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Archives d’Auteur: laconnectrice

16-20 Juillet 1942. 13 152 israélites arrêtés à Paris

On se souvient…

Aucun texte alternatif disponible.
Amédée Bussière a été préfet de police de Paris du 21 mai 1942 19 août 1944 nommé par Pierre Laval le 21 mai 1942.
Il participe le 6 juillet 1942 à la réunion préparatoire de la rafle du vel d’hiv
Pendant son mandat il lance une lutte très active contre ceux qu’il nomme « communo-terroristes » « la lutte à mort est engagée entre l’ordre que vous représentez et les criminels qui cherchent à briser les ressorts de notre pays » (juin 1942). Il est arrêté à la Libération de Paris le 20 août 1944 et incarcéré à la prison de la santé. Révoqué le 25 mai 1945, il est jugé en juillet 1946 par la Cour de la Seine et condamné à mort. Sa peine est commuée en une peine de travaux forcés à perpétuité. Il est gracié en 1951 et obtient la libération conditionnelle. Il meurt à Paris en 1953

Les rafles de juillet 42 et le Vel’d’hiv

Au début du mois de juillet, les Allemands exigent la déportation de 28 000 Juifs étrangers ou apatrides de la zone occupée. Les 16 et 17 juillet 1942, près de 4 000 policiers français effectuent des descentes dans des immeubles situés dans l’Est de la capitale, secondés par plusieurs centaines de militants du PPF (Parti populaire français) de Jacques Doriot. L’opération, connue à l’époque sous le nom de « Vent printanier », a été planifiée avec soin. Les Allemands ne demandent la déportation que des Juifs âgés de plus de seize ans mais le Premier ministre Laval s’oppose à ce que les familles soient séparées et ce sont donc des familles entières qui se trouvent déportées. La majorité des 13 152 victimes de ces rafles sont des femmes et des enfants. La plupart des policiers procèdent aux rafles avec zèle et ils ne sont que deux ou trois à présenter leur démission.

Les hommes et les femmes sans enfants sont directement conduits dans des camps d’internement (Drancy et Pithiviers). Les Juifs qui se trouvent déjà à Pithiviers sont déportés à Auschwitz le 17 juillet pour faire place aux nouveaux arrivants. Ceux qui ont des enfants sont emmenés au Vélodrome d’Hiver, un stade de course cycliste couvert, situé non loin de la tour Eiffel. Les Parisiens sont au courant des arrestations, les Juifs étant transportés à travers Paris en plein jour.

Près de 8 000 Juifs sont incarcérés au Vél’ d’Hiv’ pendant près d’une semaine, dans la chaleur du mois de juillet et dans des conditions épouvantables. Il n’y a ni matelas ni eau courante et l’approvisionnement en nourriture est insuffisant. Les toilettes sont rapidement bouchées et les prisonniers contraints de se soulager sur le sol. La puanteur est insupportable. Au bout d’une semaine, les Juifs sont transférés à Pithiviers et Beaune-la-Rolande.

https://www.yadvashem.org/fr/shoah/a-propos/solution-finale/deportation-deurope-de-louest-vers-les-camps-de-la-mort.html?gclid=CjwKCAjwp7baBRBIEiwAPtjwxMWhgi4pOmkLT6NBMWOR9uJXVLESEliDqjPEWEPvvIVXeViEp819qBoCA-QQAvD_BwE

Rafle du Vélodrome d’Hiver

Article général Pour un article plus général, voir Shoah en France.
 Pour la « première rafle du Vélodrome d’Hiver » qui eut lieu en 1940 et concerna des femmes allemandes, dont juives, voir Rafle des femmes indésirables ; pour les rafles en zone sud, voir Rafle du 26 août 1942.
Rafle du Vélodrome d’Hiver
Jardin du souvenir à l'emplacement du Vél’d’Hiv.
Jardin du souvenir à l’emplacement du Vél’d’Hiv.

Type Shoah en France
Pays Drapeau de la France France
Localisation Paris
Coordonnées 48° 51′ 14″ nord, 2° 17′ 20″ est
Organisateur Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Drapeau de l'État français État français
Date  et 
Participant(s) 7 000 policiers et gendarmesfrançais
300 à 400 militants du Parti populaire français
Répression
Arrestations 13 152 personnes1 :4 115 enfants
5 919 femmes
3 118 hommes

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)

Rafle du Vélodrome d'Hiver

La rafle du Vélodrome d’Hiver, souvent appelée « rafle du Vél’d’Hiv »2,3 (aussi orthographiée « rafle du Vel’ d’Hiv’ »4 ou encore « rafle du Vél d’Hiv »5,6,a) est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre les  et , plus de 13 000 personnes, dont près d’un tiers étaient des enfants, ont été arrêtées1 à Paris et en banlieue pour être déportées : moins d’une centaine reviendront8.

