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Archives de Tag: Qatar

150 joueurs ^d’échecs boycottent deux compétitions en Arabie saoudite

 

http://ptb.be/telechargements/visuel-stop-daesh-boycott-de-l-arabie-saoudite

Les joueurs d’échecs semblent avoir plus de sens moral que d’autres sportifs puisque 150 d’entre eux refusent de participer aux deux compétitions organisées en Arabie saoudite.

Le 9 novembre, la FIDE a annoncé dans un communiqué que la prochaine série de championnat « World Rapid and Blitz Chess Championships », nommée « 2017 King Salman World Rapid and Blitz Chess Championships » pour l’occasion, aura lieu à Riyad du 26 au 30 décembre 2017.

D’après le journal israélien Haaretz, l’Arabie saoudite aurait versé à la Fédération deux millions de dollars pour obtenir les droits d’organiser l’événement sur les trois prochaines années.

La joueuse ukrainienne Anna Muzychuk a déclaré ne pas vouloir jouer à Riyad

http://www.chess-and-strategy.com/2017/11/boycott-du-tournoi-mondial-d-echecs-en-arabie-saoudite.html

La troisième joueuse mondiale, l’ukrainienne Anna Muzychuk a déclaré ne pas vouloir  jouer à Riyad même si cela implique de « perdre ses deux titre de championne du monde. Risquer sa vie, porter un abaya (tenue musulmane locale) tout le temps ?? Chaque chose a ses limites et le voile en Iran étaient largement suffisants », a-t-elle dit se référant à sa participation à un tournoi organisé dans la République islamique.

De son côté, le grand maître international Hikaru Nakamura a déclaré « Ce genre d’événement ne peut et ne devrait pas avoir lieu dans un pays qui ne garantit pas l’entrée à toutes les délégations de l’ensemble des fédérations, et qui possède des lois discriminatoires à l’égard des femmes et en fonction de la religion »

Le refus de ces joueurs est d’autant plus méritoire que les compétitions sont dotées de sommes très importantes.

Ce ne sont pas les footeux qui feraient preuve d’autant de grandeur et de dignité…

LC

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/160360-171116-tournoi-mondial-d-echec-en-arabie-saoudite-plus-de-150-joueurs-vont-boycotter-la-competition

« Après l’Iran et l’Arabie saoudite, qui sera la prochain, la République populaire démocratique de Corée ? »

La Fédération internationale des échecs (FIDE) s’est attiré les foudres d’une centaine de joueurs professionnels à travers le monde et a été accusé de « dégradation morale totale », après avoir cédé le droit d’organiser deux des plus importantes compétitions d’échecs à l’Arabie saoudite.

Le 9 novembre, la FIDE a annoncé dans un communiqué que la prochaine série de championnat « World Rapid and Blitz Chess Championships », renommée « 2017 King Salman World Rapid and Blitz Chess Championships » pour l’occasion, aura lieu à Riyad du 26 au 30 décembre.

D’après le journal israélien Haaretz, l’Arabie saoudite aurait versé à la Fédération plus d’un million et demi de dollars pour obtenir les droits d’organiser l’événement sur les trois prochaines années.

Outre la question des droits de l’homme dans le pays organisateur – un régime ultra-conservateur- de nombreux professionnels ont soulevé des inquiétudes concernant la sécurité des joueurs, mais également l’impossibilité pour certains d’entre eux issue de pays rivaux, comme Israël, le Qatar ou encore l’Iran, de tout simplement participer à l’événement.

En signe de protestation, près de 150 joueurs ont annoncé qu’ils boycotteraient la compétition.

L’Arabie saoudite est l’un des nombreux pays musulmans à refuser l’entrée sur son territoire de citoyens israéliens. Or l’Etat hébreu est une nation très représentée dans la discipline et compte trois des meilleurs joueurs d’échecs de la planète qui ont d’ailleurs été officiellement conviés à participer aux tournois, d’après une liste publiée sur le site de la FIDE.

Le président de l’Association des joueurs d’échec professionnels et grand maître international d’échecs israélien, Emil Sutovsky, a condamné la décision de la FIDE d’accorder l’organisation des championnats à l’Arabie saoudite.

« Ce genre d’événement ne peut et ne devrait pas avoir lieu dans un pays qui ne garantit pas l’entrée à toutes les délégations de l’ensemble des fédérations, et qui possède des lois discriminatoires à l’égard des femmes et en fonction de la religion », s’est-il insurgé dans un communiqué.

L’ancien président de l’union des échecs en Europe, la European Chess Union, Silvio Danailov, a quant à lui accusé la FIDE de « dégradation morale totale ». « Après l’Iran et l’Arabie saoudite, qui sera la prochain, la République populaire démocratique de Corée ? », a-t-il lancé sur Twitter.

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Makro&friends @FIDE_chess total moral degradation.After Iran & Saudi Arabia what’s next, Democratic people’s Republic of Korea?Everyone who is going there is legalizing corruption and is a shame for  and humanity.

La joueuse ukrainienne a déclaré ne pas vouloir jouer à Riyad même si cela implique de « perdre ses deux titre de championne du monde. Risquer sa vie, porter un abaya (tenue musulmane locale) tout le temps ?? Chaque chose a ses limites et le voile en Iran étaient largement suffisants », a-t-elle dit se référant à sa participation à un tournoi organisé dans la République islamique.

« Organiser un championnat d’échecs dans un pays où les droits de l’homme basiques n’ont aucune valeur est horrible. Les échecs sont un jeu qui rassemble des gens très différents, ce n’est pas un jeu où chaque personne est séparée selon sa religion ou son pays d’origine », a déclaré Nakamura sur Twitter.

 

To organize a chess tournament in a country where basic human rights aren’t valued is horrible. Chess is a game where all different sorts of people can come together, not a game in which people are divided because of their religion or country of origin.http://www.fide.com/component/content/article/1-fide-news/10496-world-rapid-and-blitz-announcement.html 

Au sujet des visas accordés aux joueurs, « la FIDE n’a été informée de la part d’aucun joueur, de l’impossibilité de participer », a-t-elle annoncé, précisant qu’elle ferait tout pour s’assurer que chaque joueur étranger qui souhaite participer reçoive un visa.

Qatar : coupe mondiale de l’esclavage d’ici à 2022

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Notre gouvernement et nos zélites ont les amis qu’ils méritent. Voici ce qui nous attend s’ils restent en place. Qui pourrait faire pire ? C’est décidé, je vote pour le changement dès les municipales de mars 2014.

J’ai entendu des discussions où certains prenaient le parti du Qatar en alléguant qu’il n’était pas responsable de la maltraitance des ouvriers du chantier du mondial, que les entreprises qui les embauchaient étaient responsables et que si elles faisaient travailler des ouvriers dans des conditions dangereuses et mortelles, le Qatar n’y était pour rien. Ces arguments fallacieux ne servent qu’à blanchir la mafia de la Fifa et de toutes les parties du foot vraisemblablement corrompus comme il est dit dans l’article ci-dessus.

En droit international, il me semble sue le droit du travail du pays du chantier s’applique e cas de conflit. Dans ce cas, le Qatar est bien responsable.

En admettant que chaque entreprise « étrangère » ait signé avec le Qatar une convention le libérant de sa responsabilité vis à vis des ouvriers de la dite entreprise, le Qatar est encore responsable d’un point de vue moral.

Quant aux entreprises « étrangères » dénuée de capitaux Qataris ou pas, il appartient aux pays dont elles relèvent de faire respecter le droit du travail.

Quant aux amateurs de foot, il leur appartient de s’élever contre l’immoralité de la préparation de la coupe du monde.

L.C.

Le mondial, le Qatar et la danse des loups

Publié le 7 octobre 2013 par Hamdane Ammar – Article du nº 324 sur Riposte laïque

Selon le quotidien britannique The Guardian, 44 ouvriers népalais, travaillant dans des conditions qui s’apparentent à de l’esclavagisme et au travail forcé, sont morts durant le premier semestre de l’année 2013 sur les chantiers de construction au Qatar. La confédération internationale des syndicats ( ITUC) , estime dans un rapport qui accable les autorités qataries, qu’au rythme actuel des décès sur les chantiers de construction au Qatar, au moins 4000 ouvriers notamment asiatiques pourraient dire adieu à la vie, avant le coup d’envoi de la coupe du monde en 2022. Le coût humain sera élevé pour que le Qatar puisse organiser sa coupe du monde, afin de prouver que c’est un pays qui pèse et qui grandit.L’Occident doit en tenir compte. Désormais !
Les conditions de travail de ces ouvriers sont semblables à ceux des esclaves du moyen-âge. Le monde capitaliste occidental décadent, prisonnier de son matérialisme outrancier et immoral, est complice de ce qui se passe actuellement au Qatar, sinon coupable pour non assistance à personne en danger de mort. Le Qatar profite de la misère des autres pour acheter son prestige…
Où est passée la bonne conscience occidentale, celle qui délivre les attestations de moralité et de bonne conduite ici-bas? Mais devant la mangeoire remplie de pétrodollars, cette conscience détourne son regard sur la misère dans laquelle pataugent les moins que rien. Et les pleureuses professionnelles des droits de l’homme se manifestent uniquement contre les nations pauvres, celles qu’elles peuvent écraser comme des mouches mais quand elles ont en face d’elles, la puissance des pétrodollars, au mieux, elles se taisent, au pire, elles se font corrompre. Ainsi va le monde.
Comment faire admettre au commun des mortels que le Qatar, un minuscule et richissime état du Golfe persique qui n’a aucune expérience footballistique, ait pu obtenir l’organisation de la coupe du monde ? Il n’y a que l’appât du gain des instances du football mondial et la corruption à tous les niveaux qui l’expliquent. D’après le journal France-Football, le Qatar a arrosé tout le beau monde qui gravite autour du ballon rond.
En 2010, le comité exécutif de la FIFA a confié à l’émirat du Qatar le soin d’organiser l’événement le plus populaire de la planète en 2022, face à des nations qui en ont l’expérience et les infrastructures sportives adéquates. Grâce à l’argent qui sent le gaz, le Qatar s’est offert sa coupe du monde pour narguer ses cousins bédouins.
Où sont passées toutes ces organisations qui se réclament de l’humanisme et de l’antiracisme et qui vivent grâce aux impôts des Français face au drame que vivent des millions de travailleurs migrants dans les pays monarchiques arabes du Golfe Persique où la charia, la loi d’Allah, règne sans partage, au seul profit des musulmans mâles ? Seraient-elles devenues muettes telles des carpes ? La vue de l’argent roi du gaz, les aurait réduites au silence ?
Le monde entier sait qu’en Arabie Saoudite, au Qatar (et disons dans la région du Moyen-Orient) il est déconseillé d’être un népalais, un pakistanais, un bengali, un chinois, un hindou, un philippin, un tamoul, un bangladeshi, un africain car dans ces pays l’enfer existe sur terre au XXIe siècle avec la bienveillance d’Obama, de Cameron, et de Hollande.
Les roitelets arabes à peine sortis du VIIe siècle, peuvent pratiquer l’esclavage, car leurs parrains occidentaux sont prêts à les défendre jusqu’à la dernière goutte de pétrole. Dans ces royaumes moyenâgeux, tout s’achète, tout se vend et rien ne se perd, grâce à la baraka d’Allah.
Il est de notoriété publique que dans ces pays arabes pétroliers, l’esclavage et la traite des femmes sont pratiqués à grande échelle. Dès qu’un employé ou une domestique sont recrutés et dès qu’ils mettent les pieds dans ces pays, les passeports leur sont confisqués par les sponsors. Quant à leur rémunération, elle se fait au gré de l’humeur du patron-bédouin.
Ces damnés de la terre sont parqués dans des dortoirs tels des bêtes. Et pendant ce temps, l’Occident déroule le tapis rouge aux esclavagistes arabes.
Ce comportement n’est pas né de la dernière pluie qui s’est abattue sur Doha mais il date depuis 622 ( Hégire) de l’ère chrétienne. En effet, les textes coraniques considèrent les employés et notamment ceux qui sont infidèles comme les biens de leurs employeurs musulmans qui ont droit de vie et de mort sur eux. Mais cette pratique d’un autre âge, les citoyens occidentaux ne la subissent pas car la force de frappe de leur pays respectif fait réfléchir plus d’un bédouin…
Au moment où les ouvriers migrants apposent leur signature sur un contrat de travail qui ne leur reconnait aucun droit à part celui d’obéir à leur employeur, ils deviennent ses mamelouks ( ses possédés en arabe).
Dans ces pays, le droit du travail est bafoué constamment et le bureau international du travail ( BIT) paraît impuissant. L’oncle Sam veille sur les roitelets. Et en toute impunité, le Qatar, l’état qui est gâté par l’Occidental mercantile, fait la pluie et le beau temps. N’est-il pas responsable des malheurs des libyens, des syriens et de tous ses frères arabes qui s’entretuent telles des hyènes ?
La question sérieuse qui est posée à l’humanité est la suivante : « faut-il maintenir à Doha le mondial 2022 pour faire plaisir aux esclavagistes qataris ? »
Il faut abattre le mur de l’hypocrisie et cesser la danse des loups avec les bédouins qui ne reconnaissent que la loi du plus fort. L’Occident est en partie responsable des malheurs de ces travailleurs migrants ; il est le protecteur de ces esclavagistes dont l’esprit est resté figé au VIIe siècle. Pour eux, il n’y a que la charia qui fait force de loi et qui prévoit pour les damnés de la terre qui ne sont pas musulmans en terre d’islam : la soumission à Allah ou bien l’esclavage.
Dans la sourate 8 ( le butin versets 22 et 55, il est écrit :
«Les pires bêtes auprès d’Allah sont, en vérité, les sourds-muets qui ne raisonnent pas ».
« Les pires bêtes, auprès d’Allah, sont ceux qui ont été infidèles (dans le passé) et qui ne croient donc point ( actuellement) ».
Les travailleurs migrants qui ne sont pas musulmans dans les monarchies pétrolières arabes sont assimilés à des bêtes conformément aux enseignements coraniques.
En plus de pratiquer l’esclavage, ces pays font la promotion de l’islamisme et du djihad.
Les larmes de crocodile que les puissants versent sur les droits de l’homme, c’est pour se dédouaner des pratiques inhumaines du Qatar et de ses cousins wahhabites qui imposent leur marque de fabrique islamique à l’humanité entière. Ce micro état islamiste est dans son rôle de propager sa doctrine. N’applique-t-il pas à la lettre les enseignements coraniques ? Il est écrit dans la sourate 3 ( la famille d’Imran), verset 110 : « Vous êtes la meilleure communauté , qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers ». Comment après avoir lu ce verset, demander aux musulmans de se comporter humainement envers les non musulmans ?
Dans le coran, l’esclavage est reconnu et encouragé. N’est-il pas écrit dans la sourate 16 ( les abeilles verset 75: « Allah propose en parabole un esclave appartenant ( à son maître), dépourvu de tout pourvoir, et un homme à qui Nous avons accordé de Notre part une bonne attribution dont il dépense en secret et en public. Ces deux hommes, sont-ils égaux ? Louange à Allah ! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. »
De nombreux versets confirment que l’esclavage fait partie du corpus islamique notamment dans la sourate 4 ( les femmes) versets, 3, 24, 25, 36, 92, ainsi que dans les sourates 16 (les abeilles) verset 75, sourate 23 (les croyants) versets 5, 6, 47, sourate 24 ( la lumière) verset 33, sourate 30 ( les romains) verset 28, sourate 33 ( les coalisés) verset 52, sourate 70 (les voies d’ascension) versets 30, 31.
Dans shahih Bukhari, l’Envoyé d’Allah a dit : « Les esclaves affranchis appartiennent aux gens qui les ont affranchis. »
Selon l’imam Bukhari, rapporté par Buraïda, un compagnon de Mahomet : «Le Prophète envoya Ali à Khalid afin de ramener le cinquième du butin ( khumus) et je haïssais Ali qui avait fait ses ablutions après avoir joui (violé) avec une fille esclave. Je dis à Khalid : « ne vois-tu pas ce qu’a fait Ali ? » Lorsque nous rejoignîmes l’Envoyé d’Allah, je luis fais part de cette histoire. Il me répondit : « Ô Buraïda ! Est-ce que tu hais Ali ? Je luis répondis : oui. Il dit alors : « est-ce que tu le hais, car il mérite plus que le butin ? » Ce hadith réfute en bloc les explications que certains intellectuels musulmans contemporains donnent pour dédouaner l’islam, en prétendant que les esclaves femmes devenaient de fait les épouses de leurs maîtres. Hors Mahomet avait interdit à Ali son gendre de prendre une autre épouse aussi longtemps que Fatima ( sa fille préférée) vivrait. Ali s’était offert quatre épouses et des esclaves, juste après la mort de Fatima-Zohra( sa femme).
L’imam Al-Chaafi’i ( 767-820, fondateur de l’une des quatre écoles du sunnisme) a longuement disserté sur la réglementation islamique sur l’achat et la vente des esclaves dans son livre Al-Rissala.
Ibn Bûlan ( 1001-1066) un médecin arabe de Bagdad, dans son ouvrage : « Rissala fi chira Al-abid-épitre sur l’achat des esclaves » a longuement détaillé la pratique de l’esclavage islamique.
Et sans oublier aussi Ibn Khaldoun ( 1332-1406) dans son livre ‘ Muqadima’ où il donne les recettes de l’achat et de la vente des esclaves.
Et pour mieux comprendre l’islam et l’esclavage, il faut lire l’excellent livre de l’anthropologue Tidiane N’Diaye, le génocide voilé- éditions Gallimard 2008.
Mais où est donc passé l’islam des lumières, que défendent bec et ongles, Malek Chabel, Dounia Bouzar et Tareq Oubrou ? Ont-ils oublié que, jusqu’en 1961, les marchands d’esclaves exerçaient leur métier face à la Maison d’Allah ( Beit Haram) à la Mecque en toute liberté ? Sont-ils atteints d’amnésie et de cécité quand la dignité humaine est bafouée par le coran?
Hamdane Ammar

