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Archives de Tag: Syrie

Témoignages. Partir en Syrie rejoindre l’Etat islamique et ne pouvoir en repartir

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A écouter sur France culture une série de témoignages de jeunes filles parties rejoindre l’Etat islamique -DAECH et de leur famille éplorée : https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/ma-fille-sous-influence-saison-2-de-lautre-cote-du-miroir-44-sara-et-yasmine-daech-cest-comme-une#xtor=EPR-2-[LaLettre28062019]

 

LES PIEDS SUR TERRE par Sonia Kronlund

DU LUNDI AU VENDREDI DE 13H30 À 14H

Réécouter Ma fille sous influence [Saison 2] : de l’autre côté du miroir (4/4) : Sara et Yasmine : « Daech, c’est comme une mafia : vous entrez mais vous ne sortez pas »

28 MIN

Ma fille sous influence [Saison 2] : de l’autre côté du miroir (4/4)

Sara et Yasmine : « Daech, c’est comme une mafia : vous entrez mais vous ne sortez pas »

 EXPORTER 

17 avril fête de l’indépendance syrienne

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Le 17 avril 1946, le dernier soldat de la mandature française quittait la Syrie après 25 ans de présence depuis la chute de l’Empire ottoman en 1920, un mandat attribué par la Société des Nations qui venait de naître. C’est en 1941 que les Forces françaises libres avaient accordé son indépendance à la Syrie après de laborieuses négociations (1). La date du 17 avril a été retenue comme journée nationale de l’Indépendance de la Syrie.

Le mandat français dura un quart de siècle au cours duquel la France dû faire face en 1924 à la création de la Confrérie des Frères musulmans par Hassan-al-Banna grand père de Tarik Ramadan, à la fermentation du futur parti Bass avec grèves et émeutes et à la coalition de la Syrie avec le gouvernement de Vichy, les Allemands et les Turcs. On le comprend, le contentieux entre la Syrie et la France est de taille.

Que nous réserve cette année le 71ème anniversaire de la proclamation d’indépendance de la Syrie ? L’année dernière, le 17 avril  a été marqué par le bombardement d’Alep par Al Assad et la prise de nouvelles positions stratégiques par l’Etat islamique et Al Nosra.  L’Etat français va-t-il faire officiellement amende honorable et battre sa coulpe en notre nom ? Nos candidats à l’élection présidentielle vont-ils se fendre d’actes de repentance ? L’Etat Islamique va-t-il faire péter ses munitions de fabrication française, que mijote-t-il de concert avec  Al Nosra pour la Syrie mais aussi en France ? Assad nous réserve-t-il une éclatante surprise avec l’appui de Poutine , de la Chine (3), de l’Inde et/ou des Iraniens avec le Hezbollah chiite qui se partagent déjà le gâteau de la reconstruction de la Syrie et de sa position stratégique (6) ? La Turquie lancera-t-elle une grande offensive contre les Kurdes des deux côtés de sa frontière (2)? L’Etat français va-t-il faire une importante livraison d’armes aux rebelles et à Daech par l’intermédiaire du Qatar,de l’Arabie saoudite et de la Turquie ?  L’Union européenne lèvera-t-elle l’embargo sur la nourriture et l’aide médicale médicale malgré l’opposition de la France  (4) ? Nombreux sont les Syriens qui nourrissent une forte rancune contre la France en sus de l’Etat islamique et autres djihadistes, sans oublier non plus que le 17 avril tombe le lundi de Pâques, une journée de nombre d’opportunités pour les terroristes.

Mardi  dernier, un colloque (4) organisé par les députés qui suivent le drame syrien depuis 6 ans, s’est tenu au centre culturel russe , Jean-Marc Ayrault (5), ministre des Affaires étrangères, ayant banni l’accueil du ministre des affaires étrangères de Bachar Al Assad à l’Assemblé nationale. Il avait affirmé peu de temps auparavant qu’il fallait maintenir le dialogue avec la Syrie. Sans doute pensait-il plus aux insurgés et aux djihadistes qu’au gouvernement en place. Rappelons qu’Ayrault et ses comparses s’appuient sur le présumé usage par Assad d’armes chimiques (5) alors qu’aucune commission internationale ne l’a prouvé. Sur place les humanitaires attestent de morts et de blessés mais pas de l’identité des responsables. Etat islamique, Al Nosra, militaires dissidents, autres rebelles, Turquie ou autres puissances étrangères ?

Les députés organisateurs de ce colloque, des journalistes et les représentants d’associations caritatives présents  ne partagent pas du tout l’opinion de notre gouvernement, même quand, comme Gérard Pabst, ils sont dans le même parti. Ils compatissent avant tout au sort du peuple syrien et redoutent que la chute d’Assad ne conduise au même chaos que celui qui a muté en cloaque l’Irak et la Libye après la neutralisation de Saddam Hussein et Kadhafi.

Syria Cartoon

Le Chaos syrien, dec. 2015 : Coalition contre l’Etat islamique en Syrie. Tous le monde tire sur tout le monde à l’exception de l’armée syrienne qui se tire une balle dans la tête.

Le géopoliticologue Alexandre del Valle a dit, comme de nombreuses personnalités avant lui à travers les âges, que la crise syrienne était des plus complexes. On se rappellera ce vieux dicton syrien : Lors de la création du monde, l’Intelligence dit : « Je vais en Syrie ». L’esprit de Discorde ajouta : « J’y vais avec toi ». et ce constat de Joseph Kessel  en 1927, après les soulèvements nationalistes de 1925-26  Il apparaît que tous les systèmes y sont vains, car nul pays n’est plus complexe, plus difficile, plus révolté par nature que la Syrie.

Les relations franco-syriennes reposent sur un malentendu évoqué en 1939, par  Pierre Viénot, député, ancien ministre, L’origine du mandat français en Syrie a été la révolte des populations arabes contre la Turquie pendant la guerre. L’origine du mandat français au Liban remonte beaucoup plus loin. C’est la protection par la France des minorités chrétiennes du Levant, qui s’était exercée avec plus d’efficacité que partout ailleurs vis-à-vis des Maronites de la montagne libanaise. Au Liban, le mandat français était sollicité. Notre langue y est une langue populaire. De plus, en ce qui concerne notre action en Méditerranée, le Liban est pour nous une base importante et solide. Plus loin, Viénot explique que pour assurer la sécurité du Liban, il fallait contrôler la Syrie et que la France ne se souciait pas plus de cette dernière que d’une possession parmi d’autres.

Pourquoi la France soutient-elle et finance-t-elle les terroristes ?

Si la France a pu avoir de bonnes relations avec les communautés chrétiennes de Syrie, du fait de leur francophonie,  celles-ci l’ont complètement désavouée lorsqu’elle s’est engagée contre Bachar-Al-Assad alors que ce président alaouite les protégeait. Aujourd’hui, certains chrétiens demandent protection au Hezbollah chiite et surtout pas à la France. Les Syriens dans leur ensemble n’ont jamais pardonné à la France d’avoir bombardé Damas en 1925, 1926 et le 29 mai 1945 (ordre du général de Gaulle) pour mâter le parti Baas qui réclamait l’indépendance, les Frères musulmans et les représentants du régime de Vichy protégés par les Turcs et les Syriens alliés des nazis.

Le témoignage de cette religieuse francophone illustre la complexité de la société syrienne que le dictateur Al Assad parvenait à contenir. Le Hezbollah a réaffirmé son soutien à Bachar-al-Assad après les récentes frappes américaines.(8)

Il est dommageable pour tous que l’histoire de la Syrie depuis 527 et les relations compliquées que nous avons entretenues avec ce pays n’aient rien enseigné aux responsables occidentaux, ce qui fait le lit des pays asiatiques et de la Russie qui sont en train de tirer les marrons économiques du feu. Si nos dirigeants avaient compris que le plus grand danger qui guette notre civilisation est le djihad, ils auraient fait alliance avec Bachar-al-Assad contre l’Etat islamique et ses mercenaires mais, à en croire la plupart des candidats à l’élection présidentielle, nos meilleurs amis seraient les musulmans, ce qui vaut bien quelques accommodements raisonnables avec leurs menaces et leurs exigences exponentielles. Et tant pis pour le peuple syrien qui ne demande qu’à vivre tranquille.

