sur Sud Radio aux auditeurs sur des sujets lies a l'intimite et a la sexualite, du lundi au vendredi de 12 a 14 heures.
Brigitte Lahaie répond sur Sud Radio aux auditeurs sur des sujets liés à l’intimité et à la sexualité, du lundi au vendredi de 12 à 14 heures.© REVELLI-BEAUMONT/SIPA
Elle assume complètement son statut de « scandaleuse », titre d’un ancien livre réédité (éd. La Musardine), seulement cinq mois après Le Bûcher des sexes (éd. Albin Michel), qui répondait à la polémique suscitée par sa phrase prononcée en janvier sur l’orgasme et le viol. « Scandaleuse », elle le reste pour beaucoup, bien qu’elle ait arrêté de jouer dans des films pornographiques depuis plus de trente ans. Voilà dix-huit ans que Brigitte Lahaie tient le micro. À RMC hier, à Sud Radio depuis septembre 2016 (de 14 heures à 16 heures du lundi au vendredi), elle répond aux auditeurs sur des sujets liés à l’intimité et à la sexualité. Dans le studio de Sud Radio, juste avant de prendre l’antenne, Brigitte Lahaie nous reçoit avec élégance, le regard franc. Sans peur d’énoncer une idée complexe, choquante, et d’assumer sa phrase sur le fait qu’il soit possible d’avoir un orgasme quand on est violé. Audition libre.

Protéger nos enfants de la pornographie. Pétition

Adressée à candidats élection présidentielle

Protéger nos enfants de la pornographie.

L’accès libre aux images pornographiques, souvent d’une violence extrême, est possible depuis plusieurs années sans aucune restriction pour les mineurs. Certains enfants, parfois de moins de 11 ans, développent une véritable addiction à ces images et en consomment deux à trois heures par jour. Leur vision de la sexualité est dès lors faussée avec la possibilité de conséquences durables sur les relations entre hommes et femmes.

 Dans leur grande majorité, ces sites pornographiques montrent un mode de relation sexuelle où les femmes subissent violences et situations dégradantes. Lorsque l’on tape « gang bang »  dans la barre de recherche, s’affiche une liste impressionnante de vidéos de viols collectifs en consultation libre et gratuite. Ceci participe de ce qu’on appelle la culture du viol, et on ne peut nier la dangerosité de ces images pour des enfants encore incapables d’un recul critique, avec en particulier des conséquences sur les violences faites aux femmes. Ces images sont faites par des adultes pour les adultes et pas pour les enfants, réservons les aux adultes.  Si on accepte cette diffusion libre, la protection des mineurs est alors de fait un vain mot.

 Aujourd’hui, les fournisseurs d’accès Internet ont le devoir de ne plus diffuser ces images sans restriction d’accès. Il est possible d’interdire l’accès des mineurs aux sites pornographiques, comme la loi l’exige, en demandant, avant la première image, un numéro de carte bancaire (cartes réservées aux majeurs). Le risque d’amendes importantes et la menace de fermeture d’un fournisseur d’accès en cas de récidive seraient sûrement suffisamment dissuasifs.

Nous demandons que les candidats à la présidence de la République prennent position sur ce sujet.

Cette pétition sera remise à:

  • candidats élection présidentielle

Lire la lettre de pétition

College National des Gynecologues Obstétriciens Français a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 45 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.

Epilation du minou, buisson, chatte, pubis ? Pour ou contre les poils ? Ridicule poilue ou Foufounista ridicule?

Publié le

Pubis au naturel

93 pubis en vedette pour lutter contre la "dictature" de l’épilation intégrale

Notez que cette campagne contre l’élagage du pubis s’appelle « project Bush » projet Buisson…;-)

L’épilation intégrale, euphémisme pour désigner le débrousaillage du minou, fait fureur.

Début juillet, le journal Le Figaro remettait sur le tapis le sujet piquant de l’épilation du pubis … en Amérique parce que, c’est entendu, tout ce que font Américaine et Américains est puéril et ridicule. Or il y a bien longtemps que, sous l’influence de la pornographie, du libertinage, de la partouze et de la virilité triomphant du féminisme « castrateur », les Françaises mais aussi les Français se livrent à l’épilation de leurs parties intimes. http://edito.sante.lefigaro.fr/actualite/2016/07/03/25168-rasage-intime-nouvelle-norme-pour-americaines

Vous trouverez ci-dessous quelques textes sur le sujet de l’épilation et de l’épilation du pubis en particulier. Je vous en souhaite une agréable lecture.

La Connectrice

*93 PUBIS EN VEDETTE POUR LUTTER CONTRE LA « DICTATURE » DE L’ÉPILATION INTÉGRALE

TATOUÉ, TOUFFU, LISSE, JEUNE OU VIEUX…  AVEC SON PROJET « BUISSON » ( » PROJECT BUSH » ) – POUR LEQUEL 93 FEMMES ONT DÉVOILÉ LEUR INTIMITÉ -, L’AGENCE BRITANNIQUE MOTHER LONDON VEUT LANCER UN DÉBAT SUR LA PRATIQUE DE PLUS EN PLUS RÉPANDUE DE L’ÉPILATION INTÉGRALE.

93 pubis en vedette pour lutter contre la "dictature" de l’épilation intégrale© ALISA CONNON

En association avec plusieurs groupes féministes, l’agence de publicité Mother London a lancé le mois dernier un appel à volontaires pour trouver 93 femmes acceptant de voir leur pubis photographié. L’objectif : montrer qu’il n’existe pas qu’un seul type d’ »arbuste », mais une multitude du brésilien au bikini, en passant par l’intégral ou le ticket de métro

Le projet est né de la prise de conscience de Liam Fay-Fright , le directeur de l’agence qui a appris que des jeunes filles de 11 ou 12 ans s’épilaient intégralement, raconte le Huffington Post . Horrifié de voir que l’ épilation intégrale, venue du porno , est devenue la norme chez la jeune génération, (« il s’agit d’une pression exercée par la société actuelle », explique-t-il), Liam a monté ce projet pour dire aux femmes qu’elles ont le choix et que d’avoir des poils pubiens n’est pas honteux. Au contraire.

L’agence a alors fait appel à la photographe londonienne Alisa Connon pour réaliser des clichés de l’entrejambe de femmes volontaires. Si le projet a été bien accueilli par les internautes et les médias, la photo a néanmoins été censurée sur Facebook et certaines femmes, sur Twitter , reprochent tout de même un manque de diversité apparente : une seule femme noire et aucune rousse . Mais comme l’explique l’un des membres de l’agence, l’objectif était bel et bien de lancer le débat sur l’épilation avec une sélection de 93 photos, non de représenter tous les pubis de la planète…

* Histoire du poil pubien par Vanity Fair

http://www.vanityfair.fr/style/savoir-vivre/articles/une-histoire-du-poil-pubien/24447

Vénus à la fourrure

Femmes de tous pays, dépoilez-vous !

Aujourd’hui généralisée, l’épilation du pubis chez la femme a été considérée selon les époques comme un moyen d’émancipation ou d’asservissement. De l’antiquité égyptienne aux années 1950, l’historienne Diane Ducret explique comment la bataille des sexes s’est toujours jouée à un poil près.

Dans un atelier du New York des années 1920, les ­artistes Man Ray et son ami Marcel Duchamp s’adonnent à une drôle d’activité. Face à l’objectif indiscret de la caméra tenue par Duchamp, Man Ray, déguisé en barbier, rase le pubis d’une femme nue. Loin d’être vulnérable ainsi dépossédée de sa toison pubienne, l’excentrique modèle a le sentiment de transformer son entrejambe en manifeste. Son sexe imberbe devient un symbole, celui d’unmouvement artistique nouveau qui a décidé de rompre avec les conventions. En dépoilant cette femme, Man Ray compte bien choquer les mœurs. Il veut montrer ce que l’histoire cache depuis toujours. À Paris, il rencontre Kiki, une autre modèle qui n’a pas froid aux yeux. Il veut la photographier dans son plus intime appareil. Mais voilà, Kiki craint que les clichés ne révèlent sa « tare physique », une infirmité des plus dramatiques… l’absence de poils pubiens.
 
Elle a pourtant tout essayé pour les faire pousser, les onguents et les massages, mais rien n’y fait. Pragmatique, le photographe voit son intérêt dans cette particularité : tant mieux, elle passera la censure. Bientôt les poils épars de Kiki entrent dans l’histoire. Elle affiche sa toison comme une rébellion, comme la réalité d’un corps de femme, avec son animalité, ses imperfections.
 
Duchamp a quant à lui une dent contre les « abominables fourrures abdominales » qu’arborent les femmes entre leurs jambes et qui fait ressembler leur sexe à un chou-fleur. Ne ­rasant pas que les modèles, il invite sa jeune épouse,Lydie ­Sarazin-Levassor, à procéder à une épilation totale. « Ce fut une séance mémorable, dit-elle, car le produit employé, très efficace, à base de soufre, dégageait une odeur caractéristique qui me poursuivit au moins quarante-huit heures ! J’avais beau me baigner, m’inonder de parfum, on aurait pu me suivre à la trace. Lucifer arrivant tout droit des Enfers n’aurait pas été plus décelable que moi ! » L’expérience dépilatoire de Mme Duchamp n’est pas isolée. Le poil féminin est le vestige d’une animalité qu’il excite en se montrant, le signe d’une maturité sexuelle à laquelle les hommes ne comprennent pas tout, et qui leur fait peur parfois. Et un animal à poil ras semble toujours plus docile.
 
 
L’AUDACE DE GOYA
 
Signe d’esclavage dans l’antiquité égyptienne, l’épilation intime est à la Renaissance un signe d’émancipation féminine qui préoccupe sacrément les hommes. Certaines femmes se plaisent ainsi à porter leur entrejambe « ras comme la barbe d’un prêtre » nous disent les plus renseignés sur la chose. Et l’entretien de cette barbe devient une préoccupation majeure des courtisanes comme des femmes de bien. Les recettes d’épilation à la chaux et à la cire venues d’Italie font fureur.
 
 
Une demi-écuelle de chaux vive bien sèche est nécessaire, tenue propre et tamisée dans une étoffe. On y verse de l’eau bouillante, prenant soin de mélanger la préparation harmonieusement. Pour savoir si cette dernière est prête à l’emploi, on y trempe une aile d’oiseau, et si les plumes tombent de l’aile, la cuisson est optimale. L’onguent est ensuite étendu de la main sur les poils intimes, puis essuyé. Pour les plus radicales, une crème composée d’un ­demi-litre d’arsenic est proposée. Du côté de Milan, on propose une recette miracle pour faire la chasse aux poils indésirables à base de graisse de porc, de moutarde et de genévrier. Portée à ébullition, la potion promet déjà ce que les femmes cherchent encore de nos jours : « faire tomber les poils qui plus jamais ne repousseront. »
 
Mais qu’on ne s’y fie pas, ce soudain engouement pour le déboisement n’a rien de superficiel. Il est le symbole d’une appropriation par les femmes d’un organe qui, chauve comme celui des courtisanes qui choisissent et cultivent leur plaisir, n’appartient plus intégralement aux hommes. Pourtant, d’autres préfèrent faire sécession et ont le poil aussi long et pendant « que les moustaches d’un Sarrasin », comme le suggère l’écrivain Brantôme dans Les Dames galantes. Elles agrémentent leur crinière pubienne de décorations, les « entortillant avec des cordons ou rubans de soie cramoisie ou autre couleur ». Un véritable art intime du pubis naît ainsi sous Catherine de Médicis, les dames allant jusqu’à « se les friser comme des frisons de perruques » et tissant autour des fils chargés de diamants et de rubis pour prouver leur rang par leur bouquet garni.
 
Mais tout ceci se passe sous le secret des jupons. Personne ne doit encore voir le poil honni. Depuis la naissance du christianisme, le tabou qui règne sur la représentation du sexe des femmes s’est en effet focalisé sur les poils. Lorsque Sandro Botticelli peint sa Naissance de Vénus, une femme à la peau de nacre aborde le rivage sur un coquillage. Vénus dévoile un corps parfait, à l’entrejambe recouvert par de longs cheveux roux, laissant découvrir la lisière d’un pubis imberbe. Car le sexe imberbe d’une femme se conçoit comme une image de pureté et d’idéal. La réticence au poil renvoie à l’animalité tapie dans l’être humain et traverse ainsi les siècles jusqu’à Francisco Goya. À l’aube du XIXe siècle, la tyrannie de la perfection semble s’essouffler. Quelque chose se met à pousser sur saMaja nue : un poil ! Cette anodine coquetterie pileuse est une révolution, une première dans l’art occidental. Goya n’a pas cherché de thème mythologique pour cacher la vérité de la femme, quelle audace ! Mais c’est par le duvet que l’Inquisition arrive. En 1814, l’Église décide de cacher l’œuvre au public et engage un procès contre le peintre pour obscénité. Montrer des femmes nues, oui, mais des femmes à poil, ça jamais ! Des siècles de représentations idéalisées laissent croire que la Chair Interdite d’une femme est sans faille, sans bulbes.
 
 
CENSURE HOLLYWOODIENNE 
 
Le XXe siècle s’engouffre dans la brèche ouverte par Goya. L’étau religieux se desserre. La voie, pense-t-on, est ouverte. Mais à l’été 1944, le sexe des femmes est en première ligne de l’épuration. Il ne relève plus de l’intime, il appartient au public, aux hommes opprimés par l’ennemi. Il est l’honneur de la nation. Les libérateurs traquent jusqu’entre leurs jambes les souillures de l’Occupation et du plaisir. Souvent, ce ne sont pas seulement les têtes des fautives supposées que l’on tond.
 
