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Archives de Tag: viol collectif

Misogynie. Actes de guerre aux femmes (2)

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Brésil : une adolescente de 16 ans a été violée par « 33 hommes armées », suscitant l’émoi dans le pays. L’un des suspects a été relâché, fautes de preuves samedi.

L’adolescente de 16 ans, victime d’un viol collectif dans une favela deRio, obtiendra-t-elle justice? Samedi, un suspect a été arrêté et conduit au poste pour être interrogé, dans le cadre de l’enquête. Faute de preuves, il a été relâché, quelques heures seulement après son arrestation, selon la presse brésilienne. En parallèle, 70 policiers menaient une opération dans la favela Sao José Operario, pour tenter d’identifier les auteurs du crime qui a choqué le pays. 

LIRE AUSSI >> Le Brésil indigné par un viol collectif dont la vidéo a été postée sur Internet 

Et pour cause, le viol de cette adolescente mercredi « par 33 hommes armés » a été posté sur les réseaux sociaux. La vidéo était apparue sur le compte d’un certain « Michel », accompagnée du message: « Ils ont ravagé la fille, vous voyez ce qu’on veut dire ou pas ? Ha ha ha ». Dans ce petit film tourné avec un téléphone portable, on voit une jeune fille allongée sur un lit, manifestement inconsciente.  

Cette jeune fille serait une toxicomane mère d’un enfant de trois ans, selon la presse brésilienne. Elle a, selon sa famille, été victime le week-end dernier de l’acte de vengeance d’un ex-petit ami, qui l’aurait attirée dans un traquenard, droguée et violée, puis donnée en pâture à une trentaine d’autres hommes. 

« Mon corps n’est pas à toi »

« Ceux qui ont commis ce crime atroce seront trouvés, emprisonnés et condamnés », a promis vendredi soir le ministre de la Justice, Alexandre de Morais. « Nous enquêtons pour savoir si elle était consentante, si elle était droguée et si les faits se sont réellement passés », a déclaré le commissaire Alessandro Thiers, chargé de l’affaire. L’avocate de l’adolescente, Eloisa Samy Santiago, a demandé le remplacement immédiat de celui-ci, soulignant que le commissaire avait même demandé à l’adolescente « si elle avait l’habitude de participer à des orgies », selon le site G1 de Globo samedi.  

De nombreuses manifestations ont eu lieu vendredi soir à Rio et Sao Paulo pour soutenir la jeune fille. « Mon corps n’est pas à toi » ou « J’aime les décolletés mais ce n’est pas une invitation au viol », pouvait-on lire sur les pancartes des centaines de manifestants. 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/viol-collectif-au-bresil-un-suspect-relache_1796720.html

France. Sevran. Peines légères pour 13 violeurs en réunion

Onze jeunes, reconnus coupables de viol en réunion, ont été condamnés à des peines de quatre à six ans d’emprisonnement. Deux d’entre eux, qui comparaissaient libres, ont été incarcérés à l’issue du procès.

L’avocat général avait requis entre deux et dix ans de prison ferme. Deux autres accusés, poursuivis pour complicité de viol, ont été acquittés, conformément aux réquisitions du parquet. Un quatorzième jeune, jugé à leurs côtés pour avoir menacé la jeune fille sur Twitter de lui « crever les yeux » si elle ne retirait pas sa plainte, a été condamné à trois mois de prison avec sursis. Dans la même affaire, deux autres jeunes, âgés de moins de 16 ans au moment des faits, avaient été condamnés à six ans de prison (dont deux et quatre ans de sursis) en juillet par le tribunal pour enfants de Bobigny…Pendant l’enquête, les suspects avaient allégué que la victime était consentante, mais l’analyse du contenu des appels échangés entre les membres de la bande avait permis d’établir qu’un piège lui avait bien été tendu. Ainsi, l’information selon laquelle une fille « tournait » dans la cité avait rapidement circulé. 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/seine-saint-denis-onze-jeunes-condamnes-pour-un-viol-collectif-sur-une-adolescente-de-16-ans-7782752876

France. Saint-Etienne. Le violeur récidiviste libéré par anticipation viole et poignarde une femme de 92 ans

