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Archives de Tag: reconstruction du clitoris

Excision. Le jeudi 4 février 2016 colloque « comprendre et agir »

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Institut en Santé Génésique

Centre International de prise en charge des violences faites aux femmes

20 rue Armagis – 78100 St Germain en Laye

01.39.10.85.35. / 06.15.70.92.39.   

www.institutensantegenesique.org

Facebook : www.facebook.com/InstitutenSanteGenesique

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Sources images http://www.excisionparlonsen.org/   https://fr.wikipedia.org/wiki/Excision

On excise à tout âge, les femmes et les jeunes filles enlevées par Boko Haram au Nigeria seraient excisées.

Malgré l’adoption de la loi La pratique de l’excision demeure répandue dans certaines régions

http://www.dakaractu.com/Malgre-l-adoption-de-la-loi-La-pratique-de-l-excision-demeure-repandue-dans-certaines-regions_a62247.html

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A l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations sexuelles féminines,

 

Vous êtes invitée à la rencontredébat « Excision : comprendre et agir » organisée par la Direction Départementale de la Cohésion

Sociale des Yvelines, la Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité d’IledeFrance et leurs partenaires.

« Excision : comprendre et agir »

Programme

Le jeudi 4 février 2016 de 8h30 à 13h dans la salle du conseil de la mairie de Saint-GermainEnLaye

(16 rue de Pontoise 78 100 SaintGermainenLaye)

8h30 -9h00

9h00 -9h15

9h15 -10h45

 

 

 

 

 

 

 

10h45 -11h15

 

11h15 -13h00

 

 

 

 

Accueil et inscriptions

Mot d’accueil officiel

Que sont les mutilations sexuelles féminines ?

Vidéo- témoignage

Définition, par le Docteur Pierre FOLDES, co-fondateur de l’Institut en santé génésique et chirurgien.

Etat des lieux, prévalence et causes, par Isabelle GILLETTE-FAYE, Sociologue, Vice-Présidente d’Excision, parlons-en ! et Directrice de la Fédération Nationale GAMS.

Expertise de la France en matière de lutte et questions juridiques, par Maitre Linda WEIL-CURIEL, avocate au barreau de Paris et animatrice à la CAMS.

Échanges avec la salle

 

Pause-café

 

Comment agir ?

Vidéo- témoignage

Protection Maternelle et Infantile (PMI) des Yvelines

Nana CAMARA, Formatrice et Conseillère technique, Fédération Nationale GAMS et Marie VIGNIER-MENDY, infirmière scolaire, Les Mureaux.

Pierre FOLDES et Frédérique MARTZ, fondateurs de l’Institut en Santé Génésique.

Marion SCHAEFER, Déléguée Générale d’Excision, parlons-en !

Échanges avec la salle, vidéo- témoignage et clôture

.

Evénement modéré par Moïra SAUVAGE, Présidente d’Excision, parlons-en !

  PREFET DES YVELINES    

 

 

Reconstruction du clitoris. Comment ça se passe. Rencontre avec le Dr. Pierre Foldès et Frédérique Martz

Publié le

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Le mobilier et la décoration de ce lieu de rencontre provient de dons en soutien à l’action de l‘Institut en santé génésique.

Les femmes se réunissent dans le coin salon du bureau de Frédérique Martz, directrice de l’Institut en santé génésique fondé avec le Dr Pierre Foldès pour donner la parole à toutes les femmes victimes de violences et, en particulier celles qui ont été excisées et qui entreprennent ou non une démarche de reconstruction du clitoris et de tout ce qu’il y a autour, c’est à dire une femme.

J’ai eu l’honneur et la chance d’être reçue par le docteur Pierre Foldès et sa collaboratrice Frédérique Martz.

Pendant des années, Pierre Foldès a travaillé seul. Une rencontre avec Frédérique Martz, ancienne cadre d’industrie, a permis de fonder l’Institut en santé génésique qui a pour objectif d’informer et soutenir les femmes victimes de violences, de les écouter et, surtout de leur donner la parole seules ou en groupe. L’excision et sa réparation constituent l’une des activités de l’Institut de santé génésique.

Le docteur Foldès répare l’excision dans sa clinique de Saint-germain-en laye tandis que Frédérique Martz et ses collaboratrices bénévoles accompagnent les femmes dans leur reconstruction physique et psychologique. L’institut est installé dans l’hôpital à deux pas de la clinique, ce qui permet au chirurgien et à sa collaboratrice de s’entretenir de chaque cas afin d’entourer la patiente du mieux possible comme lui rendre visite à son réveil après l’opération.

140 millions de femmes excisées dans le monde dont 120 millions atteintes de fistules vésico-vaginales (FVV) aussi appelée fistule obstétricale) qui se forment au moment de l’accouchement et sont la conséquence directe de l’excision car la rigidité des tissus mal cicatrisés empêche la sortie normale du bébé. Nous ne nous en rendons pas compte lorsque nous sommes « normales’ mais la mobilité et la souplesse des chairs qui recouvrent le pubis, l’entrée du vagin et le périnée sont indispensables pour avoir des rapports sexuels sans douleur et pour expulser le bébé sans l’abimer et sans déchirer tout ce qui se trouve entre notre entre-jambes. L’excision entraine des cicatrices qui rigidifient les tissus, avec des adhérences qui empêchent leur mobilité naturelle et un déplacement du clitoris restant vers le haut du pubis. Reconstruire le clitoris, c’est aussi redonner à la vulve, au pubis et au périnée leur souplesse et leur mobilité d’origine.

Pierre Foldès a reconstruit 3 000 femmes et en a reçu 15 000.Le choix de la reconstruction du clitoris n’est pas toujours facile à cause de la pression sociale et chaque femme a besoin de temps pour faire ce choix. Beaucoup le font en cachette de leur famille et celles qui sont découvertes risquent le rejet et pire encore, une nouvelle excision éventuellement beaucoup plus profonde et cruelle quand elle est faite à l’hôpital par un chirurgien. Un chirurgien londonien s’est spécialisé dans l’ablation totale du clitoris après sa reconstruction. En effet, lors d’une excision traditionnelle les racines du clitoris ne sont pas coupées ce qui permet une reconstruction satisfaisante.

L’anatomie du clitoris

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A gauche, le clitoris au repos. En violet l’entrée du vagin et en jaune l’urètre. A droite, le clitoris pendant la pénétration : lorsque le vagin est élargi les racines et l’extrémité du clitoris (le gland) grossissent et durcissent à l’image du pénis. Source images http://controverses.sciences-po.fr/archive/pointg/index.php/making-of/images/ 

Lors d’une pénétration pénienne, c’est le clitoris qui est stimulé, à travers le vagin (l’uretère, lui, n’est pas très vasculaire).

