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Archives de Tag: sexisme

Discrimination. Protections hygiéniques et couches jetables sont des produits de luxe taxés à 20% de TVA

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Des groupes de femmes à travers le monde, de l’Australie à la France se révoltent contre la taxation abusive des protections périodiques et des couches jetables que les hommes législateurs considèrent comme étant des produits de luxe.

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Autrefois en Europe, les femmes utilisaient des tissus éponges pour absorber leurs menstruations, des linges qu’elles devaient laver dans le plus grand secret pour protéger leur pudeur et le dégoût que les hommes avaient de leur nature.

Si elles ne disposaient pas de serviettes éponges, elle utilisaient des chiffons, des papiers, des feuilles ou tout ce qu’elles pouvaient trouver, comme de la mousse ou des lichens. En Afrique, les femmes s’accroupissent au-dessus d’un trou creusé dans la terre pour se débarrasser de la desquamation périodique de l’utérus autant que faire se peut.

Laver une serviette éponge maculée de menstrues, c’est du travail. Il fallait frotter longuement et faire bouillir ce linge. En sus de leurs serviettes périodiques, les femmes devaient laver les couches de leurs bébés et les draps souillés des ancêtres qui vivaient à la maison. La plupart des femmes n’avaient pas la possibilité d’étudier ou de travailler pour gagner leur vie car il y avait trop de travail à la maison.

Les protections périodiques et les couches jetables pour bébés et adultes, ont constitué un progrès sans égal libérant les femmes de ces tâches ancillaires et améliorant l’hygiène corporelle car ces produits à usage unique, régulièrement renouvelés, évitent la macération des chairs dans des émissions corporelles qui se détériorent rapidement à l’air libre.

Peut-on accepter qu’au 21ème siècle, ces produits de la civilisation indispensables à la vie quotidienne soient considérés comme des produits de luxe et taxés à 20%  au même taux que les publications pornographiques, que l’alcool, que le caviar ou le chocolat mais beaucoup plus que la restauration, l’hôtellerie, les préservatifs, les oeuvres d’art, les journaux et les médicaments (voir le tableau ci-dessous)?

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En 2013 l’Américaine Nancy Kramer avait lancé une campagne pour la gratuité des tampons dans les toilettes publiques notamment. Elle s’interrogeait alors en ces termes : “Qui a décidé que le papier toilette était gratuit et pas les tampons ? Les serviettes en papier, le savon, les couvre-sièges sont gratuits et pas les tampons ?” Pour Anne-Cécile Mailfert, “sa réflexion est très juste : pour une femme ça peut être très compliqué d’être en rade de tampon ou serviette quand on est à l’extérieur. Les restau et autres entreprises devraient y réfléchir”.http://www.lesinrocks.com/2015/02/20/actualite/tampons-trop-taxes-quand-le-sexisme-se-cache-dans-les-details-11564208/

Après le Royaume-Uni, le collectif Georgette Sand demandait dans une pétition que le taux TVA des protections périodiques soit ramené à 5,5% voire 2,1% comme pour les médicaments non remboursés par la sécurité sociale. Récemment, les Austrliennes se sont jointes à l’indignation avec une campagne très crue et provocatrice pour attirer l’attention des messieurs législateurs concernés.

« Je saigne et j’en suis fière » : ces paroles sont extraites d’une chanson intitulée Drop it coz it’s rot  (« Laisse-la tomber parce qu’elle est pourrie »), parodie du titre de Snoop Dogg Drop it like it’s hot.

Dans ce morceau, des femmes australiennes expriment leur colère au sujet de la taxation des protections hygiéniques dans leur pays depuis l’an 2000, comme le rapporte le site Mashable. Ces protections ne sont en effet pas considérées comme des produits de santé essentiels, mais comme des produits de luxe. Conséquence, cette  « taxe tampon » a augmenté les prix de ces produits d’environ 10 %.http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/08/24/les-australiennes-voient-rouge-contre-la-taxe-tampon/

Taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA)http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F23567.xhtml

Produits ou services concernés France continentale Corse Guadeloupe, Martinique, Réunion
la plupart des biens et des prestations de service 20 % 20 % 8,5 %
publications (livres, journaux, revues) pornographiques ou violentes, interdites de vente aux mineurs, d’exposition à la vue du public ou de publicité 20 % 20 % 8,5 %
centres équestres (prestations correspondant au droit d’utilisation d’animaux à des fins d’activités physiques et sportives) 20 % 20 % 8,5 %
boissons alcoolisées (à consommer sur place) 20 % 10 % 8,5 %
boissons alcoolisées (à emporter ou à livrer) 20 % 20 % 8,5 %
produits alimentaires spécifiques : confiserie, matières grasses végétales (margarines), caviar, chocolat et produits composés contenant du chocolat ou du cacao (chocolat au lait, chocolat blanc, chocolat fourré) 20 % 20 % 8,5 %

À savoir : la TVA n’est pas applicable dans les départements, collectivités et territoires d’outre-mer suivants : Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Guyane, Saint-Martin, Saint-Barthélemy (sauf en matière immobilière), Mayotte et Nouvelle-Calédonie.

Taux intermédiaire ou réduit

Taux réduit et intermédiaire de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