La France de Hollande a prétexté le sauvetage des réfugiés syriens  chrétiens qui ont la sympathie du pays (7) pour ouvrir ses portes aux migrants musulmans d’Asie et d’Afrique qui constituent la majeure partie des arrivants. La plupart des Syriens sont restés pour défendre leur pays ou fuir pas trop loin, au Liban, en Turquie ou en Jordanie en espérant y revenir bientôt. Si l’Etat français avait réellement voulu aider le peuple syrien, il aurait soutenu Bachar-al-Assad et apporté une aide humanitaire aux réfugiés aux frontières de leur pays et ne serait pas allé sur place les encourager à émigrer au-delà de la Méditerranée.

Le 17 avril, nous verrons ce qui se passera en Syrie et en France sur le terrain de la guerre et si nos 11 candidats à l’élection présidentielle auront une pensée positive pour le peuple syrien malgré leur indigestion d’œufs de Pâques et de l’agneau de libération pour les juifs et de résurrection du Christ pour les chrétiens.

Alice Braitberg 

http://ripostelaique.com/17-avril-1946-le-dernier-soldat-francais-quittait-la-syrie.html

Pour en savoir plus 

(1) Histoire de la Syrie de 527 à 2013 https://laconnectrice.wordpress.com/2013/09/03/france-syrie-et-liban-chronologie-dun-desastre-527-3-septembre-2013/

(2) Erdogan qui a soutenu Daech s’est allié à la France, aux US  et à la Grande-Bretagne contre Bachar Al Assad avant de rejoindre l’Arabie saoudite et le Qatar

La Turquie a donc insisté pour qu’Assad fasse des réformes. Face au refus de Damas, Ankara a pris le parti des opposants, en accord à l’époque avec les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Quand le parlement britannique, puis les États-Unis ont refusé l’intervention en Syrie en 2013, la Turquie et la France se sont retrouvées seules sur la ligne dure anti-Assad. Puis la France a lâché aussi, et Erdogan s’est retrouvé dans l’axe sunnite, aux côtés de l’Arabie saoudite et du Qatar, enfermé dans un positionnement confessionnel. http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/29/01003-20150729ARTFIG00305-entre-assad-daech-et-les-kurdes-l-impossible-equation-d-erdogan.php

(3) L’armée chinoise en Syrie. 16 milliards d’investissement dans l’exploitation du pétrole et accords de reconstruction des infrastructures de communication.  http://www.strategic-culture.org/news/2016/09/22/china-joins-russia-in-syria-shaping-new-anti-terrorist-alliance.html

(4) Vidéo des intervenants au colloque Syrie du 11/04/2017. Précis et court.  http://www.bvoltaire.fr/colloque-syrie-rendre-a-conflit-terrible-toute-complexite/

(5) http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/un-vice-ministre-syrien-en-colloque-a-paris-et-thierry-mariani-repondent-a-l-indignation-de-jean-marc-ayrault_2142164.html

(6) Importance stratégique de la Syrie pour les oléoducs et gazoducs https://laconnectrice.wordpress.com/2016/03/12/syrie-nos-dirigeants-nont-rien-appris-de-son-histoire/

(7) Les Français favorables à l’accueil des chrétiens de Syrie en 2014

la vice- présidente de l’ Association d’aide aux minorités d’Orient ( AEMO ) préfère voir le problème d’un point de vue économique . « La France n’a accueilli que 1850 chrétiens d’Orient depuis le début des conflits. Rien à voir avec les dizaines de milliers de migrants qui transitent. La France n’a pas la possibilité de tous les intégrer », souligne Elisabeth Gobry. Selon la militante, les migrants « ne sont pas tous éduqués et viennent souvent pour des raisons économiques  » là où les chrétiens d’Orient « ont des diplômes et ont vu leurs biens spoliés par les terroristes ».  » Calais , c’est quand même autre chose que Notre-Dame de Chaldée », s’emporte-t-elle, évoquant ainsi les risques d’une montée de la délinquance. Les seuls chiffres sur ce sujet proviennent des syndicats de police et n’ont jamais été confirmés par les autorités.  http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-sort-des-migrants-emeut-il-moins-que-celui-des-chretiens-d-orient_1712284.html

(8) Les sacrifices auxquels se soumet le Hezbollah en Syrie pourraient finalement lui rapporter gros. L’espèce d’équilibre de la terreur en train de s’installer avec Israël est une assurance contre toute intervention militaire future de l’Etat hébreux et pérennise la présence du « parti de Dieu » au Liban. Il convient de mettre tout cela en relation avec la brusque décision de l’Arabie saoudite de couper son aide financière militaire à Beyrouth et des pétromonarchies fondamentalistes du Golfe d’appeler sans rire leurs ressortissants à quitter le pays, arguant de la « mainmise du Hezbollah sur l’Etat libanais ». http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/02/quand-le-hezbollah-profite-de-l-intervention-russe.html

 

Syrie. Faut-il soutenir Bachar-Al-Assad, la Russie et l’Iran ?

https://wordpress.com/post/laconnectrice.wordpress.com/28703

Pomme de discorde

Deux hommes tirant un os dans différentes directions.

Nos ancêtres et non des moindres avaient renoncé à comprendre la Syrie :

Vieux dicton syrien

Lors de la création du monde,

l’Intelligence dit : « Je vais en Syrie ».

L’esprit de Discorde ajouta : « J’y vais avec toi ».

Henry de Jouvenel, ancien Haut-commissaire en Syrie en 1926, racontant une conversation qu’il avait eue avec un ancien ministre turc au temps où la Syrie était encore une province Turque :

Oh ! Gardez-la ! Et surtout gardez Damas. C’est une de ces villes qui empoisonnent les empires !

  Joseph Kessel (journaliste et écrivain), venu en Syrie en 1927 se rendre compte des progrès de la pacification (après le soulèvement nationaliste des années 1925-1926)

     Il apparaît que tous les systèmes y sont vains, car nul pays n’est plus complexe, plus difficile, plus révolté par nature que la Syrie

Tous les matins de 9 à 11 h, sur Sud radio, Philippe David anime une émission polémique « Seul contre tous ». Ce matin il demandait aux auditeurs « Faut-il soutenir Assad, la Russie et l’Iran » flanqué de deux invités syriens francophones. Les auditeurs ont répondu « oui » à plus de 90%, un son de cloche inédit dans les médias mainstream, toutes tendances confondues.

Installez-vous tranquillement pour éplucher des patates, assortir vos chaussettes ou prendre un bain relaxant et écoutez :

http://www.sudradio.fr/Podcasts/Seul-contre-tous/Il-faut-soutenir-Bachar-la-Russie-et-l-Iran

Les intervenants :

Bassam Tahhan 

Ajoutée le 17 mai 2016

Bassam Tahhan, islamologue et professeur de géopolitique, évoque la bataille d’Alep, 2e ville de Syrie, près de la frontière Turque. Pourquoi cette bataille est-elle la clé de la Syrie ? Pourquoi la Russie n’a pas chassé Daesh ? Que vont faire les forces iraniennes ?

https://youtu.be/2QQ3NfBv7jE

Samir Aïta

Ajoutée le 20 févr. 2014

Ce mardi 18 février, le président du Cercle des économistes arabes, Samir Aïta animait une conférence à l’Institut Français de Mauritanie (IFM) pour décrypter la guerre civile en Syrie qui a engendré des milliers de morts et de déplacés.

 https://youtu.be/FUbFDXzRobo

 

J’écoute de plus en plus souvent Sud radio pour la qualité des débats que je peux y entendre et surtout une apparente indépendance de pensée qui ouvre les perspectives des questions qui y sont approchées, loin du politiquement correct et du ronronnement de la  bien-pensance. Profitez-en avant que cette radio ne tombe dans les banalités, audimat oblige.

Un point noir toutefois, l’intervention quotidienne de Brigitte Lahaie qui donne des conseils sur la sexualité. Ancienne actrice porno, on se doute que la dame a une vision très personnelle de la sexualité féminine qu’elle exprime en encourageant les femmes au nomadisme sexuel « pour se trouver » et en diffusant tous les poncifs ringards de la sexualité féminine copiée sur la sexualité masculine : multi-partenaires, fantasmes de soumission, excitation, bandaison, éjaculation, roupillon.

De la douceur dans ce monde de brutes. A Palmyre, Valery Gergiev dirige l’orchestre Mariinsky

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La vidéo dure 54 mn, le concert commence à 12.06 par une chaconne de Bach en D minor.

Pray for Palmyra. Music revives ancient remains in a famous Roman amphitheater in Palmyra (Syria). Priez pour Palmyre. La musique ressuscite les vestiges d’un célèbre amphithéâtre romain de Palmyre.