Le clitoris est complètement étiré, écarté. En plus ça gonfle tout ça, car il y a des phénomènes vaso-moteurs d’excitation, donc ça peut doubler de volume, ce qui fait qu’un bon paquet est appliqué sur la verge.

Le point G est une zone agréable parce que le clitoris est stimulé en interne. Odile Buisson, gynécologue http://controverses.sciences-po.fr/archive/pointg/index.php/making-of/videos/index.html

Le clitoris est un organe méconnu. Il mesure environ 11 cm, ses racines entourant l’entrée du vagin.

Au moment de l’excision, l’exciseuse coupe la partie visible du clitoris, c’est à dire le gland. Pendant la cicatrisation, laquelle peut durer longtemps, surtout s’il y a infection et si la victime se livre à des activités physiques, un amas cicatriciel assez volumineux se forme à l’endroit de la coupure et le clitoris remonte et va se loger sous le pubis. La cicatrisation va figer la vulve et la coller à l’os du pubis alors qu’elle est normalement mobile pour donner de l’aisance aux mouvements et pour permettre la sortie du bébé lors de l’accouchement.

C’est le manque de mobilité de la vulve qui rend les accouchements difficiles avec pour conséquence une fistule vésico-vaginale, c’est à dire une communication invalidante entre la vessie et le vagin.

Lorsque l’excision est suivie d’une infibulation, c’est à dire la fermeture du vagin en laissant un minuscule espace pour l’évacuation des menstrues, les conséquences sont encore plus graves car le mari ouvre au couteau le sexe de sa femme quand il le désire provoquant chaque fois de nouvelles blessures suivies de nouvelles cicatrisations qui aggravent la rigidité de la vulve.

La consultation

La consultation du docteur Foldès ne ressemble pas à une consultation gynécologique. La table d’examen est simple, sans étriers, la patiente enlève seulement le bas et le médecin lui demande de rapprocher ses chevilles, un mouvement qui fait remonter la vulve et lui permet en une dizaine de secondes et secondé par une puissante lumière dirigée vers le sexe, de faire son diagnostic. Puis le chirurgien prend, en face à face, le temps d’expliquer à la patiente l’état de sa mutilation et comment il entend la réparer.

Certaines patientes sont surprises par la rapidité du diagnostic car elles ignorent que Foldès a examiné des milliers de femmes et qu’il en a reconstruit des milliers. Elle ignorent également que Pierre Foldès fut un brillant étudiant en médecine, qu’il a opéré des victimes de guerre, qu’il est également chercheur et développeur. Non seulement il a mis au point la méthode de reconstruction du clitoris mais il a développé les outils comme, par exemple, un fil spécial se résorbant plus lentement que les fils chirurgicaux habituels et un échographe dédié qui permet une vision très précise de l’organe.

Certaines patientes trouvent que le chirurgien est peu amène. Elles oublient qu’elles sont arrivées avec deux heures de retard (l’heure « africaine ») ce qui bouleverse l’organisation du service et que le chirurgien travaille 90h/semaine 7 jours/7.

Dans ces conditions, on peut comprendre que parfois, le chirurgien réserve son énergie à la chirurgie plutôt qu’à la communication. Et c’est d’ailleurs là qu’intervient Frédérique Martz et son institut en santé génésique. Ce complément de soins a été voulu par le Docteur Foldès qui, on le comprend aisément ne peut être à la fois au four et au moulin mais ne laisse pas pour autant tomber les femmes avec leurs questions.

Le suivi psychologique de la patiente, y compris les échanges avec ses semblables fait partie intégrante du processus de réparation et les femmes qui s’y dérobent risquent de s’inquiéter inutilement. On peut toutefois comprendre que certaines ne trouvent ni l’opportunité ni le temps de se rendre à Saint-Germain-en laye. Reste le téléphone …01 39 10 85 35

L’opération

Lorsque la femme a mûri sa décision et arrêté son choix, elle prend rendez-vous pour l’opération qui se fait en ambulatoire. Elle rentre à la clinique le matin et ressort le soir. Il est conseillé de se faire accompagner car même si l’anesthésie est légère, elle est générale. Le Dr Foldès a observé que lorsque la patiente écoutait de la musique africaine de son pays, elle était plus détendue et l’anesthésie nécessitait moins de produit pour l’endormir. En conséquence le réveil était plus facile.

La patiente rentre à la clinique le matin et en sort en début de soirée. L’intervention prend une quarantaine de minute. La patiente est ensuite conduite dans une chambre pour récupérer de l’anesthésie.

Dans la plupart des cas, le clitoris est entier sous la peau mais déformé par la mutilation. Le chirurgien va chercher l’extrémité blessée du clitoris sous le pubis et nettoie la masse cicatricielle (l’équivalent d’une croûte sur un genou bien écorché) et remet le clitoris à sa place, juste au dessus de l’urêtre. En même temps, il dégage les adhérences qui annulent la mobilité de la vulve et répare les éventuelles déchirures de la vulve et du périnée. Il peut être nécessaire aussi de réparer les petites et grandes lèvres, surtout dans le cas de l’infibulation quand la vulve a été cousue.

Le Dr Foldès m’a montré une vidéo dans laquelle j’ai vu une vulve complètement fermée par la peau qui avait repoussé après l’infibulation. Le bistouri incisait la peau lisse et noire laissant apparaître les muqueuses rosées des lèvres et de la vulve. Il a insisté sur le fait que même après l’excision et l’infibulation, tout est là pour permettre la reconstruction. Bien entendu, le chirurgien doit parfaitement connaître l’anatomie de la femme pour réussir l’opération, ce qui est assez rare car réparer les femmes excisées ne rapporte pas d’argent, la plupart étant sans moyens financiers.

Les suites opératoires

Une opération chirurgicale n’est jamais anodine. Outre l’anesthésie, les chairs entamées et recousues doivent cicatriser et les organes concernés doivent reprendre leur place.

Nous avons vu qu’après l’excision l’extrémité restante du clitoris était remontée sous le pubis et avait formé une cicatrice assez volumineuse. Une fois l’amas cicatriciel ôté et le clitoris descendu à sa place, il reste la cavité qu’il avait creusée en se rétractant sous l’agression du couteau de l’exciseuse, un trou qui va progressivement se résorber jusqu’à disparaître. Les femmes qui n’ont pas eu de consultation psychologique avant l’opération et qui ne respectent pas la consultation post-opératoire s’affolent par manque d’information sur le « trou », les écoulements, les fils et le processus de guérison.