Effectuées à la demande du Troisième Reich — qui, dans le cadre de sa politique d’extermination des populations juivesd’Europe9, organise, en , une rafle à grande échelle de Juifs dans plusieurs pays européens, l’« opération Vent printanier » —, ces arrestations ont été menées avec la collaboration de 7 000 policiers et gendarmes français10,11, assistés de 30012 à 400 militants13 du Parti populaire français de Jacques Doriot, sur ordre du gouvernement de Vichy, après des négociations avec l’occupant menées par René Bousquet, secrétaire général de la Police nationale1. À la suite de ces négociations, initiées par Pierre Laval, les Juifs de nationalité française ont été exclus temporairement14 de cette rafle qui concerna essentiellement15 les Juifs, étrangers ou apatrides, réfugiés en France14 dont plus de quatre mille enfants le plus souvent français nés de parents étrangers16
.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rafle_du_V%C3%A9lodrome_d%27Hiver

Violences conjugales. Classement sans suite pour Bertrand Cantat dans le suicide de Krisztina Rady

Bertrand Cantat est un monstre, un pervers narcissique qui a frappé toutes ses compagnes successives et a tué de ses poings nus Marie Trintignant. Et pourtant, ses fans le soutiennent indifférents à ses crimes. On ne le sait que trop, il n’y a pas de morale dans le show business en général à l’exception de celles et ceux qui se sont réveillés après l’affaire Weinstein et ont manifesté dans le mouvement #balancetonporc #metoo.

Le 4 juillet, le parquet de Bordeaux classait sans suite la plainte déposée  par Yael Mellul le 23 mai pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », à propos de la mort de Krisztina Rády, retrouvée pendue chez elle en 2010 . Ce faisant, le parquet de Bordeaux fait faire à la lutte contre les violences conjugales un énorme pas en arrière tant il est connu et bien connu depuis longtemps que les violences conjugales, physique et/ou psychologiques sont responsables du passage à l’acte des victimes contre autrui, à commencer par leur bourreau, ou elles-mêmes. Il est à  prévoir que des femmes se feront justice elles-mêmes puisque la Justice de notre pays protège leurs bourreaux.

J’avais déjà écrit sur l’affaire Cantat, ma conviction étant qu’il fut un bourreau pour Krisztina Rady qui s’était entièrement dévouée à son artiste de mari et à leurs enfants, une femme que le macho frappait et harcelait psychologiquement ( humiliation et dénigrement étant les armes favorites de violents) allant jusqu’à la poursuivre lorsque qu’elle trouvait le courage de s’éloigner de lui afin de se protéger et protéger leur jeunes enfants. Il est évident que Krysztina s’est suicidée parce qu’elle était arrivée au bout de ce qu’elle pouvait pour se protéger et protéger ses enfants. Cantant qui l’avait trompée moult fois et publiquement (exemple Marie Trintignant) se permettait de la harceler et harceler son nouveau compagnon dont le témoignage a été classé sans suite ! Certains juges devraient être jugés pour mauvaise foi et parti pris.

Dans l’article ci-dessous, l’ex-avocate Yael Mellul raconte comment les juges ont favorisé Cantat en ignorant une douzaine de témoins, soit en classant leur témoignage sans suite, soit en ne les écoutant pas. Les juges ont visiblement pris parti pour Cantat contre ses victimes et c’est lamentable et méprisable.

La Connectrice

Affaire Cantat : « Une douzaine de témoins ont été ignorés »

Le parquet a classé sans suite la plainte contre Bertrand Cantat pour le suicide de son ex-épouse Krisztina Rády. Réaction de l’ex-avocate Yael Mellul.

Par 

Modifié le  – Publié le  | Le Point.fr
Bertrand Cantat est-il protégé par une omerta ? 

La GPA n’est pas un droit des homosexuels

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Une journaliste lesbienne américaine et un journaliste gay américains, expliquent pourquoi la revendication de gestation pour autrui en tant que droit des homosexuels va complètement à l’encontre de leur lutte pour les droits et le respect des LGBT en relation avec la philosophie des Droits de l’Homme. LC

J’ai utilisé la traduction automatique du texte original en anglais que vous pouvez lire ici http://www.stopsurrogacynow.com/gay-rights-and-surrogacy-wrongs-say-no-to-wombs-for-rent/#sthash.jGEVHqlR.dpbs

Les droits des homosexuels et les gestes de maternité de substitution: Dites « Non » aux Wombs-for-Rent

Nous sommes une lesbienne et un homosexuel qui ont été impliqués pendant de nombreuses années dans la lutte pour l’égalité des gais et des lesbiennes et pour des questions plus larges de droits de l’homme. Nous sommes tous les deux opposés catégoriquement à toute forme de maternité de substitution comme contraire à l’éthique; comme légalement, médicalement et psychologiquement dangereux; et comme une marchandisation abusive des femmes et des bébés qui comporte également des risques importants et à peine déclarés pour la santé des femmes et des bébés impliqués.

En outre, la pratique de la maternité de substitution trouve une expression mondiale très répandue dans les couples aisés qui paient des femmes économiquement démunies pour avoir des enfants en leur nom, facilités par des agences de maternité de substitution à haut salaire et leurs conseillers juridiques. Peu de réflexion semble être faite sur le racisme et la misogynie impliqués dans l’industrie internationale du tourisme de substitution, où les clients et les agences ciblent les femmes vulnérables et économiquement défavorisées à l’étranger afin de répondre à leurs besoins. L’un des auteurs de cette lettre s’est rendu en Inde pour enquêter sur leurs cliniques de maternité de substitution . Nous constatons avec inquiétude que la clameur croissante considère les arrangements de maternité de substitution comme un «droit homosexuel» et stigmatise et crie automatiquement quiconque s’oppose à la maternité de substitution en tant qu ‘«homophobe».

