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Archives de Tag: Québec

Au Québec, des hommes solidaires des harcelées

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/01/28/des-hommes-appuient-etmaintenant/

Des hommes appuient #Etmaintenant

Vous n’êtes pas sans savoir que les mouvements #Moiaussi, #Metoo, #Balancetonporc, etc. bouleversent l’ordre (patriarcal) des choses. À la suggestion d’amies féministes, nous avons rédigé une lettre d’appui. Nous espérons que vous accepterez de la signer. Son modeste objectif est de renforcer la lutte et de montrer que des hommes s’engagent aux côtés de ces mouvements.

Veuillez par retour de courriel me dire si vous signez et, dans ce cas positif, m’indiquer ce que l’on peut mettre à côté de votre signature.

Lesdites signatures peuvent m’être adressées à poulin@uottawa.ca.

Le mouvement #Etmaintenant, lancé par une centaine de féministes québécoises, expliquait : « Nous voulons continuer sur cette lancée, les hommes à nos côtés. Tellement reste à faire ! Afin que les politiques publiques, la culture des entreprises et des institutions, les contenus médiatiques – eh oui, les relations amoureuses et sexuelles – évoluent dans le sens d’une véritable égalité entre les sexes. »

Nous sommes des hommes qui appuyons les mouvements #Moiaussi, #Metoo, #Balancetonporc et #Etmaintenant. Nous répondons donc positivement à cet appel.

La libération de la parole des femmes a permis une certaine libération de la parole d’hommes harcelés et agressés sexuellement. C’est une première, et l’on doit s’en réjouir.

Dès le début du mouvement #Moiaussi, on a vu se développer une réaction (dans le sens de réactionnaire) qui a adopté différentes formes, comme celui du « droit d’importuner » au prétexte d’une misère sexuelle masculine. Celui aussi de prétendre que les hommes de pouvoir, qui ont abusé de leur pouvoir, avaient le bénéfice du doute au motif de la « présomption d’innocence », eux qui, pour plusieurs, ont sévi pendant des décennies, en bénéficiant d’une impunité impardonnable, et qui, par le fait même, ont pu multiplier leurs agressions.

On aurait tort de croire que les agressions sexuelles et les harcèlements sont le fait de quelques dérives individuelles. Au Québec, une femme sur trois a été victime d’au moins une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans. Cependant, les infractions sexuelles sont plus fréquentes (53% des cas) chez les moins de 18 ans, surtout chez les filles, mais aussi chez les garçons. On peut donc s’avancer à conclure que le nombre d’agresseurs sexuels est très important, qu’il ne s’agit pas d’un phénomène marginal, limité à quelques individus prédateurs. L’enquête ESSIMU au Québec a révélé que près de 37% des universitaires (employéEs, étudiantEs, professeurEs) ont subi une forme de violence sexuelle (harcèlement sexuel, comportement sexuel non désiré, coercition sexuelle). De 40 à 50% des femmes des pays de l’Union européenne auraient subi des avances sexuelles non désirées, des contacts physiques ou d’autres formes de harcèlement sexuel au travail. Aux États-Unis, 83% des filles âgées de 12 à 16 ans auraient subi une forme ou une autre de harcèlement sexuel dans les écoles publiques. Les harceleurs sont donc très nombreux.

La culture du viol et de l’agression ne relève donc pas de l’épiphénomène ni de la misère sexuelle réelle ou présumée des hommes, mais s’inscrit dans des structures sociales (et par le fait même mentales) de nos sociétés.

L’agression sexuelle est d’abord et avant tout un abus de pouvoir. C’est parce que l’agresseur se sent autorisé qu’il impose ses volontés à une personne réifiée, réduite au rang d’objet sexuel ou de jouet de son désir de pouvoir sur autrui. Les structures de pouvoir hiérarchiques sont déterminantes dans ce cas. Y résister n’est pas chose facile. On sait le sort que connaissaient autrefois les victimes d’agresseurs puissants et bien placés dans la société : elles étaient condamnées sans appel, et les agresseurs jouissaient d’une impunité quasi totale. Toute structure hiérarchique, qui voue un culte à l’autorité arbitraire et à la suprématie mâle, favorise ces abus : églises, sectes, armées, clubs sportifs, clans, familles, monde des affaires, etc. Ce sont surtout les femmes qui en font les frais, mais il reste qu’un statut inférieur place un individu dans la mire du prédateur sexuel, les femmes occupant la plupart du temps ce rôle, mais pas seulement les femmes : les enfants certes, filles et garçons, mais aussi des hommes.

