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La partouze, réseau occulte des puissants ?

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On entend souvent parler de réseaux occultes qui rassembleraient les gens de pouvoir, leur donnant les moyens d’unir leurs forces pour continuer à dominer et contrôler les petits.

On cite le lobby des Francs-maçons, le lobby juif. On parle du Siècle, de cercles franco-anglais. On évoque les Illuminati, Bilderberg. On démasque l’influence de l’Opus Dei, de l’Ordre de Malte.

Il semble que les puissants, comme les parents, se disputent devant les enfants/peuple mais font l’amour quand la porte de la chambre est close. Malgré les apparences, on subodore des ententes, des contrats verbaux, des échanges d’information, des partages de territoires, des alliances solides, des marchés gagnant/gagnant et donnant/donnant.

Dernièrement, entendant parler d’anodin « libertinage » à propos de DSK, je me suis souvenue de tous ces témoignages d’hommes friands de sexage collectif. Me prenant pour une idiote ou voulant m’émoustiller, ils m’ont fait des confidences qui ne sont pas tombées dans l’oreille d’une sourde.

Je précise que personnellement, je n’ai aucune expérience de terrain mais je crois à la sincérité des confidences que j’ai reçues.

J’ai appris que le libertinage était aux puissants ce que la partouze est au peuple.

La partouze c’est l’échangisme organisé ou pas, entre copains ou en famille dans son HLM ou dans une boîte de province ou de banlieue. On boit de la bière, on met un film porno et on rigole bien fort.

Ou alors, on se rend à une adresse connue. Un buffet campagnard vous attend avec pâté de campagne et saucisson, vin rouge à volonté. Puis on pioche dans la corbeille à préservatifs et on descend ou on monte dans un espace sombre où on peut regarder, participer de préférence en couple, un morceau de saucisson coincé entre les dents mais le marteau piqueur habillé.

La partouze, c’est aussi la rencontre quasi familiale organisée par un patron de médecine et ses internes qui, grâce à leur participation enthousiaste, hériteront de la trilogie si recherchée clinique/professeur chef de service/enseignant-chercheur.

Le libertinage, ce n’est pas la partouze populaire. Beurkk! C’est une rencontre entre couples, organisée soigneusement autour de plats raffinés, de vins et de champagnes millésimés éclairés par des chandeliers baroques, éventuellement sous des lambris dorés chez des particuliers ou dans des endroits extraordinaires.

On se retrouve à Vienne dans les loges fermées de l’opéra où on jouit doublement de la musique et des corps. On file dans un hôtel de luxe à Nez-York (le Sofitel, peut être ?) et on y rencontre des puissants de toute la planète pour un divertissement raffiné entre gens très bien dans une ambiance recueillie et très concentrée.

Un libertin autoproclamé m’a ainsi raconté que l’intérêt de ces rencontres était de percer à jour la psychologie des participants. L’expression de la sexualité révélerait la véritable personnalité de chacune et chacun et, par la suite, dans les « affaires sérieuses » de prévoir et de contrôler ses réactions. Ce même libertin m’a dit dans la foulée : « Sarkozy est très gentil, c’est un ami ». Qu’auriez-vous conclu à ma place ?

Les séances de libertinage seraient réservées au gratin du gratin. Y participeraient des présidents de la République, des hauts fonctionnaires, des célébrités du show business, des énarques, des avocats de renom, des propriétaires et responsables de médias, des chirurgiens réputés, des politiques émérites et des hommes d’affaires du Cac 40… N’oublions pas les rencontres homosexuelles libertines qui n’ont rien à voir avec ce qui se pratique dans les toilettes des gares ou les back rooms des cafés du Marais.

Outre les ragots et les tuyaux qu’on échange autour d’un verre entre les ébats, ces réunions ont surtout l’intérêt de resserrer les liens, au sens propre et figuré, mais surtout de se tenir par la barbichette. Je te tiens, tu me tiens. Ainsi, les ententes contre nature, les magouilles, les fraudes, les accords et les marchandages resteront ignorés du peuple qui trime, paie des impôts, peine à s’assurer des retraites décentes et donner à ses enfants les chances d’un avenir meilleur.

Dans ces divertissements, les femmes serviraient d’appât. Elles doivent être jeunes, belles, sexy, affriolantes et bien décorées grâce à leurs bijoux bling bling, leurs vêtements et sous vêtements haute couture et leurs jambes sans fin mises en valeur par des escarpins à fines aiguilles recouverts en peau de serpent.

Je n’ai fait qu’entendre des confidences mais je suppose que « tout le monde sait mais respecte l’omerta ».

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