Renowned conductor Valery Gergiev is leading a concert in the ancient Syrian city of Palmyra to support the restoration of the UNESCO site and honor victims of the war. The city of Palmyra was devastated by Islamic State terrorists who occupied the site for some 10 months before it was liberated by Syrian troops with Russian air support.

Ce jeudi 5 mai 2016, l’orchestre symphonique Mariinsky dirigé par Gregory Gergiev donnait un concert pour célébrer la libération de Palmyre par les troupes loyaliste de Bachar Al Assad appuyées par l’armée de l’air russe, en hommage à toutes les victimes du terrorisme et de la guerre de Syrie.

Ce concert était diffusé en direct sur de nombreuses chaînes, je l’ai découvert sur Euronews. J’en ai été tellement émue que j’ai fait des recherches pour composer cet article. Cet événement me rappelle Rostropovitch jouant du violoncelle devant le mur de Berlin qui s’effondrait. Une différence toutefois, Rostropovitch avait pris l’initiative de lui-même alors qu’ici, il s’agit d’une opération politique. Mais quand on voit les visages souriants et heureux des fillettes présentes, on ne peut que se réjouir de cet événement et apprécier cette image d’une Syrie en paix, multiconfessionnelle, ouverte à la présence des femmes dans l’espace public et adoucie par la vertu de la musique.

Concert in Palmyra

http://www.ctvnews.ca/world/prayer-for-palmyra-russian-orchestra-holds-concert-in-ancient-syrian-city-1.2889369 A gauche sur l’écran, on voit Poutine durant sa conférence en direct depuis Sotchi.

Le chef d’orchestre a présenté le concert appuyé par une conférence en direct de Vladimir Poutine dont il est un proche et au service duquel il met sa musique

D’après la vidéo, le public est composé pour moitié de militaires syriens dont certains tiennent une rose rouge à la main, de soldats russes et pour l’autre moitié de civils dont une délégation de l’UNESCO protectrice du site, de représentants des différentes communautés religieuses, de nombreuses femmes assises à côté d’hommes sur les gradins -c’est interdit chez les intégristes musulmans- quelques unes voilées à la mode islamique, d’autres revêtues de costumes traditionnels syriens, la majorité vêtues à l’occidentale.

Par contre, je ne vois pas de musiciennes dans l’orchestre Marinsky alors que de nos jours, la plupart des orchestres et des formations musicales comprennent de nombreuses femmes. Une concession aux intégristes musulmans ?

Des écolières serrant des gerbes de fleurs contre leur poitrine  chantent pendant les pauses, accompagnées par le claquement des mains du public à 30.27 mn et vers la fin de la vidéo.

On ne peut que remercier et féliciter les organisateurs de cet événement qui, en une semaine depuis la libération de Palmyre ont su, malgré la guerre et les ruines, rassembler des talents et des bonnes volontés pour un moment apaisées. Cette victoire à la manière syro russe est tout de même admirable au regard de la manière dont l’Etat islamique célèbres ses victoires…Bachar Al Assad est peut-être un boucher mais il autorise de bonnes et belles choses et on comprend mieux pourquoi sa communauté chrétienne lui est fidèle et pourquoi elle était si en colère contre la France qui voulait son élimination. La Syrie étant dans un tel chaos depuis des siècles qu’Assad semble être malgré tout un moindre mal.

Je vous rappelle ce qu’ont dit des personnages illustres et les syriens eux-mêmes :

Oh ! Gardez-la ! Et surtout gardez Damas. C’est une de ces villes qui empoisonnent les empires !

Henry de Jouvenel, ancien Haut-commissaire en Syrie en 1926, racontant une conversation qu’il avait eue avec un ancien ministre turc au temps où la Syrie était encore une province Turque :

–          Il apparaît que tous les systèmes y sont vains, car nul pays n’est plus complexe, plus difficile, plus révolté par nature que la Syrie

Joseph Kessel (journaliste et écrivain), venu en Syrie en 1927 se rendre compte des progrès de la pacification (après le soulèvement nationaliste des années 1925-1926)

Lors de la création du monde,

l’Intelligence dit : « Je vais en Syrie ».

L’esprit de Discorde ajouta : « J’y vais avec toi ».

Vieux dicton syrien

..Durant la même période, des insurgés ont remis leurs armes à l’armée russe en échange de sa protection pour retourner dans leurs villages qu’ils ont du quitter il y a 4 ans.

La Connectrice

Syrie. Bourbier historique et oleogazoducs

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Nos ancêtres et non des moindres avaient renoncé à comprendre la Syrie :

Oh ! Gardez-la ! Et surtout gardez Damas. C’est une de ces villes qui empoisonnent les empires !

Henry de Jouvenel, ancien Haut-commissaire en Syrie en 1926, racontant une conversation qu’il avait eue avec un ancien ministre turc au temps où la Syrie était encore une province Turque :

–          Il apparaît que tous les systèmes y sont vains, car nul pays n’est plus complexe, plus difficile, plus révolté par nature que la Syrie

Joseph Kessel (journaliste et écrivain), venu en Syrie en 1927 se rendre compte des progrès de la pacification (après le soulèvement nationaliste des années 1925-1926)

Lors de la création du monde,

l’Intelligence dit : « Je vais en Syrie ».

L’esprit de Discorde ajouta : « J’y vais avec toi ».

Vieux dicton syrien

En septembre 2013, j’avais posté un article sur la question syrienne, ce bourbier dont l’histoire ressemble à celle de l’Afghanistan pour les mêmes raisons, l’acheminement de richesses naturelles comme le pétrole et le gaz par oléoduc ou gazoduc, moyens moins coûteux que la voie maritime dans le cas de la Syrie.

Les guerres confessionnelles entre musulmans et non musulmans, entre sunnites et chiites qui entraînent les peuples et les communautés à s’entre-tuer ne sont que le cache sexe des différents impérialismes du monde que partagent toutes les grandes puissances avec une exception pour l’Oumma Islamiya qui n’est pas une nation mais une communauté religieuse qui mène le djihad pour conquérir le monde non musulman par la terreur et l’argent.

D’après le site « Connaissance des énergies », les réserves mondiales de pétrole mondiales ne couvriraient que 52 ans des besoins actuels et encore, à condition que l’estimation de ces réserves soient justes. Quant au gaz, ses réserves mondiales ne couvriraient que 54 ans de nos besoins actuels. Un demi siècle d’énergie, ce n’est pas grand chose, surtout si on tient compte des aléas des gisements et de la production. On comprend donc pourquoi la lutte pour le contrôle des ressources pétrolières et gazières excite autant de pays d’autant plus que les énergies alternatives et renouvelables auront sans nul doute besoin de plus de 50 ans pour arriver à maturité.

Gazoduc

Source carte http://ripostelaique.com/les-vraies-raisons-de-la-guerre-en-syrieet-de-la-crise-des-migrants.html

Syrie (1)

Source carte http://www.penseelibre.fr/la-revolution-syrienne-quy-comprendre

Une affaire de gros sous

Réserves de pétrole dans le monde

Réserves de pétrole

Répartition des réserves de pétrole dans le monde

http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/reserves-de-petrole-dans-le-monde

Réserves de gaz dans le monde

Réserves de gaz naturel dans le monde

http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/reserves-de-gaz-dans-le-monde

Répartition des réserves prouvées de gaz naturel dans le monde à fin 1991, 2001 et 2011 (© d'après BP)

Etat islamique Daech

Traditionnellement, la Syrie est une voie de passage vers l’Europe avec son ouverture sur la Méditerranée et, depuis l’exploitation du pétrole et du gaz, un trajet incontournable pour les oléoducs qui partent de l’Irak et de l’Iran vers l’Europe. C’est aussi une sécurité pour les pays du Golfe en cas de fermeture du canal de Suez.

L’Etat islamique voudrait bien contrôler les côtes syriennes pour ne pas dépendre de la Turquie qui joue un double jeu afin d’être acceptée dans la Communauté européenne., et n’est donc pas fiable. On apprenait récemment que Daech avait doublé son butin de guerre acqui en dévalisant les banques irakiennes en spéculant sur le marché des devises, notamment celles apportées par ses recrues. L’organisation empocherait 20 millions de dollars/mois soit le quart des revenus issus du pétrole, du trafic d’œuvres d’art, des impôts et extorsions de fonds et rançons. Largement de quoi acheter des armes et faire de la propagande High tech pour recruter des djihadistes.