Produits ou services concernés France continentale Corse Guadeloupe, Martinique, Réunion
restauration et vente de produits alimentaires préparés* 10 % ou 5,5 % 2,1 ou 10 % 2,1 %
boissons sans alcool et eau (à consommation différée)* 5,5 % 2,1 % 2,1 %
boissons sans alcool et eau (à consommation immédiate)* 10 % 10 % 2,1 %
hébergement en hôtel (et aux 3/4 du prix de pension ou demi-pension), en location meublée, en camping classé 10 % 2,1 % ou 10 % 2,1 %
transport de voyageurs 10 % 2,1 % (exonération totale entre la Corse et la France continentale) 2,1 % (transport maritime exonéré à l’intérieur du département)
travaux de rénovation d’un logement 5,5 % ou 10 % 5,5 % ou 10 % 2,1 %
produits agricoles ou piscicoles non transformés, non destinés à l’alimentation humaine 10 % 2,1 % 2,1 %
ventes d’œuvres d’art originales effectuées par leur auteur ou ses ayants droit 5,5 % 5,5 % 2,1 %
droits d’entrée dans les zoos, musées, monuments, expositions, foires, salons, fêtes foraines et sites culturels 10 % 2,1 % 2,1 %
produits alimentaires 5,5 % 2,1 % 2,1 %
chocolat brut, chocolat de ménage au lait (chocolat en poudre), bonbons de chocolat, fèves de cacao et beurre de cacao 5,5 % 2,1 % 2,1 %
équipements et prestations pour personnes dépendantes(handicapées ou âgées) 5,5 % 5,5 % 2,1 %
abonnements aux livraisons de gaz et d’électricité 5,5 % 2,1 % 2,1 %
cantines scolaires 5,5 % 2,1 % 2,1 %
livres 5,5 % 2,1 % 2,1 %
billetterie des spectacles vivants et places de cinéma 5,5 % ou 2,1 % 2,1 % ou 0,9 % 2,1 % ou 1,05 %
billetterie des rencontres sportives (matchs, compétitions, courses automobiles) 5,5 % 5,5 % 2,1 %
médicaments remboursables par la sécurité sociale 2,1 % 2,1 % 2,1 %
préservatifs masculins et féminins 5,5 % 5,5 % 2,1 %
médicaments non remboursables 10 % 10 % 2,1 %
animaux vivants de boucherie et de charcuterie vendus à des non-assujettis 2,1 % 0,9 % 1,75 %
contribution à l’audiovisuel public 2,1 % 2,1 % 2,1 %
travaux de composition et d’impression des périodiques et cessions d’informations par les agences de presse 10 % 10 % 2,1 %
publications de pressedétenant un n° de CPPAP, y compris la presse en ligne 2,1 % 2,1 % 1,05 %

* Pour les produits alimentaires, les taux réduits sont applicables en fonction du mode de consommation :

  • taux de 10 %, s’ils sont destinés à une consommation immédiate (il n’est pas possible de les conserver),
  • taux de 5,5 %, s’ils sont vendus sous un emballage permettant leur conservation.

Dans le département de la Réunion, les ventes de riz sont exonérées de la TVA.

La Polynésie française bénéficiant d’une autonomie fiscale lui permettant d’établir ses propres dispositions en matière de TVA, les taux de TVA qui y sont applicables sont fixés à 16 % pour le taux normal, 13 % pour le taux intermédiaire et 5 % pour le taux réduit.

Egalité professionnelle. Ecrivez à votre député ! Urgent.

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Illustration Deligne - tous droits reserves

Source dessin http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2013/12/05/en-limousin-l-egalite-homme-femme-au-travail-peut-encore-mieux-faire_1789306.html

Les hommes sont toujours largement majoritaires dans les instances de décision publiques et privées. Ils continuent à traiter les femmes comme des « citoyens » de seconde zone, ils décident pour elles une part congrue des richesses nationales au prétexte qu’elles « seraient faites pour faire des enfants », « que la place d’une femme est à la maison », »qu’elles ne seraient pas fiables quand elles ont des gosses », « qu’elles s’absentent pour bénéficier d’un congé maternité », « qu’elles sont caractérielles quand elles ont leurs règles », « qu’elles ne sont pas obligées de travailler quand elles sont mariées », « qu’elles obéissent plus à leur mari qu’à leur patron », « qu’elles sont susceptibles de quitter leur entreprise pour suivre leur mari », « qu’elles sont plus préoccupées de leurs tâches domestiques que de leur travail », « qu’une femme sème la zizanie quand elle travaille avec des hommes », etc.

Tous ces préjugés sont savamment distillés par les hommes pour justifier la discrimination et l’infériorisation des femmes.

Source dessin http://www.altaide.com/blog/legalite-professionnelle-hommes-femmes-en-12-dessins/

Et pourtant les femmes sont souvent plus diplômées que les hommes, plus consciencieuses dans leur activité professionnelle, plus sincères, plus directes, plus honnêtes, plus humaines et moins manipulatrices.Malheureusement, elles doivent se conformer aux mentalités masculines et, éventuellement faire mieux dans la manipulation, le secret et le mensonge pour se faire une place au milieu de ces guerriers d’opérette sans scrupules. On dit alors que les cheffes sont pires que les chefs alors qu’elles ne sont que les bonnes élèves de ces messieurs.

La société des hommes enferme les femmes dans une position de quémandeuses et se permettent ensuite de le leur reprocher, une réponse perverse à ce rapport de force qu’ils ont créé et qu’ils maintiennent. Les mâles ne veulent pas partager le pouvoir et l’argent.

Le harcèlement sexuel, la prostitution, la marchandisation du corps des femmes dont la GPA  (gestation pour autrui, mères porteuses), les bonne blagues graveleuses que les hommes se racontent autour d’un bock de bière ou d’un godet de pinard font partie de la dévalorisation des femmes en général et de leur travail en particulier. Quelle que soit son statut professionnel, la femme est « bonne à baiser » ou « pas baisable ».

Dessinfemmeorse

Source dessin http://www.blog-emploi.com/journee-de-la-femme-au-dela-des-cliches/

Récemment les journalistes politiques nous donnaient un échantillon des obscénités qui occupent le cerveau des hommes politiques, échantillon valable pour tous les dirigeants de notre société.

Les jeunes femmes qui se moquent des féministes et qui commencent souvent une phrase par « je ne suis pas féministe mais … »ne se rendent pas compte du travail que les féministes ont du abattre pour disposer du droit de vote, de pouvoir voyager et travailler sans l’autorisation du père ou du mari, de pouvoir ouvrir un compte en banque sans l’autorisation du mari, de pouvoir choisir leurs études et d’étudier dans la faculté de leur choix, de choisir leur profession, de disposer de la planification des naissances (contraception et avortement), de se marier et de divorcer selon leur choix, de pouvoir donner leur nom à leurs enfants, de faire valoir la loi du 6 Fructidor An II (1793) qui stipule que « nul ne devra changer de nom de naissance » (autrement dit s’appeler Mme Robert Dupont quand on est née Cécile Martin est un usage et non un droit), pouvoir porter le pantalon sans demander une autorisation préfectorale, avoir en théorie « à travail égal, salaire égal », etc.