Un homme qui a mortellement poignardé une femme de 92 ans, vendredi, à son domicile de Fraisses, dans la Loire, a été mis en examen lundi pour meurtre précédé de viol, a-t-on appris auprès du procureur de la République de Saint-Etienne. Le parquet a requis un mandat de dépôt à l’encontre de cet homme de 44 ans, déjà condamné, en 2009, à dix ans de réclusion criminelle par les assises de la Loire pour le viol d’une personne vulnérable. Il avait été remis en liberté en 2014 avec l’obligation d’un suivi socio-judiciaire.

http://www.europe1.fr/faits-divers/loire-un-homme-mis-en-examen-pour-le-viol-et-le-meurtre-dune-nonagenaire-2698858

France. Saint-Denis. 6 viols reconnus,  seulement 7 ans de prison. La première plainte avait été déclarée sans suite !

Un jeune homme de 21 ans a été condamné ce vendredi à sept ans de prison ferme pour viols et tentatives de viol, sur six adolescentes rencontrées sur Internet, par la cour d’assises pour mineurs de Seine-Saint-Denis.

Un suivi socio-judiciaire. Lui-même mineur au moment de la majorité des faits, l’accusé, qui dispose de quinze jours pour faire appel, a déjà purgé trois ans de détention provisoire. Il devra également faire l’objet d’un suivi socio-judiciaire pendant quatre années supplémentaires, suivre un traitement médical et sera inscrit au fichier national des auteurs d’agressions sexuelles. L’avocat général avait requis huit ans d’emprisonnement.

Des SMS au contenu très cru. Scolarisé à Bondy, en Seine-Saint-Denis, à l’époque de faits, qui se sont déroulés entre 2009 et 2012, le jeune homme contactait sur Facebook ses futures victimes, plus jeunes de trois à quatre ans et également originaires des quartiers populaires du nord-est de l’Île-de-France. Après des échanges de « chat » et de SMS au contenu très cru, il insistait afin d’obtenir des rendez-vous lors desquels il passait à l’acte. L’enquête décrira le rapport très frustre de l’adolescent au sexe opposé.

La peur du qu’en-dira-t-on. Une première plainte déposée en juillet 2011 avait été classée sans suite. La police a fait par la suite le rapprochement avec deux autres plaintes, conduisant à la mise en examen du jeune homme en mai 2012 et à son placement sous contrôle judiciaire. Il sera finalement incarcéré dix mois plus tard après la découverte de trois autres victimes présumées, au terme d’une enquête compliquée, compte tenu de la crainte chez les adolescentes des reproches de leurs parents et du qu’en-dira-t-on dans leurs quartiers.

http://www.europe1.fr/faits-divers/7-ans-de-prison-pour-des-viols-dadolescentes-rencontrees-sur-facebook-2690824

 

2016.Journal des viols

Après 2015, voici les viols commis en 2016, je tiendrai cette liste à jour au fil du temps.

N’hésitez pas à contribuer à l’établissement de cette liste. Merci d’avance.

La Connectrice

  • 07/01/2016 Morad Aggoun, deuxième adjoint (PRG) à la mairie de Vaulx-en-Velin (Rhône) est soupçonné d’avoir violé son assistante dans son bureau. A l’annonce de sa mise en examen, une seconde victime se serait fait connaître

https://www.lyonmag.com/article/77995/un-lu-de-vaulx-en-velin-en-garde–vue-pour-viol

 

  • 16/01/2016 Amiens Elle échappe à un viol collectif en mordant le pénis de l’un de ses trois agresseurs qui la frappe violemment en retour. Elle doit être hospitalisée. Sa plainte risque d’être classée dans les agressions sexuelles puisque son courage l’a empêchée d’être violée, enfin d’après l’article.

http://www.courrier-picard.fr/region/amiens-pour-echapper-a-un-viol-elle-mord-le-penis-de-ia0b0n708184

  • 21/01/2016 Il lui a fallu 26 ans pour témoigner de son viol à 16 ans, par 3 hommes, dans un train de banlieue

http://videos.leparisien.fr/video/violee-par-trois-hommes-dans-un-train-de-banlieue-mylene-temoigne-26-ans-apres-20-01-2016-x3nh2gt

 

 

 

Honte à la Justice. Ils violent une handicapée et sont relaxés par les juges

Publié le

La justice française est particulièrement indulgente pour les violeurs. Dans notre société, le viol amuse, il fait rire les foules et il est généralement minimisé. Comme la loi impose de juger les violeurs en assises, tout est fait pour dissuader les victimes de porter plainte ou au mieux de les inciter à déposer plainte pour agression sexuelle et non pas pour viol, l’agression sexuelle étant considéré comme un délit et non pas un crime.