Le coup de boule de Zidane vénéré au Qatar

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Je vous laisse apprécier cet article de Boulevard Voltaire que j’approuve inconditionnellement.

L.C.

Zidane, une statue qui en dit long

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Le 7 octobre 2013 Joris Karl Journaliste.

C’est le bon vieux coup de boule de la racaille. Un trait de génie, point (de suture) final pour l’adversaire. À l’extrémité frontale de sa carrière, un soir de finale de Coupe du monde, notre bon vieux Zizou national renouait avec les pires gestes des pires matchs de bas de HLM. Nous étions en 2006, et l’artiste quittait le pré sur un ultime retour aux sources.

Au moins, Depardieu avait la beauté du geste, la classe du coup de tronche, quand dans ses films avec Pierre Richard il nous expliquait que « ça venait de là » (en montrant sa poitrine). En guise d’adieux, le joueur mythique des années black-blanc-beur nous a fourgué, lui, un minable sketch : trois secondes tout juste dignes d’un afteralcoolisé, un matin grisâtre en bord de Seine. Sa “victime”, Materrazzi, fidèle à la tradition de comédie des footeux ritals, n’en demanda pas moins, roulant sous la douleur et les caméras de la Terre entière!

Six ans plus tard, sur l’esplanade de Beaubourg, l’impensable arriva, concrétisé par un “artiste” contemporain qui magnifia l’agression physique par une statue de cinq mètres de haut. Un bronze de plusieurs tonnes, lâché de bon matin par Adel Abdessemed, nouveau Rodin low-cost adulé des bobos. Une « trentaine de présidents de districts de football avaient demandé à Zidane de réclamer le retrait de la statue, l’estimant “contraire à l’étique sportive” », rappelle la Tribune de Genève. Mais ces réactionnaires n’avaient évidemment rien compris à ce monument sompteux, « ode à la défaite » selon les élites !

Les places de France avaient connu les statues équestres de Louis XIV, les soldats et les Marianne grandioses de nos monuments aux morts. Mais ça, c’était avant.

Le coup de boule de Zidane, c’est une certaine idée du vivre ensemble, sacralisé par un plasticien algérien connu pour ses “œuvres” sublimant… la maltraitance des animaux… La “création” passa ensuite l’été en Italie à Pietrasanta, avant d’être acquise par… le Qatar !

Oui, c’est chez l’hôte de la Coupe du monde 2022 que trônera désormais la statue. On est bien loin des dribbles de l’ange vert (Dominique Rocheteau), des feuilles mortes de Platini ou des envolées de Yachine (gardien de buts légendaire de l’URSS). Ces joueurs ont symbolisé la beauté absolue du football. Ceux qui furent des modèles sont aujourd’hui relégués en deuxième division de la ringardise. En 2013, il nous faut des bad boys, des voyous, des Zlatan qui crachent et miment le flingue dans la tête des arbitres, des Samir qui insultent le public…

Par la mise en valeur du geste de Zidane, l’émirat envoie un message qui vient des profondeurs. Zidane, pour beaucoup, c’est l’Arabe qui met à bas le salaud d’Européen. Peu importe le résultat. C’est le geste qui compte. Après l’inauguration de la statue, jusqu’au 4 janvier, le Musée arabe d’art moderne de Doha présentera une expo consacrée à ce même Adel Abdessemed. Son intitulé ? « L’âge d’or ». Méditez sur cette association… vous allez comprendre.

Naufrage à Lampedusa : honte à l’Erythrée et à la Somalie

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Une fois de plus, un bateau qui transportait environ 500 clandestins a coulé ce jeudi au large de l’île italienne de Lampedusa faisant des centaines de victimes, le bilan définitif n’est pas encore connu.

http://www.leparisien.fr/international/naufrage-de-migrants-a-lampedusa-au-moins-50-victimes-03-10-2013-3192665.php

Les clandestins, parmi lesquels se trouvaient aussi des femmes et des enfants, étaient en majorité issus de Somalie et d’Érythrée. L’un des passeurs repêchés était tunisien. Le bateau était en provenance des côtes libyennes. L’internationale de la misère et du crime, en quelque sorte.

Le Pape a exprimé sa honte face au drame et l’Italie entière va observer une minute de silence.

L’Érythrée et la Somalie ont-elles honte ? Vont-elles aussi observer une minute de silence?

Les bobo-bonnes âmes vont s’apitoyer sur ce drame au nom de la repentance des nations coupables de colonialisme, d’esclavagisme, de mondialisme, de capitalisme et de droitdel’hommisme. Il serait pourtant grand temps de demander des comptes à ces pays qui reçoivent de l’aide internationale-1,8 milliards d’euros en septembre 2013-, trafiquent, maltraitent leur peuple au point qu’il prend des risques insensés pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, respirer loin des guerres tribales et manger à sa faim.

Que font les gendarmes du monde pour les Érythréens et les Somaliens ? Ils sont moins humains que les Syriens ou les Irakiens ou les Afghans ? Ils n’intéressent personne parce qu’ils ne dorment pas sur du pétrole ou le trajet d’un oléoduc ?

Les Érythréens fuient la dictature la plus terrible du monde

Le Journal Le Monde nous donne quelques clefs pour comprendre le silence de la communauté internationale sur la dictature erythréenne et, tiens, surprise, nous retrouvons notre ami Qatari comme soutien à la population sunnite du pays et, surtout soutien financier aux terroriste somaliens d’Al-Chabab que je croyais que la France avait combattu au Mali.

Aujourd’hui, les 5 millions d’Ery-thréens ont perdu l’envie d’espérer. Ils ont combattu pour la liberté et vivent désormais dans une prison à ciel ouvert. Cette dictature militaro-nationaliste, d’inspiration marxiste, est la plus brutale d’Afrique. Elle est tenue par un homme, Issayas Afewerki, ex-chef des rebelles du Front populaire de libération de l’Erythrée, qui depuis vingt ans se maintient au pouvoirpar tous les moyens.

Pour quitter le pays, il faut obtenir un permis de sortie auprès des autorités, qui refusent les demandes quasi systématiquement. Environ 3 000 Erythréens parviendraient chaque mois à traverser les différentes frontières du pays, au risque d’être abattus par les soldats qui patrouillent.

Pourquoi la communauté internationale est-elle si discrète sur l’Erythrée ?Accusée par les Etats-Unis de soutenir Al-Chabab, le mouvement islamiste somalien rallié à Al-Qaida, l’Erythrée, en partie soutenue financièrement par le Qatar, n’est toutefois pas une priorité pour la communauté internationale. »L’intervention en Somalie au début des années 1990 l’a suffisamment traumatisée, et, aujourd’hui, elle craint qu’en touchant à l’Erythrée cela déstabilise toute la Corne de l’Afrique », juge Alain Gascon, géographe et professeur à l’Institut français de géopolitique. Une chute du régime pourrait aussi entraîner des troubles le long de la mer Rouge, une route commerciale cruciale pour le trafic mondial de marchandises.

« L’Ethiopie est aussi partisane du statu quo, ajoute ce spécialiste de la région. Elle ne voudrait pas que plusieurs dizaines voire des centaines de milliers d’Érythréens fuyant leur pays viennent s’installer comme réfugiés sur son territoire. »

La Somalie , empire de la corruption

Dans un article de ce jour le journal Le Monde dresse un tableau désastreux de la Somalie qui fait régulièrement parler d’elle avec ses terroristes et ses pirates. Les Chebab continuent à contrôler le pays où ils rivalisent avec les politiques en matière de corruption, de taxation sauvage et de droits de péage pour circuler à travers le pays.

En 2010, selon l’enquête de Transparency International, la Somalie avait le plus mauvais indice de perception de la corruption de tous les pays du monde, avec un IPC de 1,1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Somalie

En effet les Chebab profitent de la dictature du gouvernement qui à son tour profite de  la terreur entretenue par les chebab.

Au fil des mois, ils ont intensifié une campagne de terreur – jusqu’au Kenya voisin avec l’attaque meurtrière d’un centre commercial à Nairobi, le 21 septembre. Dans les villes, le nombre d’attaques à la grenade ou aux engins explosifs improvisés (IED) et d’assassinats ciblés a doublé par rapport à 2012. Elles se comptent désormais en dizaines chaque jour, selon le bilan méthodique de NSP (NGO Safety Program for Somalia/Somaliland). Certaines sont organisées par d’autres acteurs que les Chabab (rivalités claniques, politiciens écartés du jeu, etc.). Mais selon une source de NSP, « 85 % à 90 % des assassinats et attaques à la grenade sont attribuables aux Chabab, comme 95 % des explosions d’IEDs ».

Cheval de Troie : lancement mardi 20 août de Al Jazeera America

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«Al Jazeera est l’un des outils diplomatiques et politiques les plus utilisés du Qatar dans les négociations pour améliorer les relations avec d’autres pays»

Câble communiqué par WikiLeaks

Al Jazeera America (AJAM) sera lancée mardi 20 août aux Etats-Unis, sur quelques chaînes câblées dans quelques villes, une opportunité très attendue par le Qatar qui a vu son influence diminuer dans le monde arabe malgré son soutien aux Frères musulmans contre l’influence salafiste.

La chaîne Qatarie a embauché 850 personnes  pour travailler dans 12 bureaux à travers les Etats-Unis (soit un total de 70 dans le monde). Le lancement d’Al-Jazeera America a été rendu possible par le rachat en janvier 2013,de la chaîne câblée Current TV, cofondée en 2005 par l’ancien vice-président Al Gore qui a fait fortune dans les énergies renouvelables, comme disent certaines mauvaises langues, « avec l’argent du pétrole sans le pétrole ». 

On se demande pourquoi, si la chaîne sert les intérêts des USA, elle ne s’y est pas implantée plus tôt. On peut imaginer que ce projet ne date pas d’hier et qu’il faut du temps pour le mettre en oeuvre mais, d’après plusieurs médias , la chaîne aurait perdu audience et crédibilité dans les pays arabes où sa concurrente, Al arabiya  financée par un prince saoudien gagne régulièrement des parts de marché.

Les Américains nourriraient-ils l’illusion de pouvoir orienter AJAM de l’intérieur ou identifier ses informateurs liés au terrorisme ? Les moyens ne devraient pas poser problème tant la foule de journalistes confirmés est grande qui se presse aux portes de la chaîne. Grande est aussi la malice du Qatar qui a tant œuvré pour sauver les apparences qu’Al Jazeera a reçu en 2012 un Peabody Award pour Sheikh Jarrah, My Neighborhood qui donne la parole de tous les acteurs de l’expulsion d’une famille palestinienne de leur logement à Sheikh Jarrah, un quartier de Jérusalem Est. http://www.truah.org/issuescampaigns/justiceforjerusalem/insideneighborhoods/sheikh-jarrah/my-neighbourhood.html. Ce documentaire serait à l’image de ce que AJAM promet à ses futurs abonnés : inédit, exhaustivité, débat et objectivité.

On ne répétera jamais assez que seuls comptent les actes. Si le Qatar avait réellement l’intention de promouvoir la démocratie au sein de son bras médiatique, il l’aurait déjà généralisé dans ses œuvres nationales. Or le Qatar reste une dictature islamique , une monarchie absolue qui pratique l’esclavage et enferme ses femmes.

Au mois de juin dernier des sportifs français avaient eu le courage de témoigner de l’horreur de leur séjour captif au Qatar : 

Karim Zmerli et Lilia Ben Rejeb qui ont enquêté1, mettent en garde les Français en général mais surtout ceux d’origine maghrébine.

«En voulant gagner de l’argent, vous risquez de perdre votre dignité, votre liberté et même votre humanité, préviennent Zmerli et Ben Rejeb. Le Qatar que certains médias français vous décrivent de manière fallacieuse comme un Eldorado, n’est pas celui que vous allez découvrir une fois là-bas. Cette propagande que le Qatar entretient grâce à l’argent et à son puissant réseau politique et médiatique français, de gauche comme de droite, a brisé des rêves et détruit des familles. Avant de vous laisser entraîner par une utopie qui risque de tourner au cauchemar, aillez le réflexe du Premier ministre Jean-Marc Ayrault : « Le Qatar ? Avant d’y aller, je réfléchirai » »

http://www.postedeveille.ca/2013/06/des-sportifs-francais-temoignent-le-qatar-pratique-lesclavage-la-fifa-alertee.html#more

Le Qatar est un pays où le droit d’association est interdit, où les partis politiques et syndicats le sont tout autant. Où le droit n’est qu’une notion molle qui doit coller à l’humeur des princes, avec, à la clé, lettre de cachet, peine de mort et châtiments corporels. Le million d’ouvriers étrangers qui travaille dans cet émirat est, les syndicats internationaux et les ONG le soulignent, « soumis à une forme d’esclavage moderne ». Privés de passeport, ces « esclaves » vivent en camps sous l’autorité de la police et des leurs « parrains ».

