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Archives de Tag: SYLVIANE AGACINSKI

PMA. GPA. Le terrifiant pouvoir du lobby LBGTQXYZ

 

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Le lobby homosexuel n’a jamais caché son intention de faire évoluer le PACS vers le mariage de même sexe, la PMA pour toutes et la GPA pour tous. Il l’a dit ouvertement au cours de débats et par la voix de son avocate Caroline Mécary. Il a été appuyé par le lobby médical qui, par la voix du docteur Olivennes au cours des débats sur la bioéthique assurait que les médecins étaient prêts, qu’ils avaient déjà le savoir faire et le matériel, qu’ils n’attendaient que le vote de la loi autorisant la GPA, ajoutant que la France était très en retard dans ce domaine.

De son côté, le financier  du PS, Pierre Bergé assurait qu’être mère porteuse était l’équivalant d’un ouvrier qui louait ses bras pour gagner sa vie. Un argument qui me rappelait celui du professeur Jérôme Lejeune, fervent opposant à la liberté d’avorter qui comparait une femme enceinte à un automobiliste décidant de tuer ses passagers. Dans les deux cas, des hommes décident du sort du ventre des femmes.

Ce sont encore des hommes qui louent des ventres de femmes pour satisfaire leur désir d’enfant, littéralement coûte que coûte, payant un service maternel très coûteux pour la mère porteuse et l’enfant commandé, les deux courant de sérieux risques de santé. A ces risques de santé s’ajoutent pour la mère de substitution de lourdes contraintes : prise massive d’hormones, contrôles médicaux réguliers, surveillance obstétrique et surveillance de son mode de vie car elle ne doit pas mettre l’investissement de ses clients en danger . La donneuse d’ovocyte encourt également des risques. J’avais récapitulé ces risques et contraintes dans deux articles détaillés :  https://laconnectrice.wordpress.com/2019/08/04/la-pma-gpa-don-dovocytes-font-courir-des-risques-a-la-mere-et-lenfant/  

https://laconnectrice.wordpress.com/2019/08/04/la-pma-gpa-don-dovocytes-font-courir-des-risques-a-la-mere-et-lenfant/

Les partisans de la PMA et de ma GPA ont peu d’arguments : justice sociale, droit à l’enfant, justice de genre, lutte contre la discrimination, changement de la cellule familiale avec rôles paternels et maternels interchangeables, la technique permet l’égalité des droits.

Les opposants à la PMA pour toutes et à la GPA défendent la culture française, le respect des parents et des enfants, contre la marchandisation des femmes et de bébés, la commercialisation de la procréation par l’exploitation de technologies toutes puissantes parce que sources de profit, la défense des pauvres qui sont exclus du marché, la difficulté d’adopter des enfants existants orphelins mal traités exploités, abandonnés par l’Etat sans contrôle des familles d’accueil, contre l’anonymat des donneurs de gamètes et les naissances sous X, etc.

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PMA et GPA: pas encore votées, déjà adoptées (par nos élites)!

Du PACS au transhumanisme, la roue crantée du progrès est inarrêtable

Disons-le tout net, le PACS a mené au mariage… qui mène à la PMA… qui mène à la GPA… qui mènera à la libéralisation de la recherche sur l’embryon. Bientôt: les chimères génétiques. La boucle est bouclée.

Au lieu de l’action, c’est la fuite en avant sur le front sociétal. La PMA n’est pas mise en débat à l’Assemblée qu’on a anticipé la GPA. Depuis les politiques jusqu’au peuple en passant par les élites et les sondeurs patentés ; depuis les journaux de tout bord jusqu’aux émissions télévisées ; depuis belle lurette, on parle de la PMA comme si la loi était votée. La page est tournée sans avoir été écrite. Des extrémistes donneront de la voix à la rentrée ? Qu’on les fasse taire et passons à autre chose ! Bien joué !

A lire aussi : Marc-Olivier Fogiel: « Ce n’est pas la génétique qui m’a fait père, c’est le désir »

Les diktats du désir

Dans Le Figaro du 2 août, la philosophe Chantal Delsol analyse « le rouleau compresseur » menant du PACS à l’eugénisme, non plus programmé par un Etat totalitaire mais « légitimé par la volonté individuelle » : ce qu’elle appelle excellemment : « la roue crantée du progrès ». Guillaume Larrivé, tête de gondole du clan LR, prépare, à haute voix, son projet de loi contre la GPA, afin de nous éviter de nous réveiller « hagards, dans un monde transhumaniste, qui ne respecte plus les normes humaines ».

