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Archives de Tag: violences sexuelles

La féministe américaine Phyllis Chesler s’insurge contre les féministes opportunistes

Phyllis Chesler est une féministe américaine, psychologue de formation, qui a écrit de nombreux livres depuis 50 ans, pour dénoncer l’oppression des femmes et sa conséquence sur leur équilibre psychologique. Mariée à un Afghan rencontré aux USA pendant ses études à Bard College, elle a raconté son abominable transformation lors de son retour à Kaboul et sa terrible expérience du monde musulman.  Militant contre le traitement indigne des femmes dans les pays musulmans, elle a écrit sur les crimes d’honneur et les mariages forcés.
Engagée dans le judaïsme, elle soutient Israël et défend le droit des femmes à prier au Kotel, le mur des lamentations à Jérusalem. Elle fait donc tâche dans le milieu féministe politiquement correct antisioniste et islamophile. Cet ostracisme l’a conduite à réfléchir sur le féminisme opportuniste soumis aux idéologies politiques et à conclure que certaines féministes non seulement ne soutiennent pas toutes les femmes victimes d’abus mais ignorent les victimes lorsqu’elles ne rentrent pas dans le champ de leurs options politiques.
Phyllis Chesler dénonce le féminisme à géométrie variable et ce qu’elle a observé aux USA est tout à fait identique à ce que nous vivons en France et dans toute l’Europe. L’exemple le plus marquant étant le refus de défendre les femmes violées à la gare de Cologne et d’excuser les violeurs immigrés, le mâle musulman immigrant étant aujourd’hui pour les bien pensants de gôche le véritable damné de la terre.
Je vous invite donc à lire le dernier article de Phyllis Chesler, un pavé dans la mare de ces féministes aveuglées par leur « servitude volontaire » comme dirait Etienne de la Boëtie.
October 16, 2018 • 12:30 PM

https://www.tabletmag.com/scroll/272605/feminists-against-women?mc_cid=87dd82d613&mc_eid=b2cbd7fbec

NB J’ai utilisé la traduction automatique et je l’ai rapidement corrigée. Le texte original en anglais est au-dessous.

Hier encore, Hillary Clinton a insisté sur le fait que Bill  n’avait pas abusé de son pouvoir en permettant à sa stagiaire, Monica Lewinsky, qui avait la moitié de son âge, de le servir sexuellement. Les paroles d’Hillary sont incroyables et embarrassantes.

 En tant que personne qui étudie la violence sexuelle à l’égard des femmes depuis près de cinquante ans, je suis profondément troublée de la voir utilisée à des fins politiques partisanes. Cela enflamme les anti-féministes, mais plus important encore, cela affaiblit l’élan du mouvement # MeToo et, je le crains, rendra plus difficile à la prochaine victime de viol de porter plainte.

Mon dernier livre,  Une féministe politiquement incorrecte , traite de cette question de manière approfondie . À mon époque, la plupart des femmes américaines étaient régulièrement harcelées et agressées sexuellement. On nous a appris à nous en vouloir. Nous avons également compris que si nous nous plaignions, nous ne serions pas crues ou nous serions encore honteux. Nous avons appris à tolérer les lieux de travail hostiles, les espaces publics hostiles et les environnements domestiques hostiles. Beaucoup d’entre nous sont devenues des survivantes agressives. Certaines, en particulier les victimes d’inceste, sont tombées dans toutes les failles.

Tout cela a été oublié ou, plutôt, ce savoir a systématiquement disparu. Au milieu des années 80, sinon plus tôt, notre travail féministe le plus radical et le plus radical n’était plus enseigné dans les universités. Le mouvement # MeToo devait réinventer la roue féministe.

Etre violée est une chose qu’une femme n’oublie jamais – surtout si elle est une dirigeante féministe, car elle comprend que le viol est un acte de domination violente destiné à humilier et traumatiser une femme. Le fait d’être harcelée sexuellement et violée par votre employeur – lorsque vous devez conserver votre emploi – consigne une femme à l’enfer.

Une victime de viol porte son fardeau, absorbe le coup et tente de passer à autre chose. Certaines femmes ne peuvent pas le faire; Elles s’effondrent et tombent en morceaux Mais même une personne qui a pu apprendre à vivre avec son traumatisme est toujours hantée par la honte ou le chagrin pour toujours.

Une enfant violée par son père peut également passer à autre chose, mais une victime de l’inceste n’oublie jamais et ne pardonne jamais à la mère qui ne l’a pas protégée, l’a vendue pour payer le loyer, a refusé de la croire et l’a expulsée de la famille lorsqu’elle a protesté et rendu le crime public. La plupart des victimes d’inceste n’éprouvent pas autant de rage contre leur père violeur que contre la trahison intime de leur mère.

De tels événements traumatisants sont difficiles à raconter. La victime elle-même hésite à plonger dans le marais des souvenirs. Cela peut littéralement la rendre malade. Le regard des non-thérapeutes et des non-féministes brillent. Les thérapeutes féministes sont formés pour écouter – mais une bonne thérapie prend du temps, et les détails comptent vraiment – chaque détail a son importance.

À une époque où les femmes qui dénoncent les violences sexuelles sont censées être crues – moi aussi, j’écris au sujet du harcèlement sexuel et du viol commis par mon patron aux Nations Unies. Ce qui me hante, c’est que deux icônes du féminisme américain, Robin Morgan et Gloria Steinem (qui étaient aussi mes amies et alliées), ont ignoré mon viol, ont fait cause commune avec mon violeur et m’ont accusée de délation.

Oui, cela ne me fait aucun plaisir de les exposer – et je ne pense pas que ce qu’elles ont fait signifie que le féminisme fait fausse route. Morgan était le vrai délinquant, l’opportuniste par excellence. Steinem s’est simplement couvert pour elle. Ce faisant, MS Magazine s’est imposé sur le «territoire» du féminisme international.

Une décennie plus tard, Steinem semblait avoir appris sa leçon, du moins lorsqu’un   juge conservateur , Clarence Thomas, était sur le point d’être nommé à la Cour suprême. Elle se tenait avec Anita Hill. Mais elle ne m’a pas soutenue – ni avec Paula Jones, Juanita Broderick ou Monica Lewinsky (qui n’a affirmé aucun crime) en ce qui concerne la prédation sexuelle et les peccadillos de Bill Clinton. En fait, certaines grandes féministes se moquaient de Lewinsky: «style fille moyenne». Elle a écrit à ce sujet dans  Vanity Fair .

C’était aussi horrible pour elle que l’était son amie, une femme beaucoup plus âgée, la trahison originale de Linda Tripp. Psychologiquement, les femmes sont très blessées par les femmes que nous croyons être nos amies quand elles s’en prennent à nous. Les victimes, les prétendues «bonnes» personnes, se souviennent clairement des victimes de crimes beaucoup plus terribles.

Vers la fin de 2017, dans les pages du New York Times, Maureen Dowd a appelé Gloria pour sa défense de l’abus de pouvoir et du priapisme de Bill Clinton. Dowd a écrit: « Le féminisme institutionnel est mort lorsque Gloria Steinem, Madeleine Albright et d’autres féministes de premier plan ont plaidé en faveur du président Clinton alors qu’il avait menti effrontément pour n’avoir jamais eu de relation sexuelle avec » cette femme « – Monica Lewinsky. »

Les autres victimes connues de Clinton ont-elles été crues? Ont-elles obtenu justice? Qu’en est-il des victimes inconnues?

En outre, vers la fin de 2017, un  article  de Peggy Noonan dans  le Wall Street Journal  décrivait le rôle de Gloria dans la protection de Bill Clinton. Elle a cité un  article  de Caitlyn Flanagan dans l’Atlantique indiquant que, dans les années 1990, «le mouvement [féministe] était devenu un mouvement partisan». Flanagan nous rappelait le fameux éditorial de mars 1998 que Gloria avait écrit pour le  New  York Times,  elle a «humilié la victime, blâmé la victime et vieilli» et «exhorté la compassion et la gratitude envers l’homme accusé». Elle a souligné que Steinem avait qualifié les agressions de «passables».