 Ne parlons pas des droits d’une presse qui n’existe pas. Est-il venu à l’idée d’un seul pèlerin de Doha de prendre des nouvelles du poète Al-Ajami condamné à 15 ans de prison pour avoir osé réclamer que le « printemps arabe » touche aussi le Qatar ? Est-il venu à l’esprit d’un seul de ces invités d’interroger l’émir : « comment peut-on, dans votre Forum, discuter de ‘Démocratie nouvelle ou restaurée’, alors que cette vertu n’existe pas dans votre pays ? » http://leplus.nouvelobs.com/contribution/879882-le-qatar-est-loin-d-etre-un-regime-exemplaire-pourquoi-devrions-nous-le-taire.html

Al Jazeera America est-elle un cheval de Troie de l’Oumma en Amérique ou un allié du grand démon capitaliste destiné à rassembler ses ennemis musulmans pour mieux les contrôler ? En effet, plusieurs interlocuteurs laissent entendre que d’importantes négociations sont menées depuis des années entre Al Jazeera et le gouvernement américain afin de maintenir un solide lien diplomatique, malgré des dissensions apparentes, entre l’Occident et le Moyen-Orient. http://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/GONZALEZ_QUIJANO/47701

Si le gouvernement américain pense réellement qu’il va se mettre Al Jazeera dans la poche, je pense que, à l’image de nos dirigeants, il se trompe lourdement parce que les systèmes d’espionnage et de manipulation occidentaux ne seront jamais aussi forts que la volonté de mener le djihad à son terme pour fortifier l’oumma grâce à l’outil de la takkiya. Les Musulmans sont en train de faire rentrer des chevaux de Troie dans tous les pays occidentaux assez vaniteux pour penser qu’ils peuvent contrôler l’impérialisme économique musulman. Les Occidentaux s’imaginent qu’ils peuvent tirer les marrons du feu des dissensions intra musulmanes entre chiites, salafistes, sunnites et Frères musulmans. Ces dissensions ne sont qu’apparence car il n’y a qu’une oumma et Al Jazeera comme Al Arabiya en sont la voix.

Nous avons l’habitude de louer les médias américains et, surtout l’indépendance et le professionnalisme de leurs journalistes. A voir la foule de journalistes qui se précipitent pour travailler à AJAM, je me pose des questions …Tout fout le camp, ma brav’ dam’ ;-(( … et c’est pour cela qu’Internet est la 8ème merveille du monde grâce à laquelle moi, La Connectrice, je peux vous offrir réinformation et opinion personnelle en toute indépendance.

Documentation

Les accusations selon lesquelles Al Jazeera sert la politique étrangère de l’État qui l’accueille ne sont pas nouvelles, et des documents publiés antérieurement se réfèrent au média comme à «l’un des outils diplomatiques et politiques les plus utiles du Qatar,» susceptible d’être utilisé comme «un outil de négociation pour améliorer les relations avec d’autres pays.» Un autre document presse le sénateur John Kerry d’aborder le sujet d’Al Jazeera avec le gouvernement qatari à l’occasion d’une visite dans le pays du Golfe: «Il existe de nombreux précédents d’un dialogue sur Al Jazeera dans le cadre de l’amélioration des relations bilatérales», peut-on y lire.

Malgré ces affirmations venant de sources diplomatiques américaines, à la fois la chaîne et le gouvernement qataris insistent sur son indépendance éditoriale et sa totale liberté.

Al Jazeera est dans la tourmente. Deux ans après le début des révoltes dans le monde arabe, la chaîne qatarie est de plus en plus isolée. Accusée de partialité dans la couverture des révolutions dans le monde arabe, la télévision de l’émirat parviendra-t-elle à survivre ?

Difficultés en Egypte

Depuis l’éviction de Mohamed Morsi par l’armée, Al Jazeera vit ses pires heures en Egypte. Juste après l’annonce de la destitution de Morsi, Al Jazeera avait diffusé un enregistrement, mal filmé, dans lequel il réaffirmait être encore Président. Après son arrestation mercredi 03 juillet, les locaux de la chaîne qatarie, accusée d’être proche des islamistes, ont été fouillés et fermés sur ordre du procureur. Lundi 08 juillet, lors d’une conférence de presse tenue par les militaires, un journaliste d’Al Jazeera, à été pris à partie et chassé par ses confrères égyptiens. En même temps, plusieurs collaborateurs de la chaîne en Egypte, ont annoncé leur démission. “Un désaccord sur la ligne éditoriale” avait expliqué lundi un responsable d’Aljazeera à Doha.

« Certains nouveaux collaborateurs du bureau d’Al-Jazeera-Mubasher (la chaîne en direct du groupe) en Egypte, qui ont leur propre appréciation de la situation dans le pays, ont décidé de quitter la chaîne », a déclaré à l’AFP un responsable sous couvert de l’anonymat.

Al Jazeera peut-elle survivre?

Est-ce la fin d’Al Jazeera? Après 17 ans d’existence, la chaîne qui a longtemps été un média de référence dans le monde arabe, est aujourd’hui associée à un média de propagande, plutôt qu’à une chaîne d’information. Surfant sur la vague des printemps arabes, elle a perdu beaucoup de sa crédibilité. Plusieurs de ses journalistes dénoncent sa ligne éditoriale et claquent la porte, notamment son directeur, Wadhah Khanfar qui a quitté son poste en septembre 2011, et la présentatrice vedette Eman Ayad, en janvier 2012. “Il n’y a plus de journalisme indépendant” déclare le libanais Ali Hashem, un ancien correspondant d’Al Jazeera à Beyrouth après sa démission. “Les chaînes de télévision se sont transformées en partis politiques, poussant l’agenda de forces extérieures” déclare-t-il dans une interview à RT.

Al Jazeera peut-elle survivre aujourd’hui? La chute des régimes dictatoriaux a libéré les médias et Al Jazeera n’a plus le monopole de l’information. L’expansion du groupe n’a toutefois pas été arrêté. Après ses chaînes sportives à grand succès, Al Jazeera se lance en France, avec une chaîne d’information en continue francophone. et prépare également un lancement aux États-Unis.

OLJ/Agences | 19/08/2013

Moins de pubs, plus de reportages aprrofondis... Al-Jazeera promet de devenir le plus gros groupe de télévision au monde. Stan Honda/AFP
Moins de pubs, plus de reportages aprrofondis… Al-Jazeera promet de devenir le plus gros groupe de télévision au monde. Stan Honda/AFP
 
MÉDIAS Le groupe qatari lance demain la chaîne aux USA, tout en s’apprêtant à affronter de nombreux obstacles.

Fort d’un porte-monnaie bien garni, d’un agenda ambitieux et d’une brochette de reporters célèbres, le groupe qatari al-Jazira lance demain sa nouvelle chaîne d’information aux États-Unis, promettant de révolutionner le journalisme télé et de surmonter certaines réticences du public américain. Al-Jazeera America sera dans un premier temps reçue par 40 millions de foyers à travers le pays. Si elle prévoit de démarrer avec un taux d’audience relativement faible, la chaîne compte s’étendre davantage et frapper un grand coup face à la concurrence féroce des trois géants de l’information en continu : CNN, MSNBC et Fox News. Elle proposera chaque jour aux téléspectateurs américains 14 heures de direct, des documentaires et débats, ainsi qu’à chaque heure pleine un bulletin sur les dernières nouvelles de la journée. Mais là où la chaîne veut vraiment faire la différence, c’est sur la diffusion de reportages approfondis et long format, un aspect souvent négligé par les grands groupes télévisés. « Nous savons que les Américains veulent une couverture en profondeur des sujets d’actualité qui comptent pour eux », explique Ehab al-Shihabi, directeur général par intérim d’al-Jazeera America. « Ils veulent plus de reportages impartiaux et moins de prises de position, c’est exactement ce que fait al-Jazeera. »

Des experts soulignent cependant que le groupe qui appartient à la famille souveraine du Qatar doit se préparer à une bataille difficile pour conquérir des parts d’audience aux États-Unis, en particulier en raison de son histoire au Moyen-Orient. La chaîne est en effet connue pour avoir diffusé dans le passé des messages vidéo d’el-Qaëda ou d’Oussama Ben Laden. Certains conservateurs estiment que le groupe est encore aujourd’hui anti-Occident. « Al-Jazeera a déjà joué un rôle dans la radicalisation de musulmans à l’étranger en vue de transformer les Américains en cibles de terroristes », a accusé Cliff Kincaid, directeur du lobby Accuracy in Media. Mais Ehab al-Shihabi veut croire que les Américains se détacheront de cette image une fois qu’ils auront visionné les programmes proposés : « Nous investissons actuellement massivement en publicités et en stratégie de marque (…) Je suis sûr qu’en peu de temps al-Jazeera va devenir populaire. »

…« Nous voulons raconter les histoires qui ne sont pas suffisamment couvertes, nous voulons parler aux communautés qui ne sont pas assez suivies. » L’ancien présentateur de NBC John Seigenthaler voit, lui, al-Jazeera comme une chaîne fournissant « un peu plus de fond, un peu plus de perspective, un peu plus de contexte, bref ce que l’on recherche dans le journalisme ».

Pour mémoire

Al-Jazeera joue gros avec le lancement de sa chaîne américaine

Al-Jazeera rachète Current TV, la chaîne d’Al Gore, et s’étend aux Etats-Unis

La crédibilité entamée d’al-Jazeera et d’al-Arabiya

Au total, 850 personnes ont été embauchées pour travailler dans 12 bureaux à travers les Etats-Unis (soit un total de 70 dans le monde). Le lancement d’Al-Jazeera America s’inscrit dans le sillage du rachat, annoncé en janvier, de la chaîne câblée Current TV, cofondée en 2005 par l’ancien vice-président Al Gore.

La présidente d’Al-Jazeera America, Kate O’Brian, a promis que la nouvelle chaîne allait « éviter les commentaires d’experts ou les dernières folies des célébrités », pour couvrir « tous les sujets qui doivent être couverts ». Al-Jazeera ne diffusera en outre pas plus de six minutes de publicité par heure, comparé à 15 minutes pour la plupart des autres chaînes.

Le quartier général d’Al-Jazeera America sera à New York, près de Penn Station. A Washington, Al-Jazeera récupérera les studios autrefois occupés par ABC au sein du « Newseum », à quelques blocs de la Maison Blanche et du Congrès.

Avec 

A l’occasion de la vente par Al Gore de sa chaine cablée Current TV au Qatar, début 2013 , des internautes facétieux ont ressorti une vieille vidéo de l’époque Bush par Mad-TV parodiant Al Jazeera sous le titre « Death to America »  Bien Vu et hilarant 

Le Qatar poursuit sa main mise sur Paris en s’appropriant Le Printemps et son histoire

Publié le

Le Parisien publie cette information économique importante dans sa rubrique « mode » de son supplément « La Parisienne » ! Le Qatar est-il désormais l’arbitre de la mode française ?

Mode

Le Printemps reconverti en centre commercial de luxe, 226 emplois menacés

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Le Printemps pourrait se transformer en centre commercial de luxe. ( Thomas Samson )

24.04.2013, 18h55 | Mise à jour : 18h59

Après la Samarataine, c’est un autre grand magasin mythique qui pourrait bien évoluer.  LePrintemps, qui doit être racheté par un groupe d’investisseurs qataris, pourrait devenir un centre commercial de luxe. Les emplacements seraient loués au prix fort à des marques prestigieuse, menaçant ainsi 226 emplois, selon le site Mediapart.
D’après des documents internes que s’est procuré Mediapart, le magasin-amiral du Printemps sur les Grands Boulevards parisiens, «le seul qui intéresse les acheteurs qataris», sera radicalement transformé après le rachat et «n’aura plus grand-chose à voir» avec le grand magasin actuel. 

 

Le futur plan d’action, baptisé «Arthur 3» a servi à vendre le projet de rachat aux qataris et a été signé par les parties le 21 décembre. Toutefois, selon la direction du Printemps, ce plan, sur lequel figure uniquement la mention «projet», n’existe pas. Selon les documents publiés par Mediapart, il «prévoit la suppression totale du rayon enfant, du rayon bain, la division par deux des produits de la maison, des arts de la table, des meubles».

Selon Bernard Demarcq, secrétaire général du syndicat UGICT-CGT du Printemps, contacté par l’AFP, le rayon lingerie devrait également être réduit de moitié. L’objectif est simple: transformer le Printemps en temple du luxe, dédié aux marques haut de gamme, et destiné à attirer la riche clientèle de touristes étrangers. Avec en ligne de mire un doublement du chiffre d’affaires d’ici 2019, et des taux de marges de 38% pour l’horlogerie et de 36,7% pour les chaussures, rien que dans le bâtiment abritant actuellement le Printemps de l’Homme, qui sera entièrement repensé.

Rien que sur cet espace Homme, les acheteurs prévoient de dégager 152 millions de ventes supplémentaires en augmentant la surface de 78%, pour y accueillir les grandes marques internationales comme Vuitton, Hermès, Saint Laurent, Gucci, Dior. Chacune d’entre elles devra louer «à prix d’or» les espaces dont elle souhaite disposer. Les mêmes transformations seront adoptées pour la Beauté et la Maison, avec chaque fois pour objectif de rassembler les marques les plus haut de gamme et exclusives, qui géreront tout par elles-mêmes, y compris les salariés.

D’après les syndicats du Printemps, qui ont reçu copie des documents par Mediapart, «ce sont au moins 226 postes qui seront supprimés, des salariés des marques mais aussi des salariés Printemps dans la centrale d’achat, la logistique, la comptabilité et dans les réserves si la direction met en place ce projet Arthur 3», a dit M. Demarcq.

«Les Qataris ne veulent pas s’embarrasser de salariés et veulent aller vers la concession, c’est-à-dire que toutes les activités seront cédées aux marques de luxe qui, elles, emploient souvent des intérimaires qui ne bénéficient pas de la même protection sociale que celle des salariés Printemps», a-t-il expliqué. «Le Printemps ne sera plus qu’une coquille vide», a conclu M. Demarcq

Pour en savoir plus

La France accueille environ 10 % des investissements du Qatar à l’étranger. Le Qatar est très présent dans les grandes entreprises françaises avec des participations dans Total (3 %), Vinci (7 %), Lagardère (12 %), Veolia Environnement (5 %), LVMH (1 %) ou Vivendi (3 %). Il possède par ailleurs des hôtels de luxe, le club de football Paris-Saint-Germain (PSG) et a investi dans l’achat de droits télévisés et le marché de l’art.

VIOLENTES CRITIQUES EN FRANCE

Ces prises de participation tous azimuts ont suscité de violentes critiques en France, deuxième récipiendaire des investissements du Qatar, derrière leRoyaume-Uni (27 %). Une annonce avait également suscité une forte polémique en pleine campagne pour la présidentielle. Le richissime émirat gazier avait évoqué fin 2011 un projet de fonds pour les banlieues françaises doté de 50 millions d’euros, à la suite d’une visite au Qatar d’élus de quartiers en difficulté. Le nouveau gouvernement de gauche a finalement donné son accord, à condition d’y être associé.

Nicole Bricq a indiqué avoir proposé à ses interlocuteurs au Qatar de « constituer un fonds qui nous permette de financer ensemble des opérations à l’export ». Fin novembre, la Caisse des dépôts, groupe public français, et Qatar Holding LLC, émanation du fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), avaient annoncé la création d’un fonds de 300 millions d’euros qui investira dans des PME françaises.