Ce processus est expliqué en détails dans ce document de Frédérique Martz, collaboratrice du docteur Foldès https://laconnectrice.wordpress.com/2015/05/06/excision-la-reconstruction-du-clitoris-ce-quil-faut-savoir/

Les chairs ayant été coupées, elle sécrètent un liquide constitué de lymphe et de sang, une réaction à la chirurgie (commune à toutes les opérations chirurgicales), un écoulement plus ou moins abondant pendant plusieurs jours. Parfois ces écoulements dégagent une odeur forte mais c’est normal. Il suffit de se laver plus souvent pour éliminer l’écoulement et son odeur spécifique.

Le « trou » et les « écoulements » appartiennent au processus de cicatrisation et vont aller en s’amenuisant au fil du temps.

Aucune femme ne ressemblant aux autres, certaines peuvent avoir de fortes douleurs, d’autres pas. Le temps de cicatrisation est aussi variable d’une femme à l’autre et il est conseillé d’être prudente en ne se comparant pas aux autres femmes même si elles ont reçu le même diagnostic émanant du même chirurgien avec la même intervention. Se comparer aux autres femmes risque de vous saper le moral. Respectez votre propre rythme de guérison physique et mentale. Sachez aussi que pour compléter votre guérison vous devez pouvoir parler avec des spécialistes, comme celles de l’Institut en santé génésique, qui vous guideront dans votre convalescence et répondront aux questions qui vous viennent à l’esprit, notamment sur la reprise d’une vie sexuelle épanouie.

Le coût financier

En Afrique, des ONG comme « Clitoraid » (cette organisation fondée par les Raéliens est une secte dont les objectifs sont douteux), MSF ou MDM opèrent les femmes gratuitement. En France, le Dr Foldès s’est battu pour que la réparation de l’excision soit remboursée par la sécurité sociale mais beaucoup de femmes d’origine africaines ne disposent que de la CMU ou de l’AME (Aide médicale d’Etat pour les résidents sans papiers). Pour sa part, l’Etat rechigne à rembourser la réparation de l’excision aux acteurs de la santé.

Pour ma part, je pense que les états qui autorisent l’excision ou qui ne font pas appliquer les lois contre l’excision devraient payer pour sa réparation et les dégâts qu’elle cause aux enfants (c’est une violence intolérable), aux femmes et aux bébés qui pâtissent d’accouchements rendus difficiles et dangereux du fait de cette mutilation. Ces pays irresponsables devraient également assumer le coût social et humain de l’excision comme en Éthiopie où les femmes rendues incontinentes parce que victimes de fistules obstétricales sont répudiées par leur mari et bannies de la société parce qu’elles « sentent mauvais » comme le montre cette vidéo

Maintenant, si vous disposez de quelques moyens, je vous invite à faire un don à l’Institut en santé génésique qui fait un travail remarquable en collaboration avec le militantisme concret et actif du Dr Foldès. http://www.institutensantegenesique.org/#!nous-soutenir/c1ewc

La Connectrice

Pour en savoir plus

Vulve non mutiléeNymphectomie partielle supérieure

Excision . La reconstruction du clitoris. Ce qu’il faut savoir.

Publié le
Après que vous ayez pris conscience d’avoir été excisée et avoir constaté que vous étiez mutilée, après des années d’hésitation et de réflexion, vous avez décidé de vous faire reconstruire.
Maintenant, vous venez de subir une reconstruction du clitoris avec la réparation de l’excision qui a pu aussi abîmer votre urètre , vos grandes et petites lèvres génitales et votre périnée.
Chaque femme est un cas particulier pour laquelle votre chirurgien a choisi la meilleure solution et vous a expliqué comment il allait réparer votre mutilation. Il vous a sans doute été proposé de rencontrer des infirmières et des psychologues pour répondre à toutes les questions que vous vous posez avant l’opération. Après l’opération, vous vous posez encore d’autres questions.
Frédérique Martz, directrice de l’Institut de santé génésique travaille en collaboration avec le Dr Pierre Foldès qui est l’inventeur de la technique de réparation du clitoris et continue à la transmettre à d’autres médecins, en particulier en Afrique où il séjourne régulièrement.
Frédérique Martz a rédigé le document qui suit afin de conseiller et guider les femmes qui ont entrepris une reconstruction.
Toutefois, la lecture de ce document ne vous dispense pas de vous rendre à la consultation post opératoire, trois semaines après l’intervention.
En cas de doute, il vous est vivement conseillé de consulter votre chirurgien ou ses collaboratrices.
La Connectrice
Environ 3000 femmes ont déjà choisi la chirurgie pour faire réparer leur excision. Leur expérience et leur suivi ont permis d’évaluer les bénéfices potentiels de cette intervention.
 
LE CHOIX DE LA CHIRURGIE
La chirurgie est incluse dans un parcours de prise en charge psychologique pré/ et post opératoire, qui est proposé au sein de L’Institut en santé génésique. C’est un moment privilégié et qui se veut rassurant, le recueil des émotions est essentiel. L’Institut en Santé Génésique permet également de maintenir un lien jusqu’au premier RV post-opératoire à 3 semaines, période souvent très anxiogène du fait des différentes manifestations post-opératoires.
 
La consultation post opératoire à 3 semaines est indispensable: si ce rv n’est pas respecté, il a pour conséquence une situation de stress et d’incertitude quant à la « réussite » de la chirurgie: la consultation du chirurgien en post opératoire permet de rassurer, et de franchir les premières étapes  du parcours de reconstruction globale. Elle est suivie immédiatement d’un rv avec une psychologue pour poursuivre la prise en charge de l’impact psychologique de l’excision.

La femme attend de la chirurgie une réponse immédiate.  mais…
 
…IL N’Y A PAS DE CHIRURGIE SANS DOULEUR et MANIFESTATIONS POST OPERATOIRES
 il est, nécessaire lors des premières consultations, et lorsque la chirurgie est choisie, que la femme intègre et accepte les conséquences normales que sont les douleurs post-opératoires. C’est une chirurgie, avec des étapes inflammatoires, qui surprennent souvent, : les sutures, les douleurs, les écoulements et saignements. Tant que la cicatrisation cutanée n’a pas démarré, la région reste sensible et des jours de repos sont conseillés.
– L’impatience fait partie  d’un processus de revendication d’être immédiate une « nouvelle femme », une émotion qu’il faut modérer pour ne pas ressentir des moments de déception. Il faut savoir être patiente, parce que l’évolution n’en sera que plus positive et évidente.
Les soins ne doivent pas être négligés, car ils contribuent à une meilleure cicatrisation, également plus rapide. Ils doivent être plus fréquents que d’habitude, s’il y a une situation d’inconfort (odeurs dues aux écoulements…). Les témoignages recueillis à l’Institut en Santé Génésique, de plus de 130 femmes par an, évoquent biensûr les inconforts décrits par de nombreuses femmes, mais toutes disent s’être imposées une hygiène plus fréquente pendant la période de cicatrisation.
Les différentes étapes de la cicatrisation sont décrites dans le document qui est remis par le Dr Foldes, lors de l’entretien, avant le départ de l’Hopital / la Clinique.
Les soins apportés en post opératoire sont aussi douloureux psychologiquement, parce que les femmes sont surprises par l’évolution : premier contact douloureux lors des soins, changement de couleur, modification de la taille du clitoris tout au long de la cicatrisation, « nouveau sexe » dont il faut s’approprier l’esthétique… .