L’étouffement du débat sur ce sujet, et cette fausse association avec les «droits» des hommes gais d’accéder aux utérus des femmes pauvres et désespérées, est dégradant pour les véritables luttes de la communauté lesbienne et gay. Les relations et les relations homosexuelles sont encore illégales dans un certain nombre de pays et passibles de la peine de mort dans certains pays. Notre communauté ne devrait jamais être aveuglément associée à une pratique aussi abusive et narcissique que la maternité de substitution. Nous appelons donc la communauté gaie et lesbienne à prendre du recul par rapport à cette question et à refuser d’être prise en charge par la glorification de la GPA, promue par un média superficiel qui se concentre sur les célébrités aisées. .

Le droit des couples homosexuels d’avoir des enfants grâce à la maternité de substitution est de plus en plus perçu comme un progrès vers l’égalité et un triomphe de la tolérance sur les préjugés. * Quand les designers italiens Domenico Dolce et Stephano Gabbana ont qualifié les enfants FIV de Sir Elton John il y a eu des appels au boycott des produits de Dolce et Gabbana. Elton John a répondu en disant: «Honte à vous pour avoir remué vos petits doigts de jugement à la FIV – un miracle qui a permis à des légions de personnes aimantes, droites et gaies, de réaliser leur rêve d’avoir des enfants.

Plus récemment, lorsque Dustin Lance Black a révélé que lui et son mari, Tom Daley, attendaient un bébé par la maternité de substitution, certains critiques ont prétendu qu’il était « faux » que deux hommes élèvent un enfant. Les auteurs de cette lettre ne s’opposent pas à la parentalité homosexuelle en soi. Cependant, lorsque nous avons soulevé nos objections générales à la maternité de substitution en réponse à l’annonce de Black et Daley, nous étions tous deux accusés de bigoterie.

Mais la réalité de la maternité de substitution est très différente de la version aseptisée colportée par les entreprises qui gèrent de tels «services». La majorité des femmes dont les utérus sont loués sont loin des filles d’affiche – blonde, souriante, et offrant de porter un bébé pour des raisons altruistes, plutôt que parce qu’elle a désespérément besoin d’argent.

Nous appelons notre communauté à refuser d’être utilisée comme un bouclier pour les personnes exploiteuses, homosexuelles et hétérosexuelles, afin de normaliser la pratique du trafic intra-utérin.

Le discours basé sur les droits a éliminé tout sens des responsabilités. Mais en réalité, ce n’est pas un droit pour quiconque d’utiliser l’utérus d’une femme pour avoir son propre enfant.

Certains hétérosexuels qui souhaitent justifier la location d’utérus et l’achat d’œufs utilisent notre communauté comme un bouclier, et comme une justification de leurs choix d’exploitation. Comme l’a dit un couple hétérosexuel: «Si les homosexuels font cela au nom de l’égalité, alors il n’y a sûrement rien de mal à cela?

En d’autres termes, notre communauté est à la pointe de la normalisation, de la désinfection et de la déstigmatisation de cette pratique. Ceux qui proposent que la maternité de substitution soit légalisée, en utilisant les arguments des droits des homosexuels et de l’égalité, bouleversent les objectifs fondamentaux du mouvement de libération gay, qui est la dignité et le respect de tous, et non l’abus des droits des autres.

Nous devrions tous être conscients que soutenir la maternité de substitution est incompatible avec les principes féministes. En louant l’utérus d’une femme, ses droits reproductifs sont supprimés. Elle sera normalement dictée tout au long de sa grossesse par les parents de mise en service et par tout courtier tiers impliqué. Le scénario habituel avec des arrangements de maternité de substitution est que la mère porteuse est dite quoi manger et boire, quand elle est autorisée à avoir des relations sexuelles avec son partenaire, et a envoyé des tests médicaux invasifs pendant toute la grossesse. Elle signera un formulaire acceptant de faire avorter un ou plusieurs fœtus pour un certain nombre de raisons, telles que des naissances multiples ou la détection d’une anomalie, et devra subir une césarienne pour donner naissance, dont la date sera décidée par le commissionner les parents. Elle sera incapable de voir ou de faire un contact physique avec le bébé,

Une femme économiquement désavantagée peut être contrainte à signer un contrat qui va à l’encontre de ses valeurs les plus profondes. Elle pourrait aussi découvrir à la fin de la grossesse qu’elle ne peut pas donner le bébé qu’elle a porté et auquel elle s’est attachée. Souvent, les gens ne peuvent pas faire des jugements moraux et personnels libres et éclairés lorsqu’ils agissent sous la contrainte existentielle: un problème que les parents riches et leurs agents n’ont pas à affronter.

Les auteurs de cette lettre sont tous deux des défenseurs des droits de la personne qui ont participé à la lutte contre l’oppression et la bigoterie dans notre collectivité pendant plusieurs années. Nous sommes pour, non contre, l’égalité pour tous.

La gestation pour autrui réduit simplement les femmes et les enfants à un moyen d’obtenir un produit final désiré. Le droit universel à un enfant n’existe pas. Pourtant, nous croyons qu’il s’est créé un climat dans lequel quiconque exprime ce point de vue risque d’être qualifié d ‘«homophobe».

