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Archives de Tag: prostitution

Non à la GPA. Signez la pétition

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Surrogacy Services

A louer. http://blog.lawinfo.com/2015/02/20/foreigners-prohibited-from-seeking-surrogacy-services-in-thailand/

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ni à louer, ni à vendre. http://www.mfc.org/get-involved-commercial-surrogacy/

Je suis totalement opposée à la GPA-gestation pour autrui, mères porteuses-car c’est une forme d’esclavage et de prostitution indigne de notre civilisation et parce que cette procréation décide cyniquement de fabriquer a priori des orphelins et des traumatisés affectifs.

J’adhère totalement à la déclaration ci-dessous et je l’ai signée.

Le mouvement Stop surrogacy now fait savoir que le parlement australien vient de rejeter une proposition de loi pour autoriser la GPA commerciale sachant que l’Australie autorise la GPA « altruiste »…

Le 10 mai, anniversaire de l’abolition de l’esclavage, la manif pour tous organise une manifestation contre la GPA

La Connectrice

http://admi.net/cgi-bin/wiki?GPA. Sur ce site de très nombreux liens vers des articles sur la GPA de toutes les opinions

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http://keline.over-blog.com/article-la-modernite-a-la-mode-taubira-114878835.html

DÉCLARATION : CAMPAGNE VISANT À L’ARRÊT IMMÉDIAT DE LA GESTATION POUR AUTRUI

Nous sommes des femmes et des hommes d’origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques différentes venant de toutes les régions du monde. Ensemble nous tenons ici à exprimer notre inquiétude concernant les femmes et les enfants exploités au travers des conventions de gestation pour autrui (GPA).

La gestation pour autrui repose souvent sur l’exploitation des femmes les plus démunies. Dans de nombreux cas, ce sont les pauvres qui sont contraints de vendre et les riches qui peuvent se permettre d’acheter. Ces transactions iniques impliquent un consentement de la part de femmes sous informées, voire pas du tout informées, une rémunération faible, une coercition, une insuffisance de suivi médical et des risques sévères pour la santé, à court et à long terme, des femmes qui acceptent la gestation pour autrui.Tous, nous reconnaissons la force du désir de parentalité qui est naturel et universel. Toutefois, comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées. Les Droits Humains nous fournissent un marqueur significatif à qui veut savoir identifier ces limites et déterminer leur champ d’application. Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants.

Le processus médical de la gestation pour autrui entraîne des risques pour la mère de substitution, pour les jeunes femmes qui vendent leurs ovocytes et pour les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation. Parmi les risques encourus par les femmes : le Syndrome d’Hyper Stimulation Ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. Les femmes faisant une grossesse à partir d’ovocytes provenant d’autres femmes présentent un risque plus élevé de pré-éclampsie et d’hypertension.

Les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation, qui sont généralement mises en œuvre dans la gestation pour autrui, présentent également des risques de pathologies parmi lesquelles : une naissance avant terme, un décès à la naissance, un poids insuffisant à la naissance, des malformations du fœtus et une pression artérielle élevée. La gestation pour autrui rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse – un lien que les professionnels de la médecine encouragent et cherchent à renforcer sans relâche. Le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime, et lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. Dans les pays où la gestation pour autrui est autorisée, cette souffrance potentielle est institutionnalisée.

Nous sommes donc convaincus qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la gestation pour autrui et la vente ainsi que l’achat d’enfants. Même s’il n’y a pas échange d’argent (c’est-à-dire la version non rémunérée, ou « altruiste »), toute pratique qui expose des femmes et des enfants à de tels risques doit être interdite.

Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire.

Nous sommes unis pour demander aux gouvernements des nations du monde ainsi qu’aux leaders de la communauté internationale de travailler ensemble à l’arrêt immédiat de la gestation pour autrui.

Sign This Statement Signez cette déclaration

– See more at: http://www.stopsurrogacynow.com/the-statement/statement-french/#sthash.7FUhzW75.xKnMQQcz.dpuf

Pour les clients, la prostitution est une fête

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 https://youtu.be/TTyHwHC3cJs

Les lobbies qui s’indignent contre la pénalisation des clients de prostituées et les partisans de la prostitution ne trouveront sans doute rien à dire sur l’existence des réseaux de prostitution et des organisateurs de « sex tours ».

La police vient d’arrêter 18 maquereaux à travers la France. Les prostituteurs vont sans doute aller leur apporter des oranges en prison pour services rendus à leur bas-ventre.

Des centaines de jeunes femmes originaires de Hongrie, de Chine, du Maghreb étaient mises à la disposition de clients dans des conditions particulièrement sordides. L’article ci-dessous ne précise pas les conditions dans lesquelles ces femmes avaient été contraintes à se prostituer mais on peut l’imaginer facilement. Le film « Chaos » De Colline Serreau illustre dramatiquement les méthodes violentes utilisées par les maquereaux pour contraindre les femmes à se prostituer.

Encore hier, nous apprenions l’arrestation de trois djeuns des Quartiers Nord de Marseille qui violentaient (séquestration, coups et viols) une adolescente de 15 ans pour la contraindre à se prostituer. Lors de leur arrestation, la perquisition a révélé la possession d’armes à feu et d’argent liquide. On sait que pour faire rentrer des fonds, les terroristes organisent des réseaux de prostitution, de vente d’armes et de drogue.

L’article ne donne pas les noms des criminels violents mais les lecteurs du journal « Le Parisien » ont leur idée et je la partage.

La Connectrice

 

Réseaux de prostitution en France : dix-huit personnes sous les verrous

V.F. | 04 Déc. 2015, 13h42 | MAJ : 04 Déc. 2015, 14h32 http://www.leparisien.fr/faits-divers/reseaux-de-prostitution-en-france-dix-huit-personnes-sous-les-verrous-04-12-2015-5339607.php

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ILLUSTRATION. La police judiciaire a porté un rude coup à différents réseaux de prostitution à travers toute la France.
ILLUSTRATION. La police judiciaire a porté un rude coup à différents réseaux de prostitution à travers toute la France.
AFP

La police judiciaire a interpellé depuis la semaine dernière une trentaines de personnes, dont dix-huit ont été écrouées, liées à des réseaux de prostitution en France. Ces différents coups de filet illustrent la «diversité» et «l’importance» des filières de prostitution, selon la direction de la PJ.

L’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (Ocreth) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) est intervenue de concert avec ses services locaux. La DCPJ estime avoir porté un «rude coup» à la prostitution «dans sa diversité» et à des réseaux «constitués» et «importants».

Prostitution sur le port de Nice. La première affaire a pour cadre le port de Nice (Alpes-Maritimes), où a été démantelé un réseau faisant travailler des Hongroises, venant toutes de la ville de Pecs, selon le patron de l’Ocreth, Jean-Marc Droguet. Une vingtaine de filles arpentaient les quais et le réseau rapportait, selon les estimations de la police, quelque 20 à 30.000 euros par mois. Quatre proxénètes présumés ont été arrêtés le 24 novembre dernier, selon le quotidien régional Nice-Matin, et écroués dans ce dossier.

«Hôtesses» dans les bars de Marseille. La seconde affaire est localisée dans le quartier de l’Opéra à Marseille (Bouches-du-Rhône). Dans des bars de nuit, de jeunes Françaises souvent originaires du Maghreb offraient leurs charmes après un verre à une trentaine de clients par jour. Neuf établissements ont été concernés par ce coup de filet le 25 novembre dernier, selon le journal La Provence.

La pratique de ces bars n’est pas nouvelle et la police judiciaire estime même que le système est rôdé depuis plus de 50 ans. Les clients ne paient pas l’acte sexuel mais des boissons à des prix exhorbitants : plusieurs dizaines d’euros pour une coupe de champagne, plusieurs centaines pour une bouteille. Certains clients repartent avec des notes très salées. Dans cette affaire, une somme de 400.000 euros en liquide a été saisie et neuf présumés proxénètes ont été écroués.

«Sex-tours» en province.Dans la troisième affaire, il s’agit de «sex-tours» organisés dans des villes de grande banlieue parisienne ou de province, comme Angers, Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) ou Beauvais (Oise). Selon le chefs de l’Ocreth, une filière venant de Chine recrutait sur internetet employait une vingtaines de Chinoises. Une somme en liquide de 100.000 euros a été saisie par la PJ et cinq présumés organisateurs ont été écroués à l’issue de leurs gardes à vue.

Déplacer les prostituées dans toute la France, au gré de «sex tours» organisés notamment via internet, est d’ailleurs un mode opératoire de plus en plus utilisé par les réseaux criminels afin de tromper la vigilance des forces de l’ordre. Les annonces vantant les talents de «masseuse» de jeunes femmes «de passage» dans des villes de province se multiplient sur les sites de petites annonces gratuites. Les filles viennent souvent en France avec des visas touristiques, selon la police, pour ne pas attirer l’attention.

Les prostituées dans toute la France au gré des «sex-tours»

Le 19 mai dernier, l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (Ocreth) de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) avait déjà démantelé un réseau international de prostitution spécialisé dans les «sex-tours». Vingt-sept personnes avaient été interpellées entre la France et la Roumanie dans le cadre de cette affaire. Là encore, ce «vaste réseau» de proxénètes organisait des «sex-tours» depuis la Roumanie afin que des jeunes filles «à peine majeures» se prostituent en France, à Dijon, Paris, Lyon, Bordeaux ou Marseille. Chaque fille rapportait mensuellement aux souteneurs quelque 8 000 euros et elles effectuaient une quinzaine de passes par jour «parfois sous les coups», de source policière.

Haine des femmes et de la France . Marianne incarnée par Zahia

Une fois de plus des homosexuels qui prétendent aimer « LA » femme démontrent à quel point ils haïssent LES femmes. Le duo Pierre & Gilles se réjouit d’avoir eu l’excellente idée (à leurs yeux) de faire poser la prostituée Zahia pour incarner la France.

Sur le fond, c’est comme si on demandait à Benzema et Ribéry d’incarner la culture française…

Je suppose que si ces messieurs adoptaient une fille ils l’orienteraient vers Zahia pour apprendre le métier et faire une carrière de prostituée dans le beau monde.

Les hommes méprisent à ce point les femmes qu’ils se sont battus comme les diables qu’ils sont pour empêcher une femme, Ségolène Royal, d’accéder à la présidence de la République. On ne saura donc jamais si elle aurait fait mieux que son ex mais, et c’est le plus grave, je suis certaine que tout aurait été fait pour lui mettre des bâtons dans les roues afin de mieux la ridiculiser dans le but pervers de « prouver » que les femmes ne sont bonnes que pour la déco et le lit.

Femme potiche, femme alibi, femme déco, femme prétexte, femme confort, femme refuge, femme à trous montée sur deux jambes, femme esclave, femme objet, femme porte bijoux de famille, femme champs de labour du mâle, femme faire-valoir, femme accessoire, femme propriété commerciale, femme machine à reproduire, femme propriété publique, femme paillasson, femme torchon, femme bonne à tout faire, etc. Sois belle et tais-toi, si t’es pas belle tais toi et morfle…

Dans le contexte où la France est meurtrie, agressée, bafouée et méprisée, Pierre&Gilles n’ont trouvé rien de mieux que la représenter sous les traits d’une prostituée avide et cynique.

Qui aura le courage d’interdire cette représentation infamante pour la France et les Françaises ?

La Connectrice

Zahia Dehar a posté sur son compte Twitter une oeuvre du duo Pierre & Gilles la présentant sous les traits d’une Marianne, légèrement dénudée.

http://www.lexpress.fr/styles/vip/zahia-dehar-pose-en-marianne-devetue-pour-pierre-et-gilles_1739097.html

Une certaine vision d’un symbole. La starlette Zahia Dehar a publié sur Twitter la photo d’elle en Marianne, par les artistes Pierre & Gilles. Elle pose donc, seins partiellement dénudés, arborant le bonnet phrygien, devant un bouquet de fleurs aux couleurs bleu, blanc, rouge. En juin, Zahia Dehar avait déjà posé nue pour la Peta. La peinture sur photographie a été présentée lors de l’édition 2015 du salon Paris-Photo, du 12 au 15 novembre.