 LA REPRISE D’UNE VIE SEXUELLE NE PEUT ETRE IMMEDIATE
L’amélioration de sa vie sexuelle est un des objectifs, mais elle ne peut être immédiate, surtout pas pendant la période de cicatrisation.
Le désir d’avoir des relations sexuelles épanouies, sans douleur, et ressentant du plaisir (orgasme) est légitime, mais il nécessite une implication totale de la femme, tant physique que psychique, et peut-être également l’implication du partenaire s’il y en a un. L’Institut en Santé Génésique reçoit le couple en post opératoire, afin de faire comprendre au partenaire le rôle qu’il peut jouer, et la place que sa partenaire lui donnera, au fur et à mesure de la reprise de leur sexualité de couple. Elle seule décide du moment. Ces différentes étapes seront accompagnées par la psycho-sexologue si nécessaire.
 
L’excitation est déclenchée par des stimulations physiques, psychologiques. lors des soins (massages réguliers qui sont préconisés après la 1er consultation post-opératoire à 3 semaines). On ne peut dissocier les stimulations physiques et psychologiques.
Les traitements cosmétiques et dermatologiques préconisés sont choisis et adaptés pour permettre une meilleure régénérescence des tissus. Le gland réimplanté va s’intégrer dans la vulve à sa position normale et prendra au fur et à mesure sa couleur noire, ou parfois un peu plus claire. Il ne « disparait » pas, mais devient beaucoup moins saillant. Il tend à devenir un gland clitoridien normal de 5 à 15 mm environ, recouvert par une fine peau lisse.
Le clitoris est habituellement cicatrisé vers 6 à 8 semaines,  il est encore insensible. C’est à ce moment que commence la rééducation de la sexualité. Celle-ci est indépendante de la chirurgie et se fait à long terme. Elle consiste en une mobilisation et une stimulation normale de l’organe, comme l’aurait fait (même insconsciemment) la petite fille non excisée. La stimulation du clitoris favorise l’afflux du sang nécessaire à sa bonne cicatrisation.
Pendant cette phase, on apprendra à repérer les modes de stimulation agréable/désagréable : individuellement et/ou avec le partenaire. La stimulation du clitoris peut conduire à un orgasme dont l’intensité et le mode de déclenchement peut changer après l’intervention chirurgicale. Sa durée est très variable, de trois mois à deux ans, et dépend de l’état antérieur et du suivi des recommandations.
Cette prise en charge mécanique de surface est absolument nécessaire à la bonne évolution de la cicatrice et à la mise en place des circuits neurologiques sensoriels.
Toute cette phase s’appuie sur des consultations chirurgicales régulières (à 3 mois, 6 mois, 2 ans) et psychologiques à l’Institut en Santé Génésique (à chaque rv pris auprès de chirurgien, et au mieux 1 fois par mois pendant 6 mois).
 
 Plus généralement, les difficultés sexuelles sont fréquentes chez les femmes:  1 sur 3 non excisée a des difficultés à avoir un orgasme et / ou une excitation sexuelle.
Les causes sont nombres: psychologiques, maladies, certaines prises de médicaments…
Chaque cas peut donc comporter plusieurs causes, qu’il faudra bien analyser afin de répondre le mieux possible à la demande d’une meilleure sexualité.
 
D’un point de vue anatomique, le clitoris est un organe complexe de plus de 11 cm, intégré au périnée féminin. Il est presque entièrement caché. On ne voit que la partie externe du gland.
Seule, une minime protubérance apparait, recouverte par le capuchon (repli de peau) et peu visible. Cette partie est plus saillante en stimulation.
Le clitoris n’a aucune fonction reproductive, mais sa stimulation augmente le plaisir sexuel de la femme et peut lui permettre d’arriver à l’orgasme. Sa stimulation va d’abord accélérer l’excitation sexuelle puis la lubrification. A partir d’un certain seuil de stimulation, l’orgasme peut se produire.
 
En conclusion, la réfection clitoridienne est maintenant une opération standardisée. Son succès dépend essentiellement du suivi post-opératoire à moyen terme et psychologique à plus ou moins long terme, parce que la reconstitution chirurgicale du clitoris ne suffit pas. Un accompagnement et un apprentissage sont nécessaires pour en retrouver sa fonction. 
Frédérique Martz, directrice de l’Institut en Santé Génésique

 

 
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Institut en Santé Génésique
20 rue Armagis – 78100 St Germain en Laye
 
 L’Institut en santé génésique accueille chaque jour des femmes victimes de violences (plus de 290 en 2014), et l’excision est l’une de nos préoccupations, mais pas que.

Les nations africaines et arabes doivent financer la reconstruction de leurs femmes excisées

De plus en plus de femmes excisées demandent la reconstruction de leur mutilation qui a été rendue possible par la technique mise au point par le Dr Foldès. Non seulement la technique du Docteur Foldès est une révolution technique et humaniste mais le fait que de plus en plus de femmes excisées ne se résignent plus et demandent la réparation de leur mutilation est une victoire du féminisme et de l’amélioration de la condition des femmes.

Ces femmes qui demandent la reconstruction de leur clitoris et la réparation de leurs mutilations adjacentes font preuve d’un immense courage physique et mental. Je les soutiens ici sans retenue dans leur volonté de redevenir « normales » en retrouvant leur intégrité.

Aujourd’hui, je m’adresse aux dirigeants des nations qui permettent que la mutilation sexuelle des femmes se perpétue sur leur territoire.

L’excision est toujours pratiquée en Afrique, dans les pays arabes où en Égypte 0ù 90% des femmes sont excisées et en France et en Europe. Dans tous les pays où l’excision est officiellement interdite, elle se perpétue clandestinement au nom de la tradition.