La gestation pour autrui est devenue tellement normalisée en tant que pratique pour les hommes gais qu’elle est maintenant considérée comme un divertissement et comme un droit. Une mère porteuse, qui a donné naissance à un bébé «appartenant» à une star d’un programme de remodelage de la télévision et à son partenaire, affirme n’avoir aucune idée que la naissance était filmée et ensuite examinée. Le vagin de la femme (brouillé) et l’ensemble du processus de naissance ont été filmés de près et diffusés dans un épisode de Bravo’s Flipping Out . On pouvait entendre les hommes faire des remarques hideuses sur les parties génitales de la mère porteuse. Cette misogynie verbale dégoûtante exprime explicitement les mentalités tacites qui considèrent que l’exploitation des femmes vulnérables est acceptable au service de la fourniture de la transaction commerciale d’un bébé à des couples riches (ou hétérosexuels).

La maternité de substitution nuit potentiellement au bébé ainsi qu’à la mère. Nous vous demandons d’examiner comment un bébé pourrait se sentir après avoir développé un lien avec la mère biologique pendant neuf mois, pour être arraché d’elle dès la naissance du bébé.

Laissez-nous, en tant que fières lesbiennes et homosexuels, condamner cette pratique d’exploitation cruelle et défendre de vrais droits. Nous devons montrer l’exemple en tant que groupe qui a beaucoup fait pour combattre le sectarisme et l’exploitation. Nous devons nous prononcer contre toute maternité de substitution, et pourvraie égalité. L’aspiration des personnes homosexuelles ou des couples à acquérir un enfant par le biais de la maternité de substitution n’a rien à voir avec les droits des gays et des lesbiennes. Cette pratique est celle qui prétend être sur l’égalité, mais en fait vise principalement à étendre les privilèges des riches, qui sont les seules personnes capables d’accéder aux services de l’industrie de la maternité par substitution commerciale. Jamais dans l’histoire du mouvement des droits des gais et des lesbiennes, il n’y a eu un objectif qui ne profiterait qu’aux membres les plus riches de notre communauté. Il n’y a jamais eu non plus un objectif qui ne pouvait être atteint qu’au détriment du préjudice causé à d’autres groupes: dans le cas de la maternité de substitution, aux femmes et aux enfants. En légitimant cette pratique,

Julie Bindel, journaliste, auteur et militante féministe 
Gary Powell, activiste politique et éducateur


* En avril 2018, un concours sur le site allemand LGBT + Queer.de offrait un prix de don d’ovocytes et les services d’une mère porteuse à Bangkok, d’une valeur de 36 000 €. Cela s’est avéré être une plaisanterie de poisson d’avril assez peu drôle. Lorsqu’elle a été critiquée par Julie Bindel, co-auteure de cette lettre, au motif que l’utilisation de l’utérus d’une femme désespérée et pauvre était une violation des droits de l’homme, elle a été accusée de bigoterie .

Femmes battues. Et si la France adoptait le dispositif VINE ?

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Les rubriques de « fait divers » (printemps, été, automne aussi) apportent quotidiennement leur lot d’agressions contre les femmes. Toutes les femmes, quel que soit leur statut, leur âge, leur activité ou leur apparence physique sont susceptibles d’être agressées verbalement ou physiquement, harcelées verbalement ou physiquement, meurtries et défigurées, violées, tuées. 99.99% de ces actes sont commis par des mâles de 13 à 85 ans, souvent des proches ou des connaissances. Malgré les vibrantes déclarations et promesses de nos responsables irresponsables, mâles pour la plupart, rien de sérieux n’est fait pour lutter contre ces violences sexistes. Essayez donc de demander protection aux gendarmes ou déposer une plainte ou une main courante dans un commissariat, vous serez traitée comme une coupable soupçonnée avant d’être écoutée, a fortiori sérieusement entendue. Éventuellement on vous rira au nez « encore une histoire de cul », vous serez soupçonnée de faux témoignage et traite d’affabulatrice et vous recevrez une demande de non recevoir si vous avez l’impudence de demander une protection. La systématisation du traitement des victimes en coupables explique pourquoi la grande majorité des femmes victimes ne porte pas plainte. On prendra vos craintes en considération lorsque vous serez morte, qu’on déposera des fleurs et des nounours sur le lieu de vôtre assassinat et on organisera une marche blanche histoire de se laver les mains de toute responsabilité.

Dans l’article ci-dessous, l’avocat Guillaume Jeanson plaide pour l’adoption en France du système VINE (Victim Information Notification Everyday) d’alerte des victimes, un système qui ayant fait ses preuves a été adopté par 48 états américains. LC 

Guillaume Jeanson expose les failles du système actuel d’information des victimes de la Justice française. Les conséquences de celles-ci sont selon lui d’une terrifiante gravité.


Guillaume Jeanson est avocat au Barreau de Paris et porte-parole de l’Institut pour la justice.


L’actualité sordide de ce qu’il est convenu d’appeler maladroitement les «faits divers» semble accorder ces dernières semaines une place prépondérante aux violences conjugales.

Samedi 21 juin, Houria, une jeune femme de 34 ans, a été lacérée de coups de couteau à quelques pas de chez elle par son ex-mari qui était parvenu à briser la vitre de son véhicule, alors qu’elle conduisait sa fille de douze ans et une amie de celle-ci. Celui qui est désormais mis en examen et écroué pour tentative d’assassinat était pourtant déjà bien connu de la justice – avec déjà une dizaine de condamnations à son actif – et venait de sortir de rétention pour vice de procédure. Son ex-femme, était quant à elle bien connu des services venant en aide aux femmes battues.