Or, d’après un site musulman, la spéculation est haram, non licite, une preuve supplémentaire, s’il en était besoin de l’hypocrisie de l’Etat islamique qui se sert de l’islam pour dominer le monde, sans pour autant respecter ses principes.

Les lois de base de l’Islam concernant les systèmes de finances peuvent être récapitulées comme suit :
Riba : ou usure/intérêt est formellement interdit par la Sharia. Tout taux préétabli, fixe et positif, lié à l’échéance et au montant principal (donc garanti quel que soit le résultat de l’investissement) est assimilé au riba. L’intérêt est un loyer obtenu sur le prêt de monnaie, ou encore un bénéfice obtenu sur la vente de monnaie, que ce soit dans un but de consommation ou d’investissement. L’Islam exige que le gain résulte d’un travail ou au moins d’une participation par la prise de risque.
Il n’y a pas en Islam de différence entre les intérêts qui augmentent au fil du temps quand le débiteur ne parvient pas à régler sa dette, et les intérêts fixés une fois pour toutes au moment du prêt. Le fait de percevoir des intérêts grâce à un compte épargne (Livret A, PEL, CODEVI…) est également assimilé au riba.
Gharar : tout comme l’usure, l’Islam condamne toute spéculation, pari sur l’avenir, thésaurisation et interdit les transactions faisant intervenir les risques, les jeux de hasard et les incertitudes extrêmes.
Autres interdits : est aussi haram (interdit), tout investissement lié aux secteurs suivants: alcool, tabac, services financiers (banques, assurances, obligations, …), porc et alimentations non halal (restaurant, industries agroalimentaires, …), divertissements (jeux de hasard, casinos, pornographie…) et armements.

La Turquie

La Turquie tire des bénéfices du pétrole irakien que lui vend l’EI, du commerce des réfugiés (gains des passeurs, des commerçants qui vendent des produits aux réfugiés, d’environ 60 millions d’euros qu’elle réclame à l’Europe pour stopper le flux des migrants)

Si le gazoduc qatari passait par la Turquie, elle en tirerait de juteux bénéfices.

La Russie

Il est vital pour la Russie de s’assurer de son approvisionnement de pétrole et surtout de gaz qu’elle pourra revendre à prix fort à ses anciens satellites (comme l’Ukraine) et contribuer ainsi à la santé de son économie chancelante.

Les Etats-unis

Les compagnies pétrolières et gazières américaines veulent s’assurer d’un approvisionnement au delà de 50 ans en attendant que les exploitations de gaz de schiste soient rentables et que les énergies alternatives et renouvelables soient arrivées à maturité.

La Chine

L’Iran

Conclusion

Tous les pays développés investissent dans les énergies alternatives et renouvelables parce que c’est l’avenir au regard de la raréfaction des énergies fossiles (plus le charbon et l’uranium) mais aussi parce que c’est la seule solution pour mettre fin à des guerres comme celle qui détruit la Syrie et son peuple depuis 5 ans.

Il serait utopique d’imaginer que toutes les grandes puissances s’entendent pacifiquement pour mettre fin à la guerre de l’énergie et pourtant, la paix arrêterait le flux des véritables réfugiés de pays en guerre et nous arrêterions de pleurer sur les enfants et parents noyés en mer.

La question des migrants économiques et des réfugiés climatiques, à condition que ces derniers soient véritablement victimes de désertifications, relève des dommages collatéraux des guerres pour le contrôle des énergies.

Le besoin de construire des surgénérateurs, a priori effrayant, découle également du constat de la raréfaction programmée de l’uranium dont les réserves ne couvriraient que 100 ans dans les conditions actuelles d’utilisation. Environ 100 ans (sur la base des réacteurs de 2e et de 3e génération, des milliers d’années dans le cas d’une industrialisation des surgénérateurs)

Les analystes financiers nous envoient des signaux en conseillant d’investir dans les énergies renouvelables et alternatives ainsi que dans les piles et autres batteries. On peut leur faire confiance, ils savent flairer le pognon.

La Connectrice

Lire aussi

http://www.bvoltaire.fr/philippeannaba/guerre-en-syrie-pour-une-histoire-de-pipelines

…selon un article de l’avocat Robert Kennedy Junior, neveu de JFK, publié dans le magazine américain Politico, et résumé surBoulevard Voltaire le 29 février dernier : « La décision américaine d’organiser une campagne contre Bachar el-Assad n’a pas commencé avec les manifestations pacifiques du printemps arabe en 2011, mais en 2000, lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour dix milliards de dollars qui traverserait l’Arabie saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie. »

Une proposition refusée par la Syrie et, donc, par son allié de toujours, la Russie, qui avait un autre projet : un pipeline traversant l’Iran et la Syrie pour aboutir à la mer par le Liban. Tous ces morts au Moyen-Orient, et tous ces mensonges, depuis le début de ce siècle pour cause de guerre des pipelines !…

Humour très noir : Syrie

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Lors de la création du monde,

l’Intelligence dit : « Je vais en Syrie ».

L’esprit de Discorde ajouta : « J’y vais avec toi ».

Vieux dicton syrien

Ces migrants abandonnés par leurs propres frères auxquels ils rapportent gros

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Des migrants qui peuvent rapporter gros…

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Des centaines de migrants venus principalement d’Afrique mais aussi de Syrie et d’Irak ont péri suite au naufrage programmé d’embarcations de fortune. Depuis le début de l’année, soit environ 110 jours, 1739 personnes auraient péri noyées dans la Méditerranée ou assassinées par leurs compagnons d’infortune pour faire de la place. Ces migrants que nous devrions aider comportent en leur rang des terroristes, des repris de justice et des fanatiques qui, selon le journal Le Monde du 17 avril, ont égorgé 12 de leurs compagnons d’infortune parce qu’ils étaient chrétiens.

Le nombre de ces candidats à l’émigration aurait été multiplié par 200 par rapport à l’année dernière mais Christian Bouquet, géographe   invité dans l’émission C dans l’air du 21 avril, prétend qu’ils ne seraient que 500 000 à devoir être absorbés par l’Union européenne, une broutille que la « main invisible  » du marché régulerait. Dommage qu’il n’y ait pas eu de syndicaliste sur le plateau pour lui rappeler que le travail au noir faisait baisser les salaires des travailleurs légaux, que les travailleurs non qualifiés faisaient baisser le salaire des travailleurs qualifiés contribuant ainsi à la crise économique et minant le droit du travail chèrement acquis.

C’est aussi faire peu de cas des millions d’immigrés légaux et illégaux qui ont déjà investi nos pays sans connaître leur langue, leurs lois, leurs usages, sans qualification professionnelle et, pour la plupart musulmans, à vouloir nous imposer la charia et revendiquer de plus en plus de faveurs ce dont témoigne cette récente enquête sur les exigences religieuses dans les entreprises comme le titre le journal Le Figaro du 21 avril : La religion donne du fil à retordre aux entreprises. Et n’oublions pas les aveux de Jack Lang affirmant que 2/3 des personnes incarcérées en France seraient musulmanes.

Selon les médias et le gouvernement, nous, Français en particulier et Européens en général, serions responsables de ces drames humains. Nous serions responsables parce que nous avons fait sauter les dictatures « équilibrantes » de Khadafi, Sadam Hussein, Morsi, Ben Ali et El Assad au profit du chaos qui aurait favorisé le terrorisme islamique et l’État islamique, Boko Haram et les Shebab. Nous serions aussi responsables du réchauffement climatique qui désertifie certaines régions de l’Afrique. Nous serions responsables des crises économiques du fait du néo colonialisme de nos entreprises qui exploitent sans vergogne populations locales et ressources naturelles.

Ces accusations idéologiques faciles font peu de cas des réalités qui les dérangent.

L’émigration rapporte gros. Les bénéfices de ces tragiques migrations sont encaissés par les musulmans de l’Etat islamique qui ont renoué avec leur tradition de traite humaine à l’origine du commerce des esclaves. Un migrant clandestin dépense environ 8 000 euros pour s’installer en Europe. S’il meurt noyé, c’est autant d’argent gagné sans trop d’efforts. 1 739 x 8 000 = 13 912 000.00 euros ! Une belle somme encaissée pour l’essentiel par l’Etat islamique et ses affiliés. Afin d’économiser sur les frais de gestion, les passeurs achètent pour une bouchée de pain de vieux rafiots désarmés destinés  à couler  rapidement  afin que les gentils samaritains européens se chargent de repêcher les malheureux sous la contrainte de leur sens moral et de leur charité chrétienne.