La virilité hégémonique s’exprime dans les prisons par les viols d’hommes qui sont ainsi infériorisés et qui, par conséquent, pour un certain nombre d’entre eux, deviennent des objets sexuels. Au Québec, le producteur, qui était omniprésent à l’écran de la télévision québécoise, Éric Salvail, harcelait sexuellement ses employés masculins. Dans la mode masculine, il semble y avoir eu des comportements analogues envers les mannequins masculins. On savait que les petits garçons étaient une cible de prédateurs sexuels dans la famille, l’Église, etc. Or, maintenant, des hommes adultes osent parler de ce qu’ils subissent ou ont dû subir par des hommes qui sont mieux placés qu’eux dans la hiérarchie sociale, dans la hiérarchie du pouvoir et de l’argent.

Il est désolant, mais ce sera sans doute salutaire, de réaliser que les hommes comprennent l’importance de l’agression sexuelle à partir du moment où ils peuvent se voir comme des victimes potentielles. Les cas de célébrité portés à l’attention du public (de même que les cas de viols d’hommes lors des guerres par exemple) contribuent à saper la confiance aveugle des mâles aux structures de pouvoir.

Les appels à ne plus accepter ces comportements sont sincères, mais le changement social ne se fera pas sans changement des relations de pouvoir dans la société. On peut par exemple s’émouvoir de la désolation des humoristes en réunion de crise, mais on n’oubliera pas que nombre d’entre eux gagnent leur vie à traiter les femmes de tous les noms et à les rabaisser. Les agresseurs perdent une partie de leur pouvoir, mais il reste beaucoup d’hommes puissants à l’abri des aléas de la vie. Ce sont leurs employéEs qui subissent les contrecoups en perdant leur source de revenus. En plus de risquer leur propre emploi, les victimes craignent d’en faire perdre à d’autres. Ces réflexions éthiques sont absentes chez les personnes en situation de domination. Cela fait d’ailleurs partie des considérations qui se bousculent dans la tête des victimes si peu promptes à dévoiler ce qu’elles ont vécu, déjà qu’elles se sentent coupables de ce qui leur est arrivé.

Le système judiciaire et son fonctionnement ne sont absolument pas adaptés aux causes d’agression sexuelle et de harcèlement dans lesquelles les aspects des contraintes psychologiques liées au statut social et financier sont déterminants et où la collecte des preuves reste très difficile. Qui doute encore que la justice a deux vitesses ? Les plus fortunés se paient les meilleures firmes d’avocats, les mieux à même de performer devant des juges qui viennent rarement des classes défavorisées ou dominées et qui, de ce fait, comprennent fort mal les structures d’oppression, quand ils n’ont pas un préjugé favorable envers elles. On se rappellera que, jusqu’aux années 1970, les femmes n’avaient pas le droit de siéger comme jurées.

Celui qui a l’argent et le pouvoir a un avantage constant sur les personnes qui doivent vendre leur force de travail pour vivre. Cette force de travail est une marchandise qui se négocie sur le marché des forces de travail (marché dit de l’emploi), c’est ce qui accorde à la personne qui a du pouvoir une formidable prépondérance. L’argent et le pouvoir sont le nœud des choses ; ils lient, rabaissent et soumettent la personne-force de travail, tout en rendant le rapport impersonnel, réifié. Le sentiment de supériorité des payeurs, lequel fait partie intégrante de leur plaisir, est lié à l’acte de location de la force de travail et à la déshumanisation qu’elle implique (processus de marchandisation). Ces hommes de pouvoir ne recherchent pas la réciprocité. C’est précisément la subordination des gens qui est source de plaisir. Et ce plaisir est accentué par un sentiment d’impunité. L’argent et le pouvoir apparaissent comme des substituts à la virilité.