Le 30 novembre 2017, Gloria a  imprudemment répondu  à ces critiques dans une interview dans les pages du Guardian. Elle aurait déclaré que «ce que vous écrivez au cours d’une décennie, vous ne l’écrivez pas nécessairement au cours de la prochaine». J’interprète cela comme si elle disait que les temps étaient différents, que nous ne savions pas ce que nous savons maintenant. Ce n’est pas vrai. Les féministes savaient tout sur le viol et le harcèlement sexuel à l’époque.

C’était le Gloria que j’avais rencontré au début des années 1980. À l’époque, elle a dissimulé la collaboration opportuniste de Robin avec un violeur et la trahison de sa victime. elle savait que je la voyais, ainsi que celle de Gloria, avoir échoué à confronter mon violeur (c’est ce que je lui avais demandé de le faire) comme un échec du courage féministe, du principe féministe et de la loyauté personnelle. Elle savait que je pensais qu’un homme comme mon violeur continuerait à s’attaquer aux femmes. Tout cela ne faisait aucune différence.

La semaine dernière, j’ai écrit directement à une féministe de premier plan, très proche de Gloria, pour l’inviter à utiliser son influence considérable auprès des principaux médias féministes et grand public au nom de mon travail. Je n’ai rien entendu en retour. Je l’ai fait parce qu’il semble y avoir une sorte de blocus général des médias contre mon livre. Au moins quarante grands points de vente de gauche, féministes et grand public n’ont même pas attaqué ce travail. Pour eux, cela n’existe pas. Je reste un dissident dans le goulag américain. C’est le sujet d’une autre pièce entièrement.

Et maintenant, ce que je craignais peut arriver. Les médias conservateurs qui, jusqu’à présent, ont commenté ce livre de manière très très positive relèveront bientôt cette histoire et la poursuivront. Les féministes ont eu de nombreux mois pour reconnaître la manière dont les dirigeantes féministes se sont parfois comportées comme des mères dans des familles incestes. Ils auraient pu le « posséder », le filer, le contester, en tirer des leçons. Eux et les médias qu’ils ont influencés ont jusqu’à présent échoué.

Je ne suis pas responsable de ce qui peut arriver ensuite.

The sordid history of famous feminists shaming victims of sexual abuse

October 16, 2018 • 12:30 PM

https://www.tabletmag.com/scroll/272605/feminists-against-women?mc_cid=87dd82d613&mc_eid=b2cbd7fbec

Just yesterday, Hillary Clinton insisted that Bill did not abuse any power when he allowed his intern, Monica Lewinsky, who was half his age, to sexually service him. Hillary’s words are beyond belief and beyond embarrassing.

 As someone who has studied sexual violence against women for nearly fifty years, I am deeply troubled to see it used for partisan political gain. Doing so inflames anti-feminists but more important, it cheapens the momentum of the #MeToo movement and, I fear, will make it harder, not easier, for the next rape victim to successfully press charges.

My latest book, A Politically Incorrect Feminist, deals with this issue in depth and at length. In my day, most women in America were routinely sexually harassed as well as sexually assaulted. We were taught to blame ourselves. We also understood that if we complained we would not be believed or we’d be further shamed. We learned how to tolerate hostile workplaces, hostile public spaces, and hostile home environments. Many of us became tough survivors. Some, especially incest victims, fell through all the cracks.

All this was forgotten or, rather, this was knowledge that was systematically disappeared. By the mid-1980s, if not sooner, our best and most radical feminist work was no longer being taught in universities. The #MeToo movement had to reinvent the feminist wheel.

Being raped is something that a woman never forgets—especially if she’s a feminist leader because she understands that rape is an act of violent domination meant to humiliate and traumatize a woman. Being sexually harassed and raped by your employer—when you need to keep the job—consigns a woman to a special circle of hell.

A rape victim bears up under the weight of it, absorbs the blow, and tries to move on. Some women cannot do it; they break down and break apart. But even someone who can numbly, dumbly move on may still be dimly and occasionally haunted by shame or sorrow forever after.

A child who is raped by her father can also move on, but an incest victim never forgets and never forgives the mother who did not protect her, sold her for rent money, refused to believe her, and ejected her from the family when her protests became too public. Most incest victims do not rage against their rapist fathers as much as against their mother’s intimate betrayal.

Such traumatic events are difficult to discuss. The victim herself is reluctant to re-enter the memory swamp. It can literally make her sick. The eyes of non-therapists and non-feminists glaze over. Feminist therapists are trained to listen—but good therapy takes a long time, and the details really matter—they’re all that matter.

In an era in which women who allege sexual violence are supposed to be believed—I, too write about being sexually harassed and raped by my boss at the United Nations. What haunts me, is that two icons of American feminism, Robin Morgan and Gloria Steinem, (who were also my friends and allies), covered up my rape, made common cause with my rapist, and ostracized me for whistleblowing.

Yes, they did. it gives me no pleasure to expose them—and I do not think that what they did means that feminism is all wrong. Morgan was the real offender, the quintessential opportunist. Steinem merely covered for her. By so doing, Ms. Magazine gained a lock-hold on the “territory” of international feminism.

A decade later, Steinem seemed to have learned her lesson, at least when a conservative judge, Clarence Thomas, was about to be appointed to the Supreme Court. She stood with Anita Hill. But she did not stand with me—nor did she stand with Paula Jones, Juanita Broderick, or Monica Lewinsky (who alleged no crimes) when it came to Bill Clinton’s sexual predation and peccadillos. In fact, Lewinsky was mocked by some leading feminists, “mean girl style.” She has written about this in Vanity Fair.

This was as awful for her as was her friend,  a much older woman, Linda Tripp’s original betrayal. Psychologically, women are very hurt by the women whom we believe to be our friends when they turn on us. Bystanders, the supposedly “good” people, are clearly remembered by the victims of far more terrible crimes.

Towards the end of 2017, in the pages of the New York Times, Maureen Dowd called out Gloria for defending Bill Clinton’s abuse of power and priapism. Dowd wrote: “Institutional feminism died when Gloria Steinem, Madeleine Albright and other top feminists vouched for President Clinton as he brazenly lied about never having had a sexual relationship with ‘that woman’—Monica Lewinsky.”

Were Clinton’s other known victims believed? Did they receive justice? What about the unknown victims?

Also, toward the end of 2017, an article by Peggy Noonan in The Wall Street Journal described Gloria’s role in protecting Bill Clinton. She cited an article by Caitlyn Flanagan in the Atlantic that said that by the 1990s, “The [feminist] movement had by then ossified into a partisan operation.” Flanagan reminded us of the famous March, 1998 op-ed Gloria wrote for the New York Times in which she “slut-shamed, victim-blamed, and age-shamed” the victims and “urged compassion for and gratitude to the man the women accused.” She pointed out that Steinem characterized the assaults as “passes.”

On November 30, 2017, Gloria unwisely responded to these critiques in an interview in the pages of the Guardian. She is quoted as saying that “what you write in one decade you don’t necessarily write in the next.” I interpret that as her saying that the times were different then, that we didn’t know then what we know now. This is not true. Feminists knew all about rape and sexual harassment back then.

This was the Gloria whom I had encountered in the early 1980s. Back then, she covered up Robin’s opportunistic collaboration with a rapist and her betrayal of his victim; she knew that I viewed her, Gloria’s, failure to confront my rapist together with me (this is what I’d asked her to do) as a failure of feminist courage, feminist principle, and personal loyalty. She knew that I thought that a man like my rapist would keep preying on women. This all made no difference.

