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Buttes-Chaumont. Gestion écologique désastreuse.

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Le clocheton de la mairie du XIXème à travers les arbres du parc avant le crépuscule

Le parc des Buttes-Chaumont est labellisé parc écologique. Étrange quand on constate la misère écologique de ce parc.

Certes, les jardiniers tondent les pelouses, les mettent au repos l’hiver, n’utilisent pas de pesticides, entretiennent les corbeilles de fleurs, nettoient les sous-bois et arrachent les mauvaises herbes mais cela ne suffit pas à préserver l’équilibre de la nature dans le parc. Ces soins ne tiennent pas compte de l’équilibre nécessaire à la flore autant qu’à la faune dont les insectes et les oiseaux aquatiques. Les herbes folles arrachées, les insectes pollinisateurs et les petits oiseaux disparaissent. Les oiseaux aquatiques et les petits rongeurs ne peuvent plus nicher dans les herbes touffues. L’absence d’algues nettoyeuses nuit au monde aquatique.

Foulque macroule dans son nid au lac daumesnil cernée par des détritus humains. Photo Jacline

Usagère et riveraine du parc, j’observe le déséquilibre écologique qui y règne au détriment de la vie.

Chaque  printemps, ma chienne broutait des graminées aux feuilles plates, genre blé en herbe. Elles on disparu cette année.

Habituellement,  le printemps voyait naviguer sur le lac plusieurs portées de canetons. Cette année, une seule canette était suivie d’une nichée de 9 petits. Hier soir, vers 19 h la canette traversait l’allée près du pont des suicidés sous l’œil attentif de trois mâles. L’un deux s’acharnait sur elle brutalement en lui pinçant la tête mais elle s’obstinait à poursuivre son chemin vers les plantes touffues qui bordent le lit du ruisseau qui sort de la grande grotte. Je m’en étonnais car je pensais que la saison des amours était passée. Alors que la canette progressait péniblement, toujours suivie de sa marmaille, une corneille fonça sur le groupe et se saisit d’un caneton. Elle s’écarta du lieu de son larcin et je criais pensant qu’elle allait lâcher le BB mais elle repris son vol le serrant dans son bec crochu de corvidé. Je compris alors que le canard qui agressait la canette voulait la dissuader de circuler à couvert. Une fois la maman canard dissimulée dans sa cachette, les trois mâles restèrent sur place comme s’ils montaient la garde.

De bas en Haut :mardi soir, les 9 canetons avant le drame, la femelle est sous le mâle qui s’acharne sur elle. La nichée s’est réfugiée sous les roseaux et les trois mâles montent la garde.Mercredi,  Les huit canetons survivants naviguent sans leur mère.

Je n’avais jamais vu de canette circuler à découvert avec sa portée. J’en déduis qu’elle n’avait pas trouvé de logis au bord du lac ou dans l’île où ont disparu toutes les herbes sauvages depuis le sévère nettoyage de l’hiver. Ce ménage drastique a mis en évidence l’ouverture du rocher qui permet de voir d’un côté de l’île comme de l’autre  bord offrant une belle perspective. Les arbustes morts ont été ramassée, les flancs du rocher débarrassés des plantes grimpantes qui nuisent à leur solidité et les arbustes et arbres qui le méritent ont été mis en valeur. Le nettoyage de l’île était nécessaire mais fallait-il le réaliser au détriment de la faune autochtone ? Le résultat est, qu’en ce début du mois de mai, il n’y a pas plus d’une quarantaine de canards, de poules d’eau (deux couples) et d’oies.

Des populations pléthoriques de prédateurs 

La prolifération des corneilles est une calamité pour les nids et les œufs. Elles dévorent tout sur leur territoire, y compris les nouveaux nés, ce dont j’ai été témoin hier. Elles retournent les poubelles et répandent partout des ordures. Normalement, La corneille nettoie la nature en la débarrassant des cadavres mais en surnombre elle devient prédatrice et détruit les reproductions.

