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Archives de Tag: ville de Paris

Paris foutoir. Les voies sur berge offertes aux vélos, pas aux piétons

http://www.leparisien.fr/paris-75005/paris-un-arrete-municipal-rend-les-voies-sur-berge-aux-pietons-18-10-2016-6224478.php

Cette photo publiée dans Le Parisien de ce jour prouve la réalité de l’arrêté municipal rendant officiellement les voies sur berge aux piétons. La réalité est qu’elle est offerte aux vélos comme tous les trottoirs de Paris.

La Mairie de Paris se moque ouvertement des piétons dont l’espace est grignoté inexorablement par les cyclistes, les motos, les trottinettes, skates, rollers, les roues électriques (gyroroues, monocycles ou monoroues) et tout ce qui roule.

Non seulement la Ville de Paris a dessiné des pistes cyclables sur les trottoirs mais elle autorise les cyclistes à griller les feux rouges, comme s’ils ne le faisaient pas auparavant. Des pistes cyclables ont été crées entre les arrêts de bus et les trottoirs obligeant les passagers quittant le bus à risquer être renversés par des vélos qui eux se protègent par des casques et des gilet fluorescents comme si ces vélophiles étaient  plus faibles, plus fragiles et plus menacés que les piétons parmi lesquels figure un bon nombre de personnes âgées et d’enfants.

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Rue Manin, mon trottoir, une promenade conçue par l’architecte de la mairie du 19ème, Davioud, a été confisqué au profit des vélos.

Le cycliste parisien roule sur les pistes cyclables à contresens, la nuit sans lumière, traverse les places piétonnes à toute vitesse, frôle les piétons qui sursautent plusieurs fois par jour et devraient remercier les écologistes qui favorisent ainsi les maladies cardiaques et entretiennent le stress.

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La place de la mairie du 19ème est toujours traversée par des cyclistes, des scooters, des motos sans que les gardiens ou les policiers n’interviennent. Par contre, le jour où j’ai mis plus d’une seconde pour ramasser les crottes de ma chienne, les vigiles sont arrivés illico …

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Ce cycliste, comme beaucoup d’autres, roule à contresens, les piétons doivent surveiller à droite, à gauche, devant et derrière car les vélos ne font pas de bruit sauf quand le conducteur sonne et insulte le piéton qui lui gâche sont plaisir. De plus, la nuit, nombre de vélos circulent sans phare.

Sûr de son droit à et de son impunité, le cycliste insulte, jure et maudit les pauvres piétons qui eux ne peuvent pas se hasarder sur les pistes cyclables. Cette inégalité ne dérange pas les pourfendeurs de l’égalité et du vivre ensemble. Moi d’abord et je vous emmerde est leur motto. La Ville de Paris libère ainsi la méchanceté, l’égoïsme, l’incivilité, la brutalité et la grossièreté. Pour le piéton, le cycliste est aussi sauvage que l’automobiliste l’est pour le cycliste. Qu’importe, le bobo à vélo est le dieu de l’Hôtel de ville et mérite tous les égards.

Méprisé par la mairie de Paris, le piéton ne peut que subir, personne ne le respecte ni ne le protège, les autorités modifiant les règlements au profit de la circulation cyclistes, ce qui le met sciemment en danger.

Rue Meynadier se trouve un petit bistro tranquille abrité par les frondaisons des chicots du Canada. On aime y flâner en terrasse. Hé bien, la Ville de Paris n’a rien trouvé de mieux qu’installer un parking vélo/moto juste en face de cette terrasse. Non seulement ce parking gâche le paysage mais il réduit l’espace de circulation piétons au point qu’il est difficile de passer, d’autant plus quand on est chargée.

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Bêtise de la Ville de Paris ou sanction pour le bistro, sa clientèle et les piétons ? Jugez de l’espace restant pour circuler entre le parking à vélo et les chaises de la terrasse- et ici elles sont vides, alors quand elles sont occupées …

Côté automobilistes, ce n’est pas mieux. J’ai vu des conducteurs griller des feux rouges ou ne pas respecter le passage piéton sous les nez des flics qui ne mouftaient pas. Quelle différence avec la province où les automobilistes s’arrêtent systématiquement et de bonne grâce pour céder le passage aux piétons !

