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Archives de Tag: Qatar

150 joueurs ^d’échecs boycottent deux compétitions en Arabie saoudite

 

http://ptb.be/telechargements/visuel-stop-daesh-boycott-de-l-arabie-saoudite

Les joueurs d’échecs semblent avoir plus de sens moral que d’autres sportifs puisque 150 d’entre eux refusent de participer aux deux compétitions organisées en Arabie saoudite.

Le 9 novembre, la FIDE a annoncé dans un communiqué que la prochaine série de championnat « World Rapid and Blitz Chess Championships », nommée « 2017 King Salman World Rapid and Blitz Chess Championships » pour l’occasion, aura lieu à Riyad du 26 au 30 décembre 2017.

D’après le journal israélien Haaretz, l’Arabie saoudite aurait versé à la Fédération deux millions de dollars pour obtenir les droits d’organiser l’événement sur les trois prochaines années.

La joueuse ukrainienne Anna Muzychuk a déclaré ne pas vouloir jouer à Riyad

http://www.chess-and-strategy.com/2017/11/boycott-du-tournoi-mondial-d-echecs-en-arabie-saoudite.html

La troisième joueuse mondiale, l’ukrainienne Anna Muzychuk a déclaré ne pas vouloir  jouer à Riyad même si cela implique de « perdre ses deux titre de championne du monde. Risquer sa vie, porter un abaya (tenue musulmane locale) tout le temps ?? Chaque chose a ses limites et le voile en Iran étaient largement suffisants », a-t-elle dit se référant à sa participation à un tournoi organisé dans la République islamique.

De son côté, le grand maître international Hikaru Nakamura a déclaré « Ce genre d’événement ne peut et ne devrait pas avoir lieu dans un pays qui ne garantit pas l’entrée à toutes les délégations de l’ensemble des fédérations, et qui possède des lois discriminatoires à l’égard des femmes et en fonction de la religion »

Le refus de ces joueurs est d’autant plus méritoire que les compétitions sont dotées de sommes très importantes.

Ce ne sont pas les footeux qui feraient preuve d’autant de grandeur et de dignité…

LC

http://www.i24news.tv/fr/actu/international/160360-171116-tournoi-mondial-d-echec-en-arabie-saoudite-plus-de-150-joueurs-vont-boycotter-la-competition

« Après l’Iran et l’Arabie saoudite, qui sera la prochain, la République populaire démocratique de Corée ? »

La Fédération internationale des échecs (FIDE) s’est attiré les foudres d’une centaine de joueurs professionnels à travers le monde et a été accusé de « dégradation morale totale », après avoir cédé le droit d’organiser deux des plus importantes compétitions d’échecs à l’Arabie saoudite.

Le 9 novembre, la FIDE a annoncé dans un communiqué que la prochaine série de championnat « World Rapid and Blitz Chess Championships », renommée « 2017 King Salman World Rapid and Blitz Chess Championships » pour l’occasion, aura lieu à Riyad du 26 au 30 décembre.

D’après le journal israélien Haaretz, l’Arabie saoudite aurait versé à la Fédération plus d’un million et demi de dollars pour obtenir les droits d’organiser l’événement sur les trois prochaines années.

Outre la question des droits de l’homme dans le pays organisateur – un régime ultra-conservateur- de nombreux professionnels ont soulevé des inquiétudes concernant la sécurité des joueurs, mais également l’impossibilité pour certains d’entre eux issue de pays rivaux, comme Israël, le Qatar ou encore l’Iran, de tout simplement participer à l’événement.

En signe de protestation, près de 150 joueurs ont annoncé qu’ils boycotteraient la compétition.

L’Arabie saoudite est l’un des nombreux pays musulmans à refuser l’entrée sur son territoire de citoyens israéliens. Or l’Etat hébreu est une nation très représentée dans la discipline et compte trois des meilleurs joueurs d’échecs de la planète qui ont d’ailleurs été officiellement conviés à participer aux tournois, d’après une liste publiée sur le site de la FIDE.

Le président de l’Association des joueurs d’échec professionnels et grand maître international d’échecs israélien, Emil Sutovsky, a condamné la décision de la FIDE d’accorder l’organisation des championnats à l’Arabie saoudite.

« Ce genre d’événement ne peut et ne devrait pas avoir lieu dans un pays qui ne garantit pas l’entrée à toutes les délégations de l’ensemble des fédérations, et qui possède des lois discriminatoires à l’égard des femmes et en fonction de la religion », s’est-il insurgé dans un communiqué.

L’ancien président de l’union des échecs en Europe, la European Chess Union, Silvio Danailov, a quant à lui accusé la FIDE de « dégradation morale totale ». « Après l’Iran et l’Arabie saoudite, qui sera la prochain, la République populaire démocratique de Corée ? », a-t-il lancé sur Twitter.

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Makro&friends @FIDE_chess total moral degradation.After Iran & Saudi Arabia what’s next, Democratic people’s Republic of Korea?Everyone who is going there is legalizing corruption and is a shame for  and humanity.

La joueuse ukrainienne a déclaré ne pas vouloir jouer à Riyad même si cela implique de « perdre ses deux titre de championne du monde. Risquer sa vie, porter un abaya (tenue musulmane locale) tout le temps ?? Chaque chose a ses limites et le voile en Iran étaient largement suffisants », a-t-elle dit se référant à sa participation à un tournoi organisé dans la République islamique.

« Organiser un championnat d’échecs dans un pays où les droits de l’homme basiques n’ont aucune valeur est horrible. Les échecs sont un jeu qui rassemble des gens très différents, ce n’est pas un jeu où chaque personne est séparée selon sa religion ou son pays d’origine », a déclaré Nakamura sur Twitter.

 

To organize a chess tournament in a country where basic human rights aren’t valued is horrible. Chess is a game where all different sorts of people can come together, not a game in which people are divided because of their religion or country of origin.http://www.fide.com/component/content/article/1-fide-news/10496-world-rapid-and-blitz-announcement.html 

Au sujet des visas accordés aux joueurs, « la FIDE n’a été informée de la part d’aucun joueur, de l’impossibilité de participer », a-t-elle annoncé, précisant qu’elle ferait tout pour s’assurer que chaque joueur étranger qui souhaite participer reçoive un visa.

Qatar : coupe mondiale de l’esclavage d’ici à 2022

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Notre gouvernement et nos zélites ont les amis qu’ils méritent. Voici ce qui nous attend s’ils restent en place. Qui pourrait faire pire ? C’est décidé, je vote pour le changement dès les municipales de mars 2014.

J’ai entendu des discussions où certains prenaient le parti du Qatar en alléguant qu’il n’était pas responsable de la maltraitance des ouvriers du chantier du mondial, que les entreprises qui les embauchaient étaient responsables et que si elles faisaient travailler des ouvriers dans des conditions dangereuses et mortelles, le Qatar n’y était pour rien. Ces arguments fallacieux ne servent qu’à blanchir la mafia de la Fifa et de toutes les parties du foot vraisemblablement corrompus comme il est dit dans l’article ci-dessus.

En droit international, il me semble sue le droit du travail du pays du chantier s’applique e cas de conflit. Dans ce cas, le Qatar est bien responsable.

En admettant que chaque entreprise « étrangère » ait signé avec le Qatar une convention le libérant de sa responsabilité vis à vis des ouvriers de la dite entreprise, le Qatar est encore responsable d’un point de vue moral.

Quant aux entreprises « étrangères » dénuée de capitaux Qataris ou pas, il appartient aux pays dont elles relèvent de faire respecter le droit du travail.

Quant aux amateurs de foot, il leur appartient de s’élever contre l’immoralité de la préparation de la coupe du monde.

L.C.

Le mondial, le Qatar et la danse des loups

Publié le 7 octobre 2013 par Hamdane Ammar – Article du nº 324 sur Riposte laïque