On sait quel martyre vivent les femmes qui ont le courage de déposer plainte car une femme violée l’a « forcément cherché » selon la conscience populaire.

Toute femme est violable même à 83 ans comme cette femme récemment violée par 3 jeunes de 16 à 17 ans. Il n’y a pas d’âge pour être un « vrai homme digne de violer » comme il n’y a pas d’âge pour être violée quand on est une femme. Bébées, petites filles, jeunes filles, femmes, ancêtres, nous sommes toutes violables par le premier porteur de pénis venu.

En relaxant ces trois violeurs qui ont reconnu les faits, la Justice confirme l’autorisation pour les hommes de violer les femmes.

C’est révoltant et, pourtant, on n’entend pas manifester les droitsdel’hommistes et on ne voit pas des milliers de gens déscendre dans les rues. Personne n’aboie et la caravane passe tranquillement sur le corps des femmes. Quelle société écœurante !

La Connectrice

  • Pour Sud-Ouest, un viol collectif est une « tournante », c’est moins grave ?

Charente : les cinq hommes relaxés dans l’affaire de la tournante

Malgré plusieurs années de prison ferme requises par la procureur, les cinq prévenus ont tous été relaxés mardi soir par le tribunal d’Angoulême au terme d’une audience de plus de quatre heures

Charente : les cinq hommes relaxés dans l'affaire de la tournante
Les cinq hommes ont été relaxés.© PHOTO 

TIFFANY ARNOULD
Ala question « Pourquoi ? » qui lui est posée maintes et maintes fois, l’instigateur des agressions sexuelles répétées commises sur une jeune fille handicapée mentale à Chalais, il y a un an, ne peut répondre. « Je ne voulais pas de cette fille, donc c’est pour ça que je leur ai refilé, pour m’en débarrasser. » Stéphane, Chalaisien de 37 ans était le seul, mardi, devant le tribunal de grande instance d’Angoulême à comparaître derrière la vitre car placé en détention depuis les faits, en juin dernier. Les quatre autres hommes, âgés de 31 à 48 ans, comparaissaient libres.

Et c’est libre qu’ils repartiront tous les cinq, relaxés mardi soir à plus de 23 heures. Le président du tribunal de grande instance a motivé sa décision par le fait que la « conscience de l’absence de consentement de la victime » n’était pas établie.

Tous les quatre ont, en effet, tenu le même discours devant le tribunal : lors de deux soirées, les 25 mai et 19 juin 2013, ils se sont rendus à Chalais chez « pépé », septuagénaire non poursuivi dans cette affaire, pour « boire l’apéro ». Sauf que la soirée tourne bizarrement lorsque Stéphane propose à sa petite copine, Sophie, de leur faire à chacun des fellations. Elle refuse, mais il insiste, lui remplit son verre d’alcool. Les deux soirs, les cinq comparses se relayeront dans une chambre pour profiter de ses faveurs.

« C’était sa chose, elle le faisait pour lui prouver son amour »

Aucun n’avouera avoir conscience de la faiblesse de la jeune fille de 22 ans, handicapée mentale et dotée d’un QI d’un enfant de 6 ans, selon les experts. « Il m’a présenté sa copine comme un plan cul. Au début, je croyais qu’elle aillait se dégonfler mais après j’ai bien vu qu’elle n’était pas bien », explique Frédéric, 31 ans, qui chahutera un moment avec le soutien-gorge de la jeune fille, que Stéphane lui suggère d’enlever. Toujours pour rigoler.

« Elle s’est sentie légèrement un petit peu obligée« , finira t-il par lâcher, ajoutant qu’il a du mal à se raser le matin et qu’il n’aurait pas dû renouer avec le dit Stéphane. « C’était sa chose, elle le faisait pour lui prouver son amour », raconte un autre.

« J’ai dit ça en rigolant, je ne pensais pas qu’elle allait le prendre au pied de la lettre, tente de se défendre Stéphane. Ce n’est pas moi qui les ai accompagnés dans la chambre, que je sache ! Ils sont assez grands. » La faute aussi selon lui à l’alcool, qui coule à flots.

