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Archives de Tag: société

observation et analyse de l’évolution de notre société, des phénomènes sociaux et sociétaux

Inégalités en Europe : lancement de l’observatoire le 7 octobre à Paris

Je fais souvent référence à l’Observatoire des Inégalités http://www.inegalites.fr/index.php qui fait un travail de recensement de données quantitatives et qualitatives sur les inégalités. L’observatoire annonce la création « d’inequality watch » avec le soutien d’autres organisations européennes.

Création du premier réseau européen sur les inégalités
le 20 septembre 2011
En partenariat avec d’autres organismes européens, l’Observatoire des inégalités crée l’Observatoire européen des inégalités, Inequality Watch.

L’Observatoire des inégalités, en partenariat avec des associations et centres de recherche européens (voir la liste des membres d’Inequality Watch), crée le premier réseau européen indépendant d’information sur les inégalités, Inequality Watch, (le communiqué de presse est disponible ici). « L’objectif d’Inequality Watch est de permettre une connaissance plus fine des inégalités en Europe entre et au sein de chaque pays, explique Cédric Rio, coordinateur d’Inequality Watch, grâce à la mise en commun et la confrontation d’analyses en provenance de toute l’Europe. »

« Les Européens bénéficient de meilleures conditions de vie que les autres populations, analyse Anna Barford, membre anglais d’Inequality Watch pour The Equality Trust, mais les sociétés européennes présentent des situations sociales très contrastées. » Ainsi, la richesse par habitant en 2009 était de 29 300 euros en Autriche contre 10 900 euros en Roumanie, et une femme française peut espérer vivre 84,1 années, contre 76,7 ans pour les femmes Bulgares. « Les inégalités au sein de chaque pays atteignent des niveaux très variés, poursuit Renato Carmo, sociologue portugais pour l’Observatòrio das Desigualdades.Il est nécessaire de comprendre pourquoi elles sont si élevées au Portugal, et si faibles en Suède ! »

Retrouvez l’ensemble des analyses des organisations membres d’Inequality Watch sur un unique site Internet, www.inequalitywatch.eu. De nombreux évènements publics seront par ailleurs organisés pour discuter des inégalités en Europe.

Informer pour lutter contre les inégalités

Connaître et comprendre l’évolution des inégalités, les mécanismes qui sont à l’origine de leur augmentation ou de leur réduction, et leurs conséquences, permet de mieux les combattre. Les acteurs associatifs, les scientifiques mais également les femmes et hommes politiques ont besoin de ces données pour agir. Les inégalités sociales, incluant les inégalités de revenu et d’accès aux biens fondamentaux, tels que la santé, l’éducation, le logement, etc., sont des problématiques centrales, notamment parce qu’elles sont à l’origine de tensions entre les individus issus de milieux sociaux différents et tendent à ébranler la cohésion sociale. Les inégalités sont synonymes d’exclusion et de restriction des libertés pour les plus démunis. Elles heurtent ainsi un principe fondamental des sociétés européennes : l’égalité des personnes dans l’accès aux droits.

Au sein de leur pays, les membres d’Inequality Watch sont reconnus pour leur travail d’observation des inégalités, les causes du phénomène et leurs conséquences, comme l’Observatoire des inégalités en France depuis 2003. Nous vivons dans des sociétés qui s’internationalisent, où les économies sont toujours plus imbriquées, et la construction européenne n’est plus un voeu pieux. Une telle dynamique a conduit ces observatoires nationaux à mutualiser leurs contributions afin d’effectuer un travail identique au niveau européen.

De nombreux travaux existent sur le thème des inégalités en Europe. Mais en raison d’un manque de coordination, ou d’une approche destinée plus spécifiquement au monde scientifique, il est parfois difficile d’accéder à des informations suffisamment précises. Le thème des inégalités est complexe. Mais il l’est encore davantage lorsque celui-ci est traité à l’échelle de l’Europe, du fait de l’hétérogénéité sociale des pays qui la composent. Chaque pays possède des caractéristiques propres tant dans la distribution des revenus que dans l’accès aux biens et services, en raison de différences importantes entre les politiques publiques concernant les régimes de prestations sociales, les systèmes scolaires, la législation du marché du travail, etc.