Selon le quotidien britannique The Guardian, 44 ouvriers népalais, travaillant dans des conditions qui s’apparentent à de l’esclavagisme et au travail forcé, sont morts durant le premier semestre de l’année 2013 sur les chantiers de construction au Qatar. La confédération internationale des syndicats ( ITUC) , estime dans un rapport qui accable les autorités qataries, qu’au rythme actuel des décès sur les chantiers de construction au Qatar, au moins 4000 ouvriers notamment asiatiques pourraient dire adieu à la vie, avant le coup d’envoi de la coupe du monde en 2022. Le coût humain sera élevé pour que le Qatar puisse organiser sa coupe du monde, afin de prouver que c’est un pays qui pèse et qui grandit.L’Occident doit en tenir compte. Désormais !
Les conditions de travail de ces ouvriers sont semblables à ceux des esclaves du moyen-âge. Le monde capitaliste occidental décadent, prisonnier de son matérialisme outrancier et immoral, est complice de ce qui se passe actuellement au Qatar, sinon coupable pour non assistance à personne en danger de mort. Le Qatar profite de la misère des autres pour acheter son prestige…
Où est passée la bonne conscience occidentale, celle qui délivre les attestations de moralité et de bonne conduite ici-bas? Mais devant la mangeoire remplie de pétrodollars, cette conscience détourne son regard sur la misère dans laquelle pataugent les moins que rien. Et les pleureuses professionnelles des droits de l’homme se manifestent uniquement contre les nations pauvres, celles qu’elles peuvent écraser comme des mouches mais quand elles ont en face d’elles, la puissance des pétrodollars, au mieux, elles se taisent, au pire, elles se font corrompre. Ainsi va le monde.
Comment faire admettre au commun des mortels que le Qatar, un minuscule et richissime état du Golfe persique qui n’a aucune expérience footballistique, ait pu obtenir l’organisation de la coupe du monde ? Il n’y a que l’appât du gain des instances du football mondial et la corruption à tous les niveaux qui l’expliquent. D’après le journal France-Football, le Qatar a arrosé tout le beau monde qui gravite autour du ballon rond.
En 2010, le comité exécutif de la FIFA a confié à l’émirat du Qatar le soin d’organiser l’événement le plus populaire de la planète en 2022, face à des nations qui en ont l’expérience et les infrastructures sportives adéquates. Grâce à l’argent qui sent le gaz, le Qatar s’est offert sa coupe du monde pour narguer ses cousins bédouins.
Où sont passées toutes ces organisations qui se réclament de l’humanisme et de l’antiracisme et qui vivent grâce aux impôts des Français face au drame que vivent des millions de travailleurs migrants dans les pays monarchiques arabes du Golfe Persique où la charia, la loi d’Allah, règne sans partage, au seul profit des musulmans mâles ? Seraient-elles devenues muettes telles des carpes ? La vue de l’argent roi du gaz, les aurait réduites au silence ?
Le monde entier sait qu’en Arabie Saoudite, au Qatar (et disons dans la région du Moyen-Orient) il est déconseillé d’être un népalais, un pakistanais, un bengali, un chinois, un hindou, un philippin, un tamoul, un bangladeshi, un africain car dans ces pays l’enfer existe sur terre au XXIe siècle avec la bienveillance d’Obama, de Cameron, et de Hollande.
Les roitelets arabes à peine sortis du VIIe siècle, peuvent pratiquer l’esclavage, car leurs parrains occidentaux sont prêts à les défendre jusqu’à la dernière goutte de pétrole. Dans ces royaumes moyenâgeux, tout s’achète, tout se vend et rien ne se perd, grâce à la baraka d’Allah.
Il est de notoriété publique que dans ces pays arabes pétroliers, l’esclavage et la traite des femmes sont pratiqués à grande échelle. Dès qu’un employé ou une domestique sont recrutés et dès qu’ils mettent les pieds dans ces pays, les passeports leur sont confisqués par les sponsors. Quant à leur rémunération, elle se fait au gré de l’humeur du patron-bédouin.
Ces damnés de la terre sont parqués dans des dortoirs tels des bêtes. Et pendant ce temps, l’Occident déroule le tapis rouge aux esclavagistes arabes.
Ce comportement n’est pas né de la dernière pluie qui s’est abattue sur Doha mais il date depuis 622 ( Hégire) de l’ère chrétienne. En effet, les textes coraniques considèrent les employés et notamment ceux qui sont infidèles comme les biens de leurs employeurs musulmans qui ont droit de vie et de mort sur eux. Mais cette pratique d’un autre âge, les citoyens occidentaux ne la subissent pas car la force de frappe de leur pays respectif fait réfléchir plus d’un bédouin…
Au moment où les ouvriers migrants apposent leur signature sur un contrat de travail qui ne leur reconnait aucun droit à part celui d’obéir à leur employeur, ils deviennent ses mamelouks ( ses possédés en arabe).
Dans ces pays, le droit du travail est bafoué constamment et le bureau international du travail ( BIT) paraît impuissant. L’oncle Sam veille sur les roitelets. Et en toute impunité, le Qatar, l’état qui est gâté par l’Occidental mercantile, fait la pluie et le beau temps. N’est-il pas responsable des malheurs des libyens, des syriens et de tous ses frères arabes qui s’entretuent telles des hyènes ?
La question sérieuse qui est posée à l’humanité est la suivante : « faut-il maintenir à Doha le mondial 2022 pour faire plaisir aux esclavagistes qataris ? »
Il faut abattre le mur de l’hypocrisie et cesser la danse des loups avec les bédouins qui ne reconnaissent que la loi du plus fort. L’Occident est en partie responsable des malheurs de ces travailleurs migrants ; il est le protecteur de ces esclavagistes dont l’esprit est resté figé au VIIe siècle. Pour eux, il n’y a que la charia qui fait force de loi et qui prévoit pour les damnés de la terre qui ne sont pas musulmans en terre d’islam : la soumission à Allah ou bien l’esclavage.
Dans la sourate 8 ( le butin versets 22 et 55, il est écrit :
«Les pires bêtes auprès d’Allah sont, en vérité, les sourds-muets qui ne raisonnent pas ».
« Les pires bêtes, auprès d’Allah, sont ceux qui ont été infidèles (dans le passé) et qui ne croient donc point ( actuellement) ».
Les travailleurs migrants qui ne sont pas musulmans dans les monarchies pétrolières arabes sont assimilés à des bêtes conformément aux enseignements coraniques.
En plus de pratiquer l’esclavage, ces pays font la promotion de l’islamisme et du djihad.
Les larmes de crocodile que les puissants versent sur les droits de l’homme, c’est pour se dédouaner des pratiques inhumaines du Qatar et de ses cousins wahhabites qui imposent leur marque de fabrique islamique à l’humanité entière. Ce micro état islamiste est dans son rôle de propager sa doctrine. N’applique-t-il pas à la lettre les enseignements coraniques ? Il est écrit dans la sourate 3 ( la famille d’Imran), verset 110 : « Vous êtes la meilleure communauté , qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers ». Comment après avoir lu ce verset, demander aux musulmans de se comporter humainement envers les non musulmans ?
Dans le coran, l’esclavage est reconnu et encouragé. N’est-il pas écrit dans la sourate 16 ( les abeilles verset 75: « Allah propose en parabole un esclave appartenant ( à son maître), dépourvu de tout pourvoir, et un homme à qui Nous avons accordé de Notre part une bonne attribution dont il dépense en secret et en public. Ces deux hommes, sont-ils égaux ? Louange à Allah ! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. »
De nombreux versets confirment que l’esclavage fait partie du corpus islamique notamment dans la sourate 4 ( les femmes) versets, 3, 24, 25, 36, 92, ainsi que dans les sourates 16 (les abeilles) verset 75, sourate 23 (les croyants) versets 5, 6, 47, sourate 24 ( la lumière) verset 33, sourate 30 ( les romains) verset 28, sourate 33 ( les coalisés) verset 52, sourate 70 (les voies d’ascension) versets 30, 31.
Dans shahih Bukhari, l’Envoyé d’Allah a dit : « Les esclaves affranchis appartiennent aux gens qui les ont affranchis. »
Selon l’imam Bukhari, rapporté par Buraïda, un compagnon de Mahomet : «Le Prophète envoya Ali à Khalid afin de ramener le cinquième du butin ( khumus) et je haïssais Ali qui avait fait ses ablutions après avoir joui (violé) avec une fille esclave. Je dis à Khalid : « ne vois-tu pas ce qu’a fait Ali ? » Lorsque nous rejoignîmes l’Envoyé d’Allah, je luis fais part de cette histoire. Il me répondit : « Ô Buraïda ! Est-ce que tu hais Ali ? Je luis répondis : oui. Il dit alors : « est-ce que tu le hais, car il mérite plus que le butin ? » Ce hadith réfute en bloc les explications que certains intellectuels musulmans contemporains donnent pour dédouaner l’islam, en prétendant que les esclaves femmes devenaient de fait les épouses de leurs maîtres. Hors Mahomet avait interdit à Ali son gendre de prendre une autre épouse aussi longtemps que Fatima ( sa fille préférée) vivrait. Ali s’était offert quatre épouses et des esclaves, juste après la mort de Fatima-Zohra( sa femme).
L’imam Al-Chaafi’i ( 767-820, fondateur de l’une des quatre écoles du sunnisme) a longuement disserté sur la réglementation islamique sur l’achat et la vente des esclaves dans son livre Al-Rissala.
Ibn Bûlan ( 1001-1066) un médecin arabe de Bagdad, dans son ouvrage : « Rissala fi chira Al-abid-épitre sur l’achat des esclaves » a longuement détaillé la pratique de l’esclavage islamique.
Et sans oublier aussi Ibn Khaldoun ( 1332-1406) dans son livre ‘ Muqadima’ où il donne les recettes de l’achat et de la vente des esclaves.
Et pour mieux comprendre l’islam et l’esclavage, il faut lire l’excellent livre de l’anthropologue Tidiane N’Diaye, le génocide voilé- éditions Gallimard 2008.
Mais où est donc passé l’islam des lumières, que défendent bec et ongles, Malek Chabel, Dounia Bouzar et Tareq Oubrou ? Ont-ils oublié que, jusqu’en 1961, les marchands d’esclaves exerçaient leur métier face à la Maison d’Allah ( Beit Haram) à la Mecque en toute liberté ? Sont-ils atteints d’amnésie et de cécité quand la dignité humaine est bafouée par le coran?
Hamdane Ammar

Le coup de boule de Zidane vénéré au Qatar

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Je vous laisse apprécier cet article de Boulevard Voltaire que j’approuve inconditionnellement.