Mardi 12 juin, Cathy, une jeune femme de 37 ans, a été défigurée à l’acide par son ancien compagnon et père de ses deux enfants, alors qu’elle emmenait sa fille à l’école. Une autre agression imprévisible? inévitable? Lui aussi était pourtant connu de la justice. Elle aussi l’était des services d’aide aux femmes battues. Depuis des mois il lui avait annoncé son intention de lui faire payer leur séparation. Lui montrant des photographies trouvées sur internet de femmes défigurées à l’acide, il l’avait même averti en des termes aussi peu amènes qu’équivoques: «je n’en ai rien à foutre, même si je prends 15 ou 20 ans de taule, je veux que tu ne ressembles plus à rien…». Déjà condamné pour violences conjugales, il avait interdiction de l’approcher mais, à en croire la victime, cette obligation n’était jamais respectée. Si bien qu’il venait régulièrement la menacer au pied de son immeuble ou même plus près encore: «Une fois, il a même grimpé les cinq étages par les balcons, comme a fait récemment le héros Mamoudou Gassama. Une autre fois, en tambourinant à ma porte, il a menacé de jeter notre petit dernier par le balcon…».

Ces «faits divers» sont terrifiants. Ils le sont d’autant plus lorsque l’on sait qu’ils ne sont guère isolés.

S’il est évidemment critiquable de légiférer pour un simple fait divers, il l’est tout autant de se refuser, par principe, à prendre la mesure d’un phénomène criminel et à le laisser prospérer, alors même qu’il est possible d’agir pour tenter, sinon de l’éradiquer, de se donner les moyens de l’infléchir en protégeant davantage les victimes.

Alors que faire?

Peut-être commencer par humblement lever nos œillères en regardant ce qui semble fonctionner à l’étranger.

Car là-bas aussi, tout est parti d’un simple «fait divers». Le 6 décembre 1993 aux États-Unis, Mary, une jeune femme de 21 ans, s’est fait tirer dessus à sept reprises par son ancien petit ami alors qu’elle était au volant de sa voiture. Ce jour-là, elle se pensait pourtant en sécurité. Ce dernier, qui l’avait auparavant battue et violée, avait en effet été arrêté et elle le pensait encore derrière les barreaux. Elle ignorait, hélas, qu’il avait été libéré sous caution. Personne n’avait jugé utile de la prévenir qu’elle courrait un grave danger.

C’est à la suite de ce drame que deux jeunes ingénieurs en informatique, Mike Davis and Yung Nguyen, ont décidé d’inventer un logiciel susceptible d’éviter que d’autres victimes ne connaissent le sort de Mary Byron. Fin 1994 le logiciel VINE était prêt.

VINE (qui signifie Victim Information Notification Everyday) est un système d’information qui permet à une victime de crime de connaître le statut carcéral de son agresseur pratiquement en temps réel: s’il est incarcéré, s’il est transféré dans une autre prison, s’il s’est évadé, s’il doit être libéré, s’il est décédé, etc.

VINE permet également de suivre un agresseur dont la peine a été aménagée et d’informer la victime notamment si celui-ci vient habiter à côté de chez elle, s’il a été arrêté pour une nouvelle infraction, si son statut légal change, etc.

Lorsque l’agresseur porte, après sa sortie de prison ou au titre de l’aménagement de sa peine, un bracelet électronique GPS, VINE permet surtout d’informer la victime si l’agresseur ne respecte pas les conditions de son placement sous surveillance à distance: s’il n’est pas présent chez lui alors qu’il devrait y être, s’il rentre dans une zone où il n’est pas censé se rendre, s’il a échappé à la surveillance électronique, etc.

Les autorités s’efforcent de combiner ces notifications instantanées avec des mesures de protection prédéfinies, que les victimes sont invitées à suivre lorsqu’elles sont informées que leur agresseur s’est évadé, ou bien a violé les conditions de sa probation, et qu’elles sont donc potentiellement en danger, particulièrement les victimes de violences domestiques.

Pour connaître le statut de leur agresseur, les victimes peuvent se connecter sur un site web, appeler un centre d’appel dédié, ou bien choisir de recevoir des notifications par mail, par courrier, par SMS, par appel téléphonique automatique. Ce système est gratuit pour ses utilisateurs.

Aujourd’hui VINE a été adopté par 48 états américains et permet de suivre plus de 90% de la population carcérale américaine. Il existe également au niveau fédéral un programme gouvernemental, SAVIN (Statewide Automated Victim Information and Notification), visant à aider les états à développer de tels systèmes d’information pour les victimes.

En France, si le code de procédure pénale offre déjà aux victimes de certaines infractions pénales quelques rares fenêtres d’information, ce dispositif demeure néanmoins embryonnaire et encore largement insuffisant.

Alors qu’existent à l’étranger de telles solutions, notre gouvernement qui s’est donné, rappelons-le, pour priorité de «lutter contre les violences faites aux femmes» ne saurait sur ce point, sans risquer de se contredire, rester dramatiquement attentiste.