C’est pourquoi l’Observatoire européen des inégalités prend la forme d’un réseau. La mise en commun et la confrontation des publications proposées indépendamment par chaque membre permettront à la fois de mieux comprendre les spécificités économiques et sociales propres à chaque pays européen et les différences de perceptions qui existent en Europe.

Les outils d’Inequality Watch

L’objectif d’Inequality Watch est de proposer gratuitement à l’ensemble des citoyens européens (scientifiques, acteurs associatifs, acteurs économiques, pouvoirs publics, et à l’opinion publique de manière plus générale) les publications les plus pertinentes sur le thème des inégalités en Europe. L’outil principal de diffusion d’Inequality Watch est son site Internet : www.inequalitywatch.eu. Il met à disposition les données collectées et les analyses produites sur les inégalités indépendamment par chaque membre du réseau.

Le site met ainsi à disposition des informations pour appréhender l’évolution et la situation actuelle des inégalités classées par rubrique (revenu, conditions de vie, genre, santé, éducation, emploi, immigrés et étrangers, âge, Europe et monde). Outre un fil d’actualités proposant les nouvelles publications des membres du réseau, des dossiers thématiques seront publiés. Des conférences ouvertes au public, réunissant scientifiques et acteurs de terrain, seront par ailleurs organisées dans le but d’informer et de réfléchir autour du thème des inégalités.

Projet à vocation européenne par nature, Inequality Watch a la volonté de se développer en réunissant davantage d’organisations afin d’y représenter l’ensemble des membres de l’Union européenne.

L’Observatoire européen des inégalités Inequality Watch sera officiellement lancé le 7 octobre 2011 à Paris. Le programme est disponible ici.

- L’équipe d’Inequality Watch

- Les membres d’Inequality Watch

- Les partenaires d’Inequality Watch

Inégalités en France et dans le monde répertoriées et analysées

Publié le

L’observatoire des inégalités publie chaque mois une lettre électronique à laquelle on peut s’abonner gratuitement.

http://www.inegalites.fr/index.php

Toutefois, la lettre ne vit que grâce à des contributions privées. Ne nous privons pas de lui faire des dons 😉

Créé par des sociologues, cette publication est une excellente ressource dont voici les principes et les objectifs :

Nos principes

A l’origine

La fondation de l’Observatoire des inégalités est liée à la conjonction de deux phénomènes.

1- Nous estimons que la montée des inégalités, notamment sous la pression du chômage et de la dégradation du marché du travail, constitue une menace sérieuse pour la démocratie. Ce phénomène ne pose donc pas uniquement un problème de justice sociale, c’est aussi un problème politique. Non seulement les inégalités offrent un terreau à la montée de l’extrême-droite en Europe, mais elles favorisent aussi tant le scepticisme civique que le cynisme social. L’urgence à agir nous paraît évidente.

2- L’Observatoire n’aurait pas lieu d’être si la collecte et la diffusion des données par les services publics étaient à la hauteur. Ce n’est malheureusement pas le cas. L’appareil statistique français est d’une grande pauvreté dans la connaissance et la mise à disposition d’éléments factuels sur les inégalités. La répartition des revenus du patrimoine n’est connue que pour l’année 1996… Notre action vise, en révélant les lacunes actuelles, à faire en sorte que les institutions améliorent leurs pratiques dans ce domaine.

Notre objectif

L’Observatoire des inégalités n’est pas un mouvement politique. Son rôle n’est pas d’appuyer tel ou tel parti ou association, mais de contribuer à éclairer ou à critiquer les choix publics. Pour cela, nous avons la conviction qu’il faut, de façon toujours renouvelée, s’attacher à dresser un état des lieux qui soit le plus complet possible, tout en demeurant accessible à un large public. Cette position d’observation n’interdit pas – bien au contraire – de se prononcer sur les politiques publiques, de formuler des pistes pour avancer vers l’égalité, ou de signaler telle ou telle action remarquable. En revanche, l’observatoire refuse une position militante de défense d’un seul et unique programme : son objectif est d’alimenter un débat ouvert, dans la limite des valeurs partagées par ses membres. Il tâchera de donner la parole à tous ceux qui lui semblent ouvrir des voies vers l’égalité. Aucun syndicat ou parti ne pourra se prévaloir de son soutien direct.