Or c’est précisément « à travail égal salaire égal » que s’attaquent les machos qui veulent supprimer les outils de mesure et d’étude des discrimination qui accablent les femmes dans leur activité professionnelle.

Ne nous laissons pas faire, protestons en submergeant les députés de nos courriers indignés.http://foulepower.org/Y7ClCXGZI4

La Connectrice

egalite-homme-femme

 Source dessin https://unsanatixisamblog.wordpress.com/2013/04/30/humour-du-jour-egalite-hommefemme/

Ci-dessous, voici l’outil que le gouvernement veut supprimer :

Altaïr Conseil réalise le diagnostic de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et vous accompagne dans l’élaboration d’un accord ou d’un plan d’action http://www.egalite-hommes-femmes.fr/

Source http://www.sudcam-cmds.org/egalite-professionnelle

N’enterrons pas l’égalité professionnelle !

  • Les femmes touchent des salaires inférieurs à ceux des hommes de 27%;
  • Deux tiers des smicards sont des femmes;
  • Elles représentent 82% des travailleurs à temps partiel;
  • Elles touchent des pensions de retraite inférieures de 40%;
  • Aucune femme ne dirige une entreprise du CAC 40;
  • La quasi-totalité ont déjà été confrontées au sexisme dans leur entreprise;
  • ….

la liste est longue – les inégalités hommes-femmes en entreprises sont criantes!

Mais au lieu de s’attacher à réduire ces inégalités, le gouvernement s’apprête au contraire à nous faire revenir 30 ans en arrière.

Le projet de loi sur le dialogue social du ministre du travail Mr Rebsamen supprime en effet des outils indispensables de lutte contre les inégalités. De l’établissement d’indicateurs, au diagnostique des inégalités, jusqu’à la négociation annuelle sur l’égalité professsionnelle en entreprise, et aux pénalités pour les entreprises ne respectant pas leurs engagements… toutes ces mesures qui commencent à porter leur fruit vont être vidées, voir supprimées.

Notre seul espoir : des amendements qui viennent d’être déposés et qui permettraient de garder et renforcer nos outils de lutte contre l’inégalité. Mais il ne nous reste que quelques jours pour convaincre les député-esréunis en séance dés mardi, de les voter.

Votre témoignage peut avoir un impact!

Envoyez un message à votre député-e en lui disant pourquoi il-elle doit soutenir ces amendements et la lutte contre l’inégalité hommes-femmes! Puis demandez à vos amis d’en faire autant !

Merci

URGENT – Prenez 2 minutes, demandez à votre député-e de voter pour l’égalité professionnelle

Yvette ROUDY

France

26 mai 2015 — Chère signataire, cher signataire,

C’est cette semaine que les député-es vont décider de rétablir ou non les outils de l’égalité professionnelle dans la loi. Nous avons besoin de vous pour leur faire passer le message ! Envoyez un message au député-e de votre circonscription ici : https://www.powerfoule.org/sosegalitepro

Vous avez été plus de 40 000 à signer la pétition pour demander au gouvernement de rétablir dans la loi les outils de l’égalité professionnelle. Ce dernier n’a pas donné suite à notre demande. Il a simplement étoffé la base de données unique des entreprises sans rétablir ni le Rapport de Situation Comparée (diagnostic égalité) ni la négociation dédiée. Ces deux outils sont indispensables pour mesurer les inégalités, les rendre visibles et agir.

Le texte arrive cette semaine à l’Assemblée Nationale. Les député-es vont donc devoir choisir entre supprimer les outils de l’égalité professionnelle ou les maintenir.

A nous de jouer ! Si nous sommes 40 000 à écrire à notre député-e, nous pouvons faire bouger les choses !

Partagez la lettre sur les réseaux sociaux pour qu’un maximum de personnes envoient un message à leur député-e :
Pour partager sur Twitter, cliquez ici : http://ow.ly/Npsvv
Pour partager sur Facebook, cliquez ici : http://ow.ly/NpsAs

A bientôt,

L’équipe de campagne #SOSEgalitepro

http://foulepower.org/Y7ClCXGZI4

Pour écrire à votre député, c’est simple

Pour écrire à votre député, c’est très simple, vous cliquez sur ce lien http://foulepower.org/Y7ClCXGZI4 qui vous donnera le nom de votre député en fonction de votre code postal. Vous indiquerez votre adresse mail, votre nom et il suffira de cliquer au bas de la lettre type pour envoyer ce message à votre député.

Féminisme. Les « invisibilisées » au Rosa Bonheur le 3 juin

Publié le

Georgette Sand et le Centre Hubertine Auclert vous invitent

Mercredi 3 juin à partir de 19h

au Rosa Bonheur, 2 allée de la cascade, Paris 19°

Georgette Sand s’attaque au processus d’invisibilisation des femmes qui ont fait l’Histoire du monde et lance son  tumblr consacré aux « femmes d’exception » qui ne « sont pas
au Panthéon, rarement dans les livres d’histoire, peu souvent dans les mémoires ».

Qui connaît aujourd’hui Blanche Calloway, Valentina Terechkova, Madeleine Brès ou même Rosa Bonheur, respectivement cheffe d’orchestre américaine, cosmonaute (première
femme à effectuer un vol dans l’espace),  médecin (première femme docteur en médecine de France) et peintre française ?

Le site Invisibilisées réunit ainsi les femmes qui ont fait l’histoire, les femmes qui ont œuvré pour le progrès de nos sociétés et ont été oubliées, voire effacées, de la mémoire
collective. Ce travail de mémoire s’appuie notamment sur le constat de l’invisibilité des femmes dans les manuels scolaires que le Centre Hubertine Auclert a dressé dans ses
différentes études menées chaque année depuis trois ans.

Pour présenter ce projet Invisibilisées ainsi que les études sur les manuels scolaires, le collectif Georgette Sand et le Centre Hubertine Auclert organisent conjointement une
soirée  « Ni vue, ni connue ! »

Au Rosa Bonheur, dans le parc des Buttes Chaumont,

Mercredi 3 juin à partir de 19h

75019 Paris

A noter  : il est conseillé de s’inscrire en envoyant un mail sur contact@georgettesand.org et de venir à l’heure, le nombre de places étant limité.