Guillaume Jeanson

Alerte arnaques : « messagerie bloquée », « protection de compte » et autres bobards

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Paris XIX, fête de la musique. Guitares au temple Saint-Pierre

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Le temple protestant Saint-Pierre (Eglise protestante unifiée de France) qui bénéficie d’une acoustique remarquable, organise régulièrement des concerts de qualité. Chorales, musique religieuse et profane, répertoire international, musique instrumentale et vocale, etc.
L’organisateur des concerts, musicien lui-même, Joerg Langendorf, donne souvent leur chance à de jeunes musiciens de talent. Tout en étant classique, la programmation ne manque pas d’éclectisme permettant parfois de découvrir des compositeurs peu connus. LC
Ne manquez pas demain soir le récital exceptionnel des trois
guitaristes italiens qui feront entendre des œuvres de J.S.Bach …et ce que
ces compositions ont inspirées à Mario Castelnuovo-Tedesco. Le programme
détaillé est en annexe avec un extrait de ce que vous pourriez entendre :

EPUdF paroisse luthérienne Saint-Pierre, 55, rue Manin, 75019 Paris

Jeudi  21 juin 2018 à 20H30

 Fête de la Musique 2018

 Santi D’Angelo, Luca D’Amore  et Gabriele Natilla  guitares

 Johann-Sebastian Bach : Prélude et fugue en mi mineur BWV 855**

Mario Castelnuovo-Tedesco : Prélude et fugue en mi majeur*

 Mario Castelnuovo-Tedesco : Prélude et fugue en do dièse mineur*

 Johann-Sebastian Bach : Prélude et fugue en sol majeur BWV 884**

 Johann-Sebastian Bach : 1009 Prélude, Sarabande, Bourrée I & II.

BWV 1009

 Heitor Villa-Lobos : Prélude n. 3 (Homenagem a Bach)

 Mario Castelnuovo-Tedesco : Prélude et fugue en si bémol majeur*

 Johann-Sebastian Bach : Prélude et fugue en ré mineur BWV 851**

 Mario Castelnuovo-Tedesco : Prélude et fugue en si mineur*

 « Les guitares bien tempérées », 199 (1962)

**   « Das Wohltemperierte Klavier » (arr. Gabriele Natilla)

Si vous avez aimé ce concert libre à vous de participer à la collecte pour Santi,Luca et Gabriele qui aura lieu à la sortie… merci d’ avance !


Prochains concerts à Saint-Pierre :

 Dimanche 16 septemble à 17H : récital de musique classique par le Nonette de clarinettes  DENNER,

Dimanche 7 octobre à 17h : Filip Erakovic (Allemagne) – accordéon : oeuvres classiques françaises,

Dimanche 4 novembre à 17h : Clément Geoffroy (orgue & clavecin) oeuvres baroques (Johann Adam Reincken)

 

Contact & coordination des concerts à Saint-Pierre : joerg.langendorf@wanadoo.fr

Migrants de l’Aquarius. La générosité espagnole se niche dans les chabolas

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Au cœur des nouveaux champs d’esclaves en Europe

Ils sont africains, polonais ou bulgares et passent leur été dans les champs du Sud de l’Europe. Pour récolter pas moins de 5 millions de tonnes de fruits et légumes par an, en Espagne ou en Italie, des firmes agroalimentaires n’hésitent pas à employer des travailleurs saisonniers clandestins et à contourner les lois sur le travail. Sous-payés et en contact avec des produits chimiques dangereux, souvent ces travailleurs ont fui la guerre ou la pauvreté pour rejoindre l’Europe. https://www.youtube.com/watch?v=rHJi2kkiy3A

Les 629 migrants sauvés en mer par l’Aquarius le week-end dernier seront accueillis à Valence en Espagne. C’est là que le bateau des organisations MSF et SOS Méditerranée accostera en fin de semaine, tout comme les deux navires italiens qui ont pris à bord une partie des passagers. http://www.rfi.fr/afrique/20180614-bord-aquarius-migrants-eprouves-route-espagne-temoignage

Ils ne sont pas fous nos amis espagnols, ni généreux ni timorés. Sachant que des milliers de travailleurs agricoles sont nécessaires au maraîchage intensif des serriculteurs (agriculteurs en serre) de la région d’Almeria, de Huelva, du Sud de l’Espagne en général,  et même de la Catalogne, ils ont donné leur accord pour accueillir les 629 migrants de l’Aquarius que l’Italie refusait de recevoir. Les dirigeants espagnols misent sur la générosité de leurs compatriotes parmi les plus naïfs pour se procurer sans remords des esclaves à vil prix. Ils sont aidés en cela par la France qui se permet de juger l’Italie et propose son soutien à l’Espagne pensant en retirer quelque bénéfice politique mais aussi par la Communauté européenne par le biais de la PAC et diverses aides. Ce système permet aux européens de consommer des fraises dès le mois d’avril et pour une somme modique. Bien que les fraises espagnoles aient mauvaise réputation (variété insipide, pesticides, irradiation, non éthique ), beaucoup de français et d’européens les achètent, contribuant à entretenir une filiale aux lourdes conséquences sociétales, humaines, économiques et politiques.

La route de la fraise, Huelva De jour sous le chaud soleil andalou ou de nuit, ses ouvrières travaillent pour 37€/jour, 7j/7 pendant 4 à 6 mois.

À ce stade, le coût de la barquette de 500gr qui suit un cours quasi-boursier, revient autour des 0,80€.

Doit-on plaindre les migrants de l’Aquarius ? Qu’ont-ils fait des femmes de leurs pays respectifs ?