Les imbéciles égoïstes me répondront que je n’ai qu’à aller habiter en province, ce à quoi je rétorque que les vélodromes sont faits pour eux et qu’ils n’ont qu’à aller y rouler puisque les piétons les dérangent. Et après de tels échanges, nous sommes bien avancés et il ne reste plus qu’aux piétons à se faire justice eux-mêmes en semant des clous sur les pistes cyclables et en crevant les roues des vélos. Merci pour le vivre ensemble, Madame Hidalgo !

La Connectrice, piétonne parisienne

 

 

Du sang de porc sur les pelouses des Buttes-Chaumont ?

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De l’animal à la viande, plongée en photo dans un abattoir – Le nouvel Observateur

Source photo https://mrmondialisation.org/de-l-animal-a-la-viande-plongee-en-photo-dans-un-abattoir-le-nouvel-observateur/

Lundi, j’évoquais l’odeur infecte et prégnante ad nauseam qui avait envahi le parc des Buttes-Chaumont et mon humble logis.

Après enquête auprès d’un jardinier de la Ville de Paris affecté au parc des Buttes-Chaumont, il s’avère que les pelouses ont été arrosées avec un mélange de sang desséché et d’eau afin que les pelouses soient plus fortes et plus belles.

Problème, il n’y a aucune traçabilité du sang séché ou desséché et on ne connait de sa composition que sa teneur en azote.

Le sang séché

Le sang séché est une poudre prête à l’emploi composée essentiellement d’azote. C’est un engrais coup de fouet, très utile pour son action rapide dont on peut déjà percevoir les effets 3 à 4 jours après son application. Le feuillage des plantes reverdit alors de façon spectaculaire ! Sur le gazon, il sera utilisé au printemps, après la première tonte à raison d’un kilo pour 20 m², pour obtenir rapidement un tapis verdoyant. L’azote libéré stimule la croissance des plantes sans engendrer de risque de brûlure, c’est pourquoi on utilisera le sang séché surtout en période de croissance pour soutenir l’effort végétatif et renforcer les défenses naturelles des plantes. Épandez quelques poignées de cet engrais aux pieds des rosiers, arbustes d’ornement et plantes vivaces, griffez le sol et faites pénétrer : le résultat ne se fera pas attendre ! La dose préconisée est de 80 g pour un massif de 10 m² en entretien de mars à juillet.

Le sang séché peut aussi être utilisé au potager durant la même période surtout sur les légumes feuilles, les fabacées et les légumes gourmands qui profiteront pleinement de cet apport en azote pour bien démarrer leur développement. Autre utilisation moins connue mais pourtant très intéressante : l’ajout au tas de compost surtout s’il comporte des restes de tiges ou de branches broyées qui sont pauvres en azote. La dose sera alors de 5 poignées par m² qu’il faudra alors mélanger sur une hauteur de 25 cm.

En savoir plus sur http://www.aujardin.info/fiches/engrais-naturels-sang-seche-corne-broyee.php#MyfFgD81kx4I1zyr.99

On ne connaît pas la provenance de ce sang collecté auprès des abattoirs de toute la France indifféremment de la qualité, de la santé, de l’origine, de l’espèce, de la certification cachère ou halal des bêtes qui y sont sacrifiées. Il est donc fort probable que du sang de porc soit mêlé à du sang de bœuf, de mouton, de poulet, de ragondin, de lapin et de tout animal à sang chaud.

Ce soir, les chiens étaient affolés par la « bonne » odeur puante qui se dégageait des pelouses et avançaient à reculons pour profiter de l’aubaine, la truffe collée à l’herbe recouverte de sang séché.

Avec ces beaux jours, nombreuses sont les familles musulmanes (reconnaissables aux foulards de « pudeur ») qui viennent pique-niquer sur l’herbe, savent-elles qu’elles se vautrent peut-être dans du sang de porc ?

Fallait-il au nom de la sainte écologie répandre du sang sur les pelouses alors que les spécialistes savent que pour faire de belles pelouses, il faut de la bonne terre sur une profondeur de plusieurs centimètres ? Les arroser d’engrais, les mettre au repos, c’est comme poser un cautère sur une jambe de bois.

L’intérêt de déverser du sang sur les pelouses serait-il surtout la volonté de gagner des voix écologistes dans la perspective des présidentielles de 2017, en faisant savoir, grâce à la puanteur olfactive du sang, que le label écologique du parc est bien mérité ?

Je me demande aussi si l’idéologie de l’écologie va jusqu’à déverser du sang sur les pelouses du Luxembourg, du parc Monceau, du jardin du Ranelagh, du parc de Bagatelle et les espaces verts d’Argenteuil, la ville musulmane.