D’énormes carpes seraient en surnombre dans le lac où elles dévorent les crustacés et tous les petits nutriments dont se nourrissent canards et autres oiseaux. Elles ont été introduite pour le plaisir des pêcheurs qui les remettent à l’eau ce qui ne régule pas leur population.

Canard colvert et Carpe - Buttes Chaumont_15 mai 2017

Carpe et colverts. Les carpes ont été introduites dans le lac pour le plaisir des pêcheurs. Photo Jacline

Odeurs nauséabondes

Le lac est toujours aussi sale et glauque, encore plus du fait de la construction d’un circuit hydraulique fermé réalisé à grand frais avec nos impôts. Problème, ce circuit filtre les bactéries nécessaires à l’assainissement naturel de l’eau. J’ai vu des jardiniers verser de gros sacs de bactéries pour compenser mais cela n’a pas été efficace. Fautes de bactéries et d’algues nettoyeuses, le lac et les cascades dégagent régulièrement des odeurs nauséabondes. Parfois, les cascades sont mises à sec afin que les jardiniers en nettoient le fond au jet d’eau mais l’effet est de courte durée et, comme l’été dernier, celui-ci  promet d’être puant.

L’eau du lac est glauque et décourage les oiseaux aquatiques qui y trouvent peu de nourriture, celle qui reste étant dévorée par d’énormes carpes

Le lac est pratiquement déserté,  on voit un couple de canards indiens, de l’autre côté du rôcher, un nid de foulques a été abandonné

Un couple de colverts cherchent les restes laissés par les carpes

A la puanteur des eaux s’ajoute celle des urines et excréments de poneys qui sont jetés dans les buissons et rendent certains bancs impraticables. Il existe pourtant des solutions dont celle en vigueur au parc du Luxembourg où les poneys sont stationnés sur une dalle de béton avec un dégagement vers les égouts et un point d’eau dédié.

Bien que des poubelles, des containers et des toilettes soient mis à la disposition des usagers du parc, certains d’entre eux se débarrassent de leur déchets pestilentiels dans les buissons où ils se cachent aussi pour crotter. Un bonheur pour les parents dont les enfants jouent à cache-cache dans ce semblant de nature.

A gauche ce héron cendré a perdu ses deux compagnons. A droite deux poussins de galinule ont échappé aux corneilles. Photos Jacline

Vacarme insupportable

Paradoxalement et bien que le bruit cause d’importants dégâts chez les humains (hypertension, maladies cardiaques, pathologies neurologiques et psychiatriques, etc.) comme parmi la faune et la flore, les écologistes n’encouragent pas la lutte contre le bruit, à commencer par les engins d’entretien de ce parc labellisé écologique. Les pelouses sont tondues à l’aide de petits tracteurs extrêmement bruyants qui tournent pendant des heures dès potron-minet. A l’automne, nous avons droit aux souffleuses motorisées car, aujourd’hui on ne ratisse ni ne balaye les feuilles mortes.

Autrefois, les oiseaux se nichaient dans les structures de kiosques à musique mais non seulement le parc a perdu son joli kiosque à musique mais il a été doté d’une sorte de tente réservée aux concerts électroniques rythmés par de puissantes basses qui font vibrer les fenêtres à cent lieues à la ronde. Alors imaginez l’effet dévastateur que ces vibrations causent aux petits oiseaux qui choisissent de quitter ce monde de tumulte pour des horizons plus calmes. Conséquence, Paris a perdu ses moineaux, ses rossignols, ses bergeronnettes, ses mésanges, ses pinsons pour laisser la place aux merles, aux pigeons et aux corneilles qui étaient pratiquement inexistantes il y a moins de dix ans.

Les bruits du parc s’ajoutent à ceux de la rue et de la mairie : circulation automobile, motos et scooter trafiqués pour vibrer sous les fesses du conducteur, mariages maghrébins au son de tambours, trompettes, vibration de grosses cylindrées, youyou, klaxons, hurlements d’ivrognes sortant des restaus et ginguettes du parc dans la nuit, etc.