Malgré les conclusions de l’expert psychiatrique qui parle d’une jeune fille de 22 ans « très affectée, d’une fragilité et d’une vulnérabilité notoire et pas apte à refuser une relation sexuelle« , le tribunal a établi mardi qu’il existait un doute sur la connaissance de cette condition par les cinq hommes.

La procureur avait, elle, requit trois ans de prison ferme contre Stéphane, deux avec sursis pour trois de ses complices et six mois pour le dernier.

Viols en Inde : quand le film « Matrubhoomi, un monde sans femmes » devient réalité

De nombreuses manifestations ont lieu à New Delhi et dans tout le pays suite au viol et à l’assassinat d’une étudiante de 23 ans par plusieurs hommes. Rappel des faits ici :http://www.leparisien.fr/international/inde-l-etudiante-victime-d-un-viol-collectif-est-morte-28-12-2012-2440071.php images (1)

Le viol d’une étudiante violée collectivement et battue à mort me rappelle la triste réalité des Indiennes décrites dans le film Matrubhoomi, un monde sans femmes réalisé par Manish Jhâ  sorti en Inde en 2003 et distribué en France dans les salles d’art et d’essai. http://www.universcine.com/films/matrubhoomi-un-monde-sans-femmes

La visualisation de ce film m’a rendue malade car on y voit des scènes de viol et de maltraitance insupportables, surtout quand on sait qu’elles sont le triste reflet de la condition des femmes indiennes.

Le film commence fort, on y voit des villageois noyer un bébé fille. En Inde, comme dans d’autres pays asiatiques et non asiatiques, avoir une fille est une malédiction car il faudra payer une dot pour la marier et si par malheur elle tombe enceinte, que ce soit du fait de sa propre volonté ou la conséquence d’un viol, elle ne vaudra plus rien et la famille sera déshonorée.

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Dans un village où depuis des années les filles ont été éliminées à la naissance, Ramcharan, père de cinq garçons, cherche à marier son fils aîné. Secrètement gardée à l’écart du village par son père, Kalki est la seule femme de la région. Ramcharan découvre son existence. Il fait une offre au père de Kalki, qui après avoir hésité, finit par vendre sa fille contre une forte somme d’argent. Kalki se retrouve mariée non pas au fils aîné de Ramcharan comme cela avait été prévu, mais aux cinq frères. Ramcharan, veuf depuis plusieurs années, exige de partager le lit de la jeune femme. Kalki trouve un peu de réconfort auprès du plus jeune des cinq frères, le seul à la traiter avec respect. Il meurt, tué par un de ses frères. Kalki fait parvenir à son père une lettre dans laquelle elle expose la situation. Celui-ci, transformé par l’argent qu’il a reçu précédemment, réclame à Ramcharan un supplément pour les nuits qu’il a passées avec sa fille. Désespérée, Kalki tente de s’échapper. Elle est rattrapée et pour couper court à toute nouvelle tentative, elle est enchaînée dans l’étable.http://fr.wikipedia.org/wiki/Matrubhoomi,_un_monde_sans_femmes

Les villageois viennent alors en nombre pour violer la jeune femme. Les scènes du film sont insoutenables.

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Ce film courageux réalisé en 2003, il y a 9 ans dénonçait alors la triste réalité des femmes dans les campagnes où leur présence est rare du fait de l’extermination des petites filles, un gynécide d’une ampleur effrayante.

Le viol à mort d’une étudiante de New-Delhi nous rappelle que rien n’a changé dans ce charmant pays que nos compatriotes adorent sillonner à la recherche d’une spiritualité salvatrice.

D’après les observateurs, il semble que le mâle indien ne se contente plus de violer les villageoises et qu’il a décidé de s’attaquer aux filles des classes moyennes et de la bourgeoisie qui a davantage de moyens intellectuels, matériels, idéologiques et politiques pour protester, ce qui explique les grandes manifestations contre le viol qui se déroulent actuellement à New-Delhi et qui se répandent dans tout le pays.