Comme toujours, aux Buttes-Chaumont tout est permis puisque c’est un parc « populaire »…

La Connectrice

Paris foutoir. Le vélo chasse le piéton

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Depuis que la mairie de Paris a sanctifié le vélo, les piétons vivent un enfer de chaque seconde lorsqu’ils osent marcher sur les trottoirs qui, normalement leur devraient être réservés.

Avec une inconscience coupable nos édiles ont lâché dans Paris des hordes de cyclistes inciviques, agressifs, égoïstes et dangereux pour les humains qui circulent-encore- à pied.

Le cycliste parisien se croit tout permis. Il roule sur les trottoirs, sur les places, sur les passages piétons et roulerait même sur ces derniers s’ils ne s’écartaient pas de son pédalage altier. Lorsqu’un piéton ose se plaindre d’avoir été frôlé par le noble vélo, il reçoit une volée d’insultes car rien ne doit arrêter la course fière du cycliste béni par Delanoë et ses amis au nom d’une idéologie écolo frelatée.

Le vélo est tellement admirable que les édiles parisiens n’ont pas hésité à voler l’espace des piétons pour l’offrir aux cyclistes. Les riverains de certains quartiers qui avaient la chance de pouvoir déambuler en toute liberté sur de larges trottoirs ont vu ceux-ci réduits à la portion congrue par le dessin de pistes cyclables tracées en leur centre. Mais ces pistes ne suffisent pas aux cyclistes qui les prennent à contre-sens peu soucieux du danger qu’ils font courir en particulier aux enfants et aux personnes âgées. La nuit tombée, ces courageux cyclistes circulent sans lumière ce qui est dangereux pour eux-mêmes et pour les piétons qui ne les entendent pas arriver. Il est tout de même étonnant que la loi n’oblige pas les vélos à s’équiper de lanternes.

La loi, parlons-en. Je n’ai jamais vu un cycliste se faire interpeller et a fortiori sanctionner par un policier. Les vélos grillent les feux rouges et empruntent les trottoirs et les espaces piétons sous le nez de la police qui ne dit mot, certainement parce que le maire de Paris lui a demandé de faire preuve de tolérance.

Mais ce n’est pas tout, des arrêts de bus ont été avancés pour faire de la place à une piste cyclable que le passager doit traverser au risque de sa vie pour rejoindre le trottoir où il risque d’ailleurs de rencontrer un autre engin à roues comme une moto, un scooter, un vélo, une trottinette, un skate ou ces engins motorisés, de plus en plus nombreux, où l’on se tient debout en équilibre (Freego, scooter électrique, etc.).

Basse énergie, rentable vert, vehicel debout scooter électrique

Ailleurs où des pistes cyclables à double sens ont été construites (par exemple le long du canal de l’Ourcq) les cyclistes se grisent de leur liberté en roulant à toute vitesse tandis que le piéton doit y regarder à plusieurs fois pour rejoindre le trottoir.

Non seulement le vélo fait perdre tout sens civique à ceux qui le pratiquent mais il rend égoïste, incivique et agressif. Et pourtant on le dit écolo, plus écolo que la bagnole, encore plus écolo que le camion et la moto réunis. Ces cyclistes qui souffrent eux-mêmes de plus rapide et plus gros qu’eux oublient qu’ils sont plus rapides et plus gros que les piétons. Les cyclistes qui se protègent avec des casques et des gilets fluorescents, ceux-là même qui équipent leurs enfants de protections, n’ont pas le moindre respect pour le piéton qu’ils mettent en danger.

Pour le piéton, le danger n’est pas seulement de risquer d’être renversé, c’est aussi le stress que génère le cycliste en roulant là où on ne l’attend pas, en frôlant le pauvre piéton qui sursaute et en l’insultant s’il ose rappeler l’individu aux règles élémentaires de la civilité. Le cycliste n’est jamais en tort, il se croit investi de tous les droits et ne s’excuse jamais de le mettre en danger le piéton et de l’importuner. Le cycliste parisien est arrogant et méprisant pour le piéton bipède.

A la lueur des ces tristes constats, on peut se demander si le maire de Paris considère comme quantité négligeable les piétons, s’il a oublié qu’ils votaient et s’il a comme grand projet un Paris sur deux roues débarrassé de tous ses piétons,  pour rivaliser avec Amsterdam et Berlin.

En attendant, les piétons souffrent et cyclistes et piétons se détestent mutuellement, un autre échec du « vivre ensemble » que le touriste de passage ne manque pas de percevoir car le touriste qui trouve l’ambiance parisienne exécrable est piéton la plupart du temps.