Des femmes traquées, affolées, sont maintenues par la force pendant qu’on leur rase le pubis, les blessant au passage avec les lames ou les ciseaux. Les « Poules à Boches », celles qui, pendant au moins quelques instants n’ont pas souffert autant que les autres en prenant du plaisir, doivent être punies. Les poils pubiens, synonyme de nubilité, de maturité sexuelle, sont le support, le signe de la trahison. La tonte intime est une manière de désacraliser la chair interdite. Lorsque les nouvelles prisonnières politiques arrivent au camp de Auschwitz-Birkenau, elles en font l’ignoble découverte. « Dans une dernière tentative pour me défendre d’une telle violence physique et morale, je serrai les jambes, cherchant à me couvrir la poitrine avec les bras. Un nazi me frappa avec le canon de son fusil et cria brutalement : “Écarte les jambes et laisse-toi raser ! » », témoigne l’une d’elle. Dans un lieu fait pour la mort, le rasage est une humiliation imposée, où ni la féminité ni sa liberté n’ont plus lieu d’être.
 
La punition de la trahison féminine par la tonte intime n’est hélas pas une idée neuve. Au temps de la domination de Babylone (l’Irak d’aujourd’hui), 1500 ans avant Jésus Christ, un mari rentrant inopinément chez lui trouve sa femme affairée avec un autre homme. Désireux d’infliger une punition mémorable à son épouse, il attache d’une corde les deux infidèles à la couche du délit, et les traîne à bout de bras jusqu’à l’assemblée de la ville, réunie par un procès. La mort apparaît trop clémente. L’humiliation seule peut être cathartique. La coupable est condamnée à avoir les poils pubiens entièrement rasés en public, signe de la perte de son statut de femme libre. Elle sera désormais une esclave dans la maison de son mari. Son nez est percé, on y place un anneau et on la promène à travers la ville, traînée par une chaîne, pour exposer son sexe imberbe.
 
Tant qu’elle est dénuée de tout poil, elle ne peut pas être si sauvage, cette chair, ni mordre celui qui veut s’en approcher. La guerre se tait, mais l’interdiction reste. Peu après minuit, devant le Trans-Lux Theater de New York, à l’automne 1954, ­Marilyn Monroe s’apprête à tourner une scène sur l’aération d’une bouche de métro dont le souffle s’amuse de sa robe blanche évasée. Le réalisateur de Sept Ans de ­réflexion, Billy Wilder, est électrique. Tandis que la soufflerie propulse la robe de Marilyn au-dessus de ses genoux, la foule pousse des cris. Wilder encourage les machinistes à envoyer plus de vent entre les jambes de la belle. La robe finit par s’élever jusqu’aux épaules de l’actrice, dévoilant des dessous couleur chair assez fins pour montrer une masse sombre de poils pubiens. Scandale en perspective. Wilder vacille. La star est priée de porter deux culottes, et des plus opaques. Ces quelques poils suffiraient à déchaîner une tempête judiciaire autant que médiatique. Billy Wilder connaît la censure qui règne sur les productions hollywoodiennes, où tout poil pubien est interdit à l’écran.
 
Défier la censure sans jamais y être soumis, pousser comme une herbe folle là où l’on voudrait le couper ; se tailler, se faire la belle quand on lui demande de rester là sagement, voilà toute l’histoire du poil intime. Bientôt, Marilyn est la première à poser pour un magazine audacieux d’un nouveau genre, Playboy. Et si la censure impose encore de ne pas montrer de poils pubiens, son créateur Hugh Hefner aura tôt fait de la faire voler en éclats. Mais même une fois montré le sexe poilu sous toutes ses coutures, et s’en être rassasié de tout son soûl, la bête fait encore peur. Et pour vendre plus de papier, le marketing créa le sexe chauve. Comme une déferlante, les Occidentales s’empressent de répéter le même geste que leurs ancêtres de la Renaissance, pensant inventer une mode.
 
Dès lors qu’elle est choisie, l’épilation est une déclaration de liberté et d’indépendance. Mais imposée, elle est le comble de l’aliénation de la femme. Alors mesdames, quoi que vous décidiez pour votre buisson ardent, ne tolérez aucun diktat dans votre petite culotte, et n’oubliez jamais de vous poiler du qu’en dira-t-on.

En savoir plus sur http://www.vanityfair.fr/style/savoir-vivre/articles/une-histoire-du-poil-pubien/24447#hprjoISqOi40mMii.99Résultat de l’étude sur l’épilation intime http://epilation-intime.blogspot.fr/

*Epilation intime : une nouvelle pratique sociale ?

Compte-rendu de mon travail de recherche sociologique concernant les pratiques d’épilation intime chez les femmes d’aujourd’hui (2010).

Le pourquoi de ce Blog !

Etudiante en sociologie, j’ai choisi de travailler sur l’épilation intime chez les femmes d’aujourd’hui. Il s’agissait pour moi d’apporter un éclairage sociologique sur un sujet rarement abordé jusqu’ici et de voir si cette pratique était aujourd’hui devenue incontournable. De plus, je souhaitais mettre en lumière de façon représentative (et donc en évitant les clichés habituels) de quelles manières et pour quelles raisons les femmes avaient recours aux pratiques d’épilation intime. Toutes les filles le savent : il s’agit là d’un sujet délicat dont on parle peu, même entre copines, mais qui attise la curiosité.

Mon travail se base essentiellement sur une enquête (sondage avec 10 réponses) menée sur internet par le biais de l’envoi de messages sur le site Facebook (afin de cibler des profils féminins et d’éviter des réponses masculines pouvant brouiller les résultats) mais aussi par le biais d’envoi d’emails à de très nombreuses connaissances et connaissances de connaissances. Les personnes contactées étaient ainsi invitées à répondre anonymement à un sondage rapide à partir duquel je pouvais ensuite analyser les réponses fournies ainsi qu’en tirer des conclusions sociologiques.

Après deux mois de travail difficile sur le web (envoi de près de 800 messages et emails), je suis parvenue à récolter 345 réponses (en quasi-totalité des jeunes femmes de 15 à 35 ans dont les réponses seront analysées par classes d’âge) ce qui me permis d’établir un échantillon solide.

Alors que j’envoyais des messages et emails à des personnes qui ne me connaissaient pas et que je sollicitais à propos de questions relativement indiscrètes, je pensais faire face à de nombreux retours de critiques et d’indignations plus ou moins virulentes. Au contraire, je fus agréablement surprise par le nombre de personnes m’encourageant et me demandant même de leur envoyer mes résultats. C’est justement pour cela que je me décidais à créer ce blog afin d’y exposer, brièvement mais de façon synthétique, le résultat de mes recherches et de permettre aux intéressées d’y avoir accès.

Enfin, je souhaite remercier toutes celles qui me fournirent une précieuse aide dans le cadre de mon travail. Sans leurs réponses, mon travail n’aurait pu aboutir. 4 commentaires:

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Petite introduction au sujet

L’épilation intime chez les femmes d’aujourd’hui : un très vaste sujet jamais étudié jusqu’ici sous l’angle sociologique. Que sait-on au juste du rapport que les femmes contemporaines entretiennent avec cette partie de leur corps ? Bien peu de choses en somme puisque la seule fois que le sujet est abordé, c’est avec moult clichés par les magazines people et féminins ainsi que dans quelques films et séries télé. En effet, aborder le sujet de l’épilation intime amuse lorsque l’on en parle de façon générale mais crée un profond malaise lorsque il est évoqué en rapport à une personne en particulier. Ainsi, même entre amies, les femmes sont généralement assez frileuses à parler de la façon dont elles épilent cette partie de leur anatomie.

En effet, soulignons que les médias (magazines, séries télé, films) ont largement participé à instaurer l’idée selon laquelle, en 2010, l’épilation du pubis chez les femmes devait être une pratique des plus rigoureuses. Dès lors, la guerre au poil devrait s’imposer comme une priorité absolue des femmes modernes, la non-épilation ou l’épilation minimale du pubis apparaissant comme des comportements déviants, peu hygiéniques et archaïques. Dans la série Sex and the City, succès populaire auprès du public féminin, Carrie Bradshaw, interprétée par Sarah Jessica Parker,  mentionne plusieurs fois son dégout pour les poils pubiens et sa passion pour l’épilation brésilienne (épilation intégrale des lèvres et du pubis hormis une très fine bande de poil verticale plus étroite que le « ticket de métro »). Interrogée par une revue people américaine, l’actrice Eva Longoria était, pour sa part, allée jusqu’à déclarer qu’elle ne s’était sentie femme que le jour où elle commença à pratiquer régulièrement l’épilation intégrale.

Force est de constater, et les femmes qui me lisent le savent bien, que rares sont celles qui avouent ne pas s’épiler ou, en tous cas, n’ôter que ce qui dépasse du maillot de bain. Alors que d’un côté les magazines féminins encensent le confort et l’esthétisme du pubis complètement lisse, de l’autre les fantasmes masculins, particulièrement influencés par l’industrie du X, ont fait de la femme imberbe un véritable idéal. Le développement de la pornographie sur internet ou à la télévision transforma profondément les normes des adolescents et adolescentes en matière de sexualité. En 2008, un sondage CSA révélait que 80% des garçons de 14 ans et 45% des filles du même âge avaient déjà regardé un film pornographique. Or, notons bien que le poil pubien est complètement exclu de ce genre de productions. Les actrices X se doivent ainsi toutes d’être impeccablement imberbes. Bercées par cette représentation du sexe féminin, les jeunes filles et jeunes garçons ne manqueront pas d’en faire une norme faisant ainsi naître une véritable pression sociale.

A première vue, on pourrait très facilement imaginer que de par la pression sociale pesant sur elles, les jeunes femmes (15-35 ans) pratiqueraient massivement l’épilation intégrale. Or, aux vues de notre enquête, c’est bien loin d’être le cas et aucun schéma en matière d’épilation intime ne se dégage réellement. C’est ce que nous verrons par l’intermédiaire des résultats suivants. 2 commentaires:

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Les répondantes

De manière à améliorer au mieux la lisibilité des données qui suivront, voici la répartition des répondantes par classes d’âge :

La classe d’âge 18-23 ans inclus est la plus importante renfermant non moins de 48,70% des répondantes. Viennent ensuite la classe d’âge 15-17 ans inclus puis 24-34 ans inclus. Notons que les plus de 35 ans constituent une véritable minorité, ce qui s’explique par le public jeune visé initialement, mon travail portant sur les jeunes générations de femmes. Des résultats par classes d’âge furent ainsi extraits et permirent de constater des différences en matière d’épilation intime. Ces résultats détaillés seront exposés par la suite.

Le questionnaire comportait également une question demandant aux répondantes de se classer par catégories de styles vestimentaires. Ces catégories, très clichées, devaient permettre de dégager des tendances en matière d’épilation intime en fonction des styles vestimentaires auxquels se rattachaient les répondantes. Nous exposerons ces résultats détaillés par la suite. En attendant, voici la répartition des répondantes par catégories de styles :

On note qu’une quasi-majorité refusant de se classer dans une catégorie particulière opte finalement pour la catégorie dite « Standard ». Les catégories BCBG/Chic (dans laquelle fut fondue la catégorie Fashion Victim, ne comportant qu’une seule réponse), Bobo et Classique/Tradi sont les seules étudiables, les autres étant trop marginales.1 commentaire:

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Pratiquez-vous l’épilation intime ?

La première véritable question du sondage portait sur la pratique effective de l’épilation intime et sur la fréquence d’épilation des répondantes. En effet, étant donné que 96% des répondantes, soit la quasi-totalité, disent pratiquer l’épilation intime, il était surtout intéressant de comparer les fréquences auxquelles était pratiquée la dite épilation.

Voici les réponses enregistrées à la question « Pratiquez-vous l’épilation intime ? » :

On note ainsi que l’épilation intime est véritablement rentrée dans les moeurs des femmes modernes puisque 58% des répondantes la pratique au moins 1 fois par mois. 30% des répondantes s’épilent de 2 à 4 fois par mois alors que 13% vont même jusqu’à s’épiler 2 à 3 fois par semaine.

Notons cependant que l’épilation demeure particulièrement rare voire inexistante chez 42% des répondantes (4% ne la pratique jamais, 26% une ou deux fois par an seulement et 12% une fois par trimestre).

Là encore, les chiffres diffèrent fortement selon les tranches d’âge et les catégories de style, ce que nous verrons plus tard dans le blog.3 commentaires:

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Quelles formes d’épilation intime ?

La première question qui se posait était de savoir comment les femmes contemporaines épilaient, ou non, cette partie du corps (le pubis et, dans certains cas, le sexe lui-même). Entre amies, les discussions arrivent à tourner autour du sujet mais restent généralement floue, chacune ressentant un malaise à parler d’une chose aussi intime. L’anonymat d’une enquête réalisée sur internet permet ainsi de lever cette barrière et donc de parler librement de la façon dont chacune pratique l’épilation intime.

On distingue de très nombreuses formes diverses et variées d’épilation intimes. Par soucis de simplicité, nous avons décidé d’en inclure 6 possibles dans notre questionnaire en ligne : « Aucune épilation, pilosité naturelle », « Triangle pubien fourni (épilation des bordures uniquement) », « Triangle pubien taillé », « Ticket de métro », « Epilation intégrale » ainsi qu’une catégorie « Autre ».

Pour simple clarification, notons que nous entendons par « Triangle pubien fourni (épilation des bordures uniquement) » ce que les esthéticienne appellent le « maillot classique ». Dans ce cas, seules les bordures sont enlevées, les poils pubiens formant le triangle pubien restant en place.

Par « Triangle pubien taillé », nous entendons le « maillot bikini » c’est à dire un triangle pubien un peu plus échancré mais formant toujours un triangle.

Par « Ticket de métro », nous entendons l’épilation des côtés du pubis ne laissant apparaître qu’un rectangle de poils pubiens de la taille d’un ticket de métro.

A la question « Sous quelle forme pratiquez-vous l’épilation intégrale ? », les réponses sont les suivantes :

Aux vues de ces résultats, on observe aisément à quel point l’épilation intime est devenue une pratique incontournable chez les jeunes femmes françaises. En effet, seules 4% des 345 répondantes affirment ne jamais procéder à l’épilation de cette partie de leurs corps ce qui en fait un comportement relativement marginal. A l’inverse, si 96%, soit une ultra-majorité des répondantes, avouent pratiquer l’épilation intime, celles-ci le font sous différentes formes.