Dans les sociétés capitalistes patriarcales, les sexualités masculines hégémoniques fonctionnent en grande partie au moyen d’un désir univoque. C’est aussi très souvent un appel à une consommation rapide. Le temps des relations sexuelles est généralement déterminé par l’éjaculation, qui marque l’objectif et la fin de la relation sexuelle. Dans cette consommation, il y a survalorisation de la place et de la fonction du pénis. Cette sexualité se présente comme réductionniste et fonctionnelle, si ce n’est utilitariste et contingentée (limitée). Elle est également dissociée (sexe et sentiments). Ce qui nourrit les industries du sexe : prostitution, pornographie, tourisme de prostitution, traite des femmes et des enfants…

Tant que nous n’aurons pas appris à vivre civilement l’économie de nos rapports sexuels, il ne sera pas question de fermer les volets sur la souffrance imposée par les rapports de pouvoir, notamment les rapports de genre.

C’est pourquoi il est important, en tant qu’hommes, de donner un soutien ferme et indéfectible à la parole qui se libère, à la résistance aux agressions, à la renégociation de rapports basés sur le consentement et non sur la prédation ou la domination.

Francis Lagacé, écrivain et militant des droits sociaux

Richard Poulin, éditeur, prof émérite (Université d’Ottawa) et prof associé (IREF-UQAM)

Premiers signataires :

Guy Bellemare, prof titulaire, département de Relations industrielles (UQO)

Marc Bonhomme, militant 

Martin Dufresne, traducteur proféministe 

Didier Epsztajn, animateur du blog Entre les lignes, entre les mots 

Marc-André Éthier, prof de didactique en histoire (UdeM) 

André Frappier, Chroniqueur à Presse-toi à gauche et à Canadian Dimension et membre de la direction de Québec solidaire 

yeun lagadeuc-ygouf, aide-soignant 

David Mandel, prof sciences politiques (UQAM) 

Ianik Marcil, économiste indépendant 

Bernard Rioux, rédacteur de Presse-toi à gauche 

Sébastien Rioux, prof adjoint (UdeM) 

Michel Roche, prof de science politique (

Ianik Marcil, économiste indépendant 

Bernard Rioux, rédacteur de Presse-toi à gauche 

Sébastien Rioux, prof adjoint (UdeM) 

Michel Roche, prof de science politique (UQAC) 

Michel Taylor, Fonds immobilier FTQ

Gynécide. 14 élèves ingénieures assassinées . Québec 06/12/1989

Demain sera célébrée la mémoire des 14 élèves ingénieures, jeunes femmes assassinées parce que méritantes,  le 6 décembre 1989 à l’école polytechnique de Montréal au Québec, par un homme musulman malade de la haine des femmes qu’il rendait responsables de ses échecs personnels. Il considérait que les féministes avaient pris sa place quand il avait été recalé à polytechnique ou dans l’armée. Il s’est suicidé son crime accompli mais il avait laissé un document établissant ses motivations.

A l’époque, ses origines  musulmanes algériennes n’avaient pas été relevées ni le fait qu’il avait été abandonné par son père reparti en Algérie. Il n’avait alors que 7 ans et il choisit plus tard de porter le nom de sa mère, Monique Lépine québécoise. Or nous savons aujourd’hui combien les musulmans méprisent les femmes et contestent leur autonomie et leur indépendance. Nous savons aussi quelles difficultés rencontrent les enfants nés de couples mixtes, issus de cultures différentes comme l’islam et le christianisme . Nous avons à connaître de nombreux cas en France tout au long de l’année, ces jeunes qui peinent à trouver et accepter leur identité. On notera également que le crime de Gamil Gharbi, alias Marc Lépine a été glorifié par des groupes masculinistes extrémistes et qu’il demeure dans leur mémoire tel un héros. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_L%C3%A9pine

Le groupe Osez le féminisme appelle à manifester demain mercredi 6 décembre à 19h Place du Quebec (En face de l’église Saint Germain des Près, Paris 6ème) pour commémorer ce massacre anti-féministe et réaffirmer notre détermination à lutter contre les féminicides.