Last week, I wrote directly to a leading feminist who is very close to Gloria and asked her to consider using her considerable influence with the major mainstream and feminist media on behalf of my work. I’ve heard nothing back. I did so because there seems to be some kind of mainstream media blockade against my book. At least forty major left-wing, feminist and mainstream outlets have not even attacked this work. To them, It does not exist. I remain a dissident in the American Gulag. That is the subject of another piece entirely.

And now, what I feared may come to pass. The conservative media which, so far, has reviewed this book very, very positively, will soon pick up this particular story and run with it. Feminists had many months to acknowledge the way in which feminist leaders have sometimes behaved just like mothers in incest families. They could have “owned” it, spun it, challenged it, learned from it. They, and the media that they’ve influenced have so far failed to do so.

I am not responsible for what may happen next.

Pour en savoir plus

Phyllis et Kate Millet, New York 1976

Le regard de Marieme Helie Lucas, sociologue algérienne spécialiste des droits des femmes lutte depuis des décennies contre l’intégrisme islamique . Elle a fondé « Femmes sous loi musulmane »

Que la gauche et bien trop de féministes s’en tiennent à la théorie des priorités (exclusive défense des émigrés – rebaptisés ‘musulmans’- contre la droite occidentale capitaliste) est une erreur fatale dont elles répondront devant l’histoire, et un abandon des forces progressistes de nos pays dont l’absurde inhumanité fera tâche indélébile sur le drapeau de l’internationalisme. 


A ce boulet conceptuel de la gauche (l’ennemi principal vs l’ennemi secondaire) s’ajoute une autre théorie des priorités, celle ci issue des organisations de droits humains : une implicite hiérarchie des droits fondamentaux selon laquelle les droits des femmes viennent loin après les droits des minorités, les droits religieux, les droits culturels, pour ne nommer que quelques uns de ceux qui sont régulièrement opposés aux droits des femmes, – et ce jusqu’à l’ONU.

  • D’autres réactions à chaud après les viols de Cologne

https://laconnectrice.wordpress.com/2016/01/13/viols-de-cologne-reponse-dune-feministe-historique-a-des-feministes-islamophiles/

Quand donc sortirez-vous de votre aveuglement antiraciste qui voile la
réalité du sexisme de ces cultures que vous défendez becs et ongles ? Vous
vous trompez constamment de cible : vous préférez attaquer vos sœurs
féministes qui, comme moi, depuis des décennies, dénoncent la progression
fatale en Europe, d’une idéologie incompatible avec les droits des femmes.
Partout, jaillit l’interrogation « Où sont passé les féministes ? ». Pourquoi
leur silence sur ce machisme venu d’ailleurs ? Mais à l’évidence, nous ne
nous réclamons pas du même féminisme. Le vôtre est gangrené par un gauchisme
qui a toujours préféré l’Autre, fut-il barbare, aux siens. Le féminisme est
une pensée et un combat qui vise l’autonomie et qui rompt avec les
dépendances idéologiques. Etes-vous sûres de faire partie de cette noble
entreprise ? Je ne me suis jamais reconnue dans vos positions, calquées sur
celles de l’extrême-gauche, qui ne donnent pas la priorité à la cause des
femmes. Réveillez-vous mes sœurs ! Sortez donc de la colonisation
idéologique qui vous barre la route à une pensée libre.

https://laconnectrice.wordpress.com/2016/02/01/viols-de-cologne-analyse-de-kamel-daoud-ecrivain-algerien/

https://laconnectrice.wordpress.com/2016/02/01/viols-de-cologne-reaction-du-parti-des-femmes-du-quebec/

 

#balancetonporc#moiaussi. Des héroïnes pour le magazine Time

Le magazine Time vient de nommer « personnalité de l’année » 6 femmes, les « briseuses de silence » qui ont eu le courage de dénoncer les agressions sexuelles dont elles avaient été victimes. Si 5 d’entre elles posent sur la couverture à visage découvert, on ne voit de la 6ème que le coude car elle a souhaité préserver son anonymat par crainte de représailles. Cette dernière est une jeune employée d’un hôpital du Texas.

Chaque année depuis 1927, les rédacteurs du magazine TIME élisent la Personne de l’année en reconnaissance de celle ou du groupe qui ont le plus influencé l’information pendant l’année, pour le meilleur ou pour le pire. Il ne s’agit donc pas d’un jugement de valeur (l’année dernière Trump avait été élu) mais d’un constat quantitatif. Autrement dit, #me too, #moi aussi et #balance ton porc ont fait le buzz. Il n’en demeure pas moins que cette publication reste un hommage pour toutes les femmes qui se sont élevées nominalement ou anonymement contre le harcèlement sexuel. Qu’on se le dise !

Photo composite by Billy & Hells for TIME. Swift photographed Nov. 16 in Los Angeles; Pascual, Iwu, Judd, Fowler and Anonymous photographed Nov. 19 in San Francisco.

http://time.com/5052362/time-person-of-the-year-2017-arm-cover/?xid=homepage

5 victimes de harcèlement et agression sexuelles posent à visage découvert sur la couverture du Time : les actrices Taylor Swift et Ashley Judd, l’ex ingénieur Uber  Susan Fowler, la lobbyiste Adama Iwu et Isabel Pascual, une cueilleuse de fraises immigrée mexicaines dont le nom a été changé pour protéger son identité.

Cette jeune victime a raconté au Time qu’elle conservait le souvenir douloureux des détails de son agression et qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander si elle aurait pu se protéger, que s’était-il passé, pourquoi n’avait-elle pas réagi, avait-elle fait quelque chose , avait-elle dit quelque chose, avait-elle eu un comportement qui avait pu faire penser à son agresseur qu’elle était consentante ?

La femme anonyme a souhaité être mentionnée afin d’encourager toutes les femmes victimes de harcèlement et agression sexuelles à s’exprimer même si elles doivent se protéger et protéger leur famille en gardant l’anonymat.

Dans le même temps, en France des personnalités s’acharnent contre ces ignobles délatrices, ces fanatiques féministes, ces castratrices menaçantes. Une fois de plus nos zélites prouvent que la France est bien la patrie des Droits de l’Homme (du mâle). En ces temps de djihadisme civilisationnel, le mépris des musulmans pour la femme conforte les machos qui n’attendaient que ce soutien pour sortir de l’ombre.

Pour en savoir plus

https://twitter.com/hashtag/metoo

http://www.boursorama.com/actualites/le-mouvement-metoo-personnalite-de-l-annee-2017-pour-time-933fe54fc177dc40df836f71c06d558e

 

 

 

Protéger nos enfants de la pornographie. Pétition

Adressée à candidats élection présidentielle

Protéger nos enfants de la pornographie.

L’accès libre aux images pornographiques, souvent d’une violence extrême, est possible depuis plusieurs années sans aucune restriction pour les mineurs. Certains enfants, parfois de moins de 11 ans, développent une véritable addiction à ces images et en consomment deux à trois heures par jour. Leur vision de la sexualité est dès lors faussée avec la possibilité de conséquences durables sur les relations entre hommes et femmes.

 Dans leur grande majorité, ces sites pornographiques montrent un mode de relation sexuelle où les femmes subissent violences et situations dégradantes. Lorsque l’on tape « gang bang »  dans la barre de recherche, s’affiche une liste impressionnante de vidéos de viols collectifs en consultation libre et gratuite. Ceci participe de ce qu’on appelle la culture du viol, et on ne peut nier la dangerosité de ces images pour des enfants encore incapables d’un recul critique, avec en particulier des conséquences sur les violences faites aux femmes. Ces images sont faites par des adultes pour les adultes et pas pour les enfants, réservons les aux adultes.  Si on accepte cette diffusion libre, la protection des mineurs est alors de fait un vain mot.

 Aujourd’hui, les fournisseurs d’accès Internet ont le devoir de ne plus diffuser ces images sans restriction d’accès. Il est possible d’interdire l’accès des mineurs aux sites pornographiques, comme la loi l’exige, en demandant, avant la première image, un numéro de carte bancaire (cartes réservées aux majeurs). Le risque d’amendes importantes et la menace de fermeture d’un fournisseur d’accès en cas de récidive seraient sûrement suffisamment dissuasifs.