Premièrement, l’épilation minimale (le « maillot » classique) où seules les bordures du triangle pubien sont enlevées s’impose, de façon quelque peu surprenante, comme la première forme d’épilation intime (32% des répondantes s’épilent de cette façon). L’explication principale vient probablement de la facilité et de la rapidité de cette forme d’épilation, la moins contraignante qui soit.

En deuxième position, l’épilation intégrale ne groupe que 26% des réponses alors qu’elle est pourtant présentée par bon nombre de magazines féminins et peoples comme une pratique courante chez les jeunes femmes d’aujourd’hui. Le chiffre de 26% constitue certes une part non négligeable des répondantes mais est cependant bien loin de constituer une majorité.

Viennent ensuite les deux pratiques dites intermédiaires : le triangle taillé (« maillot bikini ») et le ticket de métro. Ces deux pratiques, moins contraignantes que l’épilation intégrale, ne permettent cependant pas d’enlever l’intégralité des poils pubiens. Le triangle taillé est plébiscité par 19% des répondantes contre 18% pour le ticket de métro.

Au final, on note que 55% des répondantes conservent au final un triangle pubien (4%+32%+19%) alors que seules 26% des répondantes optent pour un pubis entièrement lisse. On est donc bien loin des clichés véhiculées par la presse féminine ainsi que par les séries à succès (type Sex and the City) où la guerre absolue au poil pubien est sans cesse réaffirmée.

Nous verrons plus tard (plus bas dans le blog) comment les formes d’épilation intime diffèrent entre catégories d’âge et catégories de style.2 commentaires:

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Une pratique permanente ou passagère ?

La question de la fréquence du recours à l’épilation intime laissait entrevoir le fait que nombre de femmes ne s’épilaient qu’une fois ou deux dans l’année, soit de façon très exceptionnelle. Il apparaissait donc intéressant de savoir si, pour les répondantes, l’épilation intime était pratiquée durant toute l’année, durant l’été uniquement (période des vacances, du port de maillots de bain pouvant encourager un recours plus fréquent à l’épilation intime chez nombre de femmes) ou encore de temps en temps, sans aucune régularité.

Voici les réponses des répondantes à la question « Vous pratiquez l’épilation… » :

On note une fois encore à quel point l’épilation intime est devenue incontournable chez les jeunes femmes puisque 51,60 % des répondantes disent la pratiquer tout au long de l’année (quelque soit la forme d’épilation choisie).

A l’inverse, la saisonnalité influe aussi beaucoup sur cette pratique puisque 31,60% des répondantes avouent ne s’épiler le pubis que durant l’été, saison où le corps s’expose plus volontiers, que ce soit en maillot de bain à la plage ou à la piscine. Enfin, notons que près de 13% des répondantes s’épilent cette partie de leur corps sans régularité, au gré des événements et des envies.Aucun commentaire:

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Quelle perception de l’épilation intime ?

Alors que l’on peut d’ores et déjà observer à quel point l’épilation intime est devenue une pratique courante chez les femmes d’aujourd’hui, force est aussi de constater que le triangle pubien n’a pas pour autant disparu puisque une majorité de répondantes décident de ne pas le supprimer.

Il était maintenant sociologiquement très intéressant de voir comment les femmes percevaient l’épilation intime c’est-à-dire comment celles-ci définissaient une pratique à laquelle elles recourent régulièrement. C’était tout l’intérêt de la question portant sur la façon la plus pertinente dont les répondantes qualifieraient l’épilation intime.

Voici les réponses (« Vous définiriez l’épilation intime comme…. ») :

Pas moins de 47% des répondantes voient dans l’épilation intime une pratique d’ordre esthétique devant parfaire la beauté corporelle. Vient ensuite l’épilation intime définie comme pratique érotique à laquelle souscrivent 22% des répondantes. L’épilation pubienne est ainsi rapportée au fantasme du partenaire et sera de nature à pimenter leur vie sexuelle.

Près de 17% des répondantes considèrent l’épilation pubienne comme une pratique d’ordre hygiénique devant permettre d’enlever un poil perçu comme « sale » ou « dégoûtant ». On voit notamment là la manière dont nombre de jeunes femmes perçoivent très négativement leur pilosité et font donc tout pour y recourir.

Enfin, notons que 9% des répondantes voient dans l’épilation intime une pratique avilissante pour la femme probablement par le fait qu’elle la force à s’adapter aux fantasmes masculins. A l’inverse, l’épilation pubienne n’est pratiquement pas abordée sous l’angle féministe puisque seules 2% des répondantes estiment qu’il s’agit d’une pratique participant à la libération de la femme.Aucun commentaire:

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Des femmes sous influence ?

Alors que les femmes perçoivent très positivement l’épilation intime (pratique esthétique ou érotique pour une majorité, pratique jugée avilissante par une faible minorité), il convenait désormais de savoir si celles-ci la pratiquaient sous la pression ou sous l’influence de tiers ou de facteurs externes. Comme nous l’avons vu en introduction de ce blog, l’épilation intime est devenue une norme sociale à part entière laquelle fait naître une pression sociale s’exerçant sur les femmes contemporaines. Ce constat est corroboré par la quasi absence de répondantes déclarant ne jamais s’épiler du tout (4% des réponses seulement).

Dès lors, il était fondamentale de demander aux répondantes si elles se pensaient être influencées lors de la pratique de l’épilation intime. Voici donc les réponses enregistrées :

On note en premier lieu que la moitié des répondantes (49,86%) disent ne subir aucune influence et pratiquent l’épilation intime en accord avec leur seul et unique choix. Un tel chiffre, particulièrement élevé, laisse cependant entendre que 50% des répondantes, l’autre moitié donc, s’épilent le pubis en raison de la pression sociale s’exerçant à leur encontre.

C’est l’influence du partenaire qui est donc ensuite la plus citée recueillant 22% des réponses ce qui laisse entendre que la vie en couple favorise l’épilation intime puisque, sans partenaire, ces 22% de répondantes ne s’épileraient pas le pubis comme elle le font.

Suit l’influence des amies laquelle touche 14,50% des répondantes. Enfin, les magazines féminins, de par les nombreux articles consacrés à la question ainsi que les photos de modèles dénudées généralement épilées intégralement, influencent 10% des répondantes à pratiquer l’épilation intime. Notons que l’influence du cinéma, pour sa part, est quasi-nulle (1%).1 commentaire:

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Les autres zones corporelles épilées

Afin de procéder à une rapide comparaison avec le cas de l’épilation pubienne, il était demandé aux répondantes quelles autres zones du corps celles-ci épilaient aussi (plusieurs choix possibles). Voici les réponses enregistrées :

Rappelons avant toute chose que 96% des répondantes disent s’épiler, au moins une fois dans l’année, le pubis (allant de l’épilation des seules bordures à l’épilation intégrale).

On note ainsi que l’épilation des jambes, partie du corps souvent exposée, est quasi-systématique (pratiquée par 99% des répondantes), tout comme l’épilation des aisselles (98% des répondantes) et des sourcils (84%, soit moins que pour l’épilation pubienne).

A l’inverse, seules 21% des répondantes disent s’épiler les bras, un chiffre à mettre en relation avec les 96% s’épilant au moins une fois par an le pubis. Dès lors, on peut conclure que l’épilation pubienne est véritablement rentrée dans les moeurs et que celle-ci est devenue, quelle que soit sa forme, incontournable pour les femmes du XXIème siècle.Aucun commentaire:

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L’épilation intime chez les 15-17 ans

La tranche d’âge des 15-17 ans apparaît finalement comme celle ayant le moins recours à l’épilation intime (10% des répondantes de la catégorie ne la pratique jamais et 39% de façon minimale). Pourtant sous l’influence omniprésente des médias, d’internet et des revues féminines, celles-ci n’ont pas encore massivement adoptées les comportements de leurs aînées. Notons également qu’avec 15% de répondantes disant pratiquer l’épilation intégrale, c’est là la tranche d’âge la moins concernée par cette pratique pourtant mise en avant comme la préférée des jeunes femmes.

Pour ce qui est de la fréquence d’épilation dans cette tranche d’âge, on note un sous-représentation des catégories « Très régulièrement » et « Régulièrement » par rapport aux résultats globaux au profit de la catégorie « Jamais » (10,60% ici contre 4% globalement).
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L’épilation intime chez les 18-23 ans

Les 18-23 ans (48% des répondantes) constituent le coeur de cible de mon enquête puisque formant la nouvelle génération de femmes adultes. Il s’agit aussi de la génération censée être la plus concernée par les « nouvelles » formes d’épilation pubienne à savoir l’épilation intégrale. On note cependant une sur-représentation de la catégorie « Triangle fourni » par rapport aux résultats globaux (35% contre 32%) ainsi qu’une sous-représentation de la catégorie « Triangle taillé » (15% contre 19% globalement). Notons enfin que seules 3% des répondantes de cette catégorie disent ne jamais s’épiler le pubis.

Pour ce qui est de la fréquence, on retrouve des chiffres très proches de la moyenne globale toutes tranches d’âges confondues. Les 18-23 ans ne s’épilent donc pas plus fréquemment que les autres femmes contrairement aux idées reçues. Au contraire, et nous le verrons, elles s’épilent même moins fréquemment que les répondantes de la tranche des 24-34 ans.
1 commentaire:

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L’épilation intime chez les 24-34 ans

Les 24-34 ans constituent la génération actuelle de femmes modernes, celle des jeunes adultes et des débuts de la vie en couple. C’est justement la vie en couple qui, de par l’exposition régulière de son corps aux yeux du partenaire, pousse les répondantes à pratiquer plus assidûment l’épilation intime. On constate ainsi que c’est cette tranche d’âge qui pratique le plus l’épilation intégrale, le ticket de métro et le triangle taille (31% ici contre 19% toutes tranches d’âge confondues). A l’inverse, seules 1% des répondantes de la tranche d’âge disent ne jamais pratiquer l’épilation pubienne et seules 19,50% se contentent de s’épiler les bordures (contre 39% chez les 15-17 ans et 35% chez les 18-23 ans).

Pour ce qui est de la fréquence, on note là aussi une plus grande assiduité à l’épilation pubienne puisque les 24-34 ans forment la tranche d’âge avec le plus de répondantes s’épilant régulièrement (2-3 fois par mois, 34% ici contre 29% chez les 18-23 ans) et très régulièrement (2-3 fois par semaine, 18% ici contre 14% chez les 18-23 ans). A l’inverse, la catégorie « Exceptionnellement (1-2 fois par an) » est la plus faible de toutes les tranches d’âge avec 19% contre 26% toutes tranches d’âge confondues.
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L’épilation intime dans la catégorie « BCBG/Chic »

72 répondantes (soit 20,80% du total) s’étant rangées dans cette catégorie, nous avons décidé d’analyser leurs résultats afin d’en tirer des conclusions. Par définition, les répondantes se rattachant au style vestimentaire « BCBG-Chic » sont les plus enclines à faire attention à leur apparence et à parfaire au mieux leur beauté corporelle.

En matière d’épilation intime, les répondantes « BCBG-Chic » plébiscitent l’épilation intégrale ainsi que le ticket de métro (26% ici contre 18% globalement). A l’inverse, aucune des répondantes de cette catégorie affirme ne jamais s’épiler le pubis.

Pour ce qui est de la fréquence, la régularité et même la super-régularité (catégorie « Très Régulièrement ») est bien supérieure à la moyenne globale. A l’inverse, la catégorie « Exceptionnellement » ne regroupe que 8% des répondantes « BCBG-Chic » contre 26% globalement.
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L’épilation intime dans la catégorie « Bobo »

La catégorie « Bobo » regroupe 16% des répondantes. On peut imaginer de jeunes femmes appartenant à la classe moyenne supérieure et vivant en zones urbaines. Souvent tendances, elles recherchent également la simplicité.

En matière d’épilation intime, on constate que cette catégorie de répondantes optent plus volontairement pour une épilation minimale (« triangle fourni », 36% ici contre 32% globalement).

En matière de fréquence, on constate une forte sous-représentation des répondantes pratiquant une épilation « Très régulière » (7% contre 13% globalement) ainsi, à l’autre bout, de celles pratiquant une épilation « Exceptionnelle » (16% contre 26% globalement).
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L’épilation intime dans la catégorie « Classique-Tradi »

La catégorie « Classique-Tradi » regroupe 10% des répondantes. On peut imaginer de jeunes femmes attachées aux traditions et privilégiant un style vestimentaire et une apparence très classique et intemporelle aux tendances de la mode. On peut donc en conclure que les répondantes de cette catégorie seront moins attachées à leur apparence physique ainsi qu’à l’influence des magazines féminins que celles des autres catégories.

En matière d’épilation intégrale, on retrouve ici une forte proportion de répondantes pratiquant une épilation minimale (bordures uniquement). De plus, 9% des répondantes de la catégorie disent ne jamais s’épiler le pubis (contre 4% globalement). Pour ce qui est de l’épilation intégrale et du ticket de métro, on observe une très forte sous-représentation.

En termes de fréquence, on retrouve aussi une faible régularité correspondant bien aux résultats précédents.

*http://www.medisite.fr/a-la-une-epilation-masculine-meilleure-pour-le-sexe-et-pour-lhygiene.974964.2035.html

L’ÉPILATION PUBIENNE CHEZ L’HOMME POUR PLUS DE PLAISIR ?

Pour ressentir plus de plaisir, pour donner l’air à leur membre d’avoir l’air plus grand… Un récent sondage révèle que de plus en plus d’hommes se rasent autour de leur intimité. Mais selon les experts, la raison est ailleurs. Explications.

Si l’épilation pubienne est très en vogue chez les femmes, au point de provoquer de nombreux débats, cette tendance serait de plus en plus adoptée par les hommes aussi. Après le visage et la poitrine, certains ne sont pas réticents à l’idée de se raser encore plus au Sud, comme le révèle une étude menée par la marque de rasoir Gillette relayée par le Daily Mail. Les résultats ont en effet montré qu’un homme sur cinq aime s’occuper du bas aussi.Jusqu’ici, l’épilation pubienne masculine était considérée comme l’apanage des hommes « métro-sexuel » très soucieux de leur apparence, mais il semblerait qu’elle fasse de plus en plus d’adeptes au fil des années. A l’instar des femmes, les hommes aussi ressentent une pression sur leur apparence jusqu’en dessous de la ceinture, selon le Dr Matthew Hall, associé de recherche en psychologie sociale à l’Université de Lancaster, interrogé par le Daily Mail.