🇫🇷 Guillaume Larrivé

@GLarrive

. Les conventions de mère porteuse sont une violence faite aux femmes, aux enfants et à l’Humanité. Parce que nous sommes humanistes, nous ne pouvons l’accepter.

Vidéo intégrée

Ce qui le dispense, pour lors, d’être vent debout contre la PMA, porte royale du transhumanisme, avec l’instrumentalisation du corps humain et le marché juteux de l’or blanc. L’épiscopat pointe les dangers de la PMA. Un journal catholique la banalise tout en reconnaissant que ses conséquences, extrêmement néfastes, seront peu de chose en fonction de ce qui vient. Ainsi s’accomplit la prophétie : le PACS a mené au mariage qui mène à la PMA qui mène à la GPA qui mène à la libéralisation de la recherche sur l’embryon. Bientôt les ciseaux CRISPR-CAS9 et les chimères génétiques. La boucle est bouclée.

Macron nage

Au fort de Brégançon, le président nage, en gilet jaune, au milieu de ses sous-marins, en attendant le dénouement de la pièce, à l’affiche depuis 6 ans : Nouvelles Familles, scénario et mise en scène de et par « La Compagnie H. et Cie ». Il se frotte les ailerons : le travail de sape a été parfait. Ah ! Les enfants, le « don et le donneur » : quelle trouvaille ! Il peut compter sur sa jeune Chambre, biberonnée à l’idéologie. La PMA n’est-elle pas « actée » dans l’opinion ? Madame Delsol parle même de « fatalité ». C’est que la pièce manie admirablement les deux ressorts tragiques que sont la pitié (la femme en mal d’enfant) et la terreur (l’homophobie).

A lire aussi, du même auteur : « Faire des enfants sans faire l’amour est terrifiant »

Place au final de la récitante tirant la morale de la pièce : « Rien éthiquement ne s’oppose à la PMA. » Un spectateur, qu’on appellera Z., s’écrie du fond de la salle : « Eh bien voyons ! » : il est exfiltré. « Le droit est la plus puissante des écoles de l’imagination. Jamais poète n’a interprété la nature aussi librement qu’un juriste la réalité. » Ainsi parle Hector dans la pièce de Giraudoux La guerre de Troie n’aura pas lieu. Si le droit est une fiction, le théâtre une illusion, le réel est têtu. Amandine, comme Capri, c’est fini. Au lieu de jouer les Cassandre dans les tribunes, de planter des drapeaux sur des châteaux de sable au bord de l’Océan, le temps est venu pour tous de battre le rappel des énergies. « Allons, enfants de la patrie ! » La pièce ne fait que commencer.

La guerre de Troie n’aura pas lieu

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  • Sylviane Agacinski: « Parler de GPA éthique, c’est aussi absurde que de parler d’esclavage éthique. »

 

  • La procréation est-elle un marché comme les autres ? avec Marianne Durano

Sylviane Agacinski : « Avec la PMA, on crée le rêve de l’enfant sur commande »

Sylviane Agacinski : « Avec la PMA, on crée le rêve de l’enfant sur commande »

ENTRETIEN. À la veille d’un débat au Parlement, notamment sur la PMA, la philosophe s’inquiète que les questions bioéthiques perdent tout repère.

Propos recueillis par 

Publié le  | Le Point.fr

 Dans son dernier essai, publié sous le titre L’Homme désincarné, dans la collection Tracts de Gallimard, la philosophe Sylviane Agacinski s’attaque à la procréation médicalement assistée et à ses conséquences, tandis que le projet de loi de bioéthique doit être débattu en septembre à l’Assemblée nationale. Le texte définitif, présenté en conseil des ministres mercredi, prévoit notamment l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Si Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a déclaré à maintes reprises que l’extension de la PMA « ne mettait pas en tension nos valeurs éthiques », Sylviane Agacinski, elle, voit les choses d’un autre œil. La féministe regrette notamment que tout soit désormais justifié au nom « des intérêts individuels et des demandes sociétales » que le droit est sommé de ne pas entraver. L’auteur de Corps en miettes et du Tiers-corps déplore également l’argument massue qui consiste à invoquer le principe d’égalité pour clore toute forme de débat. « La procréation, assistée ou non, n’a que faire des orientations sexuelles. Elle a revanche tout à voir avec l’asymétrie des deux sexes, qui ne sont, en la matière ni équivalents ni égaux », écrit Sylviane Agacinski, allant à rebours de sa famille politique. Pour la philosophe de l’incarnation, l’homme moderne veut aujourd’hui dominer la nature, changer sa nature et s’affranchir de la chair, de la mort et de la génération sexuée. Entretien.