Nous demandons que les candidats à la présidence de la République prennent position sur ce sujet.

Cette pétition sera remise à:

  • candidats élection présidentielle

Lire la lettre de pétition

College National des Gynecologues Obstétriciens Français a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 45 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.

La menace de viol conditionne toutes les femmes de la planète

Publié le

A la veille de la journée internationale des femmes, mardi 8 mars 2016, le bilan de la condition des femmes dans un monde dirigé par les hommes, est catastrophique.

Rien ne dit qu’on monde dirigé par les femmes serait meilleur mais il semble que nous, femmes, ne le saurons jamais tant la dictature des hommes est implacable, exprimée en particulier dans les affaires de viol qui depuis un an ont défrayé la chronique malgré l’omerta voulue par la police mâle de dirigeants mâles. Mais il y a pire, le déni lorsque les violeurs sont idéologiquement des victimes privilégiées et choyées par la gauche. J’ai nommé les « migrants ».

Le journaliste algérien Kamel Daoud qui avait courageusement analysé les viols collectifs de Cologne et d’Europe du Nord fait l’objet de plusieurs diatribes « politiquement correctes » publiées par des journaux autrefois respectés comme « Le Mode » et Libération ». On pourra lire à ce propos l’article de Dominique Jamet  « Le fait colognial ». (sic) qui souligne que pour ces soit-disant universitaires « il ne s’est rien passé à Cologne ».

Le sondage IPSOS effectué à la demande du docteur Muriel Salmona présidente de l’association « Mémoire traumatique », révèle à quel point la culture du viol est enracinée et vivace. Il révèle que l’opinion qu' »une femme violée l’a cherché » est toujours populaire chez les femmes comme chez les hommes; que la conviction qu’on homme ne peut pas refréner ses pulsions sexuelles et qu’un homme a plus de besoins sexuels qu’une femme est toujours ancrée malgré des preuves scientifiques contradictoires; il enfonce le clou sur la banalisation du viol qui fait toujours l’objet de blagues salaces; il rappelle que nombre de femmes violées ne portent pas plainte de crainte d’être traitées avec désinvolture, méprisées, vues comme des coupables « des salopes qui l’ont bien cherché » ; que pour la majorité des gens, il n’y a pas viol s’il n’y a pas de violences physiques visibles et tangibles ; etc.

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Fresque dessinée sur un mur de l’hôpital de Clermont-Ferrand, dans la salle de garde en janvier 2015. On ne connait que trop l’ambiance obscène et sexiste des salles de garde qui héberge ces médecins auxquels nous confions notre santé et notre corps On notera que le personnage violé est Wonder Woman, image mythique de la femme invincible.

Muriel Salmona rappelle qu’un viol est tout acte sexuel imposé quel qu’il soit : pénétration vaginale, anale, orale avec le pénis, les doigts ou un objet, éjaculation sur toute partie du corps de la victime, fellation forcée, contrainte de visionner de la pornographie ou les actes sexuels d’autrui, etc. Les prédateurs sexuels ne manquent pas d’imagination et leur perversité est sans limite comme droguer ou saouler une femme pour abuser d’elle ou donner des bonbons ou menacer de petites filles pour pouvoir s’en servir à leur guise … »sans violence ». Les violeurs profitent sans vergogne de toute situation objective de faiblesse : état de sujétion par position hiérarchique, maladie ou handicap.

90% des victimes de viol sont des femmes et 99% des violeurs sont des hommes.

Ces violeurs se servent de leur pénis, de leurs mains ou d’un phallus (matraque, canon de révolver, bouteille, godmiché, manche à balai, etc.) pour violer aussi les enfants, les hommes et les grands mères sans limite d’âge.

La tolérance à la menace de viol qui plane sur toutes les femmes du monde, sans exception, joue une rôle fondamental dans la soumission des femmes à la dictature masculine et, parfois, à leur complicité.

La terreur du viol est ancrée au plus profond de la psychologie des femmes dès leur plus jeune âge, elle est tellement enfouie au plus profond d’elles-mêmes qu’elles n’en sont même pas conscientes mais adoptent des comportements automatiques et des règles discriminatoires et aliénantes pour s’en protéger, souvent en vain. « T’as pas à te faire remarquer, ma belle, ou sinon gare à tes fesses ».

La Connectrice

Pour en savoir plus

J’ai écrit de nombreux articles sur le sujet du viol. Vous pouvez les retrouver en tapant « viol » dans la fenêtre de recherche de ce blog dans la colonne de droite.

LC

Viols de Cologne nuit de la Saint-sylvestre 2015/16

https://fr.wikipedia.org/wiki/Agressions_sexuelles_du_Nouvel_An_2016_en_Allemagne

Analyse de Kamel Daoud sur les viols de Cologne

http://laconnectrice.net/2016/02/01/viols-de-cologne-analyse-de-kamel-daoud-ecrivain-algerien/

Culture du viol en France. Enquête IPSOS

Publié le
  • Article de Muriel Salmona Pour en finir avec la culture du viol

http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/Articles-Dr-MSalmona/2016article-deni-culture-du-viol.pdf

  • Les résultats de l’enquête

http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/campagne2016/Resultats-Enquete-Ipsos-pour-Memoire-Traumatique-et-Victimologie-Les-Francais-et-les-representations-sur-le-viol.pdf

  • Le rapport sur l’enquête , analyse des résultats

http://www.memoiretraumatique.org/assets/files/campagne2016/RAPPORT-ENQUETE2016_IPSOS-AMTV.pdf

L’indulgence de la société pour les violeurs se traduit par la récidive , état des lieux en 2014

http://laconnectrice.net/2014/08/22/viol-de-faibles-peines-qui-encouragent-la-recidive/

Tabou universel : le viol des hommes par les hommes

http://laconnectrice.net/2014/06/02/tabou-universel-le-viol-des-hommes-par-les-hommes-comme-arme-de-guerre/

Il n’y a pas d’âge pour être violée

http://laconnectrice.net/2015/09/29/chasse-a-la-femme-il-ny-a-pas-dage-pour-etre-violee-ni-dage-pour-violer-viols-et-jugements-en-2015/

…Il n’y a pas d’âge pour être violée, des bébés de deux mois sont victimes et cette année une septuagénaire et une nonagénaire ont été violées.

De même il n’y a pas d’âge pour violer, ceux qui ont été pris étaient âgés de 17 à 77 ans….

 

Stop aux menaces et aux appels au meurtre et au viol de femmes sur les réseaux sociaux

Pétition – Médias
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Stop aux menaces et aux appels au meurtre et au viol de femmes sur les réseaux sociaux

Auteur : Docteure Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie

Créé le 13/09/2015

À l’attention : de Monsieur le président de la République et Mesdames et Monsieur les ministres de l’intérieur, de la Justice et des Droits des Femmes

C’est en appelant à signaler des tweets de menaces et d’appels au meurtre et au viol collectif concernant les Femen, à la suite de leur irruption au salon de la femme musulmane à Pontoise, samedi 12 septembre 2015, que j’ai reçu une menace de viol collectif à mon encontre. Les tweets haineux ont été bloqués grâce aux signalements de nombreuses internautes, mais la plupart des comptes d’où émanaient ces tweets n’ont toujours pas été fermés par twitter, permettant à leurs propriétaires de continuer de déverser leur haine et leurs appels au crime.

Il est intolérable que des femmes, comme les Femen soient menacées de crimes, parce qu’elles dénoncent la présence d’intervenants connus pour leurs propos machistes et misogynes contraires aux valeurs républicaines (au principe d’égalité de droits entre les femmes et les hommes, et de non-discrimination en raison du sexe), prônant sous couvert de «l’honneur de la femme musulmane», la soumission de la femme à son mari, sa mise sous contrôle, la restriction de ses libertés et la justification d’agressions sexuelles masculines (2) ; ou que d’autres femmes, parce qu’elles signalent des propos haineux d’appels au meurtre et au viol collectif sur le net, le soient également.