 

 « J’ai adoré l’idée proposée par Pierre et Gilles, explique Zahia Dehar dans un communiqué. Cette oeuvre me parle d’acceptation de l’autre et d’ouverture. D’abord parce que Marianne est un symbole de la France, l’incarnation de sa devise: ‘Liberté, Egalité, Fraternité’. Mais aussi parce qu’il est rare qu’une figure impose ainsi avec force sa féminité dans l’histoire d’un pays. La vision artistique de Pierre et Gilles est une fois de plus fraîche, colorée, romantique. Travailler avec eux, percer les mystères de leur univers, est une richesse et un privilège. »

« Souvent, Marianne a pris les traits de Françaises célèbres de leur époque, comme Brigitte Bardot ou Laetitia Casta, ajoutent Pierre et Gilles. Quand nous avons voulu faire notre Marianne, nous avons pensé tout de suite à Zahia. Sa beauté et sa personnalité nous ont inspiré cette figure allégorique, icône de la liberté. »

Ce n’est pas la première fois que Zahia Dehar, rendue célèbre en 2013 après le scandale mettant en cause le footballeur Franck Ribéry, est choisie par Pierre & Gilles. C’est la cinquième fois qu’elle pose pour le duo, spécialiste de la peinture sur photographie. Auparavant, les artistes l’avaient représentée en Nouvelle Eve (2010), en Poupée merveilleuse (2013), en Fée (2013) et en Marie-Antoinette (2014).

 

Prostitution. Amnesty International dédouane les prostituteurs

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Prostitution – Amnesty International complice de l’exploitation sexuelle des femmes

par Dre Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie

Ce 11 août 2015, à Dublin, dans le cadre de la mise en place de grandes orientations stratégiques, les 500 délégué-e-s du conseil international d’Amnesty International ont voté une résolution (1) prônant la décriminalisation du système prostitueur (personnes prostituées, clients et proxénètes), soi-disant pour protéger celles et ceux qu’Amnesty appelle « les travailleuses ou les travailleurs du sexe », tout en disant exclure de la décriminalisation les systèmes coercitifs, la prostitution des enfants et la traite des êtres humains.

Cette résolution a été élaborée à la suite de consultations qui ont duré près de deux ans et d’âpres oppositions au sein même d’Amnesty, ainsi que de nombreuses organisations et d’associations – abolitionnistes (2), féministes et/ou de lutte contre les violences, de politiques, de personnalités, de professionnels du soin et de survivantes de la prostitution, etc. De nombreuses pétitions et lettres ouvertes ont circulé et ont récolté un grand nombre de signatures, par exemple, celles de la CEDAW (3), de Prostitution Research (4) de Melissa Farley, qui a lancé un appel avec 153 signatures de chercheuses, de chercheurs et d’universitaires (dont la mienne) de 19 pays, etc. (5)

Amnesty prône la libéralisation et la légalisation de la prostitution… et en fait la promotion…

Quel paradoxe pour une ONG, qui lutte pour les droits des personnes et contre la torture, de militer pour que les femmes les plus vulnérables soient exposées à des violences sexuelles qui font partie, avec la torture, des violences les plus traumatisantes ! (6)

Au nom de la défense des personnes prostituées contre la discrimination et les violences d’État (harcèlement et brutalité policières), Amnesty prône la légalisation de la prostitution et du système prostitueur, et livre sans état d’âme aux mains des marchands du sexe et de leurs clients les personnes les plus vulnérables (femmes traumatisées depuis l’enfance, abandonnées par tous et toutes, en très grande précarité, « racisées »).

Amnesty, comme nous allons le voir, ne se contente pas de passer sous silence la violence qu’est la prostitution en elle-même et l’atteinte aux droits, à la dignité et à l’intégrité physique et psychique des personnes (violence des « passes » répétées, réification des personnes, mises en scène d’humiliation et de soumission). Elle est dans le déni de la violence des clients et des proxénètes et du marché du sexe, des risques quotidiens d’être torturées, séquestrées, tuées, et de disparition. À tel point que, dans sa résolution, elle nie l’impact psychotraumatique de la prostitution sur les personnes prostituées, elle nie les violences sexuelles que les personnes prostituées ont subi dans l’enfance – avant leur entrée dans la prostitution – et qui en font les cibles privilégiées des prostitueurs. En un mot, Amnesty fait la promotion du système prostitueur en voulant en faire une activité marchande comme une autre, un travail comme un autre, en employant les mêmes arguments mystificateurs des pro-prostitution !

Alors que la position prônant la légalisation de la prostitution est de plus en plus remise en cause, et que la prostitution est de plus en plus reconnue comme une violence faite aux femmes tant au niveau international qu’européen… Alors que des pays emboîtent le pas de la Suède pour pénaliser le client et ainsi décourager la demande, que de plus en plus de personnalités en Allemagne et aux Pays-Bas (pays ayant légalisé la prostitution depuis plus de 10 ans) mettent en cause celle légalisation (Manifeste des psychotraumatologues (7) lancé par Ingeborg Kraus, lettre à Angela Merkel) en reconnaissant l’augmentation très importante du nombre de personnes prostituées, de la traite et du crime organisé ainsi que la gravité des psychotraumatismes chez les personnes prostituées, et en constatant que la raison arguée au départ pour mettre en place cette légalisation, qui était de garantir une meilleure protection et plus de droits aux personnes prostituées en leur permettant de régulariser leur activité, a échoué… Le nombre de personnes prostituées étrangères en état de très grande vulnérabilité dans ces pays ne fait qu’augmenter, le marché du sexe est florissant et exponentiel, avec des demandes de « services sexuels » de plus en plus fortes et extrêmes et la mise en place d’un marché du sexe qui fait des promotions.

AI devient complice d’hommes voulant conserver le privilège exorbitant d’accéder à des corps de femmes réduites à une marchandise, selon leur envie, qu’ils nomment par abus de langage « sexualité, travail du sexe, prostitution librement consentie », dans une confusion entre sexualité et prédation intentionnellement entretenue. Pour ces hommes, la liberté serait une valeur supérieure : liberté de faire ce que bon leur semble dans le cadre de « leur vie sexuelle », liberté des femmes de vendre leur corps le temps d’une « passe ». Et limiter cette liberté serait de l’oppression ou un retour à des valeurs réactionnaires. Avec un tel raisonnement, ils se permettent de taxer de moralisatrices, discriminantes et stigmatisantes envers les personnes prostituées toutes les personnes qui s’élèvent pour dénoncer ces violences.

Or, la liberté de chacun est soumise à des limites, elle s’arrête là où commence la liberté et les droits d’autrui. Le droit, y compris le droit international des droits humains, prévoit des restrictions de droits et surtout de libertés. Il en est ainsi de la Convention européenne des Droits humains. La liberté n’a de sens que dans un monde juste où l’égalité de droits de chacun est respectée. La liberté suppose le respect de la loi et elle doit être la liberté de tous et de toutes, des forts aussi bien que de ceux et de celles qui sont en position de vulnérabilité : liberté, loi et égalité sont indissociablement liées. Si tel n’est pas le cas, on aboutit, comme le fait remarquer Karl Marx, « à la liberté du renard libre dans le poulailler libre… ». Et nous pouvons reprendre la phrase célèbre de Lacordaire : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. »

Le consentement d’une personne à se prostituer est encadré par les droits de la personne. Ce n’est pas parce qu’une personne accepte de renoncer à ses droits au bénéfice d’une autre personne que cette dernière peut être dédouanée, elle reste entièrement responsable du respect de la dignité et de l’intégrité physique et psychique d’autrui. Pour poursuivre cet exemple, ce n’est pas parce qu’une personne accepte d’être torturée, mutilée, mise en esclavage, tuée, découpée en morceaux, privée de ses yeux, que quiconque peut en profiter pour la mutiler, la rendre esclavage, la tuer, la découper en morceaux, la priver de ses yeux, fût-ce prétendument pour la sortir d’une situation de grande précarité. Ces actes n’en restent pas moins des crimes punis par la loi, et le fait de rétribuer financièrement la personne pour ce faire n’y change rien : au contraire, le corps est inaliénable et ne peut s’acheter.

Le choc est de taille !

Comment et pourquoi une organisation de défense des droits humains peut-elle prôner

. une totale libéralisation d’un système de domination extrêmement lucratif, sexiste et raciste,
. qui exploite sexuellement des personnes et porte atteinte à la dignité et à l’intégrité physique et sexuelle des plus vulnérables et des plus discriminées dans le monde,
. dans le but que des hommes puissent payer pour avoir accès à leur corps, à leur intimité, et s’en servir comme objets sexuels pour en jouir, s’amuser, les dominer, les soumettre, les humilier, voire les torturer sexuellement ?

Amnesty pourrait rétorquer que, dans sa résolution, elle prend soin de préciser qu’il faut avant tout protéger les personnes prostituées et dépénaliser leur activité dans les pays où cette dernière est illégale (ce qui n’est pas le cas dans les pays abolitionnistes comme la France), et criminaliser le trafic d’êtres humains en vue de la traite à des fins sexuelles, ainsi que la prostitution des enfants, ce à quoi nous adhérons, bien sûr. Mais AI ne propose aucune piste pour les combattre et ne précise rien pour informer sur la réalité de la traite et de la prostitution infantile, sur l’âge d’entrée en prostitution qui, pour plus de la moitié des personnes prostituées, se situe avant 18 ans, ni sur ce qui se passe dans les pays qui ont légalisé la prostitution. AI se garde bien de donner un chiffre sur ces réalités criminelles, ni sur le pourcentage réel de personnes prostituées soi-disant « libres », consentantes et exerçant sans aucune coercition, pour la protection desquelles cette proposition a été élaborée, selon l’organisme.

De plus, à aucun moment on ne trouve dans la décision d’AI une analyse du système de domination masculine, ni la prise en compte du fait que les personnes prostituées sont très majoritairement (à 95%) des femmes et que les clients ne sont quasiment que des hommes…

Pour Amnesty, la prostitution devrait être un travail comme un autre…

Que propose AI ? De faire de la prostitution un travail et des personnes prostituées des « travailleuses de sexe » (terme répété jusqu’à la nausée tout au long de la résolution) avec des problématiques inhérentes au droit du travail dont elles doivent bénéficier en termes de condition de travail « équitables et satisfaisantes », « de normes et sécurité au travail ». Un travail pour les plus de 18 ans… et quid de la formation, des droits au chômage versus des propositions de travail que pourraient faire les organismes administratifs gérant les chômeurs et chômeuses ? Le proxénétisme est présenté comme « l’organisation générale du travail du sexe ». La prostitution, comme un des rares travail qui offre des sources de bénéfices à des personnes discriminées dans l’emploi, comme les personnes transgenres, « un travail de convenance personnelle » qui « offre une flexibilité et un contrôle sur les heures de travail ou un taux de rémunération plus élevé que les autres options » de travail (sic) !!!

Quelle chance ce serait d’être prostituée si l’on cessait de considérer qu’il s’agit d’une activité criminelle et de vouloir pénaliser ces pauvres proxénètes qui ne demandent qu’à protéger leurs « travailleuses » et ces pauvres clients qui leur permettent de s’enrichir… AI le concède, cela peut être un moyen de survie immédiat en raison de l’extrême pauvreté et de l’exclusion sociale. Et quid des 85% à 95% personnes prostituées qui voudraient sortir de la situation prostitutionnelle ? (8)

Pour Amnesty, la prostitution ne porte pas atteinte au droits des personnes, c’est le fait de la criminaliser qui est une atteinte à leurs droits et de la discrimination…

Le raisonnement d’AI est le suivant : si les personnes prostituées subissent des violences de la part des acteurs étatiques et « les autres », c’est par discrimination, stigmatisation et manque de reconnaissance de leur statut de travailleuses sexuelles. C’est cette non-reconnaissance qui les expose à des persécutions ; il suffirait d’arrêter de stigmatiser cette « profession », de la légaliser, et d’offrir des garanties en terme de droit du travail pour que les personnes prostituées soient protégées des violences… Et cette violence serait aggravée par les lois criminelles qui les obligent à travailler cachées et donc bien plus exposées aux pires violences. La loi compromet donc les droits des personnes.

Amnesty escamote le fait que la prostitution bafoue les droits à l’égalité, à la sécurité et à la santé des personnes en situation prostitutionnelle…

Notre expérience et notre expertise en tant que professionnelle de la santé prenant en charge des personnes étant ou ayant été en situation prostitutionnelle depuis plus de 20 ans, ainsi que les nombreuses études médicales internationales sur l’impact de la prostitution sur la santé montrent que la prostitution est non seulement une atteinte à la dignité des personnes et une discrimination sexiste ; elle est aussi une atteinte au droit des personnes en situation prostitutionnelle de vivre en sécurité (sans subir de violence) ; une atteinte à leur droit à la santé et à un accès à des soins adaptés par des professionnels formés et compétents (la prostitution limite de façon importante leur chance de rester en santé).