Comme beaucoup de pays non occidentaux (je n’ose pas dire en développement ou émergents ) l’Inde est un pays extrêmement évolué d&nz certains domaines et terriblement arriéré dans d’autres. S’y côtoient aussi d’immenses richesses et d’effroyables pauvretés. La situation des Indiennes est à l’image de ces paradoxes, certaines qui sont très éduquées ont pu faire leurs études dans les meilleures universités anglo saxonnes et accéder à des postes de responsabilité où elles sont respectées. D’autres comme Indira et Sonia Gandhi sont parvenues à la tête de la nation par népotisme mais restent des modèles positifs pour les jeunes filles de la bourgeoisie qui aspirent à l’indépendance.

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A l’autre extrémité de la société, dans les basses castes, on ne saurait oublier le destin étonnant et tragique de Phulan Devi, mariée à 11 ans, violée et battue par son mari, chef de bande, prisonnière puis députée et assassinée le 25 juillet 2001.http://fr.wikipedia.org/wiki/Ph%C3%BBlan_Dev%C3%AE

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Un film, « la reine des bandits », « Bandit Queen », raconte sa vie. http://www.youtube.com/watch?v=QljRIHctOos

Viols en réunion de Fontenay-sous-bois : un verdict qui encourage les violeurs

Signez la pétition des « Féministes en mouvements »http://www.change.org/contreleviol

Monsieur le Président de la République,

Le verdict du procès du Tribunal de Créteil a créé, en France, une incompréhension. Ce verdict est catastrophique : Il semble dire aux victimes, porter plainte ne sert à rien, et aux violeurs, vous ne serez pas condamnés ou si peu !

Les médias continuent à tenir des propos inadmissibles en parlant de « tournantes », de « viols en réunion », au lieu de dire « viols collectifs » qui sont des crimes.

La France a soutenu la création par les Nations unies d’une journée internationale des droits des filles : c’était le 11 octobre ! Cette journée est proclamée par l’ONU parce que des millions de jeunes filles dans le monde sont victimes d’abus, de mariages forcés, de mutilations sexuelles. Le verdict du tribunal de Créteil arrive au moment même de cette journée mondiale et exige une réponse politique !

Ce procès n’est pas un fait isolé. Ce n’est pas un fait divers. Le viol est un crime.75.000 femmes sont violées chaque année dans notre pays. 10% d’entre elles portent plainte et seuls 2% des violeurs sont condamnés. Cette situation traduit la tolérance de notre société vis-à-vis des violences faites aux femmes. Le viol est une domination des hommes sur les corps des femmes. Il est une des expressions les plus violentes des inégalités entre les femmes et les hommes qui persistent dans notre société….

Vendredi 12 octobre, le parquet général de Paris fait appel pour 8 personnes

PARIS (Sipa) — Le parquet général de Paris a décidé de faire appel du verdict du procès des « tournantes » de Fontenay-sous-Bois où quatre personnes avaient été condamnées et dix autres acquittées mercredi soir devant les assises du Val-de-Marne, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Le ministère public fait appel pour huit personnes, les quatre condamnés mais aussi les quatre acquittés pour lesquels le parquet avait demandé des condamnations, a-t-on précisé de même source.

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Dans mon article précédent sur le procés des viols collectifs répétés -tournantes- de Fontenay-sous-bois, j’écrivais mon étonnement devant les réquisitions du parquet.https://laconnectrice.wordpress.com/2012/10/09/5-a-7-ans-requis-contre-des-violeurs-en-reunion-et-pourquoi-pas-la-relaxe/

En effet, soit les viols sont qualifiés et les criminels doivent être condamnés jusqu’à 20 ans de prison selon la loi, soit ils sont innocents et doivent être acquittés.

Le verdict annoncé ce jour est stupéfiant. La plupart des accusés sont relaxés et les autres sont condamnés à des peines symboliques. Une décision de justice incompréhensible parce qu’incohérente.

 Le verdict, rendu cette nuit à 1 h 30 du matin, laisse tous ceux qui ont suivi ce procès «du dehors» (l’audience avait lieu à huis clos, les accusés et parties civiles étant mineurs au moment des faits) perplexes. Quatre condamnations sur quatorze accusés. Des peines allant de trois ans avec sursis à un an ferme. Un seul accusé incarcéré à l’issue de l’audience (les autres avaient déjà purgé leur peine en détention provisoire).