Nous vous demandons de dénoncer très fermement ces appels au meurtre et au viol, et de faire en sorte que les comptes soient fermés et que les menaces et les appels au meurtre et au viol ne restent pas impunis. Toutes les femmes et les filles doivent être protégées de ces violences sexistes et de ces menaces de crimes qui attisent un climat de haine envers les femmes et les filles et qui alimentent la culture du viol.

Rappelons que les délits et crimes sexuels envers les femmes et les filles sont très fréquents, commis majoritairement dans le couple et la famille ; qu’une femme sur cinq a subi des agressions sexuelles au cours de sa vie ; une femme sur six des viols et tentatives de vols ; que selon les enquêtes de victimation, les femmes adultes sont 86 000 chaque année à rapporter un viol ou une tentative de viol et que, si l’on croise les enquêtes, les filles mineures sont bien plus nombreuses a avoir subi des viols et des tentatives de viols, on peut évaluer leur nombre à plus de 120 000 ; que les violences sexuelles commencent très tôt, dans notre enquête IVSEA de 2015, 81% des victimes ont subi les premières violences sexuelles avant l’âge de 18 ans, 51% avant 11 ans, et 23% avant 6 ans (4) ; et enfin, que 100% des femmes rapportent  avoir subi un harcèlement sexiste et des violences sexuelles dans les transports en commun (5). Or, les victimes de violences sexuelles sont plus de 80% à rapporter qu’elles n’ont jamais été reconnues, ni protégées (4). Et ces violences représentent une atteinte grave à leur intégrité physique et psychique et à leur dignité. Elles ont, comme l’ont démontré de nombreuses études internationales, un impact catastrophique sur leur santé et sur leur qualité de vie (4).

Il est absolument impératif qu’une tolérance-zéro et une impunité-zéro soient mises en œuvre envers ceux qui exercent ces violences masculines et ceux qui les légitiment, ainsi que la mise en place d’une réelle politique de prévention, de protection et de prise en charge des victimes, afin que les droits fondamentaux des femmes et des filles soient enfin respectés.

Dre Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie
soutenue par le Collectif National pour les Droits des Femmes.


1) avec un tweet faisant référence aux attentats terroristes de Charlie Hebdo et appelant Daesh à faire de même au QG des Femen, et d’autres à la lapidation, à la peine capitale, à des viols collectifs

2) cf article http://www.huffingtonpost.fr/isabelle-kersimon/racisme-et-misogynie-a-lhonneur-a-pontoise_b_8115202.html

3) INSEE-ONDRP, enquêtes Cadre de vie et sécurité de 2010 à 2013. et enquête CVS 2008.

4) Enquête IVSEA Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, soutenue par l’UNICEF. Rapport consultable sur les sites stopaudeni.com et memoiretraumatique.org

5) sondage mené par le Haut Conseil à l’Égalité femmes/hommes en 2015 : http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/violences-de-genre/actualites-69/article/avis-du-hcefh-relatif-au

Viols en réunion de Fontenay-sous-bois : un verdict qui encourage les violeurs

Signez la pétition des « Féministes en mouvements »http://www.change.org/contreleviol

Monsieur le Président de la République,

Le verdict du procès du Tribunal de Créteil a créé, en France, une incompréhension. Ce verdict est catastrophique : Il semble dire aux victimes, porter plainte ne sert à rien, et aux violeurs, vous ne serez pas condamnés ou si peu !

Les médias continuent à tenir des propos inadmissibles en parlant de « tournantes », de « viols en réunion », au lieu de dire « viols collectifs » qui sont des crimes.

La France a soutenu la création par les Nations unies d’une journée internationale des droits des filles : c’était le 11 octobre ! Cette journée est proclamée par l’ONU parce que des millions de jeunes filles dans le monde sont victimes d’abus, de mariages forcés, de mutilations sexuelles. Le verdict du tribunal de Créteil arrive au moment même de cette journée mondiale et exige une réponse politique !

Ce procès n’est pas un fait isolé. Ce n’est pas un fait divers. Le viol est un crime.75.000 femmes sont violées chaque année dans notre pays. 10% d’entre elles portent plainte et seuls 2% des violeurs sont condamnés. Cette situation traduit la tolérance de notre société vis-à-vis des violences faites aux femmes. Le viol est une domination des hommes sur les corps des femmes. Il est une des expressions les plus violentes des inégalités entre les femmes et les hommes qui persistent dans notre société….

Vendredi 12 octobre, le parquet général de Paris fait appel pour 8 personnes

PARIS (Sipa) — Le parquet général de Paris a décidé de faire appel du verdict du procès des « tournantes » de Fontenay-sous-Bois où quatre personnes avaient été condamnées et dix autres acquittées mercredi soir devant les assises du Val-de-Marne, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Le ministère public fait appel pour huit personnes, les quatre condamnés mais aussi les quatre acquittés pour lesquels le parquet avait demandé des condamnations, a-t-on précisé de même source.

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Dans mon article précédent sur le procés des viols collectifs répétés -tournantes- de Fontenay-sous-bois, j’écrivais mon étonnement devant les réquisitions du parquet.https://laconnectrice.wordpress.com/2012/10/09/5-a-7-ans-requis-contre-des-violeurs-en-reunion-et-pourquoi-pas-la-relaxe/

En effet, soit les viols sont qualifiés et les criminels doivent être condamnés jusqu’à 20 ans de prison selon la loi, soit ils sont innocents et doivent être acquittés.

Le verdict annoncé ce jour est stupéfiant. La plupart des accusés sont relaxés et les autres sont condamnés à des peines symboliques. Une décision de justice incompréhensible parce qu’incohérente.

 Le verdict, rendu cette nuit à 1 h 30 du matin, laisse tous ceux qui ont suivi ce procès «du dehors» (l’audience avait lieu à huis clos, les accusés et parties civiles étant mineurs au moment des faits) perplexes. Quatre condamnations sur quatorze accusés. Des peines allant de trois ans avec sursis à un an ferme. Un seul accusé incarcéré à l’issue de l’audience (les autres avaient déjà purgé leur peine en détention provisoire).

Cela paraît peu pour un crime – le viol en réunion – passible de vingt ans de prison. Cela paraît dérisoire lorsque l’on a écouté les récits de Nina et Stéphanie (1). Lorsqu’on les a entendu raconter ces hommes qui «faisaient la queue», parfois à cinq, parfois à dix, parfois à quinze ou vingt, attendant «leur tour» dans des cages d’escalier glauques ou des caves immondes, leur imposant fellation, viol anal, viol vaginal, à la chaîne. Cela ne paraît rien pour qui a pu lire certaines déclarations des accusés lors de l’enquête où, se dénonçant les uns les autres, ils avaient donné de nombreux détails qui avaient permis de valider leur implication et les déclarations de Nina et Stéphanie.