A ce pactole des morts, il faut ajouter celui des survivants qui ne seraient que 500 000 selon l’expert s’exprimant dans C dans l’air du 21 avril 2015, soit 40 000 000 000.00 (500 000 personnes x 8 000.00 euros) euros. Bien entendu cet argent sert pour l’essentiel à recruter des djihadistes et à acheter des armes. Les fabricants, vendeurs et trafiquants d’armes se frottent les mains et on est en droit de s’interroger sur leur nationalité, la France étant parmi les plus importants fabricants d’armes.

Selon le politiquement correct, les responsables de ces drames humains sont l’Europe qui ne ferait pas grand chose pour secourir les migrants en perdition, qui refuserait de les accueillir et qui serait responsable de la misère économique et des guerres qui les poussent à prendre des risques insensés pour sauver leur peau et gagner leur pain et celui de leurs famille et village. Le deuxième responsable désigné serait la Libye livrée, du fait de la France en particulier, à des terroristes et des mafias.

Mise indûment au pied du mur, l’Union européenne a proposé dix mesures pour résoudre le problème dont la surveillance de la mer avec la possibilité de renvoyer les migrants dans leur pays d’origine. L’Europe s’amuse car nous savons très bien que ces migrants sont tellement désespérés qu’ils refuseront de retourner dans leur pays et que s’ils y sont contraints, ils renouvelleront leur migration désespérée.

Personne n’accuse les véritables responsables de l’émigration massive de populations africaines et moyen-orientales que sont leurs propres dirigeants qui font peu de cas de leur population pour se préoccuper surtout de faire profiter leurs richesses personnelles, familiales et claniques en se maintenant en place par la terreur de la dictature.

La France, l’Europe et le monde occidental aident financièrement l’Afrique depuis des décades, toutes sortes d’ONG et de gentils bénévoles idéalistes et généreux lui accordent énergie et attention, sans résultats tangibles. Les pays arabes, dont les riches pays du Golfe montent peuples, les ethnies, les clans et les sectes religieuses musulmanes et les différentes religions les uns contre les autres pour se maintenir au pouvoir. Ces dirigeants sont les seuls et uniques responsables de l’émigration massive de leurs ressortissants et de leur tragique destin. Et, bien sûr ils demeurent passifs et silencieux alors que la gentille Europe se ronge les sangs.

A qui profite le crime ? L’Europe espèrerait-elle relancer son économie avec une sorte de plan Marshall pour les migrants ? Espèrerait-elle juguler le terrorisme islamique en donnant un coup de main à ses pays d’origine ? Est-elle tellement invertébrée qu’elle ne songe qu’à se donner bonne conscience sur le dos de ses ressortissants ? Serait-elle totalement soumise aux marchés de ses entreprises installées en Afrique et au Moyen-Orient ? Les questions restent ouvertes.

Alice Braitberg

.http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/04/21/09005-20150421ARTFIG00113-la-religion-donne-du-fil-a-retordre-aux-entreprises.php

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/04/17/des-migrants-chretiens-auraient-ete-jetes-a-la-mer-par-des-musulmans-au-large-de-l-italie_4617899_3214.html

http://www.france5.fr/emissions/c-dans-l-air/diffusions/21-04-2015_320173

Contre la persécution des chrétiens au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique. Congrès à Madrid du 17 au 19 avril 2015

Publié le

Chers amis,

CitizenGO et MasLibres s’associent pour organiser un congrès international sur la persécution des chrétiens dans des pays comme l’Irak, la Syrie, l’Egypte, le Pakistan ou le Nigéria.Voici le site internet (en anglais) : http://maslibres.org/wearen2015en/

                                                                                                   

Le Congrès aura lieu à Madrid, du 17 au 19 Avril 2015.

L’événement sera traduit en anglais-espagnol / espagnol-anglais.

L’objectif du Congrès est de sensibiliser le monde occidental sur la situation réelle des chrétiens dans ces pays. À cette fin, nous accueillons à Madrid :

  • Des évêques d’Irak, de Syrie du Liban et du Nigéria,
  • Des leaders évangéliques dans les zones djihadistes,
  • Des prêtres et religieux,
  • Des catholiques d’Irak et de Syrie,
  • Des pasteurs évangéliques d’Egypte et du Nigéria,
  • Des laïcs chrétiens vivant dans des zones djihadistes du Moyen-Orient,
  • Des musulmans convertis au christianisme,
  • La famille d’Asia Bibi : son mari et sa fille cadette,
  • Des jeunes chrétiens d’Irak et de Syrie,
  • Des jeunes lycéennes enlevées par Boko Haram au Nigéria,
  • Des chrétiens laïcs au Moyen-Orient qui se sont réfugiés dans les pays occidentaux,

Nous avons déjà les confirmations de toutes ces personnes, qui donneront leur témoignage personnel.

Le vendredi 17, nous allons montrer le premier film que nous avons co-produit à propos d’Asia Bibi. Le réalisateur du film, Michal Krol (Pologne), sera présent.

Le samedi soir, nous allons célébrer la cérémonie annuelle des awards.

Dimanche, nous allons célébrer une messe avec les évêques qui viennent du Moyen-Orient et d’Afrique.

Notez qu’il reste peu de place : environ une centaine.

Si vous prévoyez de venir, inscrivez-vous rapidement à l’adresse suivante : http://maslibres.org/wearen2015en/

J’espère vous y rencontrer.

Merci !

Violette et toute l’équipe de CitizenGO

P.S. N’hésitez pas à diffuser l’information à ceux que vous pensez être intéressés.

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CitizenGO est une plate-forme de participation citoyenne qui travaille à défendre la vie, la famille, et les libertés fondamentales dans le monde entier. Pour en savoir plus sur CitizenGO, cliquez-ici,  ou connectez-vous sur Facebook ou Twitter.

Esclavage sexuel dans l’Islam. L’Etat islamique enlève encore des dizaines de chrétiennes

L’Etat islamique a enlevé 90 villageoises et villageois dans le Nord de la Syrie, sous protection kurde. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/90-chretiens-enleves-par-daech-en-syrie_1654842.html

Rappelons que nous sommes toujours sans nouvelles des 300 lycéennes enlevées par Boko Haram au Nigeria. Le mouvement « Bring back our girls » n’a pas réussi à semer l’indignation dans la communauté musulmane internationale qui reste silencieuse face aux enlèvements, viols et mariages forcées des chrétiennes enlevées par des musulmans dans le monde entier.

Je vous livre un article bien documenté sur l’esclavage sexuel dans l’islam.http://ripostelaique.com/de-mahomet-a-leil-quatorze-siecles-desclavage-sexuel-dans-lislam.html

Avant d’entamer l’article, j’aimerais conseiller une conférence donnée à l’Université de Lausanne : « Le Coran et le pouvoir politique ». Cette présentation précise et documentée peut être vue sur le lien Internet :
http://www.scienceetfoi.ch/coran

mahometcontrechrétiensLe drame des nigérianes, des chrétiennes et des yazidies réduites à l’esclavage sexuel.
Pour l’esclavage sexuel dans l’islam, on commencera par rappeler que l’Etat Islamique au Levant ou Boko Haram, ne font que suivre les préceptes de l’islam et la Sunna de Mahomet. Le monde entier a été horrifié par les nigérianes, les chrétiennes et les yazidies d’Irak, vendues comme esclaves sexuelles. Et les autorités musulmanes, relayées par nos médias et partis politiques, ont entamé avec unanimité ce mensonge monstrueux : cet esclavage sexuel n’a rien à voir avec l’islam. Un mensonge effroyable, qui montre à quel point notre caste mediatico-politique montre son mépris total envers les victimes de l’islam. Ces victimes de l’horreur islamique, ne représentent rien pour cette caste qui a une seule priorité : sauver l’’islam à tout prix.

L’esclavage, et l’esclavage sexuel en particulier, font partie intégrante de l’islam, pendant quatorze siècles sans aucune interruption à l’exception des périodes correspondant à la colonisation franco-anglaise, et l’interdiction faite par les autorités sous la pression de l’ONU (1948 en Egypte, 1962 en Arabie).
Quand on connait les préceptes de l’islam, on reste interloqué par le discours des autorités musulmanes : elles condamnent l’esclavage sexuel pratiqué par les islamistes, tout en gardant un silence cynique sur le même esclavage pratiqué par Mahomet lui-même. Avec un cynisme sans borne, ces autorités, relayées par nos médias et responsables politiques prosternés dans la dhimitude, gardent un silence honteux sur les versets de Coran qui donnent une légitimité divine à ce crime monstrueux.