Cela paraît peu pour un crime – le viol en réunion – passible de vingt ans de prison. Cela paraît dérisoire lorsque l’on a écouté les récits de Nina et Stéphanie (1). Lorsqu’on les a entendu raconter ces hommes qui «faisaient la queue», parfois à cinq, parfois à dix, parfois à quinze ou vingt, attendant «leur tour» dans des cages d’escalier glauques ou des caves immondes, leur imposant fellation, viol anal, viol vaginal, à la chaîne. Cela ne paraît rien pour qui a pu lire certaines déclarations des accusés lors de l’enquête où, se dénonçant les uns les autres, ils avaient donné de nombreux détails qui avaient permis de valider leur implication et les déclarations de Nina et Stéphanie.

Que s’est-il passé pendant ces quatre semaines de huis clos ? Les accusés ont nié, revenant sur l’intégralité de leur témoignage aux policiers. Certains ont affirmé qu’ils n’avaient rien fait. D’autres qu’ils avaient eu avec les deux jeunes filles, alors âgées de 16 ans, des relations «consenties». «Consentie», une sodomie dans une cage d’escalier avec un garçon croisé pour la première fois deux minutes avant. «Consenties», même spontanément «proposées», des fellations à des garçons rencontrés juste après avoir subi un viol collectif par des dizaines d’autres garçons. Nina et Stéphanie, a expliqué un des accusés à la cour d’assises, étaient «les plus grosses putes de Fontenay». Malgré les coups, malgré les brûlures de cigarettes, elles étaient «volontaires», elles «aimaient ça». «C’est ce type de défense, répétée durant tout le procès, qui a précédé ce verdict», soupire Laure Heinich. Qui non, décidément, ne trouve pas moyen d’«expliquer».

http://www.liberation.fr/societe/2012/10/11/tournantes-de-fontenay-sous-bois-un-verdict-derisoire_852500

  • Des féministes sont indignées

La cour d’assises du Val-de-Marne a acquitté dans la nuit dix hommes poursuivis pour des viols collectifs commis sur deux jeunes femmes dans des cités de Fontenay-sous-Bois il y a plus de dix ans, et condamné quatre autres à des peines allant de trois ans avec sursis à un an de prison ferme. Le procès s’est tenu à huis clos. « Ce verdict envoie un message catastrophique à l’ensemble de notre société. Aux victimes de viol : porter plainte ne sert à rien ! Aux violeurs : il est permis de violer ! », poursuit le mouvement. « Le procès dans son ensemble est malheureusement à l’image du traitement judiciaire habituel des violences faites aux femmes et plus particulièrement des violences sexuelles », dit encore l’association, qui « rappelle que seules 10 % des femmes victimes de viol portent plainte et que seuls 2 % des violeurs sont condamnés ».

http://www.lepoint.fr/societe/proces-des-tournantes-les-feministes-scandalisees-par-le-verdict-11-10-2012-1515776_23.php

  • Nos ministres sont émues :

La ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, et la ministre de la Santé, Marisol Touraine, ont exprimé jeudi leur « émotion » et leur « malaise » à l’issue du procès pour viols collectifs de Créteil. La cour d’assises du Val-de-Marne a acquitté dans la nuit de mercredi à jeudi 10 hommes poursuivis pour des viols collectifs sur deux jeunes femmes, commis dans des cités de Fontenay-sous-Bois.http://www.lepoint.fr/societe/proces-des-tournantes-emotion-et-malaise-de-najat-vallaud-belkacem-et-marisol-touraine-11-10-2012-1515784_23.php

  • Silence des hommes

Pour l’instant, aucune réaction de nos ministres et intellos mâles

 »

  • Soit les accusés sont coupables

 Dans un contexte où une Française est violée toutes les 7 minutes en France, quand on sait que la plupart des femmes violées ne portent pas plainte parce que notre société est incapable de les prendre décemment en charge et les traite en coupables et non pas en victimes, quand on sait que 30% des occupants de nos prisons sont des criminels ou délinquants sexuels, quand on sait que la plupart des procès en assises concernent des violeurs, quand on constate que le harcèlement sexuel n’épargne aucune femme, on se dit qu’il ne fait pas bon être femme en France.

