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Archives de Tag: taharruch

Kamel Daoud. Le français est une langue fraternelle

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A l’occasion de la sortie de la compilation des chroniques de Kamel Daoud dans le « Quotidien d’Oran » Mes indépendances. Chroniques 2010-2016, Actes Sud, 2017 (ISBN 978-2-330-07282-7)

L’écrivain algérien de langue française, Kamel Daoud a été chroniqueur pendant des années au Quotidien d’Oran, une fonction qui a en partie façonné sa réflexion et son écriture :

Écrire une chronique par jour vous mène à la faire dans la hâte, la vitesse, le sens de la formule développée comme un tir à l’arc, le lapidaire, le bref et l’outrancier ».

« la langue arabe est piégée par le sacré, par les idéologies dominantes. On a fétichisé, politisé, idéologisé cette langue4

Le français, ‘une langue fraternelle’

L’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud 

Kamel Daoud s’est particulièrement fait remarquer en France en écrivant un texte très senti sur les agressions sexuelles de Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre 2015/2016.http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html Cette analyse a fait des vagues, soulevant l’enthousiasme des unes et des uns et l’indignation des autres.

La Connectrice

 

« L’islam n’est la propriété de personne » et surtout pas des islamistes, affirme le romancier et journaliste algérien Kamel Daoud, visé par une fatwa, mais qui revendique « le droit à une parole libre et insolente ».

« La bonne foi est meilleure que la foi« , assure malicieusement l’écrivain au cours d’un entretien avec l’AFP.

« La religion doit rester de l’ordre du choix, de l’intime. Le fait religieux n’appartient ni aux imams, ni aux clergés, ni aux confréries mais à tout le monde ».

« Personne n’a le droit de savoir si vous croyez ou pas. Personne n’a le droit de vous poser la question. Sinon c’est l’inquisition », ajoute l’écrivain.

« J’ai le droit de contester ceux qui veulent prendre en otage une religion, qui s’en font les propriétaires. J’ai le droit de leur contester les sujets sur lesquels ils pensent, la sexualité, la mort, le corps… ».

Goncourt du premier roman en 2015 pour son livre « Meursault, contre-enquête » (qui donnait parole et vie à « l’Arabe » de « L’Etranger » d’Albert Camus), Kamel Daoud revient en librairie avec un recueil de quelque 180 chroniques publiées dans le Quotidien d’Oran, « Mes Indépendances, Chroniques 2010-2016 » (Actes Sud).

Parmi ces chroniques, on trouve notamment le texte – violemment critiqué par les islamistes et une partie de la gauche occidentale – sur les événements de Cologne, en Allemagne, théâtre d’agressions de femmes la nuit du Nouvel An 2016.

« Ce que j’ai écrit sur nos liens malades avec le désir, le corps et la femme, je le maintiens et le défends », dit l’écrivain.

Kamel Daoud revendique son droit à l’insoumission. « Quand vous réclamez ce droit-là, vous provoquez des réactions qui sont violentes car vous vous retrouvez dans une sorte de dissidence », analyse-t-il.

Pas question de renoncer pourtant. « J’ai le droit de penser et de défendre mes idées. Chaque Algérien n’a pas besoin d’être sur la même longueur d’onde ».

« Les collectivismes aboutissent à l’immoralisme », affirme l’écrivain qui se revendique « libéral ».

– Le français, ‘une langue fraternelle’

Envisage-t-il de se lancer en politique? « Non », répond-il sèchement. « Je fais ce que je sais faire. Je garde les pieds sur terre ».

Affirmant « ne pas détenir la vérité », l’écrivain admet cependant « provoquer des réactions » par les sujets qu’il aborde.

« Si quelqu’un d’autre à partir d’un mot, d’une phrase, trouve en lui-même la vocation de faire de la politique à partir de ce que j’écris, je me sentirai quand même très utile », souligne-t-il.

Aujourd’hui, Kamel Daoud n’écrit plus dans le Quotidien d’Oran (la ville où il réside). « J’ai envie de me consacrer à la littérature, j’ai envie d’interroger le monde autour de moi mais d’un point de vue littéraire ».