Que s’est-il passé pendant ces quatre semaines de huis clos ? Les accusés ont nié, revenant sur l’intégralité de leur témoignage aux policiers. Certains ont affirmé qu’ils n’avaient rien fait. D’autres qu’ils avaient eu avec les deux jeunes filles, alors âgées de 16 ans, des relations «consenties». «Consentie», une sodomie dans une cage d’escalier avec un garçon croisé pour la première fois deux minutes avant. «Consenties», même spontanément «proposées», des fellations à des garçons rencontrés juste après avoir subi un viol collectif par des dizaines d’autres garçons. Nina et Stéphanie, a expliqué un des accusés à la cour d’assises, étaient «les plus grosses putes de Fontenay». Malgré les coups, malgré les brûlures de cigarettes, elles étaient «volontaires», elles «aimaient ça». «C’est ce type de défense, répétée durant tout le procès, qui a précédé ce verdict», soupire Laure Heinich. Qui non, décidément, ne trouve pas moyen d’«expliquer».

http://www.liberation.fr/societe/2012/10/11/tournantes-de-fontenay-sous-bois-un-verdict-derisoire_852500

  • Des féministes sont indignées

La cour d’assises du Val-de-Marne a acquitté dans la nuit dix hommes poursuivis pour des viols collectifs commis sur deux jeunes femmes dans des cités de Fontenay-sous-Bois il y a plus de dix ans, et condamné quatre autres à des peines allant de trois ans avec sursis à un an de prison ferme. Le procès s’est tenu à huis clos. « Ce verdict envoie un message catastrophique à l’ensemble de notre société. Aux victimes de viol : porter plainte ne sert à rien ! Aux violeurs : il est permis de violer ! », poursuit le mouvement. « Le procès dans son ensemble est malheureusement à l’image du traitement judiciaire habituel des violences faites aux femmes et plus particulièrement des violences sexuelles », dit encore l’association, qui « rappelle que seules 10 % des femmes victimes de viol portent plainte et que seuls 2 % des violeurs sont condamnés ».

http://www.lepoint.fr/societe/proces-des-tournantes-les-feministes-scandalisees-par-le-verdict-11-10-2012-1515776_23.php

  • Nos ministres sont émues :

La ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, et la ministre de la Santé, Marisol Touraine, ont exprimé jeudi leur « émotion » et leur « malaise » à l’issue du procès pour viols collectifs de Créteil. La cour d’assises du Val-de-Marne a acquitté dans la nuit de mercredi à jeudi 10 hommes poursuivis pour des viols collectifs sur deux jeunes femmes, commis dans des cités de Fontenay-sous-Bois.http://www.lepoint.fr/societe/proces-des-tournantes-emotion-et-malaise-de-najat-vallaud-belkacem-et-marisol-touraine-11-10-2012-1515784_23.php

  • Silence des hommes

Pour l’instant, aucune réaction de nos ministres et intellos mâles

 »

  • Soit les accusés sont coupables

 Dans un contexte où une Française est violée toutes les 7 minutes en France, quand on sait que la plupart des femmes violées ne portent pas plainte parce que notre société est incapable de les prendre décemment en charge et les traite en coupables et non pas en victimes, quand on sait que 30% des occupants de nos prisons sont des criminels ou délinquants sexuels, quand on sait que la plupart des procès en assises concernent des violeurs, quand on constate que le harcèlement sexuel n’épargne aucune femme, on se dit qu’il ne fait pas bon être femme en France.

J’ai écrit ici que les peines prononcées contre les violeurs ne cessaient de s’amenuiser et qu’il était rare qu’elles dépassent dix ans, le maximum étant de 20 ans et n’étant jamais requis  Cette indulgence manifeste des tribunaux est un encouragement au viol. Les femmes françaises ne sont pas protégées par les institutions policières et judiciaires. Normal quand, à propos de l’affaire DSK, il s’est trouvé un intello humaniste,Jean-François Kahn, pour déclarer qu’on pouvait passer l’éponge sur « un troussage de domestique ». Normal quand notre élite défend la pornographie et la prostitution.

Normal que les femmes françaises soient traitées comme des sous-hommes quand on constate le déferlement de la misogynie ambiante et du déni des discriminations salariales et professionnelles qu’elles subissent.

Revenons à Fontenay-sous-bois. Une fois de plus on met l’accent sur les mensonge des défenderesses et le bon droit et le bon vouloir des accusés qui deviennent les victimes. C’est insupportable, c’est injuste et indigne d’un pays civilisé qui se revendique père des Droits de l’homme. A croire que les Droits de l’homme n’incluent pas les droits de la femme et que rien n’a changé depuis qu’Olympe de Gouges a été guillotinée pour avoir  écrit la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

  • Soit les accusés sont innocents

Ils sont tous relaxés et la société et ses institutions leur présentent des excuses

23 réactions

  • georges 19/09/2012 – 14h12

    Parce qu’ils ont « refait » leur vie, les violeurs d’hier devraient continuer celle ci en toute impunité? par contre les victimes, elles aimeraient un jour pouvoir construire la leur. C’est vers elles que va toute ma compassion. Bon courage à vous, et à toutes celles qui ont subi ces horreurs.

  • leo 19/09/2012 – 07h44

    Tot ou tard ,on finit par payer d’une façon ou d’une autre

  • chrispic 19/09/2012 – 00h18

    Peut être pas tous des violeurs, mais une grande majorité de lâches complices par leur silence.

  • __Toto 18/09/2012 – 18h28

    Et là, on comprend mieux pourquoi des gens se battent pour que les policiers de n’entre dans les banlieues : des complices !

  • GJA 18/09/2012 – 18h14

    Je prédis des acquittements, et quelques peines de prisons couvrant les détention provisoires déjà effectuées, bref, y’a pas grand monde qui va retourner au placard, voire personne, faudrait pas mettre le feu à la cité non plus !

  • fabou 18/09/2012 – 18h14

    que certains des accusés soient devenus pères de famille et aient refait leur vie, ne les empêche pas de répondre de leur crime ! ils doivent payer.

  • Yenamarre 18/09/2012 – 17h43

    Gildevos, pourquoi « surtout en bande » ? Je ne sais pas si vous avez une soeur mais vous avez une mère, une cousine, …, une nièce, …, peut-être une enfant ? Que diriez-vous si elle était violée, par qui que ce soit ??? Vous lui diriez : « dépêche-toi de porter plainte et ne va pas « bouleverser la vie des (pauvres) habitants » du quartier » ????? Comment peut-on écrire cela ???? Oh les pauvres habitants ! Leur petit quotidien va être bouleversé ! Non mais on croit rêver…ou cauchemarder ! Un peu de réflexion avant d’écrire…

  • gildevos 18/09/2012 – 17h26

    le viol, surtout en bande, les tournantes, est une abomination envers la femme ! Ignoble, certes, mais pourquoi attendre 5 ans pour la dénonciation ? Voici 11 ans après les faits que des actions de la Justice bouleversent la vie des habitants ! N’est-ce pas un peu tard ?

  • Redhouse 18/09/2012 – 17h03

    Juger des trentenaires devant le tribunal-pour-enfants, c’est courtelinesque

  • Le saigneur des agneaux 18/09/2012 – 16h38

    La lacheté de leurs actes cumulé à la mauvaise foi de leur propos,beau tableau.On commet des méfaits et ce sont les victimes qui sont à blamer.

  • Ibn_bakr 18/09/2012 – 15h17

    En réponse @freestyle. « Le monde à l’envers », c’est un peu ça on dirait, à lire la réaction des gens dans l’article.

  • ludo75 18/09/2012 – 13h19

    UNGARS, stp parle de ce que tu connais. Si cela a mis autant de temps, c’est parce que les victimes, à savoir les deux jeunes femmes, ont mis des années avant de se décider de porter plainte.

  • ruben 18/09/2012 – 13h03

    En réponse @ungars. vous n’etes pas serieur j’espere !! Pour les victimes même 100 ans après les faits ils très importants que la vérité soit entendu de tous et qu’ils passent plusieurs années en prison !! Trop facile de faire les cons 15 ans et de faire les hommes iréprochble à 30. Ce n’est pas une petite betise d’ados … Il faut que ce procès soit exemplaire cette affaire a beau avoir 10 ans mais il y a certainement d’autre cité aujourd hui où des jeunes filles se sont violer ou violentés et elle grace Nina et Stephanie elle parleront très vite !

  • just 18/09/2012 – 12h21

    En réponse @freestyle. et a les entendre les coupables seraient les victimes.