Dans ce parc il y des passereaux, mais la question que l’ on peut se poser, quel est le taux de réussite des reproductions au milieu de l’ activité humaine ? dérangement, pollution sonore ; la pollution lumineuse tue les insectes vitaux pour le nourrissage des oisillons.

La direction des espaces verts tient des discours sur l’ écologie et la biodiversité qui sont en contradiction avec les réalités. Les parcs et jardins sont d’ une propreté mal placée (hormis les détritus humains) pas d’ herbe folle, de plante indigène, de graminée ce qui entraîne la disparition du moineau domestique  qui comptait au moins 200 individus aux Buttes-Chaumont dans les années 90. Tous les parcs et espaces verts de Paris sont désertés par les moineaux pour les mêmes raisons.

Puisque Nicolas Hulot vient d’être nommé ministre dans le gouvernement Phillipe, nous pourrons lui soumettre la désastreuse gestion écologique du parc des Buttes-Chaumont.

La Connectrice

Foutoir parisien. L’écosystème du lac Daumesnil sacrifié pour une piscine

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  • En seulement 30 ans, plus de 420 millions d’oiseaux en Europe ont disparu à cause de la destruction des écosystèmes

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4132.php

En seulement 30 ans, plus de 420 millions d’oiseaux en Europe ont disparu

13 novembre 2014, 11 h 58

60 % des tourterelles ont disparu en Europe © Bernard Piquenard – Licence : Tous droits réservés

La sixième extinction massive de la biodiversité est bien en marche : en seulement 30 ans, 421 millions d’oiseaux ont disparu, non pas sur Terre mais seulement en Europe ! C’est l’estimation édifiante réalisée par une étude publiée dans le journal scientifique Ecology Letters. Pour les auteurs, « le déclin global de la biodiversité est sans précédent » (dans l’histoire de l’humanité). Les alertes scientifiques, les mobilisations internationales et locales semblent inefficaces devant le rouleau-compresseur d’une société marchande aveugle à son propre support de vie. Résultat : les écosystèmes s’appauvrissent ou sont méthodiquement stérilisés comme en témoigne le projet de barrage de Sivens en France qui a détruit une zone humide remarquable qui abritait de nombreuses espèces pourtant « protégées ». Si quelques espèces en voie d’extinction connaissent parfois un peu de répit, elles sont trop souvent les représentantes de la biodiversité symbolique, celle qui marque les esprits : pandas, baleines… Laissant de côté les espèces plus communes, dont les oiseaux, qui paient pourtant un lourd tribut. Cette étude menée par Richard Inger et Richard Gregory s’est basée sur 144 espèces d’oiseaux européens sur une échelle de 30 ans. Les données exploitées proviennent du Pan-European Common Bird Monitoring Scheme (PECBMS) et de Bird Life International. Résultat : on compte aujourd’hui 421 millions d’oiseaux en moins qu’il y a 30 ans ! Environ 90 % de ces pertes proviennent des 36 espèces les plus communes et les plus répandues, comme les moineaux domestiques, alouettes, perdrix grises et étourneaux, soulignant la nécessité de redoubler d’efforts pour mettre un terme à la disparitions des oiseaux de nos campagnes les plus connus à l’échelle continentale. D’une manière générale, l’étude rapporte que les petits oiseaux déclinent plus vite que les grands et que les espèces les plus communes sont les plus touchées, avec des baisses de population considérables et rapides.