L.C.

Zidane, une statue qui en dit long

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Le 7 octobre 2013 Joris Karl Journaliste.

C’est le bon vieux coup de boule de la racaille. Un trait de génie, point (de suture) final pour l’adversaire. À l’extrémité frontale de sa carrière, un soir de finale de Coupe du monde, notre bon vieux Zizou national renouait avec les pires gestes des pires matchs de bas de HLM. Nous étions en 2006, et l’artiste quittait le pré sur un ultime retour aux sources.

Au moins, Depardieu avait la beauté du geste, la classe du coup de tronche, quand dans ses films avec Pierre Richard il nous expliquait que « ça venait de là » (en montrant sa poitrine). En guise d’adieux, le joueur mythique des années black-blanc-beur nous a fourgué, lui, un minable sketch : trois secondes tout juste dignes d’un afteralcoolisé, un matin grisâtre en bord de Seine. Sa “victime”, Materrazzi, fidèle à la tradition de comédie des footeux ritals, n’en demanda pas moins, roulant sous la douleur et les caméras de la Terre entière!

Six ans plus tard, sur l’esplanade de Beaubourg, l’impensable arriva, concrétisé par un “artiste” contemporain qui magnifia l’agression physique par une statue de cinq mètres de haut. Un bronze de plusieurs tonnes, lâché de bon matin par Adel Abdessemed, nouveau Rodin low-cost adulé des bobos. Une « trentaine de présidents de districts de football avaient demandé à Zidane de réclamer le retrait de la statue, l’estimant “contraire à l’étique sportive” », rappelle la Tribune de Genève. Mais ces réactionnaires n’avaient évidemment rien compris à ce monument sompteux, « ode à la défaite » selon les élites !

Les places de France avaient connu les statues équestres de Louis XIV, les soldats et les Marianne grandioses de nos monuments aux morts. Mais ça, c’était avant.

Le coup de boule de Zidane, c’est une certaine idée du vivre ensemble, sacralisé par un plasticien algérien connu pour ses “œuvres” sublimant… la maltraitance des animaux… La “création” passa ensuite l’été en Italie à Pietrasanta, avant d’être acquise par… le Qatar !

Oui, c’est chez l’hôte de la Coupe du monde 2022 que trônera désormais la statue. On est bien loin des dribbles de l’ange vert (Dominique Rocheteau), des feuilles mortes de Platini ou des envolées de Yachine (gardien de buts légendaire de l’URSS). Ces joueurs ont symbolisé la beauté absolue du football. Ceux qui furent des modèles sont aujourd’hui relégués en deuxième division de la ringardise. En 2013, il nous faut des bad boys, des voyous, des Zlatan qui crachent et miment le flingue dans la tête des arbitres, des Samir qui insultent le public…

Par la mise en valeur du geste de Zidane, l’émirat envoie un message qui vient des profondeurs. Zidane, pour beaucoup, c’est l’Arabe qui met à bas le salaud d’Européen. Peu importe le résultat. C’est le geste qui compte. Après l’inauguration de la statue, jusqu’au 4 janvier, le Musée arabe d’art moderne de Doha présentera une expo consacrée à ce même Adel Abdessemed. Son intitulé ? « L’âge d’or ». Méditez sur cette association… vous allez comprendre.

Naufrage à Lampedusa : honte à l’Erythrée et à la Somalie

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Une fois de plus, un bateau qui transportait environ 500 clandestins a coulé ce jeudi au large de l’île italienne de Lampedusa faisant des centaines de victimes, le bilan définitif n’est pas encore connu.

http://www.leparisien.fr/international/naufrage-de-migrants-a-lampedusa-au-moins-50-victimes-03-10-2013-3192665.php

Les clandestins, parmi lesquels se trouvaient aussi des femmes et des enfants, étaient en majorité issus de Somalie et d’Érythrée. L’un des passeurs repêchés était tunisien. Le bateau était en provenance des côtes libyennes. L’internationale de la misère et du crime, en quelque sorte.

Le Pape a exprimé sa honte face au drame et l’Italie entière va observer une minute de silence.

L’Érythrée et la Somalie ont-elles honte ? Vont-elles aussi observer une minute de silence?

Les bobo-bonnes âmes vont s’apitoyer sur ce drame au nom de la repentance des nations coupables de colonialisme, d’esclavagisme, de mondialisme, de capitalisme et de droitdel’hommisme. Il serait pourtant grand temps de demander des comptes à ces pays qui reçoivent de l’aide internationale-1,8 milliards d’euros en septembre 2013-, trafiquent, maltraitent leur peuple au point qu’il prend des risques insensés pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, respirer loin des guerres tribales et manger à sa faim.

Que font les gendarmes du monde pour les Érythréens et les Somaliens ? Ils sont moins humains que les Syriens ou les Irakiens ou les Afghans ? Ils n’intéressent personne parce qu’ils ne dorment pas sur du pétrole ou le trajet d’un oléoduc ?

Les Érythréens fuient la dictature la plus terrible du monde

Le Journal Le Monde nous donne quelques clefs pour comprendre le silence de la communauté internationale sur la dictature erythréenne et, tiens, surprise, nous retrouvons notre ami Qatari comme soutien à la population sunnite du pays et, surtout soutien financier aux terroriste somaliens d’Al-Chabab que je croyais que la France avait combattu au Mali.

Aujourd’hui, les 5 millions d’Ery-thréens ont perdu l’envie d’espérer. Ils ont combattu pour la liberté et vivent désormais dans une prison à ciel ouvert. Cette dictature militaro-nationaliste, d’inspiration marxiste, est la plus brutale d’Afrique. Elle est tenue par un homme, Issayas Afewerki, ex-chef des rebelles du Front populaire de libération de l’Erythrée, qui depuis vingt ans se maintient au pouvoirpar tous les moyens.

Pour quitter le pays, il faut obtenir un permis de sortie auprès des autorités, qui refusent les demandes quasi systématiquement. Environ 3 000 Erythréens parviendraient chaque mois à traverser les différentes frontières du pays, au risque d’être abattus par les soldats qui patrouillent.

Pourquoi la communauté internationale est-elle si discrète sur l’Erythrée ?Accusée par les Etats-Unis de soutenir Al-Chabab, le mouvement islamiste somalien rallié à Al-Qaida, l’Erythrée, en partie soutenue financièrement par le Qatar, n’est toutefois pas une priorité pour la communauté internationale. »L’intervention en Somalie au début des années 1990 l’a suffisamment traumatisée, et, aujourd’hui, elle craint qu’en touchant à l’Erythrée cela déstabilise toute la Corne de l’Afrique », juge Alain Gascon, géographe et professeur à l’Institut français de géopolitique. Une chute du régime pourrait aussi entraîner des troubles le long de la mer Rouge, une route commerciale cruciale pour le trafic mondial de marchandises.

« L’Ethiopie est aussi partisane du statu quo, ajoute ce spécialiste de la région. Elle ne voudrait pas que plusieurs dizaines voire des centaines de milliers d’Érythréens fuyant leur pays viennent s’installer comme réfugiés sur son territoire. »

La Somalie , empire de la corruption

Dans un article de ce jour le journal Le Monde dresse un tableau désastreux de la Somalie qui fait régulièrement parler d’elle avec ses terroristes et ses pirates. Les Chebab continuent à contrôler le pays où ils rivalisent avec les politiques en matière de corruption, de taxation sauvage et de droits de péage pour circuler à travers le pays.

En 2010, selon l’enquête de Transparency International, la Somalie avait le plus mauvais indice de perception de la corruption de tous les pays du monde, avec un IPC de 1,1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Somalie

En effet les Chebab profitent de la dictature du gouvernement qui à son tour profite de  la terreur entretenue par les chebab.

Au fil des mois, ils ont intensifié une campagne de terreur – jusqu’au Kenya voisin avec l’attaque meurtrière d’un centre commercial à Nairobi, le 21 septembre. Dans les villes, le nombre d’attaques à la grenade ou aux engins explosifs improvisés (IED) et d’assassinats ciblés a doublé par rapport à 2012. Elles se comptent désormais en dizaines chaque jour, selon le bilan méthodique de NSP (NGO Safety Program for Somalia/Somaliland). Certaines sont organisées par d’autres acteurs que les Chabab (rivalités claniques, politiciens écartés du jeu, etc.). Mais selon une source de NSP, « 85 % à 90 % des assassinats et attaques à la grenade sont attribuables aux Chabab, comme 95 % des explosions d’IEDs ».

Cheval de Troie : lancement mardi 20 août de Al Jazeera America

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«Al Jazeera est l’un des outils diplomatiques et politiques les plus utilisés du Qatar dans les négociations pour améliorer les relations avec d’autres pays»

Câble communiqué par WikiLeaks

Al Jazeera America (AJAM) sera lancée mardi 20 août aux Etats-Unis, sur quelques chaînes câblées dans quelques villes, une opportunité très attendue par le Qatar qui a vu son influence diminuer dans le monde arabe malgré son soutien aux Frères musulmans contre l’influence salafiste.