Stop à la GPA ! Stop Surrogacy now ! Signez la pétition

Publié le

laconnectrice.wordpress.com

Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants.

http://www.stopsurrogacynow.com/#sign

DÉCLARATION : CAMPAGNE VISANT À L’ARRÊT IMMÉDIAT DE LA GESTATION POUR AUTRUI

Nous sommes des femmes et des hommes d’origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques différentes venant de toutes les régions du monde. Ensemble nous tenons ici à exprimer notre inquiétude concernant les femmes et les enfants exploités au travers des conventions de gestation pour autrui (GPA).

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Tous, nous reconnaissons la force du désir de parentalité qui est naturel et universel. Toutefois, comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées. Les Droits Humains nous fournissent un marqueur significatif à qui veut savoir identifier ces limites et déterminer leur champ d’application. Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants.

La gestation pour autrui repose souvent sur l’exploitation des femmes les plus démunies. Dans de nombreux cas, ce sont les pauvres qui sont contraints de vendre et les riches qui peuvent se permettre d’acheter. Ces transactions iniques impliquent un consentement de la part de femmes sous informées, voire pas du tout informées, une rémunération faible, une coercition, une insuffisance de suivi médical et des risques sévères pour la santé, à court et à long terme, des femmes qui acceptent la gestation pour autrui.

Le processus médical de la gestation pour autrui entraîne des risques pour la mère de substitution, pour les jeunes femmes qui vendent leurs ovocytes et pour les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation. Parmi les risques encourus par les femmes : le Syndrome d’Hyper Stimulation Ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. Les femmes faisant une grossesse à partir d’ovocytes provenant d’autres femmes présentent un risque plus élevé de pré-éclampsie et d’hypertension.

Les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation, qui sont généralement mises en œuvre dans la gestation pour autrui, présentent également des risques de pathologies parmi lesquelles : une naissance avant terme, un décès à la naissance, un poids insuffisant à la naissance, des malformations du fœtus et une pression artérielle élevée. La gestation pour autrui rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse – un lien que les professionnels de la médecine encouragent et cherchent à renforcer sans relâche. Le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime, et lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. Dans les pays où la gestation pour autrui est autorisée, cette souffrance potentielle est institutionnalisée.

Nous sommes donc convaincus qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la gestation pour autrui et la vente ainsi que l’achat d’enfants. Même s’il n’y a pas échange d’argent (c’est-à-dire la version non rémunérée, ou « altruiste »), toute pratique qui expose des femmes et des enfants à de tels risques doit être interdite.

Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire.

Nous sommes unis pour demander aux gouvernements des nations du monde ainsi qu’aux leaders de la communauté internationale de travailler ensemble à l’arrêt immédiat de la gestation pour autrui.

Sign This Statement

– See more at: http://www.stopsurrogacynow.com/the-statement/statement-french/#sthash.01JAs8iX.qEGMEojE.dpuf

Lire aussi sur Causeur

Pour en finir avec le «droit à l’enfant»

Un appel international à l’arrêt de la GPA

Publié le 12 mai 2015 à 17:14 dans Médias Politique Société

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Sylviane Agacinski appel GPA Libération

Il existe encore un féminisme digne de ce nom. Une forme d’humanisme plus spécialement attaché à l’émancipation des femmes, et à la défense de leurs libertés fondamentales. Ce féminisme-là ne fait pas la guerre aux hommes et ne réduit pas les femmes occidentales à des victimes, face au « harcèlement » que constitueraient des compliments trop aimables pour être honnêtes. Qui sont-elles ? Quels sont leurs réseaux ? Plutôt que de réclamer des sièges réservés aux femmes dans les instances dirigeantes de nos démocraties égalitaires, Sylviane Agacinski, Marie-Jo Bonnet, ou encore Eliette Abécassis se préoccupent du sort de leurs sœurs exploitées, à l’autre bout du monde, pour fournir des enfants sur commande à de riches occidentaux : celles qu’on appelle si poétiquement « mères porteuses ». Pour ce faire, elles signent des livres, des tribunes, et aujourd’hui un appel solennel.