Les personnes désirant incarner l’invisibilisée de leur choix sont les bienvenues !

A PROPOS DE NOUS

Le collectif Georgette Sand décrypte l’actualité de l’égalité dans les médias, propose une alternative aux codes de genre et se mobilise pour éduquer les réfractaires. Georgette
Sand souhaite encourager la présence et la prise de parole féminines dans les médias et plus généralement sur le devant de la scène. Car faut-il vraiment s’appeler George pour
être prise au sérieux ?

Le Centre Hubertine Auclert, centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes est un organisme associé de la région Ile-de-France qui regroupe plus de 110
membres (associations, collectivités locales et syndicats) et produit de nombreux outils d’analyses (études, actes, évènements…) sur la thématique femmes-hommes.
L’observatoire régional des violences faites aux femmes est intégré au Centre Hubertine Auclert depuis 2013.

Manifeste

Chaque année, 139,4 milliards d’euros* sont dépensés pour éduquer et transmettre un savoir faire et des connaissances à des millions de mains et de têtes laborieuses. Pourtant, cet investissement est gâché : en entreprises, associations et administrations, le pouvoir reste très majoritairement réservé aux hommes. Cette exclusivité influe sur la hiérarchie, les salaires, et la possibilité de valoriser les compétences des femmes. Femmes qui disposent de moins de 30% du temps d’antenne dans les médias où elles restent cantonnées à des rôles de victimes ou de témoins, sans accéder au statut d’expertes.

Serait-ce l’insuffisance de modèles féminins et l’omniprésence des hommes blancs, bien portants et aux cheveux gris qui empêchent les femmes de massivement accéder aux postes à responsabilités ?

OUI ! C’est notre conviction profonde.

La présence des femmes se raréfie dès lors que le prestige, le salaire et les responsabilités croissent. Les quelques femmes de pouvoir servent de faire-valoir alors que les statistiques de sous-féminisation sont accablantes. Celles qui arrivent à occuper une place à hauteur de leurs compétences après un parcours digne de Beatrix Kiddo dans Kill Bill, pensent souvent que les méritantes suivront aisément leur voie. C’est sous-estimer la force des réseaux masculins qui leur permettent de truster les places d’influence. Tant que la méritocratie n’aura pas pris le pas sur l’entre soi, les femmes devront sortir le sabre pour être reconnues.

Alice Guy
On nomme souvent les frères Lumière ou Georges Méliès pour évoquer la genèse du cinéma, n’oubliez plus Alice Guy, qui à la fin du XIXe siècle a réussi à se faire une place au sein du 
gotha du cinéma naissant. Femme indépendante, talentueuse et 
incroyablement avant-gardiste, elle est persuadée que l’on peut faire 
autre chose que filmer la réalité. Elle propose à Léon Gaumont le 
premier scénario de la maison Gaumont. Elle fait alors entrer la fiction
 dans le cinéma et devient la première femme réalisatrice et productrice
 au monde en mars 1896 avec La fée aux choux. Scénario après 
scénario, tournage après tournage, elle devient une cinéaste alors que 
le terme n’existe pas encore (il est attribué à Louis Delluc en 1920). « Votre
 recommandation est excellente mais c’est un poste important, j’ai peur 
que vous soyez bien jeune », aurait déclaré Léon Gaumont le jour de sa 
rencontre avec Alice Guy Blaché. Du haut de ses 21 ans, elle lui 
répondit : « Oh ! Mais ça me passera ». C’est ainsi qu’en mars 1894, 
Alice Guy Blaché devient la secrétaire de Léon Gaumont.

Alice Guy, première réalisatrice de films

Valentina
 Terechkova (née en 1937) est détentrice de deux records encore en 
vigueur : celui de la plus jeune cosmonaute de l’Histoire et du plus 
long voyage solitaire effectué par une femme (une mission de 70 heures et 41 minutes exactement, soit 48 orbites autour de la Terre et trois sacs à 
vomi). Malgré sa reconnaissance 
et son engagement politique, elle reste peu souvent citée, tant par les 
Occidentaux que par les Soviétiques dans le Panthéon de la conquête 
spatiale. Les femmes sont aujourd'hui un peu plus 
d'une cinquantaine contre 400 de leurs homologues masculins à s’être 
envoyé en l'air.

Valentina Terechkova, cosmonaute

run-eat-study-repeat:

congenitaldisease:In 1967, Kathrine Switzer was the first woman to enter and complete the Boston Marathon as a numbered entry. She registered under the gender-neutral name of “K.V. Switzer”. After realizing that a woman was running, race organizer Jock Semple went after Switzer shouting, “Get the hell out of my race and give me those numbers.” however, Switzer’s boyfriend and other male runners provided a protective shield during the entire Marathon. These photographs taken of the incident made world headlines.

inspiration

Kathrine Switzer en 1967 au Marathon de Boston, première femme à y participer et à le terminer. Sur ces photos l’organisateur tente de la chasser mais ses amis la défendent.

#SOS égalité professionnelle. Signez la pétition !

Publié le
Le rapport de situation comparée est un outils qui permet de mesurer les différences de salaires et de carrière entre hommes et femmes. Il est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés.
Les négociations collectives réalisées tous les ans doivent s’appuyer sur ce rapport. Le projet de loi sur le dialogue social et l’emploi prévoit de supprimer purement et simplement tous les outils de l’égalité professionnelle du Code du travail! Pourtant, l’égalité entre hommes et femmes sur les salaires et les carrières est loin d’être atteinte. Les femmes gagnent en moyenne 24% de moins que les hommes, ce qui se répercute sur leur retraite et tout le monde peut constater que, dans les entreprises, très peu de femmes atteignent le plus haut niveau.
Tout le monde peut également constater que, dans les médias, la présence de femmes responsables ou expertes a spectaculairement reculé. Pourtant les filles sont meilleures que les garçons dans les études
Plafond de verre, discrimination, inégalités de tous ordres, dévalorisation, mépris, harcèlement, exclusion sont malheureusement le lot de la plupart des femmes dans les entreprises publiques et privées.
Ne permettons pas que le recul de la condition des femmes s’aggravent avec la suppression de l’obligation de rapport de situation comparée.
La Connectrice
valere_chances_a_l_embauche
 

Je signe la pétition !