Pour en savoir plus

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Il y a 28 ans : le feminicide de l’école Polytechnique de Montréal. 

Marc Lépine, un jeune homme qui avait été recalé à l’examen d’entrée, entre un matin dans l’établissement. Il demande aux hommes de sortir des salles de cours et massacre des étudiantes au cri de “je hais les féministes”. Il tue 14 jeunes femmes et fait 10 blessées, puis se suicide. 14 femmes tuées parce que femmes.

Si son acte a été présenté comme celui d’un fou, Marc Lépine l’avait prémédité et longuement préparé. Dans son manifeste, qui ne sera révélé qu’un an plus tard, Marc Lépine explique que les élèves ingénieures veulent “prendre la place des hommes” en exerçant un métier auquel ils devraient accéder de façon exclusive. Tuées parce que femmes, accédant à des droits.

Ce n’est pas un hasard si des groupes masculinistes, dits de “défense des droits des hommes”, nord-américains en ont fait un héros et commémorent ce massacre comme une fête.

Andrea Dworkin, le 6 décembre 1990, venait commémorer devant 500 personnes le massacre des 14 femmes par un anti-féministe, et déclarait :

« Bien des gens nous ont invitées à convenir que les femmes font des progrès, à cause de notre présence visible dans ces lieux où nous n’étions pas auparavant. Et celles d’entre nous que l’on dénonce comme radicales avons répondu : « Ce n’est pas comme cela que nous mesurons le progrès. Nous comptons les viols. Nous comptons les femmes agressées par leur mari. Nous tenons le compte des enfants violés par leurs pères. Nous comptons les mortes. Et quand ces statistiques commenceront à changer de façon significative, alors nous vous dirons si l’on peut ou non mesurer des progrès. »

1989-2005, 615 femmes + 176 jeunes ou enfants tués par des hommes au Québec. Et depuis 2005 ? et dans le monde entier ?

Communiqué

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C’est le nombre de femmes et d’enfants aux noms connus à voir été tué-es par
des hommes ou des inconnus au Québec depuis le 6 décembre 1989. Beaucoup
d’autres victimes ont disparu sans laisser de trace ou n’obtiennent même pas
l’ultime respect de voir leur nom rendu public : femmes autochtones, immigrantes, âgées, et mineurs.

Le 6 décembre est le jour où un masculiniste de 25 ans s’est rendu abattre
Maryse Laganière, une employée du Service des admissions de l’École
Polytechnique, puis 13 étudiantes, en accusant ces femmes d’être des
féministes ayant « ruiné sa vie ».

L’assassin – un décrocheur – avait vu sa candidature rejetée par le
Service des admissions de Poly, ce que la direction de l’établissement a
toujours refusé de reconnaître publiquement.

Il en était venu à assimiler aux bien minces progrès des femmes ses échecs
personnels, de façon tout à fait conforme aux propos haineux et
jusque-au-boutistes que le mouvement antiféministe sert aux hommes depuis
déjà une cinquantaine d’années, notamment dans les pages des magazines de
style Playboy et Hustler.

Marc Lépine a laissé derrière lui un manifeste masculiniste que
l’organisation de pères divorcés L’Après-Rupture affiche encore fièrement à
ce jour sur son site Web (http://www.lapresrupture.qc.ca/GerardLevesque_juillet25.htm ).

Lépine y avait dressé une liste de 19 « viragos » à abattre dont il se
désolait de ne pas avoir eu le temps de les envoyer « Ad Patres » (aux Pères) :
journalistes engagées, premières femmes à avoir percé dans des domaines
traditionnellement réservés aux hommes (scénariste, pompière, comptable,
etc.)… on y trouvait même le nom du Collectif masculin contre le sexisme !

Si les masculinistes ciblent spécifiquement des féministes et des
intervenantEs engagéEs au respect droits des femmes harcelées et violentées
par certains hommes, l’analyse des conditions dans lesquelles femmes et
enfants continuent à mourir d’année en année aux mains d’hommes haineux –
détails sur le site du CMCS – montre bien que cette violence est ancrée dans le maintien des privilèges traditionnellement accaparés et protégés bec et ongles par les hommes dans la sphère dite privée. Pas par tous les hommes, mais par tous ceux qui
exercent ces privilèges, pratiquement impunément.