Amnesty passe sous silence la violence inhérente à la prostitution et la violence exercée par les clients…

Il est à noter qu’AI se garde bien de nommer les violences que subissent les personnes prostituées, à part les violences d’État (expulsions, violences policières) qu’elle attribue à de la discrimination et à de la stigmatisation. À aucun moment on ne lit les mots viols, agressions sexuelles, violences physiques, psychologiques et verbales, tentatives de meurtre, toutes ces violences que les personnes prostituées subissent si fréquemment. AI ne pointe pas non plus les principaux – et de loin – agresseurs, les clients et les proxénètes.

Rappelons que 70% à 95% subissent des violences physiques dans un contexte prostitutionnel et 60% à 75% ont été violées (Melissa Farley, 2003) (9). Même l’organisme Médecins du monde, qui demande également la légalisation de la prostitution en France, ne fait plus cette impasse. En 2012, l’association a fait une enquête auprès des personnes prostituées chinoises qu’elle suit (10). 83% d’entre elles ont déclaré avoir subi des violences depuis leur arrivée en France : 63% ont subi le retrait de préservatifs sans leur consentement, 55% ont subi des violences physiques, 38% des viols, 25% des séquestrations et 17% des menaces de mort, et ces violences émanaient essentiellement des clients.

Aux États-Unis, une étude prospective menée sur une période de 33 ans auprès de 1969 femmes (John J. Potterat, 2003) a montré que les personnes prostituées ont un taux de mortalité bien plus important que celui de la population générale (femmes de même âge, mêmes origines) : 459/100 000 contre 5,9/100 000 (x78), et l’âge moyen du décès est de 34 ans. Les causes de mortalité sont l’homicide, la prise de drogues, les accidents, l’alcool, et la prostitution est l’activité la plus à risque de mortalité par homicide (clients, proxénètes), soit 204/100 000, par rapport au métier le plus dangereux aux USA qui enregistre 29 homicides/100 000 pour les hommes et 4 homicides/100 000 pour les femmes.

« La bonne intention » des clients envers la victime remplace « la violence des clients », puisque les personnes qu’on prostitue s’enrichissent grâce à eux, et tout cela n’est pas bien grave puisque c’est leur choix ! Or cette violence est à tel point traumatisante que seules des personnes ayant déjà subi des violences surtout sexuelles, notamment dans l’enfance, et présentant un état de dissociation traumatique, peuvent la « supporter » parce qu’elles sont anesthésiées physiquement et émotionnellement, et « formatées » à « supporter » le pire sans avoir le droit de se plaindre, ni de se défendre depuis leur enfance.

- Deuxième partie de cet article : « Pour Amnesty International, la présence de traumatismes psychiques chez les personnes prostituées serait « un stéréotype… et les violences dans l’enfance, un « mythe » »
.

Notes

1. http://tasmaniantimes.com/images/uploads/Circular_18_Draft_Policy_on_Sex_Work_final.pdf
2. http://www.abolition2012.fr/
3.http://www.catwinternational.org/Home/Article/617-over-400-global-advocates-issue-a-call-to-amnesty-international-in-open-letter
4. http://prostitutionresearch.com/
5. http://prostitutionresearch.com/wp-content/uploads/2012/01/Press-Release-Petition-Amnesty-Intl-Aug-5-2015_2.pdf
6.http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/doc_violences_sex/Le-viol-crime-absolu-Sant-mentale-Le-traumatisme-du-viol-mars2013.pdf
7. http://www.trauma-and-prostitution.eu/fr/le-manifeste/
8.http://prostitutionresearch.com/2003/03/17/prostitution-trafficking-in-nine-countries-an-update-on-violence-and-post-traumatic-stress-disorder/
9. http://www.prostitutionresearch.com/pdf/Prostitutionin9Countries.pdf
10.http://www.medecinsdumonde.org/gb/Publications/Les-Rapports/En-France/Travailleuses-du-sexe-chinoises-a-paris-face-aux-violences

* Note complémentaire de l’auteure. Pour information, le communiqué d’Amnesty France qui s’est opposé clairement à cette résolution : « Un choix sur lequel Amnesty International France (AIF) avait exprimé de fortes réserves. Après avoir consulté ses membres, et rencontré de nombreuses associations et personnalités travaillant sur ces questions, l’Assemblée Générale d’Amnesty International France avait adopté en 2014 une décision en défaveur de la proposition. » http://www.amnesty.fr/Informez-vous/Les-actus/Le-Conseil-International-Amnesty-International-prend-une-decision-sur-la-prostitution-15819

L’auteure

La Dre Muriel Salmona est psychiatre-psychothérapeute spécialisée en psychotraumatologie. Elle est responsable de l’Antenne 92 de l’Institut de victimologie. Elle est présidente de l’association Mémoire traumatique et Victimologie dont le site est très populaire. On peut communiquer avec l’auteure à son adressecourriel. On peut aussi consulter son blogue et sa page Facebook et son compte <ahref= »https: twitter.com= » » memoiretrauma »target= »blank »>Twitter..

*** Article publié d’abord sur le blogue Stop aux violences familiales, conjugales et sexuelles. Nous remercions l’auteure de sa collaboration.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 12 août 2015

Suite de l’article « Prostitution – Amnesty International complice de l’exploitation sexuelle des femmes », publié le 12 août 2015.

Que dit AI à propos de toutes les études scientifiques internationales en psychotraumatologie (11) démontrant le fort pourcentage de personnes prostituées qui vivent du stress post-traumatique et de la dissociation péri-traumatique ? Il n’en cite aucune, ne donne aucun résultat et en toute indécence déclare que c’est « un stéréotype fréquent », « nuisible et démoralisant pour les travailleurs du sexe » (sic), et que cela accroît la discrimination qu’ils subissent !

Et voilà, en substance, le discours d’Amnesty International résumé à la lumière du texte de la résolution. Ne croyez pas toutes ces personnes prétendument bien attentionnées, féministes, qui veulent votre bien malgré vous et qui vous empêche d’exercer librement la profession que vous avez choisie ! Ce n’est pas vrai que ce « travail » portera préjudice à votre santé psychique ! Ce qui vous porte préjudice c’est qu’on vous empêche de l’exercer dans de bonnes conditions en pénalisant vos clients et vos proxénètes et en les stigmatisant. Ce sont ces personnes qui disent vouloir vous protéger qui vous exposent aux pires violences…

Nous sommes plongés dans le monde totalitaire que décrit Orwell dans 1984 :

« L’exploitation et la domination c’est la liberté ; les exploiteurs ce sont vos protecteurs ; les abolitionnistes sont des criminelles ; la loi c’est le crime ; le viol tarifé c’est un travail ; être traumatisée et dissociée c’est un gage de bonne santé ; etc., etc. »

Or, pour les personnes prostituées, les traumatismes sont majeurs.

Pourtant, selon une étude de Melissa Farley réalisée en 2003 auprès de 854 personnes prostituées dans 9 pays, 68% des personnes prostituées présentent des troubles psychotraumatiques (état de stress post-traumatique)(12). Dans une autre étude, plus de 70% des personnes prostituées présentaient des symptômes de dissociation traumatique.

Ces traumatismes sont dus aux violences répétées que subissent les personnes prostituées (13) – et les troubles psychotraumatiques (14) sont des réponses normales de défense face aux violences. Ces violences sont omniprésentes : violence de la prostitution elle-même, violences pendant la situation prostitutionnelle auxquelles sont exposées les personnes prostituées, violences précédant les actes prostitutionnels. (15)

De toutes les violences, les violences sexuelles (16) sont celles qui entraînent les conséquences les plus graves pour la santé. Elles équivalent aux tortures, et elles entraînent les troubles psychotraumatiques les plus lourds et chroniques si aucun soin n’est dispensé. C’est la mise en scène d’un véritable meurtre psychique, avec des conséquences traumatiques psychologiques, neurobiologiques et psychiatriques importantes, comme je l’ai décrit dans mon ouvrage Le livre noir des violences sexuelles(17).

Le système prostitueur se sert de ces conséquences psychotraumatiques (18) pour soumettre et réduire à l’esclavage les personnes en situation de prostitution. Les clients « prostitueurs » font usage de violence pour alimenter leur sentiment de toute-puissance grâce à l’anesthésie émotionnelle qu’elle procure. En aucun cas, il ne s’agit de désir sexuel. Il s’agit de l’érotisation de la violence pour obtenir, comme nous allons le voir, un « shoot » ou un ersatz d’orgasme (face à la violence, le cerveau libère pour se protéger des neuro-transmetteurs morphine et kétamine-like qui vont produire brutalement une anesthésie émotionnelle). Cette anesthésie émotionnelle leur sera très utile pour exercer toutes autres formes de violence de manière bien plus efficace. Tout est entremêlé dans un cycle de multi-violences bien huilé.

Le fil rouge qui permet de comprendre tous ces phénomènes, c’est la mémoire traumatique des violences, mémoire qui fait revivre les violences de façon identique (flash-backs, réminiscences, cauchemars) et qui, en l’absence de soin, subsiste pendant des années, voire toute une vie. Cette mémoire traumatique (19) est le symptôme central des troubles psychotraumatiques, qui s’installent après toutes les violences répétées que subissent les personnes prostituées. Ces troubles psychotraumatiques sont des réponses normales liées à la mise en place de mécanismes neuro-biologiques de défense pour faire face aux violences, et au stress extrême qu’elles induisent et pouvant être responsable d’atteintes cardiologiques et neurologiques.

La prostitution, répétons-le, est traumatisante en soi pour les personnes qui la vivent, elle entraîne de lourdes conséquences sur leur santé physique, psychique et sexuelles, les obligeant faute de soins appropriés à composer avec une mémoire traumatique qui leur fait revivre toutes les situations les plus traumatisantes et à recourir à des mécanismes de défense et des stratégies de survie anesthésiants coûteux entraînant des processus de dissociation (21) et de décorporalisation : dissociation psychique entre la personnalité prostituée et la personnalité « privée », dissociation physique avec des troubles de la sensibilité corporelle et sensorielle (hypoesthésie, anesthésie, seuil de tolérance à la douleur élevé).

La mémoire traumatique et la dissociation traumatique qui s’installent chez les victimes sont des mécanismes de sauvegarde neurobiologique exceptionnels. (22) Ces mécanismes font « disjoncter » non seulement le circuit émotionnel mais également celui de la mémoire en isolant la structure à l’origine de la réponse émotionnelle et sensorielle, l’amygdale cérébrale.

Celle-ci est à la fois isolée du cortex ce qui entraîne une déconnection de la victime avec ses perceptions sensorielles et algiques, et ses émotions, et de l’hippocampe, structure cérébrale dont la fonction est d’être un système d’exploitation très sophistiqué permettant l’intégration de la mémoire émotionnelle et sensorielle indifférenciée en mémoire autobiographique et le repérage temporo-spatial.

Une victime « dissociée » face à des violences extrêmes se retrouvera donc comme détachée, anesthésiée émotionnellement, avec un sentiment de vide, d’irréalité et de dépersonnalisation, comme si elle était étrangère aux événements. Elle pourra sourire de façon automatique et discordante, voire même rire, déconnectée de son corps qui lui semble un corps étranger, un corps mort, insensible (Trinquart, 2002) (23).

L’absence de réaction, d’émotions et de douleurs ressenties est bien utile à tous les acteurs du système prostitutionnel. Elle permet aux clients d’exercer les pires humiliations et violences sexuelles sans entrave émotionnelle, la personne prostituée pourra rester docile… Cette dissociation est très dangereuse pour les personnes prostituées : elle leur fait supporter l’intolérable, et elle aggrave l’absence totale d’empathie des clients.