 

Yvette Roudy et plus de 100 personnalités engagées sur l’égalité (voir la liste complète ici) lancent lundi 11 mai une pétition pour demander à François Rebsamen de préserver les outils de l’égalité professionnelle.

Signez la pétition sur Change.org

Capture d’écran 2015-05-10 à 20.44.11

Le texte de la pétition

 

En France, en 2015, les femmes touchent 27% de salaire en moins que les hommes, 1 sur 3 travaille à temps partiel, elles sont majoritaires dans les métiers les moins bien rémunérés, aucune femme n’est à la tête d’une entreprise du CAC 40, elles touchent 40% de retraite en moins et 1 sur 5 est victime de harcèlement sexuel en entreprise

#SOS Egalité professionnelle

François Rebsamen, ministre du Travail, prépare en ce moment un projet de loi sur le dialogue social et l’emploi. Ce texte sera présenté fin mai  aux députées et députés. Dans les multiples articles du projet de loi, on découvre des propositions… étonnantes :  le texte prévoit de supprimer purement et simplement tous les outils de l’égalité professionnelle du Code du travail.

Le projet de loi supprime en effet l’obligation d’établir un diagnostic de l’égalité dans l’entreprise (Rapport de Situation Comparée*), de négocier sur cette question et pire, rend les sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas l’égalité professionnelle… impossibles à appliquer !

De nombreuses entreprises rechignent encore à produire ces chiffres et à prendre des mesures contre le sexisme au travail et les inégalités professionnelles. Avec ce projet de loi, le gouvernement envoie un message limpide : l’égalité ? C’est réglé. Circulez, il n’y a rien à voir.

Le gouvernement se moque manifestement de nous. Et sans doute aussi de l’égalité femmes – hommes.

Exigeons qu’il rétablisse dans son projet de loi les obligations légales en matière d’égalité professionnelle.

 

Avec Yvette Roudy et plus de 100 personnalités**, je signe la pétition !

Interpellez François Rebsamen sur Twitter

Interpellez Marisol Touraine sur sa page Facebook

Retrouvez la campagne sur http://sosegalitepro.fr

Suivez la mobilisation sur Twitter avec #SOSEgalitépro

* * * * *

* Ce rapport de situation comparée et la négociation, fruits de nombreuses batailles syndicales, féministes et politiques, sont des outils indispensables pour mesurer les inégalités et faire avancer l’égalité. Ils permettent d’aborder les multiples facettes des inégalités professionnelles : salaires, accès à la formation, déroulement de carrière, temps partiel, conditions de travail, mixité des emplois, accès aux postes à responsabilité, harcèlement sexuel, etc…  

** Retrouvez la liste des premières et premiers signataires ici 

 

 

Signez la pétition sur Change.org

Capture d’écran 2015-05-10 à 20.44.11

 

Pour en savoir plus

  • Rapport de situation comparée

26 août 2008

http://travail-emploi.gouv.fr/espaces,770/dialogue-social,2173/dossiers,2178/egalite-professionnelle,506/le-rapport-de-situation-comparee,1138/rapport-de-situation-comparee,8061.html

Objectifs et contenu

Objectifs

L’égalité professionnelle constitue un thème de la négociation collective. Pour enrichircette négociation et permettre ainsi aux partenaires sociaux de fixer des objectifs en la matière, les employeurs doivent repérer et analyser la situation des hommes et des femmes au sein de leur entreprise, et définir les actions à mener visant à supprimer les inégalités.

Tel est l’objet du rapport annuel de situation comparée des conditions générales d’emploi et de formation des femmes et des hommes, obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés.

Ce rapport permet d’identifier les inégalités et de définir les actions à mener pour aller vers l’égalité des hommes et des femmes en entreprise. C’est sur la base de ce rapport rédigé tous les ans, dont les indicateurs sont adaptés à la réalité de l’entreprise, que doit s’engager la négociation collective. Il s’agit donc d’un élément de diagnostic, mais aussi d’une base pour agir en faveur de l’égalité hommes-femmes

Contenu

Le contenu de ce rapport a été renforcé par la loi sur l’égalité professionnelle du 9 mai 2001.

Il comporte une analyse chiffrée qui s’appuie sur des indicateurs pertinents, reposant sur des éléments chiffrés et définis par décret, qui retracent pour chacune des catégories professionnelles, la situation respective des femmes et des hommes en matière d’embauche, de formation, de promotion professionnelle, de qualification, de classification, de conditions de travail et de rémunération effective. Ces indicateurs offrent une grille de lecture, commune à toutes les entreprises, comportant des statistiques exprimées en pourcentages.

Éventuellement, ceux-ci peuvent être complétés par des indicateurs spécifiques à l’entreprise.

Le rapport doit ainsi répondre aux trois objectifs suivants :

  • Mesurer
  • Comprendre
  • Agir
Rapport de situation comparée - guide de réalisation Vous pouvez également consulter l’intégralité du rapport :

.

Comment remplir le rapport ? Une démarche simplifiée, un accompagnement des entreprises renforcé

Afin de faciliter le travail des entreprises et de les accompagner dans l’élaboration de ce rapport et des plans d’actions en faveur de l’égalité hommes-femmes qui peuvent en résulter, l’Etat et les partenaires sociaux ont décidé, au cours la conférence tripartite sur l’égalité professionnelle et salariale du 26 novembre 2007 de mettre à la disposition des entreprises les outils suivants :

  • une liste a minima des indicateurs devant figurer dans ce rapport, cette liste pouvant être complétée librement par l’entreprise si celle-ci souhaite fournir des informations complémentaires permettant de préciser sa situation au regard de l’égalité hommes-femmes ;
  • des outils d’accompagnement, et notamment deux modèles types de rapport, l’un destiné aux entreprises d’au moins 300 salariés, l’autre aux entreprises de moins de 300 salariés, ainsi qu’un guide pratique , que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien suivant :

Vous pouvez télécharger ci-dessous les propositions de modèle de rapport de situation comparée, en fonction de la taille de votre entreprise.

Entreprises de - de 300 salariés
Si les entreprises de 50 à 299 salariés ne sont pas soumises à l’obligation de réaliser le rapport de situation comparée tel que prévu à l’article L. 2323-57 du Code du travail, elles ne sont pas dispensées de recueillir des informations portant sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, de les analyser et de réaliser des plans d’actions.