La ministre a souligné être venue au Qatar avec des entreprises françaises intéressées par les perspectives qu’offrent la tenue dans ce pays d’événements sportifs dont la Coupe du monde de football en 2022 et le championnat mondial de handball en 2015. « Avec les entreprises qui m’accompagnent, nous avons présenté tout le savoir-faire de l’offre française en la matière », a-t-elle dit, soulignant que les autorités du Qatar souhaitent des projets de construction « le moins polluants possible ».

Bourse de Paris : Les investissements du Qatar en France

20/02/2013| 19:29
Le fonds immobilier Rreef, appartenant à Deutsche Bank, est entré en négociations exclusives avec le groupe financier italien Borletti associé à des investisseurs du Qatar pour leur céder ses 70% dans le groupe français Le Printemps, ont annoncé conjointement mercredi Rreef et Borletti. (voir )

Voici la liste des principaux investissements connus du Qatar en France, qui entrent dans le cadre d’une stratégie européenne de l’émirat :

MÉDIAS

LAGARDERE – Qatar Holding, une des branches d’investissement du fonds souverain Qatar Investment Autority (QIA), détient 12,83% du capital du groupe de médias, selon des données Thomson Reuters.

QIA avait dit en mars 2012 se réserver la possibilité d’augmenter encore sa participation dans Lagardère – groupe qui détient 7,5% d’EADS – sans en prendre le contrôle et envisager de demander à siéger au conseil de surveillance.

VIVENDI – Qatar Holding détient 1,67% du capital du groupe de télécoms, maison mère de l’opérateur téléphonique mobile SFR, selon des données Thomson Reuters.

INDUSTRIE

VINCI – Le Qatar possède environ 5,5% du capital, ce qui en fait le deuxième actionnaire du numéro un mondial du BTP et des concessions derrière les salariés.

VEOLIA ENVIRONNEMENT – L’émirat détient 4,7% du capital, ce qui en fait l’un des cinq premiers investisseurs du groupe de services aux collectivités.

TOTAL – Le PDG du groupe pétrolier Christophe de Margerie a annoncé en avril 2012 que le Qatar avait augmenté sa participation à 3%.

LUXE

LVMH – Le Qatar est devenu actionnaire du groupe en 2011 en acquérant 1% du capital, selon le document de référence du numéro un mondial du luxe pour l’exercice 2011.

LE TANNEUR – Qatar Luxury Group contrôle le maroquinier.

SPORTS

TV – Le groupe de télévision Al Djazira, détenu par le Qatar, a lancé début juin les chaînes beIN Sport 1 et beIN Sport 2 après s’être vu attribuer en février une partie des droits de la Ligue 1 de football pour la période 2012-2016.

FOOT – Qatar Sports Investments a racheté la participation de 30% qu’il restait à Colony Capital dans le Paris Saint-Germain, concluant ainsi sa prise de contrôle du club de football.

HANDBALL – En juin, le fonds a aussi racheté le club Paris Handball.

IMMOBILIER

A Paris, l’émirat, via le gestionnaire de portefeuille hôtelier de luxe Katara Hospitality, possède l’hôtel Royal Monceau ainsi que l’hôtel Péninsula dont l’ouverture est attendue en 2014.

Sur les Champs-Elysées, le Qatar possède l’immeuble du Virgin Megastore et l’ancien siège de HSBC France.

La banque centrale du Qatar est également propriétaire de la galerie commerciale Elysées 26, un immeuble de bureaux et de logements également situé sur les Champs-Elysées.

Le Qatar est actionnaire minoritaire de la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes, qui exploite le Gray d’Albion et le Majestic. (Blandine Hénault, avec le Service Economique France, édité par Dominique Rodriguez)

Des relations privilégiées

 La France et le Qatar entretiennent des relations privilégiées depuis les années 70. Le pays devient indépendant en 1971 et dès 1974, l’émir se rend en voyage dans le Sud de la France, où il achète une villa. Encore aujourd’hui les émirs qataris viendraient passer leurs étés en France. Ils connaissent et fréquentent les hommes politiques français, et les grands groupes industriels. Cette monarchie absolue dont les richesses proviennent quasi exclusivement de l’exploitation d’hydrocarbures investit à l’international. Elle aurait investi 250 milliards de dollars dans une quarantaine de pays dans le monde. Mais la France reste un pays privilégié, ne serait-ce que pour les sommes en jeu.Reuters

1,6 milliard d’euros pour le Printemps

 Un fonds d’investissement du Qatar devrait racheter le Printemps, pour une valeur d’1,6 milliard d’euros. Ce fonds qatari devrait ainsi acquérir les avoirs de la Deutsche Bank, qui voulait céder ses 70% du Printemps, et de la société italienne Borletti, qui détient les 30% restants. Il était prévu que le groupe Borletti rachète les parts de la Deutsche Bank. Le fonds du Qatar quant à lui devrait acquérir l’intégralité du groupe Borletti, et donc devenir propriétaire à 100% du Printemps. Le montant de cession du Printemps s’élèverait au total à 1,6 milliard d’euros. Le Printemps dispose de seize magasins en France, ainsi que des enseignes Citadium et Made in Sport.Reuters

6 milliards d’euros dans les grandes entreprises

 Le Qatar possède des parts dans de nombreuses entreprises françaises, qui atteindraient au total la valeur de six milliards d’euros au minimum. L’émirat du Moyen-Orient possèderait des parts dans les groupes Total (4%), Vinci (5%), EADS (6%), Lagardère (12%), Veolia Environnement (5%), LVMH (1%) et Vivendi (3%). Soit des investissements dans les secteurs de l’énergie, de la défense, et des médias entre autres. Reuters

150 millions d’euros dans les banlieues

 Le Qatar avait déclaré fin 2011 la volonté d’investir dans les banlieues de France, à hauteur de 50 millions d’euros. Cette annonce avait suscité une polémique lors de la campagne présidentielle. Le gouvernement actuel a finalement donné son feu vert, à condition d’y être associé. Ce projet sera donc soutenu par le fonds d’investissement Qatar Investment Authority, le fonds souverain du Qatar, à hauteur de 100 à 150 millions d’euros, et l’autre moitié sera assurée par la Caisse des dépôts, groupe français public. Des partenaires privés pourraient également s’y associer.Reuters

Paris-Saint-Germain, 253 millions d’euros de transfert

 Le Qatar contrôle le club du Paris-Saint-Germain depuis la fin juin 2011 et a déjà investi 253 millions d’euros dans les transferts. Le club a ainsi pu s’octroyer des grands noms du foot comme Zlatan Ibrahimovic ou encore David Beckham. Et le PSG a revu à la hausse ses objectifs. Le club a affiché son ambition de remporter la Ligue des champions à l’horizon 2015. Le Paris-Saint-Germain est déjà arrivé jusqu’aux quarts de finale de cette compétition cette saison, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis dix-huit ans.Reuters

500 millions d’euros pour un immeuble sur les Champs-Elysées

 Ce serait la troisième transaction la plus importante en immobilier d’entreprise depuis dix ans. Le fonds d’investissement Qatar Investment Authority (QIA) a acheté en juin dernier à Groupama l’immeuble de 27.000 m² situé au 52-60 avenue des Champs-Elysées à Paris, qui abrite les magasins Virgin et Monoprix. Une dizaine de fonds d’investissements étaient en concurrence pour acquérir l’immeuble. Le Qatar détient déjà 35.000 m² sur les Champs-Elysées, dont la galerie commerciale Elysée 26. Reuters

Immobilier de grand luxe à Paris

 Le fonds d’investissement Qatar Investment Authority (QIA) possède plusieurs biens immobiliers de premier choix à Paris. Il détient entre autres le prestigieux hôtel Royal Monceau-Raffles et le Centre de conférences internationales de l’avenue Kléber à Paris, qui sera aménagé en hôtel et ouvrira fin 2013. La Qatar a également racheté l’Hôtel du Louvre et le Concorde Lafayette à Paris en début d’année. L’émirat détenait déjà l’hôtel Evreux, situé sur la place Vendôme à Paris et estimé à 230 millions d’euros, ainsi qu’une maison de 4.000 m² à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine). Enfin, le frère de l’émir du Qatar possède l’un des plus beaux hôtels particuliers de Paris, l’hôtel Lambert situé sur l’île Saint-Louis, au plein centre de la capitale. Cet engouement des Qataris pour l’immobilier s’explique par un statut fiscal avantageux pour l’émirat voté en 2008.Reuters

Hôtels de luxe dans le Sud

 En février le Qatar a racheté à la société américaine Starwood Capital le palace Le Martinez à Cannes, et le Palais de la Méditerranée, à Nice. Le rachat impliquait également les palaces parisiens Concorde-Lafayette et l’Hôtel du Louvre. Au total la transaction aurait porté sur 1.700 chambres et pourrait atteindre 700 à 800 millions d’euros. Un investisseur qatari avait déjà acquis Le Carlton, mythique palace de Cannes en janvier 2012. D’autre part les fonds qataris détiennent la Société fermière des casinos de Cannes, qui comprend deux casinos, ainsi que les hôtels Majestic et Gray d’Albion.Reuters

Prix de l’Arc de Triomphe

 Le Qatar sponsorise depuis 2008 le prix de l’Arc de Triomphe, le championnat du monde des purs-sangs qui se déroule en octobre à Longchamp. Le Qatar s’est engagé jusqu’en 2022. La course rassemble les meilleurs cracks, surtout depuis que l’émirat fait monter les dotations. Celles-ci atteindront 4,8 millions d’euros en 2013. C’est plus de deux fois plus qu’en 2007, quand le prix était sponsorisé par le groupe de casinos Lucien Barrière.Reuters

240 millions d’euros pour des matchs de Ligue 1

 La chaîne qatarie Al-Jazeera Sport aurait versé 240 millions d’euros à la Ligue de football professionnel pour diffuser huit matchs par journée de Ligue 1 jusqu’en 2016. L’engagement porte sur la période entre 2012 et 2016, et s’élève donc à environ 60 millions d’euros par saison, selonL’Equipe. En parallèle, Al-Jazeera aurait obtenu de l’Union européenne des associations de football (UEFA) le droit de diffuser 133 rencontres par saison de la Ligue des Champions, contre la somme de 61 millions d’euros par an. Reuters

Des mosquées?

 Les investissements massifs de cette monarchie absolue entraîneraient la peur de certains citoyens. Certains craindraient que le Qatar investisse dans des mosquées. ‘Le gouvernement qatari n’a jamais investi dans des mosquées, sauf dans la Grande Mosquée de Paris, mais à la demande du gouvernement français, à hauteur de deux millions d’euros’. C’est ce qu’avait déclaré l’ambassadeur du Qatar fin 2012. Autre forme de méfiance, certains spécialistes auraient mis au jour des liens entre le Qatar et des organisations terroristes au Mali. Des liens qui n’ont jamais été certifiés. L’émirat assume cependant entretenir un dialogue avec le Hamas, parti au pouvoir en Palestine et considéré comme terroriste par de nombreux Etats.Reuters

L’investissement du Qatar dans nos banlieues

Des débats sans langue de bois – Zemmour et Naulleau

Football, télévision, palaces, les nombreux investissements du Qatar en France font polémique. En septembre 2012, le gouvernement a notamment approuvé la création d’un fonds, financé par l’émirat à hauteur de 50 millions d’euros, pour subventionner des projets de PME dans les banlieues. Aussitôt, Julien Dray, vice-président de la région Ile-de-France, a demandé la mise en place d’une commission d’enquête pour lever tout soupçon d’investissements autres qu’économiques. Le député socialiste s’interroge en effet lorsqu’il apprend que ce fonds serait en réalité destiné au tissu associatif. Il craint des intentions cachées, plus particulièrement du prosélytisme religieux, de la part du Qatar. Sa requête n’a pour le moment pas encore trouvé écho. Jean-Christophe Lagarde tente d’apporter la lumière sur le sujet. Le vice-président du groupe d’amitié France-Qatar à l’Assemblée nationale, qui ne rejette pas l’idée de la création d’une commission d’enquête, se veut rassurant. Il explique l’intérêt que portent les Qataris à la France par une alliance stratégique au vu des risques de conflits avec l’Iran. En outre, il réfute formellement les affirmations de Julien Dray selon lesquelles le fonds qatari pour les banlieues serait destiné au tissu associatif. Selon lui, les Qataris, qui « ne sont pas des philanthropes », attendent là un retour sur investissement. Retrouvez Zemmour & Naulleau sur Paris Première.5

Videos, séries et émissions sur Paris-premiere.fr : L’investissement du Qatar dans nos banlieues – Paris Première http://www.paris-premiere.fr/emission-zemmour_et_naulleau/videos/11274014-l_investissement_du_qatar_dans_nos_banlieues.html#ixzz2RPKMAHQK

PSG contre Barça, ou Qatar Sports Investment (QSI) contreQatar Foundation ? Le petit émirat du golfe persique sera partout mardi soir au Parc des Princes, dans la tribune officielle, sur le maillot catalan ou sur les panneaux publicitaires autour de la pelouse.C’est via QSI, un fonds souverain, que le Qatar est devenu propriétaire à l’été 2011 du club parisien. L’investissement était alors plutôt « modeste », le PSG étant valorisé autour de 100 millions d’euros. Depuis, QSI en a dépensé plus du double pour attirer des vedettes du calibre d’Ibrahimovic (20 millions d’euros), Thiago Silva (45), Pastore (42), Lucas (40) ou Lavezzi (26).

Encore 600 millions d’euros à venir pour le PSG

A cet investissement direct s’est ajouté depuis cette saison le soutien financier d’un autre organisme qatarien, la Qatar Tourism Authority (QTA). Le PSG a conclu avec l’équivalent du ministère du tourisme qatari un très lucratif contrat, qui doit notamment lui permettre de rentrer dans les clous du fair play financier.

Très inhabituel dans le monde du football – et déjà contesté par plusieurs dirigeants de clubs, notamment ceux du Bayern Munich -, cet accord, qui doit rapporter au PSG quelque 600 millions d’euros sur quatre ans, est lié à la bonne image de l’émirat véhiculée par le club de la capitale.

« Ce contrat est un symbole fort : le Qatar tire beaucoup de bénéfices de ses investissements dans le PSG. Et ses investissements vont se poursuivre », avait expliqué en janvier le président du club, Nasser Al Khelaifi. En outre, la Banque nationale du Qatar (QNB), déjà partenaire du PSG, apparaît sur les panneaux publicitaires du Parc des Princes.

La Fondation du Qatar donne 171 millions d’euros au Barça

La relation entre le Qatar et Barcelone est plus classique mais également rémunératrice.
Depuis décembre 2010, c’est la Fondation du Qatar, un organisme censé développer des projets humanitaires dans l’émirat, qui est le principal sponsor maillot du club catalan en échange de 171 millions d’euros sur cinq ans et demi. 

En dépit des débats enfiévrés que l’apparition de ce sponsor avait suscité à l’époque – Johan Cruyff, ancien joueur et entraîneur mythique du club avait notamment affirmé que cette pub reléguant l’Unicef au dos du maillot « salissait » les couleursblaugrana – l’accord avait été validé à une écrasante majorité par les socios.

Le Qatar grand gagnant de ce PSG-Barça

La saison prochaine, la Fondation du Qatar laissera sa place à la marque Qatar Airways, selon une clause du contrat permettant aux deux parties de changer la marque figurant sur le maillot.
La compagnie aérienne de l’émirat deviendra ainsi le premier sponsor commercial à apparaître sur le maillot catalan, qui était resté vierge de toute publicité jusqu’à l’apparition du logo de l’Unicef en 2006.