Une tendance qui va perdurer

Des facteurs tels que la hausse des magazines pour hommes, de l’égalité des sexes et le mouvement gay n’y seraient pas étrangers selon lui. « Les hommes ressentent beaucoup de pression aujourd’hui pour mieux se présenter, il n’y a qu’à voir la quantité de produits dans les supermarchés qui leur est dédiée », explique-t-il. Si les raisons peuvent s’avérer nombreuses, les plus évoquées dans le sondage restent des arguments masculins comme « une meilleure vie sexuelle » et « une meilleure hygiène ».

e tendance que les annonceurs ont bien comprise, et sur laquelle ils ont misé, avec un autre argument : l’épilation au niveau de l’aine peut améliorer l’apparence du pénis. « Je pense que cette tendance devrait se poursuivre de plus en plus peu importe l’origine social-économique, l’ethnie ou l’âge, et même dans les formes les plus extrêmes comme les cosmétiques », conclut le Dr Hall.

En savoir plus sur http://www.medisite.fr//a-la-une-epilation-masculine-meilleure-pour-le-sexe-et-pour-lhygiene.974964.2035.html#okPJ70C0gh5HjAAt.99

http://www.huffingtonpost.fr/2012/08/08/stop-a-lepilation-pubienne_n_1755891.html

SANTÉ – C’est l’été et la pression de l’épilation parfaite est encore plus forte qu’en temps ordinaire. Rassurez-vous, si par manque de temps ou d’envie, vous avez zappé la case bandes de cire, vous venez peut-être d’échapper à un staphylocoque doré. Un docteur américain a en effet appelé à la fin de la guerre aux poils pubiens. « Certaines théories sociologiques, explique Emily Gibson, directrice du centre de recherche sur la santé à la Western University dans l’état de Washington (lien en anglais), suggèrent que cette tendance a à voir avec la mode des bikinis et des strings, des acteurs et actrices sans poils, un désir de revenir à l’enfance, un tentative hygiéniste ratée, ou une volonté de devenir plus attractive pour son partenaire. » Autant de raisons qui ne tiennent pas quand on connait les dangers que représente l’épilation pubienne.

« Si les poils pubiens sont là, c’est pour une bonne raison »
Car, explique la spécialiste, si « les poils pubiens sont là, c’est pour une bonne raison. Ils protègent contre le frottement qui peut causer écorchures et blessures, ils sont un rempart naturel contre les bactéries.[…] Le temps, l’énergie, l’argent et l’émotion provoqué chez les deux sexes pour supprimer les poils de leurs parties génitales est astronomique. » Selon le journal The Independent, le marché de l’épilation a en effet généré 2,1 milliards de dollars au États-Unis en 2011. (lien en anglais)

« L’épilation pubienne irrite et provoque des inflammations des follicules pileux (développement anatomique en forme de sac dans lequel pousse un poil) laissant de microscopiques blessures ouvertes. Quand cela est combiné à un environnement moite tel que celui des parties génitales, vous voilà en face d’un terrain parfait pour les plus méchantes bactéries », souligne Emily Gibson.

Staphylocoque doré et autres réjouissances
Et le médecin ne plaisante pas, les méchantes bactéries dont elle parle ne sont autres que le staphylocoque doré ou le streptocoque B, autant de joyeusetés qui peuvent être combinées à des herpès et d’autres maladies sexuellement transmissibles dont la contamination est facilitée par les micro-blessures. Attention messieurs, les hommes ne sont évidemment pas à l’abri. Cosmopolitan US titrait récemment « ce que son épilation révèle de sa personnalité. » (lien en anglais)

En France, le débat n’est pas nouveau. En janvier 2010, le magazine Elle faisait scandale à cause de son sujet à destination des « foufounista »: « Le pubis, c’est le lieu le plus intime de notre corps. Et, pourtant, il n’échappe pas à la tendance. Soins, épilations, secrets de pros… On vous dit tout pour devenir une vraie foufounista! »Laure Watrin, journaliste à Slate s’offusquait alors de cette esthétique du « porno soft », de cette dictature de la pilosité très maîtrisée: « Lissons, aseptisons, uniformisons! Après les jambes, les aisselles, les sourcils, c’est donc au tour de notre pubis de se mettre au service des ‘control freaks’. »

La Défense du poil
En octobre 2010, Stéphane Rose, un « mec qui aime les poils pubiens » comme il se définit lui-même, publiait un essai Pour la Défense du poil: contre la dictature de l’épilation intime. Dans une interview au blog sur le sexe Rue69, il comprenait dans cette tyrannie de l’épilation un combat plus vaste contre « les rides, le gras et tout ce qui égratine l’idéal juvénile associé au corps désirable. »

Plus récemment en 2011, la marque Veet, spécialisée en produits pour l’épilation, lançait la campagne « Mon minou tout doux » pour vanter l’épilation intégrale. Après avoir choqué de nombreux internautes à cause du site lancé au même moment à destination des jeunes femmes, la marque a fait marche arrière. Renée Greusard, journaliste à Rue89 revient sur la polémique et raconte ce site rose bonbon à destination des jeunes filles : « il y avait un jeu qui consistait à épiler « le minou ». Le but ? Enlever tous les poils de la bestiole puisque selon la chanson ,« un minou qui pique partout, ça fait bien trop voyou ».« Le minou (de Veet) aime être plus épilé » Venait ensuite le test final du matou. Un chat moche à l’air grave inspectait la chatte. Et si « le minou » était mal épilé, la sentence tombait : « Tu as choisi le bon produit, mais le minou aime être plus épilé. Repasse le test du matou. » Boum ! Du féminisme pur jus. »

Moralité, la prochaine fois oubliez le bon vieil adage « il faut souffrir pour être belle/beau » et pensez à votre santé, vos poils pubiens vous diront merci.

*Epilation et Islam

http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/144/l-epilation-et-les-musulmans/

http://ecologielibidinale.les-forums.com/topic/97/le-memoire-d-une-ethnologue-sur-l-epilation.html

http://ame.enfant.org.free.fr/zwang.html

http://inshaallah.over-blog.com/article-781290.html

*Epilation intégrale, complexes sur la taille du pénis,… Enquête sur l’influence des films X sur le rapport au corps et la vie sexuelle des Français

http://www.ifop.com/media/poll/2609-1-study_file.pdf

 

*Pour le poil contre l’épilation

de nombreux témoignages

http://www.ecologielibidinale.org/fr/ese/miel-temoignagesESE-fr.htm

 

 

 

 

Calvin Klein. Exhibe ta culotte fillette

Publié le

Calvin Klein s’est spécialisé dans le porno chic et l’incitation à la violence sexuelle. Il semble que ça lui réussisse dans ce monde où l’intimité est une valeur marchande et où la pudeur ne préoccupe que les mâles qui voilent leurs femmes pour mieux abuser des autres.

Cette campagne publicitaire choque les personnes sensées, en particulier les femmes dotées de dignité. http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/polemique-mycalvins-calvin-klein-joue-sur-l-erotisme-instagram-12-05-2016-5789307.php

Le cliché a déclenché un torrent de réactions hostiles aux Etats-Unis, sur les réseaux sociaux mais aussi au-delà. «Calvin Klein fait du marketing pour les pervers», a écrit le tabloïdNew York Post sur son site.

Réactions sur les réseaux sociaux

De nombreux internautes se sont également dits choqués par le supposé parti pris du photographe, qui aurait cherché à rendre Klara Kristin plus jeune.

«@CalvinKlein, ta publicité donne un caractère sexuel aux petites filles. Nous n’achèterons pas» («we’re #NotBuyingIt»), a tweeté le compte Miss Representation, émanation du mouvement The Representation Project, qui dit lutter contre les «stéréotypes» et les «injustices sociales». http://www.tdg.ch/societe/La-nouvelle-campagne-Calvin-Klein-fait-scandale/story/23444086

La photographe Harley Weir est à 25 ans une star londonienne de la mode ayant mis son talent à ce qu’il y a de plus malsain dans la sexualité pour atteindre la plus haut niveau de l’indécence afin de se faire remarquer. La concurrence est rude dans le monde de la photo, il ne suffit pas d’être une bonne technicienne, il faut trouver des sujets plus que brûlants, inédits, quitte à fouiller les entrailles des femmes et à  extirper leur humanité.

La photographe dit chercher à provoquer l’émotion quel qu’en soit le sujet.Pour elle tout est bon dans l’émotion à l’instar de ce qu’ on dit chez nous, tout est bon dans le cochon.

L’art de Harley Weir in http://www.bjp-online.com/2015/03/harley-weir-fashion-photography/

Les petites culottes

Les petites culottes sont des fétiches appréciés des hommes qui les achètent quand elles ont été portées pour les sentir et éventuellement les sucer, qui les volent directement sur la « bête », dans les placards ou sur les cordes à linge. Inconsciemment ou pas, les mères qui sont prêtes à tout pour marier leurs filles, les habillent dès le berceau avec de ridicules robes qui montrent la couche, puis la culotte au fur et à mesure que la fillette grandit, qu’elle bouge et que chaque mouvement exhibe ses dessous. A partir de ce moment de la vie, tout l’art de l’éducation consiste à apprendre à porter des robes courtes sans montrer la culotte. Pour ma part, j’ai toujours pensé que la robe n’avait pour but que de montrer la culotte sans en avoir l’air. La jeune fille doit alors brimer ses mouvements, apprendre à s’asseoir, à croiser les jambes décemment c’est à dire sans montrer sa culotte alors que jupes et robes ne sont faites que pour cela.

Il n’y a rien de moins pratique qu’une robe quand on veut bouger à son aise sauf si on choisit une jupe longue qui permet précisément de ne pas porter de culotte pour pouvoir faire ses besoins n’importe où sans exhiber ses fesses. Il faut ajouter qu’avec le progrès des matières textiles, des produits de lavage et des robots de lavage, il devient inutile de porter une culotte sous un collant ou un pantalon puisqu’il n’y a plus de problème d’hygiène . La petite culotte a perdu sa fonction protectrice et on peut imaginer que ses ventes baissent, c’est pour cela que des requins tentent de lui donner une seconde vie en l’érotisant à la mode de la pornographie et de la pédophilie.

La jeune photographe Harley Weir avait déjà mis en scène des dessous de fillettes, un thème récurrent chez celle qui prise les détails intimes des corps de femmes et, surtout, la sainte jeunesse.

La photo de la campagne #MyCalvins qui fait polémique outre-manche. 

La dernière campagne «MyCalvins» pour les sous-vêtements Calvin Klein fait polémique outre-Manche. Certains internautes accusent même la marque de promouvoir des photos à caractère pédophile, notamment en raison d’un cliché en caméra subjective sous la nuisette de la mannequin de 22 ans.

Pour voir plus d’obcénités : http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/polemique-mycalvins-calvin-klein-joue-sur-l-erotisme-instagram-12-05-2016-5789307.php

Humour. Stop à la déforestation du pubis !

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Source http://zvicrraesigurt.blogspot.fr/2014/04/stop-deforestation.html

 

 

Mamans et mineures. Elles …les filles du Plessis

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http://www.lavoixdunord.fr/region/tourne-a-saint-amand-le-telefilm-elles-les-filles-ia27b36946n3372735?xtor=RSS-2

En 1971, les mineures enceintes, pour la plupart victimes de viol, étaient exclues des établissements scolaires et, si elles étaient « chanceuses » confinées dans les deux maisons maternelles qui existaient pour toute la France. Si quelques unes avaient la chance d’être soutenues par leurs parents, la majorité était jetée à la rue, une honte pour la famille et le voisinage qu’il fallait cacher pour l’honneur.

Fille mineure dans enceinte

http://fr.dreamstime.com/photo-stock-fille-mineure-dans-enceinte-image45400751

Quant aux géniteurs, très rares étaient ceux, souvent ados, qui assumaient leur paternité, surtout si la grossesse était issue d’un viol. A cette époque très peu de victimes osaient avouer le viol et porter plainte contre le violeur parce qu’elles se sentaient coupables avec le soutien de la société qui les persuadait que, si elles avaient été violées, c’est parce qu’elles l’avaient bien cherché. Il a fallu attendre 1992 pour que le viol soit puni de 15 ans de réclusion criminelle.

Le Mouvement féministe peut s’enorgueillir d’avoir contribué à la disparition de maisons de correction pour mineures enceintes et surtout d’avoir transformé leur statut de « fille-mère » en statut de « mère célibataire » pour bénéficier des mêmes droits que les mères mariées, pacsées ou accompagnées.

Pour autant, il existe toujours en France des mineures enceintes (à partir de 13 ans !) abandonnées par le géniteur, qu’il les ait violées ou non. Par contre les familles sont plus compréhensives, surtout quand il y a des allocations à la clef.

© Twentieth Century Fox France via AlloCiné / Film Juno de Jason Reitman.

http://www.caminteresse.fr/economie-societe/pourquoi-autant-davortements-chez-les-ados-119245/

Il n’empêche qu’une jeune fille a 5 fois plus de chances de mourir en couches ou d’avoir des complications qu’une femme adulte.

Au cours du débat qui a suivi le film, les intervenantes ont insisté sur l’importance de la prévention et de l’information sexuelles, autant pour les filles que les garçons, soit d’appliquer au moins la loi qui prescrit un minimum de 3 séances d’éducation sexuelle/an dans les établissements scolaires.La loi Aubry-Guigou du 4 juillet 2001 imposait trois séances par an d’éducation sexuelle, dans chaque milieu scolaire, entre le CP et l’âge de 16 ans. Pour Danielle Gaudry, co-responsable du Planning familial, cette loi n’est pas appliquée : « En réalité, même en classe de 4e ou de 3e, on arrive à peine à deux séances par an ! » Une situation qui a conduit le Planning familial a saisir le Conseil d’État sur le sujet.