  • prunette 18/09/2012 – 12h11

    Les obliger à se retourner sur leur passé, faire face aux conséquences de leurs actes sera la plus grande punition qu’ils puissent avoir. Ils ont refait leur vie, sont pères de famille, ont un emploi, une entreprise. Iils ont peur de tout perdre mais les victimes qu’ont elles perdu, enduré ! viols collectifs quand même messieurs, pour certains d’entre vous vous connaîtrez certainement l’angoisse du père qui craint que les mêmes faits arrivent à leur(s) propres(e) fille(s) sans oublier qu’il y aura toujours dans votre entourage une personne pour évoquer cette triste histoire et là il faudra affronter le regard, les questions de ceux qui vous sont chers. Le passé revient toujours à un moment ou à un autre comme un boomerang. Courage à ces deux jeunes femmes qui de victimes risquent de se retrouver accusées.

  • Nicolas 18/09/2012 – 11h47

    Sauf qu’en photo ce n’est pas le quartier des Larris, mais « La Redoute » également à Fontenay sous bois (mais pas du tout au même endroit…)

  • jeff979 18/09/2012 – 11h31

    à t-toi Vous vivez tellement replié sur vous-même dans vos codes de cité, que vous transformez un viol collectif en acte consentant ! Intimidation, violence, trafiques voilà le quotidien de ces zones de non-droit et ce n’est pas une caricature, loin de là. Ces jeunes filles auraient-elles pu refuser ? Entourées par 15 personnes shootées aux films x, qui n’appréhendent les femmes que pour le plaisir qu’elles peuvent leur procurer ? Des fratries entière en causes ? Pas d’hypocrisie tout le monde connait le système, laissés à eux-même par des parents absents ou exténués, les grands frères entrainent les petits frères (excellents guetteurs) dans leur méfaits. Tout le monde le sait, les pouvoirs publiques le savent… mais rien n’est fait… l’argent que génère les trafiques pèse bien plus lourd que tous les dégâts collatéraux qu’ils peuvent causer…

  • Gollum 18/09/2012 – 10h50

    Encore une zone de non-droit où les policiers ne mettent pas les pieds…

  • pipou 18/09/2012 – 10h50

    Eux au moins ont pu refaire leurs vies. C’est bien tant mieux pour eux, mais cela ne doit pas les emp?cher d’?tre jug?s et condamn?s, pour qu’elles puissent peut ?tre enfin vivre et faire leurs vies elles aussi.

  • freestyle 18/09/2012 – 09h25

    dans les cités, les victimes sont coupables, le monde à l’envers !

  • ungars 18/09/2012 – 09h11

    « entre 1999 et 2001 » : plus de 10 ans ! C’est trop tard. Ca ne veux plus dire grand chose de rendre la Justice après de tels délais. Retrouver le scooter d’un fiston à Sarkozy a pris bien moins de temps…

  • vivelacampagne 18/09/2012 – 09h01

    Ce n’est hélas pas un cas isoler ! Pour en arriver là c’est que le respect pour la femme n’existe pas ni dans l’éducation ou par le biais de la religion. Le vrai procès sera déjà celui de savoir … et on irait sans doute vers quelques surprises. Ces jeunes avaient sans doute une sœur n’est-ce pas et la respectait non ? C’est un crime, car en bande c’est encore plus lâche.

  • 505811906f794 18/09/2012 – 08h15

    On veut essayer de nous faire croire que les filles étaient consentantes , comme croire qu’elles pourraient l’etre.

Campagne contre le viol conjugal

Publié le

Ce n’est pas parce qu’on est marié qu’on a le droit de violer, de frapper ou de martyriser son épouse. 30% des viols déclarés se dérouleraient dans le foyer conjugal, de préférence quand les enfants dorment et que l’épouse ne peut pas crier.

Le Collectif féministe contre le viol lance ce mardi 14 juin une campagne contre le viol conjugal. Silence médias. Je n’ai pas encore entendu un seul mot sur cette campagne …

http://www.cfcv.asso.fr/communiques/c2,communique.php?id=81

Vidéo de la campagne ici

http://www.20minutes.fr/article/740823/viol-sacro-saint-devoir-conjugal-denonce-campagne-

Ce que dit la loi

¤ Le viol est un crime 

« Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol. » Article 222.23 du Code pénal.

Chaque terme a son importance :

– pénétration sexuelle : c’est ce qui distingue le viol des autres agressions sexuelles ;

– de quelque nature qu’il soit : ceci désigne toute pénétration sexuelle, qu’elle soit vaginale, anale (sodomie) ou orale (fellation), ou pénétration sexuelle par la main ou des objets ;

– commis sur la personne d’autrui : ceci désigne soit une femme, soit un homme, soit un enfant – fille ou garçon – que la victime soit connue ou inconnue de l’agresseur ; ce dernier peut être extérieur à la famille ou lui appartenir (viol incestueux, viol conjugal) ;

– par violence, contrainte, menace ou surprise : ceci désigne les moyens employés par l’agresseur pour imposer sa volonté, au mépris du refus ou de l’âge de la victime ; c’est le non-consentement ou l’abus de minorité qui caractérisent le viol.

¤ Les autres agressions sexuelles sont des délits

« Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. » Articles 222.22 et 222.27 du Code pénal

– Ce sont des atteintes sexuelles autres que le viol, commises avec violence, contrainte, menace ou surprise. Elles ne sont pas toutes définies avec précision dans le Code pénal, mais regroupent par exemple les attouchements, la masturbation imposée, la prise de photos ou le visionnage pornographique sous contrainte, que ce soient des actes que l’agresseur pratique sur sa victime ou bien qu’il contraigne sa victime à les pratiquer sur lui.

– L’exhibition sexuelle, imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public, est également un délit d’agression sexuelle.

– Le harcèlement dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni par la loi.

– Le bizutage se définit par le fait d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants, notamment à connotation sexuelle, lors de manifestations ou de réunions liées au milieu scolaire et socio-éducatif : par exemple, mettre en scène ou représenter un rapport sexuel, une fellation, un acte de sodomie, etc. Selon la loi n° 98-468 du 17 juin 1998, le bizutage est un délit, même en l’absence d’atteintes sexuelles caractérisées.

¤ Les atteintes sexuelles sans violence sur mineur(e)s sont également des délits

C’est le fait « par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de moins de quinze ans. » Article 227.25 du Code pénal
Le délit d’atteinte sexuelle est constitué même s’il est commis sans violence, contrainte, menace ni surprise, dès lors que la victime est un(e) mineur(e) de moins de 15 ans.
Si la victime est âgée de 15 à 18 ans, le délit d’atteinte sexuelle n’est constitué que lorsqu’il est commis par un ascendant, une personne ayant autorité ou abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions (Art. 227.27 C.P)

Extraits du Code Pénal

CHAPITRE II
Des atteintes à l’intégrité physique ou psychique de la personne

SECTION III

Des agressions sexuelles

Article 222-22

Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.

« Lorsque les agressions sexuelles sont commises à l’étranger contre un mineur par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable par dérogation au deuxième alinéa de l’article 113-6 et les dispositions de la seconde  phrase de l’article 113-8 ne sont pas applicables ».

« Le viol et les autres agressions sexuelles sont constituées lorsqu’ils ont été imposés à la victime dans les circonstances prévues par la présente section quelle que soit la nature des relations existantes entre l’agresseur et sa victime, y compris s’ils sont unis par les liens du mariage. Dans ce cas, la présomption de consentement des époux à l’acte sexuel ne vaut que jusqu’à preuve du contraire. »
Loi du 4 avril 2006

§ 1. – Du viol.

Article 222-23
Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.

Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle.

Article 222-24
Le viol est puni de vingt ans de réclusion criminelle :

1°     Lorsqu’il a entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ;
2°     Lorsqu’il est commis sur un mineur de quinze ans ;
3°     Lorsqu’il est commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de l’auteur ;
4°     Lorsqu’il est commis par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;
5°     Lorsqu’il est commis par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ;
6°     Lorsqu’il est commis par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice ;
7°     Lorsqu’il est commis avec usage ou menace d’une arme ;
8°    Lorsque la victime a été mise en contact avec l’auteur des faits grâce à l’utilisation, pour la diffusion de messages à destination d’un public non déterminé, d’un réseau de télécommunications ;
9°    Lorsqu’il a été commis à raison de l’orientation sexuelle de la victime
10° Lorsqu’il est commis en concours avec un ou plusieurs autres viols commis sur d’autres victimes.(loi de décembre 2005)
11°      Lorsqu’il est commis par le conjoint ou concubin de la victime ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité (loi du 4 avril 2006)

Article 222-25
Le viol est puni de trente ans de réclusion criminelle lorsqu’il a entraîné la mort de la victime ;
Les deux premiers alinéas de l’article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à l’infraction prévue par le présent article.