Les musulmans savent que Mahomet possédait des esclaves, était marchand d’esclaves et réduisait à l’esclavage sexuel les captives de ses razzias. Les historiens musulmans, rapportent avec exactitude cet esclavagisme de Mahomet. On doit bien constater que ceux qui ont écrit les premières biographies de Mahomet (Ibn Ishaq, Ibn Hisahm, Tabarri ou Waqidi) étaient mille fois plus honnêtes que les autorités musulmanes, les médias et les responsables politiques d’aujourd’hui. Il faut également reconnaitre que ceux qui ont compilé les Hadiths de Mahomet, aux premiers siècles de l’islam (Bukkhari, Muslim, Abu Dawud etc.), étaient beaucoup plus honnêtes que François Hollande, qui ment devant des millions de Français, en disant que les attentats n’avaient rien à voir avec l’islam !!!!
L’esclavage sexuel fait partie intégrante de l’islam : il a été pratiqué par Mahomet lui-même.

Nos responsables politiques, nos intellectuels et nos médias entièrement dhimitisés, continuent à matraquer leur mensonge sur le prétendu islamisme, qui ne serait qu’une déformation de l’islam. Ils saturent l’espace médiatique par ce slogan inouïe : « l’islam est contraire à l’islamisme» ! Emportés par leur cynisme et leur déni de la réalité, ces menteurs vont finir par nous jurer que Mahomet, le Coran et Allah lui-même, n’ont rien à voir avec l’islam !!!!

Ne reculant devant rien, ils cachent aussi bien le Coran et la vie de Mahomet, mais l’ensemble des écrits musulmans, qui fondent l’islam.
Et pourtant, tous ces écrits sont unanimes : Mahomet et ses fidèles, pratiquaient non seulement l’esclavage, mais bel et bien l’esclavage sexuel.

Pendant ses razzias, Mahomet capturait les femmes et les filles de ses victimes et les réduisait à esclavage sexuel. Il n’hésitait pas à violer ses esclaves, le jour même où il avait tué et torturé leurs pères et leurs maris. Après s’être servi, Mahomet partageait les captives qui restaient entre ses compagnons. Ces premiers musulmans pratiquaient ainsi le viol en toute légalité.

Les esclaves sexuelles de Mahomet

On rappellera à nos politiciens et journalistes «spécialistes», que les historiens musulmans sont unanimes sur le fait que Mahomet lui-même avait au moins quatre esclaves sexuelles ((Voir « Sirat Rassoul Allah » par Ibn Ishaq, Ibn Hsham. « Kitab At Tabaqat »d’Ibn Sa’d, ou les recueils de Hadiths authentiques de Bukhari et Msulim) :

• Maria la copte : Elle était d’une rare beauté. Elle fut offerte comme esclave, en tant que cadeau à Mahomet, par Jourayj bin Mînâ, le gouverneur d’Alexandrie. Celui-ci avait agi ainsi suite aux menaces de Mahomet. Les historiens musulmans sont unanimes sur le fait que Maria est restée esclave sexuelle jusqu’à sa mort.
• Juwairiyah : elle fut capturée lors du raid contre les Bani al-Mustaliq, attaqués par surprise alors qu’ils faisaient paitre leurs troupeaux. Les hommes furent tués et leurs femmes et enfants pris comme esclaves selon les prescriptions coraniques sur le butin. Lorsque les femmes furent distribuées aux soldats de Mahomet, Juwairiyah fut donnée à Thabit, qui la vendit à Mahomet.
• Rayhâna : cette jeune fille de 15 ans, faisait partie des prisonnières capturées lors de l’attaque et du massacre de la tribu juive de Médine : les Bani Qurayza. Lors du partage du butin, Mahomet se garda Rayhana pour lui-même. Il distribua les autres captives entre ses soldats. Au même moment, il ordonne de décapiter le mari de Rayhana et les 700 à 900 hommes de sa tribu. Mahomet proposa à Rayhana de choisir entre se convertir à l’islam et devenir son épouse, ou garder sa religion juive et rester esclave sexuelle. Les historiens musulmans rapportent que Rayhana refusa et préféra le statut d’esclave de religion juive, à celui d’épouse musulmane. Ce qui n’a pas empêché Mahomet d’avoir des relations charnelles avec elle, jusqu’à sa mort.
• Safiya : elle était une jeune mariée de 17 ans. Elle fut capturée par Mahomet quand il a envahi l’oasis de Khaybar. Mahomet a tué les hommes, dont le père et le frère de Safiya. Il a également décapité son mari Kinana, après l’avoir torturé. Mahomet distribua les prisonnières en tant qu’esclaves sexuelles à ses combattants, et se garda la Safiya, la princesse de Banu Nadir, pour lui-même. Alors que Safiya disait : « Nul ne me paraissait plus détestable que Mahomet car il avait tué mon père et mon époux », Mahomet la viola le soir même en arrangeant à la hâte une «cérémonie de mariage». On expliqua aux musulmans : «si Safiya prenait le voile islamique, elle serait considérée comme « épouse » de Mahomet. Si elle refusait, elle serait considérée comme esclave sexuelle !» Ce récit montre l’immense mépris de Mahomet pour les captives dont il a massacré la famille.

EsclavessexuellesPour disposer de ces esclaves sexuelles, Mahomet se légitimait par la parole d’Allah, révélée dans le Coran. Ce livre sacré de l’islam, consacre plusieurs versets pour rendre « licites et purs » le viol des captives. Le Coran s’adresse à Mahomet lui-même :
Coran (S33: V50) : « Ô Prophète ! Nous t’avons rendu licites tes épouses à qui tu as donné leur dot, ce que tu as possédé légalement parmi les captives [ou esclaves] qu’Allah t’a destinées, les filles de tes oncles et de tes tantes, ainsi que toute femme croyante si elle te fait don de sa personne, pourvu que tu consentes à te marier avec elle : c’est là un privilège pour toi, à l’exclusion des autres croyants. Nous savons ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu’ils possèdent, afin qu’il n’y eût point de blâme contre toi.».
Avec ce verset, Mahomet peu avoir un nombre illimité de femmes entre épouses et esclaves sexuelles.

Viol et esclavage sexuel : carburant de la guerre pour Allah

Après s’être servi en premier, Mahomet s’occupe de ses compagnons : Ils ont droit à quatre épouses « seulement » et â un nombre illimité d’esclaves sexuelles :

Coran (8:69) : « Disposez donc de ce qui vous est échu en tant que butin licite et pur.»
Coran (23:1-6) : «Sont bienheureux les croyants qui se gardent de tout rapport charnel, sauf avec leurs épouses ou les esclaves sexuelles qu’ils possèdent, car en cela, personne ne peut les blâmer.»

Le verset le plus intéressant montre le mépris total qu’éprouvait Mahomet pour les filles et les femmes de ses victimes. Ce mépris a été transmis à des générations de moudjahidines qui, pendant quatorze siècles, peuvent capturer et violer les femmes, les filles et même les fillettes, avec la bénédiction d’Allah :
Coran (S4 :V23-24) : « Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs…et parmi les femmes, celles qui ont un mari, sauf si elles sont vos captives de guerre ».

Parmi les premiers historiens musulmans qui rapportent cet épisode monstrueux de la vie de Mahomet, on citera AbuDawud (Sunan AbuDawud, livre du mariage, Hadith 2155) : «Mahomet lança une expédition à Awtas, lors de la bataille de Hunayne. Ses soldats tuèrent les mécréants et prirent les survivants comme prisonniers. Les soldats hésitaient à violer les femmes capturées en présence de leurs maris mécréants. Alors Allah autorisa aux musulmans ces viols, en révélant à Mahomet ce verset du Coran : « Vous sont interdites les femmes mariées, sauf si elles sont vos captives de guerre».

Ainsi, Allah autorise non seulement de violer des captives, mais de le faire du vivant de leurs maris. Et on constatera, que même les guerriers habitués aux pires massacres, hésitèrent devant cette monstruosité : le viol des femmes en présence de leurs maris. Mais Allah ne reculait devant aucune barbarie. Le Dieu de Mahomet, lui révéla sa loi « divine » qui légitime cette barbarie. Des générations de moudjahidines violeurs ont commis cette barbarie pendant quatorze siècles. Aujourd’hui, les moudjahidines de l’Etat Islamique et de Boko Haram, continuent à violer les fillettes, les filles et les femmes de leurs victimes.