Malgré l’invasion de la pornographie, du porno chic dans les pubs, les allusions sexuelles constantes dans les médias, le fait que les enfants ont tous vu un film porno à 11 ans, le harcèlement sexuel des filles et des femmes, les adultes hypocrites continuent à rejeter une information sociale, médicale et biologique saine dans les établissements scolaires.

La Connectrice

Encore 6 jours pour revoir en replay ce documentaire et le débat qui suit.

http://pluzz.francetv.fr/videos/elles_les_filles_du_plessis_,136528328.html

http://www.france3.fr/emissions/elles-les-filles-du-plessis/videos/replay_-_elles._les_filles_du_plessis_08-03-2016_1081418

Le téléfilm de Bénédicte Delmas, diffusé le mardi 8 mars sur France 3, a réussi à tenir la dragée haute à la série de TF1, “Person of Interest”, en attirant plus de 4,9 millions de téléspectateurs. Vous pouvez voir, ou revoir, l’histoire de la rébellion, en 1971, du foyer pour adolescentes enceintes du Plessis-Robinson, en replay sur le site de France Télévisions.

 

Amenées par des parents pétris de honte, Brigitte, Marie-France et Jacqueline rejoignent, en 1971, la Maison du Plessis. Dirigé d’une main de fer, l’établissement accueille des mineures enceintes. Recluses loin des regards, les pensionnaires découvrent que, sous une apparente hospitalité, l’institution les dépossède de leurs choix, déterminant leur avenir et celui de leur bébé. Avec la complicité d’une surveillante, les revendications et la rébellion s’ébauchent.

Inspirée de faits réels, cette fiction restitue le contexte des luttes féministes pour le contrôle des naissances et le droit à l’avortement, notamment des mineures. Prenant pour cadre l’année charnière 1971, la réalisatrice embrasse avec allant la combativité des résidentes du foyer du Plessis-Robinson, dont le soulèvement reçut l’appui des militantes du MLF. Malgré des effets mélodramatiques trop appuyés — musique larmoyante, ralentis démonstratifs —, cette peinture d’une France patriarcale, qui a légalisé la contraception quatre ans plus tôt mais tarde à publier les décrets d’application, saisit. Impressionnante de rudesse, Sandrine Bonnaire campe une directrice tout acquise à sa mission civilisatrice. Face à elle, Noémie Merlant, en fille du peuple en proie aux mauvais traitements et en butte aux préjugés, étincelle. — Hélène Rochette

Massacre d’Agnès Marin. Un documentaire indécent sur son assassin

Public Sénat diffusait ce soir un documentaire « Parents à perpétuité » réalisé par  Anne Gintzburger d’après un article d’Isabelle Monnin. J’ai été très choquée par le texte et le documentaire parce que je les ai trouvés indécents dans la mesure où ils s’apitoient sur la famille de l’assassin et de ce meurtrier lui-même.

Dans notre société avide de trouver des excuses aux criminels, sous le couvert d’explication et de compréhension, ces œuvres étaient politiquement correctes au détriment du respect absolu que nous devons aux familles des victimes.

Agnès Marin avait été piégée, torturée, violée, assassinée et son corps brûlé par Matthieu Moulinas alors que tous deux étaient pensionnaires au collège cévenol du Chambon-sur-lignon. Agnès avait 13 ans et Matthieu violeur récidiviste était âgé de 17 ans. Matthieu avait prémédité et organisé son premier viol connu et avait fait de même avec Agnès.

Matthieu avait violé sous la menace d’un couteau Julie, une amie d’enfance et il avait été laissé en liberté soit-disant suivi par une psychiatre et une éducatrice. La première victime du violeur avait déclaré qu’elle était certaine qu’il recommencerait (ce qui n’est rappelé ni dans l’article ni le documentaire) mais le psychiatre expert ne l’avait pas trouvé dangereux.

Pourtant, tout le monde sait, surtout les femmes, que le viol est une véritable pandémie tolérée par la société qui en minimise les causes (le mépris et l’infériorisation des femmes) et les conséquences en leur accordant une indulgence coupable. Le violeur ne nait pas violeur, il le devient avec l’aide de la société qui l’environne et lui fait croire que le mâle a droit de vie et de mort sur les femmes, qu’elles sont à sa disposition. Il ne reste plus qu’à l’enfant innocent à regarder de la pornographie (à 11 ans, tous les enfants auraient vu des films pornos) pour apprendre comment traiter les femmes.

S’apitoyer sur le sort de l’assassin, ce pauvre petit malade, sur la douleur des parents de l’assassin (qui n’avaient rien vu venir !) avec autant d’insistance est d’autant plus ignoble qu’il est précisé que sa famille ne l’abandonne pas et qu’elle se donne la peine d’aller le voir régulièrement en prison même si c’est dur.

Les parents d’Agnès, eux, n’ont « que » leur peine à porter puisqu’ils ne pourront plus voir Agnès de toute éternité.

La Connectrice

Sexualité. Les mâles sont-ils tous détraqués ?

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https://www.contrepoints.org/2012/08/24/94913-harcelement-sexuel-desormais-tout-est-harcelement

En France, une femme est violée toutes les 7 mn et 30% des détenus seraient condamnés pour délits ou crimes sexuels.La majorité des victimes sont des femmes mais quelques hommes et des enfants des deux sexes sont concernés.

Il règne en France un climat délétère dans lequel le harcèlement sexuel concerne tous les hommes de toutes les catégories sociales et économiques.

la tribune fourmille d’anecdotes édifiantes. Y sont rapportées les remarques inconvenantes «d’un parlementaire qui déplore que nous portions un col roulé et pas un décolleté» ou d’«un conseiller ministériel qui demande, au retour des vacances, si nous sommes bronzée vraiment partout». Mais également, celle d’«un ami du président qui juge les journalistes d’autant plus intéressantes qu’elles ont un bon tour de poitrine». «Dans une usine visitée au pas de course, c’est un ministre qui s’amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous», peut-on encore lire.

Il y a aussi «les textos – classiques, récurrents, insistants», les invitations à se «voir le soir, hors des lieux et des horaires du pouvoir» et «les avances (qui) ne s’arrêteront qu’avec la menace d’une main courante pour harcèlement».

http:  www come4news com images users 1041 HarcelW%20copie jpg Abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel

http://www.come4news.com/abrogation-de-la-loi-sur-le-harcelement-sexuel-158146

  • Soupçonné d’avoir violé quatre jeunes filles, un directeur de centre équestre de l’Eure a été écroué. Il avait déjà été condamné en 2007 et figurait sur le fichier des délinquants sexuels.http://www.leparisien.fr/faits-divers/eure-un-directeur-de-centre-equestre-recidiviste-accuse-de-viols-04-05-2015-4745431.php
  • Le 20 avril dernier, une dame de 94 ans était violée à son domicile par un cambrioleur http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/04/21/biarritz-une-femme-de-94-ans-violee-a-son-domicile-l-agresseur-en-fuite
  • Samedi soir, le groupe d’amis s’est rendu à Étreillers pour une soirée privée à la salle des fêtes. Vers 21h30, la jeune femme de 20 ans est sortie fumer une cigarette lorsqu’une voiture blanche avec deux hommes à bord s’est arrêtée à son niveau. Les deux individus ont alors forcé la victime à monter dans leur voiture avant de démarrer. Le véhicule a roulé pendant environ 1h30 dans les villages alentours avant de revenir à Étreillers où les agresseurs ont redéposé la jeune femme non loin de la salle des fêtes…  Les deux suspects auraient environ 25 ans et l’autoradio de la voiture de couleur blanche diffusait de la musique rap à un volume sonore élevé, ce qui a pu attirer l’attention sur son passage.http://www.aisnenouvelle.fr/region/etreillers-deux-hommes-recherches-apres-un-viol-ia16b108n211685
  • entretiens donnés par des enfants qui témoignent de viols commis par des militaires en Centrafrique. Quatorze soldats français sont visés par ce rapport de l’ONU. 6 enfants de 8 à 13 ans témoignent dans un rapport de l’Onu : Sur les six enfants qui témoignent, quatre ont été victimes de violences sexuelles. Les deux autres rapportent des abus subis par leurs copains. Chaque fois, la version est presque semblable. Des militaires leur demandent une fellation en échange de nourriture. Les petites victimes donnent aussi des descriptions précises ou des caractéristiques physiques de leurs agresseurs présumés.http://www.metronews.fr/info/viols-presumes-en-centrafrique-le-recit-choc-des-enfants-devant-l-onu/moec!zTW84ArhtndM/

  • le bellâtre aux allures de top-modèle proposait à ses partenaires un rapport sexuel dans l’obscurité, et les yeux bandés. Un subterfuge en vérité. Car une fois l’étreinte terminée, ce n’est pas le beau et mystérieux Anthony, 37 ans, que découvraient ces dames, mais Michel*, un petit homme dégarni et bedonnant de 68 ans.Son stratagème, le sexagénaire en usait depuis 2009 au moins. Des rencontres « piquantes » avec des femmes « excitées » par son « scénario », soutient ce divorcé. Des « viols par surprise » pour le parquet de Nice, qui a ordonné son placement en garde à vue le 17 mars, avant qu’un juge d’instruction ne le mette en examen…

    Après recoupements, il est établi qu’il était en contact avec 342 femmes dans toute la France, dont 143 dans son département, et possédait des photos intimes de 200 femmes différentes,http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-faux-play-boy-du-web-etait-un-sexagenaire-04-05-2015-4744097.php

L’homme français dans le métro d’après une enquête chinoise http://french.people.com.cn/VieSociale/7941287.html

  • Patrick Sébastien a fait chanter au public « une petite pipe avant d’aller au lit » à une heure de grande écoute samedi soir, dans son émission «Les années bonheur» sur France 2. Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat à la Famille a réagi : «Je pense que ceux qui ont la responsabilité et la chance d’animer une émission doivent aussi se comporter dans le respect des familles. C’est une question d’abord de respect des enfants, parce que je trouve ça limite incestueux que de faire chanter ça dans une famille à 20h50. Or la lutte contre l’inceste et la pédophilie est une de mes priorités»,a réagi ce lundi Laurence Rossignol sur RTL.

Sur le net, une majorité d’internautes s’est exprimée contre l’indécence de l’animateur qui n’en est pas à son coup d’essai. Il s’est étalé maintes fois sur son amour des prostituées et affirme clairement son opposition à l’éradication de la prostitution et à la pénalisation des clients.« Les mêmes qui interdisent et qui veulent faire passer les clients des prostituées pour des délinquants sont les mêmes qui cautionnent la France à genoux qui suce le Qatar. »

En savoir plus : http://www.gentside.com/patrick-s%E9bastien/patrick-sebastien-dans-c-a-vous-039-039-la-classe-politique-je-la-trouve-indigne-039-039_art61235.html
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http://www.leparisien.fr/tv/videos-patrick-sebastien-une-petite-pipe-qui-cree-l-emoi-04-05-2015-4744211.php

Patrick Sébastien se justifie en évoquant une grivoiserie innocente et compare sa chanson au « Zizi » de Pierre Perret ou aux gauloiseries de Georges Brassens dont il est loin d’avoir le talent. Sur la forme et le fond, Patrick Sébastien insulte ces poètes et musiciens que sont Brassens et Perret. Sur le fond, il montre son ignorance des engagements de ces deux auteurs qui ont eu le courage et l’esprit de braver l’hypocrisie de la morale de leur époque. Il n’y a rien d’obscène dans « le zizi » de Pierre Perret et les obscénités de Brassens sont le reflet de son engagement anticlérical dans les années 50 à 60..

Aujourd’hui, la pornographie étant généralisée et accessible à tous les enfants dès leur plus jeune âge-à 11 ans, ils auraient tous vu un film porno,-il n’y a aucun courage à sortir la pornographie de ses limites horaires théoriques. Or la pornographie véhicule une image dégradée et humiliante de la femme, contribuant ainsi à la sexualité détraquée des hommes, la discrimination des femmes et le sexisme en général. Il suffit de lire ci-dessus les paroles des hommes politiques à l’égard des femmes journalistes pour y retrouver ce conditionnement pornographique.

Naturellement, l’exhibitionnisme sexuel de Patrick Bastien est celui d’un homme qui s’adresse aux hommes et aux petit garçons en devenir d’homme.Habitué à la fréquentation des prostituées et des clubs de libertinage (partouzes)comme le 41 Chez Denise l’homme est imbibé, imprégné, obsédé par son sexe

Si encore il avait fait chanter au public « un petit cunnilingus avant d’aller dormir », on aurait pu le trouver courageux et féministe mais Patrick Sébastien incarne le gros macho franchouillard vénérant son phallus qui l’a porté au sommet du cercle des animateurs sexistes sans cervelle.

Prostitution. Les « paye pour jouir » me dégoûtent, c’est ma liberté !

« Eux ne respectent rien. Ils ramènent la masculinité à leurs couilles. Leur liberté est celle du renard dans le poulailler »

Yvette Roudy en réaction au manifeste des 19 salauds autoproclamés

Une pétition d’hommes réclamant la liberté d’aller aux putes devrait être mise en ligne prochainement sur le site « Causeur ». Ces messieurs déjà connus pour défendre leur « droit » à payer pour jouir dans -sur, à travers- le corps d’une femme se révoltent contre le projet du gouvernement d’édicter une loi sanctionnant les clients de prostituées. En même temps ils revendiquent la consommation de pornographie. Et ça se dit intellectuel !

Toute personne dotée d’une once de culture ne peut ignorer le lien manifeste entre agressions sexuelles, pornographie et prostitution, mamelles de la discrimination universelle des femmes. Sans même se pencher sur des études scientifiques, il suffit de lire les faits divers pour constater que délinquants et criminels sexuels sont de grands consommateurs de pornographie. Il faut croire que le sexe mâle est aveugle et qu’il ne connait que ce qui l’arrange même quand les réalités le contredisent, typique d’un comportement idéologique  contradictoire avec l’essence de la philosophie, l’esprit critique.

Franchement, messieurs, vous vous pensez désirables en consommant prostituées et pornographie ? Vous pensez vraiment que les femmes vous trouvent séduisants sachant que vous trempez allègrement votre biscuit ici et là moyennant finances ou que vous vous astiquez le manche en regardant des images de femmes harnachées comme des pouliches, ligotées comme des saucissons, retournées comme des crêpes par un étalon de service ou aspergées de sperme du visage aux seins. Vous pensez vraiment que ça nous fait envie ? Dans vos rêves, oui.