Le PSG et le Barça sont donc largement liés économiquement, via les investissements qataris. Pas de quoi pour autant se faire des cadeaux sur le terrain mardi soir. Mais à l’issue de ce quart de finale de Ligue des champions, il y aura un autre gagnant : le Qatar.

En plein débat sur la transparence financière et la dénonciation des paradis fiscaux, un pays théoriquement insoupçonnable sur cette question joue aussi de sa loi fiscale pour arranger certains investisseurs. Ce paradis fiscal c’est… la France au profit des investissements qataris.

Paris a en effet signé une convention fiscale avec le Qatar. Cette convention, qui datait de 1990, a été révisée en 1998 par Nicolas Sarkozy et l’émir du Qatar. Les conventions fiscales entre Etats sont légions, afin en général de gérer la question des doubles impositions, mais celle avec le Qatar apparaît comme très favorable aux investisseurs venus de l’émirat.

C’est lors d’un déplacement à Doha, le 14 janvier 2008, qu’a été signé cet avenant dont le but était d’«améliorer l’attractivité de la France pour les investisseurs qataris, notamment dans le secteur immobilier». Un texte ensuite aprouvé par L’Assemblée nationale.

Que propose cette convention ? 
Elle exonère d’impôt les plus-values immobilières et les gains en capital réalisés par le Qatar ou ses «entités publiques» ─ y compris, donc, la famille de l’émir, le Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani ─ sur des biens détenus en France. «Seul le Koweït bénéficie d’une clause similaire», selon Le Monde.

«Alors que le Qatar, même s’il ne figure pas dans la liste des paradis fiscaux non-coopératifs en France, n’impose tout simplement pas les revenus des personnes physiques. Munis de la convention fiscale, qui leur assure un traitement adouci, les businessmen qataris n’hésitent plus a s’installer en France pour y investir les milliards de dollars de leur rente gazière», s’étonnaitMarianne en 2011.

La convention permet aussi aux Qataris installés en France de ne pas payer l’ISF sur «les biens situés hors de France pour une période de cinq ans après qu’il est devenu résident français».

 

Une «OPA sur l’Islam sunnite» ?
Qui croire entre le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamed Ben Jassem Al-Thani, qui affirmait «le Qatar n’a pas de grande ambition politique» et Samir Amghar, chercheur à l’EHESS, selon qui «le Qatar connaît actuellement une croissance à deux chiffres. Et de cette croissance économique, le pays espère bien en retirer des dividendes politiques». Ou encore David Rigoulet-Roze, chercheur rattaché à l’IFAS, l’institut français d’analyse stratégique, qui estime l’émirat tente «de faire une OPA sur l’Islam sunnite».

Le Qatar a aidé l’Egypte a maintenir ses réserves de change. Une aide que certains ont vu comme un soutien au pouvoir des frères musulmans, symbolisé par le président Morsi.

Qatar gaza23 octobre 2012 : visite historique à Gaza du Sheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani (à droite) avec sa femme Sheikha Mozah bint Nasser Al-Missned (à gauche) et le Premier ministre du Hamas Haniyeh (au centre). © Hatem Moussa / POOL / AFP

Autre geste politico-financier, l’émir du Qatar a effectué en octobre 2012 une visite historique à Gaza, la première d’un chef d’Etat depuis que le Hamas a pris le contrôle de ce territoire palestinien en 2007. A la clef de ce déplacement, le Qatar a fait parvenir des matériaux de construction via l’Egypte et a promis d’augmenter son aide à l’enclave palestinienne.

Syrie, Libye : une diplomatie active 
Certes, on ne prête qu’aux riches, mais on voit la main du Qatar dans tous les événements du monde arabe ou musulman. Que ce soit le conflit israélo-palestinien, les révolutions libyenne ou syrienne, ou même la situation dans le Sahel en général et au Mali en particulier.

L’armée qatarie est officiellement intervenue en Libye. Quatre de ses avions sont intervenus dans la guerre contre le régime de Khadafi. «Le Qatar est probablement le grand vainqueur de l’intervention occidentale. Du soft power grâce à la chaîne Al-Jazeera au hard power par l’envoi des Forces spéciales», notait d’ailleurs Slate Afrique.

Qatar france gbSeptembre 2011 : conférence des «amis de la Libye» avec, de gauche à droite, Nicolas Sarkozy, David Cameron et l’émir du Qatar. © AFP/ PATRICK KOVARIK

Dans la guerre civile en Syrie, Doha n’a pas hésité à critiquer la position de l’Europe. «Nous sommes pour un soutien total à l’opposition afin d’en finir avec la crise syrienne», titre le journal Al Arab du Qatar, qui cite le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Celui-ci, dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al-Jazeera, a critiqué la décision de l’Union européenne le 18 février 2013 de maintenir l’embargo sur les armes en direction de la Syrie.

Plus proche de nous, certains voient la main de l’émirat gazier dans l’action des djihadistes. Le journal algérien El-Watan souligne : «il est établi que dans cette région du Mali (le nord), devenue un immense sanctuaire du terrorisme, l’émirat du Qatar distribue généreusement de gros sous via son Croissant-Rouge. Cette ONG qatarie aurait effectué de nombreuses missions à Gao».

Alain Chouet, ex-chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, affirmait d’ailleurs dans Marianne : «Nous n’avons pas de preuves d’un soutien financier du Qatar à ces différents groupes et vous n’en trouverez pas mais tout le monde en est à peu près convaincu».

«Je pense que le dialogue politique est important et nécessaire. Je ne pense pas que la force réglera le problème», a d’ailleurs affirmé Doha en réaction à l’engagement de la France, rappelle Jeune Afrique.

Le Qatar disséqué sur France cuture ce vendredi 22 mars 2013

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En introduction du dossier Qatar, Hakim Kasmi explique les difficultés qu’il a rencontrées pour faire son travail. Multiples rencontres et vérifications du projet éditorial. Refus des responsables français d’entreprises à capitaux Qataris, y compris au Paris Saint-Germain .

le dossier de France Culture a invité Mohamed El Oifi qui nous explique d’emblée et sans ambages que l’importance du Qatar en France est surestimée car bien que riche, ce pays ne peut pas acheter la France. Ce à quoi on lui répond, « peut-être pas la France entière mais certainement des politiques et des journalistes »…Curieusement, ce Mohamed El Oifi a co-écrit « Qatar, les nouveaux maitres du jeu » auquel, ‘à son écoute, on n’a pas envie d’accorder de crédit.

On nous rappelle aussi la belle amitié de Sarkozy et de son épouse avec l’émir du Qatar et l’UNE de ses épouses. Tiens, curieux, la presse ne s’est pas étalée sur le harem de l’émir …Et l’esclavage des travailleurs immigrés sans lesquels le Qatar ne pourrait pas vivre ? Une employée prédit qu’il y aura plus de morts durant la construction du stade de la coupe du monde que de footballeurs qui fouleront la pelouse …Allez les supporteurs beaufs du Paris Saint-Germain, honorez ce Qatar criminel …Des centaines de travailleurs Népalais seraient déjà morts et ce n’est qu’un début.

Nicole Bricq aurait rassuré le Qatar en déclarant que les dispositions  prises à son profit par Nicolas Sarkozy ne seraient pas modifiées. Ouf, nous sommes rassurés. Pourtant, le Qatar arme Aqmi que nous sommes actuellement sensés combattre au Mali …Boudiou, quelle chienlit dans la gouvernance de la France !

http://www.franceculture.fr/blog-au-fil-des-ondes-2013-03-20-dossier-special-qatar-sur-france-culture-vendredi-22-mars

Dossier spécial Qatar sur France Culture Vendredi 22 mars

En partenariat avec
Rachat du PSG, Al Jazeera bientôt en français, acquisition dans l’industrie de luxe mais aussi dans les quartiers sensibles, Coupe du monde 2022… la liste des investissements du Qatar est longue et ne s’arrête pas là. France Culture enquête sur la volonté de puissance de l’émirat du Golfe vendredi 22 mars.

6h30 – 9h Les matins de France Culture par Marc Voinchet et la rédaction
Qatar : le double jeu ?
Avec Willy Le Devin et Mohammed El Oifi, co-auteurs de Qatar, Les nouveaux maîtres du jeu (Demopolis)
Jean-Marie Fardeau, directeur  of Human Rights Watch’s
Reportages de Christophe Payet et Tanguy Blum sur le soft power du Qatar et les droits de l’homme
17h à 17h55 Sur La Route – Olivia Gesbert en direct du Salon du Livre
Pourquoi le Qatar cherche-t-il à investir dans nos banlieues ? Et pourquoi nos jeunes, issus des quartiers populaires, lorgnent-ils du côté du Qatar ? Quelles sont les clés de la séduction qu’exerce l’Emirat sur les étudiants et les jeunes entrepreneurs, sur les élus français et les représentants du culte musulman ? Stratégie d’investissement ou intrusion durable dans nos affaires ?
avec Mohamed-Ali Adraoui, chercheur enseignant à l’IEP de Paris, auteur de « Du Golfe aux Banlieues : le salafisme mondialisé », PUF et Nicolas Beau, journaliste, auteur de « Le Vilain Petit Qatar » à paraître en mai chez Fayard.
Reportage : Quand être « un jeune des quartiers » devient soudain un atout…
– Retour avec Fouad Sari, élu Europe Ecologie dans l’Essonne, sur la levée d’espoir suscitée par l’annonce de la création d’un Fonds d’investissement pour les banlieues et les suites de cette affaire. 
– Et M’hamed, jeune entrepreneur, qui a postulé pour bénéficier de ce fonds qatari.
– Dida Diafat, champion du monde de boxe Thaï, créateur de la marque de vêtements Kobey, comédien, lauréat 2011 du Prix Richesse de la diversité, lancé par le Qatar la même année
18h15 -19h Le magazine de la rédaction  par Tara Schlegel
« Les investissements qataris en France: bouffée d’oxygène ou risque d’asphyxie ? »
Reportage d’Hakim Kasmi : Experts, économistes, politiciens expliquent les enjeux stratégiques et politiques des investissements du Qatar et la place qu’entend prendre l’émirat du Golfe dans le monde en termes d’influence.
Avec Christian Chesnot, journaliste à France Inter, auteur de « Qatar, les secrets du coffre fort »
Laurence Louer, chercheuse à Sciences Po, CERI, spécialiste des monarchies du Golfe.
                                                                franceculture.fr

Religion et économie : impérialisme arabo-musulman

Publié le

Article publié sur disons.fr le 25 juin

http://www.disons.fr/?p=18251

Une évaluation de l’impérialisme arabo-musulman en France et en Europe

PAR ARIA, en collaboration avec Léon, LE 25.06.11

Lectures :865
L‘impérialisme d’une société sur une autre revêt toujours deux aspects : l’un, économique, prend possession des biens, l’autre, culturel, s’empare des esprits.
L’Europe, après avoir été au cours du XIXe siècle un ensemble de puissances impérialistes, a subi à son tour, à la faveur de la 2e guerre mondiale, l’impérialisme des USA, avec le Gold exchange standard, le plan Marshall et Coca-cola d’un côté, Mickey Mouse, John Wayne et Elvis Presley de l’autre.Nous assistons désormais à une nouvelle tentative d’impérialisme qui vient cette fois du monde arabo-musulman. Il est d’une part économique et s’appuie, pour les pays riches, sur l’argent du pétrole et les flux migratoires des populations pauvres, et d’autre part, culturel, avec pour support idéologique une religion, l’Islam. Celui-ci présente deux caractéristiques importantes du point de vue de ce qui nous occupe :  son hétérogénéité, mais aussi son holisme qui a pour objet de prétendre régler tous les aspects de la vie du musulman, y compris son activité économique. Il existerait donc une sorte d’économie islamique qui  ne se définit que par son obligation de compatibilité avec la charia (Shariah compliant). C’est le cas, notamment de la « finance islamique » qui obéirait à des principes différents de ceux qui régissent le capitalisme financier classique.

Dans les faits, l’économie des pays musulmans prend beaucoup de libertés vis à vis de la charia, les investisseurs arabes se moquant bien de morale islamique lorsqu’il s’agit de placer leurs pétrodollars. Aussi, comme l’indique Timur Kuran qui enseigne à Duke University, l’islamisme a échoué dans la suppression de l’intérêt, la réduction des inégalités , la moralisation des comportements économiques et il n’existe donc pas, selon lui, « d’économie islamique ». L’économie musulmane, c’est-à-dire l’ensemble les activités commerciales et financières de tous les pays musulmans, est une réalité mesurable, tandis que l’économie islamique correspond à un chantage idéologique qui n’a pratiquement pas de réalité pour les musulmans eux-mêmes, mais participe de cette conquête des esprits qui permet à l’économie musulmane de s’imposer dans le monde. Autrement dit l’impérialisme économique musulman est une réalité qui se nourrit du fantasme d’une économie islamique éthique.

Notre propos ici est de mettre en évidence la réalité de la prégnance du monde arabo-musulman sur notre territoire à travers son impérialisme économique qui, nous semble-t-il, est son principal objectif ; il avance lentement mais sûrement et masqué derrière les voiles et autres offensives bruyantes et gênantes pour les non musulmans, mais mineures au regard de la construction de l’Eurabia. Le djihad militaire a fait place à la guerre économique pour la conquête de l’Occident, objectif décrit dans le Coran sous le nom de « Hégire ».

« La doctrine de l’hégire doit être comprise comme une stratégie politique globale pour miner les cultures et les valeurs des pays non musulmans et les remplacer par les valeurs de l’islam et de la charia. C’est une immigration insidieuse qui a pour objectif la transformation des comportements, des coutumes et des lois des sociétés d’accueil en vue d’y établir un État islamique ». (Janet Levy, The American Thinker à propos de « Modern Day Trojan. The Islamic Doctrine of Immigration » par Solomon et Maqdisi.)

Fantasme ? On ne peut le savoir qu’en examinant la réalité de l’impérialisme arabo-musulman. Et il se mesure aux contrôles qu’il est capable d’exercer.

Or il est d’abord en situation de contrôler une partie des ressources énergétiques indispensables aux pays développés, ensuite, à l’aide de l’argent du pétrole, il a déjà pris possession d’une partie des biens occidentaux et enfin il soutient activement le développement de l’islam y compris dans sa forme la plus radicale.
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Le contrôle des prix et de l’approvisionnement du Gaz et du pétrole.

L’OPEP

Cette organisation créée en 1960, dans le but de fonctionner comme un cartel compte actuellement 12 pays : Algérie, Angola, Libye, Nigeria, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Irak, Iran, Koweït, Qatar, Equateur et Venezuela.
À l’exception de l’Angola, du Nigeria (qui comporte de puissants courants islamistes) de l’Equateur et du Venezuela, il s’agit de pays musulmans, avec une particularité pour l’Iran chiite, perse et non arabe. Actuellement les pays de l’OPEP réalisent environ 40 % de la production mondiale de gaz et de pétrole.
Si l’on retire de l’OPEP les pays non musulmans, mais qu’on y ajoute un certain nombre de pays musulmans producteurs plus modestes qui n’en font pas partie, comme le Brunei, Bahreïn, le Yémen, le Pakistan et également des pays à forte majorité musulmane de l’ex-URSS comme l’Ouzbékistan ou le Tadjikistan, on se trouve à nouveau devant une proportion d’exportations de pétrole un peu inférieure à celle de l’OPEP, mais qui valide l’idée que, en gros, à la Russie, aux pays de la mer du Nord et au Venezuela près, les approvisionnements européens en pétrole et en gaz naturel dépendent en très grande partie de pays musulmans.

