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Archives de Tag: se faire justice soi-même

Règlement des conflits. Ne compter que sur soi-même et ses proches

Publié le

Qui n’a pas eu affaire à la Police ou à la Justice pour régler des conflits sans recevoir satisfaction ? C’est le lot funeste de la plupart d’entre nous qu’il s’agisse de petits désagrément permanents ou de graves atteintes à nôtre intégrité matérielle et physique . Car, comme l’écrit Jean de la Fontaine dans Les Animaux malades de la peste Selon que vous serez puissant ou misérable / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». 

 

Les Animaux malades de la peste, Jean Effel, 1975.

Les Animaux malades de la peste, Jean Effel, 1975. / 1975/COLL. JONAS/KHARBINE-TAPABOR/ADAGP, PARIS 2015 

 

L’actualité politique et judiciaire ne cesse de nous donner des exemples du fonctionnement inique de nôtre société qui porte mal la devise de Liberté, Egalité, Fraternité.

Devant de tels fâcheux constats, comment ne pas vouloir « se faire justice soi-même », s’arranger entre soi et user de toutes les combines et astuces pour résoudre des problèmes que les institutions ne veulent pas résoudre ?

Dans une autre fable,  Le Chat, la Belette, et le petit Lapin, La Fontaine enfonce le clou de l’iniquité.

Aussitôt qu’à portée il vit les contestants,
Grippeminaud le bon apôtre
Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre.
Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois
Les petits souverains se rapportant aux Rois

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source image http://culturechat.free.fr/alire/fables/belette_lapin/belettelapin.htm

 

En matière de Justice, l’Etat devrait être référent, arbitre, régulateur, protecteur et, par dessus tout, juste. Ce n’est point le cas dans la réalité. Nôtre système n’a de démocratique que le nom et il ne respecte ni l’égalité, ni la liberté, ni la fraternité dont il applique les principes qu’à géométrie variable en fonction des risques que courent ses représentants qui se soumettent à la loi du plus fort par intérêt personnel et couardise. Ce faisant, nous sommes de faits incités à nous faire justice nous-mêmes.

Déprimant mais pas fatal …

La Connectrice

Paris XIXème. Le commissariat ne fait pas partie du plan de l’état d’urgence ?

Le commissariat du XIXème n’a pas bonne réputation chez les riverains qui se demandent pourquoi ils paient ces fonctionnaires de police.Ils se plaignent d’y être mal reçus et traités agressivement en coupables quand ils son victimes.

J’ai reçu ce témoignage d’une habitante du XIXème arrondissement de Paris :

Ce matin j’ai appelé le commissariat de Paris XIXème pour leur signaler un lieu qui me semblait suspect. Je précisais que je n’avais aucune preuve, aucun élément précis mais que j’avais trouvé suspect le rassemblement d’une dizaine d’africains et d’arabes dans le petit local d’un point relais où j’avais été chercher un colis. J’ajoutais que je les laissais vérifier mes doutes.
Outre le fait que le lieu était fermé aux heures d’ouverture affichés et que les commerçants voisins avaient paru accablés lorsque je leur avais demandé quand le local était réellement ouvert, j’avais été surprise de devoir franchir une barrière de quelques personnes qui n’étaient pas des clients.
Le premier fonctionnaire de police m’a bien accueillie au téléphone et m’a transférée vers un autre service. Là j’ai eu affaire à une harpie, une femme agressive qui m’a demandé à plusieurs reprise : « ils vous ont interdit de rentrer ? Vous avez été agressée ? Les gens ont le droit de se réunir dans un local commercial. » Ce faisant, elle avait terminé son enquête selon ses propres convictions. J’ai subodoré qu’elle était elle-même arabe et n’avait pas supporté que je signale un rassemblement d’arabes et d’africains. Zut alors, on n’a pas le droit de décrire l’aspect physique des gens ?
Oui, c’est bien connu, tous les commerces du quartier rassemblent des dizaines d’africains et d’arabes qui y discutent et y mangent. Mon colis (de produits bio) m’a été remis à côté d’un africain qui trempait son kebab dans de la sauce grasse.
Bien entendu, il se peut que ce point relais ne soit qu’un innocent rendez-vous de joueurs de foot, de parieurs du PMU, d’amis des animaux, de philosophes, de féministes ou d’une troupe de théâtre.
Je pensais, après l’appel homérique à la vigilance lancé par le Président et ses ministres, que je serais bien accueillie auprès de la police en faisant gentiment mon travail de citoyenne.
J’ai raccroché, écœurée car ce n’est pas la première fois que je suis traitée en coupable lorsque je m’adresse au commissariat du XIXème. D’autres riverains font la même constatation que moi.
On ne s’étonnera pas, devant un tel manque de professionnalisme, que les citoyens évitent à lancer des alertes afin d’aider les forces de l’ordre à faire leur travail dans l’intérêt de tout le monde.
Et après cela, on critique et on juge les citoyens qui prennent leur sécurité en main, comme les membres de la Ligue de défense juive qui veillent sur les nombreux commerces et habitants du XIXème quotidiennement menacés et souvent agressés verbalement ou physiquement, une population qui se sent abandonnée par la police de l’arrondissement.
On s’étonne que d’autres ne fassent pas de signalements pour enfants mal traités ou que les femmes violées ne déposent pas plainte.
Et puis on condamnera sévèrement les gens qui se font justice eux-mêmes.
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