Les violences sexuelles subies dans l’enfance, l’âge précoce d’entrée dans la prostitution, la consommation d’alcool et de drogue : des mythes pour Amnesty…

Quant aux violences sexuelles et aux maltraitances physiques et négligences subies dans l’enfance par les personnes prostituées, les études sur l’âge précoce d’entrée dans la prostitution, et la proportion de personnes prostituées qui consomment alcool et drogues, selon de nombreuses études scientifiques internationales, AI les balaie du revers de la main. Elle affirme, sans citer le moindre chiffre, qu’elles ne concernent pas la grande majorité des personnes prostituées et se réfère à quelques études sociologiques sans en donner le contenu…

Qu’en est-il alors des études qui démontrent que 65% à 95% des personnes prostituées ont subi des violences sexuelles dans l’enfance ? (24)

. en 1978, aux États-Unis à San Francisco, une étude montre que 80% des personnes prostituées participant à la recherche ont été victimes de violences sexuelles : 37% d’incestes, 33% de violences sexuelles, 60% de viols ;
. en 1981, aux États-Unis, une étude auprès de 200 des personnes prostituées montre que 60% d’entre elles avaient été maltraitées sexuellement à l’âge moyen de 10 ans ;
. en 1986, aux États-Unis, une étude montre que 60 à 65% des personnes prostituées étudiées ont subi des violences sexuelles dans l’enfance ;
. en 2003, une étude de Mélissa Farley (dans 9 pays et 854 personnes prostituées) : 63% avec en moyenne 4 auteurs d’agressions pour chaque enfant, la majorité des situations prostitutionnelles débutent avant 18 ans (moyenne 13-14 ans) ;
. en 2008, une étude australienne montre que 75% des personnes prostituées ont subi des violences sexuelles avant l’âge de 16 ans ;
. en mars 2010, le Collectif féministe contre le viol (CFCV) montre dans une étude faite sur les 187 appels de personnes prostituées reçus à la permanence Viols femmes-information, de 1998 à fin 2007, que 100% ont été agressées sexuellement avant d’avoir été exposées à la prostitution. 402 agresseurs ont été dénombrés, soit une moyenne de 2,15 agresseurs par victime.

Ces chiffres impressionnants montrent que l’entrée dans la prostitution est une conséquence fréquente de violences subies dans l’enfance, et plus particulièrement de violences sexuelles. Ces violences presque jamais reconnues (victimes qui sont abandonnées à leur sort, sans protection ni prise en charge, soumises à la loi du silence) sont à l’origine d’atteinte à la dignité – le ou les agresseurs signifiant aux personnes prostituées que leur corps ne leur appartient pas, qu’ils ont le pouvoir de le nier, et de le réduire à des objets sexuels que l’on peut torturer pour son plaisir ; aussi à l’origine de fugues et de départ précoces pour fuir le milieu familial maltraitant (situations à risque qui les mettront en danger) ; à l’origine, enfin, d’importants troubles psychotraumatiques avec mémoire traumatique des violences qui les « coloniser » ensuite, transformant leur vie en enfer, leur faisant revivre les terreurs et les souffrances des agressions sexuelles, les mises en scène pornographiques, les propos orduriers et dégradants, ainsi que l’état d’excitation et de jouissance perverse des agresseurs.

C’est à cause de cette mémoire traumatique qu’au moindre lien rappelant les violences ou lors de stress importants, leur champ psychique sera envahi par des scènes de violences sexuelles, par les phrases « assassines » prononcées par les agresseurs : « tu n’es qu’une salope, qu’une putain », « tu n’es bonne qu’à ça », « tu aimes ça », par les comportements méprisants et humiliants des agresseurs, etc. Cette « colonisation » par les violences et les agresseurs rend les victimes vulnérables et peut leur faire croire qu’elles ne valent rien, qu’elles n’ont aucun droit et qu’elles « ne méritent que ça », qu’elles sont « coupables et doivent être punies », qu’elles peuvent « aimer » être dégradées sexuellement, et « en jouir », ce qui est faux, bien sûr, et créé de toute pièce par les agresseurs et par la mémoire traumatique des agressions (les scénarios, l’excitation, la jouissance qui les colonisent ne sont pas les leurs, mais ceux des agresseurs).

Ces mises en scène des agresseurs, amorcées le plus souvent depuis leur petite enfance, « organisent » leur honte, leur culpabilité et leur soumission aux volontés des agresseurs. Les réminiscences de violences sexuelles peuvent être prises pour des « fantasmes » de viol. Les réminiscences de propos les traitant de « putain » et celles de violences sexuelles commises par plusieurs agresseurs peuvent être prises pour des « fantasmes » de prostitution. Ce ne sont pas des productions de leur imagination, mais des intrusions provenant des violences qui contaminent leur sexualité, et qui anéantissent leur estime de soi en les remplissant de doute sur elles-mêmes.

Les proxénètes et les clients prostitueurs tirent profit des violences sexuelles et de toutes les maltraitances que subissent les enfants, en raison des conséquences psycho-traumatiques à court, moyen et long termes. Particulièrement la dissociation traumatique, qui augmente, comme nous l’avons vu, le seuil de tolérance aux situations dangereuses et à la douleur.

Le monde que nous propose Amnesty International, et reflété dans cette résolution, est un monde injuste où les hommes pourront tranquillement continuer à dominer et à consommer des femmes vulnérables pour leur plaisir, à leur faire violence en toute tranquillité et impunité, sans avoir à en supporter l’impact émotionnel et physique vécu par leurs victimes.

Amnesty trahit les droits des femmes et des personnes les plus vulnérables et choisit son camp : celui de la marchandisation du sexe, des clients prostitueurs et des proxénètes !

Notes

11. http://prostitutionresearch.com/topic/health-mentalphysical/
12. http://www.prostitutionresearch.com/pdf/Prostitutionin9Countries.pdf
13. http://www.trauma-and-prostitution.eu/fr/category/textes-scientifiques/
14. http://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/generalites.html
15. http://www.trauma-and-prostitution.eu/fr/2015/01/21/pour-mieux-penser-la-prostitution-quelques-outils-et-quelques-chiffres-qui-peuvent-etre-utiles/
16. http://www.memoiretraumatique.org/memoire-traumatique-et-violences/violences-sexuelles.html
17. Chez Dunod, en 2014. http://www.dunod.com/sciences-sociales-humaines/autres-ouvrages-de-psychologie-et-societe/le-livre-noir-des-violences-sexuelles
18. http://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/consequences.html
19. http://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/memoire-traumatique.html
20. http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/Documents-pdf/La-dissociation-traumatique-et-les-troubles-de-la-personnalit-Dunod-2013.pdf
21. http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/Documents-pdf/La-dissociation-traumatique-et-les-troubles-de-la-personnalit-Dunod-2013.pdf
22. http://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/origine-et-mecanismes.html
23. http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/Documents-pdf/Trinquart-dissociation-decorporation-et-prostitution.pdf
24. http://www.prostitutionresearch.com/pdf/Prostitutionin9Countries.pdf

L’auteure

La Dre Muriel Salmona est psychiatre-psychothérapeute spécialisée en psychotraumatologie. Elle est responsable de l’Antenne 92 de l’Institut de victimologie. Elle est présidente de l’association Mémoire traumatique et Victimologie dont le site est très populaire. On peut communiquer avec l’auteure à son adresse courriel. On peut aussi consulter son blogue et sa page Facebook et son compte Twitter.

*** Article publié d’abord sur le blogue Stop aux violences familiales, conjugales et sexuelles. Nous remercions l’auteure de sa collaboration.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 13 août 2015

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GPA: priver de tous droits parentaux les acheteurs d’enfants

Publié le
Publication: 03/10/2014 22h15 CEST Mis à jour: 03/10/2014 22h15 CEST
 

Le législateur doit se prononcer sur le statut des enfants nés sous contrat de mères porteuses.
Nous sommes des féministes opposées aux contrats de mères porteuses. Nous préconisons qu’il prenne les dispositions suivantes, basées sur deux idées maitresses.

Premièrement : l’interdit des contrats de mères porteuses repose sur l’idée qu’il s’agit d’un acte de maltraitance envers les enfants.

Maltraitance car l’enfant est né d’une femme qui vit sa grossesse en refusant de s’attacher à l’enfant, l’enfant est arraché à sa mère « matricielle », celle qui l’a porté, l’enfant est dans certains cas coupé de tout lien avec sa mère génétique, celle qui a donné un ovocyte (lorsque la GPA est réalisée avec don d’ovocyte et fécondation in vitro).

Maltraitance car l’enfant confié à un homme (le père biologique) qui a fait subir toutes ces peines physiques et émotionnelles à sa mère (épreuve physique de la grossesse, épreuve psychologique d’une forme de dédoublement pour ne pas s’attacher à l’enfant porté, puis de s’en séparer).

Maltraitance car l’enfant selon certaines études naitrait plus fréquemment prématuré…

Il est important de noter qu’il y a ici une différence non pas fondamentale mais très importante avec la situation en cas de PMA, en raison de la grossesse. La PMA prive l’enfant du lien avec son père (ou sa mère génétique), et même de toute connaissance de ce parent génétique si le (ou la) « donneur » est inconnu. Fondamentalement l’enfant est privé d’un de ses « vrais » parents. Mais il n’y pas entre eux ce lien de la grossesse avant la naissance : la différence avec la GPA est considérable.

 
Deuxièmement : pour protéger tous les enfants, la législation doit à la fois être dissuasive envers les adultes envisageant de recourir à une mère porteuse, et reconnaitre à l’enfant ses droits fondamentaux, à savoir : voir sa véritable filiation reconnue, avoir une nationalité.

Aussi, en pratique, pour régler convenablement ce statut, il faut distinguer les différents éléments qui s’y rapportent : filiation des enfants, nationalité des enfants, droits et devoirs parentaux, sanction pénale des acheteurs d’enfants.

Les partisans de la GPA jouent sur la confusion entre ces éléments pour se livrer cyniquement au chantage suivant : si vous me privez de droit, l’enfant vivra privé de droits essentiels, si vous me privez de mes droits sur l’enfant, il vivra apatride … Ils présentent faussement le choix à faire comme étant le choix entre les droits des enfants déjà nés de GPA et le droit des enfants à venir de ne pas être objet de tels contrats.

En réalité le législateur n’a pas ce dilemme à résoudre s’il prend les dispositions que le CERF préconise et que je résumerai ainsi :

Pour protéger tous les enfants, la loi doit dire aux adultes envisageant une GPA qu’ils n’auront jamais l’enfant quoi qu’ils fassent.

La pénalisation de l’incitation à l’abandon doit être étendue aux français ou résidents français ayant recouru à la GPA à l’étranger.

Actuellement, les enfants nés sous GPA à l’étranger, ont des actes de naissance étrangers indiquant comme parents, le père biologique et sa (peut être son) conjointe ou compagne.

L’enfant a le droit de voir établie sa filiation véritable. Ses véritables parents sont ses parents biologiques. Son père biologique sera en général connu. Sa mère biologique est celle qui l’a portée.

Si l’un de ses parents est français, il sera français et l’Etat civil français devra comporter l’inscription de sa naissance et de ses parents réels.

Mais cette inscription sera immédiatement suivie d’une déchéance des droits parentaux des deux parents.

Les enfants seront élevés comme pupilles de l’Etat. Ils seront éduqués par des adultes responsables, par des familles adoptantes remplissant les conditions pour être réellement de bons parents.

Bien entendu des mesures intérimaires différentes sont à prévoir pour les enfants déjà élevés depuis plusieurs années par des couples acheteurs.

Anne Vigerie, porte parole du Cercle d’Etude de Réformes Féministes le CERF, est co-auteure avec Anne Zelensky de « Laicardes puisque feministes »

 

Lire aussi:

Le commerce du corps des femmes : GPA (mères porteuses) et prostitution

Publié le

 


Voici des titres récents et des plus anciens en rappel du site Sisyphe sur le thème de l’instrumentation du corps et de la sexualité des femmes.
GESTATION POUR AUTRUI, MÈRES PORTEUSES ET PATRIARCAT
* «Mères porteuses – gestation pour autrui», par Sandrine Goldschmidt, À dire d’elles
http://sisyphe.org/spip.php?article4749
* «Le remboursement des mères porteuses? Du délire!»,
par Céline Lafontaine, professeure de sociologie à l’Université de Montréal
http://sisyphe.org/spip.php?article4748
* «La cruelle chosification des femmes prostituées et des mères porteuses»,
par Pascale Camirand, éthicienne et féministe
http://sisyphe.org/spip.php?article4443
* «La maternité de substitution, une industrie grandissante»,
par Kajsa Ekis Ekman
http://sisyphe.org/spip.php?article4419
* «La légalisation de la gestation pour autrui», par Ana Pak, féministe laïque
http://sisyphe.org/spip.php?article185
* «Québec – Commentaires sur la réglementation entourant la procréation,
par le Conseil du statut de la femme du Québec (2010)
http://sisyphe.org/spip.php?article3596
* «L’éthique de la parole donnée : condition de l’engendrement de l’être et du savoir», par Louise Vandelac, sociologue, UQAM
http://sisyphe.org/spip.php?article217
PROSTITUTION ET TRAITE DES PERSONNES
* «Feuilleton – La disparue du Mouton Noir – Épisode 16. Comment Geneviève devient Marilyn», par Élaine Audet
Prostitution – Quand réalité et fiction se rejoignent
http://sisyphe.org/spip.php?article4751
* «Traite de personnes à Ottawa: au moins 150 femmes auraient été réduites à l’esclavage sexuel», par Derek Spalding, Ottawa Citizen
http://sisyphe.org/spip.php?article4746
* «Réponse au manifeste des 343 « salauds ». Non, Messieurs, la plupart des personnes prostituées ne le sont pas par choix», par Dimitri Guérin, étudiant
http://sisyphe.org/spip.php?article4747
* «Le manifeste des 343 bites tellement légères qu’elles se dressent à l’insu de leur cerveau», par Catherine Albertini, chercheure et membre de Choisir la cause des femmes
http://sisyphe.org/spip.php?article4750
* «Services sexuels pour les handicapés: la pitié dangereuse», par Catherine Albertini, chercheure et membre de Choisir la cause des femmes
http://sisyphe.org/spip.php?article3873
 
* Consultez quotidiennement le Fil de presse de Sisyphe:
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Prostitution : Messieurs envoyez-donc vos filles à l’ENP, l’Ecole nationale de la prostitution !