La seule différence, avec les époques précédentes, réside dans l’hypocrisie des autorités musulmanes et de notre caste politico-médiatique, qui jurent avec un cynisme abject que cette barbarie n’a rien à voir avec l’islam.

Zohra Nedaa-Amal

L’Etat islamique (Daech) a séduit 550 femmes jihadistes et ce n’est pas fini

http://www.lorientlejour.com/article/911424/derriere-les-hommes-du-jihad-il-y-a-des-femmes.html

Derrière les hommes du jihad, il y a des femmes

La photo d’une jeune Française partie en Syrie il y a plusieurs mois. Photos Reuters

ÉCLAIRAGEDeux expertes décryptent pour « L’Orient-Le Jour » l’implication de ces militantes dans le terrorisme islamiste.

16/02/2015

 

Épouse et mère

« Certes, le phénomène des femmes jihadistes est beaucoup plus médiatisé aujourd’hui, mais il existait depuis plusieurs années en Palestine entre 2002-2006, et en Irak entre 2005 et 2008 », indique Carole André-Dessornes*, consultante en géopolitique depuis 14 ans, docteur en sociologie et chercheuse associée au Cadis, le centre de recherche en études sociologiques, à L’Orient-Le Jour. Les premières opérations-suicide menées par des femmes (Sanaa Mehaidli et Loula Abboud) ont eu lieu au Liban, en 1985, rappelle la chercheuse, auteure de Les femmes-martyres dans le monde arabe : Liban, Palestine, Irak, avant de préciser qu’« aucune de ces femmes n’était toutefois affiliée à des groupes jihadistes. Il s’agissait plutôt d’actes de résistance contre l’occupation israélienne dans le but de libérer le territoire. La cause était différente, la religion n’était pas alors entrée en ligne de compte ».

Les femmes dans le jihad étaient surtout « dans le rôle d’épouse et de mère », précise Géraldine Casutt**, doctorante-chercheuse suisse à l’Université de Fribourg et à l’Ehess, pour qui les types d’engagements dépendent de la nature des groupes militants auxquels elles appartiennent. « Un groupe de tendance plutôt laïque ne concevra pas nécessairement le rôle de la femme dans une optique aussi genrée qu’un groupe plus religieux, et donnera donc plus facilement un accès aux femmes à des rôles combatifs ou en première ligne des combats. Le cas de Sanaa Mehaidli, comme celui de la Palestinienne Wafaa Idriss, est représentatif de cela : elles sont devenues bombes humaines à l’intérieur de groupes politiques laïcs à tendance nationaliste, et l’utilisation de femmes comme bombes humaines dans des groupes religieux est arrivée plus tardivement, notamment pour des raisons stratégiques. »

Évolution

En 2014, l’EI a annoncé la création de deux brigades féminines, « al-Khansa » et « Umm al-Rayan », actives surtout à Raqqa, en Syrie, et dans la province d’al-Anbar, en Irak. « Il n’y a pas beaucoup de communication sur ces brigades. Elles auraient été créées pour remplir surtout des fonctions policières qui, pour des raisons de non-mixité, ne pouvaient pas être assurées par des hommes », souligne Géraldine Casutt, spécialiste des femmes jihadistes, à L’Orient-Le Jour.

Chaque brigade compte entre une cinquantaine et une centaine de femmes, chacune rémunérée autour de 200 dollars, selon Carole André-Dessornes. « Ces chiffres sont toutefois des estimations car il s’agit d’un phénomène qui évolue assez vite et d’un recrutement continu », précise-t-elle. « Ce qui est nouveau, c’est l’engagement dans le jihadisme de femmes venant d’Occident et leur départ pour l’Irak ou la Syrie, ajoute la chercheuse. En Irak, entre 2005 et 2008, il y avait peu d’Occidentales sur le front, on peut juste citer le cas de Muriel Degauque qui a mené une opération-suicide. » S’il n’y a pas de chiffres précis sur l’évolution du nombre de femmes engagées dans le jihad, Mme André-Dessornes estime que l’engagement est plus prononcé aujourd’hui, « ce qui dénote une évolution qui s’est opérée entre el-Qaëda et l’EI ».

« Environ 10 % des personnes qui quittent l’Europe, les États-Unis et l’Australie pour rejoindre les rangs des jihadistes sont des femmes et des jeunes filles », précise Mme André-Dessornes, citant des sources qui avancent le nombre d’une cinquantaine de Françaises. La plupart de ces femmes sont britanniques, souvent considérées comme étant les femmes les plus convaincues de l’idéologie jihadiste, ajoute Géraldine Casutt.


Environ 550 femmes originaires des pays occidentaux sont parties rejoindre l’EI. Photo Reuters.
Une étude de l’Institute for Strategic Dialogue, publiée il y a dix jours, avance le chiffre de 550 femmes originaires des pays occidentaux parties rejoindre le groupe jihadiste. L’intérêt pour les étrangères pourrait être lié aux conditions posées à l’entrée dans les brigades, parmi lesquelles le célibat. « Une situation maritale qui n’est pas commune ni majoritaire pour les femmes dans l’État islamique », précise Mme Casutt.

Dans l’ombre

« Aucune femme jihadiste n’est combattante à proprement parler pour l’instant, même si ce statut pourrait évoluer pour des besoins stratégiques, comme un manque de combattants mâles par exemple. Le rôle majeur des femmes dans l’EI, d’où elles tirent leur principale légitimité, est celui d’épouse et de mère, donc un rôle qui n’est pas forcément visible dans l’espace public puisqu’il se situe avant tout dans l’ombre d’un homme, mais qui, au nom du principe de complémentarité des sexes, est très valorisé dans l’idéologie jihadiste », explique Géraldine Casutt. Un autre rôle attribué aux femmes, celui « d’avoir des enfants et de les élever dans l’amour du jihad pour assurer la continuité », note de son côté Mme André-Dessornes. Et les femmes jihadistes sont également des recruteuses. La menace qu’elles représentent, bien que différente de celle de leurs alter ego masculins, n’est dès lors pas à négliger.

Dans son rapport portant sur des centaines de femmes jihadistes et analysant en profondeur l’itinéraire de 11 d’entre elles (originaires d’Autriche, de France, du Canada, du Royaume-Uni et des Pays-Bas), l’Institute for Strategic Dialogue souligne que « la violence du langage et le dévouement à la cause sont aussi forts que ceux de certains hommes ». « Ces femmes jouent le rôle de propagandistes d’attaques terroristes dans leur pays d’origine », a précisé à l’AFP Ross Frenett, expert de l’extrémisme à l’Institute for Strategic Dialogue et coauteur du rapport. Mais plus encore, « elles affichent également leur capacité et leur volonté de prendre part aux violences et même aux attaques-suicide si les circonstances changeaient », note le rapport.

Le rôle des femmes peut être particulièrement vicieux, note Carole André-Dessornes, qui évoque des femmes jihadistes ayant repéré des congénères isolées ou en situation de détresse, les ayant prises sous leur aile, ayant organisé leur viol, et proposé ensuite comme porte de sortie une opération-suicide pour laver leur honneur. Parmi ces recruteuses, Ibtissam Adwane dite « Oum Fatima » et Samira Ahmad Jassim appelée « Oum al-Mumenin », toutes deux affiliées à el-Qaëda en Irak.


Dans les rues de Raqqa, en Syrie. Photo Reuters

 
« Un peu romantique… »

Pourquoi l’engagement des femmes dans le jihad est-il plus fort aujourd’hui? Arabes et occidentales, ces femmes ont-elles les mêmes motivations ?

« Le jihad en Syrie et en Irak est un phénomène global qui attire des personnes venant des quatre coins de la planète. C’est une erreur de croire qu’une idéologie religieuse avec un projet politique visant à établir une société idéale, à laquelle on oppose une image peu glorieuse de l’Occident qui peut faire écho à certains ressentis, ne séduira pas des femmes au même titre que les hommes, même si elles restent minoritaires par rapport aux hommes partis faire le jihad », note Mme Casutt. Comme pour les hommes, il semble qu’en matière de recrutement, les réseaux sociaux « agissent souvent comme un déclencheur, voire un accélérateur », poursuit-elle.