La chaîne Qatarie a embauché 850 personnes  pour travailler dans 12 bureaux à travers les Etats-Unis (soit un total de 70 dans le monde). Le lancement d’Al-Jazeera America a été rendu possible par le rachat en janvier 2013,de la chaîne câblée Current TV, cofondée en 2005 par l’ancien vice-président Al Gore qui a fait fortune dans les énergies renouvelables, comme disent certaines mauvaises langues, « avec l’argent du pétrole sans le pétrole ». 

On se demande pourquoi, si la chaîne sert les intérêts des USA, elle ne s’y est pas implantée plus tôt. On peut imaginer que ce projet ne date pas d’hier et qu’il faut du temps pour le mettre en oeuvre mais, d’après plusieurs médias , la chaîne aurait perdu audience et crédibilité dans les pays arabes où sa concurrente, Al arabiya  financée par un prince saoudien gagne régulièrement des parts de marché.

Les Américains nourriraient-ils l’illusion de pouvoir orienter AJAM de l’intérieur ou identifier ses informateurs liés au terrorisme ? Les moyens ne devraient pas poser problème tant la foule de journalistes confirmés est grande qui se presse aux portes de la chaîne. Grande est aussi la malice du Qatar qui a tant œuvré pour sauver les apparences qu’Al Jazeera a reçu en 2012 un Peabody Award pour Sheikh Jarrah, My Neighborhood qui donne la parole de tous les acteurs de l’expulsion d’une famille palestinienne de leur logement à Sheikh Jarrah, un quartier de Jérusalem Est. http://www.truah.org/issuescampaigns/justiceforjerusalem/insideneighborhoods/sheikh-jarrah/my-neighbourhood.html. Ce documentaire serait à l’image de ce que AJAM promet à ses futurs abonnés : inédit, exhaustivité, débat et objectivité.

On ne répétera jamais assez que seuls comptent les actes. Si le Qatar avait réellement l’intention de promouvoir la démocratie au sein de son bras médiatique, il l’aurait déjà généralisé dans ses œuvres nationales. Or le Qatar reste une dictature islamique , une monarchie absolue qui pratique l’esclavage et enferme ses femmes.

Au mois de juin dernier des sportifs français avaient eu le courage de témoigner de l’horreur de leur séjour captif au Qatar : 

Karim Zmerli et Lilia Ben Rejeb qui ont enquêté1, mettent en garde les Français en général mais surtout ceux d’origine maghrébine.

«En voulant gagner de l’argent, vous risquez de perdre votre dignité, votre liberté et même votre humanité, préviennent Zmerli et Ben Rejeb. Le Qatar que certains médias français vous décrivent de manière fallacieuse comme un Eldorado, n’est pas celui que vous allez découvrir une fois là-bas. Cette propagande que le Qatar entretient grâce à l’argent et à son puissant réseau politique et médiatique français, de gauche comme de droite, a brisé des rêves et détruit des familles. Avant de vous laisser entraîner par une utopie qui risque de tourner au cauchemar, aillez le réflexe du Premier ministre Jean-Marc Ayrault : « Le Qatar ? Avant d’y aller, je réfléchirai » »

http://www.postedeveille.ca/2013/06/des-sportifs-francais-temoignent-le-qatar-pratique-lesclavage-la-fifa-alertee.html#more

Le Qatar est un pays où le droit d’association est interdit, où les partis politiques et syndicats le sont tout autant. Où le droit n’est qu’une notion molle qui doit coller à l’humeur des princes, avec, à la clé, lettre de cachet, peine de mort et châtiments corporels. Le million d’ouvriers étrangers qui travaille dans cet émirat est, les syndicats internationaux et les ONG le soulignent, « soumis à une forme d’esclavage moderne ». Privés de passeport, ces « esclaves » vivent en camps sous l’autorité de la police et des leurs « parrains ».

 Ne parlons pas des droits d’une presse qui n’existe pas. Est-il venu à l’idée d’un seul pèlerin de Doha de prendre des nouvelles du poète Al-Ajami condamné à 15 ans de prison pour avoir osé réclamer que le « printemps arabe » touche aussi le Qatar ? Est-il venu à l’esprit d’un seul de ces invités d’interroger l’émir : « comment peut-on, dans votre Forum, discuter de ‘Démocratie nouvelle ou restaurée’, alors que cette vertu n’existe pas dans votre pays ? » http://leplus.nouvelobs.com/contribution/879882-le-qatar-est-loin-d-etre-un-regime-exemplaire-pourquoi-devrions-nous-le-taire.html

Al Jazeera America est-elle un cheval de Troie de l’Oumma en Amérique ou un allié du grand démon capitaliste destiné à rassembler ses ennemis musulmans pour mieux les contrôler ? En effet, plusieurs interlocuteurs laissent entendre que d’importantes négociations sont menées depuis des années entre Al Jazeera et le gouvernement américain afin de maintenir un solide lien diplomatique, malgré des dissensions apparentes, entre l’Occident et le Moyen-Orient. http://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/GONZALEZ_QUIJANO/47701

Si le gouvernement américain pense réellement qu’il va se mettre Al Jazeera dans la poche, je pense que, à l’image de nos dirigeants, il se trompe lourdement parce que les systèmes d’espionnage et de manipulation occidentaux ne seront jamais aussi forts que la volonté de mener le djihad à son terme pour fortifier l’oumma grâce à l’outil de la takkiya. Les Musulmans sont en train de faire rentrer des chevaux de Troie dans tous les pays occidentaux assez vaniteux pour penser qu’ils peuvent contrôler l’impérialisme économique musulman. Les Occidentaux s’imaginent qu’ils peuvent tirer les marrons du feu des dissensions intra musulmanes entre chiites, salafistes, sunnites et Frères musulmans. Ces dissensions ne sont qu’apparence car il n’y a qu’une oumma et Al Jazeera comme Al Arabiya en sont la voix.

Nous avons l’habitude de louer les médias américains et, surtout l’indépendance et le professionnalisme de leurs journalistes. A voir la foule de journalistes qui se précipitent pour travailler à AJAM, je me pose des questions …Tout fout le camp, ma brav’ dam’ ;-(( … et c’est pour cela qu’Internet est la 8ème merveille du monde grâce à laquelle moi, La Connectrice, je peux vous offrir réinformation et opinion personnelle en toute indépendance.

Documentation

Les accusations selon lesquelles Al Jazeera sert la politique étrangère de l’État qui l’accueille ne sont pas nouvelles, et des documents publiés antérieurement se réfèrent au média comme à «l’un des outils diplomatiques et politiques les plus utiles du Qatar,» susceptible d’être utilisé comme «un outil de négociation pour améliorer les relations avec d’autres pays.» Un autre document presse le sénateur John Kerry d’aborder le sujet d’Al Jazeera avec le gouvernement qatari à l’occasion d’une visite dans le pays du Golfe: «Il existe de nombreux précédents d’un dialogue sur Al Jazeera dans le cadre de l’amélioration des relations bilatérales», peut-on y lire.

Malgré ces affirmations venant de sources diplomatiques américaines, à la fois la chaîne et le gouvernement qataris insistent sur son indépendance éditoriale et sa totale liberté.

Al Jazeera est dans la tourmente. Deux ans après le début des révoltes dans le monde arabe, la chaîne qatarie est de plus en plus isolée. Accusée de partialité dans la couverture des révolutions dans le monde arabe, la télévision de l’émirat parviendra-t-elle à survivre ?

Difficultés en Egypte

Depuis l’éviction de Mohamed Morsi par l’armée, Al Jazeera vit ses pires heures en Egypte. Juste après l’annonce de la destitution de Morsi, Al Jazeera avait diffusé un enregistrement, mal filmé, dans lequel il réaffirmait être encore Président. Après son arrestation mercredi 03 juillet, les locaux de la chaîne qatarie, accusée d’être proche des islamistes, ont été fouillés et fermés sur ordre du procureur. Lundi 08 juillet, lors d’une conférence de presse tenue par les militaires, un journaliste d’Al Jazeera, à été pris à partie et chassé par ses confrères égyptiens. En même temps, plusieurs collaborateurs de la chaîne en Egypte, ont annoncé leur démission. “Un désaccord sur la ligne éditoriale” avait expliqué lundi un responsable d’Aljazeera à Doha.

« Certains nouveaux collaborateurs du bureau d’Al-Jazeera-Mubasher (la chaîne en direct du groupe) en Egypte, qui ont leur propre appréciation de la situation dans le pays, ont décidé de quitter la chaîne », a déclaré à l’AFP un responsable sous couvert de l’anonymat.

Al Jazeera peut-elle survivre?

Est-ce la fin d’Al Jazeera? Après 17 ans d’existence, la chaîne qui a longtemps été un média de référence dans le monde arabe, est aujourd’hui associée à un média de propagande, plutôt qu’à une chaîne d’information. Surfant sur la vague des printemps arabes, elle a perdu beaucoup de sa crédibilité. Plusieurs de ses journalistes dénoncent sa ligne éditoriale et claquent la porte, notamment son directeur, Wadhah Khanfar qui a quitté son poste en septembre 2011, et la présentatrice vedette Eman Ayad, en janvier 2012. “Il n’y a plus de journalisme indépendant” déclare le libanais Ali Hashem, un ancien correspondant d’Al Jazeera à Beyrouth après sa démission. “Les chaînes de télévision se sont transformées en partis politiques, poussant l’agenda de forces extérieures” déclare-t-il dans une interview à RT.