Ce travail nous est apparu nécessaire parce que les institutions ne s’y attèlent pas avec suffisamment de vigueur et parce que ceux qui bénéficient de l’accroissement des inégalités n’ont, en règle générale, aucune raison de vouloir rendre visible le phénomène. Le libéralisme économique ne va pas toujours de pair avec celui de l’information… Ce travail est également nécessaire parce que les logiques productrices d’inégalités se transforment constamment et que l’on ne prête pas suffisamment attention à la façon dont les inégalités économiques, culturelles et symboliques se conjuguent et le plus souvent se cumulent.

L’école, par exemple, pourtant fer de lance de l’égalité des chances, devient – parce que le titre scolaire est acquis sur la base d’une apparente égalité devant l’évaluation scolaire – un formidable alibi pour l’injustice sociale. Dans la pratique, l’allongement des scolarités cache en effet le maintien de mécanismes de reproduction sociale très puissants. De même, l’enrichissement des ménages – dont témoigne l’équipement des foyers par exemple – cache des inégalités de plus en plus qualitatives, inscrites dans des pratiques sociales qu’il est malaisé de décrire et de mettre à jour. De quelles idées, de quelles données avons-nous besoin pour préciser et actualiser toujours notre réflexion sur les inégalités qui menacent les sociétés démocratiques ? Les activités de l’Observatoire des inégalités sont une tentative de réponse à cette question politique essentielle.

Pas question pour autant de penser que l’égalité des chances soit le seul principe qu’il faille défendre. Nous devons voir au-delà. Décrire les conditions de l’égalité ne suffit pas à définir les conditions de fonctionnement d’une société, et peut même conduire à un contresens important. Une société égalitaire fondée sur la seule compétition, même la plus équilibrée possible, n’est pas nécessairement une société où l’on vit bien. La coopération, le partage, le désintéressement, la solidarité contribuent au fonctionnement harmonieux d’une société (notamment par la qualité du lien social) au-delà de son caractère égalitaire. L’égalisation des conditions peut tout à fait être conçue comme un correctif insuffisant. L’exacerbation de l’idée de compétition, de concurrence, du « chacun pour soi » est aussi un des éléments qui nuisent au bien-être des individus.

Comme je suis plutôt mauvais public, je mets un bémol sur l’un des contributeurs de l’Obsesavatoire des inégalités, le sociologue Laurent Mucchielli qui, malgré ses nombreuses apparitions TV et ses titres est terriblement politiquement correct, consensuel, bavard pour ne rien dire, mélangeant faits et opinion pour ne pas contrarier les animateurs qui l’invitent, trop souvent à mon goût.

J’estime qu’un sociologue doit privilégier les faits avant de proposer une analyse  qui se doit d’être pluridisciplinaire et la plus objective possible. Déjà qu’on ne prend pas la sociologie au sérieux, ce n’est pas Mucchieli qui redorera son blason;-((((

Vivre avec les bêtes sur France Inter

Publié le

J’ai entendu dimanche une nouvelle émission passionnante sur les animaux.

Animée par Elisabeth de Fontenay et Fabienne Chauvière, l’émission donne une approche philosophique, sociologique, archéologique et historique de la place de l’animal dans la société.

J’y ai appris, par exemple, qu’au Moyen-Âge, seuls les aristocrates avaient des chiens car les nourrir coûte cher. Dans les domaines, chaque espèce de chien avait une fonction déterminée. Il y avait des chiens de garde, des chiens de chasse et des chiens de compagnie. On se souvient par exemple de la reine Victoria qui tenait toujours un carlin sur ses genoux pour se réchauffer.

Chez les paysans, seuls les bergers entretenaient des chiens qui leur étaient indispensables pour garder et guider les troupeaux.

Contrairement au chat, le chien ne se nourrit pas seul, il a besoin de l’humain. Par contre, presque tout le monde avait des chats, ceux-ci se nourrissant eux mêmes, donc économiques, pour chasser les souris et ainsi protéger la nourriture, surtout les grains accumulés dans les greniers.