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Rue Manin, la municipalité a volé le trottoir aux piétons pour l’offrir aux cyclistes

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Les cyclistes n’en ont jamais assez comme les petits enfants qui repoussent avec obstination les limites fixées par leurs parents. Sauf qu’à Paris personne ne fixe des limites aux cyclistes. Non content de rouler sur « sa » piste, celui-ci la prend à contresens et les piétons ne savent plus où donner de la tête.
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Ce cycliste préfère rouler sur le trottoir que sur la piste cyclable qui se trouve à  côté

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Rouler à vélib sur la place de la mairie, c’est ça la liberté

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Environnement. La Mairie de Paris vous présente son menu spécial Buttes-Chaumont

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Menu imposé quotidiennement de mai à octobre aux riverains des Buttes-Chaumont

Petit déjeuner

Farandoles de viennoiseries aromatisées au purin de poney

Pause de 11 heures

Crottins chauds sur toasts parfumés au fumier de poney

Déjeuner

Pavé de bœuf mariné au purin de poney

Goûter

Thé gourmand avec ses mignardises à l’haleine de poney

Dîner

Croustillant de légumes assaisonné aux effluves de déjections de poney

 

A savoir sur la gestion du fumier d’équidés et la pollution olfactive

  • Les mauvaises odeurs perturbent la qualité de vie

Chez les animaux l’odorat joue le rôle d’informer de la présence d’un danger potentiel. Chez l’être humain, les odeurs sont des vecteurs de perception de la pollution. Les nuisances olfactives perturbent la qualité de vie et induisent des problèmes de santé publique. Certaines odeurs paraissent plus nocives que d’autres en raison de leur caractère chimique. Dès l’instant où les gens les détectent lors de l’inhalation, ils ont alors la vive impression d’être en contact intime avec le contaminant atmosphérique. De ce fait, le niveau de préoccupation face à une odeur présumée nocive augmentera, et la tolérance face à une exposition diminuera car elle pourra susciter la crainte d’un risque aigu ou chronique pour la santé

Odor Complaint

. http://blog.odotech.com/fr/bid/56313/Les-7-facteurs-qui-g%C3%A9n%C3%A8rent-une-nuisance-olfactive

 

  • Normes concernant les fumières

Lorsque les structures hébergeant (entre autres) des équidés ne relèvent pas de la réglementation
régissant les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), elles sont soumises
au respect des mesures fixées par le règlement sanitaire départemental (RSD). www.cheval-fumier.com/userfiles/1240/File/fum-05-normes-fumi-res.pdf

 

  • Quelques Infos sur le fumier.

    Un cheval adulte produit chaque jour :
    – 10 à 14 kilos de crottin
    – 9 litres d’urine
    – 3 à 7 kilos de litière.
    Donc en 6 mois (l’hiver par exemple), plus de 2,5 tonnes de crottin … ça fait peur, non ?

    Une tonne de fumier, c’est :
    – 6 kilos d’azote
    – 6 kilos de potasse
    – 2.5 kilos de phosphore

    Le fumier est juridiquement considéré comme un déchet….

    Toujours juridiquement, chaque détenteur d’un équidé est responsable de son fumier jusqu’à élimination. Toujours sur 6 mois, cela peut faire 5,4 tonnes de déchet par cheval. Les déchetterie n’en voulant pas, je suis obligé de l’éliminer « en prenant toutes les dispositions pour éviter la création de nuisances et de pollution des eaux ». http://www.equibio.net/articles.php?lng=fr&pg=633

 

  • Le fumier d’équidé est toxique pour les plantes et les humains

Le fumier non composté brûle les plantes. Il doit vieillir deux à trois ans pour constituer un bon engrais mais ne convient pas à toutes les plantations.

Les déjections d’équidés contiennent des produits chimiques, par exemple des vermifuges qui sont toxiques pour les plantes et polluent les eaux.

Le fumier attire les mouches, toutes sortes d’insectes, les pigeons et tous les corvidés (corneille, corbeaux) ainsi que les rats

Ville de Paris. Les usagers du parc des Buttes-Chaumont sont mécontents

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Temple d’amour, belvédère, gloriette, un édifice qui fait fantasmer …Automne 2013, photo La Connectrice

La mairie de Paris s’enorgueillit de ses aménagements urbains qui pourtant ne font pas l’unanimité chez les Parisiens. En effet, les premières victimes d’une philosophie égocentrique qui privilégie la fête, la vitesse, le communautarisme et le bruit se fait au détriment des citadins qui aiment flâner, rêver, déambuler en toute liberté et trouver un repos bien mérité la nuit après une journée de labeur.