C’est dire que la reprivatisation actuelle des questions de violence faite aux femmes et aux enfants – notamment au nom des Droits du Père ou en montant en épingle un « désarroi masculin » ou sous prétexte de quelque « thérapie »- bidon – demeure un très grave risque, surtout à l’heure où les hommes s’enseignent mille et une tactiques d’imposition de leurs « droits d’accès » à des ex-conjointes et à des enfants, notamment dans un chantage destiné à minimiser leurs responsabilités financières.

Il faut donc se montrer particulièrement critique des projets gouvernementaux actuels de retrait des enfants à leurs mères pour les remettre à n’importe quel homme (renforcement imminent des pouvoirs de la DPJ), des tentatives d’abolition du droit à la garde d’enfants au moment du divorce (projet fédéral de réforme de la Loi sur le divorce) et des coups de force médiatiques concernant les « pères empêchés de ’voir’ leurs enfants », même quand ces hommes sont des agresseurs reconnus.

Si l’on ne prend pas au sérieux la violence psychologique et physique que vivent femmes et enfants dans le privé, si on ne multiplie pas les efforts pour les appuyer et pour tenir compte de leur expérience vécue avant de nouveaux meurtres, ces violences s’étendront graduellement à la sphère publique, sous le couvert de nouvelles lois d’inspiration masculiniste, encore plus contraignantes pour femmes et enfants et destructrices du tissu social.

Le tout au Nom du Père.

Depuis 1989, 615 femmes + 176 jeunes ou enfants tués par des hommes – Sur le site du CMCS

Martin Dufresne

  • Tuerie de lÉcole Polytechnique de Montréal

http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/1132835

Québec. La neige est arrivée au lac Saint-Jean

De la douceur dans ce monde de brutes. Vaches du Québec en Hiver

Publié le

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Comté de Charlevoix, village de Saint-Irénée.

Bien loin de chez nous par la distance géographique mais très proches par le coeur, la langue et la culture vivent nos cousins québécois.

L’un d’entre eux, Roger Audet, lecteur fidèle de ce blog.a sursauté de ravissement à la lecture de l’article du Marianne que j’avais posté ici, dans lequel le philosophe et académicien Alain Finkielkraut exposait avec une joie de petit garçon son affection pour les vaches.

Roget Audet a eu la gentillesse de transmettre des impressions et des images des vaches du village de Saint-Irénée dans le comté de Charlevoix. Il évoque ainsi ce monde lointain où nous rêverions d’avoir notre « petite cabane au Canada », même sous la neige.

La Connectrice

le 28 décembre 2015:

Vingt-25 cm de neige sont tombés aujourd’hui et premier voyage en raquettes.
Les vaches de Martin le déneigeur se fondaient dans la neige, serrées les unes contre les autres pour se protéger. Peut-on être indifférent au regard triste ou curieux des vaches? On dirait qu’elles veulent nous dire quelque chose. Cela m’intrigue! Tristes d’elles ou de nous? 

27 avril 2016
Martin est agriculteur et élève des bovins de boucherie. L’hiver, il fait aussi du déneigement dans le coin, donc vient déneiger chez moi avec un gros tracteur de ferme et c’est pour cela que je l’appelle le « déneigeur ».

Cette première randonnée de raquette dura 2 1/2 heures et elle fut agréable à cause de la neige. La majeure partie de la randonnée est en forêt.  La neige qui tombe en décembre est toujours plus agréable que celle qui tombe en avril alors que la lumière nous aspire ailleurs. Voici quelques photos.
Roger Audet

Vaches QuébecVaches Québec2Vaches Québec3Vaches Québec4Vaches Québec5

8 mars 2015. L’égalité vue par des enfants du Québec. Vidéo

Publié le

Vidéo réalisée pour le 8 mars 2015 par https://www.csf.gouv.qc.ca/

Logo pour le 8 mars journée internationale des femmes édition 2015.