Outre le fait que ses chroniques en disent long sur l’islamisme, le régime algérien, les relations avec la France, la cause des femmes ou les révolutions arabes, elles frappent également par leur style marqué par le vif du trait.

« Écrire une chronique par jour vous mène à la faire dans la hâte, la vitesse, le sens de la formule développée comme un tir à l’arc, le lapidaire, le bref et l’outrancier ».

Écrivain algérien, Kamel Daoud a choisi d’écrire en français.

« Le français reste la maîtresse linguistique de l’Algérie », dit-il.

« C’est une langue du désir et de plaisir, de l’imaginaire. Pourquoi ne pas en jouir? », interroge l’écrivain.

Scolarisé en langue arabe classique, il se souvient avoir commencé à lire chez lui en français. « J’ai découvert les plus beaux textes en français. J’en suis venu à écrire et à désirer le monde en français ».

« La langue française n’est pas ma langue maternelle, elle n’est pas la langue paternelle mais elle peut être une langue fraternelle », dit joliment l’écrivain âgé de 46 ans.

« Un jour mon fils m’a demandé pourquoi il fallait apprendre beaucoup de langues. Je lui ai répondu qu’une maison avec beaucoup plus de fenêtres est mieux éclairée »

 
© 2017 Agence France-Presse

Pour en savoir plus

Réactions à l’analyse de Kamel Daoud sur les viols de Cologne http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html
  • Polémique avec Adam Shatz, journaliste « raisonnable » du NYT

Kamel Daoud est un écrivain algérien. Il est notamment l’auteur de Meursault, contre-enquête (Actes Sud, 2014), Prix Goncourt du premier roman. Il est également chroniqueur au Quotidien d’Oran. Cet article a d’abord été publié en Italie dans le quotidien La Repubblica.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/31/cologne-lieu-de-fantasmes_4856694_3232.html#gzA4C1XfafyQmFHz.99

Prix François-Mauriac 2014
Prix des cinq continents de la Francophonie 201430
Finaliste du prix Goncourt 201413
Prix Goncourt du premier roman 201515
Liste Goncourt31 : le choix de l’Orient 2014, le choix roumain 2014, le choix serbe 2015

Polémique langue arabe/langue française

  • Dans leur combat contre des milieux francophones, les partisans de l’arabe demandent une intervention du roi Mohamed VI en vue de mettre un terme «aux putschs qui menacent l’identité des Marocains» et la « stabilité de l’Etat».

    …Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/36178/langue-arabe-francais-partisans-l-arabe.html

  • Avec quatre millions de locuteurs, l’arabe est la deuxième langue la plus parlée sur le territoire français, et le succès de comiques dont l’humour repose en partie sur l’utilisation de l’arabe dialectal, comme Jamel Debbouze, témoigne d’un enracinement réel dans la culture populaire. Mais, si l’arabe a été reconnu « langue de France » en 1999, après la signature de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (non ratifiée à ce jour), choisir de l’étudier dans le secteur public relève encore du parcours du combattant.http://www.monde-diplomatique.fr/2012/10/TALON/48275
  • Annie Genevard, déléguée générale du parti Les Républicains en charge de l’Education, ce serait « un cheval de Troie pour développer l’apprentissage de la langue arabe », allant jusqu’à parler de « catéchisme islamique ».

    « Dans le même temps, vous introduisez officiellement l’étude de la langue arabe dans le programme national, et vous réduisez par votre réforme du collège la place du français, celle des langues anciennes qui sont nos racines, ou des langues européennes comme l’allemand qui prospérait dans les classes bilangues. Cela à coup sûr divisera les Français », a dénoncé la députée LR.