Tous ces messieurs qui s’insurgent contre des projets d’abolition de la prostitution et de la pénalisation des clients seraient sans nul doute enchantés d’envoyer leurs filles (et pourquoi pas leur fils) dans une grande école destinée à leur ouvrir les hautes portes d’une carrière assurée dans la prostitution. Ils confirment qu’il y a de la demande et que c’est un métier d’avenir. Qu’ils soient logiques.

Ces messieurs qui hurlent à la police morale, à l’atteinte à leur liberté de louer des corps devraient encourager leurs rejetons à recevoir la meilleure formation à l’exercice de la profession de prostituée, ce métier du sexe qu’ils estiment indispensable, insuppressible, respectable et, mais ils n’osent pas le dire, très rentable pour l’Etat et la consommation en général. Les prostitués adorent claquer ce qui leur reste de pognon dans les commerces de luxe qui peuvent se vanter de prospérer avec l’argent de la prostitution qui, comme on le sait, n’a pas d’odeur.

J’ai rencontré des prostitués femmes et hommes qui m’ont raconté comment ils dépensaient leur argent …Je n’invente rien. En dehors du shopping, il faut aussi de l’argent pour la drogue car elle est indispensable pour s’éclater (je suis ironique) dans ce « merveilleux » métier.

Alors bien sûr, toutes les prostituées ne gagnent pas trop bien leur vie, la concurrence est rude avec les « plombières » ukrainiennes ou russes, les callgirls et les occasionnelles et certaines interviewées demandent comment elles paieront leurs traites si les clients ne viennent plus. Témoignage contradictoire, on le notera, avec ceux de ces clients VIP qui prétendent ne connaître que des prostituées libres, indépendantes et heureuses d’avoir choisi ce métier.

Drôle de société où ces mêmes clients vomissent quand une gamine offre une banane à Taubira mais jouissent quand ils peuvent enfoncer une banane dans le vagin qu’ils ont loué …

Drôle de société où on traite de « pute », de « putain », de « traînée », de « salope », de « Marie-couche-toi-là » les gens que l’on méprise mais où l’on prétend respecter les prostituées qu’on utilise.

L’hypocrisie n’est pas chez les abolitionnistes mais bien chez les prostituteurs.

Prostitution. Les « paye pour jouir » me dégoûtent, c’est ma liberté !

« Eux ne respectent rien. Ils ramènent la masculinité à leurs couilles. Leur liberté est celle du renard dans le poulailler »

Yvette Roudy en réaction au manifeste des 19 salauds autoproclamés

Une pétition d’hommes réclamant la liberté d’aller aux putes devrait être mise en ligne prochainement sur le site « Causeur ». Ces messieurs déjà connus pour défendre leur « droit » à payer pour jouir dans -sur, à travers- le corps d’une femme se révoltent contre le projet du gouvernement d’édicter une loi sanctionnant les clients de prostituées. En même temps ils revendiquent la consommation de pornographie. Et ça se dit intellectuel !

Toute personne dotée d’une once de culture ne peut ignorer le lien manifeste entre agressions sexuelles, pornographie et prostitution, mamelles de la discrimination universelle des femmes. Sans même se pencher sur des études scientifiques, il suffit de lire les faits divers pour constater que délinquants et criminels sexuels sont de grands consommateurs de pornographie. Il faut croire que le sexe mâle est aveugle et qu’il ne connait que ce qui l’arrange même quand les réalités le contredisent, typique d’un comportement idéologique  contradictoire avec l’essence de la philosophie, l’esprit critique.

Franchement, messieurs, vous vous pensez désirables en consommant prostituées et pornographie ? Vous pensez vraiment que les femmes vous trouvent séduisants sachant que vous trempez allègrement votre biscuit ici et là moyennant finances ou que vous vous astiquez le manche en regardant des images de femmes harnachées comme des pouliches, ligotées comme des saucissons, retournées comme des crêpes par un étalon de service ou aspergées de sperme du visage aux seins. Vous pensez vraiment que ça nous fait envie ? Dans vos rêves, oui.

Il n’y a que de vieux barbons peine à jouir pour se réjouir de la belle époque des bordels, des claques et des maisons closes, du souvenir des putes au grand coeur qui réconfortaient les milords et se faisaient cogner par leur légionnaire.

Il n’y a que de pauvres gosses sans éducation pour consommer de la pornographie dès l’âge de 11 ans, mettre en pratique leurs leçons en violant à 13 ans parce qu’ils ne peuvent pas encore aller aux putes, de futurs maquereaux pour nombre d’entre eux, grâce auxquels vous pourrez aller aux putes.

La pornographie et la prostitution font partie de l’oppression des femmes, de leur discrimination dans toute la société et de leur infériorisation dans le travail, dans la politique, dans les relations humaines, dans la culture et dans tous les domaines de la vie. L’injure la plus courante pour insulter une femme n’est-elle pas de la traiter de « pute » ?

Pornographie et prostitution sont responsables des viols commis toutes les dix minutes en France. Elles sont aussi responsables des violences conjugales et des meurtres conjugaux. Elles sont encore responsables du harcèlement sexuel au travail, dans la rue, dans la nature et partout ailleurs. Elles sont responsables de l’indulgence de la Justice pour les violeurs et les meurtriers de femmes comme Cantat. (seulement 8 ans de prison pour avoir cogné une femme à mort, 4 ans effectués) Elles permettent aussi qu’un animateur de radio diffuse une vidéo incitative au viol sans que les autorités ne bronchent. https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/guillaumepley-retirez-votre-vid%C3%A9o-comment-chopper-une-fille-en-trois-questions?alert_id=UBjJFvVJzT_FBueBVfYoE&utm_campaign=38621&utm_medium=email&utm_source=action_alert

Alors messieurs qui revendiquez votre liberté d’aller aux putes et de consommer de la pornographie, sachez que ma liberté à moi est de vous mépriser, de vous désavouer et de combattre votre fielleuse idéologie. parce que vos choix indignes portent atteinte à ma liberté d’existence.

La Connnectrice

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Le manifeste des 343 salauds
 
Chers amis, camarades, lecteurs et concitoyens,
Le Parlement devrait discuter prochainement une proposition de loi sanctionnant les clients des prostituées – sans interdire formellement la prostitution: punir ce qui n’est pas interdit, ça laisse rêveur.Causeur a décidé de batailler par l’humour pour cette cause sérieuse.
Nous publierons dans notre prochain numéro le manifeste ci-dessous. S’il n’est ouvert qu’aux hommes, c’est par référence au « Manifeste des 343 salopes »  (que les moins de 20 ans se fassent expliquer par leurs grands-parents), et aussi parce tous les propos tenus par les « abolitionnistes » indiquent que, sous couvert de protéger les femmes, c’est une guerre contre les hommes, considérés comme des délinquants sexuels en puissance. « Les victimes sont presque toujours des femmes (….). Les clients sont toujours des hommes : ils achètent et imposent leurs propres désirs », peut-on lire dans la « Pétition des jeunes pour l’abolition de la prostitution ».Nous ne défendons pas la prostitution, nous défendons la liberté. Et quand le Parlement se mêle d’édicter des normes sur la sexualité, notre liberté à tous est menacée. Et comme il n’est pas interdit d’agir en s’amusant, nous comptons sur votre présence – en l’occurrence votre signature.
P.-S:  Ce texte est destiné à être publié dans le numéro de Novembre de Causeur. Embargo sur la publication jusqu’au jeudi 4 novembre !  
Elisabeth Lévy
Touche pas à ma pute !
Le manifeste des 343 salauds
En matière de prostitution, nous sommes croyants, pratiquants ou agnostiques.Certains d’entre nous sont allés, vont, ou iront aux « putes » – et n’en n’ont même pas honte.
D’autres, sans  avoir été personnellement clients (pour des raisons qui ne regardent qu’eux), n’ont jamais eu et n’auront jamais le réflexe citoyen de dénoncer ceux de leurs proches qui ont recours à l’amour tarifé.Homos ou hétéros, libertins ou monogames, fidèles ou volages, nous sommes des hommes. Cela ne fait pas de nous les frustrés, pervers ou psychopathes décrits par les partisans d’une répression déguisée en combat féministe. Qu’il nous arrive ou pas de payer pour des relations charnelles, nous ne saurions sous aucun prétexte nous passer du consentement de nos partenaires. Mais nous considérons que chacun a le droit de vendre librement ses charmes – et même d’aimer ça. Et nous refusons que des députés édictent des normes sur nos désirs et nos plaisirs.
Nous n’aimons ni  la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux.Nous aimons la liberté, la littérature et l’intimité. Et quand l’Etat s’occupe de nos fesses, elles sont toutes les trois en danger.Aujourd’hui la prostitution, demain la pornographie : qu’interdira-t-on après-demain ?Nous ne céderons pas aux ligues de vertu qui en veulent aux dames (et aux hommes) de petite vertu. Contre le sexuellement correct, nous entendons vivre en adultes.
Tous ensemble, nous proclamons :
Touche pas à ma pute !
Premiers signataires: Frédéric Beigbeder, Nicolas Bedos, Philippe Caubere, Marc Cohen, Jean-Michel Delacomptée, David Di Nota, Claude Durand, Jacques de Guillebon, Basile de Koch, censuré, Jérôme Leroy, Richard Malka, Gil Mihaely, Ivan Rioufol, Luc Rosenzweig, François Taillandier

Pour en savoir plus

Articles sur la prostitution, Réaction au manifeste des 343 salauds, twitts, revue de presse, analyses

  • Article d’Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, dans Le Monde de mardi 29 octobre 2013

L’appel « Touche pas à ma pute » humilie les femmes

LE MONDE | 29.10.2013 à 08h11 | Par Anne Zelensky (Présidente de la Ligue du droit des

« Touche pas à ma pute », tel est l’intitulé d’une pétition qui sera publiée dans Causeur de novembre. Elle est le porte-étendard du « Manifeste des 343 salauds ». Voilà un acte militant inédit : les hommes n’avouent pas aisément fréquenter les putes. Et se préoccupent plus d’utiliser ces dames que de les défendre.

Mais ce manifeste va encore plus loin, et se réclame paradoxalement d’un autre manifeste célèbre : celui des « 343 salopes », publié en avril 1971 dans Le Nouvel Observateur, pourdéfendre la liberté d’avorter (« Je déclare avoir avorté »). Je suis, avec d’autres, à l’origine de ce manifeste. Une précision utile : nous n’avions pas choisi de nous appeler « salopes », ce qualificatif nous est venu du dehors, de Charlie Hebdo. Si on comprend bien, le terme de « salope » désignerait donc toute femme qui enfreint les règles de la bienséance féminine officielle, pute ou féministe.

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Dans le manifeste « Touche pas à ma pute », les signataires eux, ont choisi le terme de « salaud » par référence aux « salopes » de 1971. C ‘est là que je m’interroge. Quelle filiation peut-il bien y avoir entre nous, les « salopes » qui réclamions la liberté interdite de disposer de notre corps, et ces « salauds » qui réclament aujourd’hui la liberté de disposer contre rémunération et sans pénalité du corps de certaines femmes ? Dans le premier cas, il s’agit de lever une oppression, dans le second, de la reconduire. Et ce au nom du même concept : la liberté. Où est la faille ?

Ce qui chiffonne mon sens de la logique en effet dans cette proclamation, ce n’est pas tellement qu’elle défende une forme de prostitution qui concerne une minorité de personnes, persuadées de l’avoir choisie. Ce n’est pas tellement qu’elle véhicule une contradiction majeure : elle met de côté la souffrance et l’humiliation de la majorité des « forçates » du sexe, tout en condamnant les réseaux proxénètes, qui en sont les pourvoyeurs.

LIBERTÉ OU ASSERVISSEMENT ?