Voici le programme de l’émission du dimanche 13 mars 2011

par Fabienne Chauvière et Elisabeth de Fontenay
le dimanche de 16h à 17h

titre



invités

Danièle Alexandre-Bidon

Historienne. Mediéviste.


Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

Docteur en philosophie


Marc Giraud

A la fois naturaliste de terrain, animateur télé, illustrateur animalier, écoguide, écrivain, journaliste spécialisé en zoologie.


programmation musicale

  • Gaëtan Roussel : Des questions me reviennent
  • Cesaria Evora et Lura : Moda Bo
  • Alain Souchon : La Vie ne vaut rien

livres

photoLivre

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

L’Ethique animale

éditeur : PUF (Que sais -je )
parution : janvier 2011

Danièle Alexandre Bidon

L’Enfance au Moyen-Age

éditeur : CNRS editions (Poche)
parution : octobre 2010

Danièle Alexandre-Bidon

LA Mort au Moyen-Age : XIIIè – XVIème siècle

éditeur : Hachette pluriel reference
parution : 2008

Marc Giraud

Darwin, c’est tout bête

éditeur : 2010
parution : Robert LAffont

liens

agenda

« L’Animal au Moyen-Age »

du 15 janvier au 22 mai

type : Régions

infos pratiques : à l’Abbaye de l’Escaladieu à Bonnemazon, dans les HAutes Pyrénnées (65), à 30km de Tarbes.
Tous les jours sauf le mardi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h.
Cette exposition sera à la Tour Jean sans peur (musée situé dans le dernier vestige du palais parisien des Ducs de Bourgogne, au 22 rue Etienne MArcel, 75 002 Paris) en novembre prochain

Avortement: pas une obligation, un droit et une loi 2/2

Simone de Beauvoir , à l’occasion du procès de Bobigny ( « Les femmes s’entêtent » 1973) écrira

« Enfants délaissés, enfants martyrs, enfants abandonnés à l’Assistance Publique : la plupart des délinquants, beaucoup de criminels ont pris la vie par ce triste départ ; ce sont ces déshérités qui se pendent dans nos prisons ; souvent ils finissent leur vie dans des hôpitaux psychiatriques » .

Quand commence la vie?

On ne peut pas répondre à cette question sans distinguer la vie biologique de la vie sociale et, plus précisément de la vie humaine.

Une amibe est vivante, un moucheron est vivant, un spermatozoïde ou un gamète mâle est vivant, un ovule ou un gamète femelle est vivant. Dans certaines sociétés indiennes, on filtre sa respiration pour ne pas tuer des moucherons. Dans d’autres on proscrit la masturbation pour ne pas détruire la semence de vie. Dans de nombreuses sociétés, les femmes sont impures au moment des règles puisqu’elles perdent un ovule à cette époque de leur cycle de reproduction.

Du point de vue de la stricte biologie, toute graine fécondée porte en germe son programme de vie. Une noix deviendra noyer, un ovule de chatte deviendra chaton et un ovule de femme deviendra enfant. Pour aboutir, ce processus nécessite d’être accompagné du soutien, du support et de la contribution de son environnement sous peine d’échouer, soit d’avorter.

On ne peut donc pas dissocier le potentiel de vie du développement de cette même vie avec tout ce qu’il implique de contributions environnementales.

Beaucoup de religions considèrent que la vie humaine commence dès la fécondation et s’opposent à l’avortement au nom du respect de la vie. Dans le même temps, certaines d’entre elles sont favorables à la peine de mort, justifie la vengeance et légitime les guerres.

Il y aurait donc d’un côté une vie embryonnaire sacrée et une vie humaine respectable selon certaines conditions définies par des religions, des croyances, des convictions qui sont par définition discutables, relatives, culturelles, idéologiques et politiques.

Les 27 états qui composent la communauté européenne ont choisi de légaliser l’avortement, à l’exception de 5 d’entre eu: Andorra, Malta, San Marino (interdiction totale), Irlande (admis en cas de danger de mort), Monaco, Liechtenstein, Pologne (indication médicale restreinte). Ces pays catholiques sont très liés au Vatican et appliquent strictement les recommandations papales.