Les principales causes de la disparition des oiseaux Cette disparition des oiseaux est liée à deux phénomènes principaux : les méthodes agricoles intensives et la destruction des habitats. Si de nombreuses espèces d’oiseaux présents dans les campagnes connaissent un très fort déclin, cela s’explique principalement par les méthodes agricoles conventionnelles : l’usage intensif des pesticides tue les insectes dont se nourrissent les oiseaux, qui meurent alors de faim. De surcroît, les haies sont coupées ou détruites, les arbres taillés : les oiseaux ne peuvent plus y nidifier. Enfin, la chasse de loisirs décime des millions d’oiseaux chaque année, et notamment en France. Une perte préjudiciable pour l’environnement et les Hommes Selon Richard Inger : « la perte importante des oiseaux communs pourrait être très préjudiciable à la société humaine ». En effet, ces oiseaux offrent de multiples avantages pour les écosystèmes : ils aident à lutter contre les ravageurs en contrôlant leur prolifération, ils disséminent les graines des fruits qu’ils mangent et participent ainsi à la reproduction des végétaux. De plus, les oiseaux détritivores jouent un rôle clé dans l’élimination des charognes dans l’environnement. En outre, pour beaucoup de gens, les oiseaux demeurent le principal moyen dont ils interagissent avec les animaux sauvages, en écoutant leurs chants, en profitant de leur présence, en les alimentant et les observant. Quelques espèces d’oiseaux ne sont pas en déclin Cette hécatombe masque pourtant la bonne santé de certaines populations d’oiseaux communs : grandes mésanges, rouges-gorges, mésanges bleues et merles ; mais aussi plus rares : busards des roseaux, buses et courlis. Cela pourrait s’expliquer par des mesures de conservation ciblée en Europe. Toutefois, ces plans de gestion offrent peu de protection pour les espèces les plus communes et les plus répandues. Si la disparition des oiseaux les plus communs était déjà connue, cette étude la confirme et la quantifie à l’échelle européenne. De plus, elle donne tout son sens à l’extinction massive de la biodiversité en cours et dont nous sommes les premiers responsables. Malheureusement, bien d’autres espèces sont concernées, mettant en péril l’avenir de l’humanité étroitement dépendant des ressources de la nature.

Référence Common European birds are declining rapidly while less abundant species’ numbers are rising ; Richard Inger, Richard Gregory, James P. Duffy, Iain Stott, Petr Voríšek, Kevin J. Gaston – DOI: 10.1111/ele.12387 Auteur Christophe Magdelaine / notre-planete.info Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_4132.php

  • une vaste aire de « baignade biologique » – publique et gratuite – dans le bois de Vincennes en 2019.

http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Un-premier-lac-ouvert-a-la-baignade-a-l-ete-2019-808423

11 septembre 2016  |  Mise à jour le 12 septembre 201 ! 

A Paris, un premier lac ouvert à la baignade à l’été 2019

Une délibération soumise fin septembre au Conseil de Paris lancera la création d’une vaste aire de « baignade biologique » – publique et gratuite – dans le bois de Vincennes.

La zone de baignade (hachurée en blanc) de 8.000 m2 du lac Daumesnil sera filtrée naturellement. La plage en herbe sera située au sud de l’île de Bercy. (DR)

Nager ou barboter dans le lac Daumesnil, en plein bois de Vincennes (12e arrondissement), à deux pas du périphérique, de la Foire du Trône ou du zoo de Paris : certains en rêvent depuis longtemps alors que d’autres jugent l’idée ridicule. Initié en 2011, puis abandonné avant d’être ressorti des tiroirs début 2014 par Anne Hidalgo, alors candidate à la mairie de Paris, le projet se concrétise. Lors du prochain Conseil de Paris, les 26, 27 et 28 septembre, la maire socialiste proposera une délibération visant à instituer une aire de « baignade biologique » de 8.000 m2, estivale et gratuite, aménagée à l’ouest du lac Daumesnil.

En 2014, cette promesse de campagne avait fait jaser les maires de droite des communes riveraines du bois de Vincennes – Saint-Mandé, Saint-Maurice, Charenton-le-Pont, Joinville –, lesquels la qualifiaient (dans Le Parisien) d’initiative « aberrante », d' »idée de bobo » ou de « supercherie ». Depuis, la maire de Paris s’est engagée à rendre la baignade possible dans la Seine d’ici à 2024. Et elle a fait voter un plan Nager à Paris – 104 mesures et une enveloppe budgétaire de 150 millions d’euros –, dévoilé dans le JDD le 14 juin 2015. Ce plan prévoit, outre quatre nouvelles piscines dans la capitale, la création d’une baignade dans le lac Daumesnil. A l’été 2017, une partie du bassin de la Villette (19e) sera aussi ouverte aux baigneurs… qui n’ont pas attendu l’autorisation pour y plonger fin août.