La rénovation du parc des Buttes-Chaumont,  travaux qui ont coûté énormément d’argent au contribuable parisien, n’a guère pris en compte la finalité d’un parc urbain qui consiste essentiellement à offrir aux citadins un espace de tranquillité, de calme et de liberté à l’abri du tumulte de la ville. La population urbaine submergée par le béton, le macadam, la pierre et le tumulte des transports motorisés a besoin de se ressourcer dans un espace qui privilégie une représentation idéalisée de la nature. Dans un parc, on a envie d’entendre le chant des oiseaux, le souffle du vent dans les arbres et non pas les tremblements de basses acoustiques que tout un chacun peut aller écouter chez lui, en boîte ou à Ibiza.

De même, l’usager du parc a besoin de déambuler librement sans avoir à se garer à gauche ou a droite des joggeurs qui eux ont la possibilité d’aller courir dans les stades qui sont fait pour cela. Le flâneur, lui ne peut pas flâner dans un stade.

Les responsables de l’aménagement du parc urbain des Buttes-Chaumont semblent avoir oublié les fondamentaux qui justifient l’existence même d’un parc.

Vous pourrez lire ci-dessous un petit récapitulatif des critiques formulées par les usagers du parc que j’ai rencontrés au fil de sa fréquentation depuis sa rénovation.

La Connectrice

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Die Sonn erwart in Ihrer Pracht. Photo de Marion L., août 2014 lever de soleil

Les points positifs de la rénovation du parc

  • La réfection du circuit hydraulique. Cette oeuvre ne se voit pas vraiment mais nous devrions en voir les effets au fil du temps. On peut déjà constater que les fontaines sont -pour la plupart- en état de fonctionnement, cascades et lac plus propres, végétation mieux irriguée et pelouses plus vertes
  • Plantation en grand nombre d’arbustes, de lierre et de pervenches dans les espaces dénudés et rendus stériles par l’ombrage des ifs en particulier.
  • Consolidation des abords des cascades et des ruisseaux
  • Restauration des rocailles
  • Les bordures extérieures en pierre qui étaient cassées et descellées ont été réparées

Les points à la fois positifs et négatifs

  • Caniveaux  pavés réalisés le long des allées pour favoriser le drainage des eaux de pluie. Ils sont très jolis mais peu efficaces. L’été pluvieux a permis de constater que des flaques d’eau stagnaient dans les allées. Le parc étant accidenté, le drainage des sols est fondamental lors de grosses chutes de pluie pour éviter l’érosion des parties accidentées et la stagnation de l’eau.
  • Les nouvelles poubelles de la Ville de Paris sont très élégantes mais elles ont le défaut d’avoir une ouverture relativement étroite, ce qui entraîne des dépôts de sacs de déchets à leur base. Par ailleurs, les jours de grande affluence, elles ne suffisent pas à recueillir tous les déchets générés par les usagers du parc qui viennent y pique-niquer. Ces poubelles ne sont pas assez nombreuses et, surtout, elles ne sont pas vidées assez souvent.

Les points négatifs

  • Le revêtement des allées est fortement critiqué par les parents et les personnes âgées.

Les allées sont recouvertes de gravier blond au prétexte qu’elles retrouvent leur aspect d’antan. Lorsque le parc a été crée, à la fin du XIXème siècle, les promeneurs étaient chaussés de bottines fermées qui ne laissaient pas pénétrer les gravillons.

Les enfants des bourgeois qui se promenaient devaient se garder d’abîmer leur costume de parade et étaient donc interdits de jeux physiques risquant d’entrainer leur chute. Aujourd’hui, chuter sur des gravillons est extrêmement dangereux, tant pour les enfants que pour les personnes âgées. D’autre part, les gravillons sont glissants et favorisent la chute des plus faibles par temps secs mais d’avantage encore par temps humide.

Les gravillon dégagent énormément de poussière qui s’ajoute à la pollution atmosphérique habituelle des villes

 

 

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Des graviers tranchants jetés sur une base de ciment, joli mais dangereux

  • Les allées ont été élégamment bordées par des fils de fer tendus entre de jolis piquets en métal genre rocaille. Ces fils de fer sont déjà rompus dans leur majorité pour la bonne raison qu’ils sont verts, comme la végétation qu’ils sont sensés protéger des piétinements. On voit les piquets mais pas ces fils qui sont donc dangereux, inefficaces et exigent une main d’oeuvre permanente pour les renouveler ou les retendre.