Après 40 femmes journalistes « victimes de sexisme » la semaine dernière, ce sont cette fois 160 personnes, « des femmes et des hommes d’origines ethniques, religieuses, culturelles et socio-économiques différentes venant de toutes les régions du monde », qui s’offrent une tribune dansLibération. Objectif, autrement plus sérieux : lancer un appel « aux gouvernements des nations du monde » exigeant « l’arrêt immédiat de la GPA. » Pour les signataires, cette méthode de procréation « doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants ». La gazette du Marais aurait-elle réalisé que la maternité de substitution représente un problème au moins aussi grave qu’une invitation à déjeuner par un politicard sexagénaire ? Ou bien a-t-elle fait un tel flop avec son précédent « manifeste » qu’elle se cherchait une vraie cause à défendre pour doper ses ventes ?

Quoi qu’il en soit, ce choix éditorial de Libé mérite d’être salué. Ce n’est pas chez les Décodeurs du Monde, au hasard, qu’on trouverait un décryptage chiffré de « ces transactions iniques » qui impliquent souvent « l’exploitation des femmes les plus démunies ». Parce que oui, rappelons-le, la GPA est le nom de code du marché de l’enfant. Un marché en plein essor à l’échelle mondiale, et qui se développe à vitesse grand V en France, plus encore depuis l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe. « Dans de nombreux cas, rappellent les auteurs de l’appel, ce sont les pauvres qui sont contraints de vendre et les riches qui peuvent se permettre d’acheter ». Chez nous, des sociétés principalement américaines démarchent donc de plus en plus ouvertement les clients potentiels : une grande majorité d’hétérosexuels, mais aussi désormais des couples gays mariés, que la Justice française autorise à faire naturaliser un enfant obtenu par GPA à l’étranger pour l’adopter ensuite.

Comble de l’hypocrisie, le procédé est toujours officiellement interdit en France. Mais des intellectuelles de gauche comme la philosophe Sylviane Agacinski ou l’historienne Marie-Jo Bonnet ne sont évidemment pas dupes. La mondialisation des marchés étant inéluctable, une interdiction à la seule échelle nationale n’a plus aucun sens. De même, la conception d’un enfant par PMA à l’étranger, alors qu’elle est théoriquement réservée en France aux couples souffrant d’une infertilité pathologique, « ne fait pas obstacle » à son adoption par un couple de lesbiennes selon la Cour de Cassation. Même hypocrisie de la législation nationale, même nécessité d’aborder le problème à l’échelle globale. Car la GPA nécessitant le plus souvent une PMA, les signataires de l’appel précisent : « Les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation qui sont généralement mises en œuvre dans la gestation pour autrui présentent aussi des risques de pathologies parmi lesquelles : une naissance avant terme, un décès à la naissance, un poids insuffisant à la naissance, des malformations du fœtus et une pression artérielle élevée. »

Pour les femmes – celle qui donne ses ovocytes mais aussi et surtout celle qui porte l’enfant – les risques encourus sont très sérieux : « le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. » Dès lors, il n’y a pas d’argument recevable en faveur de la GPA : « Même s’il n’y a pas échange d’argent (c’est-à-dire la version non rémunérée, ou «altruiste»), toute pratique qui expose des femmes et des enfants à de tels risques doit être interdite. » Sans compter, rappellent les signataires, que « la GPA rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse – un lien que les professionnels de la médecine encouragent et cherchent à renforcer sans relâche ». Pour ceux qui auraient grandi sur une autre planète, ou étudié les sciences naturelles avec Pierre Bergé, elles précisent que « le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime et, lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. »

Un jour, peut-être, un collectif aussi respectable affirmera haut et fort que le « lien intime » entre un père et sa progéniture a aussi son importance, et qu’il ne saurait être ignoré. Sylviane Agacinski l’a d’ailleurs déjà dit, au moment des débats sur la loi Taubira de 2013, en dénonçant la violence qu’il y avait à exiger de pouvoir faire un enfant sans père. Parce que le « mariage pour tous », et donc l’ouverture de l’adoption, impliquait évidemment le recours à la PMA et à la GPA. Un ami gay, favorable à la loi, nous le confiait hier : « Au final, dans cette affaire, le gouvernement n’aura fait que des mécontents. » Un bilan catastrophique que prévoyaient déjà nombre de juristes avant même le vote de cette « réforme de civilisation »… Pour la rigolote association SOS Homophobie, qui vient de rendre son rapport annuel, « les pouvoirs publics ont entretenu l’homophobie et la transphobie », notamment par le « refus de donner accès à la PMA à toutes les femmes ». Gonflé, quand on sait que l’homosexualité est toujours mieux acceptée, et que « toutes les femmes » ont accès à une assistance médicale en cas de problème d’infertilité. Pour les adversaires de la loi, à l’inverse, le « mariage pour tous » a fait sauter le dernier verrou qui nous protégeait de la fabrication d’êtres humains à la demande.