Imaginez l’égalité!
Le Conseil du statut de la femme est heureux de se joindre aux nombreuses organisations qui soulignent la Journée internationale des femmes. À l’occasion de ce moment de mobilisation, le Conseil lance la capsule vidéo Imaginez l’égalité! Dans ce document inédit, des jeunes de 5 à 18 ans sont invités à s’exprimer sur plusieurs questions sur le thème de l’égalité entre les femmes et les hommes! Cette journée du 8 mars, propice à la réflexion, permet de souligner les grandes avancées en matière d’égalité, et de se rappeler qu’il reste encore plusieurs inégalités à combattre.

Féminisme. La dernière lettre de la revue Sisyphe

Voici les articles les plus récents publiés sur Sisyphe. Bonne lecture!
* « Hannah Arendt : Une paria dans un monde d’hommes », par Élaine Audet
L’auteure tente de comprendre l’indifférence d’Arendt envers la discrimination subie par les femmes, alors qu’elle a traité la question juive avec tant de précision et de profondeur.
Lire: http://www.sisyphe.org/spip.php?article4499
* « Non, Monsieur Parizeau », par Victor-Lévy Beaulieu
« Votre discours m’a paru incohérent, parfois paradoxal, mais surtout équivoque. Je n’ai trouvé qu’un mot pour décrire votre intervention : inconvenante, dont l’un des sens signifie indécente, comme vous devez le savoir. »
Lire: http://www.sisyphe.org/spip.php?article4501
* « Intégrisme islamiste – Le Québec n’est pas une île », par Françoise Breault, enseignante à la retraite
Le Québec n’est pas une île et en cette ère d’Internet, de blogues, de Facebook, il serait naïf de se croire à l’abri de l’influence de ce mouvement bien organisé internationalement.
* « Charte de la laïcité – Oser penser par soi-même », par Micheline Carrier
Invitation à lire le document le document d’orientation de B. Drainville. Discréditer un projet qu’on n’a pas lu n’est pas une démarche intellectuelle acceptable ni digne d’un bon citoyen et d’une bonne citoyenne.
Lire: http://www.sisyphe.org/spip.php?article4500
* « Sans complaisance : Le mythe Jacques Parizeau. La réalité Pauline Marois », par Andrée Ferretti, écrivaine
Après sa participation à la modernisation du Québec pour le mettre au diapason du Canada, monsieur Parizeau a-t-il contribué à sa transformation radicale et irréversible ?
Lire: http://www.sisyphe.org/spip.php?article4503
* « L’affaire Guy Turcotte, un cas qui n’est pas unique », par Richard Poulin, professeur émérite au département de sociologie et d’anthropologie de l’Université d’Ottawa
La folie est souvent retenue pour expliquer les meurtres qui se produisent dans le cadre familial. Pourtant, cette violence s’inscrit dans un contexte social et culturel spécifique.
Lire: http://www.sisyphe.org/spip.php?article4498
* « Droit dans la nuitŠ À Marie TrintignantŠ », par Sabine Aussenac, écrivaine, poète et journaliste
Penser que laisser à l’art l’ultime liberté, même après un ou des crimes, fait partie des fondements du droit, cela revient à laisser se marier à nouveau un homme qui aurait battu à mort son épouse.
* « Le Conseil du statut de la femme plaide pour un accès ouvert à la première ligne médicale », par le CSF
Le Conseil du statut de la femme publie l’avis Femmes et santé : plaidoyer pour un accès ouvert à la première ligne médicale, dans lequel il presse le gouvernement de prendre les moyens nécessaires pour que les médecins généralistes soient plus disponibles pour les personnes malades.
* « Les femmes de carrière freinées par le vieux modèle masculin, non par la « peur du succès », par Marie Savoie, traductrice et interprète
Une recension du livre de Monique Jérôme-Forget, Les femmes au secours de l’économie. Pour en finir avec le plafond de verre.
Lire: http://www.sisyphe.org/spip.php?article4494
* « Charte des valeurs québécoises – Voir plus loin que le bout du foulard », par Micheline Carrier
C’est là la force de l’islamisme politique qui saisit toutes les occasions de marquer des points en exacerbant l’insécurité face à des menaces appréhendées.
Lire: http://www.sisyphe.org/spip.php?article4495
* « Le Conseil du statut de la femme doit pouvoir jouer son rôle dans le débat sur la laïcité », par Catherine des Rivières-Pigeon, professeure de sociologie à l’UQAM et membre du Conseil du statut de la femme
Réaction suite à la sortie de la présidente du CSF dans les médias.
* « Prostitution – La stigmatisation et le mythe entourant le statut de victime », par le Front des Norvégiennes Kvinnefronten
La division traditionnelle des filles et des femmes entre les rôles opposés de vierge/putain est une forme efficace d’oppression sexiste. Elle atteint chaque individue, femme ou fille, et elle divise les femmes en tant que groupe.
* « Les Îles », poème, par Élaine Audet
* Pour le 65e anniversaire du « Refus global », un livre de Marcel Saint-Pierre chez M éditeur
 