J’ai écrit ici que les peines prononcées contre les violeurs ne cessaient de s’amenuiser et qu’il était rare qu’elles dépassent dix ans, le maximum étant de 20 ans et n’étant jamais requis  Cette indulgence manifeste des tribunaux est un encouragement au viol. Les femmes françaises ne sont pas protégées par les institutions policières et judiciaires. Normal quand, à propos de l’affaire DSK, il s’est trouvé un intello humaniste,Jean-François Kahn, pour déclarer qu’on pouvait passer l’éponge sur « un troussage de domestique ». Normal quand notre élite défend la pornographie et la prostitution.

Normal que les femmes françaises soient traitées comme des sous-hommes quand on constate le déferlement de la misogynie ambiante et du déni des discriminations salariales et professionnelles qu’elles subissent.

Revenons à Fontenay-sous-bois. Une fois de plus on met l’accent sur les mensonge des défenderesses et le bon droit et le bon vouloir des accusés qui deviennent les victimes. C’est insupportable, c’est injuste et indigne d’un pays civilisé qui se revendique père des Droits de l’homme. A croire que les Droits de l’homme n’incluent pas les droits de la femme et que rien n’a changé depuis qu’Olympe de Gouges a été guillotinée pour avoir  écrit la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

  • Soit les accusés sont innocents

Ils sont tous relaxés et la société et ses institutions leur présentent des excuses

23 réactions

  • georges 19/09/2012 – 14h12

    Parce qu’ils ont « refait » leur vie, les violeurs d’hier devraient continuer celle ci en toute impunité? par contre les victimes, elles aimeraient un jour pouvoir construire la leur. C’est vers elles que va toute ma compassion. Bon courage à vous, et à toutes celles qui ont subi ces horreurs.

  • leo 19/09/2012 – 07h44

    Tot ou tard ,on finit par payer d’une façon ou d’une autre

  • chrispic 19/09/2012 – 00h18

    Peut être pas tous des violeurs, mais une grande majorité de lâches complices par leur silence.

  • __Toto 18/09/2012 – 18h28

    Et là, on comprend mieux pourquoi des gens se battent pour que les policiers de n’entre dans les banlieues : des complices !

  • GJA 18/09/2012 – 18h14

    Je prédis des acquittements, et quelques peines de prisons couvrant les détention provisoires déjà effectuées, bref, y’a pas grand monde qui va retourner au placard, voire personne, faudrait pas mettre le feu à la cité non plus !

  • fabou 18/09/2012 – 18h14

    que certains des accusés soient devenus pères de famille et aient refait leur vie, ne les empêche pas de répondre de leur crime ! ils doivent payer.

  • Yenamarre 18/09/2012 – 17h43

    Gildevos, pourquoi « surtout en bande » ? Je ne sais pas si vous avez une soeur mais vous avez une mère, une cousine, …, une nièce, …, peut-être une enfant ? Que diriez-vous si elle était violée, par qui que ce soit ??? Vous lui diriez : « dépêche-toi de porter plainte et ne va pas « bouleverser la vie des (pauvres) habitants » du quartier » ????? Comment peut-on écrire cela ???? Oh les pauvres habitants ! Leur petit quotidien va être bouleversé ! Non mais on croit rêver…ou cauchemarder ! Un peu de réflexion avant d’écrire…

  • gildevos 18/09/2012 – 17h26

    le viol, surtout en bande, les tournantes, est une abomination envers la femme ! Ignoble, certes, mais pourquoi attendre 5 ans pour la dénonciation ? Voici 11 ans après les faits que des actions de la Justice bouleversent la vie des habitants ! N’est-ce pas un peu tard ?

  • Redhouse 18/09/2012 – 17h03

    Juger des trentenaires devant le tribunal-pour-enfants, c’est courtelinesque

  • Le saigneur des agneaux 18/09/2012 – 16h38

    La lacheté de leurs actes cumulé à la mauvaise foi de leur propos,beau tableau.On commet des méfaits et ce sont les victimes qui sont à blamer.

  • Ibn_bakr 18/09/2012 – 15h17

    En réponse @freestyle. « Le monde à l’envers », c’est un peu ça on dirait, à lire la réaction des gens dans l’article.

  • ludo75 18/09/2012 – 13h19

    UNGARS, stp parle de ce que tu connais. Si cela a mis autant de temps, c’est parce que les victimes, à savoir les deux jeunes femmes, ont mis des années avant de se décider de porter plainte.