En France, depuis 1999, les importations de pétrole brut fluctuent entre 80 et 86 millions de tonnes pour s’afficher à 83 millions de tonnes en 2008. Ce pétrole provient essentiellement de quatre zones géographiques : l’Afrique (29%), les pays de l’ex-URSS (29%), le Moyen-Orient (22%) et la Mer du Nord (20%). En revanche, pour le gaz naturel, en 2008, la France a importé 40 Mtep provenant principalement de la Norvège (28 %), des Pays-Bas (16 %), de l’Algérie (14 %) et de la Russie (13 %). La facture énergétique totale de la France est passée à plus de 45 milliards d’euros à la fin des années 2000.

Compte tenu de la répartition de ses approvisionnements, de son électricité d’origine nucléaire et hydraulique, la France fait partie des pays développés non producteurs de pétrole les moins dépendants de celui venant du Moyen-Orient.

Le cas particulier de l’Arabie Saoudite

Pour comprendre l’impérialisme économique et culturel du monde arabo-musulman il faut pointer son regard vers l’Arabie Saoudite, c’est là que se joue en grande partie le prix auquel la France achète son pétrole.
Dans le passé, l’OPEP a fermé les robinets en  organisant, en 1973, un embargo envers les pays occidentaux qui avaient soutenu Israël au cours de la guerre des six jours. Une autre fois, en 1979, c’est l’effondrement de la production de pétrole en Iran à la suite de la révolution islamique qui a créé un deuxième choc pétrolier.
Au sein de l’OPEP, seule l’Arabie Saoudite a la capacité d’augmenter brutalement sa production, les autres pays du cartel étant en permanence à la limite de leur capacité de production.
L’Arabie Saoudite qui est le pays d’origine et de référence de l’Islam où se tient le pèlerinage à la Mecque, la terre du Wahhabisme, l’une des formes les plus radicales et rétrogrades de l’islam, détient de fait une partie importante du pouvoir de décider des cours du pétrole. Car si l’OPEP représente 78 % des réserves de pétrole mondiales  prouvées, 30% sont détenues par la seule Arabie Saoudite…
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) devrait tirer de ses exportations des revenus de 1000 milliards de dollars, dont près de 30 % pour la seule Arabie saoudite, cette année, si le baril se maintient à plus de cent dollars.
Ces sommes colossales gagnées grâce au pétrole, ne pouvant pas être investies sur place dans leur totalité, constituent l’essentiel de fonds souverains et de fonds privés qui suscitent des convoitises et ne demandent qu’à faire l’objet d’investissements productifs. Non seulement cet argent représente une arme économique mais il pèse dans les choix diplomatiques du monde entier et dans le financement de l’expansion de l’Islam, y compris dans sa forme la plus radicale.

Une influence en baisse à long terme mais réelle à moyen et court terme

L »influence directe de l’OPEP sur les cours du pétrole a reculé depuis les années 80 à cause de l’arrivée de concurrents au cartel, comme l’ex-URSS ou les pays de la mer du Nord et par l’influence des marchés à terme comme le NYMEX de New-York et le ICE d’Atlanta. Il y a toutefois un rapport entre les cours tels qu’ils s’établissent sur ces marchés spéculatifs et les décisions prise par l’OPEP, lesquelles ne sont plus qu’un élément de détermination des cours parmi quelques autres.
Quoique son rôle diminue, le monde arabo-musulman, en particulier dans  ses deux composantes socioreligieuses les plus fondamentalistes (en Arabie Saoudite et en Iran), est toujours en mesure d’influencer profondément les cours du gaz et du pétrole en Occident.  Ce rôle pourrait encore diminuer dans l’avenir, à moins que les pays producteurs de pétrole non-OPEP rejoignent l’organisation, ce qui est tout à fait envisageable au regard du rapprochement des pays comme le Venezuela dans le soutien de la cause palestinienne et l’admiration des musulmans pour Chavez.
L’OPEP doit faire face à deux problèmes importants: le respect par tous ses membres de la stratégie de cartel qui suppose le non-dépassement de son quota de production, ce qui n’est pas le cas actuellement. Deux stratégies économiques, en effet s’y opposent, l’une orientée vers le long terme et l’autre vers des revenus maximum immédiats.
L’autre problème est la difficulté à faire entrer dans le cartel les pays producteurs non-OPEP qui le concurrencent fortement et compromettent sa stratégie monopolistique.

Face à un avenir incertain,  la plupart des pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient prennent les devants à travers des reconversions et des investissements dans d’autres activités.

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Les investissements des fonds souverains et des fonds privés

Les investisseurs

Il n’est pas facile de s’y retrouver au milieu de ces investissements publics et privés d’autant que leur origine est parfois dissimulée et que, souvent, les fonds privés appartiennent aux mêmes personnes qui ont en charge les investissements des fonds souverains.
Toutefois, selon la BCE, les fonds souverains du Golfe ont investi en 2007 dans l’UE près de 100 milliards de dollars principalement dans des institutions financières, mais aussi dans EADS, Sony, Total ou dans l’immobilier.
Officiellement, les fonds souverains du Golfe, qui se situent parmi les dix premiers mondiaux, misent sur l’industrie avec de colossales capacités d’investissement : Abu Dhabi Investment Authority, 470 milliards de dollars (333 milliards d’euros) ; Saudi Arabia Monetary Authority, 390 milliards de dollars ; Kuwait Investment Authority,  250 milliards de dollars, Qatar Investment Authority, 60 milliards de dollars. Les sommes investies en Europe sont donc encore relativement modestes par rapport aux moyens dont ils disposent, mais en croissance forte sur les dix dernières années. Les investissements des Pays du Golfe dans le domaine industriel ont connu une progression moyenne de 35 % par an en Europe depuis 2003. Depuis 2007, la progression est de 41 % en Europe, contre 19 % vers l’ensemble du monde. La France est, après le Royaume-Uni le deuxième pays de destination des investissements industriels des pays du Golfe.
En dehors de l’industrie, certains secteurs, en France, ont été dans un premier temps particulièrement visés, ceux qui correspondaient un peu à la consommation personnelle des milliardaires, comme les palaces, les industrie du luxe et les courses de chevaux. En voici quelques exemples.


Hôtellerie, immobilier

Sont détenus par le sultanat de Bruneï ( Brunei investment autorithy)  : Le Meurice, le Plaza Athénée pour la France mais  aussi le Dorchester à Londres, le Beverly Hills Hotel à Los Angeles et Le Principe de Savoia à Milan.).
Le Quatar  (Qatari Diar, société détenue à 100% par Qatar Investment Authority) n’est pas en reste avec le Centre de conférences internationales de l’avenue Kleber, l’ancien Majesticdevenu le Peninsula Paris Hôtel (revendu partiellement en 2009 à des Chinois ), le Royal Monceau et, à Cannes les Majestic et Grey d’Albion.
Ajoutons que le Crillon, le Ritz, le Raphaël, l’Hôtel du Louvre sont également aux mains d’investisseurs du Golfe ou en passe de le devenir.

S’il est peu probable que ces palaces, qui reçoivent une clientèle très internationale, deviennent « islamiquement corrects » dans l’immédiat, il faut signaler que ceux du holding émirati Midein qui sont en cours de réalisation aux Émirats Arabes Unis, en Arabie Saoudite, au Qatar, à Oman, en Égypte et au Maroc ont prévu des espaces dédiés aux femmes et d’autres strictement réservés aux hommes, comme les salles de sports, saunas, spas et piscines privées. Il n y aura bien évidement pas de casinos ni de boites de nuit et encore moins de l’alcool.

Midein, qui prévoit au total la construction de 30 hôtels islamiques dans le monde arabe, notamment au Maroc, a appuyé sa décision sur la base de chiffres révélant que près de 40 millions de touristes musulmans dépensent environ 145 milliards de dollars par an… mais qui, jusque-là, semblaient s’accommoder d’établissements plus classiques.

L’hôtel particulier Lambert

Le frère de Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, émir du Qatar, a acquis en 2007 pour un prix estimé par les médias français entre 60 et 80 millions d’euros le prestigieux hôtel particulier Lambert, construit par Louis le Vau et décoré par Charles le Brun, à la pointe de l’Ile Saint Louis et entend y mener d’importants travaux qui ont suscité la colère des résidents de l’île, de l’association Paris Historique et même de Michèle Morgan qui y a habité : « Il ne s’agit pas d’empêcher cette restauration, mais de remettre les choses dans le cadre d’une procédure claire, rigoureuse », a déclaré Me Michel Huet, représentant de Paris Historique. Or qui défend le propriétaire ? Le ministère de la culture en la personne de  Jean Barthélémy qui estime que cette rénovation très coûteuse doit au contraire être vue comme une opportunité. « C’est une chance inouïe pour notre pays d’avoir une belle restauration de ce qui mérite d’être restauré dans cet hôtel », a-t-il  déclaré !

Luxe

La maison de couture Christian Lacroix, en redressement judiciaire, intéresserait des membres de la famille du  cheikh au pouvoir de l’émirat d’Ajman qui semble vouloir s’associer avec deux autres repreneurs éventuels : la Financière-Saint Germain (Havilland, Daum, Lalique) et celle de Bernard Krief Consulting » (BKC), présidée par Louis Petiet, également repreneur de Heuliez avec des capitaux arabes.
Pourtant, la mode féminine, comme le maquillage, ne sont pas conformes à la charia. Par exemple, selon l’avocat Chems-Eddine Hafiz, un investissement du Al Dar Islamic Fund pour le groupe de cosmétiques L’Oréal a été jugé non conforme par les « sages » du Shariah Board qui ont rappelé que la loi islamique interdit aux femmes d’utiliser des produits de beauté devant des étrangers, alors que d’autres experts considèrent qu’un tel investissement n’est pas interdit puisque les femmes peuvent se maquiller ou se parfumer, même si c’est uniquement chez elles. ( Les Shariah Boards sont ces groupes de « savants » chargés auprès des institutions financières musulmanes de juger de leur comportement « islamiquement correct, Shariah compliant ». )

Le sport et les  paris sportifs

Depuis 2008, et au moins jusqu’en 2022, le Qatar sponsorise des courses sur l’hippodrome de Longchamp, avec en 2008 le programme qui aura été le mieux doté d’Europe, un total d’allocations de plus de 6,7 millions d’euros dont les deux tiers attribués à la course la plus prestigieuse, le Prix de l’arc de triomphe disputé la premier dimanche d’octobre, rebaptisé pour l’occasion Qatar Prix de l’Arc de Triomphe.
Les chevaux sont certes des animaux formidables et le prophète Mahomet participait à des courses hippiques et des courses de chameaux. Cette tradition perdure dans les pays musulmans dont le pur-sang arabe reste un des symboles, mais brasser des sommes considérables pour organiser et financer des courses hippiques immanquablement adossées à tout un système de paris, cela est-il éthique et Shariah compliant ?
Selon un texte publié sur muslimfr.com, Islam et jeux de hasard, par Mouhamoud Patel, « il y a unanimité entre les savants musulmans pour considérer l’ensemble des formes de jeux de hasard (avec mise) …comme étant strictement interdites »[…] « … en jouant, on contribue à accentuer un peu plus le déséquilibre économique au sein de la société. L’argent de la majorité se retrouve ainsi monopolisé entre les mains d’une minorité, chose contre laquelle l’Islam a toujours lutté. »
Pourtant, il suffit de se rendre auprès des guichets de paris des champs de courses ou des centres de PMU pour observer que cette interdiction est très peu observée en France par les musulmans. Quant aux propriétaires équins du Golfe et du Maghreb, ceux d’Égypte et du Soudan, on se demande comment ils  ont rendu compatible un sport respectable avec la pratique du jeu de hasard et comment ils gèrent les sommes énormes engendrées par les paris hippiques. A l’évidence personne n’a estimé devoir faire appel ici à des Shariah boards!
La même question se pose évidemment avec les paris sportifs, sachant que par exemple que le PSG vient d’être racheté à 70%n ce mois de  juin 2011 par le Qatar alors qu’en France il existe un loto sportif sur les compétitions de football.

Autre information, Al Jazeera, télévision officielle du Qatar, a exprimé son intérêt pour Orange sport et l’exclusivité de la diffusion de matchs de football du championnat français. Le rachat du PSG et éventuellement d’Orange sport s’expliqueraient par l’intention d’Al Jazeera de lancer une chaîne de télévision française, le sport en étant son support principal pour envahir « l’espace de cerveau disponible » des Français, selon l’expression de P. Le Lay.

http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2010/03/bientot-al-jazeera-en-francais.html

L’étrange complaisance française vis à vis des capitaux arabes

Le cas de l’immobilier fait bien apparaître une étrange soumission des autorités françaises aux capitaux arabes

Le monde arabo-musulman a depuis longtemps acquis des terrains et des immeubles en France, en particulier à Paris et sur la côte d’Azur. Pourtant le tourisme est un secteur loin d’être négligeable en termes d’emplois et en termes de balance commerciale.  La France est régulièrement la première destination touristique du monde et on peut s’étonner que les autorités françaises ne se préoccupent pas de conserver dans le patrimoine national ces fleurons  de l’industrie hôtelière.

Pire même, nos dirigeants encouragent la liquidation de notre patrimoine. On apprend ainsi avec effarement que Thierry Dissaux, interlocuteur privilégié et unique de Bercy sur les questions relatives à la finance islamique a préfacé un premier livre blanc « Finance islamique et immobilier en France, Comprendre pour agir », qui est le résultat d’une réflexion engagée par le bureau Parisien de Norton Rose LLP et DTZ Asset Management avec différents représentants d’entreprises, de sociétés de conseil, d’organismes publics et de responsables religieux. L’objectif de la réflexion était de comprendre l’état du marché français de la finance islamique appliquée à l’immobilier et d’agir, selon dix propositions concrètes, afin de favoriser son développement.

Les raisons de cette complaisance sont nombreuses

La France est considérée par les pays arabes comme une alliée naturelle, quitte a à jouer sur son inguérissable  culpabilité postcoloniale, surtout au sein de la gauche.

Dans son livre Eurabia, Bat Yeor a recensé tous les faits marquants  et les étapes de cette « amitié ». Le discours de Gaulle en 1967, notamment,  après la guerre des 6 jours (visible en intégralité sur youtube) contient tous les arguments de la politique française actuelle vis-à-vis des arabo-musulmans. Depuis 1967, cette amitié presque « de principe » s’est renforcée, de gré ou de force, avec quelques attentats dramatiques, la montée en puissance de l’intégrisme musulman et de la bonne odeur des pétrodollars.

Il y a incontestablement une tradition d’amitié franco – arabe aux origines très géopolitiques qui remonte sans doute à son ancienne implantation coloniale, ses anciens protectorats. Ses zones d’influence sont concrétisées par la francophonie et l’implantation de nombreuses écoles françaises, et en particulier catholiques en Palestine où est toujours formée la bourgeoisie de la région. Au total, une cinquantaine d’établissements quadrillent la Terre Sainte, comptant jusqu’à 65 000 élèves et 1 700 professeurs.  » La foi a commencé dans ce pays et aujourd’hui, sans nos écoles, la présence chrétienne serait réduite à néant. Les musulmans le savent et admettent que la survie de l’identité palestinienne passe par sa diversité religieuse « , explique le Père Majdi Al-Siryani, directeur de l’enseignement catholique » (source Henri Tincq, Le Monde 7 avril 2007).