Des migrants sur le pont de l'Aquarius.

Les 629 passagers de l’Aquarius, maintenant répartis dans trois navires, sont en route pour le port de Valence, où ils entameront une nouvelle phase de leur odyssée. Photo : SOS Méditerranée/Kenny Karpov https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1106667/aquarius-sos-mediterranee-medecins-sans-frontiere-aloys-vimard

Sur cette image, on note la présence exclusive de mâles africains qui ont donc abandonné femmes, enfants, mères, grands-mères, sœurs, filles, tantes et cousines au triste sort que leur réserve la société africaine : mariages forcés, polygamie, répudiation, excision, contaminations sexuelles, viols, prostitution, absence de droits et esclavage sexuel et domestique. Des coutumes que ces jeunes mâles dans la force de l’âge sont trop heureux d’importer dans les pays européens. Souvent les seules femmes présentes sur ces bateaux sont des jeunes femmes prostituées de force sous la garde de leurs compatriotes migrants https://ripostelaique.com/migrants-et-si-on-sapitoyait-sur-les-femmes-de-leurs-pays.html

Le président Macron se réjouit de la situation

Mardi, Emmanuel Macron a préféré dénoncer l’irresponsabilité et le cynisme de Rome. En attendant, le navire a trouvé où jeter l’ancre. Les 629 migrants à bord de l’Aquarius vont finalement débarquer à Valence, en Espagne. La décision de Pedro Sanchez, le nouveau Premier ministre, est largement soutenue par les Espagnols qui se sont manifestés à plusieurs reprises ces dernières années en faveur de l’accueil des réfugiés. Le sort des occupants de ce bateau a ému tout le pays. http://www.europe1.fr/international/lespagne-solidaire-avec-laquarius-il-ny-a-pas-si-longtemps-cetait-nous-les-migrants-3679925

Reportages sur l’esclavage des ouvriers saisonniers en Espagne

  • Ce reportage photo de 2009 montre que la condition des travailleurs saisonniers en Espagne est pérenne et que ses images sont toujours d’actualité : besoin de main d’oeuvre immigrée à bas coût, environ €35/jour pour +10 h de travail, aucun avantage social y compris pour la santé, paiement incomplet des heures travaillées, participation financière au « contrat » de travail, organisation de la filière des travailleurs illégaux, mise en concurrence des légaux et des illégaux, logement dans des chabolas insalubre susceptibles de s’incendier, pas d’eau potable dans les campements, discrimination et racisme entre les différentes nationalités d’immigrés, participation des patrons au trafic d’esclaves.

https://www.lemonde.fr/a-la-une/portfolio/2009/02/06/le-monde-2-espagne-les-fruits-amers-de-l-europe-par-thomas-chassaing_1151251_3208.html 

n°260 du magazine « Le Monde 2 », en vente en kiosque à partir du vendredi 6 février 2009.
L’Espagne ne pourrait sans doute pas fournir fraises et tomates bon marché à l’Europe entière sans le recours massif à la main-d’oeuvre immigrée, légale ou illégale. Sous-payés, ces ouvriers sont logés dans des abris de fortune à quelques mètres des serres. Le photographe Thomas Chassaing a enquêté pendant un an sur ce que de nombreux observateurs qualifient d’"esclavage moderne".
Légende : Dans la région d'Almería (est de l'Andalousie).

L’Espagne ne pourrait sans doute pas fournir fraises et tomates bon marché à l’Europe entière sans le recours massif à la main-d’oeuvre immigrée, légale ou illégale. Sous-payés, ces ouvriers sont logés dans des abris de fortune à quelques mètres des serres. Le photographe Thomas Chassaing a enquêté pendant un an sur ce que de nombreux observateurs qualifient d’ »esclavage moderne ».Légende : Dans la région d’Almería (est de l’Andalousie).

Chabolas, abris de fortune, dans la région de Huelva. Ces Sénégalais venus pour la récolte des fraises (février) se sont réfugiés en lisière de la forêt après que leur camp a été détruit cinq fois par la police, les contraignant à "l’invisibilité".

Chabolas, abris de fortune, dans la région de Huelva. Ces Sénégalais venus pour la récolte des fraises (février) se sont réfugiés en lisière de la forêt après que leur camp a été détruit cinq fois par la police, les contraignant à « l’invisibilité ».

Cinq ans plus tard, une enquête du journal Libération confirmait cette situation

Les logements informels, présents marginalement au milieu des années 2000, s’accumulent en périphérie des communes agricoles, ce qui contribue fortement à la dégradation des représentations portées par l’immigration. Dans la province de Huelva, on estime que plus de 2 500 immigrés vivent actuellement dans des chabolas, habitations faites de bois, de plastiques ou de cartons, et dépourvues d’eau courante et d’électricité. Ces conditions dramatiques rendent les immigrés plus vulnérables. Fin janvier, dans la commune de Lepe, un incendie a touché un ensemble de chabolas où vivent près de 300 personnes. http://www.liberation.fr/planete/2014/02/25/espagne-exploitation-de-la-fraise-et-des-immigres_982863

En novembre 2006, des agriculteurs de la région d’Almeria protestent contre les contrôles effectués le matin, au cours desquels ceux qui employaient des sans-papiers ont écopé d’amendes. Pour eux, la récolte ne peut se faire sans les immigrés.