Ce qui me chiffonne, c’est cette référence à la liberté. L’occasion est donnée une fois de plus de constater les dévoiements infligés à cette idée. Ce mot connaît depuis des décennies des accommodements qui reviennent à en faire le contraire de ce qu’elle est censée être. La doxa de notre temps s’incarne dans la trilogie : « liberté d’expression », sacralisée par la loi 1881 sur la liberté de la presse, le « touche pas à » (on est passé du pote à la pute) et le « c’est mon choix ». Le tout chapeauté par le credo : « Tout se vaut » (les arts, les cultures, les dominations) ou concept d’équivalence. Tels sont les piliers qui soutiennent l’édifice construit à la gloire de « ma » liberté. Qui ne connaît pas de limite.

Et voilà comment la liberté de disposer de son corps, revendiquée dans le « Manifeste des 343 », se voit étendu à des pratiques -– liberté de se prostituer -– qui en constituent le contraire. Comment peut-on en effet revendiquer comme liberté ce qui en fait la bafoue ? La liste est longue dans l’histoire, de ceux et celles qui ont préféré leur esclavage à la liberté, tant sont fortes l’emprise du conditionnement et la fascination de la soumission. Des esclaves noirs affranchis qui ne voulaient pas quitter leur maître, à la fameuse héroïne d’Histoire d’O, qui consentait à être asservie, on n’en finirait pas d’énumérer les zélateurs de la « servitude volontaire ». Dans cette pétition « Touche pas à ma pute », par un tour de passe-passe pervers, la liberté est mise au service de la défense d’un esclavage de fait.

Dans cette affaire de prostitution, personne n’est en fait libre : ni la pute ni le client. A part quelques rares exceptions, la majorité des personnes qui se prostituent le font par contrainte économique ou psychologique. Soyons sérieux : ce n’est pas une partie de plaisir d’ouvrir ses jambes à la demande, plusieurs fois par jour. Quant au client, il est pris dans un système de relation homme-femme, fondé sur le malentendu et la peur.

Quoi de plus rassurant que le scénario prostitutionnel ? Tout y est prévu : il paye, elle exécute. Elle lui offre la satisfaction de ses fantasmes ; elle l’écoute ; elle ne le juge pas. La femme idéale en somme. Il peut régresser avec elle en toute innocence, larguer un moment tout ce qui le contraint à être un homme : les responsabilités, le sérieux, la maîtrise. Le pied, non ? Etre un homme n’est pas si facile, et on peut comprendre les délices de ce lâcher-prise. Qu’il soit inavouable est bien le signe qu’il est merveilleusement transgressif. Il faut en effet un certain goût de la provocation aux signataires du « Manifeste des salauds » pourreconnaître qu’ils vont chez les putes.

Ce manifeste s’inscrit dans la guéguerre que se livrent les sexes. C’est la réponse du berger à la bergère. La revanche de certains hommes contre la libération des femmes passe sans doute par ce pied de nez. Tu as voulu être libre ? Eh bien, moi, ça ne m’empêchera pas d’aller chez les putes. Les femmes esclaves, j’aime. Au moins elles ne me demandent rien, elles me prennent comme je suis. Là est le hic. Le féminisme a introduit dans la bergerie des sexes le dangereux loup de la lucidité. Les femmes ne veulent plus faire semblant de prendre les hommes tels qu’ils sont, et elles en ont assez d’être prises pour ce qu’elles ne sont pas. Pouce ! Il faut inventer un autre jeu.

Idées http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/29/l-appel-touche-pas-a-ma-pute-humilie-les-femmes_3504547_3232.html

  • Réaction indignée du mouvement  du Nid

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Avec Touche pas à ma pute (on apprécie tout le mépris paternaliste du terme), les « 343 salauds » exigent le maintien de leur pouvoir et de leur impunité de dominants. Ils sortent du bois pour réclamer le maintien de leur droit à exploiter sexuellement des femmes, sans souci aucun des réalités : la précarité, les violences, les réseaux et les proxos.

Merci à eux de dire tout fort ce que nous nous évertuons depuis tant d’années à montrer. La prostitution comme réponse à la « misère sexuelle » ? Non. Ces piliers du monde culturel et médiatique veulent juste continuer à exercer un pouvoir. Un combat pour la liberté sexuelle ? Non plus. Mais un front machiste et sexiste qui, même après l’affaire DSK, fait semblant de confondre libertinage et violences sexuelles.

http://www.mouvementdunid.org/343-salauds-le-Mouvement-du-Nid

  • L’appel de ZeroMacho, ces hommes qui « ne veulent plus aller au bois »

image-32Source image http://zeromacho.wordpress.com/about/

Communiqué sur la proposition de loi pour abolir la prostitution

Publié le septembre 16, 2013 

En avant vers une loi abolitionniste en matière de prostitution !


Zéromacho, réseau international d’hommes engagés contre le système prostitueur et pour l’égalité femmes-hommes, salue la proposition de loi historique déposée aujourd’hui par la députée Maud Olivier.

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Nous espérons trouver dans cette future loi :
– La suppression de toute forme de répression à l’encontre des personnes prostituées.
– La mise en place d’un plan national d’alternatives à la prostitution permettant de répondre à l’aspiration d’une écrasante majorité de personnes prostituées à se construire un avenir hors de la prostitution.
– La pénalisation des clients-prostitueurs qui exploitent la précarité et la vulnérabilité des personnes en situation de prostitution pour leur imposer un acte sexuel par la contrainte financière. Cette disposition de la loi suédoise de 1997 a fait la preuve de son efficacité.
– Le renforcement des moyens de lutte contre le proxénétisme sous toutes ses formes et l’accès à une réparation du préjudice subi par ses victimes.

Dans l’espoir de construire une société plus juste, nous invitons les parlementaires à intégrer ces éléments dans la prochaine loi et à la voter avec le plus large consensus possible.
Après l’abolition de l’esclavage (1848) et de la peine de mort (1981), la France passera ainsi un nouveau cap historique.

Le Rapport d’information parlementaire Bousquet-Geoffroy a déjà préconisé les recommandations ci-dessus. L’adoption à l’unanimité de la résolution parlementaire du 6 décembre 2011 a annoncé le vote d’une loi abolitionniste globale.

Zéromacho porte cette demande avec les 55 associations de soutien aux personnes prostituées, de lutte contre les violences faites aux femmes et de promotion de l’égalité femmes-hommes rassemblées au sein du Collectif Abolition 2012. Elles sont rejointes par plus de 200 associations issues de 27 Etats membres de l’Union européenne, signataires de l’Appel de Bruxelles « Ensemble pour une Europe libérée de la prostitution ».

Contact: Fred Robert et Patric Jean
info.zeromacho@gmail.com
Site : http://www.zeromacho.eu
Twitter et Facebook : @zeromacho

http://zeromacho.wordpress.com/2013/09/16/communique-sur-la-proposition-de-loi-pour-abolir-la-prostitution/

  • Réaction d’Yvette Roudy, ancienne ministre socialiste des droits des femmes

« Eux ne respectent rien. Ils ramènent la masculinité à leurs couilles. Leur liberté est celle du renard dans le poulailler », dénonce la féministe.

http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/343-salauds-les-derniers-cris-de-l-arriere-garde-juge-yvette-roudy-01-11-2013-3277545.php

  • Soutien ignoble aux 343 salauds sur Riposte laïque au prétexte d’ouvrir le débat. Une fois de plus, Riposte laïque démontre que, malgré ses prétentions, elle n’est pas du tout féministe

http://ripostelaique.com/socialos-et-nonnes-feministes-foutez-la-paix-a-ceux-qui-ont-envie-daller-aux-putes.html

Extrait 

La sexualité, son intimité, sa complexité, son irrationalité, sa part d’ombre, son jardin secret, est le dernier espace de liberté qui nous reste. La majorité d’entre nous a des rapports conventionnels, avec son compagnon ou sa compagne, et s’en contente. Certains cherchent dans des doubles vies, ou des relations multiples, des satisfactions qu’ils ne trouvent pas dans leur seul couple. D’autres, seuls, vivent au jour le jour leur vie amoureuse, et se débrouillent comme ils le peuvent pour agrémenter leur existence de rencontres de passage. Et d’autres encore, pour des raisons qui les regardent, et qu’ils ne sont pas forcément capables d’expliquer, choisissent d’aller aux putes, et parfois aux gigolos.

Vive une société qui permet tout cela. Alors, racketteurs socialistes et féministes, cessez de vous occuper de notre vie sexuelle et foutez-nous la paix !

Bernard Bayle

  • Riposte laïque se rattrape en publiant une réponse digne à Bernard Bayle

Cependant vous m’accorderez le droit de considérer que la prostitution est une tare majeure de l’humanité, comme l’a été l’esclavage, et de le déplorer. C’est, selon moi, la forme extrême de l’exploitation des femmes par les hommes. Et le fait que des canadiennes, des américaines et des françaises frètent des avions pour aller aux Antilles se « taper des mecs », ne change rien à la chose….e me réjouis par ailleurs que notre société ait changé. Je suis assez âgée pour avoir connu l’époque d’avant la pilule, la dépénalisation de l’avortement, et autres éléments de libéralisation des mœurs. Je suis contente que l’on puisse maintenant vivre ensemble sans être marié (e), que les jeunes femmes puissent choisir leur compagnon, et en changer si elles le veulent.

Il me semble que c’est de cela que vous parlez, du droit des gens à mener leur vie à leur guise, sans que l’Etat, la loi, viennent y mettre son nez. Vous parlez en fait de gens qui se rencontrent, se choisissent librement, c’est parfait, rien à redire.

Mais la prostitution, c’est autre chose. C’est ce gigantesque système mondial, international, ce marché qui rapporte beaucoup d’argent, qui achète et vend des femmes…. et les tient en esclavage…Cela vous dérange que l’on s’attaque aux hommes, dans cette affaire. Aux clients. C’est peut-être maladroit, je n’en sais rien. Mais cela a au moins le mérite de les rendre visibles, comme on dit. Dans un échange commercial, puisqu’il s’agit de cela, il y a deux parties : le vendeur et l’acheteur. Dans ce cas on ne parlait jamais que de la vendeuse, la pute, et en quels termes ! Pourquoi ne parlerait-on pas de l’acheteur ?…Et de quelles féministes parlez-vous ? Je sais qu’il y a beaucoup de mouvements qui se disent féministes, je ne les connais pas tous. Je sais seulement que le mouvement féministe qui a permis aux femmes de se libérer, d’acquérir des droits fondamentaux, existe depuis environ 200 ans. Et je sais aussi que les hommes, du moins certains, parce qu’ils ont peur de perdre le pouvoir et leurs privilèges, comme « d’aller aux putes », par exemple, trouvent, et ont toujours trouvé de multiples astuces, le mot est faible, pour s’opposer aux revendications de l’autre sexe.

Jacqueline FICHET http://ripostelaique.com/la-prostitution-est-une-tare-majeure-de-lhumanite-comme-la-ete-lesclavage.html

  • Point de vue d’Elisseievna, féministe laïque, collaboratrice de Riposte laïque , contre la position des 343 salauds
Il est libre Max …
Une proposition de loi prévoit de réprimer l’achat de prostitution. Je l’approuve. J’estime que les peines prévues sont bien légères, surtout lorsque cet achat représente un chantage à l’emploi.
http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion1437.pdf
Des hommes s’offusquent que l’on attente à leur « droit d’aller aux putes » : l’expression dit tout : les femmes sont des chiottes. D’autres disaient pour défendre au XIXeme siècle en France, la règlementation « sanitaire » de la prostitution qu’elle constituait un « égout séminal ».
Plusieurs intellectuels ont concocté une pétition pour s’y opposer. Leur argumentaire réclame la « liberté », et proclame qu’il existe des femmes qui « aiment ça ». Ils déclarent qu’ils ne céderont pas aux « ligues de vertu », se demandent si la pornographie ne sera pas interdite demain. Ils prétendent vivre en « adulte »
Je m’honorerais de pouvoir prétendre appartenir à une ligue de vertu.  Je considère que l’interdiction de l’achat d’acte sexuel signifie évidemment l’interdiction de la production de pornographie avec acteurs.
Les connotations « adultes » contre vierges effarouchées des « ligues de vertu » donnent à ce texte un style « beauf ».
Le plus énorme est le mot « liberté ».
Liberté de quoi Max ?
Liberté d’être mené par le bout de ses boyaux.
Liberté d’être mené par ses hormones, envies et appétits.
Liberté d’être mené par le plaisir animal de faire plier et de soumettre.
Liberté d’imposer son corps à l’autre.
Liberté de jouir du fait de pouvoir lui imposer ce corps qu’il ne désire pas.
Liberté de forcer le consentement.
Liberté de jouir d’avoir obtenu que l’autre joue la comédie du consentement.
Liberté de pouvoir sentir sa réticence, son absence de son propre corps, sa souffrance, et d’en jouir.
Liberté de l’avilir.
Liberté d’user du pouvoir de l’argent.
Liberté de s’aveugler : non les femmes n’aiment pas « ça » mais juste l’argent qu’elles reçoivent.
Liberté de mentir car c’est bien parce qu’elles n’aiment pas « ça » que l’on s’excite à leur imposer.
Liberté d’être orgueilleux de pouvoir se les payer.
Liberté de ricaner des plus  faibles qui se débattent et de parler plus fort qu’eux.
Liberté de distordre les mots pour inverser l’apparence des culpabilités.
Liberté de s’avilir.
Liberté de céder aux tentations les plus viles … ?
On n’est libre de rien quand on n’est même pas libre d’avoir ce minimum d’amour pour les autres, qui est de ne pas leur faire violence sciemment.
elissievna http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2013/10/il-est-libre-max.html
  • Brillante et spirituelle réponse d’Isabelle Alonso aux « salauds de pacotille »

Extrait :

Or qu’est ce que je lis-je, sous la plume des affreux jojos autoproclamés ?