Il y a ainsi une alliance objective de la France catholique avec les Arabes, qui joue les Palestiniens avec le soutien des nations musulmanes, contre les Israéliens et les églises chrétiennes d’Orient comme les Coptes et les Orthodoxes, pour garder la main mise sur la Terre Sainte. Le bras diplomatique du Vatican, l’Ordre de Malte qui dissimule sa véritable mission derrière ses œuvres hospitalières, affiche clairement sur son site officiel l’importance de sa mission diplomatique en Méditerranée. «  La Terre Sainte avec les pays de la Méditerranée Orientale, le Liban, la Jordanie, la Syrie et l’Irak, sont considérés comme le berceau de la Chrétienté. Aujourd’hui, dans ces pays, ou les besoins humains sont considérables, les Chrétiens sont de plus en plus minoritaires et doivent souvent mener une bataille quotidienne pour défendre leur foi, et surtout leur propre survie. Leur futur dépend d’un climat qui est favorable à la coexistence de toutes les communautés ainsi que du respect mutuel ».

Le calcul est productif car si les entreprises de l’Ordre de Malte sont épargnées, comme l’Hôpital Saint Jean de Dieu à Bethléem qui accouche 70% des femmes palestiniennes, les chrétiens qui ne reconnaissent pas l’autorité du Vatican sont abandonnés en pâture aux fanatiques musulmans d’Égypte et d’Irak au profit du  contrôle des lieux Saints de Jérusalem sur lesquels repose son édifice religieux.

Le symbole le plus visible de l’amitié franco-arabe est l’amitié personnelle du président Sarkozy avec l’émir du Qatar qui incarne en affaires, à travers Qatar Dia le fer de lance des investissements arabo musulmans en Europe.

Ainsi, à travers de nombreux fonds publics et privés, une myriade d’associations et de groupements divers, les pays arabes prennent-ils possession petit à petit d’une partie du patrimoine économique européen. Mais ceci ne serait rien et, à la limite ne présenterait pas de danger particulier, si cet impérialisme ne s’accompagnait d’un impérialisme culturel : la volonté de conquérir les esprits en diffusant  l’islam et ses enseignements en lieu et place de la philosophie des Lumières et des principes démocratiques.
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Le contrôle des esprits,  l’impérialisme culturel et religieux de l’islam

Le financement du salafisme

Plusieurs pays musulmans financent l’expansion de l’islam dans le monde et notamment en Europe, mais  celui qui incontestablement y consacre le plus de fonds et d’énergie, l’Arabie Saoudite, cherche à en diffuser la forme la plus rétrograde et la plus totalitaire : le salafisme. Son intervention revêt des formes multiples, avec pour visée première la prise de contrôle des populations immigrées de culture musulmane d’Europe dans son courant le plus radical avec, à terme, l’espoir qu’il y prenne le pouvoir.

On estime qu’entre le premier choc pétrolier et 1999, l’Arabie Saoudite au sens large – Etat, organisations officielles ou officieuses, donateurs privés – aurait dépensé dans le monde plus de 35 milliards de dollars pour la construction de mosquées, centres culturels, associations islamiques ou autres « ONG d’Allah ». Sans oublier le financement direct d’Al Quaïda et des Talibans. (L’Iran n’est pas en reste, avec le financement du Hezbollah). L’Arabie Saoudite est ainsi le tout premier mécène des mouvements islamistes. Cela a commencé en 1978 par l’inauguration de l’Association culturelle islamique de Genève créée pour diffuser le Coran et promouvoir la culture musulmane en Europe. Depuis elle a fait énormément de petits…

La description des outils de cet impérialisme cultuel/culturel est trop longue pour figurer dans cet article. On trouvera ici, (avec toutefois un certain nombre de réserves concernant l’auteur de l’article au parcours politique assez bizarre), pour l’Arabie Saoudite, le détail de cette nébuleuse impressionnante de banques, associations caritatives et fondations diverses qui déversent ainsi des flots ininterrompus de pétrodollars pour la diffusion du salafisme dans le monde, surtout en Europe, et on consultera notamment le paragraphe consacré à la France.
Il est intéressant de noter que malgré la présence d’une communauté musulmane importante, la France résiste mieux, pour l’instant, que des pays voisins comme la Belgique, largement gangrénée par le salafisme.
S’il nous a été impossible de vérifier, dans le détail la totalité de l’article une partie de ce qui y est développé est confirmé par d’autres sources  notamment celles du Centre de recherche sur le terrorisme.  Mais également iciici et ici. aussi nous le considérerons comme une source fiable, au moins dans les grandes lignes et sur le plan factuel.

La finance islamique

Elle est à l’honneur en France depuis que Christine Lagarde a annoncé publiquement son intention de la mettre en pratique dans notre économie avec le soutien des universités de Lille et Strasbourg qui ont déjà ouvert des cursus de financement islamique, et l’ouverture en novembre de celui de l’université Paris Dauphine. Elle a même invité le gouvernement et les banques à se mettre en accord avec les règles de financement islamique afin d’attirer les pétrodollars en France. La BNP, de son côté, annonce qu’elle a déjà intégré les pratiques de la finance islamique depuis une vingtaine d’années.
En octobre 2009 s’est tenue à Paris la 3ème Edition de The Islamic Finance Summit sous l’égide de l’association Europlace créée, en principe, pour contribuer au développement de la bourse de Paris. Celle-ci a déjà signé 3 MOU (Memorandum of understanding) avec les principales institutions de réglementation de la finance islamique.
De plus, le parlement vient de voter la validation du sukuk, version musulmane de nos obligations.

Outil spécifique de diffusion des valeurs musulmanes, la finance islamique bénéficie donc d’un engouement et d’un soutien incontestables de la part des pouvoirs publics. Soutien étonnant lorsque l’on examine un peu sérieusement ses soi-disant « avantages ».

Définissons-la brièvement : c’est une finance qui n’investirait que dans des activités compatibles avec la charia et les valeurs islamiques, (ce qui nécessite la présence au sein des institutions financières des Shariah boards, ces comités d’éthique islamique composés de « savants » en religion) qui ne pratiquerait pas l’usure (le taux d’intérêt), interdirait la titrisation plus d’une fois et serait donc plus transparente, moins risquée aussi puisque le débiteur qui ne pourrait rembourser ne se verrait pas dépouillé de ses biens et les prêts seraient nécessairement adossés à des éléments d’économie réelle.

Concernant ses activités Shariah compliant, notons que si l’on ne connaît pas de fonds musulman finançant de la fabrication d’alcool ou des élevages de porcs, en revanche les « savants » sont divisés sur certaines activités comme les produits de beauté et pour certaines autres, des accommodements semblent possibles;  on l’a vu pour les hôtels ou les jeux d’argent. Et d’une manière plus globale, si l’on sent une montée de revendications d’éthique dans le fonctionnement des banques (voir le rapport annuel de la FNBF, fédération nationale des banques françaises de 2008 en traite longuement), celles-ci ne passent donc nullement par la nécessité d’adopter les règles de la finance islamique.

L’absence de taux d’intérêt est une escroquerie pure et simple, une fiction : lorsqu’on vous prête de l’argent, comme ce prêt est censé toujours financer l’économie réelle, votre prêteur achète le bien que vous convoitez et vous le revend par mensualités avec un bénéfice, qui effectivement ne s’appelle pas « taux d’intérêt » mais cela revient exactement au même.

Concernant le fait que l’emprunteur ne serait pas forcé de rembourser la banque s’il n’en a pas les moyens ou s’il perd le bien pour lequel il a contracté un prêt (par exemple, il est prétendu que votre maison ne sera pas saisie si vous ne pouvez plus payer vos traites), lorsque l’on interroge précisément des spécialistes de la finance islamique comme Elyes Jouini la réponse est invariablement que les savants « étudieraient la question », que« chaque cas devrait être examiné en particulier ». Le moins que l’on puisse dire est que cette règle obscure a très peu de chances d’être appliquée.

Que cette finance soit plus sûre parce que adossée à l’économie réelle, en interdisant la titrisation au-delà d’une fois( titrisation  jugée responsable de la crise subprimes), est formellement contredit par les pertes subies par les pays arabes au cours de la crise financière entre 2008 et 2009. Les monarchies du golfe qui sont garantes à travers leurs institutions des règles de la finance islamique, ont perdu des milliards de dollars dans des placements qui n’avaient rien d’éthique, comme leur participation dans la Citibank. Les fonds souverains du Golfe avaient perdu 800 milliards de dollars entre fin 2008 et le premier trimestre 2009. (Source McKinsey Global Institute, Financial News). Et le montant des pertes n’est  qu’une estimation de l’ONU, car ces fonds souverains ne révèlent jamais le montant exact de leurs avoirs ni celui de leurs pertes, ce qui est, d’ailleurs , contradictoire avec l’assertion généralisée d’une véritable transparence de la finance islamique.

Personne n’est vraiment inquiet à long terme pour ces producteurs de pétrole compte tenu de la nouvelle envolée des prix du baril, mais cette crise a révélé que les avantages supposés de la finance islamique étaient parfaitement illusoires, aussi peut-on s’étonner et s’irriter de ce que nos gouvernants continuent à nous la vendre comme plus sûre parce que plus éthique par opposition aux finances non islamiques qui seraient responsables de la crise pour absence d’éthique…

En réalité tout cela cache une réalité bien plus triviale : l’adhésion à la finance islamique est le prix à payer pour que Paris supplante la City en tant que place boursière.

Tous les arguments sont bons pour attirer les capitaux arabo-musulmans.
La finance islamique permettrait  de répondre à la demande d’un marché de 5 millions de musulmans en France avec l’ouverture d’un nombre potentiel de 20 000 à 300 000 comptes bancaires .

Il s’agit bien sûr d’une estimation puisque les statistiques ethniques et confessionnelles sont interdites depuis 1872. Cette estimation (chiffres INED, CNUCED, OCDE et Wikipedia) qui monte à 6 millions pour une population totale de 64 M ferait de la communauté musulmane de France la plus importante parmi les pays d’origine chrétienne. Mais ils sont loin d’être tous potentiellement concernés par ces ouvertures de comptes dans des banques pratiquant la finance islamique. Si on en exclut toutes les personnes que leur pauvreté ou la charia rejette, comme les femmes ou les homosexuels, et compte tenu que selon le rapport Machelon, il n’y aurait pas plus de 1 200 000 musulmans vraiment pratiquants, il ne reste plus beaucoup de clients potentiels pour les banques Shariah compliant. Le marché de 5 à 6 millions de musulmans vivant en France est pure imagination.

Concrètement, les nouvelles dispositions gouvernementales concernent uniquement les banques d’investissement et non les banques de détail, celles qui intéresseraient la majorité des Musulmans de France. Il apparaît de toute évidence que le chiffre avancé de 5 millions de musulmans concernés par la finance islamique  est un grossier mensonge destiné à justifier l’introduction de Shariah boards, c’est-à-dire de comités de savants experts en religion, dans les banques et les institutions de notre République laïque.

Dans le même ordre d’idées on nous annonce que le développement de la finance islamique attirerait 113 milliards d’euros d’investissements étrangers. C’est une belle somme mais ce n’est qu’une estimation, et Elyes Jouini qui la donne ne précise pas que, pour atteindre cet objectif, il faudrait rivaliser avec Londres, le Maghreb, les Etats-Unis et tous les autres pays qui sont prêts à prier 5 fois par jour en direction de la Mecque afin que le Seigneur déverse sur leur tête la manne des pétrodollars.

Autrement dit, nos dirigeants nous contraignent à revoir nos lois et nos règlements, à passer sur nos us et coutumes, à oublier notre philosophie et entamer nos libertés pour nous sauver d’une crise dont ils prétendent, dans le même temps, que nous nous en sommes bien tirés et que, grâce à leur éthique, nos banques n’ont pas sombré. L’argument est d’autant plus infondé que la France attire toujours les capitaux étrangers puisqu’elle se situe en deuxième position, après les Etats-Unis pour les IDE (Investissements directs étrangers). Que signifie alors le chiffre avancé de 113 milliards d’euros qui serait généré grâce à l’introduction de la charia dans nos banques ? Les pays du Golfe semblent plus intéressés par des « investissements immobiliers plus que productifs », a reconnu Christine Lagarde, qui a cependant fait état d’une « prise de conscience » actuelle dans ces pays des « opportunités offertes par la France« . Bref, un chiffre qui semble hautement fantaisiste.

La première tentative française de fonds islamique, lancée en 2008 à la Réunion par une filiale de la Société Générale, s’est soldée par un échec : il a fermé en avril 2009, faute de dégager un rendement suffisant, après avoir collecté 15 millions d’euros de dépôts.

Malgré des rumeurs, il n’y a pas eu non plus pour l’instant d’annonce d’émission de « sukuk »ces obligations conformes à la finance islamique par une entreprise française, pas plus à l’étranger qu’en France.
Enfin,  l’absence de finance islamique n’a jusqu’ici jamais constitué un frein aux échanges des pays arabes avec l’Europe et l’Amérique, les échanges interarabes représentant moins de 9% de leurs échanges globaux, préférant selon leurs affinités politiques, les USA et la Grande Bretagne pour les pays du Moyen Orient, l’Europe pour les pays du Maghreb. Par ailleurs, quelques  1200 milliards de dollars de capitaux arabes sont entreposés au niveau des banques se trouvant à l’étranger.

Marqueur en forte croissance de l’impérialisme culturel musulman, le développement du marché halal

Le marché du Halal, ce qui est licite (versus illicite, haram), concerne surtout l’agro-alimentaire, mais il s’étend également à d’autres produits comme les vêtements et les accessoires de culte. Le marché du halal est tellement dynamique qu’il fait l’objet de mouvements financiers et de cotations boursières. Par exemple, Thomson Reuters, en partenariat avec Ideal Ratings, a récemment lancé le SAMI Halal Food Index qui est une notation de sociétés cotées de l’industrie alimentaire auprès de l’OCI (Organisation de la Conférence islamique). La nourriture halal est une partie cruciale de la vie quotidienne des musulmans du monde entier… Sami halal Food Index ce sont les sociétés de transformation des aliments, la distribution, pêche, agriculture, de 15 pays membres de l’OCI, environ 270 entreprises avec une capitalisation de 114 milliards de dollars.
Le 6ème forum mondial du marché halal s’est tenu du 4 au 5 avril 2011 à Kuala Lumpur, en Malaisie. Le marché mondial des aliments halal est estimé à 635 milliards de dollars US. (données 2009).
En Europe seulement, le marché halal représente 67 milliards de dollars US. Selon l’organisme Halal Industry Development Corporation de Malaisie, les viandes représentent 10 p. 100 et les aliments transformés et boissons non alcoolisées 35 p. 100 de tous les produits halal à l’échelle mondiale.

Dernier marqueur de la colonisation des esprits : Al Jazeera France arrive

Les manoeuvres de Sarkozy avec le Qatar autour du sport présagent de la prochaine arrivée de la télévision d’Etat du Qatar, Al Jazeera.
La presse internationale a fait état des pressions de Sarkozy pour l’attribution du mondial de foot au Qatar en 2022. Sarkozy aurait même mouille Michel Platini dans l’opération qui s’est terminée en effet par l’élection du Qatar.
Les experts médias estiment que l’objectif du soutien de Sarkozy au Qatar pour le mondial, pour le rachat du PSG, les droits de diffusion et éventuellement le rachat d’Orange sport n’ont pour but que de préparer l’installation de la télévision qatari en France, le sport n’étant que le cheval de Troie (encore un!) du média le plus important du monde arabo musulman.