Législations sur l’IVG en Europe
Ind.méd. = indications médicales = avortement admis pour raisons médicales / Ind.soc. = admis pour raisons sociales / ind.eug. = admis pour malformation du foetus / ind.jur. = admis pour raisons juridiques (viol, inceste)
Modèles de « régimes du délai » (c.à.d. la décision appartient à la femme)
PAYS RAISONS, INDICATIONS POUR L’IVG DURÉE DU
DÉLAI
ENTRETIEN DE CONSEIL OBLIGATOIRE ? DÉLAI DE RÉFLEXION PRISE EN CHARGE DES COÛTS APRÈS LE
DÉLAI
PARTICIPATION DU PARTENAIRE ?
BELGIQUE Situation de
détresse définie
par la femme elle-même
14 sem. depuis les dernières règles Oui: par le médecin traitant qui peut faire appel à un centre d’information 5 jours Caisse-maladie partiellement Ind. méd. + eug.  2 médecins décident Aucune disposition
DANEMARK Requête de
la femme
12 sem. depuis les dernières règles Non: Informations par le médecin traitant Non Caisse-maladie Ind. socio-méd. + eug.  et jur. Un centre de consultation décide Aucune disposition
ALLEMAGNE Requête de
la femme
14 sem. depuis les dernières règles Oui: par un centre agréé ET le médecin traitant 3 jours Caisse-maladie seulement pour les femmes démunies Ind. socio-méd.  2 médecins décident D’accord avec la femme, le partenaire peut être invité à participer à l’entretien
FRANCE Situation de
détresse définie
par la femme elle-même
14 sem. depuis les dernières règles Oui: par le médecin traitant. OFFRE d’un entretien supplémentaire (obligatoire pour les mineures) 1 semaine Caisse-maladie Ind. méd. + eug.  2 médecins décident Aucune disposition
ITALIE « Ind.
médico-soc. », mais
c’est la femme elle-même qui la définit
90 jours (le début du délai n’est pas défini) Oui: Par un centre OU le médecin traitant 7 jours Caisse-maladie Ind. méd. + eug.  2 médecins décident Aucune disposition
PAYS-BAS Situation de
détresse définie
par la femme elle-même
24 sem. depuis les dernières règles Oui: par le médecin traitant 5 jours (excepté les IVG dans les 6 premières semaines) Caisse-maladie . Aucune disposition
NORVÈGE Requête de
la femme
12 sem. (le début du délai n’est pas défini) Non:
Informations par le médecin traitant
Non Caisse-maladie Ind. socio-méd.+ eug. 2 médecins décident Aucune disposition
AUTRICHE Requête de
la femme
4 mois depuis les dernières règles Oui: par le médecin traitant Non Caisse-maladie seulement en cas d’ind. méd. Ind. med.+eug., le médecin traitant décide Aucune disposition
PORTUGAL Requête de
la femme
10 sem. depuis les dernières règles Oui: par un 2ème médecin lors de la confirmation de la durée de la grossesse 3 jours ? Ind. méd. et viol jusqu’à 12 sem., ensuite ind. méd. et eug. strictes Aucune disposition
ESPAGNE
(dès 5.7.2010)
Requête de
la femme
14 sem. depuis les dernières règles Oui: par le médecin traitant 3 jours Caisse-maladie (?) Ind. méd., 2 médecins décident. Au delà de 22 sem. maladie très grave du foetus Aucune disposition
SUÈDE Requête de
la femme
18 sem. depuis les dernières règles Non.
OFFRE obligatoire d’un entretien
Non Caisse-maladie Après 18 semaines: « raisons particulières ». Une commission sociale décide Aucune disposition
SUISSE Situation de
détresse définie
par la femme elle-même
12 sem. depuis les dernières règles Oui. par le médecin traitant Non Caisse-maladie Ind. méd. et détresse psychologique grave Aucune disposition
PAYS D’EUROPE CENTRALE, DE L’EST ET DES BALKANS
(sans la Pologne)
Requête de
la femme
En règle générale, 12 sem. depuis les dernières règles Dans certains pays: oui Non Le plus souvent, la femme paye elle-même Ind. méd.-soc. et eugénique Aucune disposition
Modèles des indications (la décision est prise par des tiers)
ANGLETERRE Ind. médico-soc. Décision par 2 médecins 24 semaines depuis les dernières règles Non Non Caisse-maladie Danger pour la vie de la femme enceinte Aucune disposition
FINLANDE Ind. méd., soc.+eug. Décision en règle générale par 2 médecins 16 semaines Non Non Caisse-maladie Après 16 sem.,
ind. méd. uniquement
Le partenaire peut être entendu si cela peut être « utile »
IRLANDE Ind. vitale (danger de mort uniquement)
ISLANDE Ind.méd. + soc. larges. Décision par 2 médecins ou un travailleur social 12 semaines pour l’ind. sociale Conseils sur la contraception Non Caisse-maladie Aucune disposition
POLOGNE Ind. méd. très étroite, viol, malformation du foetus Aucun (12 sem. en cas de viol) Non Non ? Aucune disposition
ESPAGNE
(jusqu’au 5.7.2010)
Ind. méd. (aussi psycologique). Décision par 2 médecins,
interprétation libérale
Aucun (22 sem. en cas de malformation foetale, 12 en cas de viol) Non Non Caisse-maladie seulement dans les hôpitaux publics Aucune disposition
Sources: Eser/Koch « Schwangerschaftsabbruch im int. Vergleich », 1988.
Textes des lois nationales