Protestation

En novembre 2006, des agriculteurs de la région d’Almeria protestent contre les contrôles effectués le matin, au cours desquels ceux qui employaient des sans-papiers ont écopé d’amendes. Pour eux, la récolte ne peut se faire sans les immigrés.

Sans-papiers

Sur une place de Lérida (Catalogne), connue pour être un lieu où trouver du travail journalier, des immigrés illégaux échangent des faux papiers pour pouvoir travailler. Ce sont souvent les producteurs eux-mêmes qui leur proposent des combines.

Le patronat espagnol joue finement de la concurrence entre travailleurs migrants et espagnols et migrants

image serres

Etendues de plastique : les serres d’El Ejido

  • I…l faut savoir que le patronat là-bas joue très finement des concurrences entre ceux qui ont des papiers ceux qui n’en ont pas, ceux qui sont blancs ceux qui sont noirs etc… Ils jouent sur la concurrence entre les plus pauvres, ce qui crée une difficulté supplémentaire pour les syndicalistes : unifier le discours, casser le racisme ambiant utilisé pour casser les prix et faire de la pédagogie pour qu’une majorité se mette d’accord pour défendre leur droit.

Le deuxième élément de difficulté, c’est ce qu’on sous-entend par les « migrants saisonniers ». Quand ont dit « saison » : une saison traditionnelle (dans le Languedoc Roussillon du moins), c’est 2 mois de récolte de fraise, 3 semaines de vendanges : ce sont des périodes qui sont bornées. La à Almeria, c’est le rêve du capitaine d ‘entreprise d’avoir fait une saison du 1er janvier au 31 décembre parce qu’il y a du travail systématiquement via les apports techniques et la science. « Saisonniers » normalement ce sont des gens qui restent peu sur place, « migrants » ce sont aussi des gens qui ont vocation à rester peu sur place donc c’est une difficulté de plus pour a syndicalisation.

Troisième élément, pas le moindre, c’est qu’une grosse majorité de ces populations sont d’origine rurale : ils ont été ruinés par les politiques d’exportation des pays riches de l’Europe. Donc, beaucoup n’ont pas de tradition de luttes collectives, ils n’ont pas eu l‘occasion dans leur pays respectif de créer des outils de solidarité comme la coopération qu’on a créé ici en France à sa belle époque. » http://www.agricultures-migrations.org/nicolas-duntze-sur-rfi-pour-evoquer-lexploitation-des-migrants-dans-lagriculture/

  • Officiellement l’esclavage a été aboli. Cependant, il existe encore dans nos sociétés des situations d’esclavage alimentées, générées par le système économique actuel. Les travailleurs migrants, saisonniers ou en situation irrégulière, travaillant dans le secteur agricole dans le sud de l’Europe en sont une illustration. Ces derniers se trouvent en effet dans une situation de dépendance, voire d’aliénation, privés de l’effectivité de droits fondamentaux indispensables pour assurer leur dignité d’être humain, exclus socialement et exploités, ces différents éléments caractérisant l’esclavage…La journée type d’un étranger embauché comme saisonnier commence vers 4h30 du matin quand il va dans les lieux de recrutement. Places, croisements et rues sont les points de rencontre entre la demande et l’offre de travail au noir. Des dizaines, quelque fois des centaines d’étrangers attendent avec l’espoir d’être recrutés par un « caporale » ou le propriétaire terrien même. Celui qui n’a pas été choisi retourne « chez lui », en attendant une autre « occasion »159…Ainsi l’embauche de travailleurs immigrés en situation régulière ou non, avec ou sans contrat, apporte de nombreux avantages aux employeurs qui ne courent dans les faits que peu de risque de poursuites pour emploi de main-d’œuvre irrégulière. Face à ces irrégularités, l’employeur est en effet relativement protégé : peu de plainte et de poursuite vu la situation de dépendance dans laquelle se trouvent les sans-papiers et les travailleurs saisonniers et si ces derniers portent quand même plainte, les menaces sont souvent dissuasives. D’autre part, en ce qui concerne la France, les contrôles de l’inspection du travail sont peu nombreux au vu de l’importance de ce corps. Il faut noter également, mais nous avons déjà abordé ce point, que le recours à des intermédiaires pour embaucher ces travailleurs décharge l’exploitant de toute responsabilité. Nous pouvons également constater un certain laisser-faire des autorités qui trouvent dans ces embauches un moyen de continuer à faire fonctionner une partie de l’économie nationale…Ce sont les conditions d’obtention de papiers pour les étrangers qui créent des sans-papiers et qui créent du même coup une main-d’œuvre dépourvue de toute protection, les esclaves modernes des pays industrialisés, dont l’économie de ces pays tire tout de même quelque bénéfice. Les mêmes gouvernants n’ignorent pas qu’il existe, grâce aux lois dont ils exigent l’application, un volant de force de travail « au noir », réduisant encore ce coût du travail dont ne cesse de se plaindre ceux qui en profitent. La même législation, nous l’avons vu, facilite la pratique de l’esclavage domestique (…) »177.

 https://journals.openedition.org/droitcultures/3651

Lire aussi

  • Esclavage des travailleurs marocains en Espagne

 https://youtu.be/JsHo1ffwf8I

http://geopolis.francetvinfo.fr/recoltes-des-fraises-l-espagne-va-recruter-entre-13000-et-16000-marocaines-178447

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