* Tous les articles sur la Charte des valeurs québécoises: http://sisyphe.org/spip.php?rubrique166
Sisyphe.org: http://sisyphe.org
Les éditions Sisyphe: http://sisyphe.org/editions/
Courriel de Sisyphe: sisyphe.info@videotron.ca

Le Québec revendique une laïcité « à la française », les Musulmans s’insurgent

Qui n’a pas encore compris que les Musulmans avaient déclaré la guerre sainte, le Djihad, au monde non musulman et qu’ils étaient en état d’insurrection ?

Tous les jours en France, des Musulmans refusent nos lois, rejettent les valeurs de notre république, insultent et agressent les représentants de l’ordre et de la loi avc la certitude de l’impunité garantie par Mme Taubira et la couardise du pouvoir qui capitule par peur, officiellement « par souci d’apaisement ».

Nos cousins québécois sont aux prises avec les mêmes problèmes. Il sera intéressant d’observer comment ils réagissent. Déjà, depuis plusieurs années, des voix s’élèvent contre « les accommodements raisonnables » avec l’Islam.

Je leur souhaite de faire mieux que nous, ce n’est pas difficile …

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/montreal-manifestation-contre-l-interdiction-des-signes-religieux-15-09-2013-3138523.php

Une manifestation à l’appel d’un collectif musulman a rassemblé quelques milliers de personnes samedi à Montréal pour protester contre le projet du gouvernement québécois de bannir les signes religieux ostentatoires dans la fonction publique.
Le gouvernement indépendantiste de la province du Québec a présenté il y a quelques jours une « charte des valeurs » du Québec dont un volet porte sur une proposition controversée sur l’interdiction faite aux agents de la fonction publique de porter des signes religieux comme la kippa, le hijab ou le turban. 

 « Non, non à la charte » ou « Marois, ta charte, on n’en veut pas », ont scandé les manifestants en référence à la « charte des valeurs » de la Première ministre du Québec Pauline Marois.

A la fin de la manifestation, Adil Charkaoui, un porte-parole du « collectif québécois contre l’islamophobie », a harangué la foule, en grande majorité des musulmans, en leur promettant d’aller devant les tribunaux pour contester une loi qui ne sera discutée à l’Assemblée nationale de Québec qu’à l’automne.
Appelés à manifester avec les musulmans, les associations juives avaient décliné cette invitation en raison de la fête de Yom Kippour.
Avec cette « charte des valeurs », le gouvernement Marois a clairement annoncé son intention de défendre l’idée d’une laïcité « à la française ».
En France, beaucoup « disaient que c’était l’Apocalypse, que les écoles allaient se vider, mais en fait le bilan de l’expérience française nous montre que la vaste majorité des étudiantes qui étaient concernées par l’interdit (de porter le voile islamique, ndlr) ont accepté finalement de renoncer à leur voile », a confié dans un entretien à l’AFP le ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville.
« C’est un choix de société que vous avez fait en France, au nom de la République, pour le Québec c’est au nom d’un choix collectif et de certaines valeurs que nous souhaitons affirmer », a-t-il poursuivi.
Les manifestants de samedi ont, au contraire, dénigré la laïcité « à la française » en criant « Le Québec, c’est pas la France » afin de réaffirmer leur attachement à la liberté d’afficher leur religion sur leur lieu de travail.

 

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