Al Jazeera peut-elle survivre aujourd’hui? La chute des régimes dictatoriaux a libéré les médias et Al Jazeera n’a plus le monopole de l’information. L’expansion du groupe n’a toutefois pas été arrêté. Après ses chaînes sportives à grand succès, Al Jazeera se lance en France, avec une chaîne d’information en continue francophone. et prépare également un lancement aux États-Unis.

OLJ/Agences | 19/08/2013

Moins de pubs, plus de reportages aprrofondis... Al-Jazeera promet de devenir le plus gros groupe de télévision au monde. Stan Honda/AFP
Moins de pubs, plus de reportages aprrofondis… Al-Jazeera promet de devenir le plus gros groupe de télévision au monde. Stan Honda/AFP
 
MÉDIAS Le groupe qatari lance demain la chaîne aux USA, tout en s’apprêtant à affronter de nombreux obstacles.

Fort d’un porte-monnaie bien garni, d’un agenda ambitieux et d’une brochette de reporters célèbres, le groupe qatari al-Jazira lance demain sa nouvelle chaîne d’information aux États-Unis, promettant de révolutionner le journalisme télé et de surmonter certaines réticences du public américain. Al-Jazeera America sera dans un premier temps reçue par 40 millions de foyers à travers le pays. Si elle prévoit de démarrer avec un taux d’audience relativement faible, la chaîne compte s’étendre davantage et frapper un grand coup face à la concurrence féroce des trois géants de l’information en continu : CNN, MSNBC et Fox News. Elle proposera chaque jour aux téléspectateurs américains 14 heures de direct, des documentaires et débats, ainsi qu’à chaque heure pleine un bulletin sur les dernières nouvelles de la journée. Mais là où la chaîne veut vraiment faire la différence, c’est sur la diffusion de reportages approfondis et long format, un aspect souvent négligé par les grands groupes télévisés. « Nous savons que les Américains veulent une couverture en profondeur des sujets d’actualité qui comptent pour eux », explique Ehab al-Shihabi, directeur général par intérim d’al-Jazeera America. « Ils veulent plus de reportages impartiaux et moins de prises de position, c’est exactement ce que fait al-Jazeera. »

Des experts soulignent cependant que le groupe qui appartient à la famille souveraine du Qatar doit se préparer à une bataille difficile pour conquérir des parts d’audience aux États-Unis, en particulier en raison de son histoire au Moyen-Orient. La chaîne est en effet connue pour avoir diffusé dans le passé des messages vidéo d’el-Qaëda ou d’Oussama Ben Laden. Certains conservateurs estiment que le groupe est encore aujourd’hui anti-Occident. « Al-Jazeera a déjà joué un rôle dans la radicalisation de musulmans à l’étranger en vue de transformer les Américains en cibles de terroristes », a accusé Cliff Kincaid, directeur du lobby Accuracy in Media. Mais Ehab al-Shihabi veut croire que les Américains se détacheront de cette image une fois qu’ils auront visionné les programmes proposés : « Nous investissons actuellement massivement en publicités et en stratégie de marque (…) Je suis sûr qu’en peu de temps al-Jazeera va devenir populaire. »

…« Nous voulons raconter les histoires qui ne sont pas suffisamment couvertes, nous voulons parler aux communautés qui ne sont pas assez suivies. » L’ancien présentateur de NBC John Seigenthaler voit, lui, al-Jazeera comme une chaîne fournissant « un peu plus de fond, un peu plus de perspective, un peu plus de contexte, bref ce que l’on recherche dans le journalisme ».

Pour mémoire

Al-Jazeera joue gros avec le lancement de sa chaîne américaine

Al-Jazeera rachète Current TV, la chaîne d’Al Gore, et s’étend aux Etats-Unis

La crédibilité entamée d’al-Jazeera et d’al-Arabiya

Au total, 850 personnes ont été embauchées pour travailler dans 12 bureaux à travers les Etats-Unis (soit un total de 70 dans le monde). Le lancement d’Al-Jazeera America s’inscrit dans le sillage du rachat, annoncé en janvier, de la chaîne câblée Current TV, cofondée en 2005 par l’ancien vice-président Al Gore.

La présidente d’Al-Jazeera America, Kate O’Brian, a promis que la nouvelle chaîne allait « éviter les commentaires d’experts ou les dernières folies des célébrités », pour couvrir « tous les sujets qui doivent être couverts ». Al-Jazeera ne diffusera en outre pas plus de six minutes de publicité par heure, comparé à 15 minutes pour la plupart des autres chaînes.

Le quartier général d’Al-Jazeera America sera à New York, près de Penn Station. A Washington, Al-Jazeera récupérera les studios autrefois occupés par ABC au sein du « Newseum », à quelques blocs de la Maison Blanche et du Congrès.

Avec 

A l’occasion de la vente par Al Gore de sa chaine cablée Current TV au Qatar, début 2013 , des internautes facétieux ont ressorti une vieille vidéo de l’époque Bush par Mad-TV parodiant Al Jazeera sous le titre « Death to America »  Bien Vu et hilarant 

Le Qatar poursuit sa main mise sur Paris en s’appropriant Le Printemps et son histoire

Publié le

Le Parisien publie cette information économique importante dans sa rubrique « mode » de son supplément « La Parisienne » ! Le Qatar est-il désormais l’arbitre de la mode française ?

Mode

Le Printemps reconverti en centre commercial de luxe, 226 emplois menacés

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Le Printemps pourrait se transformer en centre commercial de luxe. ( Thomas Samson )

24.04.2013, 18h55 | Mise à jour : 18h59

Après la Samarataine, c’est un autre grand magasin mythique qui pourrait bien évoluer.  LePrintemps, qui doit être racheté par un groupe d’investisseurs qataris, pourrait devenir un centre commercial de luxe. Les emplacements seraient loués au prix fort à des marques prestigieuse, menaçant ainsi 226 emplois, selon le site Mediapart.
D’après des documents internes que s’est procuré Mediapart, le magasin-amiral du Printemps sur les Grands Boulevards parisiens, «le seul qui intéresse les acheteurs qataris», sera radicalement transformé après le rachat et «n’aura plus grand-chose à voir» avec le grand magasin actuel. 

 

Le futur plan d’action, baptisé «Arthur 3» a servi à vendre le projet de rachat aux qataris et a été signé par les parties le 21 décembre. Toutefois, selon la direction du Printemps, ce plan, sur lequel figure uniquement la mention «projet», n’existe pas. Selon les documents publiés par Mediapart, il «prévoit la suppression totale du rayon enfant, du rayon bain, la division par deux des produits de la maison, des arts de la table, des meubles».

Selon Bernard Demarcq, secrétaire général du syndicat UGICT-CGT du Printemps, contacté par l’AFP, le rayon lingerie devrait également être réduit de moitié. L’objectif est simple: transformer le Printemps en temple du luxe, dédié aux marques haut de gamme, et destiné à attirer la riche clientèle de touristes étrangers. Avec en ligne de mire un doublement du chiffre d’affaires d’ici 2019, et des taux de marges de 38% pour l’horlogerie et de 36,7% pour les chaussures, rien que dans le bâtiment abritant actuellement le Printemps de l’Homme, qui sera entièrement repensé.

Rien que sur cet espace Homme, les acheteurs prévoient de dégager 152 millions de ventes supplémentaires en augmentant la surface de 78%, pour y accueillir les grandes marques internationales comme Vuitton, Hermès, Saint Laurent, Gucci, Dior. Chacune d’entre elles devra louer «à prix d’or» les espaces dont elle souhaite disposer. Les mêmes transformations seront adoptées pour la Beauté et la Maison, avec chaque fois pour objectif de rassembler les marques les plus haut de gamme et exclusives, qui géreront tout par elles-mêmes, y compris les salariés.

D’après les syndicats du Printemps, qui ont reçu copie des documents par Mediapart, «ce sont au moins 226 postes qui seront supprimés, des salariés des marques mais aussi des salariés Printemps dans la centrale d’achat, la logistique, la comptabilité et dans les réserves si la direction met en place ce projet Arthur 3», a dit M. Demarcq.

«Les Qataris ne veulent pas s’embarrasser de salariés et veulent aller vers la concession, c’est-à-dire que toutes les activités seront cédées aux marques de luxe qui, elles, emploient souvent des intérimaires qui ne bénéficient pas de la même protection sociale que celle des salariés Printemps», a-t-il expliqué. «Le Printemps ne sera plus qu’une coquille vide», a conclu M. Demarcq

Pour en savoir plus

La France accueille environ 10 % des investissements du Qatar à l’étranger. Le Qatar est très présent dans les grandes entreprises françaises avec des participations dans Total (3 %), Vinci (7 %), Lagardère (12 %), Veolia Environnement (5 %), LVMH (1 %) ou Vivendi (3 %). Il possède par ailleurs des hôtels de luxe, le club de football Paris-Saint-Germain (PSG) et a investi dans l’achat de droits télévisés et le marché de l’art.