L’excision vise à soumettre les femmes afin qu’elles se consacrent exclusivement à la reproduction et à l’entretien et l’économie domestique sous la férule dictatoriale de l’époux. Excision et polygamie existent parallèlement parce qu’elles sont deux aspects complémentaire de l’asservissement des femmes. Un infirmier sénégalais m’avait expliqué un jour que les femmes étant »naturellement » portées sur la chose et qu’il fallait les exciser pour qu’elles n’aient pas d’autres préoccupations que leur mari, leurs enfants et leurs maisons. « On leur coupe le clitoris, et après, c’est fini ». On ne saurait être plus clair.

Les femmes excisées sont de plus en plus nombreuses à demander la reconstruction de leur clitoris et éventuellement la réparation d’autres dommages comme la mutilation de la vulve , des grandes et petites lèvres ainsi que de l’urêtre. Les techniques de l’excision sont souvent barbares et causent des blessures qui s’infectent, cicatrisent mal et entraînent des douleurs permanentes. Souvent, l’urètre est également mutilé par maladresse et responsable d’incontinence urinaire. Sans oublier les dommages terribles infligées par l’infibulation et la rupture au couteau de l’infibulation.

C’est d’ailleurs en tant qu’urologue que le Dr Foldes a mis au point la technique de reconstruction du clitoris et des parties voisines, au cours de missions humanitaires en Afrique.

La plupart des gens ignorent que le clitoris est un organe qui peut mesurer jusqu’à 10 cm de long car le bouton, la partie visible, repose sur deux longues racines qui se déploient le long des petites lèvres jusqu’au périnée. La technique du Dr Foldès consiste à tirer sur les racines pour les faire ressortir au-dessus de la vulve. Une technique simple et peu invasive à condition que la femme n’ait pas subi d’autres mutilations comme je l’ai expliqué. Chaque cas est particulier et nécessite donc une approche individualisée autant sur le plan anatomique que psychologique. Le Dr Foldès s’est adjoint les services d’une psychologue et forme de nombreux médecins à son approche et sa technique. Il continue à se rendre plusieurs fois par mois en Afrique pour transmettre son savoir faire et opérer des femmes.

La sécurité sociale Française dont on ne connaît que trop les difficultés financières doit elle continuer à payer les conséquences de pratiques barbares et inhumaines sur les femmes ? On l’a vu, la plupart des pays concernés n’interdisent pas l’excision ou ne font pas respecter son interdiction quand leurs propres lois l’exigent. Ils sont donc responsables de ces mutilations et devraient rembourser le coût de leur réparation à notre sécurité sociale qui n’en peut plus de rembourser les soins médicaux et chirurgicaux de ressortissants de pays qui ne respectent pas leur peuple, ne le protègent pas et se déchargent de leurs responsabilités sur la France et l’Europe en Général.

Il serait temps que les pays dits en développement, ou émergents se prennent en charge et cessent d’envoyer leur peuple à l’abattoir au prétexte de la dette coloniale que nous avons remboursée depuis belle lurette avec nos dons caritatifs, la contribution de l’Union européenne, de celles de l’Onu et des milliards d’aides de toutes sortes que nous apportons avec un résultat nul. En fait pas si nul que ça puisqu’il encourage les Africains, les Kabyles, les Arabes et les Asiatiques à émigrer massivement en Europe et qu’il garantit la richesse des élites locales qui n’ont pas à partager leurs ressources et les aides internationales et n’ont pas honte d’exhiber leur richesse mal acquise.

L’exemple le plus proche est celui de l’Algérie qui entretient son peuple dans la misère et l’insécurité, qui l’incite ouvertement et explicitement à aller réclamer à la France « le paiement de la dette coloniale », qui depuis 50 ans n’a pas été capable de construire des hôpitaux, des écoles, des routes, des équipements alors qu’elles est riche de l’argent de son pétrole et de son gaz. L’Algérie doit des millions ou des milliards d’euros à la sécurité sociale française et la France n’a pas le courage d’en réclamer le remboursement « par souci d’apaisement ». Honte à l’Algérie et à nos dirigeants lâches !

Je ne demande pas l’annulation du remboursement par la sécurité sociale des reconstructions de femmes excisées mais je souhaite que nos gouvernants aient le courage de réclamer notre dû, celui des contribuables, aux pays responsables des malheurs de leur peuple que nous avons la bonté d’accueillir, de protéger et de soigner au lieu de persécuter les Français en faisant des prélèvements injustes sur leurs retraites, leurs salaires et leur pouvoir d’achat et de les plonger dans l’insécurité permanente en leur imposant une immigration non contrôlée djihadiste hostile à nos lois et nos valeurs républicaines.

Excision : témoignages sur la réparation du clitoris

Publié le

 

 

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Sur cette image, on voit la proximité du clitoris avec le méat urinaire, ce qui explique que beaucoup de femmes excisées ont des problèmes urinaires.

Ici, on ne montre que le sommet du clitoris, sa partie apparente, son « bouton » ou son gland. En réalité, il peut mesurer jusqu’à 10 cm dans sa totalité car ses racines courent le long des petites lèvres, sous la peau.

Sur le site d’Arte, on voit une image en trois dimensions du clitoris dans sa totalité.

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http://www.arte.tv/fr/le-clitoris-ce-cher-inconnu/387780,CmC=387788.html

https://laconnectrice.wordpress.com/2006/06/04/le-clitoris-en-trois-dimensions-une-revolution/

Nouveau au 26/01/2015

Communication du service, Institut en Santé Génésique, qui reçoit et suit les femmes excisées qui se font reconstruire

Environ 3000 femmes ont déjà choisi la chirurgie pour faire réparer leur excision. Leur expérience et leur suivi ont permis d’évaluer les bénéfices potentiels de cette intervention.

 LE CHOIX DE LA CHIRURGIE

La chirurgie est incluse dans un parcours de prise en charge psychologique pré/ et post opératoire, qui est proposé au sein de L’Institut en santé génésique. C’est un moment privilégié et qui se veut rassurant, le recueil des émotions est essentiel. L’Institut en Santé Génésique permet également de maintenir un lien jusqu’au premier RV post-opératoire à 3 semaines, période souvent très anxiogène du fait des différentes manifestations post-opératoires.

 La consultation post opératoire à 3 semaines est indispensable: si ce rv n’est pas respecté, il a pour conséquence une situation de stress et d’incertitude quant à la « réussite » de la chirurgie: la consultation du chirurgien en post opératoire permet de rassurer, et de franchir les premières étapes  du parcours de reconstruction globale. Elle est suivie immédiatement d’un rv avec une psychologue pour poursuivre la prise en charge de l’impact psychologique de l’excision.