Entreprises de 300 salariés et plus
Les entreprises de 300 salariés et plus sont quant à elles tenues, chaque année, de réaliser un rapport écrit sur la situation comparée des conditions générales d’emploi et de formation des femmes et des hommes dans l’entreprise.

Ce rapport comporte une analyse permettant d’apprécier la situation respective des femmes et des hommes en matière d’embauche, de formation, de promotion professionnelle, de qualification, de classification, de conditions de travail, de rémunération effective et d’articulation entre l’activité professionnelle et l’exercice de la responsabilité familiale. Il est établi à partir d’indicateurs, définis par décret et éventuellement complétés par des indicateurs tenant compte de la situation particulière de l’entreprise.

Il recense les mesures prises au cours de l’année écoulée en vue d’assurer l’égalité professionnelle, les objectifs prévus pour l’année à venir et la définition qualitative et quantitative des actions à mener à ce titre ainsi que l’évaluation de leur coût.

Sexualité. Les mâles sont-ils tous détraqués ?

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https://www.contrepoints.org/2012/08/24/94913-harcelement-sexuel-desormais-tout-est-harcelement

En France, une femme est violée toutes les 7 mn et 30% des détenus seraient condamnés pour délits ou crimes sexuels.La majorité des victimes sont des femmes mais quelques hommes et des enfants des deux sexes sont concernés.

Il règne en France un climat délétère dans lequel le harcèlement sexuel concerne tous les hommes de toutes les catégories sociales et économiques.

la tribune fourmille d’anecdotes édifiantes. Y sont rapportées les remarques inconvenantes «d’un parlementaire qui déplore que nous portions un col roulé et pas un décolleté» ou d’«un conseiller ministériel qui demande, au retour des vacances, si nous sommes bronzée vraiment partout». Mais également, celle d’«un ami du président qui juge les journalistes d’autant plus intéressantes qu’elles ont un bon tour de poitrine». «Dans une usine visitée au pas de course, c’est un ministre qui s’amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous», peut-on encore lire.

Il y a aussi «les textos – classiques, récurrents, insistants», les invitations à se «voir le soir, hors des lieux et des horaires du pouvoir» et «les avances (qui) ne s’arrêteront qu’avec la menace d’une main courante pour harcèlement».

http:  www come4news com images users 1041 HarcelW%20copie jpg Abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel

http://www.come4news.com/abrogation-de-la-loi-sur-le-harcelement-sexuel-158146

  • Soupçonné d’avoir violé quatre jeunes filles, un directeur de centre équestre de l’Eure a été écroué. Il avait déjà été condamné en 2007 et figurait sur le fichier des délinquants sexuels.http://www.leparisien.fr/faits-divers/eure-un-directeur-de-centre-equestre-recidiviste-accuse-de-viols-04-05-2015-4745431.php
  • Le 20 avril dernier, une dame de 94 ans était violée à son domicile par un cambrioleur http://www.ledauphine.com/france-monde/2015/04/21/biarritz-une-femme-de-94-ans-violee-a-son-domicile-l-agresseur-en-fuite
  • Samedi soir, le groupe d’amis s’est rendu à Étreillers pour une soirée privée à la salle des fêtes. Vers 21h30, la jeune femme de 20 ans est sortie fumer une cigarette lorsqu’une voiture blanche avec deux hommes à bord s’est arrêtée à son niveau. Les deux individus ont alors forcé la victime à monter dans leur voiture avant de démarrer. Le véhicule a roulé pendant environ 1h30 dans les villages alentours avant de revenir à Étreillers où les agresseurs ont redéposé la jeune femme non loin de la salle des fêtes…  Les deux suspects auraient environ 25 ans et l’autoradio de la voiture de couleur blanche diffusait de la musique rap à un volume sonore élevé, ce qui a pu attirer l’attention sur son passage.http://www.aisnenouvelle.fr/region/etreillers-deux-hommes-recherches-apres-un-viol-ia16b108n211685
  • entretiens donnés par des enfants qui témoignent de viols commis par des militaires en Centrafrique. Quatorze soldats français sont visés par ce rapport de l’ONU. 6 enfants de 8 à 13 ans témoignent dans un rapport de l’Onu : Sur les six enfants qui témoignent, quatre ont été victimes de violences sexuelles. Les deux autres rapportent des abus subis par leurs copains. Chaque fois, la version est presque semblable. Des militaires leur demandent une fellation en échange de nourriture. Les petites victimes donnent aussi des descriptions précises ou des caractéristiques physiques de leurs agresseurs présumés.http://www.metronews.fr/info/viols-presumes-en-centrafrique-le-recit-choc-des-enfants-devant-l-onu/moec!zTW84ArhtndM/

  • le bellâtre aux allures de top-modèle proposait à ses partenaires un rapport sexuel dans l’obscurité, et les yeux bandés. Un subterfuge en vérité. Car une fois l’étreinte terminée, ce n’est pas le beau et mystérieux Anthony, 37 ans, que découvraient ces dames, mais Michel*, un petit homme dégarni et bedonnant de 68 ans.Son stratagème, le sexagénaire en usait depuis 2009 au moins. Des rencontres « piquantes » avec des femmes « excitées » par son « scénario », soutient ce divorcé. Des « viols par surprise » pour le parquet de Nice, qui a ordonné son placement en garde à vue le 17 mars, avant qu’un juge d’instruction ne le mette en examen…

    Après recoupements, il est établi qu’il était en contact avec 342 femmes dans toute la France, dont 143 dans son département, et possédait des photos intimes de 200 femmes différentes,http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-faux-play-boy-du-web-etait-un-sexagenaire-04-05-2015-4744097.php

L’homme français dans le métro d’après une enquête chinoise http://french.people.com.cn/VieSociale/7941287.html

  • Patrick Sébastien a fait chanter au public « une petite pipe avant d’aller au lit » à une heure de grande écoute samedi soir, dans son émission «Les années bonheur» sur France 2. Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat à la Famille a réagi : «Je pense que ceux qui ont la responsabilité et la chance d’animer une émission doivent aussi se comporter dans le respect des familles. C’est une question d’abord de respect des enfants, parce que je trouve ça limite incestueux que de faire chanter ça dans une famille à 20h50. Or la lutte contre l’inceste et la pédophilie est une de mes priorités»,a réagi ce lundi Laurence Rossignol sur RTL.