VIOLENTES CRITIQUES EN FRANCE

Ces prises de participation tous azimuts ont suscité de violentes critiques en France, deuxième récipiendaire des investissements du Qatar, derrière leRoyaume-Uni (27 %). Une annonce avait également suscité une forte polémique en pleine campagne pour la présidentielle. Le richissime émirat gazier avait évoqué fin 2011 un projet de fonds pour les banlieues françaises doté de 50 millions d’euros, à la suite d’une visite au Qatar d’élus de quartiers en difficulté. Le nouveau gouvernement de gauche a finalement donné son accord, à condition d’y être associé.

Nicole Bricq a indiqué avoir proposé à ses interlocuteurs au Qatar de « constituer un fonds qui nous permette de financer ensemble des opérations à l’export ». Fin novembre, la Caisse des dépôts, groupe public français, et Qatar Holding LLC, émanation du fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), avaient annoncé la création d’un fonds de 300 millions d’euros qui investira dans des PME françaises.

La ministre a souligné être venue au Qatar avec des entreprises françaises intéressées par les perspectives qu’offrent la tenue dans ce pays d’événements sportifs dont la Coupe du monde de football en 2022 et le championnat mondial de handball en 2015. « Avec les entreprises qui m’accompagnent, nous avons présenté tout le savoir-faire de l’offre française en la matière », a-t-elle dit, soulignant que les autorités du Qatar souhaitent des projets de construction « le moins polluants possible ».

Bourse de Paris : Les investissements du Qatar en France

20/02/2013| 19:29
Le fonds immobilier Rreef, appartenant à Deutsche Bank, est entré en négociations exclusives avec le groupe financier italien Borletti associé à des investisseurs du Qatar pour leur céder ses 70% dans le groupe français Le Printemps, ont annoncé conjointement mercredi Rreef et Borletti. (voir )

Voici la liste des principaux investissements connus du Qatar en France, qui entrent dans le cadre d’une stratégie européenne de l’émirat :

MÉDIAS

LAGARDERE – Qatar Holding, une des branches d’investissement du fonds souverain Qatar Investment Autority (QIA), détient 12,83% du capital du groupe de médias, selon des données Thomson Reuters.

QIA avait dit en mars 2012 se réserver la possibilité d’augmenter encore sa participation dans Lagardère – groupe qui détient 7,5% d’EADS – sans en prendre le contrôle et envisager de demander à siéger au conseil de surveillance.

VIVENDI – Qatar Holding détient 1,67% du capital du groupe de télécoms, maison mère de l’opérateur téléphonique mobile SFR, selon des données Thomson Reuters.

INDUSTRIE

VINCI – Le Qatar possède environ 5,5% du capital, ce qui en fait le deuxième actionnaire du numéro un mondial du BTP et des concessions derrière les salariés.

VEOLIA ENVIRONNEMENT – L’émirat détient 4,7% du capital, ce qui en fait l’un des cinq premiers investisseurs du groupe de services aux collectivités.

TOTAL – Le PDG du groupe pétrolier Christophe de Margerie a annoncé en avril 2012 que le Qatar avait augmenté sa participation à 3%.

LUXE

LVMH – Le Qatar est devenu actionnaire du groupe en 2011 en acquérant 1% du capital, selon le document de référence du numéro un mondial du luxe pour l’exercice 2011.

LE TANNEUR – Qatar Luxury Group contrôle le maroquinier.

SPORTS

TV – Le groupe de télévision Al Djazira, détenu par le Qatar, a lancé début juin les chaînes beIN Sport 1 et beIN Sport 2 après s’être vu attribuer en février une partie des droits de la Ligue 1 de football pour la période 2012-2016.

FOOT – Qatar Sports Investments a racheté la participation de 30% qu’il restait à Colony Capital dans le Paris Saint-Germain, concluant ainsi sa prise de contrôle du club de football.

HANDBALL – En juin, le fonds a aussi racheté le club Paris Handball.

IMMOBILIER

A Paris, l’émirat, via le gestionnaire de portefeuille hôtelier de luxe Katara Hospitality, possède l’hôtel Royal Monceau ainsi que l’hôtel Péninsula dont l’ouverture est attendue en 2014.

Sur les Champs-Elysées, le Qatar possède l’immeuble du Virgin Megastore et l’ancien siège de HSBC France.

La banque centrale du Qatar est également propriétaire de la galerie commerciale Elysées 26, un immeuble de bureaux et de logements également situé sur les Champs-Elysées.

Le Qatar est actionnaire minoritaire de la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes, qui exploite le Gray d’Albion et le Majestic. (Blandine Hénault, avec le Service Economique France, édité par Dominique Rodriguez)

Des relations privilégiées

 La France et le Qatar entretiennent des relations privilégiées depuis les années 70. Le pays devient indépendant en 1971 et dès 1974, l’émir se rend en voyage dans le Sud de la France, où il achète une villa. Encore aujourd’hui les émirs qataris viendraient passer leurs étés en France. Ils connaissent et fréquentent les hommes politiques français, et les grands groupes industriels. Cette monarchie absolue dont les richesses proviennent quasi exclusivement de l’exploitation d’hydrocarbures investit à l’international. Elle aurait investi 250 milliards de dollars dans une quarantaine de pays dans le monde. Mais la France reste un pays privilégié, ne serait-ce que pour les sommes en jeu.Reuters

1,6 milliard d’euros pour le Printemps

 Un fonds d’investissement du Qatar devrait racheter le Printemps, pour une valeur d’1,6 milliard d’euros. Ce fonds qatari devrait ainsi acquérir les avoirs de la Deutsche Bank, qui voulait céder ses 70% du Printemps, et de la société italienne Borletti, qui détient les 30% restants. Il était prévu que le groupe Borletti rachète les parts de la Deutsche Bank. Le fonds du Qatar quant à lui devrait acquérir l’intégralité du groupe Borletti, et donc devenir propriétaire à 100% du Printemps. Le montant de cession du Printemps s’élèverait au total à 1,6 milliard d’euros. Le Printemps dispose de seize magasins en France, ainsi que des enseignes Citadium et Made in Sport.Reuters

6 milliards d’euros dans les grandes entreprises

 Le Qatar possède des parts dans de nombreuses entreprises françaises, qui atteindraient au total la valeur de six milliards d’euros au minimum. L’émirat du Moyen-Orient possèderait des parts dans les groupes Total (4%), Vinci (5%), EADS (6%), Lagardère (12%), Veolia Environnement (5%), LVMH (1%) et Vivendi (3%). Soit des investissements dans les secteurs de l’énergie, de la défense, et des médias entre autres. Reuters

150 millions d’euros dans les banlieues

 Le Qatar avait déclaré fin 2011 la volonté d’investir dans les banlieues de France, à hauteur de 50 millions d’euros. Cette annonce avait suscité une polémique lors de la campagne présidentielle. Le gouvernement actuel a finalement donné son feu vert, à condition d’y être associé. Ce projet sera donc soutenu par le fonds d’investissement Qatar Investment Authority, le fonds souverain du Qatar, à hauteur de 100 à 150 millions d’euros, et l’autre moitié sera assurée par la Caisse des dépôts, groupe français public. Des partenaires privés pourraient également s’y associer.Reuters

Paris-Saint-Germain, 253 millions d’euros de transfert

 Le Qatar contrôle le club du Paris-Saint-Germain depuis la fin juin 2011 et a déjà investi 253 millions d’euros dans les transferts. Le club a ainsi pu s’octroyer des grands noms du foot comme Zlatan Ibrahimovic ou encore David Beckham. Et le PSG a revu à la hausse ses objectifs. Le club a affiché son ambition de remporter la Ligue des champions à l’horizon 2015. Le Paris-Saint-Germain est déjà arrivé jusqu’aux quarts de finale de cette compétition cette saison, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis dix-huit ans.Reuters

500 millions d’euros pour un immeuble sur les Champs-Elysées

 Ce serait la troisième transaction la plus importante en immobilier d’entreprise depuis dix ans. Le fonds d’investissement Qatar Investment Authority (QIA) a acheté en juin dernier à Groupama l’immeuble de 27.000 m² situé au 52-60 avenue des Champs-Elysées à Paris, qui abrite les magasins Virgin et Monoprix. Une dizaine de fonds d’investissements étaient en concurrence pour acquérir l’immeuble. Le Qatar détient déjà 35.000 m² sur les Champs-Elysées, dont la galerie commerciale Elysée 26. Reuters