« On ne peut dresser un unique profil de femme jihadiste, souligne Mme André-Dessornes. Certaines sont sensibilisées par les images de combats qu’elles voient sur les réseaux sociaux et rentrent dans une logique de mission humanitaire. Il s’agit plutôt dans ce cas de jeunes filles assez naïves et assez influençables. D’autres jeunes femmes sont attirées par une vision un peu romantique de la guerre et du mariage jihadiste. Elles sont dans ce cas assez fascinées par l’image du guerrier viril, de la figure patriarcale qui circulerait sur les réseaux sociaux. Il s’agit de femmes en quête d’identité et en manque de repères. Ce sont surtout des Occidentales qui, attirées par l’image de l’homme protecteur et viril, se perdent dans une vision romantique de la guerre complètement fantasmée. La presse a dans ce contexte évoqué des cas de jeunes filles qui, une fois arrivées sur le terrain, ont découvert une réalité très différente de ce qu’elles imaginaient et se sont retrouvées piégées. Certaines adolescentes en pleine période rebelle rejoignent aussi ces groupes par opposition à leurs parents ou par désir de frôler la prise de risque. Celles qui rejoignent les groupes jihadistes par conviction sont généralement un peu plus âgées et moins nombreuses. »

Selon le rapport de l’Institute for Strategic Dialogue, les femmes occidentales décident de partir dans les terres du jihad pour des raisons similaires à celles des hommes : le sentiment que la oumma (la communauté des croyants musulmans) est attaquée, un sens du devoir idéologique et religieux de faire quelque chose, la recherche d’une camaraderie et la volonté de donner un sens à leur vie. « La mission de créer l’État islamique (ou khalifah) est particulièrement forte chez les femmes », selon la même source.
Malgré leur militantisme, nombre de ces femmes éprouvent des difficultés à quitter leurs proches, note l’expert Ross Frenett à l’AFP, qui estime que cela pourrait être l’élément-clé pour parvenir à les dissuader d’entreprendre le voyage. Certaines perdent leurs illusions – quand par exemple leur mari est tué au combat ou à la naissance d’un enfant – et « ces événements doivent et peuvent alors être exploités par les familles et leur pays d’origine comme une opportunité de désengagement », conclut le rapport.

Manipulation mentale

Pour les femmes arabes, les cas de figure sont différents, explique Carole André-Dessornes.
« Certaines d’entre elles rejoignent ces organisations après avoir perdu un proche. Nous sommes dans ce cas dans la logique de vengeance. D’autres considèrent qu’elles ont un rôle à jouer au même titre que les hommes. Évoluant dans des sociétés patriarcales, ce serait pour elles une façon de montrer qu’elles peuvent combattre et s’engager, autant qu’un homme. Il y a aussi ces femmes qui vont être embarquées par ce radicalisme car elles n’ont plus de famille et cherchent une sorte de protection. Il y a certainement aussi des cas de femmes engagées par conviction. »

Pour Géraldine Casutt, la perception, dans l’espace public et les médias, de la jeune femme musulmane occidentale partie faire le jihad est plutôt celle d’une « victime de manipulation mentale ». « Cette image contraste avec celle de la violence dont peuvent faire preuve les brigades féminines, notamment al-Khansa, qui aurait récemment sévèrement puni une femme pour avoir donné le sein à son bébé en public », poursuit la chercheuse. Selon elle, « il faut considérer la femme, qu’elle soit épouse ou membre d’une brigade, comme une actrice à part entière de cette construction idéologique. Non seulement elles font partie du réseau jihadiste, mais ces femmes contribuent à le forger, dans leur rôle d’épouse mais surtout de mère de la première génération de l’État islamique ».

Pur intérêt

C’est dans le cadre de la cause palestinienne que l’image de la femme jihadiste dans l’islam va basculer, explique Carole André-Dessornes. La première Palestinienne ayant mené une opération-suicide n’est pas une jihadiste. Wafaa Idriss était affiliée à la branche armée du Fateh, la Brigade des martyrs d’al-Aqsa. D’autres femmes suivront avec l’aide de cette même brigade, le Hamas et le Jihad islamique étant alors complètement opposés à l’implication des femmes. « C’est finalement la concurrence et la peur de perdre sur le terrain qui a ouvert la voie à l’acceptation des femmes dans les rangs de ces groupes », ajoute-t-elle.
L’évolution s’est faite de manière similaire au sein d’el-Qaëda. En 2005, Abou Moussab al-Zarqaoui, alors chef du groupe jihadiste en Irak, a mis du temps à reconnaître la première opération menée par une femme dans ce pays, rappelle Mme André-Dessornes.

Au Liban, où la stratégie de l’opération-martyre a été introduite par le Hezbollah au Sud pendant l’occupation israélienne, aucune opération n’a été menée par une femme se revendiquant du parti chiite qui est profondément contre. La femme a donc un rôle à jouer en tant que soutien. Selon la chercheuse, les mouvements jihadistes sunnites ont fini par accepter les femmes non par réelle conviction mais par pur intérêt. « Il faut plutôt voir ces opérations-suicide menées par des femmes comme une stratégie de guerre asymétrique, une tactique qui ne coûte pas très cher », indique Mme André-Dessornes. Par ailleurs, poursuit-elle, pour certains groupes jihadistes, la présence des femmes sur un terrain normalement réservé aux hommes aide à convaincre ces derniers, blessés dans leur fierté, à s’engager. « C’était le cas d’el-Qaëda en Irak qui, entre 2005 et 2007, a eu recours à cette tactique pour pallier le manque de volontaires », explique la chercheuse. Entre mai 2005 et décembre 2007, plus d’une quinzaine de femmes auraient mené des opérations-suicide, contre plus d’une trentaine rien que pour l’année 2008, précise-t-elle.

 

Image choc

Mais de là à dire que l’engagement des femmes dans le jihad serait un facteur d’égalité entre les sexes, il y a un grand pas.
« Ce n’est pas du tout un facteur d’égalité, tranche Carole André-Dessornes. Car ces groupuscules ne donneront pas plus de responsabilités aux femmes qui n’auront jamais une place importante dans la hiérarchie de commandement. » Pour elle, il s’agit plutôt d’un outil stratégique. D’ailleurs à ce jour, aucune femme n’ayant rallié l’EI n’a mené d’opération-suicide, ajoute-t-elle.
« La présence de femmes permet de construire des foyers, et c’est le premier pas pour établir une société durable : l’EI essaie ainsi de se pérenniser, tout en continuant sa stratégie d’expansion », confirme Mme Casutt. « C’est plutôt si l’on voyait des femmes combattre aux côtés des jihadistes que l’on pourrait parler de contradiction avec l’islam tel qu’il est compris par ce groupe ou d’égalité avec les hommes, précise-t-elle. Car dans des rôles qui sont « dans l’ombre » des hommes, elles participent à une logique de complémentarité » considérée par ce groupes comme en phase avec une nature biologique.

Selon Mme Casutt, en ce qui concerne les Occidentales s’engageant dans le jihad, ce n’est pas « l’égalité » entre homme et femme qui est recherchée, mais une complémentarité assumée vécue comme moins hypocrite que l’égalité prônée à l’occidentale, dans une optique de soumission non pas à l’homme, mais à Dieu.

L’impact symbolique du jihadisme au féminin est également utile en termes de communication pour les groupes jihadistes. « Les mouvements jihadistes utilisent les femmes dans leurs opérations pour garantir une couverture médiatique plus forte, souligne Carole André-Dessornes. Ils évitent cependant d’exagérer l’usage de cette tactique afin de ne pas tomber dans la banalisation et réduire la force de l’impact. »

Voir une femme mener des opérations kamikazes crée un choc, un rejet et une très forte incompréhension, poursuit la chercheuse. Mais pour Mme André-Dessornes, le rôle et l’implication des femmes dans le jihad pourraient augmenter, surtout si le conflit s’enlise. La chercheuse estime toutefois que cette implication « reste un épiphénomène qui, bien qu’il puisse connaître à un moment donné un pic, finira par retomber ».

*Carole André-Dessornes, consultante en géopolitique depuis 14 ans, docteur en sociologie et chercheuse associée au Cadis, le centre de recherche en études sociologiques rattaché à l’Ehess (École des hautes études en sciences sociales). Son dernier ouvrage porte sur les opérations-suicides menées par les femmes: « Les femmes-martyres dans le monde arabe : Liban, Palestine, Irak », éditions l’Harmattan, collection Mieux comprendre le Moyen-Orient, décembre 2013.

**Géraldine Casutt, doctorante-chercheuse suisse travaillant sur les femmes jihadistes à l’Université de Fribourg et à l’Ehess.

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