Il n’y a que de vieux barbons peine à jouir pour se réjouir de la belle époque des bordels, des claques et des maisons closes, du souvenir des putes au grand coeur qui réconfortaient les milords et se faisaient cogner par leur légionnaire.

Il n’y a que de pauvres gosses sans éducation pour consommer de la pornographie dès l’âge de 11 ans, mettre en pratique leurs leçons en violant à 13 ans parce qu’ils ne peuvent pas encore aller aux putes, de futurs maquereaux pour nombre d’entre eux, grâce auxquels vous pourrez aller aux putes.

La pornographie et la prostitution font partie de l’oppression des femmes, de leur discrimination dans toute la société et de leur infériorisation dans le travail, dans la politique, dans les relations humaines, dans la culture et dans tous les domaines de la vie. L’injure la plus courante pour insulter une femme n’est-elle pas de la traiter de « pute » ?

Pornographie et prostitution sont responsables des viols commis toutes les dix minutes en France. Elles sont aussi responsables des violences conjugales et des meurtres conjugaux. Elles sont encore responsables du harcèlement sexuel au travail, dans la rue, dans la nature et partout ailleurs. Elles sont responsables de l’indulgence de la Justice pour les violeurs et les meurtriers de femmes comme Cantat. (seulement 8 ans de prison pour avoir cogné une femme à mort, 4 ans effectués) Elles permettent aussi qu’un animateur de radio diffuse une vidéo incitative au viol sans que les autorités ne bronchent. https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/guillaumepley-retirez-votre-vid%C3%A9o-comment-chopper-une-fille-en-trois-questions?alert_id=UBjJFvVJzT_FBueBVfYoE&utm_campaign=38621&utm_medium=email&utm_source=action_alert

Alors messieurs qui revendiquez votre liberté d’aller aux putes et de consommer de la pornographie, sachez que ma liberté à moi est de vous mépriser, de vous désavouer et de combattre votre fielleuse idéologie. parce que vos choix indignes portent atteinte à ma liberté d’existence.

La Connnectrice

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Le manifeste des 343 salauds
 
Chers amis, camarades, lecteurs et concitoyens,
Le Parlement devrait discuter prochainement une proposition de loi sanctionnant les clients des prostituées – sans interdire formellement la prostitution: punir ce qui n’est pas interdit, ça laisse rêveur.Causeur a décidé de batailler par l’humour pour cette cause sérieuse.
Nous publierons dans notre prochain numéro le manifeste ci-dessous. S’il n’est ouvert qu’aux hommes, c’est par référence au « Manifeste des 343 salopes »  (que les moins de 20 ans se fassent expliquer par leurs grands-parents), et aussi parce tous les propos tenus par les « abolitionnistes » indiquent que, sous couvert de protéger les femmes, c’est une guerre contre les hommes, considérés comme des délinquants sexuels en puissance. « Les victimes sont presque toujours des femmes (….). Les clients sont toujours des hommes : ils achètent et imposent leurs propres désirs », peut-on lire dans la « Pétition des jeunes pour l’abolition de la prostitution ».Nous ne défendons pas la prostitution, nous défendons la liberté. Et quand le Parlement se mêle d’édicter des normes sur la sexualité, notre liberté à tous est menacée. Et comme il n’est pas interdit d’agir en s’amusant, nous comptons sur votre présence – en l’occurrence votre signature.
P.-S:  Ce texte est destiné à être publié dans le numéro de Novembre de Causeur. Embargo sur la publication jusqu’au jeudi 4 novembre !  
Elisabeth Lévy
Touche pas à ma pute !
Le manifeste des 343 salauds
En matière de prostitution, nous sommes croyants, pratiquants ou agnostiques.Certains d’entre nous sont allés, vont, ou iront aux « putes » – et n’en n’ont même pas honte.
D’autres, sans  avoir été personnellement clients (pour des raisons qui ne regardent qu’eux), n’ont jamais eu et n’auront jamais le réflexe citoyen de dénoncer ceux de leurs proches qui ont recours à l’amour tarifé.Homos ou hétéros, libertins ou monogames, fidèles ou volages, nous sommes des hommes. Cela ne fait pas de nous les frustrés, pervers ou psychopathes décrits par les partisans d’une répression déguisée en combat féministe. Qu’il nous arrive ou pas de payer pour des relations charnelles, nous ne saurions sous aucun prétexte nous passer du consentement de nos partenaires. Mais nous considérons que chacun a le droit de vendre librement ses charmes – et même d’aimer ça. Et nous refusons que des députés édictent des normes sur nos désirs et nos plaisirs.
Nous n’aimons ni  la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux.Nous aimons la liberté, la littérature et l’intimité. Et quand l’Etat s’occupe de nos fesses, elles sont toutes les trois en danger.Aujourd’hui la prostitution, demain la pornographie : qu’interdira-t-on après-demain ?Nous ne céderons pas aux ligues de vertu qui en veulent aux dames (et aux hommes) de petite vertu. Contre le sexuellement correct, nous entendons vivre en adultes.
Tous ensemble, nous proclamons :
Touche pas à ma pute !
Premiers signataires: Frédéric Beigbeder, Nicolas Bedos, Philippe Caubere, Marc Cohen, Jean-Michel Delacomptée, David Di Nota, Claude Durand, Jacques de Guillebon, Basile de Koch, censuré, Jérôme Leroy, Richard Malka, Gil Mihaely, Ivan Rioufol, Luc Rosenzweig, François Taillandier

Pour en savoir plus

Articles sur la prostitution, Réaction au manifeste des 343 salauds, twitts, revue de presse, analyses

  • Article d’Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, dans Le Monde de mardi 29 octobre 2013

L’appel « Touche pas à ma pute » humilie les femmes

LE MONDE | 29.10.2013 à 08h11 | Par Anne Zelensky (Présidente de la Ligue du droit des

« Touche pas à ma pute », tel est l’intitulé d’une pétition qui sera publiée dans Causeur de novembre. Elle est le porte-étendard du « Manifeste des 343 salauds ». Voilà un acte militant inédit : les hommes n’avouent pas aisément fréquenter les putes. Et se préoccupent plus d’utiliser ces dames que de les défendre.

Mais ce manifeste va encore plus loin, et se réclame paradoxalement d’un autre manifeste célèbre : celui des « 343 salopes », publié en avril 1971 dans Le Nouvel Observateur, pourdéfendre la liberté d’avorter (« Je déclare avoir avorté »). Je suis, avec d’autres, à l’origine de ce manifeste. Une précision utile : nous n’avions pas choisi de nous appeler « salopes », ce qualificatif nous est venu du dehors, de Charlie Hebdo. Si on comprend bien, le terme de « salope » désignerait donc toute femme qui enfreint les règles de la bienséance féminine officielle, pute ou féministe.

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Dans le manifeste « Touche pas à ma pute », les signataires eux, ont choisi le terme de « salaud » par référence aux « salopes » de 1971. C ‘est là que je m’interroge. Quelle filiation peut-il bien y avoir entre nous, les « salopes » qui réclamions la liberté interdite de disposer de notre corps, et ces « salauds » qui réclament aujourd’hui la liberté de disposer contre rémunération et sans pénalité du corps de certaines femmes ? Dans le premier cas, il s’agit de lever une oppression, dans le second, de la reconduire. Et ce au nom du même concept : la liberté. Où est la faille ?

Ce qui chiffonne mon sens de la logique en effet dans cette proclamation, ce n’est pas tellement qu’elle défende une forme de prostitution qui concerne une minorité de personnes, persuadées de l’avoir choisie. Ce n’est pas tellement qu’elle véhicule une contradiction majeure : elle met de côté la souffrance et l’humiliation de la majorité des « forçates » du sexe, tout en condamnant les réseaux proxénètes, qui en sont les pourvoyeurs.

LIBERTÉ OU ASSERVISSEMENT ?

Ce qui me chiffonne, c’est cette référence à la liberté. L’occasion est donnée une fois de plus de constater les dévoiements infligés à cette idée. Ce mot connaît depuis des décennies des accommodements qui reviennent à en faire le contraire de ce qu’elle est censée être. La doxa de notre temps s’incarne dans la trilogie : « liberté d’expression », sacralisée par la loi 1881 sur la liberté de la presse, le « touche pas à » (on est passé du pote à la pute) et le « c’est mon choix ». Le tout chapeauté par le credo : « Tout se vaut » (les arts, les cultures, les dominations) ou concept d’équivalence. Tels sont les piliers qui soutiennent l’édifice construit à la gloire de « ma » liberté. Qui ne connaît pas de limite.

Et voilà comment la liberté de disposer de son corps, revendiquée dans le « Manifeste des 343 », se voit étendu à des pratiques -– liberté de se prostituer -– qui en constituent le contraire. Comment peut-on en effet revendiquer comme liberté ce qui en fait la bafoue ? La liste est longue dans l’histoire, de ceux et celles qui ont préféré leur esclavage à la liberté, tant sont fortes l’emprise du conditionnement et la fascination de la soumission. Des esclaves noirs affranchis qui ne voulaient pas quitter leur maître, à la fameuse héroïne d’Histoire d’O, qui consentait à être asservie, on n’en finirait pas d’énumérer les zélateurs de la « servitude volontaire ». Dans cette pétition « Touche pas à ma pute », par un tour de passe-passe pervers, la liberté est mise au service de la défense d’un esclavage de fait.

Dans cette affaire de prostitution, personne n’est en fait libre : ni la pute ni le client. A part quelques rares exceptions, la majorité des personnes qui se prostituent le font par contrainte économique ou psychologique. Soyons sérieux : ce n’est pas une partie de plaisir d’ouvrir ses jambes à la demande, plusieurs fois par jour. Quant au client, il est pris dans un système de relation homme-femme, fondé sur le malentendu et la peur.

Quoi de plus rassurant que le scénario prostitutionnel ? Tout y est prévu : il paye, elle exécute. Elle lui offre la satisfaction de ses fantasmes ; elle l’écoute ; elle ne le juge pas. La femme idéale en somme. Il peut régresser avec elle en toute innocence, larguer un moment tout ce qui le contraint à être un homme : les responsabilités, le sérieux, la maîtrise. Le pied, non ? Etre un homme n’est pas si facile, et on peut comprendre les délices de ce lâcher-prise. Qu’il soit inavouable est bien le signe qu’il est merveilleusement transgressif. Il faut en effet un certain goût de la provocation aux signataires du « Manifeste des salauds » pourreconnaître qu’ils vont chez les putes.

Ce manifeste s’inscrit dans la guéguerre que se livrent les sexes. C’est la réponse du berger à la bergère. La revanche de certains hommes contre la libération des femmes passe sans doute par ce pied de nez. Tu as voulu être libre ? Eh bien, moi, ça ne m’empêchera pas d’aller chez les putes. Les femmes esclaves, j’aime. Au moins elles ne me demandent rien, elles me prennent comme je suis. Là est le hic. Le féminisme a introduit dans la bergerie des sexes le dangereux loup de la lucidité. Les femmes ne veulent plus faire semblant de prendre les hommes tels qu’ils sont, et elles en ont assez d’être prises pour ce qu’elles ne sont pas. Pouce ! Il faut inventer un autre jeu.

Idées http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/29/l-appel-touche-pas-a-ma-pute-humilie-les-femmes_3504547_3232.html

  • Réaction indignée du mouvement  du Nid

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Avec Touche pas à ma pute (on apprécie tout le mépris paternaliste du terme), les « 343 salauds » exigent le maintien de leur pouvoir et de leur impunité de dominants. Ils sortent du bois pour réclamer le maintien de leur droit à exploiter sexuellement des femmes, sans souci aucun des réalités : la précarité, les violences, les réseaux et les proxos.

Merci à eux de dire tout fort ce que nous nous évertuons depuis tant d’années à montrer. La prostitution comme réponse à la « misère sexuelle » ? Non. Ces piliers du monde culturel et médiatique veulent juste continuer à exercer un pouvoir. Un combat pour la liberté sexuelle ? Non plus. Mais un front machiste et sexiste qui, même après l’affaire DSK, fait semblant de confondre libertinage et violences sexuelles.

http://www.mouvementdunid.org/343-salauds-le-Mouvement-du-Nid

  • L’appel de ZeroMacho, ces hommes qui « ne veulent plus aller au bois »

image-32Source image http://zeromacho.wordpress.com/about/

Communiqué sur la proposition de loi pour abolir la prostitution

Publié le septembre 16, 2013 

En avant vers une loi abolitionniste en matière de prostitution !


Zéromacho, réseau international d’hommes engagés contre le système prostitueur et pour l’égalité femmes-hommes, salue la proposition de loi historique déposée aujourd’hui par la députée Maud Olivier.

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Nous espérons trouver dans cette future loi :
– La suppression de toute forme de répression à l’encontre des personnes prostituées.
– La mise en place d’un plan national d’alternatives à la prostitution permettant de répondre à l’aspiration d’une écrasante majorité de personnes prostituées à se construire un avenir hors de la prostitution.
– La pénalisation des clients-prostitueurs qui exploitent la précarité et la vulnérabilité des personnes en situation de prostitution pour leur imposer un acte sexuel par la contrainte financière. Cette disposition de la loi suédoise de 1997 a fait la preuve de son efficacité.
– Le renforcement des moyens de lutte contre le proxénétisme sous toutes ses formes et l’accès à une réparation du préjudice subi par ses victimes.

Dans l’espoir de construire une société plus juste, nous invitons les parlementaires à intégrer ces éléments dans la prochaine loi et à la voter avec le plus large consensus possible.
Après l’abolition de l’esclavage (1848) et de la peine de mort (1981), la France passera ainsi un nouveau cap historique.

Le Rapport d’information parlementaire Bousquet-Geoffroy a déjà préconisé les recommandations ci-dessus. L’adoption à l’unanimité de la résolution parlementaire du 6 décembre 2011 a annoncé le vote d’une loi abolitionniste globale.