Belkacem « Moi, j’estime que dans notre pays, s’il y a bien une chose à faire, c’est diversifier les langues que les élèves apprennent à l’école, car toutes ces langues ont leur légitimité et leur intérêt. C’est la raison pour laquelle, dans la stratégie pour les langues vivantes que je développe à l’école, je fais en sorte qu’au-delà de l’anglais, nos élèves puissent avoir accès véritablement à de l’allemand, à de l’espagnol, à de l’italien, mais aussi à de l’arabe et à du chinois, et j’en suis fière », a lancé Najat Vallaud-Belkacem.

http://www.bfmtv.com/politique/najat-vallaud-belkacem-repond-vertement-a-une-deputee-contre-l-arabe-a-l-ecole-977586.html

 

 

Viols collectifs. Ostende aussi.

Les faits remontent à novembre 2015 et viennent seulement d’être révélés.
http://www.lalibre.be/actu/belgique/viol-collectif-a-ostende-les-femmes-doivent-obeir-declare-l-un-des-auteurs-des-faits-56b3279c3570b1fc10ec023a

Viol collectif à Ostende: « Les femmes doivent obéir », déclare l’un des auteurs des faits

rédaction en ligne Publié le jeudi 04 février 2016 à 11h25

Belgique

Après avoir commis un viol collectif, certains auteurs minimisent les faits. L’un d’eux déclare même que la victime ne devrait pas se plaindre, car « les femmes doivent obéir aux hommes ». Pour Johan Vande Lanotte, le bourgmestre socialiste de la ville d’Ostende, il s’agit de défendre nos valeurs: « Certains nouveaux arrivants ont une image de la femme qui est problématique. »

L’affaire s’est déroulée en novembre dernier. Mais elle a été révélée par hasard la semaine passée. Un professeur de l’institut technique d’Ostende avait attiré l’attention de la police sur un élève qui s’était fait remarquer avec une photo de lui portant un uniforme militaire et une mitraillette. Lors de l’enquête, les autorités ont découvert une vidéo sordide sur son téléphone portable: accompagné de six autres garçons, on le voit abuser d’une fille apparemment inconsciente. Les auteurs de ce viol collectif rient, dansent et chantent en arabe, précise Het Laatste News.

Plus tôt dans la soirée, la jeune fille de 17 ans était allée boire un verre avec ses copines, avant d’atterrir à une fête à Ostende où, d’après certains témoignages, elle aurait consommé de l’alcool au point de finir inconsciente. Où a-t-elle ensuite été emmenée? Ceci n’est pas encore clair. On sait cependant qu’elle est rentrée chez elle en taxi.

Des auditions qui choquent

Parmi les auteurs des faits, deux jeunes sont de nationalité belge. Cinq autres seraient Irakiens, et au moins deux d’entre eux connaîtraient une procédure de demande d’asile. Ils ont entre 14 et 25 ans. Seul le plus âgé nie le viol, tandis que les six autres reconnaissent qu’ils ont tous eu des rapports sexuels avec la jeune fille. Lors de leur interrogatoire, ils étaient très désagréables, considérant parfois, comme le précise à nouveau Het Laatste News, qu’un viol collectif était une chose tout à fait normale par ailleurs dans le monde. L’un d’eux affirme aussi que « la jeune fille a demandé de l’emmener » – alors que les images montrent clairement qu’elle n’était plus maîtresse de sa volonté.

Selon l’un des auteurs de faits, elle ne devrait de toute façon pas se plaindre, « parce que les femmes ont seulement besoin d’écouter les hommes ».

Le bourgmestre d’Ostende a, pour sa part, appelé à des sanctions très dures, « dans cette affaire douloureuse ».

Taharruch, le jeu du viol, un apport de l’islam à l’Europe

Taharrush: The Rape Culture Being Imported Into The West

http://www.truthandaction.org/taharrush-rape-culture-imported-west/

Les viols collectifs sont une tradition de l’islam, en particulier dans les guerres de conquête, le jeu du viol, le Taharruch qui a fait sa première apparition mondiale pendant la révolution égyptienne sur la place Tahrir en juin 2013.

Il s’agit d’encercler une femme dans la foule. Le premier cercle la viole, le second regarde et prend des images, le troisième empêche d’éventuels sauveteurs de protéger la victime.