La femme attend de la chirurgie une réponse immédiate.  mais…

 IL N’Y A PAS DE CHIRURGIE SANS DOULEUR et MANIFESTATIONS POST OPERATOIRES

 il est, nécessaire lors des premières consultations, et lorsque la chirurgie est choisie, que la femme intègre et accepte les conséquences normales que sont les douleurs post-opératoires. C’est une chirurgie, avec des étapes inflammatoires, qui surprennent souvent, : les sutures, les douleurs, les écoulements et saignements,. Tant que la cicatrisation cutanée n’a pas démarré, la région reste sensible et des jours de repos sont conseillés.

– L’impatience fait partie  d’un processus de revendication d’être immédiate une « nouvelle femme », une émotion qu’il faut modérer pour ne pas ressentir des moments de déception. Il faut savoir être patiente, parce que l’évolution n’en sera que plus positive et évidente.

Les soins ne doivent pas être négligés, car ils contribuent à une meilleure cicatrisation, également plus rapide. Ils doivent être plus fréquents que d’habitude, s’il y a une situation d’inconfort (odeurs dues aux écoulements…). Les témoignages recueillis à l’Institut en Santé Génésique, de plus de 130 femmes par an, évoquent bien sûr les inconforts décrits par de nombreuses femmes, mais toutes disent s’être imposées une hygiène plus fréquente pendant la période de cicatrisation.

Les différentes étapes de la cicatrisation sont décrites dans le document qui est remis par le Dr Foldes, lors de l’entretien, avant le départ de l’Hopital / la Clinique.

Les soins apportés en post opératoire sont aussi douloureux psychologiquement, parce que les femmes sont surprises par l’évolution : premier contact douloureux lors des soins, changement de couleur, modification de la taille du clitoris tout au long de la cicatrisation, « nouveau sexe » dont il faut s’approprier l’esthétique… .

 LA REPRISE D’UNE VIE SEXUELLE NE PEUT ETRE IMMEDIATE

L’amélioration de sa vie sexuelle est un des objectifs, mais elle ne peut être immédiate, surtout pas pendant la période de cicatrisation.

Le désir d’avoir des relations sexuelles épanouies, sans douleur, et ressentant du plaisir (orgasme) est légitime, mais il nécessite une implication totale de la femme, tant physique que psychique, et peut-être également l’implication du partenaire s’il y en a un. L’Institut en Santé Génésique reçoit le couple en post opératoire, afin de faire comprendre au partenaire le rôle qu’il peut jouer, et la place que sa partenaire lui donnera, au fur et à mesure de la reprise de leur sexualité de couple. Elle seule décide du moment. Ces différentes étapes seront accompagnées par la psycho-sexologue si nécessaire.

 L’excitation est déclenchée par des stimulations physiques, psychologiques. lors des soins (massages réguliers qui sont préconisés après la 1er consultation post-opératoire à 3 semaines). On ne peut dissocier les stimulations physiques et psychologiques.

Les traitements cosmétiques et dermatologiques préconisés sont choisis et adaptés pour permettre une meilleure régénérescence des tissus. Le gland réimplanté va s’intégrer dans la vulve à sa position normale et prendra au fur et à mesure sa couleur noire, ou parfois un peu plus claire. Il ne « disparait » pas, mais devient beaucoup moins saillant. Il tend à devenir un gland clitoridien normal de 5 à 15 mm environ, recouvert par une fine peau lisse.

Le clitoris est habituellement cicatrisé vers 6 à 8 semaines,  il est encore insensible. C’est à ce moment que commence la rééducation de la sexualité. Celle-ci est indépendante de la chirurgie et se fait à long terme. Elle consiste en une mobilisation et une stimulation normale de l’organe, comme l’aurait fait (même insconsciemment) la petite fille non excisée. La stimulation du clitoris favorise l’afflux du sang nécessaire à sa bonne cicatrisation.

Pendant cette phase, on apprendra à repérer les modes de stimulation agréable/désagréable : individuellement et/ou avec le partenaire. La stimulation du clitoris peut conduire à un orgasme dont l’intensité et le mode de déclenchement peut changer après l’intervention chirurgicale. Sa durée est très variable, de trois mois à deux ans, et dépend de l’état antérieur et du suivi des recommendations.
Cette prise en charge mécanique de surface est absolument nécessaire à la bonne évolution de la cicatrice et à la mise en place des circuits neurologiques sensoriels.

Toute cette phase s’appuie sur des consultations chirurgicales régulières (à 3 mois, 6 mois, 2 ans) et psychologiques à l’Institut en Santé Génésique (à chaque rv pris auprès de chirurgien, et au mieux 1 fois par mois pendant 6 mois).

 Plus généralement, les difficultés sexuelles sont fréquentes chez les femmes:  1 sur 3 non excisée a des difficultés à avoir un orgasme et / ou une excitation sexuelle.

Les causes sont nombres: psychologiques, maladies, certaines prises de médicaments…

Chaque cas peut donc comporter plusieurs causes, qu’il faudra bien analyser afin de répondre le mieux possible à la demande d’une meilleure sexualité.

 D’un point de vue anatomique, le clitoris est un organe complexe de plus de 11 cm, intégré au périnée féminin. Il est presque entièrement caché. On ne voit que la partie externe du gland. 

Seule, une minime protubérance apparait, recouverte par le capuchon (repli de peau) et peu visible. Cette partie est plus saillante en stimulation.

Le clitoris n’a aucune fonction reproductive, mais sa stimulation augmente le plaisir sexuel de la femme et peut lui permettre d’arriver à l’orgasme. Sa stimulation va d’abord accélérer l’excitation sexuelle puis la lubrification. A partir d’un certain seuil de stimulation, l’orgasme peut se produire.

 En conclusion, la réfection clitoridienne est maintenant une opération standardisée. Son succès dépend essentiellement du suivi post-opératoire à moyen terme et psychologique à plus ou moins long terme, parce que la reconstitution chirurgicale du clitoris ne suffit pas. Un accompagnement et un apprentissage sont nécessaires pour en retrouver sa fonction. 