« Nous n’aimons ni la violence, ni l’exploitation, ni le trafic des êtres humains. Et nous attendons de la puissance publique qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre les réseaux et sanctionner les maquereaux« .

images-1Ça, des salauds ? Ça, des provocateurs ? Ça des courageux ? Des chaisières, oui ! Oh, les petites bites ! Rien dans le calbar ! Assumez, les gars, assumez ! C’est quoi ces précautions oratoires à la mords moi le gland ? Z’êtes subversifs, ou juste des flagada du mashmallow,  des mous du scoubidou, des raplapla du trilili ? Tant qu’à y aller, allez-y franchement, à la virile, à la légionnaire ! Soyez des salauds, des vrais ! Des voyous, des crapules, des durs de dur, des tatoués, des qui font peur ! Parce que si c’est pour enrober dans la dentelle, merci, mais on a déjà Frédéric Mitterrand ! Suffit pas de se proclamer salaud, encore faut-il être à la hauteur. Un salaud, un vrai, ça n’en a rien à foutre des autres. Et c’est votre gloire de mâles, votre superbe de dominants naturels, votre honneur de prédateurs de l’extrême que de le revendiquer ! Ne donnez pas dans l’édulcoré, le tiède, le timide! Ne la jouez pas petit bourgeois de la braguette, chaland cauteleux, timoré de la mutinerie ! N’élevez pas des palissades de respectabilité mesquine autour du champ flamboyant de votre juste révolte !

De plus, vous n’affirmez pas que vous y êtes allés, que vous y allez et que vous y retournerez ! Vous vous planquez, à la pleutre, derrière la formule « certains d’entre nous« . Alors ? On dit qu’on fait pas sa honteuse, mais on la fait quand même ? On braillerait dans le vide, pour la beauté du geste, par principe mais sans en être, sans y toucher, sans en tâter ? Mais lâchez vous, bande de chochottes! Vous êtes des princes russes, des vagabonds magnifiques, des génies étincelants, des julots célestes, des hussards sans entraves, exigez d’être sucés sur commande car tel est votre bon plaisir et pis c’est tout ! Qu’on sache où on en est!

Ou alors, fermez la.  http://www.isabelle-alonso.com/salauds-de-pacotille/

  • Commentaire des arguments du prostituteur Philippe Caubère par Léon sur disons.fr

Extrait :Après le couplet classique sur l’atteinte aux libertés publiques et au retour de l’ordre moral, on en vient donc assez rapidement à la relation marchande et à son fondement.

Il s’agit d’abord d’expliquer que les prostituées rendent un vrai service.
Ainsi donc, Philippe Caubère trouve auprès des putes ce qu’il ne trouverait jamais dans une relation « normale ». Voilà qui ne manque pas d’interroger…
Que lui font donc-t-elles de plus , ces professionnelles, que lui refusent  ses légitimes, si l’on a bien compris : les bas résille, la voie étroite, le triolisme ?  Rhoooo, les vilaines…  Apparemment  monsieur est exigeant ; mais alors comment se fait-il qu’il choisisse des régulières aussi nulles au lit ?
On appréciera, incidemment l’humiliation publique qu’il leur inflige en publiant ainsi cette tribune, se donnant, au passage, un beau rôle de plus, celui du défenseur de la liberté…
Ou alors il veut des trucs tellement chelous, que même une femme totalement libérée de ce côté-là refuse de faire au nom de son instinct de survie ? On voudrait des précisions, Monsieur Caubère… Ce n’est pas qu’on soit curieux, mais il manque quelque chose à l’argumentation pour être convaincante.
  • Comparaison entre les arguments réglementaristes (favorables à la prostitution) et les arguments abolitionistes (contre la prostitution) par Christine Le Doaré

Au fond, qui estime vraiment les personnes prostitué-e-s ?

Extrait :

Les réglementaristes affirment que doit perdurer le « plus vieux métier du monde » et revendiquent l’adoption d’un statut pour organiser les intérêts d’une minorité de prostituées « volontaires ».
Les abolitionnistes quant à eux, pensent que l’égalité femmes-hommes et le respect de l’intégrité humaine requièrent un projet de société féministe et humaniste.
Un tel projet ne peut se satisfaire du sacrifice d’un quota de femmes, ni au nom de l’un des plus vieux mensonges patriarcaux : la prétendue irrépressible sexualité masculine, ni au nom de l’une des plus archaïques exploitations marchandes…

…Depuis quand oppose t’on les intérêts d’un groupe minoritaire à un projet global de société ? Dans tous les cas, les motivations des abolitionnistes ne sont-elles pas plus élevées et généreuses, beaucoup plus optimistes aussi, que celles des réglementaristes ?

N’est-il pas insupportable d’imaginer que des personnes soient sacrifiées pour de fallacieuses raisons et des privilèges patriarcaux d’un autre âge et pour les libérales industries capitalistes du sexe ?

A mes yeux, ce qui compte autant que le projet de société féministe, humaniste et abolitionniste dans lequel je veux vivre, ce sont les femmes, les enfants et aussi les hommes, moins nombreux mais ils existent bel et bien, prostitué-e-s.
Je ne veux pas tourner les yeux, je me sens concernée, ils me touchent. Ce sont leurs vies avec leurs blessures, leur courage et leurs espoirs aussi, qui m’interpellent.
Je les respecte, estime profondément et je forme le vœu qu’un jour, non pas pour des raisons morales mais politiques, plus aucune personne sur terre ne soit contrainte, par la force ou à cause des circonstances, de se livrer à la prostitution.
En attendant, essayons au moins de limiter les dégâts, renforçons efficacement la position abolitionniste de la France et la coopération européenne comme internationale.
Libérons-les, libérons-nous et avançons.

  • Revue de presse des réactions au manifeste ‘Touche pas à ma pute », réalisé par Christine Le Doaré

En attendant, voici une première revue de presse non exhaustive qui témoigne de la saine émotion que cette ignoble pétition a suscité dans toute la France.

-Le « manifeste des 343 salauds » proclame « touche pas à ma pute ! »

http://www.lepoint.fr/societe/le-manifeste-des-343-salauds-proclame-touche-pas-a-ma-pute-30-10-2013-1749891_23.php

-Nouvel Observateur – Société
Prostitution : Najat Vallaud-Belkacem riposte aux « 343 salauds »
Publié le 30-10-2013 à 15h07

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131030.OBS3215/prostitution-najat-vallaud-belkacem-riposte-aux-343-salauds.html

huffingtonpost.fr
Halloween 2013: Birenbaum bashe les Zemmour, Lévy, et autres Rioufol
Publication: 31/10/2013 09h26 CET

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/31/guy-birenbaum-bashe-halloween-2013_n_4180200.html?utm_hp_ref=france

LE MONDE SOCIETE 
Prostitution : 73 % des Français pour la responsabilisation des clients
Le Monde.fr avec AFP | 30.10.2013 à 21h04

http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/10/30/prostitution-73-des-francais-pour-la-responsabilisation-des-clients_3505701_3224.html

-Nouvel-Observateur – Société
Les « 343 salauds » enflamment le débat sur la prostitution
Publié le 30-10-2013 à 12h16

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131030.OBS3215/prostitution-najat-vallaud-belkacem-riposte-aux-343-salauds.html

-Le Mouvement du Nid France
343 salauds : le Mouvement du Nid vous dit MERCI !

http://www.mouvementdunid.org/343-salauds-le-Mouvement-du-Nid

-Le JDDManifeste des 343 : « Ils n’ont pas usurpé leurs noms de salauds! »

http://www.lejdd.fr/Societe/Manifeste-des-343-Ils-n-ont-pas-usurpe-leurs-noms-de-salauds-636393

LE FIGARO .fr
« 343 salauds »: SOS Racisme réplique
Publié le 30/10/2013 à 19:23

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/30/97001-20131030FILWWW00544-343-salauds-sos-racisme-replique.php

-ZEROMACHO
1 881 hommes contre la prostitution

http://zeromacho.wordpress.com/2013/10/30/1881-hommes-contre-la-prostitution/

-SudOuest.fr
Publié le 30/10/2013 à 08h53
« Touche pas à ma pute ! » : le manifeste des « salauds » qui suscite la polémique

http://www.sudouest.fr/2013/10/30/touche-pas-a-ma-pute-le-manifeste-des-salauds-qui-suscite-la-polemique-1215156-5458.php

-LIBERATION SOCIETE«343 salauds» clament leur droit à «leur pute»
Alice GÉRAUD 29 octobre 2013 à 21:51

http://www.liberation.fr/societe/2013/10/29/343-salauds-clament-leur-droit-a-leur-pute_943288

-LE MONDE
« L’appel « Touche pas à ma pute » humilie les femmes »
29.10.2013 à 08h11

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/29/l-appel-touche-pas-a-ma-pute-humilie-les-femmes_3504547_3232.html

-Prostitution. Les « paye pour jouir » me dégoûtent, c’est ma liberté !
Publié le 26 octobre 2013 par laconnectrice

https://laconnectrice.wordpress.com/2013/10/26/prostitution-les-paye-pour-jouir-me-degoutent-cest-ma-liberte/

-#343salauds : « Et si 343 esclavagistes exigeaient un droit d’asservir » ?

http://sandrine70.wordpress.com/2013/10/31/343salauds-et-si-343-esclavagistes-exigeaient-un-droit-dasservir/

L’EXPRESS
Même le STRASS s’inquiète de la mobilisation contre ces clients prostitueurs http://www.lexpress.fr/actualite/manifeste-des-343-salauds-l-abjection-n-a-plus-de-limites_1295514.html

Quelques-uns des nombreux tweets :

-@LeonArche: 71% des prostituées ont subi des agressions physiques et 68% souffrent du syndrome de stress post-traumatique. Les #343salauds

-@fbsbz: « De Koch, mari de Frigide Barjot défend la prostitution et les clients des prostitués alors que sa femme défend la famille »

-‏@osezlefeminismeOn vous a déniché la couv vintage de #causeur, back in the 1848, et déjà à l’époque les #343 ! pic.twitter.com/kPaeQtVd3b

-‏@ManuelFarce
J’ai prévu d’expulser 343 individus qui n’arrivent pas à s’intégrer, étant bloqués au XIXème siècle. Quelqu’un a des objections ?

-@ChLeDoare
C’est qui #Elisabeth_Levy, la MAMAN ou la « PUTAIN » des #343 salopards machos ?

-@ChLeDoare Si les #343 machos vous ont mis-e-s en rage, venez le crier et grossir le cortège le 23 / 11 MANIF #violenceshttps://www.facebook.com/christine.ledoare/posts/10151989531999743 …

-@hugolindenberg
Les 343 salopes se battaient pour disposer librement de leur corps, les 343 salauds pour disposer de celui des autres. La classe.