Zéromacho porte cette demande avec les 55 associations de soutien aux personnes prostituées, de lutte contre les violences faites aux femmes et de promotion de l’égalité femmes-hommes rassemblées au sein du Collectif Abolition 2012. Elles sont rejointes par plus de 200 associations issues de 27 Etats membres de l’Union européenne, signataires de l’Appel de Bruxelles « Ensemble pour une Europe libérée de la prostitution ».

Contact: Fred Robert et Patric Jean
info.zeromacho@gmail.com
Site : http://www.zeromacho.eu
Twitter et Facebook : @zeromacho

http://zeromacho.wordpress.com/2013/09/16/communique-sur-la-proposition-de-loi-pour-abolir-la-prostitution/

  • Réaction d’Yvette Roudy, ancienne ministre socialiste des droits des femmes

« Eux ne respectent rien. Ils ramènent la masculinité à leurs couilles. Leur liberté est celle du renard dans le poulailler », dénonce la féministe.

http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/343-salauds-les-derniers-cris-de-l-arriere-garde-juge-yvette-roudy-01-11-2013-3277545.php

  • Soutien ignoble aux 343 salauds sur Riposte laïque au prétexte d’ouvrir le débat. Une fois de plus, Riposte laïque démontre que, malgré ses prétentions, elle n’est pas du tout féministe

http://ripostelaique.com/socialos-et-nonnes-feministes-foutez-la-paix-a-ceux-qui-ont-envie-daller-aux-putes.html

Extrait 

La sexualité, son intimité, sa complexité, son irrationalité, sa part d’ombre, son jardin secret, est le dernier espace de liberté qui nous reste. La majorité d’entre nous a des rapports conventionnels, avec son compagnon ou sa compagne, et s’en contente. Certains cherchent dans des doubles vies, ou des relations multiples, des satisfactions qu’ils ne trouvent pas dans leur seul couple. D’autres, seuls, vivent au jour le jour leur vie amoureuse, et se débrouillent comme ils le peuvent pour agrémenter leur existence de rencontres de passage. Et d’autres encore, pour des raisons qui les regardent, et qu’ils ne sont pas forcément capables d’expliquer, choisissent d’aller aux putes, et parfois aux gigolos.

Vive une société qui permet tout cela. Alors, racketteurs socialistes et féministes, cessez de vous occuper de notre vie sexuelle et foutez-nous la paix !

Bernard Bayle

  • Riposte laïque se rattrape en publiant une réponse digne à Bernard Bayle

Cependant vous m’accorderez le droit de considérer que la prostitution est une tare majeure de l’humanité, comme l’a été l’esclavage, et de le déplorer. C’est, selon moi, la forme extrême de l’exploitation des femmes par les hommes. Et le fait que des canadiennes, des américaines et des françaises frètent des avions pour aller aux Antilles se « taper des mecs », ne change rien à la chose….e me réjouis par ailleurs que notre société ait changé. Je suis assez âgée pour avoir connu l’époque d’avant la pilule, la dépénalisation de l’avortement, et autres éléments de libéralisation des mœurs. Je suis contente que l’on puisse maintenant vivre ensemble sans être marié (e), que les jeunes femmes puissent choisir leur compagnon, et en changer si elles le veulent.

Il me semble que c’est de cela que vous parlez, du droit des gens à mener leur vie à leur guise, sans que l’Etat, la loi, viennent y mettre son nez. Vous parlez en fait de gens qui se rencontrent, se choisissent librement, c’est parfait, rien à redire.

Mais la prostitution, c’est autre chose. C’est ce gigantesque système mondial, international, ce marché qui rapporte beaucoup d’argent, qui achète et vend des femmes…. et les tient en esclavage…Cela vous dérange que l’on s’attaque aux hommes, dans cette affaire. Aux clients. C’est peut-être maladroit, je n’en sais rien. Mais cela a au moins le mérite de les rendre visibles, comme on dit. Dans un échange commercial, puisqu’il s’agit de cela, il y a deux parties : le vendeur et l’acheteur. Dans ce cas on ne parlait jamais que de la vendeuse, la pute, et en quels termes ! Pourquoi ne parlerait-on pas de l’acheteur ?…Et de quelles féministes parlez-vous ? Je sais qu’il y a beaucoup de mouvements qui se disent féministes, je ne les connais pas tous. Je sais seulement que le mouvement féministe qui a permis aux femmes de se libérer, d’acquérir des droits fondamentaux, existe depuis environ 200 ans. Et je sais aussi que les hommes, du moins certains, parce qu’ils ont peur de perdre le pouvoir et leurs privilèges, comme « d’aller aux putes », par exemple, trouvent, et ont toujours trouvé de multiples astuces, le mot est faible, pour s’opposer aux revendications de l’autre sexe.

Jacqueline FICHET http://ripostelaique.com/la-prostitution-est-une-tare-majeure-de-lhumanite-comme-la-ete-lesclavage.html

  • Point de vue d’Elisseievna, féministe laïque, collaboratrice de Riposte laïque , contre la position des 343 salauds
Il est libre Max …
Une proposition de loi prévoit de réprimer l’achat de prostitution. Je l’approuve. J’estime que les peines prévues sont bien légères, surtout lorsque cet achat représente un chantage à l’emploi.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion1437.pdf
Des hommes s’offusquent que l’on attente à leur « droit d’aller aux putes » : l’expression dit tout : les femmes sont des chiottes. D’autres disaient pour défendre au XIXeme siècle en France, la règlementation « sanitaire » de la prostitution qu’elle constituait un « égout séminal ».
Plusieurs intellectuels ont concocté une pétition pour s’y opposer. Leur argumentaire réclame la « liberté », et proclame qu’il existe des femmes qui « aiment ça ». Ils déclarent qu’ils ne céderont pas aux « ligues de vertu », se demandent si la pornographie ne sera pas interdite demain. Ils prétendent vivre en « adulte »
Je m’honorerais de pouvoir prétendre appartenir à une ligue de vertu.  Je considère que l’interdiction de l’achat d’acte sexuel signifie évidemment l’interdiction de la production de pornographie avec acteurs.
Les connotations « adultes » contre vierges effarouchées des « ligues de vertu » donnent à ce texte un style « beauf ».
Le plus énorme est le mot « liberté ».
Liberté de quoi Max ?
Liberté d’être mené par le bout de ses boyaux.
Liberté d’être mené par ses hormones, envies et appétits.
Liberté d’être mené par le plaisir animal de faire plier et de soumettre.
Liberté d’imposer son corps à l’autre.
Liberté de jouir du fait de pouvoir lui imposer ce corps qu’il ne désire pas.
Liberté de forcer le consentement.
Liberté de jouir d’avoir obtenu que l’autre joue la comédie du consentement.
Liberté de pouvoir sentir sa réticence, son absence de son propre corps, sa souffrance, et d’en jouir.
Liberté de l’avilir.
Liberté d’user du pouvoir de l’argent.
Liberté de s’aveugler : non les femmes n’aiment pas « ça » mais juste l’argent qu’elles reçoivent.
Liberté de mentir car c’est bien parce qu’elles n’aiment pas « ça » que l’on s’excite à leur imposer.
Liberté d’être orgueilleux de pouvoir se les payer.
Liberté de ricaner des plus  faibles qui se débattent et de parler plus fort qu’eux.
Liberté de distordre les mots pour inverser l’apparence des culpabilités.
Liberté de s’avilir.
Liberté de céder aux tentations les plus viles … ?
On n’est libre de rien quand on n’est même pas libre d’avoir ce minimum d’amour pour les autres, qui est de ne pas leur faire violence sciemment.
elissievna http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2013/10/il-est-libre-max.html
  • Brillante et spirituelle réponse d’Isabelle Alonso aux « salauds de pacotille »

Extrait :

Or qu’est ce que je lis-je, sous la plume des affreux jojos autoproclamés ?

« Nous n’aimons ni la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux« .

images-1Ça, des salauds ? Ça, des provocateurs ? Ça des courageux ? Des chaisières, oui ! Oh, les petites bites ! Rien dans le calbar ! Assumez, les gars, assumez ! C’est quoi ces précautions oratoires à la mords moi le gland ? Z’êtes subversifs, ou juste des flagada du mashmallow,  des mous du scoubidou, des raplapla du trilili ? Tant qu’à y aller, allez-y franchement, à la virile, à la légionnaire ! Soyez des salauds, des vrais ! Des voyous, des crapules, des durs de dur, des tatoués, des qui font peur ! Parce que si c’est pour enrober dans la dentelle, merci, mais on a déjà Frédéric Mitterrand ! Suffit pas de se proclamer salaud, encore faut-il être à la hauteur. Un salaud, un vrai, ça n’en a rien à foutre des autres. Et c’est votre gloire de mâles, votre superbe de dominants naturels, votre honneur de prédateurs de l’extrême que de le revendiquer ! Ne donnez pas dans l’édulcoré, le tiède, le timide! Ne la jouez pas petit bourgeois de la braguette, chaland cauteleux, timoré de la mutinerie ! N’élevez pas des palissades de respectabilité mesquine autour du champ flamboyant de votre juste révolte !

De plus, vous n’affirmez pas que vous y êtes allés, que vous y allez et que vous y retournerez ! Vous vous planquez, à la pleutre, derrière la formule « certains d’entre nous« . Alors ? On dit qu’on fait pas sa honteuse, mais on la fait quand même ? On braillerait dans le vide, pour la beauté du geste, par principe mais sans en être, sans y toucher, sans en tâter ? Mais lâchez vous, bande de chochottes! Vous êtes des princes russes, des vagabonds magnifiques, des génies étincelants, des julots célestes, des hussards sans entraves, exigez d’être sucés sur commande car tel est votre bon plaisir et pis c’est tout ! Qu’on sache où on en est!

Ou alors, fermez la.  http://www.isabelle-alonso.com/salauds-de-pacotille/

  • Commentaire des arguments du prostituteur Philippe Caubère par Léon sur disons.fr

Extrait :Après le couplet classique sur l’atteinte aux libertés publiques et au retour de l’ordre moral, on en vient donc assez rapidement à la relation marchande et à son fondement.

Il s’agit d’abord d’expliquer que les prostituées rendent un vrai service.
Ainsi donc, Philippe Caubère trouve auprès des putes ce qu’il ne trouverait jamais dans une relation « normale ». Voilà qui ne manque pas d’interroger…
Que lui font donc-t-elles de plus , ces professionnelles, que lui refusent  ses légitimes, si l’on a bien compris : les bas résille, la voie étroite, le triolisme ?  Rhoooo, les vilaines…  Apparemment  monsieur est exigeant ; mais alors comment se fait-il qu’il choisisse des régulières aussi nulles au lit ?
On appréciera, incidemment l’humiliation publique qu’il leur inflige en publiant ainsi cette tribune, se donnant, au passage, un beau rôle de plus, celui du défenseur de la liberté…
Ou alors il veut des trucs tellement chelous, que même une femme totalement libérée de ce côté-là refuse de faire au nom de son instinct de survie ? On voudrait des précisions, Monsieur Caubère… Ce n’est pas qu’on soit curieux, mais il manque quelque chose à l’argumentation pour être convaincante.
  • Comparaison entre les arguments réglementaristes (favorables à la prostitution) et les arguments abolitionistes (contre la prostitution) par Christine Le Doaré

Au fond, qui estime vraiment les personnes prostitué-e-s ?

Extrait :

Les réglementaristes affirment que doit perdurer le « plus vieux métier du monde » et revendiquent l’adoption d’un statut pour organiser les intérêts d’une minorité de prostituées « volontaires ».
Les abolitionnistes quant à eux, pensent que l’égalité femmes-hommes et le respect de l’intégrité humaine requièrent un projet de société féministe et humaniste.
Un tel projet ne peut se satisfaire du sacrifice d’un quota de femmes, ni au nom de l’un des plus vieux mensonges patriarcaux : la prétendue irrépressible sexualité masculine, ni au nom de l’une des plus archaïques exploitations marchandes…

…Depuis quand oppose t’on les intérêts d’un groupe minoritaire à un projet global de société ? Dans tous les cas, les motivations des abolitionnistes ne sont-elles pas plus élevées et généreuses, beaucoup plus optimistes aussi, que celles des réglementaristes ?

N’est-il pas insupportable d’imaginer que des personnes soient sacrifiées pour de fallacieuses raisons et des privilèges patriarcaux d’un autre âge et pour les libérales industries capitalistes du sexe ?

A mes yeux, ce qui compte autant que le projet de société féministe, humaniste et abolitionniste dans lequel je veux vivre, ce sont les femmes, les enfants et aussi les hommes, moins nombreux mais ils existent bel et bien, prostitué-e-s.
Je ne veux pas tourner les yeux, je me sens concernée, ils me touchent. Ce sont leurs vies avec leurs blessures, leur courage et leurs espoirs aussi, qui m’interpellent.
Je les respecte, estime profondément et je forme le vœu qu’un jour, non pas pour des raisons morales mais politiques, plus aucune personne sur terre ne soit contrainte, par la force ou à cause des circonstances, de se livrer à la prostitution.
En attendant, essayons au moins de limiter les dégâts, renforçons efficacement la position abolitionniste de la France et la coopération européenne comme internationale.
Libérons-les, libérons-nous et avançons.

  • Revue de presse des réactions au manifeste ‘Touche pas à ma pute », réalisé par Christine Le Doaré

En attendant, voici une première revue de presse non exhaustive qui témoigne de la saine émotion que cette ignoble pétition a suscité dans toute la France.