Sur le net, une majorité d’internautes s’est exprimée contre l’indécence de l’animateur qui n’en est pas à son coup d’essai. Il s’est étalé maintes fois sur son amour des prostituées et affirme clairement son opposition à l’éradication de la prostitution et à la pénalisation des clients.« Les mêmes qui interdisent et qui veulent faire passer les clients des prostituées pour des délinquants sont les mêmes qui cautionnent la France à genoux qui suce le Qatar. »

En savoir plus : http://www.gentside.com/patrick-s%E9bastien/patrick-sebastien-dans-c-a-vous-039-039-la-classe-politique-je-la-trouve-indigne-039-039_art61235.html
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http://www.leparisien.fr/tv/videos-patrick-sebastien-une-petite-pipe-qui-cree-l-emoi-04-05-2015-4744211.php

Patrick Sébastien se justifie en évoquant une grivoiserie innocente et compare sa chanson au « Zizi » de Pierre Perret ou aux gauloiseries de Georges Brassens dont il est loin d’avoir le talent. Sur la forme et le fond, Patrick Sébastien insulte ces poètes et musiciens que sont Brassens et Perret. Sur le fond, il montre son ignorance des engagements de ces deux auteurs qui ont eu le courage et l’esprit de braver l’hypocrisie de la morale de leur époque. Il n’y a rien d’obscène dans « le zizi » de Pierre Perret et les obscénités de Brassens sont le reflet de son engagement anticlérical dans les années 50 à 60..

Aujourd’hui, la pornographie étant généralisée et accessible à tous les enfants dès leur plus jeune âge-à 11 ans, ils auraient tous vu un film porno,-il n’y a aucun courage à sortir la pornographie de ses limites horaires théoriques. Or la pornographie véhicule une image dégradée et humiliante de la femme, contribuant ainsi à la sexualité détraquée des hommes, la discrimination des femmes et le sexisme en général. Il suffit de lire ci-dessus les paroles des hommes politiques à l’égard des femmes journalistes pour y retrouver ce conditionnement pornographique.

Naturellement, l’exhibitionnisme sexuel de Patrick Bastien est celui d’un homme qui s’adresse aux hommes et aux petit garçons en devenir d’homme.Habitué à la fréquentation des prostituées et des clubs de libertinage (partouzes)comme le 41 Chez Denise l’homme est imbibé, imprégné, obsédé par son sexe

Si encore il avait fait chanter au public « un petit cunnilingus avant d’aller dormir », on aurait pu le trouver courageux et féministe mais Patrick Sébastien incarne le gros macho franchouillard vénérant son phallus qui l’a porté au sommet du cercle des animateurs sexistes sans cervelle.

Sexisme. Les femmes journalistes politiques se rebiffent

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Nous ne sommes pas la Génération Giroud. Au tournant des années 70, la cofondatrice et rédactrice en chef de l’Express, première femme à diriger un grand hebdomadaire généraliste, avait mis le pied à l’étrier d’une flopée de ses jeunes et belles congénères. Entre cliché machiste et efficacité éditoriale, Françoise Giroud était alors persuadée que les hommes politiques se dévoileraient plus facilement face à des femmes. Quarante ans plus tard, nous, la génération de femmes journalistes chargées de couvrir la politique française sous les présidences Sarkozy et Hollande, vivons au quotidien cette ambiguïté, souvent entretenue par les hommes politiques.

Aux «Quatre-Colonnes», la petite salle où circulent députés et bons mots au cœur de l’Assemblée nationale, c’est un député qui nous accueille par un sonore : «Ah mais vous faites le tapin, vous attendez le client.» Ou un autre qui nous passe la main dans les cheveux en se réjouissant du retour du printemps. Au Sénat, c’est un parlementaire qui déplore que nous portions un col roulé et pas un décolleté. C’est un candidat à la primaire face à une grappe de micros masculins qui décide de nous répondre un jour d’été «parce que elle, elle porte une jolie robe». C’est aussi l’étoile montante d’un parti qui insiste pour nous voir le soir, hors des lieux et des horaires du pouvoir. Dans le huis clos d’un bureau de député, c’est un élu dont les avances ne s’arrêteront qu’avec la menace d’une main courante pour harcèlement.

A bord d’un avion, pendant la dernière campagne présidentielle, c’est un porte-parole qui nous prend en photo pendant notre sommeil avant de partager le cliché avec le reste de l’équipe. Ou, dans une voiture où cohabitent militants et journalistes, un poids lourd politique qui nous propose d’interrompre le reportage et de filer à l’hôtel. Pour rire, bien sûr. Dans une usine visitée au pas de course, c’est un ministre qui s’amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que «ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous». Ou un conseiller ministériel qui demande, au retour des vacances, si nous sommes «bronzée vraiment partout».

LES TEXTOS, CLASSIQUES, RÉCURRENTS, INSISTANTS

Sous les dorures du jardin d’hiver de l’Elysée, c’est un membre du gouvernement qui fixe intensément le carnet posé sur nos genoux en pleine conférence de presse présidentielle. Jusqu’à ce que l’on réalise que, ce jour-là, nous portions une robe. C’est un ancien conseiller de l’Elysée qui offre de nous entretenir, faisant miroiter grands hôtels, practices de golf et conférences internationales, au nom de notre «collaboration» passée. A table, c’est un ministre qui plaisante avec nos collègues hommes sur les ambitions des uns et des autres «le matin en se rasant» avant de se tourner vers nous : «Et vous, vous rêvez de moi la nuit ?» C’est un ami du Président qui juge les journalistes «d’autant plus intéressantes qu’elles ont un bon tour de poitrine» ou un ministre qui, nous voyant penchée pour ramasser un stylo, ne peut retenir sa main en murmurant : «Ah mais qu’est-ce que vous me montrez là ?» Et puisque la «personnalité» qu’il était chargé de protéger ose tout, c’est le garde du corps d’un ancien ministre qui récupère notre numéro de portable pour tenter sa chance à son tour.