Article 222-26 
Le viol est puni de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu’il est précédé, accompagné ou suivi de tortures ou d’actes de barbarie.
Les deux premiers alinéas de l’article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables à l’infraction prévue par le présent article.

§ 2. – Des autres agressions sexuelles.

Article 222-27
Les agressions sexuelles autres que le viol sont punies de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.

Article 222-28
L’infraction définie à l’article 222-27 est punie de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende :

1°    Lorsqu’elle a entraîné une blessure ou une lésion ;
2°    Lorsqu’elle a été commise par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;
3°    Lorsqu’elle est commise par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ;
4°    Lorsqu’elle est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice ;
5°    Lorsqu’elle est commise avec usage ou menace d’une arme.
6°    Lorsque la victime a été mise en contact avec l’auteur des faits grâce à l’utilisation, pour la diffusion de messages à destination d’un public non déterminé, d’un réseau de télécommunications
7°   Lorsqu’elle est commise par le conjoint ou concubin de la victime ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité.

Article 222-29
Les agressions sexuelles autres que le viol sont punies de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende lorsqu’elles sont imposées :

1°    à un mineur de quinze ans ;
2°    à une personne dont la particulière vulnérabilité due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur.

Article 222-30
L’infraction définie à l’article 222-29 est punie de dix ans d’emprisonnement et de 1 000 000 € d’amende :

1°    Lorsqu’elle a entraîné une blessure ou une lésion ;
2°    Lorsqu’elle est commise par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;
3°    Lorsqu’elle est commise par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ;
4°    Lorsqu’elle est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice ;
5°    Lorsqu’elle est commise avec usage ou menace d’une arme.
6°    Lorsqu’elle a été commise à raison de l’orientation sexuelle de la victime.

Article 222-31
La tentative des délits prévus par les articles 222-27 à 222-30 est punie des mêmes peines.

Article 222-32
L’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

§ 3 . Du harcèlement sexuel.

Article 222-33
Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

SECTION V

De la mise en péril des mineurs

Article 227-25
Le fait, par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de quinze ans est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.

Article 227-26
L’infraction définie à l’article 227-25 est punie de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende :

1°    Lorsqu’elle est commise par un ascendant légitime, naturel ou adoptif ou par tout autre personne ayant autorité sur la victime ;
2°    Lorsqu’elle est commise par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ;
3°    Lorsqu’elle est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice.
4°    Lorsque le mineur a été mis en contact avec l’auteur des faits grâce à l’utilisation, pour la diffusion de messages à destination d’un public non déterminé, d’un réseau de télécommunications ;

Article 227-27
Les atteintes sexuelles sans violence, contrainte, menace ni surprise sur un mineur âgé de plus de quinze ans et non émancipé par le mariage * sont punies de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende :

1°    Lorsqu’elles sont commises par un ascendant légitime, naturel ou adoptif ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;
2°    Lorsqu’elles sont commises par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.

SECTION PREMIERE

Des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne.

§ 3. – Des menaces

Article 222-17
La menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes dont la tentative est punissable est punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet.

La peine est portée à trois ans d’emprisonnement et à 45 000 € d’amende s’il s’agit d’une menace de mort.

Article 222-18
La menace, par quelque moyen que ce soit, de commettre un crime ou un délit contre les personnes, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende lorsqu’elle est faite avec l’ordre de remplir une condition.

La peine est portée à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 € d’amende s’il s’agit d’une menace de mort.

Article 434-5
Toute menace ou tout autre acte d’intimidation à l’égard de quiconque, commis en vue de déterminer la victime d’un crime ou d’un délit à ne pas porter plainte ou à se rétracter, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000,00 € d’amende.

SECTION III bis

Du harcèlement moral

Article 222-33-2 
Le fait de harceler autrui par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

LA PRESCRIPTION

LES DISPOSITIONS PENALES

Prescription pour le crime de viol

– La prescription en ce qui concerne les majeurs :
Les victimes majeures ont 10 ans, à compter de la date des faits, pour porter plainte.

– La prescription en ce qui concerne les mineurs :
Pour les FAITS COMMIS DEPUIS LA LOI DITE « PERBEN II », entrée en vigueur le 10 mars 2004, les victimes de crimes qui étaient mineures pourront porter plainte jusqu’à20 ans à compter de leur majorité. C’est-à-dire jusqu’à leur 38 ans.

Pour les FAITS ANTERIEURS A LA LOI « PERBEN II » , seules les victimes de crimes qui étaient mineures et pour lesquelles les faits n’étaient pas déjà prescrits, bénéficieront de cet allongement de délai.

En général il s’agit des personnes qui n’avaient pas atteint leurs 28 ans avant la nouvelle loi. Mais 3 lois ayant précédé celle-ci, certaines années charnières ont pour résultat des calculs bien plus complexes.

Par exemple, pour les faits commis entre le 10 juillet 1979 et le 17 juin 1988, le délai de prescription était de 10 ans à compter de la majorité de la victime uniquement si l’auteur était un ascendant ou une personne ayant autorité. En l’absence de cette circonstance aggravante particulière, le délai était de 10 ans à compter des faits, sans considération de l’âge de la victime !

Prescription des agressions sexuelles

– La prescription en ce qui concerne les majeurs :
Les victimes majeures ont 3 ans, à compter de la date des faits, pour porter plainte.

– La prescription en ce qui concerne les mineurs :

Pour les FAITS COMMIS DEPUIS LA LOI DITE « PERBEN II », entrée en vigueur le 10 mars 2004, les victimes mineures peuvent porter plainte pendant 10 ans à compter de leur majorité. C’est-à-dire jusqu’à leur 28 ans.

En cas de circonstances aggravantes (la victime avait moins de 15 ans ou était déjà une personne vulnérable, l’agression a eu lieu « en réunion », avec une arme…) les victimes qui étaient mineures pourront porter plainte jusqu’à leur 38 ans.

Pour les FAITS ANTERIEURS A LA LOI « PERBEN II » , les victimes ont 10 ans à compter de leur majorité pour porter plainte à condition que les faits ne soient pas prescrits au 10 mars 2004, c’est-à-dire que la victime n’avait pas 21 ans à cette même date.
Si la VICTIME A EU 21 ANS APRES LE 10 MARS 2004, les faits ne semblent pas prescrits. MAIS il faut prendre en compte certaines lois antérieures se référant à la date des faits.

Ainsi, les faits commis entre le 10 juillet 1986 et le 17 juin 1995, sont prescrits de :

•    3 ans à compter de la majorité de la victime si l’auteur est un ascendant ou une personne ayant autorité. Sinon, 3 ans à compter des faits si l’auteur est un tiers.

•    10 ans à compter de la majorité de la victime si l’auteur est un ascendant ou une personne ayant autorité ET s’il y a des circonstances aggravantes.

LES DISPOSITIONS CIVILES

L’article 2270-1 du Code Civil prévoit que la victime peut agir en responsabilité civile (c’est-à-dire réclamer des dommages et intérêts à l’auteur des faits) pendant 10 ans à partir de la manifestation du dommage (lié au viol ou à l’agression sexuelle subi) ou de son aggravation.
La loi Guigou a porté ce délai à 20 ans lorsque le dommage est causé par des tortures, des actes de barbarie, des violences ou des agressions sexuelles commises à l’encontre d’un mineur.

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