  • ruben 18/09/2012 – 13h03

    En réponse @ungars. vous n’etes pas serieur j’espere !! Pour les victimes même 100 ans après les faits ils très importants que la vérité soit entendu de tous et qu’ils passent plusieurs années en prison !! Trop facile de faire les cons 15 ans et de faire les hommes iréprochble à 30. Ce n’est pas une petite betise d’ados … Il faut que ce procès soit exemplaire cette affaire a beau avoir 10 ans mais il y a certainement d’autre cité aujourd hui où des jeunes filles se sont violer ou violentés et elle grace Nina et Stephanie elle parleront très vite !

  • just 18/09/2012 – 12h21

    En réponse @freestyle. et a les entendre les coupables seraient les victimes.

  • prunette 18/09/2012 – 12h11

    Les obliger à se retourner sur leur passé, faire face aux conséquences de leurs actes sera la plus grande punition qu’ils puissent avoir. Ils ont refait leur vie, sont pères de famille, ont un emploi, une entreprise. Iils ont peur de tout perdre mais les victimes qu’ont elles perdu, enduré ! viols collectifs quand même messieurs, pour certains d’entre vous vous connaîtrez certainement l’angoisse du père qui craint que les mêmes faits arrivent à leur(s) propres(e) fille(s) sans oublier qu’il y aura toujours dans votre entourage une personne pour évoquer cette triste histoire et là il faudra affronter le regard, les questions de ceux qui vous sont chers. Le passé revient toujours à un moment ou à un autre comme un boomerang. Courage à ces deux jeunes femmes qui de victimes risquent de se retrouver accusées.

  • Nicolas 18/09/2012 – 11h47

    Sauf qu’en photo ce n’est pas le quartier des Larris, mais « La Redoute » également à Fontenay sous bois (mais pas du tout au même endroit…)

  • jeff979 18/09/2012 – 11h31

    à t-toi Vous vivez tellement replié sur vous-même dans vos codes de cité, que vous transformez un viol collectif en acte consentant ! Intimidation, violence, trafiques voilà le quotidien de ces zones de non-droit et ce n’est pas une caricature, loin de là. Ces jeunes filles auraient-elles pu refuser ? Entourées par 15 personnes shootées aux films x, qui n’appréhendent les femmes que pour le plaisir qu’elles peuvent leur procurer ? Des fratries entière en causes ? Pas d’hypocrisie tout le monde connait le système, laissés à eux-même par des parents absents ou exténués, les grands frères entrainent les petits frères (excellents guetteurs) dans leur méfaits. Tout le monde le sait, les pouvoirs publiques le savent… mais rien n’est fait… l’argent que génère les trafiques pèse bien plus lourd que tous les dégâts collatéraux qu’ils peuvent causer…

  • Gollum 18/09/2012 – 10h50

    Encore une zone de non-droit où les policiers ne mettent pas les pieds…

  • pipou 18/09/2012 – 10h50

    Eux au moins ont pu refaire leurs vies. C’est bien tant mieux pour eux, mais cela ne doit pas les emp?cher d’?tre jug?s et condamn?s, pour qu’elles puissent peut ?tre enfin vivre et faire leurs vies elles aussi.

  • freestyle 18/09/2012 – 09h25

    dans les cités, les victimes sont coupables, le monde à l’envers !

  • ungars 18/09/2012 – 09h11

    « entre 1999 et 2001 » : plus de 10 ans ! C’est trop tard. Ca ne veux plus dire grand chose de rendre la Justice après de tels délais. Retrouver le scooter d’un fiston à Sarkozy a pris bien moins de temps…

  • vivelacampagne 18/09/2012 – 09h01

    Ce n’est hélas pas un cas isoler ! Pour en arriver là c’est que le respect pour la femme n’existe pas ni dans l’éducation ou par le biais de la religion. Le vrai procès sera déjà celui de savoir … et on irait sans doute vers quelques surprises. Ces jeunes avaient sans doute une sœur n’est-ce pas et la respectait non ? C’est un crime, car en bande c’est encore plus lâche.

  • 505811906f794 18/09/2012 – 08h15

    On veut essayer de nous faire croire que les filles étaient consentantes , comme croire qu’elles pourraient l’etre.

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