Frédérique Martz, directrice de l’Institut en Santé Génésique

 

Je reste à votre disposition.
Frédérique Martz
Directrice

 

 

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Institut en Santé Génésique20 rue Armagis – 78100 St Germain en Laye

01.39.10.85.35.

www.institutensantegenesique.org

Facebook : www.facebook.com/InstitutenSanteGenesique

Nouveau au 9/10/2012

L’Exiceuse , de Natacha Henry et Linda Weil-Curiel, est un entretien à trois voix avec le bourreau, avec celle qui torture et mutile au nom de coutumes ancestrales et d’une religion fantasmée…

L’excision est un crime et celles qui le subissent sont condamnées au silence. Le sujet est tabou. Les victimes ignorent les origines de cette coutume barbare. « C’est un réseau de mythologies destinées à permettre de contrôler la sexualité de la jeune fille et de la femme. » « Ça calme les femmes ! » dit l’un des accusé-e-s. « Pas d’excision, pas de mari ! » déclare l’exciseuse…

Le hip hop, une arme musicale donc, qui peut servir bien d’autres causes. Cela, Sister Fa l’a  compris. Depuis plusieurs années, la chanteuse sénégalaise utilise le hip hop pour sensibiliser les villages sur la pratique l’excision. « C’est un vecteur incroyable. Je ne sais pas qui a dit que la musique commence là où le langage s’arrête mais c’est tellement vrai ! Chez nous dans les milieux les plus reculés, les gens peuvent écouter ta musique et saisir ton message sans que tu sois-là ! Pour moi c’est magique. Surtout que le hip hop est avant tout écouté par les jeunes. »En Afrique, l’excision concerne 115 millions de femmes. Au Sénégal, passible d’une peine de prison, elle frappe entre 25 et 30% de la population féminine. Les Wolofs et les Sérères n’excisent pas. En revanche, les ethnies de Casamance (mandingues, malinkés et une partie des Diolas) comme celles du nord et de l’est le font. Mais dans les villages « les mamans ne savent même pas pourquoi elles excisent. Personne n’en parle. C’est tabou. », explique la rappeuse.

Témoignage en date de 2011 d’une femme du Darfour qui vit en Hollande

http://www.rnw.nl/afrique/article/excision-le-tabou-autour-de-l%E2%80%99operation-de-reparation

Intervew du Dr Lamotte qui vit à Bamako et lutte contre l’excision et pour la réparation

http://www.bamanet.net/index.php/actualite/republicain/12040-le-combat-de-l-intact-r–arreter-et-reparer-lexcision-.html

Reportage sur info Afrique: réparation de l’excision au Burkina Faso par un génécologue burkinabe rattaché à l’hôpital (CHU) d’Angers. Il forme également des médecins ivoiriens.

http://www.dailymotion.com/video/x8w4rc_la-reparation-de-l-excision-au-burk_tech

Blog d’une femme qui se présente comme ayant été excisée

http://survivance.blogspot.com/

Réparation de l’excision au Nahouri avec l’association « Soroptimiste »

http://www.lefaso.net/spip.php?article30547&rubrique14

J’ai trouvé ces témoignages en date de 2008 sur ce site :http://beaute.afrik.com/forum/index.php?topic=143.30;wap2

SOUSOU:
Tout d abord j ai appeler au cabinet du dr foldes pour prendre rdv avec lui pour mieu savoir ce qu il allait me faire il ma tout expliqué avec les détailles et il ma examiné.après m avoir examiner il ma dit que mon clitoris etait tout a fait réparable car il est toujour là mais qu’il était recouvert par une cicatrice c’est pour ca que j’ai mal pendant mes rapport il ma prescrit une prise de sang a effectuer avant la visite chez l anestesiste qui a été moins d’une semaine plus tard à ma visite chez l’anestésiste elle ma dit que ca sera une anestesie générale et que ca durerait entre 30 et 45 min et je ferais 1 h en salle de réveille. Franchement mois j’avais trop peur j’avais jamais été opéré et ca s’est trés bien passé.je me suis même pas rendu compte en me réveillant g.t dans le coltar j’ai dit a l infirmière je serais opéré dans combien de temps elle ma dit c’est déjà fait vous etes en salle de réveil. Ensuite il mon ramené dans ma chambre j avais trop faim mais il mon pas donné tout de suite à manger ont a attendu le diner. Le lendemain je suis aller prendre ma douche et j’ai voulu voir ca ressemblai a koi un clito apres l opération c est tout blanc ensuite dans quelque jour ca deviendra rose comme la peau dans la bouche ca fait pas trop mal l opération ca tire un peu faut pas trop rester debout ou marcher sinan les points de sutures risqueraiant de souvrirent mais d après de dr foldes c est pas trop grave ca se refermera tout seul l opération et prises en charge à 100% si vous avez la cmu sinan ca dépent votre mutuelle faut se renseigner celle qui été avec mois a du payer pour tout comprit 430 euros.franchement c’est pas chère car le prix réel c’est 5000 euros mais le dr foldes arrange les femmes pour l instant j ais encore un peu mal c est normal ca fait que 2 jours dans 1mois 1/2 je pourrais reprendre le sport ;D dans 10 jour j aurais plus mal et j ai rdv dans 3 smn pour voir si tout est normal je ne regrette rien du tout car je v connaitre le plaisir 😛

nana93:
salut je v1 de m’inscrire sur ce forum car je v1 de voir ke tu as subi 1 opération pour réparé ton clitoris je voulais avoir des infos donc savoir si on retrouvait 1 séxualité normale é si sa marchait vrémen car je voudrai la pratiqué.

or noir:
Bonjour les filles je veux juste vous dire ke vous etes de braves femmes et ke je suis de tout coeur avec vous et ke je prie pour cette opération vous fasse vous sentir bien dans votre peau.
L’excision est une pratique qui fait beaucoup de mal aux filles.
Dans l’actualité sénégalaise,les parents d’une fillette de 16 ou 18 mois excisée de même et l’exciseuse ont été arrêtés et un procés a eu lieu.

oumou1:
Pour ma part j’ai été réparée en 2006, je suis passée entre les mains de Pierre FOLDES. Force est de constater que trois ans après, il n’y a aucun retour se sensation. Pas de sensibilité, retour au point initial ! Mieux j’ai consulté à nouveau ce praticien qui m’a fait comprendre que ce n’était pas son problème…. Je témoigne afin que d’autre ne se fasse pas avoir par ce business man.

L’avis de La Connectrice : Chaque femme a sa propre sensibilité et sa propre anatomie. La sexualité est une chose compliquée.

Si le Dr Foldès extime que vous n’avez pas de problème chirurgical parce que l’opération s’est déroulée avec succès, vous pouvez le croire. Par contre, il serait utile de consulter une gynécologue et le mieux serait d’aller voir une conseillère du Planning familial qui vous orientera en fonction de ce que vous lui direz.

Pour lire mes autres articles sur l’excision, dont l’interview du Docteur Foldes, cliquez sur le tag « excision » dans la colonne de droite de ce blog.

Rencontrer une conseillère du Planning familial

Le Planning familial a été créé il y a environ 60 ans pour aider les femmes. C’est une organisation qui n’est ni confessionnelle ni politique.

C’est confidentiel et gratuit. On peut poser toutes les questions que l’on veut et, si on le souhaite voir aussi une gynécologue sur place.

