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La Traversée. Film de propagande macroniste financé par nos impôts

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J’ai regardé ce soir sur TV5 le film de Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit déjà présenté au festival de Cannes 2018 et acheté par la télévision publique pour lui assurer une audience qu’il n’aura jamais dans les salles commerciales mais fera la joie des admirateurs de Macron Emmanuel, de ses amis et de ses soutiens. Alors que notre président nous annonce que la lutte contre les « fake news » est ouverte, la Traversée est un « fake » documentaire qui détourne l’argent public afin de nous soummettre à la servitude involontaire.

Je dois dire que j’ai eu beaucoup de mal à regarder attentivement ce navet nombriliste et propagandiste à la gloire de ses auteurs, du président Macron et du politiquement correct de l’époque actuelle. Sur le plan technique le film est lent, son scénario décousu, il se veut documentaire mais tronque les témoignages et opinions quand ils ne vont pas dans le sens de Cohn-Bendit et Goupil qui cherchent à conforter leur opinion, démontrer que leurs interlocuteurs ont tort ou raison selon leur conviction personnelle.  A ce titre l’interview de Macron est coupé au moment où il explique ce qu’il fera des migrants une fois qu’ils seront triés…

D’autre part, ce film est une histoire de bons copains qui font de la téléréalité en se filmant abondamment eux-mêmes et en nous exposant leurs états d’âme qui sont d’une banalité effarante et sans autre intérêt que la satisfaction de leur narcissisme. Il faudrait être amoureuse ou amoureux de Romain et Dany pour se réjouir de l’omniprésence de ces vieux beaux qui ont largement 50 ans de plus que leurs prouesses soixantehuitardes. Ah oui, mai 68, c’est le sujet de ce film.

Si tous les documentaires sur mai 68 nous montrent des hordes de jeunes gens luttant « courageusement » contre les CRS/SS, peu d’images nous montrent des femmes pour la bonne raison que narguer les flics n’était pas leur préoccupation centrale et que montrer des images de ‘tricoteuses » n’a jamais intéressé les médias. Dans « la traversée » peu de femmes sont interrogées à l’exception d’une voilée et de sa copine non voilée et très jolie dont les explications fascinent Dany-le-rouge. L’autre femme longuement choyée par le « révolutionnaire » est une femme noire militante de Europe-Ecologie, son parti à lui.

Dans ce film de propagande, le politiquement correct de la saison (qui dure !) c’est : vive le mariage pour tous et les gays ; le souverainisme c’est mal ; les militants du diabolique Front national (les copains se font peur en se rendant au rendez-vous) sont majoritairement des flics et des chasseurs ; l’islam est une religion de paix et d’amour, les terroristes sont des malades mentaux, de faux musulmans ; il est injuste de stigmatiser les musulmanes qui portent le voile ; les jeunes des cités sont victimes de racisme et c’est la cause de leur chômage et de leur délinquance et criminalité ; la France « moisie » est raciste ; les français ont un devoir de solidarité vis-à-vis des migrants et les barbelés du mur de la honte de Calais sont un déni des valeurs républicaines ; bravo aux éleveurs qui se sont débarrassés des quotas laitiers pour exploiter librement de pauvres vaches holstein qui peuvent à peine marcher tant leurs mamelles sont hypertrophiées ; etc.

Le but avoué du film était de montrer l’évolution des idées de mai 68 et, en effet, il nous montre la récupération et le détournement des bonnes idées de cette révolution culturelle.

J’ai été passagère de mai 68, participante libre et indépendante et j’ai trouvé que nombre d’idées étaient en effet révolutionnaires, en particulier toute celles qui concernaient l’émancipation des femmes. Nous avons trop gagné en libertés pour que ça dure et la Macronie rêve de nous enterrer, notamment en ne tenant pas la promesse d’un ministère des droits des femmes.

Avant mai 68, les autorités ne cherchaient pas à comprendre les causes des comportements déviants mais aujourd’hui l’excès inverse prévaut, toutes les excuses sont bonnes pour permettre aux délinquants et criminels de poursuivre leurs méfaits.

Avant, nos comportements étaient soumis à la morale catholique. Aujourd’hui, par « souci d’apaisement » nous sommes soumis et surtout soumises à la charia.

Avant, beaucoup de français étaient profondément racistes et antisémites. Aujourd’hui nous devons respecter le racisme et le sexisme des musulmans et l’antisémitisme a repris du poil de la sale bête.

Avant, les enfants n’avaient pas leur mot à dire. Aujourd’hui les adultes ne doivent pas encadrer les enfants qui font la loi et commettent délits et crimes dès l’âge de 11 ans.

Les situationnistes avaient dénoncé les manipulations de la réclame. Aujourd’hui la publicité est un art qui a tous les droits : manipulation, conditionnement, images subliminales, mensonges, tromperies sur la marchandise, confusion des valeurs, utilisation de la science psychologique et sémiologiques pour faire prendre aux gogos des vessies pour des lanternes.

Ce n’est pas tout mais établir la liste des dérives et détournements des bonnes idées de mai 68 est trop déprimant. Je m’arrête là.

La Connectrice fatiguée par les manipulations officielles et la passivité de ses compatriotes

 

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