Immobilier de grand luxe à Paris

 Le fonds d’investissement Qatar Investment Authority (QIA) possède plusieurs biens immobiliers de premier choix à Paris. Il détient entre autres le prestigieux hôtel Royal Monceau-Raffles et le Centre de conférences internationales de l’avenue Kléber à Paris, qui sera aménagé en hôtel et ouvrira fin 2013. La Qatar a également racheté l’Hôtel du Louvre et le Concorde Lafayette à Paris en début d’année. L’émirat détenait déjà l’hôtel Evreux, situé sur la place Vendôme à Paris et estimé à 230 millions d’euros, ainsi qu’une maison de 4.000 m² à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine). Enfin, le frère de l’émir du Qatar possède l’un des plus beaux hôtels particuliers de Paris, l’hôtel Lambert situé sur l’île Saint-Louis, au plein centre de la capitale. Cet engouement des Qataris pour l’immobilier s’explique par un statut fiscal avantageux pour l’émirat voté en 2008.Reuters

Hôtels de luxe dans le Sud

 En février le Qatar a racheté à la société américaine Starwood Capital le palace Le Martinez à Cannes, et le Palais de la Méditerranée, à Nice. Le rachat impliquait également les palaces parisiens Concorde-Lafayette et l’Hôtel du Louvre. Au total la transaction aurait porté sur 1.700 chambres et pourrait atteindre 700 à 800 millions d’euros. Un investisseur qatari avait déjà acquis Le Carlton, mythique palace de Cannes en janvier 2012. D’autre part les fonds qataris détiennent la Société fermière des casinos de Cannes, qui comprend deux casinos, ainsi que les hôtels Majestic et Gray d’Albion.Reuters

Prix de l’Arc de Triomphe

 Le Qatar sponsorise depuis 2008 le prix de l’Arc de Triomphe, le championnat du monde des purs-sangs qui se déroule en octobre à Longchamp. Le Qatar s’est engagé jusqu’en 2022. La course rassemble les meilleurs cracks, surtout depuis que l’émirat fait monter les dotations. Celles-ci atteindront 4,8 millions d’euros en 2013. C’est plus de deux fois plus qu’en 2007, quand le prix était sponsorisé par le groupe de casinos Lucien Barrière.Reuters

240 millions d’euros pour des matchs de Ligue 1

 La chaîne qatarie Al-Jazeera Sport aurait versé 240 millions d’euros à la Ligue de football professionnel pour diffuser huit matchs par journée de Ligue 1 jusqu’en 2016. L’engagement porte sur la période entre 2012 et 2016, et s’élève donc à environ 60 millions d’euros par saison, selonL’Equipe. En parallèle, Al-Jazeera aurait obtenu de l’Union européenne des associations de football (UEFA) le droit de diffuser 133 rencontres par saison de la Ligue des Champions, contre la somme de 61 millions d’euros par an. Reuters

Des mosquées?

 Les investissements massifs de cette monarchie absolue entraîneraient la peur de certains citoyens. Certains craindraient que le Qatar investisse dans des mosquées. ‘Le gouvernement qatari n’a jamais investi dans des mosquées, sauf dans la Grande Mosquée de Paris, mais à la demande du gouvernement français, à hauteur de deux millions d’euros’. C’est ce qu’avait déclaré l’ambassadeur du Qatar fin 2012. Autre forme de méfiance, certains spécialistes auraient mis au jour des liens entre le Qatar et des organisations terroristes au Mali. Des liens qui n’ont jamais été certifiés. L’émirat assume cependant entretenir un dialogue avec le Hamas, parti au pouvoir en Palestine et considéré comme terroriste par de nombreux Etats.Reuters

L’investissement du Qatar dans nos banlieues

Des débats sans langue de bois – Zemmour et Naulleau

Football, télévision, palaces, les nombreux investissements du Qatar en France font polémique. En septembre 2012, le gouvernement a notamment approuvé la création d’un fonds, financé par l’émirat à hauteur de 50 millions d’euros, pour subventionner des projets de PME dans les banlieues. Aussitôt, Julien Dray, vice-président de la région Ile-de-France, a demandé la mise en place d’une commission d’enquête pour lever tout soupçon d’investissements autres qu’économiques. Le député socialiste s’interroge en effet lorsqu’il apprend que ce fonds serait en réalité destiné au tissu associatif. Il craint des intentions cachées, plus particulièrement du prosélytisme religieux, de la part du Qatar. Sa requête n’a pour le moment pas encore trouvé écho. Jean-Christophe Lagarde tente d’apporter la lumière sur le sujet. Le vice-président du groupe d’amitié France-Qatar à l’Assemblée nationale, qui ne rejette pas l’idée de la création d’une commission d’enquête, se veut rassurant. Il explique l’intérêt que portent les Qataris à la France par une alliance stratégique au vu des risques de conflits avec l’Iran. En outre, il réfute formellement les affirmations de Julien Dray selon lesquelles le fonds qatari pour les banlieues serait destiné au tissu associatif. Selon lui, les Qataris, qui « ne sont pas des philanthropes », attendent là un retour sur investissement. Retrouvez Zemmour & Naulleau sur Paris Première.5

Videos, séries et émissions sur Paris-premiere.fr : L’investissement du Qatar dans nos banlieues – Paris Première http://www.paris-premiere.fr/emission-zemmour_et_naulleau/videos/11274014-l_investissement_du_qatar_dans_nos_banlieues.html#ixzz2RPKMAHQK

PSG contre Barça, ou Qatar Sports Investment (QSI) contreQatar Foundation ? Le petit émirat du golfe persique sera partout mardi soir au Parc des Princes, dans la tribune officielle, sur le maillot catalan ou sur les panneaux publicitaires autour de la pelouse.C’est via QSI, un fonds souverain, que le Qatar est devenu propriétaire à l’été 2011 du club parisien. L’investissement était alors plutôt « modeste », le PSG étant valorisé autour de 100 millions d’euros. Depuis, QSI en a dépensé plus du double pour attirer des vedettes du calibre d’Ibrahimovic (20 millions d’euros), Thiago Silva (45), Pastore (42), Lucas (40) ou Lavezzi (26).

Encore 600 millions d’euros à venir pour le PSG

A cet investissement direct s’est ajouté depuis cette saison le soutien financier d’un autre organisme qatarien, la Qatar Tourism Authority (QTA). Le PSG a conclu avec l’équivalent du ministère du tourisme qatari un très lucratif contrat, qui doit notamment lui permettre de rentrer dans les clous du fair play financier.

Très inhabituel dans le monde du football – et déjà contesté par plusieurs dirigeants de clubs, notamment ceux du Bayern Munich -, cet accord, qui doit rapporter au PSG quelque 600 millions d’euros sur quatre ans, est lié à la bonne image de l’émirat véhiculée par le club de la capitale.

« Ce contrat est un symbole fort : le Qatar tire beaucoup de bénéfices de ses investissements dans le PSG. Et ses investissements vont se poursuivre », avait expliqué en janvier le président du club, Nasser Al Khelaifi. En outre, la Banque nationale du Qatar (QNB), déjà partenaire du PSG, apparaît sur les panneaux publicitaires du Parc des Princes.

La Fondation du Qatar donne 171 millions d’euros au Barça

La relation entre le Qatar et Barcelone est plus classique mais également rémunératrice.
Depuis décembre 2010, c’est la Fondation du Qatar, un organisme censé développer des projets humanitaires dans l’émirat, qui est le principal sponsor maillot du club catalan en échange de 171 millions d’euros sur cinq ans et demi. 

En dépit des débats enfiévrés que l’apparition de ce sponsor avait suscité à l’époque – Johan Cruyff, ancien joueur et entraîneur mythique du club avait notamment affirmé que cette pub reléguant l’Unicef au dos du maillot « salissait » les couleursblaugrana – l’accord avait été validé à une écrasante majorité par les socios.

Le Qatar grand gagnant de ce PSG-Barça

La saison prochaine, la Fondation du Qatar laissera sa place à la marque Qatar Airways, selon une clause du contrat permettant aux deux parties de changer la marque figurant sur le maillot.
La compagnie aérienne de l’émirat deviendra ainsi le premier sponsor commercial à apparaître sur le maillot catalan, qui était resté vierge de toute publicité jusqu’à l’apparition du logo de l’Unicef en 2006.

Le PSG et le Barça sont donc largement liés économiquement, via les investissements qataris. Pas de quoi pour autant se faire des cadeaux sur le terrain mardi soir. Mais à l’issue de ce quart de finale de Ligue des champions, il y aura un autre gagnant : le Qatar.

En plein débat sur la transparence financière et la dénonciation des paradis fiscaux, un pays théoriquement insoupçonnable sur cette question joue aussi de sa loi fiscale pour arranger certains investisseurs. Ce paradis fiscal c’est… la France au profit des investissements qataris.

Paris a en effet signé une convention fiscale avec le Qatar. Cette convention, qui datait de 1990, a été révisée en 1998 par Nicolas Sarkozy et l’émir du Qatar. Les conventions fiscales entre Etats sont légions, afin en général de gérer la question des doubles impositions, mais celle avec le Qatar apparaît comme très favorable aux investisseurs venus de l’émirat.

C’est lors d’un déplacement à Doha, le 14 janvier 2008, qu’a été signé cet avenant dont le but était d’«améliorer l’attractivité de la France pour les investisseurs qataris, notamment dans le secteur immobilier». Un texte ensuite aprouvé par L’Assemblée nationale.