http://www.svss-uspda.ch/fr/facts/europe.htm

La majorité des pays européens et occidentaux s’est donc ralliée au pragmatisme, à savoir que les femmes avortent depuis la nuit des temps, que’en dehors d’un contexte médical elles mettent leur vie en danger et risquent de devenir définitivement stériles ou de porter atteinte à leur santé. Faut-il en conclure que les femmes occidentales ne respectent pas la vie, qu’elles sont inconscientes et criminelles? C’est ce que pensent les catholiques observants et en particulier ceux qui, derrière l’organisation « En marche pour la vie » organisent chaque année une manifestation pour demander l’abrogation de la loi Veil.

http://enmarchepourlavie.fr/

Force est de constater, au regard des réalités, que le concept de « vie » est différend du concept de « vivant ». C’est tellement vrai qu’au moment de la mise au monde d’un bébé, la première interrogation des parents est « Est-il vivant »? Ensuite vient la question « Est-il normal », ce qui sous-entend « Est-il adapté à la vie sociale? ». Parce que pouvoir vivre, un être humain nécessite un certain équipement organique et un environnement favorable. Un bébé, a fortiori un foetus ou un embryon ne peut absolument pas survivre et vivre sans assistance et c’est là que le désir des parents et l’organisation sociale interviennent.

C’est l’incapacité d’un foetus, d’un embryon, d’un bébé à vivre en autonomie qui sépare les partisans de la légalisation de l’avortement des partisans « de la vie ».

Les sciences sociales dont le développement est relativement récent, nous ont enseigné combien l’environnement humain et naturel étaient importants pour l’être humain. Biologie, sociologie, économie, médecine, psychologie, psychanalyse ont contribué à comprendre et maîtriser l’évolution génétique de l’enfant.

La remarque de Simone de Beauvoir est toujours d’actualité et renforcée par toutes les études en sciences sociales. Le bébé meurt, dépérit, souffre, stagne et s’étiole s’il n’est pas nourrit de soins affectifs, éducatifs et matériels. Un bébé mal soigné deviendra un adulte souffrant, inadapté et peut-être dangereux pour autrui. Les prisons regorgent d’anciens enfants mal soignés. Les SDF sont souvent d’anciens bébés issus de familles nombreuses et pauvres qui ont été abandonnés par leurs parents, placés à la Ddass, parfois physiquement et psychologiquement maltraités dans les familles d’accueil mais aussi par des institutions et des institutionnels qui, les sachant non protégés ont pu abuser d’eux de mille manières.

Le pédopsychiatre René Zazzo a écrit: « la condition d’un bon détachement est un bon attachement. » Autrement dit l’autonomie et la socialisation de l’adulte dépendant de l’attention, de l’amour et des soins qu’il a reçus depuis sa naissance. La plupart des françaises et des français l’ont compris qui planifient les naissances et limitent le nombre d’enfants à celui qu’ils estiment avoir les moyens matériels et psychologiques de soigner.

(article en cours de rédaction)

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