Pour trouver le centre de planning familial le plus proche de votre domicile, regarder sur le site :

http://www.planning-familial.org/ouverture.php

EXCISION : Interview du chirurgien Pierre Foldès sur Doctissimo

Publié le

Source : doctissimo.fr

Forum Violences sexuelles de Doctissimo
Voir aussi nos dossiers : Le sexe de la femme
Les secrets du clitoris
Abus sexuels : quand l’enfant est en danger
Chirurgie sexuelle : le bistouri de l’intime
Les violences sexuelles

On peut soigner les femmes victimes d’excision
Interview du Dr Pierre Foldès

Après avoir sillonné le monde en tant que médecin humanitaire, le chirurgien urologue Pierre Foldès se consacre aujourd’hui pleinement à la lutte contre l’excision. Ayant mis au point une technique unique au monde, il reconstitue le clitoris des femmes victimes de ces terribles mutilations génitales. Il nous explique son combat.

Doctissimo : Pourquoi vous être intéressée aux femmes victimes d’excision ?

Dr Pierre FoldèsDr Pierre Foldès : Principalement pour deux raisons. Premièrement, lors d’une mission humanitaire de l’Organisation mondiale de la santé au Burkina Faso, nous devions soigner les nombreuses complications de ces excisions : des problèmes d’incontinence, des complications obstétricales graves… Lors des consultations, des femmes m’ont demandé d’intervenir sur les douleurs liées aux cicatrices. Enfin, en tant que chirurgie urologue, j’avais pratiqué des techniques de réparation et d’allongement de la verge, qui me semblait capable d’aider ces femmes après quelques adaptations. De retour en France, j’ai adapté et mis au point cette technique.

Doctissimo : En quoi consiste cette technique chirurgicale unique au monde ?

Dr Pierre Foldès : Lors de l’excision, la partie externe du clitoris est enlevée, et non sa totalité qui fait une dizaine de centimètres de longueur. L’opération consiste à retirer la cicatrice (souvent à l’origine des douleurs), à aller chercher sa partie interne, à la repositionner dans un emplacement anatomiquement normal en libérant les ligaments qui la retiennent et à la ré-innerver. En tout, l’opération dure entre 45 minutes et une heure.

Doctissimo : Toutes les formes d’excision sont-elles opérables ?

Dr Pierre Foldès : Oui, toutes les formes d’excision sont opérables et permettent d’obtenir un bénéfice esthétique et sensoriel. Dans tous les cas, la chirurgie réparatrice permet de réparer l’excision et les lésions associées : de l’excision féminine (ablation du capuchon) à l’infibulation (résection de la hampe du clitoris, des petites lèvres et suture des grandes lèvres).

Doctissimo : Combien de femmes avez-vous opéré ? La demande est-elle croissante en France ?

Dr Pierre Foldès : J’ai aujourd’hui opéré à peu près 600 à 700 femmes, dont 500 en France avec les dernières techniques. Chaque mois, je reçois des dizaines de demandes. De nombreuses femmes de 18 à 50 ans avouent qu’elles l’auraient fait avant si elles avaient été informées plus tôt de cette technique. Il faut donc améliorer l’information pour toutes ces femmes. On estime qu’en France au moins 30 000 jeunes filles sont menacées d’excision. Cette technique est remboursée depuis 2004 en France.

Doctissimo : Combien de recul avez-vous par rapport à cette technique ?

Dr Pierre Foldès : Les premières opérations ont été effectuées, il y a 25 ans. Pour les dernières techniques opératoires effectuées en France, le recul est de plus de 5 ans. Après l’opération, les douleurs sont supprimées dans la presque totalité des cas. Sur le plan esthétique, la reconstruction d’un massif clitoridien permet d’obtenir une forme anatomique normale dans près de 8 cas sur 10. Dans le reste des cas, l’aspect est satisfaisant mais la peau peut recouvrir le capuchon reconstruit. Sur le plan de la sensibilité, on peut penser que 60 à 70 % des femmes éprouvent de nouvelles sensations au bout de quatre à six mois. Mais il est difficile d’avoir des données précises car d’une part, ces femmes n’ont pas de point de comparaison et d’autre part, ces mutilations génitales s’accompagnent d’autres facteurs qui peuvent handicaper la reconstitution de sensations clitoridiennes. Toutes les femmes opérées sont orientées vers un psychologue ou un sexologue qui saura les accompagner lors de cette ré-appropriation de leur intégrité physique.

La publication de résultats sur un grand nombre de femmes est en cours de publication. Ces études pourraient débloquer la situation et popularise
r plus généralement cette technique auprès du corps médical. Mais ce travail est titanesque et malgré toute ma volonté, les choses ne vont pas toujours aussi vite qu’on le souhaiterait

Le sexe des femmes pas si méconnu par une minorité concernée

J’ai regardé ces jours-ci une émission sur la reconstruction du clitoris chez les femmes excisées. Malheureusement, j’en ai oublié les références …A vos souris pour les retrouver ! Si j’ai le temps, je reviendrai sur cet article pour les donner.

Des femmes témoignaient en compagnie d’une sexologue qui travaille avec le génial urologue qui a développé la chirurgie reconstructrice du clitoris.

Il a eu cette idée en observant les souffrances des femmes africaines au cours de l’accouchement et dans leur vie sexuelle.

De plus, ce chirurgien a été suffisamment malin pour analyser la structure du clitoris et repérer ces fameuses racines qui descendent le long de la vulve, ce qui permet à une femme excisée d’éprouver malgrè tout, si elle n’a pas été profondément mutilée, un certain plaisir.

Cette reconstruction consiste à tirer sur les racines pour les faire ressortir à l’endroit où le « bouton » a été supprimé. La cicatrisation après l’opération est longue et les femmes opérées doivent parfois attendre jusqu’à deux ans pour retrouver du plaisir.
Toutefois, celles qui ont été opérées sont satisfaites d’avoir retrouvé leur intégrité sexuelle et de se sentir à nouveau pleinement femmes.

Pour avoir subi, après un cancer, une reconstruction autologue (avec mes propres tissus) du sein, je dois dire que j’ai dû aussi attendre près de deux ans pour retrouver une certaine sensibilité, des nerfs ayant été coupés au cours de l’opération. Heureusement, les nerfs repoussent !

J’ai apprécié les discours très respectueux vis à vis des femmes de l’urologue et de la sexologue qui supervise le suivi post-opératoire.

Mais surtout, j’ai été surprise de constater que l’anatomie du clitoris était aussi parfaitement connue et maîtrisée dans cette chirurgie alors qu’elle est pratiquement inconnue des femmes et du corps médical en général.

Qui a intérêt à ce que la grande majorité de la population ignore tout de l’anatomie et de la physiologie du clitoris ? A qui ça rapporte ?
Suivez-mon regard….

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