Que propose cette convention ? 
Elle exonère d’impôt les plus-values immobilières et les gains en capital réalisés par le Qatar ou ses «entités publiques» ─ y compris, donc, la famille de l’émir, le Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani ─ sur des biens détenus en France. «Seul le Koweït bénéficie d’une clause similaire», selon Le Monde.

«Alors que le Qatar, même s’il ne figure pas dans la liste des paradis fiscaux non-coopératifs en France, n’impose tout simplement pas les revenus des personnes physiques. Munis de la convention fiscale, qui leur assure un traitement adouci, les businessmen qataris n’hésitent plus a s’installer en France pour y investir les milliards de dollars de leur rente gazière», s’étonnaitMarianne en 2011.

La convention permet aussi aux Qataris installés en France de ne pas payer l’ISF sur «les biens situés hors de France pour une période de cinq ans après qu’il est devenu résident français».

 

Une «OPA sur l’Islam sunnite» ?
Qui croire entre le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamed Ben Jassem Al-Thani, qui affirmait «le Qatar n’a pas de grande ambition politique» et Samir Amghar, chercheur à l’EHESS, selon qui «le Qatar connaît actuellement une croissance à deux chiffres. Et de cette croissance économique, le pays espère bien en retirer des dividendes politiques». Ou encore David Rigoulet-Roze, chercheur rattaché à l’IFAS, l’institut français d’analyse stratégique, qui estime l’émirat tente «de faire une OPA sur l’Islam sunnite».

Le Qatar a aidé l’Egypte a maintenir ses réserves de change. Une aide que certains ont vu comme un soutien au pouvoir des frères musulmans, symbolisé par le président Morsi.

Qatar gaza23 octobre 2012 : visite historique à Gaza du Sheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani (à droite) avec sa femme Sheikha Mozah bint Nasser Al-Missned (à gauche) et le Premier ministre du Hamas Haniyeh (au centre). © Hatem Moussa / POOL / AFP

Autre geste politico-financier, l’émir du Qatar a effectué en octobre 2012 une visite historique à Gaza, la première d’un chef d’Etat depuis que le Hamas a pris le contrôle de ce territoire palestinien en 2007. A la clef de ce déplacement, le Qatar a fait parvenir des matériaux de construction via l’Egypte et a promis d’augmenter son aide à l’enclave palestinienne.

Syrie, Libye : une diplomatie active 
Certes, on ne prête qu’aux riches, mais on voit la main du Qatar dans tous les événements du monde arabe ou musulman. Que ce soit le conflit israélo-palestinien, les révolutions libyenne ou syrienne, ou même la situation dans le Sahel en général et au Mali en particulier.

L’armée qatarie est officiellement intervenue en Libye. Quatre de ses avions sont intervenus dans la guerre contre le régime de Khadafi. «Le Qatar est probablement le grand vainqueur de l’intervention occidentale. Du soft power grâce à la chaîne Al-Jazeera au hard power par l’envoi des Forces spéciales», notait d’ailleurs Slate Afrique.

Qatar france gbSeptembre 2011 : conférence des «amis de la Libye» avec, de gauche à droite, Nicolas Sarkozy, David Cameron et l’émir du Qatar. © AFP/ PATRICK KOVARIK

Dans la guerre civile en Syrie, Doha n’a pas hésité à critiquer la position de l’Europe. «Nous sommes pour un soutien total à l’opposition afin d’en finir avec la crise syrienne», titre le journal Al Arab du Qatar, qui cite le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Celui-ci, dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al-Jazeera, a critiqué la décision de l’Union européenne le 18 février 2013 de maintenir l’embargo sur les armes en direction de la Syrie.

Plus proche de nous, certains voient la main de l’émirat gazier dans l’action des djihadistes. Le journal algérien El-Watan souligne : «il est établi que dans cette région du Mali (le nord), devenue un immense sanctuaire du terrorisme, l’émirat du Qatar distribue généreusement de gros sous via son Croissant-Rouge. Cette ONG qatarie aurait effectué de nombreuses missions à Gao».

Alain Chouet, ex-chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, affirmait d’ailleurs dans Marianne : «Nous n’avons pas de preuves d’un soutien financier du Qatar à ces différents groupes et vous n’en trouverez pas mais tout le monde en est à peu près convaincu».

«Je pense que le dialogue politique est important et nécessaire. Je ne pense pas que la force réglera le problème», a d’ailleurs affirmé Doha en réaction à l’engagement de la France, rappelle Jeune Afrique.

Le Qatar disséqué sur France cuture ce vendredi 22 mars 2013

Publié le

 

En introduction du dossier Qatar, Hakim Kasmi explique les difficultés qu’il a rencontrées pour faire son travail. Multiples rencontres et vérifications du projet éditorial. Refus des responsables français d’entreprises à capitaux Qataris, y compris au Paris Saint-Germain .

le dossier de France Culture a invité Mohamed El Oifi qui nous explique d’emblée et sans ambages que l’importance du Qatar en France est surestimée car bien que riche, ce pays ne peut pas acheter la France. Ce à quoi on lui répond, « peut-être pas la France entière mais certainement des politiques et des journalistes »…Curieusement, ce Mohamed El Oifi a co-écrit « Qatar, les nouveaux maitres du jeu » auquel, ‘à son écoute, on n’a pas envie d’accorder de crédit.

On nous rappelle aussi la belle amitié de Sarkozy et de son épouse avec l’émir du Qatar et l’UNE de ses épouses. Tiens, curieux, la presse ne s’est pas étalée sur le harem de l’émir …Et l’esclavage des travailleurs immigrés sans lesquels le Qatar ne pourrait pas vivre ? Une employée prédit qu’il y aura plus de morts durant la construction du stade de la coupe du monde que de footballeurs qui fouleront la pelouse …Allez les supporteurs beaufs du Paris Saint-Germain, honorez ce Qatar criminel …Des centaines de travailleurs Népalais seraient déjà morts et ce n’est qu’un début.

Nicole Bricq aurait rassuré le Qatar en déclarant que les dispositions  prises à son profit par Nicolas Sarkozy ne seraient pas modifiées. Ouf, nous sommes rassurés. Pourtant, le Qatar arme Aqmi que nous sommes actuellement sensés combattre au Mali …Boudiou, quelle chienlit dans la gouvernance de la France !

http://www.franceculture.fr/blog-au-fil-des-ondes-2013-03-20-dossier-special-qatar-sur-france-culture-vendredi-22-mars

Dossier spécial Qatar sur France Culture Vendredi 22 mars

En partenariat avec
Rachat du PSG, Al Jazeera bientôt en français, acquisition dans l’industrie de luxe mais aussi dans les quartiers sensibles, Coupe du monde 2022… la liste des investissements du Qatar est longue et ne s’arrête pas là. France Culture enquête sur la volonté de puissance de l’émirat du Golfe vendredi 22 mars.

6h30 – 9h Les matins de France Culture par Marc Voinchet et la rédaction
Qatar : le double jeu ?
Avec Willy Le Devin et Mohammed El Oifi, co-auteurs de Qatar, Les nouveaux maîtres du jeu (Demopolis)
Jean-Marie Fardeau, directeur  of Human Rights Watch’s
Reportages de Christophe Payet et Tanguy Blum sur le soft power du Qatar et les droits de l’homme
17h à 17h55 Sur La Route – Olivia Gesbert en direct du Salon du Livre
Pourquoi le Qatar cherche-t-il à investir dans nos banlieues ? Et pourquoi nos jeunes, issus des quartiers populaires, lorgnent-ils du côté du Qatar ? Quelles sont les clés de la séduction qu’exerce l’Emirat sur les étudiants et les jeunes entrepreneurs, sur les élus français et les représentants du culte musulman ? Stratégie d’investissement ou intrusion durable dans nos affaires ?
avec Mohamed-Ali Adraoui, chercheur enseignant à l’IEP de Paris, auteur de « Du Golfe aux Banlieues : le salafisme mondialisé », PUF et Nicolas Beau, journaliste, auteur de « Le Vilain Petit Qatar » à paraître en mai chez Fayard.
Reportage : Quand être « un jeune des quartiers » devient soudain un atout…
– Retour avec Fouad Sari, élu Europe Ecologie dans l’Essonne, sur la levée d’espoir suscitée par l’annonce de la création d’un Fonds d’investissement pour les banlieues et les suites de cette affaire. 
– Et M’hamed, jeune entrepreneur, qui a postulé pour bénéficier de ce fonds qatari.
– Dida Diafat, champion du monde de boxe Thaï, créateur de la marque de vêtements Kobey, comédien, lauréat 2011 du Prix Richesse de la diversité, lancé par le Qatar la même année
18h15 -19h Le magazine de la rédaction  par Tara Schlegel
« Les investissements qataris en France: bouffée d’oxygène ou risque d’asphyxie ? »
Reportage d’Hakim Kasmi : Experts, économistes, politiciens expliquent les enjeux stratégiques et politiques des investissements du Qatar et la place qu’entend prendre l’émirat du Golfe dans le monde en termes d’influence.
Avec Christian Chesnot, journaliste à France Inter, auteur de « Qatar, les secrets du coffre fort »
Laurence Louer, chercheuse à Sciences Po, CERI, spécialiste des monarchies du Golfe.
                                                                franceculture.fr
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