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Fils cassés et piqués déchaussés après deux ou trois mois d’installation. Normal, les fils verts sur fond vert sont invisibles et donc dangereux.

 

  • Les trottoirs ont été supprimés pour élargir les allées, or ils permettaient de réguler les flux. Les coureurs couraient au milieu des allées tandis que les promeneurs pouvaient se réfugier sur les trottoirs. Avec le nouvel aménagement, les flâneurs sont quasiment harcelés par les coureurs qui les frôlent intempestivement et leur imposent un rythme contraire à la relaxation. De plus, la course des joggeurs fait crisser les gravillons des allées, un bruit qui s’ajoutent à celui de la ville, comme si les bruits inhérents au commerce urbain ne suffisaient pas.
  • La rénovation du parc ne s’est pas accompagnée de moyens supplémentaires pour protéger les lieux et la tranquillité des promeneurs. Il n’y a pas suffisamment de gardiens pour faire respecter la végétation, la propreté, la circulation illégale de bicyclettes et même de scooters, les dépôts d’ordures, l’utilisation des buissons comme lieux d’aisance, la consommation de boissons alcoolisées, l’écoute amplifiée de musique, etc. Comme la police ou les contrôleurs de la RATP, les gardiens devraient se déplacer en équipe afin d’asseoir leur autorité qui est trop souvent contestée. En effet j’ai été témoin de l’impuissance des gardiens face à l’agressivité des auteurs de comportements répréhensibles. Les gardiens ne font pas peur et ils ne sont pas du tout respectés.
  • Traitement des déchets négligé

 

Des poubelles en nombre insuffisant

4-IMG_1023Il faut marcher longtemps avant de trouver la prochaine poubelle

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Aucune poubelle autour du lac entre la petite et la grande cascade

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D’ici à la grande cascade, aucune poubelle sur un quart du pourtour du lac

Les déjections des poneys dégagent une odeur pestilentielle

Le concessionnaire des poneys fait travailler des jeunes dont le statut semble léger. Les crottes et l’urine des poneys sont déversés dans les buissons près des toilettes publiques et dégagent des odeurs de purin qui n’ont rien à voir avec celle des bouses de vache qui évoquent la vie à la campagne, c’est bien pire. Cette puanteur s’infiltre dans les restaurants et les immeubles de la rue Manin.

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Le kiosque tel qu’à l’origine du parc Source http://www.comme-le-temps-passe.fr/article-les-buttes-chaumont-le-kiosque-disparu-98615667.html

  • On attend depuis des années le retour du kiosque à musique, un édifice typique des parcs français. Il a été démonté il y a de nombreuses années au prétexte officiellement communiqué dans les organes municipaux de le restaurer et de le remonter sur l’eau comme à l’origine. Curieusement, des financements ont été trouvés pour restaurer le Pavillon du lac, l’ancien pavillon Weber devenu la guinguette Rosa Bonheur, les deux baraques à gaufre autour du lac qui sont des entreprises commerciales subventionnées par le contribuable mais les financeraient manqueraient pour un édifice historique qui offre un divertissement traditionnel et populaire de concerts gratuits réalisés par des musiciens amateurs issus d’entreprises pour la plupart publiques ou assimilées comme la RATP, la SNCF, les corps militaires ou l’Unesco. Pour un parc soit-disant « populaire » dans un arrondissement dit « populaire », l’absence de manifestations réellement populaires laisse à désirer a de quoi chagriner les usagers du parc.

A noter que de fait les Buttes sont exclues de l’éco-festival kiosquorama qui se déroule chaque année en septembre dans les kiosques des parcs parisiens http://www.parisinfo.com/ou-sortir-a-paris/infos/guides/Kiosquorama,-l’%C3%A9co-festival