Le Taharruch gamea s’est également illustré à Tunis et a connu son apogée médiatique début janvier 2016 avec les viols collectifs sur la place de la gare de Cologne. L’information a tardé à se diffuser parce que pour les responsables irresponsables l’essentiel n’était pas de protéger et défendre les femmes mais de protéger et défendre les migrants.

La révélation des viols de Cologne a entraîné celle des viols collectifs commis l’été dernier en Suède et ceux de Hambourg, Stuttgart et d’autres villes européennes.

Mais, à ma connaissance personne n’a encore fait le rapprochement avec les « tournantes » des banlieues françaises qui sont une version évidente du Taharruch.

Taharruch gamea, un terme contesté

Selon un article du Huffingtonpost, le terme « taharruch » aurait été forgé par les occidentaux pour montrer un aspect de la culture arabe particulièrement odieux. Pourtant, on lira ci-dessous les commentaires de femmes arabes font le lien entre le harcèlement sexuel public et le taharoch.

Je n’ai pas trouvé d’article sérieux précisant les origines du terme qui connaît certaines variantes selon les auteurs : taharrush jama’i (also called taharrus gamea), taharosh, Attaharrouch al jinsi

attention تحرش taharrush veut dire provocation
signifie aussi : quand tu pousse quelqu’un à faire du mal

تحرش =Harcèlement.
Attaharrouch al jinsi : le harcèlement sexuel.

Gamai (c’est le jamai mais avec l’accent égyptien) = en groupe (ou en réunion en langage juridique) = جماعي

13 janvier 2016 14:00

Sinon, je me permet de rappeler certains fait historiques…

En Irak, Al Qaeda avait des unités spéciales chargées de kidnapper les gens.

Et ils avaient des unités spéciales chargées de violer les jeunes filles. Devant une caméra pour demander une rançon aux familles.

Le sexe, le viol, les armes chimiques, les voiture kamikazes etc etc… Ce sont des armes. Elles ont un effet indirect.

Faire exploser un kamikaze dans une foule. Ca tue des civils. Militairement… Ca ne sert à RIEN DU TOUT. Par contre, politiquement… Ca sert. Et comme le politique contrôle le militaire… Ca devient utile militairement.

Donc, une arme, a un effet direct. Et un effet indirect.

Si tu étais l’état Islamique. Tu peux envoyer des groupes d’hommes avec comme mission de faire dess scandales et de faire peur aux non musulmans.

Automatiquement, ils vont faire un lien direct entre Islam et viols, et entre Islam et musulmans. Et résultat… Ils vont se refermer contre les musulmans chez eux.

Résultat indirect supplémentaire, racisme, chômage, humiliations, désintégration des populations immigrées etc etc…

L’environnement idéal pour faire pousser une nouvelle génération de terroristes.

Et soyons clairs. La culture arabe, a une forte capacité à produire du violeur violent.

Ils sont éduqués par des sites et des programmes arabes et egyptiens. Où les femmes sont diabolisées par des penseurs arabes. Et ils ont dans l’autre fenetre sur leur ordinateur, la pornographie d’internet où on voit des femmes occidentales maltraitées et traitées comme des objets.

Ils ne vont PAS développer une image positive de la femme ou de la femme Occidentale.

Et ben ca va donner ce genre de comportements.

Et pour « rigoler »… Une petite vidéo où les « réfugiés » parlent de leurs frustrations sexuelles… Pathétique…

Nos ennemis ADORENT ce genre de choses. Des vérités en plus…

Modifié 1 fois. Dernière modification le 13/01/16 14:01 par LeMask.

Lire aussi

...Ce phénomène d’agressions sexuelles de masse n’était pas prévisible», lit-on dans le rapport, qui pointe du doigt la délinquance nord-africaine. La police souligne néanmoins la similitude avec un «modus operandi connu dans les pays arabes comme «taharrush gamea», le harcèlement sexuel des femmes dans les foules».