Beaucoup ont sincèrement cru bien faire en militant pour le droit à l’adoption conjointe par deux personnes de même sexe, et donc peu enclins à procréer en faisant bêtement des galipettes. Après tout, rien de plus naturel qu’un « désir d’enfant ». Mais à l’introduction de l’appel des 160, qui affirme que, « comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées », la conclusion répond sans ambiguïté : « Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire. » Espérons qu’il soit entendu, et qu’en attendant une réécriture de la loi française sur la filiation, le droit international garantisse vite à nos futurs rejetons de pouvoir continuer à dire : « Je ne suis pas un droit. J’ai des droits. » Comme celui, pour nos filles, de ne pas devenir des « porteuses » inséminées à la demande.

La pétition internationale : Stop Surrogacy Now.

*Photo : IBO/SIPA/00506715_000004

GPA, PMA. Collectif pour le respect de la personne ce soir à l’Assemblée nationale

Publié le




Le CoRP 

Collectif pour le Respect de la Personne


Madame, Monsieur,

vous avez accepté de faire partie de la liste des premiers signataires de notre lettre ouverte au Président de la République concernant la nécessité de ne pas transcrire les actes d’état civil d’enfants nés par contrat de maternité pour le compte d’autrui à l’étranger.
Nous vous en remercions vivement. Grâce à vous, cette lettre continue à rencontrer un grand succès (près de 8500 signatures actuellement, une centaine de personnalités, une dizaine d’associations), elle nous a permis de rencontrer la secrétaire d’Etat à la famille, Madame Laurence Rossignol, et, nous l’espérons, d’inciter le gouvernement à trouver d’autres solutions permettant de respecter l’intérêt supérieur des enfants déjà nés sans céder pour autant au marché de la maternité. 

Nous continuons notre action de sensibilisation. A cette fin, vous trouverez ici (document pdf) une invitation pour une :

Réunion d’information sur
 » Le marché de la maternité et des enfants : un enjeu de société décisif « 
 

Le 7 octobre à 19h
à
     l’Assemblée Nationale

Nous serions très heureux de pouvoir vous y retrouver. N’oubliez pas de vous inscrire ici ou en répondant à ce courriel. N’hésitez pas à communiquer cette information à toute personne que vous jugeriez susceptible d’être intéressée.
En vous remerciant encore, nous vous prions de bien vouloir accepter, Madame, Monsieur, l’expression de notre vive considération,
pour le Collectif pour le Respect de la Personne (CoRP),
Eliette Abécassis
Marie-Josèphe Bonnet

Marjorie Blackwell
Marie-Anne Frison-Roche

Marie Jauffret
Maïté Mariana


………………………………………………………………….
PROGRAMME
ANNE-YVONNE  LE DAIN, Députée PS de l’Hérault
DOMINIQUE POTIER, Député PS  de Meurthe et Moselle
en association avec le Collectif pour le Respect de la 
Personne (CoRP) ont le    plaisir    de    vous    convier    à    la    réunion    d’information
18h45: accueil 
 
19h-19h15: Mot d’introduction par ANNE-YVONNE  LE DAIN, Députée PS de l’Hérault & DOMINIQUE POTIER, Député PS  de Meurthe et Moselle

19h15-19H45 FREDERIC CHICHE, Réflexions d’un gynécologue-obstétricien sur la maternité pour le compte d’autrui
 
19h45-20h15: SYLVIANE AGACINSKI, Procréation, état civil et intérêt de l’enfant
 
20h15-21h: échanges libres avec la salle
 
Lieu : l’Assemblée Nationale, 126 rue de l’Université 75007, 6ème bureau 
Une pièce d’identité vous sera demandée à l’entrée.
 
Inscription obligatoire :
 
ou                                                            
 
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