Il y a aussi les soupirs condescendants qui accompagnent nos interrogations en conférence de presse : «Ça, c’est bien une question de fille.» Les textos – classiques, récurrents, insistants – nous mettant le marché en main : «Une info, un apéro.» Quand ce ne sont pas des invitations à dîner à répétition, si possible le samedi soir. Autant de démarches qui relèvent de «l’humeur badine», de «l’humour potache» ou de «l’art de la séduction à la française».Selon leurs auteurs. A la question «s’il ne fallait retenir qu’un moment de votre première année parlementaire, ce serait lequel ?» c’est un député qui répond dans la minute «quand vous m’avez proposé un déjeuner». Avant de battre aussi rapidement en retraite : «OK, je sors.» Car certains, souvent les plus jeunes, s’excusent de tomber dans les travers de leurs aînés. Une histoire de génération et, peut-être, de mères féministes.

Ni naïves ni caricaturales, nous savons que notre métier implique de construire une proximité et un lien de confiance avec nos sources. Mais force est de constater que nous ne le faisons pas tout à fait comme nos camarades masculins, intégrant les contraintes du sexisme ambiant : pas de tête-à-tête ou le moins possible, des tenues passe-partout et une vigilance permanente pour conserver le vouvoiement afin de maintenir ainsi la bonne distance entre un journaliste et son sujet.

AUCUN DROIT À L’IMPUNITÉ

Nous pensions que l’affaire DSK avait fait bouger les lignes et que les habitudes machistes, symboles de la ringardise citoyenne et politique, étaient en voie d’extinction. Las. Bien sûr, ces manifestations de«paternalisme lubrique» (1) ne tombent pas sur nous toutes tous les jours. Une grande partie de l’establishment politique fait montre d’une éthique personnelle et professionnelle qui lui évite les faux pas. Nous avons aussi conscience que nous faisons notre travail dans des conditions extrêmement privilégiées par rapport à la majorité des Françaises, qui peuvent perdre leur emploi ou leur santé parce qu’elles sont harcelées. Et par rapport à nos collègues, beaucoup plus isolées, dans les médias régionaux. Mais le fait que ces pratiques, qui sont le décalque de ce qui se passe tous les jours dans la rue, les usines ou les bureaux, impliquent des élus de la République chargés de fabriquer la politique nous pousse aujourd’hui à les dénoncer. Ils sont issus de toutes les familles politiques sans exception, naviguent à tous les niveaux du pouvoir et n’ont droit à aucune impunité. Comme les autres.

Tant que la politique sera très majoritairement aux mains d’hommes hétérosexuels plutôt sexagénaires, rien ne changera. Nous aurions adoré pouvoir toutes signer ce texte sans avoir à se retrancher derrière l’anonymat. Mais certaines d’entre nous sont dans des situations professionnelles compliquées et n’ont pas besoin qu’on rajoute de la discrimination à des conditions de travail délicates. Ne pas subir le machisme pour l’avoir dénoncé, en quelque sorte. En 2015, ce que nous aurions vraiment aimé, c’est de ne pas avoir à écrire cette tribune.

Cécile Amar (le JDD), Carine Bécard (France Inter), Hélène Bekmezian (le Monde), Anne Bourse (France 3), Lenaïg Bredoux(Mediapart), Laure Bretton (Libération), Déborah Claude(AFP), Laure Equy (Libération), Charlotte Gauthier (Radio Classique),Mariana Grépinet (Paris-Match), Christine Moncla (France Culture),Gaétane Morin (le Parisien Magazine), Véronique Rigolet (RFI),Annabel Roger (RMC), Audrey Salor (l’Obs), Nathalie Schuck (le Parisien) avec le soutien de Ruth Elkrief et au nom d’un collectif de 24 autres journalistes représentant 13 autres médias.

(1) Les Mecs lourds ou le paternalisme lubrique, de Natacha Henry, éditions Robert Laffont (2003).

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Harcèlement de rue

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Il est environ 22h30 lorsque je promène ma chienne tranquillement dans la fraîcheur nocturne clôturant une belle journée ensoleillée.

Je croise un homme qui me demande la direction du métro. Il est trapu, basané, la quarantaine et plutôt du genre clodo. Il baragouine le français. Je lui indique gentiment la direction à suivre et je reprends mon chemin. Le type me hèle : « Hé Madame ! » Je me retourne poliment pensant qu’il a besoin d’un complément d’information. Je suis naturellement serviable, moi. « Hé Madame, vous êtes seule, je peux venir avec vous ? » demande-t-il en marchant vers moi.

Comme je le dis souvent, les mecs pensent que toutes les femmes leur appartiennent et le type le plus misérable et hideux de la terre s’imagine qu’il peut s’approprier la femme la plus nantie et magnifique du monde. Ma chienne a plus de sensibilité et de sens des rapports humains que ces cancrelats qui ne sont que des prédateurs sans foi ni loi.

Vexée et humiliée par tant d’impudence, en colère, je fais un geste vif du bras pour lui signifier de dégager. Il n’insiste pas.

Ulcérée, je continue ma marche lorsque je suis doublée par un jeune bobo qui se retourne en me dépassant et me demande une cigarette sans autre formalité.

C’en est trop, j’explose. ‘ Non ! Quelque soit votre âge, vous êtes tous des maquereaux, les mecs, yen a un qui veut me baiser, l’autre me taxer mais fichez-moi la paix, je ne suis ni votre pute ni votre nourrice ! ». Le bobo file la queue entre les jambes.

Deux minutes plus tard, un motard roule sur le trottoir et me crache sa fumée nauséabonde à la figure et puis un autre motard passe en trombe et fait péter sa machine en sus du rugissement du moteur, ce qui fait paniquer ma chienne. Le bruit des pétards la rend dingue de frayeur.

Et tout ça en 5 mn sur 50 m par une nuit tranquille.Vive la sérénité des nuits parisiennes !:

Tout le monde parle de libertés mais la première de ces libertés n’est-elle pas le droit de déambuler librement en toute sécurité ? A Paris, cette liberté n’existe pas et c’est pour cela que les Parisiens sont généralement désagréables, agressifs et asociaux, dixit les touristes français et étrangers.

La Connectrice

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