Sur les dix-neuf suspects dans le viseur de la police, une dizaine était connue pour des faits de délinquance, l’un d’eux pour agression sexuelle. Sept sont de nationalité marocaine, trois sont Algériens, un Libyen, un Tunisien et un «Nord-Africain» figurent dans la liste, avec un Iranien, un Syrien, un Somalien, un Turc, un Albanais et un de nationalité inconnue. Dix sont demandeurs d’asile. Le plus âgé à 32 ans et le plus jeune 16

…La journaliste américaine Lana Logan, qui couvrait les manifestations de la place Tahrir pour le réseau CBS en 2011, a été la première victime occidentale de cette forme de viol:
Video 1

Reportage complet : http://www.cbsnews.com/news/lara-logan-breaks-silence-on-cairo-assault/1/

***

Le «taharrush» peut aller du harcèlement sexuel jusqu’au viol. Robert Solé, égyptien, ancien rédacteur en chef du journal Le Monde, aborde ce sujet dans un article intitulé Le harcèlement, la onzième plaie d’Égypte paru dans Le Monde en 2013 :

Toutes les compatriotes de Ghada Abdel Aal ont été victimes du taharosh («harcèlement sexuel»). «C’est l’une des raisons pour lesquelles je me suis provisoirement exilée, affirme Dailia Hassan, qui organise des festivals culturels en France. A Alexandrie, un trajet quotidien à pied de vingt minutes pour aller à mon travail était devenu un enfer.«Riche ou pauvre, aucune Egyptienne n’échappe aux agressions verbales ou aux gestes déplacés. Rien ne retient les harceleurs : ni l’âge, ni la bague au doigt, ni le voile. Un adolescent pris sur le fait à Alexandrie et questionné sur son attitude a répondu de façon significative : «Si je ne poursuivais pas les femmes, mes copains me prendraient pour un homosexuel.» Et Dieu sait si l’homosexualité reste infamante en Egypte… […]

Le taharosh a pris une autre dimension avec des agressions collectives différentes des «tournantes» en France : il ne s’agit pas de quelques violeurs qui, à tour de rôle, abusent de leur victime, mais de dizaines, voire de centaines d’hommes, qui se jettent sur une ou plusieurs femmes, souvent lors d’une manifestation, pour arracher leurs vêtements, les toucher, les pénétrer avec leurs doigts, les battre ou les blesser. Plusieurs agressions de ce genre avaient été signalées ces dernières années lors de fêtes religieuses. En 2006, des jeunes femmes avaient été attaquées par une meute d’inconnus, en plein centre du Caire, sans que la police n’intervienne. […]

Dans ses Chroniques de la révolution égyptienne (Actes Sud, 2011), l’écrivain Alaa El-Aswany explique : «Les wahhabites ne voient en la femme qu’un réceptacle sexuel, un instrument de tentation ou un moyen d’avoir des enfants. Ce qui les préoccupe le plus, c’est de recouvrir le corps de la femme et de l’isoler autant que possible de la fréquentation de la société, pour repousser le mal qui peut venir de sa séduction.» La femme qui est perçue uniquement comme un corps, source de tentation, devient ainsi un butin sexuel. […]

«Le harcèlement est un rapport de pouvoir, une manière de signifier que la rue appartient aux hommes», affirme Evine Naga, une militante féministe qui a créé en Egypte une société développant… les énergies nouvelles. (…) Elle dénonce «un pouvoir islamiste, obscurantiste, qui, sous prétexte de charia et de traditions, veut emmurer les femmes et anéantir la révolution.»

***

Les imams français Nader Abou Anas, Rachid Houdeyfa et Mehdi Kabir, invités à s’adresser aux musulmans du Québec par le Collectif 1ndépendance en 2012 et 2013, véhiculent cette même image dégradante de la femme, qui doit rester emmurée sous peine d’être agressée et de porter atteinte à l’honneur des hommes de sa famille :

Video 2

En Égypte, des femmes et des hommes ont décidé de ne pas se laisser intimider par les agressions sur la Place Tahrir. Ils ont lancé la campagne OpAntiSH contre les agressions et le harcèlement sexuels. Cette vidéo  montre comment ils interviennent pour secourir les femmes encerclées par des bandes de harceleurs/agresseurs (activez les sous-titrée en français) :https://youtu.be/KZyo74ESr2s

 

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