  • Malgré les revendications constantes et pressantes des propriétaires de chiens, aucun espace canin n’a été aménagé alors que des usagers viennent parfois de loin pour promener leur animal de compagnie dans la verdure. Cette absence de réponse à un besoin réel, par ailleurs satisfait dans toutes les autres capitales européennes, incite les propriétaires à lâcher leur animal dans le parc en se jouant des gardiens et en détériorant malgré eux la végétation. L’absence d’espace canin favorise l’incivilité des propriétaires en matière de propreté, de sociabilité et de sécurité. Une telle surdité à la demande de satisfaction d’un besoin prégnant relève d’un profond mépris de la population concernée qui pourtant rapporte chaque année environ 5,6 milliards  d’euros soit – 3 milliards pour l’alimentation industrielle (l’alimentation familiale ou artisanale ne fait pas l’objet de chiffrages) ;– 900 millions pour les accessoires et le toilettage ;– 700 millions pour les soins vétérinaires ;– 600 millions pour la pharmacie ;– 400 millions pour les ventes d’animaux ;– 45 millions d’assurances. http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i1514.asp

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Les responsables du parc préfèrent sévir que répondre aux besoins des chiens et de leurs maîtres

Le maire m’a dit avoir pensé à créer un espace canin du côté de la Butte Rouge, un joli lieu mais excentré au bord du périphérique et où on entend trop le flot perpétuel des automobiles.

Mais pourquoi donc les propriétaires canins dont beaucoup ont choisi d’habiter à proximité des Buttes pour y promener leur compagnon devraient-ils s’exiler et être relégués comme des pestiférés aux frontières de l’arrondissement ?

Le maire semble ne pas avoir bien étudié la question car il néglige la réalité du duo, de la dyade que forment un chien et son propriétaire. Ils vivent ensemble, ils respirent ensemble, ils jouent ensemble et ils se promènent ensemble pour le plaisir et le bonheur du duo. Promener son chien, ce n’est pas comme certains voudraient le croire, lui faire faire une sortie technique mais aussi se détendre, admirer le paysage, s’amuser, socialiser (autant les chiens avec leurs congénères que les maîtres avec leurs semblables), découvrir, respirer, partager de petits plaisirs et parfois faire de l’exercice.

Bertrand Delanoë n’aime pas les chiens : espaces canins rejetés au Conseil de Paris

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On pourra désormais suivre les actions du comité OKA pour le respect des chiens en ville sur ce site dédié http://www.comiteoka.fr/les-missions/mon-chien-ma-ville/index.php

fév 12, 2013
 

Chiens en ville au Conseil de Paris

par Marie-Charlotte Belle et Delila Barthlen (Association : Chiens en ville)

 Février 2013 : Le conseil de Paris

Au premier rang du balcon réservé aux visiteurs, nous avons une belle vue sur l’hémicycle de la Mairie de Paris. Enfin au bout de trois ans de nombreuses tentatives, un élu a accepté de porter notre projet de création des espaces canins à Paris. M. Jean-Jacques Giannesini, élu du 19ème arrondissement, présente devant le conseil de Paris le vœu de création à titre expérimental de deux espaces de liberté pour les chiens dans le parc des Buttes Chaumont.

La séance commence peu après 9h. Certains conseillers sont penchés studieusement sur leurs documents. D’autres lisent leur journal, envoient des textos ou bavardent entre eux. Beaucoup de sièges sont vides.  Il est 10h30 et M. Giannesini prend la parole. Il a une minute pour convaincre ! D’un débit clair et rapide il explique que des espaces de ce type existent partout dans le monde et dans certaines villes en France (toutes tendances politiques confondues). A Paris, en revanche, les chiens sont autorisés dans peu de parcs et uniquement s’ils sont tenus en laisse. Il rappelle que “la présence animale en ville est source de lien social plus que jamais indispensable, notamment s’agissant des personnes isolées et vulnérables”.L’expérimentation serait utile pour l’éducation à la propreté des propriétaires de chiens et permettrait de mettre en place le compostage de déjections canines.

On entend quelques applaudissements.

Delila Barthlen, Marie-Charlotte Belle et Jean-Jacques Giannesini

Mme Fabienne Giboudeaux, Adjointe au Maire de Paris chargée des espaces verts et de l’environnement, répond à M. Giannesini. La Direction des espaces verts et de l’environnement (DEVE) aurait engagé une réflexion sur la création d’un tel espace pour chiens aux Buttes Chaumont. Mais ses premières conclusions ne sont guère encourageantes. Mme Giboudeaux met en avant les problèmes que cela pourrait engendrer, notamment des problèmes de sécurité (les chiens évoluent en liberté) et de propreté (forte concentration des chiens). Elle souligne qu’il est délicat de “privatiser un tel espace pour le seul bénéfice des chiens” en exprimant également des doutes quant au compost, vu que les déjections canines peuvent contenir des polluants (antibiotiques, phosphates, germes pathogènes) dus aux traitements médicamenteux. Enfin, elle demande à M. Giannesini de retirer le vœu  afin d’attendre les résultats des groupes de réflexion chargés d’examiner l’évolution des usages du parc.