-@BOsienne
Justifier le recours au sexe tarifé parce que « ce sont des hommes » est minable! Qu’ils apprennent plutôt à faire jouir une femme #343salauds

-@Celestisssima
les 343 salopes réclamaient le droit de disposer de leurs corps, les 343 salauds celui de disposer du corps d’une (ou d’un) autre

‏-@Gekko_Hopman
Les #343salauds des mecs qui vont tirer leur coup pendant que leur épouse organise @lamanifpourtous

  • La prostitution est le commerce illégal le plus profitable après celui des drogues et des armes qui sont généralement liés

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/27/la-prostitution-en-pleine-expansion-femmes-et-mineurs-en-premiere-ligne_1635638_3224.html

« Les groupes du crime organisé sont les premiers bénéficiaires » de la prostitution, assène le rapport, avec des profits annuels estimés à 27,8 milliards de dollars, en troisième position derrière les trafics de drogue et d’armes. Il n’existe ainsi pas de mafia structurée à l’échelle mondiale, mais plutôt des petits groupes organisés s’achetant et se revendant des proies, qui passent d’abord par des « circuits de dressage » : « On les viole, on les drogue (…) et ensuite on les fait tourner » d’un pays à l’autre, le client se lassant vite, soupire M. Charpenel.

La prostitution est avant tout « une affaire d’argent » et recouvre très souvent « des réalités humaines inimaginables », raconte M. Charpenel, magistrat et ex-procureur spécialisé dans la lutte contre le crime organisé, qui évoque « la démolition physique et psychologique créée par ce travail à la chaîne » où « le client préfère majoritairement consommer sans protection ». « On est loin du libertinage. L’essentiel de la prostitution est une prostitution de contrainte, mot pudique pour ne pas dire violence », poursuit le magistrat.

Le magistrat préconise l’abolition de la prostitution et la pénalisation des clients, comme en Suède, avec pour résultat une baisse du nombre de personnes prostituées et un départ des réseaux vers l’étranger. La légalisation, tentée en Espagne, en Allemagne ou encore en Australie, « ça ne marche pas », martèle M. Charpenel : « Cela ne change pas grand-chose à la réalité du métier, et la demande et le nombre de personnes prostituées augmentent. »

  • Voir le film « chaos » de Coline Serreau 

On les enlève, on les dresse en les violant et les droguant, une réalité insoutenable

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Sanctionner les clients des prostituées pour leur salut et celui des femmes

Publié le

Les Nouvelles News et Rue89 se repenchent sur les résultats observés de la loi suédoise qui punit le consommateur de prostituées http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/revue-de-presse/54-lu-sur-la-toile/3020-punir-clients-prostituees-etude-cas-suedois

J’approuve le commentaire d’une lectrice de cet article qui résume ainsi les observations sur le cas suédois : difficile d’en tirer des conclusions peut être, mais en attendant on constate a contrario que légaliser entraîne clairement une hausse de la traite… donc à choisir j’aime encore mieux le moins pire des systèmes. vous oubliez de mentionner le fait que des personnes prostituées en Suède témoignent que pour elles c’est une reconnaissance de leur souffrances et difficultés. et que la majorité des suédois sont auj favorable à une lois qui arrête de faire la chasse aux femmes. un meilleur partage des responsabilités me parait essentiel pour changer les regard et les mentalités sur ce triste problème de société (intimement lié au crime organisé pour rappel)

En effet, je suis totalement opposée à la prostitution qui, quoiqu’on en dise, est préjudiciable autant pour les femmes que pour les hommes. Non seulement elle est nocive pour les femmes qui se prostituent à défaut de trouver une autre solution pour gagner leur vie mais elle est nocive pour les hommes qui sont incapables de construire une relation égalitaire avec une femme.

Le plus grave étant que tant que la prostitution des femmes existera, toutes les femmes sans exception seront considérées comme des prostituées en puissance. De cette vision des femmes découle leur infériorisation, leur vulnérabilité et la dévalorisation de leurs compétences professionnelles. La prostitution est une allégorie de la place que les hommes accordent aux femmes dans toutes les sociétés.

Autant je ne peux admettre qu’un homme puisse penser acheter une relation sexuelle, autant je comprends qu’une femme puisse se résigner à se prostituer, en admettant qu’elle soit « libre » de le faire et qu’elle n’y soit pas contrainte comme le montre le film « Chaos » de Coline Serreau http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaos_(film,_2001) prénommée Malika, elle a fui sa famille quelques années plus tôt après avoir appris que son père allait la donner en mariage à un vieil homme algérien contre de l’argent. Elle a alors seize ans. Ne sachant où aller, ni même comment se nourrir, elle est victime d’un réseau de proxénètes. Pour s’assurer de pouvoir se servir d’elle à leurs fins, les proxénètes la violent entre huit à dix fois par jour et la droguent à l’héroïne afin de la dissuader de s’échapper. De plus, ils prennent la précaution de lui fournir un faux passeport au nom de Noémie à présenter à la police en cas de contrôle d’identité, le vrai passeport de Malika se trouvant en possession de son père.

La prostitution est le modèle dominant des relations entre hommes et femmes. Il est convenu dans la société que les femmes se vendent et que les hommes les achètent. C’est tellement ancré dans les mentalités que seules les féministes le dénoncent et se font haïr par les plupart des femmes et des hommes qui sont résignés en répétant que « la prostitution est le plus vieux métier du monde ». L’esclavage était aussi le statut le plus ancien du monde et pourtant, nous l’avons interdit. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour la prostitution ?

Il est urgent d’abolir la prostitution car son acceptation conduit à une nouvelle marchandisation du corps des femmes avec la GPA, les mères porteuses. Le discours qui justifie cette monstruosité est le même que celui qui justifie le commerce sexuel : elles décident librement personne ne les y oblige, elles font ça par goût, c’est une forme particulièrement admirable de la générosité, elles le font pour rendre service. C’est totalement faux puisque la plupart des femmes qui louent leur corps pour gester l’enfant d’autrui sont des femmes pauvres qui ne trouvent pas d’autre solution pour gagner leur vie.

On voudrait nous faire croire que porter l’enfant d’autrui ou donner ses ovocytes serait aussi bénin, sinon banal, que donner son sperme. C’est faux et malhonnête. Le don d’ovocytes comme la location d’utérus n’ont rien à voir avec le don de sperme pour lequel il suffit à l’homme de se masturber. Aucune intervention médicale sous forme de prise d’hormones ou intervention chirurgicale n’est nécessaire. L’homme a l’habitude de se masturber et il est fier de sa fertilité et de sa semence. Certains hommes conservent leur semence dans des bouteilles, d’autres qui se disent artistes peignent avec, sans compter tous ceux qui en aspergent les femmes pour « voir » la matérialisation de leur « puissance ». D’autres encore font le maximum d’enfants au maximum de femmes, sans assurer la subsistance des uns comme les autres. Et puis il y a cet Hollandais, Ed Houben, qui a engendré plus d’une centaine d’enfants par « méthode naturelle » ou « artisanale », soit-disant pour « rendre service » et qui organise chaque année une fête avec tous ces enfants qu’il n’assume pas soit-disant avec l’accord des mères. J’attends avec impatience le jour où l’une d’entre elle réclamera une pension alimentaire ou que ce soit l’enfant qui le réclame pour payer ses études, par exemple.http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/07/30/01016-20130730ARTFIG00401-ed-neerlandais-de-43ans-et-pere-de-peut-etre-plus-de-cent-vingt-enfants.php

Car si Ed est «convaincu que les enfants doivent savoir d’où ils viennent», il ne veut pas non plus s’imposer. Ce contrat tacite n’a aucune valeur juridique, mais le donneur renonce à tout droit sur l’enfant à venir, et la maman à toute pension alimentaire. «Les parents savent qu’avec moi, ils n’auront pas à envoyer des comptes rendus réguliers, précise-t-il. En revanche, à tout âge, l’enfant saura qu’il pourra venir me voir et me poser des questions.»

Chaque année, Ed organise d’ailleurs une petite fête à Maastricht, en invitant tous ses enfants, «pour que ceux qui veulent puissent faire connaissance». L’aîné vient d’avoir dix ans. «Jusqu’à présent, je ne me suis pas autorisé de grands sentiments envers eux, confesse-t-il, les yeux humides. Pour la protection de leur famille et la mienne, il vaut peut-être mieux…»

On ne dit pas dans l’article si Ed Houben et les femmes qu’il engrosse sont médicalement contrôlés pour le Sida et autres MST. Dans l’article Houben explique qu’il sélectionne les femmes qu’il met enceintes. Elle doivent être ordonnées, ni grosses, ni fumeuses et on se doute qu’il ne doit pas sexer avec les plus moches bien qu’il ne soit pas lui-même un Apollon. Cette discrimination mériterait un passage au Tribunal international…

Notre société doit arrêter de réduire les femmes à un corps mis à la disposition des hommes et du système qui les ramène à l’état d’accessoire des besoins du mâle. Les femmes sont des êtres humains à part entière et l’abolition de la prostitution des femmes -je ne parle pas de celles, minoritaire des hommes et transsexuels- serait une véritable révolution qui profiterait à tout le monde, au même titre que celle qui a aboli l’esclavage.

PS

Je comprends le désespoir des couples stériles qui sont prêts à faire n’importe quoi pour avoir un enfant quand ils ne peuvent pas en adopter mais je crois savoir qu’il est toujours possible de « bricoler » une solution personnelle sans en faire un système.

Je ne blâme pas les personnes qui se prostituent mais je rejette la société qui en fait un système et toutes celles et ceux qui en profitent au détriment du bien commun., plus précisément en cultivant le mépris des femmes et l’acceptation de leur infériorisation.

Esclavage sexuel, traite des blanches, prostitution organisée, castration des esclaves noirs : les arabo-musulmans doivent payer !

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Il est politiquement correct de se pencher sur la dette coloniale, le commerce triangulaire et l’esclavage des noirs par les blancs qui sont pourtant des pratiques récentes si on considère que l’esclavage est un fait historique extrêmement ancien mais que son commerce a été institutionnalisé par les arabo-musulmans. Leur réputation de commerçants avisés n’est pas usurpée. Ils ont inventé la traite humaine et, surtout celle des femmes blanches. et les mères porteuses.

Derrière le mot pudique de « traites des blanches » et le glamour du Harem, on oublie que les femmes blanches étaient violées, enlevées, séquestrées, déshumanises à l’exception de la mythique Shéhérazade qui voudrait faire oublier les millions d’anonymes traitées comme des bêtes, des trous à éjaculation violées à répétition selon le bon vouloir du maître, des objets sans âme, des machines à reproduire d’autres esclaves, un modèle qui a inspiré les Lebensborn d’Hitler avec lesquels les Musulmans se sont si bien entendus.

Le modèle de la mère porteuse si cher au misogyne hétérophobe Pierre Bergé n’est-il pas une résurgence du Harem et du Lebensborn ?

On lira sur le sujet un excellent article Christine Tasin sur Boulevard Voltaire, un site réellement contestataire fondé par Robert Ménard, co-fondateur et porte parole de Reporters sans frontières, le premier à dénoncer, entre autres, le terrorisme des institutions palestiniennes pour empêcher d’informer sur ce qui se passe réellement dans leurs territoires. Dominique Jamet réputé pour son approche ans concession des événements et son style incisif, a cofondé avec Ménard le site Boulevard Voltaire.

Voici donc l’article qui ose rappeler l’un des crimes oubliés des Musulmans http://www.bvoltaire.fr/christinetasin/traite-des-blanches-les-musulmans-doivent-payer,22280

Extraits :

Le CRADFB, Conseil représentatif des associations de défense des femmes blanches, aurait décidé de porter plainte contre les 57 dirigeants des pays de l’OCI (Organisation de la coopération islamique) afin d’obtenir réparation pour les milliers de femmes enlevées par les pillards musulmans et déportées dans les harems d’Afrique du Nord entre 627 (massacre des hommes de la tribu juive des Banu Qurayza et asservissement de leurs femmes) et 1830, libération des femmes françaises enlevées par les Barbaresques.

Il faut que les musulmans payent pour le préjudice causé aux familles de ces femmes, aux enfants qu’elles ont abandonnés de force et aux pays qui ont souffert de leur disparition, privés d’une force vive qui aurait pu changer bien des choses…

Alors oui, sans les enlèvements de jeunes femmes et de jeunes hommes sur nos rives pendant plus d’un millier d’années, sans l’obscurantisme de l’islam imposé aux anciens peuples chrétiens sur tout le pourtour de la Méditerrannée, la face du monde eût été changée, eût été plus belle.

Il ne reste plus aux descendants de Charlemagne et autres rois d’Aragon et de Castille qu’à demander, eux aussi, réparation…

Comment cela, le CRADFB et le CRADEB n’existent pas ? Mais alors, il faut les inventer !

Comment cela, ces demandes sont ridicules ? Alors, allez dire au CRAN (Conseil représentatif des associations noires) que les siennes le sont aussi, lui qui porte plainte contre la Caisse des dépôts et consignations pour que les descendants des anciens esclaves obtiennent réparation…

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