-Le « manifeste des 343 salauds » proclame « touche pas à ma pute ! »

http://www.lepoint.fr/societe/le-manifeste-des-343-salauds-proclame-touche-pas-a-ma-pute-30-10-2013-1749891_23.php

-Nouvel Observateur – Société
Prostitution : Najat Vallaud-Belkacem riposte aux « 343 salauds »
Publié le 30-10-2013 à 15h07

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131030.OBS3215/prostitution-najat-vallaud-belkacem-riposte-aux-343-salauds.html

huffingtonpost.fr
Halloween 2013: Birenbaum bashe les Zemmour, Lévy, et autres Rioufol
Publication: 31/10/2013 09h26 CET

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/31/guy-birenbaum-bashe-halloween-2013_n_4180200.html?utm_hp_ref=france

LE MONDE SOCIETE 
Prostitution : 73 % des Français pour la responsabilisation des clients
Le Monde.fr avec AFP | 30.10.2013 à 21h04

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/10/30/prostitution-73-des-francais-pour-la-responsabilisation-des-clients_3505701_3224.html

-Nouvel-Observateur – Société
Les « 343 salauds » enflamment le débat sur la prostitution
Publié le 30-10-2013 à 12h16

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131030.OBS3215/prostitution-najat-vallaud-belkacem-riposte-aux-343-salauds.html

-Le Mouvement du Nid France
343 salauds : le Mouvement du Nid vous dit MERCI !

http://www.mouvementdunid.org/343-salauds-le-Mouvement-du-Nid

-Le JDDManifeste des 343 : « Ils n’ont pas usurpé leurs noms de salauds! »

http://www.lejdd.fr/Societe/Manifeste-des-343-Ils-n-ont-pas-usurpe-leurs-noms-de-salauds-636393

LE FIGARO .fr
« 343 salauds »: SOS Racisme réplique
Publié le 30/10/2013 à 19:23

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/30/97001-20131030FILWWW00544-343-salauds-sos-racisme-replique.php

-ZEROMACHO
1 881 hommes contre la prostitution

http://zeromacho.wordpress.com/2013/10/30/1881-hommes-contre-la-prostitution/

-SudOuest.fr
Publié le 30/10/2013 à 08h53
« Touche pas à ma pute ! » : le manifeste des « salauds » qui suscite la polémique

http://www.sudouest.fr/2013/10/30/touche-pas-a-ma-pute-le-manifeste-des-salauds-qui-suscite-la-polemique-1215156-5458.php

-LIBERATION SOCIETE«343 salauds» clament leur droit à «leur pute»
Alice GÉRAUD 29 octobre 2013 à 21:51

http://www.liberation.fr/societe/2013/10/29/343-salauds-clament-leur-droit-a-leur-pute_943288

-LE MONDE
« L’appel « Touche pas à ma pute » humilie les femmes »
29.10.2013 à 08h11

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/29/l-appel-touche-pas-a-ma-pute-humilie-les-femmes_3504547_3232.html

-Prostitution. Les « paye pour jouir » me dégoûtent, c’est ma liberté !
Publié le 26 octobre 2013 par laconnectrice

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/10/26/prostitution-les-paye-pour-jouir-me-degoutent-cest-ma-liberte/

-#343salauds : « Et si 343 esclavagistes exigeaient un droit d’asservir » ?

http://sandrine70.wordpress.com/2013/10/31/343salauds-et-si-343-esclavagistes-exigeaient-un-droit-dasservir/

L’EXPRESS
Même le STRASS s’inquiète de la mobilisation contre ces clients prostitueurs http://www.lexpress.fr/actualite/manifeste-des-343-salauds-l-abjection-n-a-plus-de-limites_1295514.html

Quelques-uns des nombreux tweets :

-@LeonArche: 71% des prostituées ont subi des agressions physiques et 68% souffrent du syndrome de stress post-traumatique. Les #343salauds

-@fbsbz: « De Koch, mari de Frigide Barjot défend la prostitution et les clients des prostitués alors que sa femme défend la famille »

-‏@osezlefeminismeOn vous a déniché la couv vintage de #causeur, back in the 1848, et déjà à l’époque les #343 ! pic.twitter.com/kPaeQtVd3b

-‏@ManuelFarce
J’ai prévu d’expulser 343 individus qui n’arrivent pas à s’intégrer, étant bloqués au XIXème siècle. Quelqu’un a des objections ?

-@ChLeDoare
C’est qui #Elisabeth_Levy, la MAMAN ou la « PUTAIN » des #343 salopards machos ?

-@ChLeDoare Si les #343 machos vous ont mis-e-s en rage, venez le crier et grossir le cortège le 23 / 11 MANIF #violenceshttps://www.facebook.com/christine.ledoare/posts/10151989531999743 …

-@hugolindenberg
Les 343 salopes se battaient pour disposer librement de leur corps, les 343 salauds pour disposer de celui des autres. La classe.

-@BOsienne
Justifier le recours au sexe tarifé parce que « ce sont des hommes » est minable! Qu’ils apprennent plutôt à faire jouir une femme #343salauds

-@Celestisssima
les 343 salopes réclamaient le droit de disposer de leurs corps, les 343 salauds celui de disposer du corps d’une (ou d’un) autre

‏-@Gekko_Hopman
Les #343salauds des mecs qui vont tirer leur coup pendant que leur épouse organise @lamanifpourtous

  • La prostitution est le commerce illégal le plus profitable après celui des drogues et des armes qui sont généralement liés

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/27/la-prostitution-en-pleine-expansion-femmes-et-mineurs-en-premiere-ligne_1635638_3224.html

« Les groupes du crime organisé sont les premiers bénéficiaires » de la prostitution, assène le rapport, avec des profits annuels estimés à 27,8 milliards de dollars, en troisième position derrière les trafics de drogue et d’armes. Il n’existe ainsi pas de mafia structurée à l’échelle mondiale, mais plutôt des petits groupes organisés s’achetant et se revendant des proies, qui passent d’abord par des « circuits de dressage » : « On les viole, on les drogue (…) et ensuite on les fait tourner » d’un pays à l’autre, le client se lassant vite, soupire M. Charpenel.

La prostitution est avant tout « une affaire d’argent » et recouvre très souvent « des réalités humaines inimaginables », raconte M. Charpenel, magistrat et ex-procureur spécialisé dans la lutte contre le crime organisé, qui évoque « la démolition physique et psychologique créée par ce travail à la chaîne » où « le client préfère majoritairement consommer sans protection ». « On est loin du libertinage. L’essentiel de la prostitution est une prostitution de contrainte, mot pudique pour ne pas dire violence », poursuit le magistrat.

Le magistrat préconise l’abolition de la prostitution et la pénalisation des clients, comme en Suède, avec pour résultat une baisse du nombre de personnes prostituées et un départ des réseaux vers l’étranger. La légalisation, tentée en Espagne, en Allemagne ou encore en Australie, « ça ne marche pas », martèle M. Charpenel : « Cela ne change pas grand-chose à la réalité du métier, et la demande et le nombre de personnes prostituées augmentent. »

  • Voir le film « chaos » de Coline Serreau 

On les enlève, on les dresse en les violant et les droguant, une réalité insoutenable

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Pornographie, prostitution et abolitionnisme. Judith Butler a tout faux.

Publié le

Révision au 26 juin 2012

Suite aux réflexions que j’entends sur l’abolition de la prostitution et la prostitution elle-même, je pense nécessaire de rajouter un point sur la différence entre la jouissance et le plaisir. On jouit de. On éprouve du plaisir à ou avec. La jouissance suppose que l’objet de la jouissance est passif comme peut l’être une prostituée avec son client. Il y a de la passivité dans la jouissance comme il y a de l’action dans le plaisir.

Le langage commun nomme les bordels « lieux de plaisir » et les prostituées « filles de joie » alors que dans la pratique, il n’y a ni plaisir ni joie.

De son côté, la morale chrétienne déconsidère le plaisir au profit du sacrifice, de la douleur, de l’ascèse, de la flagellation, de la contrition et du devoir que la pensée commune voudrait opposer au droit au plaisir qui trouverait son expression la plus parfaite dans l’utilisation des « filles de joie » dans les « maisons de plaisir ». Je pense que le débat sur la prostitution est entièrement impreignée de cette morale désuète et de sa réponse archaïque.

Se payer une pute, se la faire, se la taper, se la farcir, la sauter, la faire reluire, la faire jouir-la-salope ou la tringler sont des expressions masculines courantes qui en disent long sur la pratique des mâles dans leur non-relation avec les femmes. qui tient plus de la domination que de la recherche d’un plaisir partagé. Dans la littérature classique « posséder » une femme est l’euphémisme qui indique que l’homme a eu un rapport sexuel avec elle. Où est donc le plaisir dans tout ça ?

Prôner l’abolition de la prostitution aujourd’hui n’est pas le fruit d’une pensée puritaine ni d’une morale chrétienne archaïque. Au contraire, c’est un encouragement à libérer le plaisir de contraintes mercantiles et d’une jouissance totalitaire qui nie la participation de la partenaire (ou du partenaire) à la recherche d’une joie physique libre et partagée.

L’abolition de la prostitution annoncée par Najat Belkacem suscite de nombreuses protestations dont on trouvera des exemples dans les commentaires qui suivent un article des NouvellesNews http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/revue-de-presse/lu-sur-la-toile/1983-abolition-de-la-prostitution-najat-vallaud-belkacem-sengage

Ces internautes citent comme argument les propos anti abolitionnistes de la féministe américaine Judith Butler tels qu’ils sont exposés dans une interview de 2003 http://www.vacarme.org/article392.html. Judith Butler défend entre autres deux points : nécessité de protéger les droits sociaux des personnes prostituées et le fait que les consommateurs de pornographie ne confondent pas fantasme et réalité. Ce dernier point est totalement inexact puisque les auteurs de crimes sexuels s’avèrent souvent de grands consommateurs de pornographie. 5 collégiens ont été récemment mis en examen pour avoir violé une camarade en avril et mai et l’enquête a révélé qu’ils étaient grands consommateurs de pornographie https://laconnectrice.wordpress.com/2012/06/22/les-collegiens-violeurs-etaient-impregnes-de-pornographie/

Il est intéressant de lire attentivement les propos de Judith Butler car ils donnent des arguments aux abolitionnistes malgré ses intentions.

D’un point de vue politique, une fois que la pornographie a occupé le devant de la scène, toutes sortes de questions qui avaient été posées à propos du harcèlement ont aussitôt disparu. Par exemple, on ne s’est guère soucié des conditions dans lesquelles les gens consomment de la pornographie, et pas davantage des effets véritables de cette consommation sur les comportements sexuels, et plus largement sur la société. Certes, Andrea Dworkin a prétendu s’appuyer sur des études empiriques montrant les conséquences psychiques et comportementales de la consommation la pornographie — mais les enquêtes ne sont guère probantes : elles se contredisent, et on ne peut pas les prendre vraiment au sérieux…

Très rapidement, une réponse féministe s’est développée, à laquelle j’ai participé. L’argument était qu’il fallait appréhender la pornographie comme fantasme : c’est un fantasme que consomment les gens. Lorsqu’on leur demande s’ils veulent faire ce qu’ils voient, parce qu’ils prennent plaisir à le voir, nombreux sont ceux qui répondent : « Pas du tout, cela me donne un plaisir visuel, mais ce n’est pas forcément quelque chose que je voudrais faire. » En termes analytiques, le fantasme pornographique peut jouer comme compensation : ce que je ne peux pas faire, dans la réalité, c’est ce que j’imagine, avec la pornographie. Non seulement l’image ne provoque pas l’action, mais c’est à défaut d’agir que je jouis dans l’imaginaire. Des femmes sont allées dans des quartiers chauds comme Times Square, à New York, pour interroger de gros consommateurs de pornographie : c’étaient surtout des types paumés, qui n’avaient pas grand-chose à faire ; le plaisir qu’ils prenaient à la pornographie n’avait guère de conséquence dans leur regard sur les femmes, ou leurs rapports avec elles. Du reste, beaucoup étaient radicalement impuissants. La pornographie était pour eux un univers de compensation fantasmatique.

Ma première objection est que Butler se place d’un point de vue de femme adulte lesbienne universitaire et qu’elle néglige l’influence de la pornographie sur le cerveau en formation des enfants et des personnes peu éduquées. D’autre part, elle veut minimiser le fait que les sociétés humaines sont en majorité hétérosexuelles avec une domination universelle et intemporelle des hommes sur les femmes. Elle néglige le fait que même chez les homosexuels, le modèle de société est patriarcal comme en témoigne leurs revendications de pouvoir se marier et avoir des enfants. Elle néglige aussi le fait que chez les hommes homosexuels et transgenre, le modèle est celui de la femme soumise, esclave, prostituée, femme objet et empêtrée dans la féminitude. Avec ces omissions, son discours ne peut pas tenir mais seulement faire plaisir aux gens de sa caste.

Par ailleurs Butler, comme tous les partisans de la prostitution, défend les droits des travailleurs du sexe à l’image de tous les travailleurs. Elle revendique pour eux le droit à la sécurité sociale, à la protection sociale, à la santé, à la retraite, etc. Il reste que pour des femmes des classes populaires, dans un pays comme les Etats-Unis, il peut être préférable d’être une travailleuse du sexe qu’une travailleuse tout court : les horaires peuvent être moins commodes avec un poste de secrétaire, sans parler des revenus, moins élevés. Les choix sont structurés par des contraintes inscrites notamment dans l’économie. Qu’il s’agisse d’une secrétaire, d’une femme de ménage ou d’une prostituée, chacune expose son corps en première ligne ; chacune négocie une soumission du corps pour des horaires et des conditions de travail qui n’offrent pas toujours grand-chose en retour.

C’est comme revendiquer des droits sociaux pour les trafiquants de drogues, de cannabis et les braqueurs de banque. Après tout, eux aussi ils travaillent et prennent des risques pour se nourrir et répondre aux besoins de leur famille. A partir du moment où on ne regarde pas d’oû vient l’argent, comment il a été acqauis ni combien de personnes ont été maltraitées, écrasées, exploitées, humiliées, voire assassinée pour obtenir de l’argent, les valeurs humanistes qui fondent l’éthique de nos sociétés n’ont plus de raison d’être.

Par contre, il est essentiel dans un processus de transformation de ne pas négliger les réalités. Il existe aujourd’hui des milliers de personnes prostituées qui n’ont aucun droit et vivent dans des conditions difficiles, précaires et dangereuses. On ne peut pas les ignorer sous prétexte qu’on est abolitionniste et c’est exactement ce que fait l’association le nid en aidant les prostituées sur le terrain et en militant en faveur de l’abolition de la prostitution. Les deux actions sont complémentaires http://www.mouvementdunid.org/-Qui-sommes-nous-

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