Alors qu’il est d’usage de passer au vote  (ce que le président de la séance ne manquera pas de rappeler), M. Giannesini tient à répondre aux arguments avancés par Mme Giboudeaux. Les problèmes évoqués  n’existent pas dans les villes et pays où il y a des espaces canins.Il ne retire pas le vœu justement pour qu’il soit pris en compte lors de la prochaine rénovation des Buttes Chaumont.

Dernière étape de la vie d’un vœu  présenté dans l’hémicycle: le passage au vote. Le vœu  est malheureusement repoussé. Toutefois, M. Giannesini convaincu du bien-fondé de notre demande,  prévoit de réitérer le vœu lors d’autres séances pour se rappeler au bon souvenir du projet de rénovation des Buttes Chaumont et a l’intention d’insérer le projet dans son programme électoral du 19ème arr. et de le défendre auprès de sa candidate à la Mairie de Paris.

C’est un premier pas et nous espérons que bientôt d’autres conseillers et maires comprendront qu’il est nécessaire et urgent de créer des espaces de liberté pour chiens dans nos villes si déshumanisées.

* Lire le vœu de M.Giannesini dans son intégralité

Le Parc des Buttes Chaumont

Réponse du comité OKA à Madame Fabienne Giboudeaux
Adjointe au maire de Paris, chargée des espaces verts et de la biodiversité

Vous semblez inquiète pour la sécurité puisque les chiens pourraient évoluer en liberté. Mais n’est-ce pas justement le principe d’un parc canin, un lieu clos où les chiens peuvent gambader, jouer avec leurs propriétaires sans mettre qui que ce soit  en péril. Si vous parlez de sécurité c’est actuellement l’inverse qui se produit ! Des chiens sans laisse, les  gardiens et jardiniers des parcs et jardins en  côtoient tous les jours. Et ils vous diront que de nombreux maîtres lâchent leurs chiens dans les allées, non par désobéissance ou incivilité prononcée mais simplement pour offrir un moment de liberté à leurs compagnons. La réalité est là !

Pourquoi ce qui est si simple ailleurs, devient toujours si compliqué à Paris. Dans d’autres grandes capitales, les exemples sont nombreux : Londres, Bruxelles, Berlin, Helsinski, New York. Et en France des métropoles comme Grenoble, Toulouse ont pensé à intégrer le vivant en ville. A Lyon, le parc de la Tête d’Or a deux espaces canin et dans les autres allées les chiens sont tenus en laisse puisqu’ils ont leur endroit à eux. A Issy les Moulineaux, la municipalité a ouvert deux espaces de liberté dans le parc de l’Ile st germain qui font la joie de nombreux propriétaires.

Alors comment aux Buttes-Chaumont dans ce parc de près de 25 hectares, un des plus grands de Paris ne pas trouver plusieurs centaines de mètres carrés pour répondre aux besoins des chiens citadins? Les joggers y sont de plus en plus nombreux, va t-on leur demander d’arrêter de courir sous prétexte que le parc n’est pas un lieu d’entraînement  et qu’ils  risquent de heurter une poussette ou une personne âgée ! Et à  ceux qui l’été se prélassent sur les pelouses de ne pas confondre le parc avec Paris-plage  et une poubelle géante ! Il est urgent d’apprendre à vivre ensemble. Et le vivre ensemble ne peut mettre de côté la nature, les animaux  de compagnie et leurs maîtres.

Pourquoi ne pas profiter des rénovations en cours pour oser réaliser l’expérience de cani-parc et nous laisser propriétaires de chiens vous prouver que tout le monde peut y gagner. Concernant le compostage nous ne pouvons plus passer notre temps à fermer les yeux sur ce qui marche ailleurs, les québécois  l’ont prouvé et depuis plusieurs années, le compostage canin pour la nature est totalement viable.

Il n’y a pas de sous-citoyen rappelait récemment la première dame de France et les propriétaires de chiens en prennent acte. Et, il faut que vous sachiez, Madame Giboudeaux, qu’ils sont nombreux à vouloir faire entendre leurs voix et à porter ce projet d’espaces de liberté pour chiens.

  • voir la vidéo sur le site monchienmaville

Le premier parc canin à Saguenay au Québec, succès commenté par le maire http://www.monchienmaville.com/actualies-chiens-en-ville-au-conseil-de-paris/

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