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Il est temps de conclureExiste-t-il un réel impérialisme culturel et économique arabo-musulman ?

La réponse est incontestablement oui, encore que son importance, comme le danger qu’il représente sont difficiles à chiffrer précisément même si, incontestablement, la France laïque résiste mieux là où d’autres pays sont en passe d’être littéralement submergés.

Pour autant des signes inquiétants sont là :

– Les dirigeants français et européens ignorent les déclarations « ordinaires » des arabo-musulmans en faveur de l’hégire, du djihad et de la charia, ils ignorent les interrogations comme celles de l’avocat américain David Yerushalmi qui, à l’issue d’une étude approfondie de l’économie islamique, interroge :« La charia est-elle un support inoffensif, apolitique, non djihadiste et éthique pour des produits et services financiers ? Ou est-ce une  solide construction théologico-politico-juridico-sociale qui vise à déstabiliser les nations et états séculaires de l’Occident ? »

– Nous constatons que les capitaux arabo-musulmans profitent de la crise, imputée en grande partie à la financiarisation de l’économie, pour imposer le jihad économique aux occidentaux, que d’autre part les occidentaux se plient à la charia pour attirer les pétrodollars sans que les investisseurs arabo-musulmans ne l’exigent puisqu’ils investissent déjà depuis longtemps dans des actifs titrisés plus d’une fois (comme l’interdit la charia), dans des actifs financiers non adossés à l’économie réelle comme le voudrait la charia et dans des secteurs d’activité comme l’hôtellerie, le luxe ou les casinos qui sont clairement haram.

– Nous constatons également que les occidentaux et les européens en particulier n’ont pas de scrupule à vendre leur patrimoine historique (les palaces, les hôtels particuliers parisiens) ni leur patrimoine économique (industrie automobile et tourisme) ni leur liberté de conscience (introduction du religieux dans l’économie).

– Nous constatons encore que les dirigeants français et européens se ruent sans discernement et avec force courbettes sur les ponts d’or des pétrodollars, qu’au prétexte de relever la situation économique, ils choisissent le court terme au détriment des générations futures.

– Nous constatons enfin une entreprise délibérée de répandre le salafisme, ou à défaut toutes les formes les plus radicales de l’islam dans le monde, y compris en Europe, s’appuyant sur les immenses possibilités financières des pays du Golfe, tout particulièrement de l’Arabie Saoudite.

De nombreux intellectuels s’inquiètent de l’islamisation des sociétés occidentales et de la pression permanente que subissent les non-musulmans qui ne se résignent pas à la transformation de leur culture, de leurs modes de vie, de leurs usages, de leurs règlements et de leurs lois. Ils ont d’autant plus de mérite à le faire que toute révolte contre cette remise en question de nos sociétés est combattue par ceux qu’il faut bien appeler leurs « idiots utiles », au nom de la lutte contre l’islamophobie et le racisme. Comme si l’Islam constituait une race !

Aria.

Avec la précieuse collaboration de Léon sans laquelle cet article n’aurait jamais vu le jour.



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Sources :

Finance islamique

Discours de Christine Lagarde au au II ème Forum Français de la Finance Islamique organisé par Secure Finance et la Chambre de commerce franco-arabe à Paris le 26 novembre 2008


ISLAMIC FINANCE : 17th World Islamic Banking Conference WIBC -Bahrain 22 -24 /11/2010
– FINANCE ISLAMIQUE : Le COFFIS Conseil Français de la Finance Islamique cycle de conférences le 8 et 9 octobre 2010 –
– ISLAMIC FINANCE : Report information and analyses  » Islamic Finance Saudi Arabia, Kuwait,Qatar, Bahrain and United Arab – Free Download
Finance islamique : France Sukuk lance un produit d’épargne).
2nd Annual Islamic Finance Paris Market Meeting

Halal
France : Laïcité : « De la créativité pour financer les mosquées »
A Look at the first ever Halal Food Investable Index
LDC achète la société Corico et s’allie en Espagne – ouest-france.fr
Tendances sur le marché mondial des aliments halal

Le Qatar, meilleur ami de la France : Les Français aboient, le viol passe.

Publié le

A l’occasion du viol d’une femme de chambre par un Qatari, l’auteur présumé des faits, membre de l’entourage de la famille princière du Qatar (qui n’a jamais été inquiété et avait pu à l’époque regagner son pays),nous apprenons que la victime a été sommée par le commissaire de renoncer à déposer plainte pour ne pas causer de problèmes.

«Moi si vous ne voulez pas laisser tomber, je vais classer cette affaire», se serait-elle entendu dire, selon son témoignage. Le dossier, selon Le Parisien, a d’ailleurs été classé par le parquet il y a plusieurs semaines. Selon des sources judiciaires citées par le quotidien, des investigations doivent être relancée, même si les possibilités de mettre la main sur le suspect sont jugées «très hypothétiques».http://www.20minutes.fr/article/740063/quand-affaire-dsk-relance-enquete-agression-sexuelle-femme-chambre-paris

Cette réaction d’un fonctionnaire de police en dit long sur l’indépendance de la police qui, en principe, nourrit la Justice. Comment un crime ou un délit signalé à la police remontera-t-il au Procureur de la République si une plainte n’est pas déposée ? La plupart des gens ignorent qu’ils peuvent saisir directement le Procureur.

Donc, le fonctionnaire de la police dissuade la plaignante de déposer plainte contre une éminence qatarie. Il sait que le Qatar est le meilleur ami de la France, que ses princes disposent dans notre pays d’un poids économique et politique de taille et que notre président Sarkozy en est un ami très cher.

Photo prise au Qatar extraite de Tripadvisor.com, Nicolas et Carla recevant leurs amis Qataris à l’Elysée

Nicolas Sarkozy a trouvé dans les dirigeants qataris, avec lesquels il avait noué des relations dès avant son élection, des partenaires pour sa « diplomatie de la réconciliation », désireux, comme lui, de « parler à  tout le monde ».

Libération des infirmières bulgares en Libye, crise libanaise, relations  la Syrie, conflit du Darfour : depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, le Qatar fait figure de joker diplomatique du président français.

La France et le Qatar, dont les armées sont dotées à  80% de matériel français, entretiennent depuis longtemps des relations étroites et sont liés depuis 1994 par un accord de défense. Le Qatar qui entend jouer un rôle diplomatique au Moyen Orient et en Afrique (Darfour) soutient la politique étrangère de Sarkozy et, en particulier son projet d’Union pour la Méditerranée ou ce qui en reste.

Résumé des investissements Qataris en France

Investissements Qatari en France.

Sources : divers et http://www.lepost.fr/portfolio/2011/06/01/2511934_le-qatar-en-france-l-emirat-place-ses-billes.html :

Immobilier
Immeubles haussmanniens, hôtels particuliers, l’immobilier de luxe français est prisé des investisseurs qataris. Ces dernières années, ils ont mis la main à Paris sur l’hôtel Royal Monceau, le Majestic et l’hôtel Gray d’Albion à Cannes. Depuis 2008, une disposition fiscale exonère les investisseurs du Qatar des plus-values immobilières en France.

Le frère de Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, émir du Qatar, a acquis en 2007 pour un prix estimé par les médias français entre 60 et 80 millions d’euros le prestigieux hôtel particulier Lambert, construit par Louis le Vau et décoré par Charles le Brun, à la pointe de l’Ile Saint Louis et entend y mener d’importants travaux qui ont suscité la colère des résidents de l’île, de l’association Paris historique et même de Michèle Morgan qui y a habité.. Il ne s’agit pas d’empêcher cette restauration, mais de remettre les choses dans le cadre d’une procédure claire, rigoureuse », a déclaré à l’audience Me Michel Huet, représentant de Paris Historique. Pour les défenseurs du propriétaire, cette rénovation très coûteuse doit au contraire être vue comme une opportunité. « C’est une chance inouïe pour notre pays d’avoir une belle restauration de ce qui mérite d’être restauré dans cet hôtel », a déclaré Jean Barthélémy, représentant du ministère de la Culture. »C’est un projet exemplaire qui ne peut être dénigré gratuitement. »

Qatari Diar, société détenue à 100% par Qatar Investment Authority a acheté en 2007 le Centre de conférences internationales de l’avenue Kléber, ancien hôtel Majestic construit en 1908, pour y créer le Peninsula Paris Hotel avec la participation de Hongkong and Shanghaï Hotels.

Les participations dans les entreprises françaises
En quête de notoriété internationale, le Qatar est aussi un vaste vivier de richesses et de partenariats. À l’image d’EADS dont le fonds Qatar Investment Authority contrôle 6% du capital, les entreprises françaises ne résistent pas aux sirènes qataries. Le riche état du Golfe posséde ainsi près de 8% du groupe Lagardère, 5% de Veolia Environnement, ou 1% de Suez.

Les affaires de sport
Décidé à développer son image par le sport, l’émirat avait confié en 2002 la création et l’organisation du Tour du Qatar au groupe français Amaury Sport. La première incursion du Qatar dans le football français intervient quelques semaines après l’attribution de la Coupe du Monde 2022 sur son sol. Les Qataris avait déjà racheté le club espagnol de Malaga en 2010 et ont récemment conclu unprestigieux partenariat maillot avec le FC. Barcelone.

Le football avec le PSG

Le Fonds souverain du Qatar, Quatar Investment Authority (QIA), devient actionnaire majoritaire du club de la capitale à hauteur de 70% en rachetant des parts à Colony Capital, le fonds d’investissement américain en charge du club depuis 2006. Lors de sa conférence de presse, Sébastien Bazin, l’homme de Colony Capital Europe, a évoqué ses « amis qatariens », parlant même de « grands frères ».

L’industrie du luxe
Comme le Prix de l’Arc de Triomphe – la course hippique internationale sponsorisée par le Qatar – le luxe et l’élégance à la française séduisent les investisseurs. Mi-mai, le Qatar Luxury Group, société lancée par l’épouse de l’émir du Qatar, a pris les rênes du maroquinier français Le Tanneur.

Courses hippiques

Le prophète Mahomet participait à des courses hippiques et des courses de chameaux, tradition qui perdure dans les pays musulmans dont le pur sang arabe reste un des symboles.

Mais est-ce que Mahomet participerait les 3 et 4 octobre prochains à l’une des plus prestigieuses manifestations hippiques du monde, le Prix de l’Arc de Triomphe, cette année le Qatar Arc de triomphe, à Longchamp ?

Au cœur du temple des courses de plat, l’hippodrome de Longchamp, redécoré à cette occasion aux couleurs du Qatar, offrira le programme le mieux doté d’Europe avec un total d’allocations de plus de 6,7 millions d’euros. Près des deux tiers de ces allocations sont attribués à la course la plus attendue du Week-end, le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, courue le dimanche 4 octobre.

Les chevaux sont certes des animaux formidables mais  brasser des sommes considérables pour organiser et financer des courses hippiques immanquablement adossées à tout un système de pari, cela est-il éthique et charia compatible ?

Selon un texte publié sur muslimfr.com, Islam et jeux de hasard, par Mouhamoud Patel, « il y a unanimité entre les savants musulmans pour considérer l’ensemble des formes de jeux de hasard (avec mise) …comme étant strictement interdites ». L’auteur précise : « … en jouant, on contribue à accentuer un peu plus le déséquilibre économique au sein de la société. L’argent de la majorité se retrouve ainsi monopolisé entre les mains d’une minorité, chose contre laquelle l’Islam a toujours lutté. » Pourtant, il suffit de se rendre auprès des guichets de pari des champs de courses ou des centres de PMU pour observer que, parmi la foule essentiellement masculine et d’origine très modeste, se pressent une majorité de maghrébins et d’africains musulmans.

Il semblerait que pour les paris hippiques, personne n’a estimé devoir faire appel à des charia boards. On se demande donc comment les propriétaires équins du Golfe et du Maghreb, ceux d’Égypte et du Soudan ont rendu compatible la pratique d’un sport respectable avec la pratique du jeu de hasard et comment ils gèrent les sommes colossales engendrées par les paris hippiques.

Investissements Français au Qatar

De son côté, la France s’installe au Qatar avec HEC et d’autres grandes écoles. Il n’est pas certain que ce type d’investissement soit équivalent de ceux du Qatar en France, d’abord parce que nous n’en avons pas les moyens financiers, ensuite parce que le Qatar est un marché de toute petite taille et que même s’il peut représenter la tête de pont de la France dans le Golfe, nous n’avons pas l’attrait des USA.

Il semble que nos investissements au !Qatar, de même que ceux du Qatar en France nous coûtent, si ce n’est de l’argent, des sacrifices. En effet, pour séduire les fonds souverains des pays musulmans, la France s’est lancée dans la finance islamique.

La finance islamique est à l’honneur en France depuis que Christine Lagarde a annoncé publiquement son intention de la mettre en pratique dans notre économie avec le soutien des universités de Lille et Strasbourg qui ont déjà ouvert des cursus de financement islamique et l’ouverture en novembre 2010 de celui de l’université Paris Dauphine.

Il n’est pas certain que les concessions économiques et diplomatiques faites par la France au Qatar rentrent dans le cadre d’une relation gagnant/gagnant. Et pour ce qui est du viol de Diane, il sera intéressant d’observer comment Sarkozy fera pour épargner son cher ami Qatari.

Lire aussi cet article de Christine Tasin sur Riposte laïque en date du 12 décembre 2011

http://ripostelaique.com/ils-vendent-la-france-au-qatar.html

Le poulet du Zimbabwe et les 428 poulets du Qatar

Publié le

Ce matin dans sa revue de presse sur Frane inter, Yvan Levaï rappelait qu’au 18ème siècle l’écart entre riches et pauvres était de Un à deux. Quand un pauvre mangeait un poulet, le riche en mangeait deux.

Aujourd’hui, l’écart entre riche et pauvres est devenu tellement large qu’entre le pays le plus pauvre du monde, le Zimbabwe et le plus riche du monde, le Qatar, l’écart est de un à 428 !

On comprend pourquoi Sarkozy est tellement ami avec l’émir du qatar, pourquoi il lui accorde de nombreuses faveurs, notamment l’exonération de la double imposition, et soutient ses investissements en France. Les modifications apportées à nos lois pour développer la finance islamique dans les banques et les universités, la création d’Euro-place pour rivaliser avec la City de Londres afin d’attirer les capitaux des fonds souverains des pays musulmans,  ont certainement à voir avec cette belle amitié

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/sport/20110304.OBS9117/mondial-2022-sarkozy-a-souffle-a-platini-de-voter-pour-le-qatar.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20090623.OBS1547/nicolas-sarkozy-recoit-l-emir-du-qatar.html

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/doha-sur-seine-ce-qatar-qui-aime-la-france_743673.html

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/le-qatar-ami-discret-de-paris_743498.html

Je n’ai pas vérifié les chiffes avancés par Yvan Levaï mais, à vue de nez, on sait bien qu’il n’y a pas de commune mesure entre les quelques 1 200 euros des smicards à plein temps (les femmes à temps partiel contraint touchent moins) et les rémunérations des patrons du CAC 40.

Yvan Levaï rappelait aussi que Bernard Tapie avait touché 45 millions d’euros à titre de préjudice moral, payé par les contribuables et que le Sidaction avait recueilli 3 millions d’euros, ce qui est considéré comme une belle somme.

Tant va la cruche en or massif des riches, à l’eau, qu’à la fin elle se transforme en pépites que les chercheurs d’or ne manqueront pas d’aller tamiser à la faveur de révoltes et peut être de révolutions à venir.

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