Le lac Daumesnil aujourd’hui « impropre à la baignade »

« L’idée progresse, le sujet devient plus consensuel », se félicite Célia Blauel, adjointe EELV à la maire, chargée de l’eau et de l’environnement, qui ne craint pas de vagues de la part de l’opposition municipale. Et d’ajouter : « Le projet Daumesnil n’a pas été facile à mettre en œuvre. Nous avons beaucoup discuté avec les services techniques pour lever les points de blocage sur l’amélioration de la qualité de l’eau pour les baigneurs, sur l’insertion paysagère ou sur l’impact – moindre – pour le site et les animaux. » Le bois de Vincennes est classé au titre du Code de l’environnement, mais également par le PLU, « espace boisé » et « zone naturelle et forestière ». L’aménagement du plan d’eau devra aussi être compatible avec les usages actuels que sont le canotage et la pêche.

Les premières études de faisabilité ont vite montré que la qualité sanitaire de l’eau du lac laissait à désirer. De « fortes concentrations de bactéries pathogènes […] dues à la présence d’animaux domestiques ou sauvages » le rendaient « impropre à la baignade », souligne le texte qui sera présenté au Conseil de Paris. Le projet initial de permettre la baignade « sans aucun aménagement » a donc été abandonné, le traitement de l’eau étant indispensable. La zone « baignable » sera séparée du reste du lac par « deux jardins aquatiques » de 2.000 m² de part et d’autre, constitués de « plantes immergées » choisies pour leur capacité à filtrer l’eau biologiquement, l’épurer et la recycler. Créé artificiellement en 1858 par Jean-Charles Alphand, ingénieur des ponts et chaussées du baron Haussmann, ce bassin de 10 ha a d’abord été alimenté par la Marne ; il l’est aujourd’hui par le réseau d’eau non potable de la Ville de Paris. De la vase recouvre encore le fond du lac.

L’équivalent de trois piscines olympiques

A compter de l’été 2019, cette nouvelle aire de baignade gratuite ouvrira au public tous les ans, de mi-juin à mi-septembre, de 10 heures à 20 heures. Les « espaces enherbés existants » dans le sud de l’île de Bercy – accessibles par l’île de Reuilly – serviront de plages. Le site doit être divisé en trois zones, précise la délibération : « Un espace ludique et familial de 2.600 m² dont la profondeur sera comprise entre 30 et 60 cm, un espace de baignade autonome de 2.200 m² d’une profondeur comprise entre 30 cm et 1,5 m et un espace de 3.200 m², de 2,5 m de profondeur dédié à la nage. » Soit quasi « l’équivalent de trois piscines olympiques [1.250 m²]! », se réjouit Célia Blauel.

Douches, cabines pour se changer, locaux pour le personnel, platelages ou rampes d’accès des personnes à mobilité réduite… les équipements seront montés pour les trois mois d’été. L’accueil du public se fera via le poste de garde existant, à l’entrée de l’île de Bercy. « Le coût annuel de la maintenance et de l’exploitation de l’ensemble des installations est estimé à 450.000 € TTC », stipule le projet de délibération. Agents de la Ville, les maîtres-nageurs sauveteurs veilleront à la sécurité des quelque 2.200 personnes attendues chaque jour sur l’aire de baignade – 75.000 sur une saison. La capacité est estimée à 1.000 baigneurs en même temps.

Bertrand Gréco – Le Journal du Dimanche

Ivresse nocturne aux Buttes-Chaumont. Braillements et vandalisme. Merci Hidalgo !

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Ci-dessus : Matin calme avant le nocturne dévastateur. Trois tortues se prélassent au soleil , au pied de la butte ; Le belvédère sourit du ciel tout bleu ; les jets d’eau rafraîchissent la pelouse assoiffée sous le ginkgo.

 

 

L’ouverture nocturne totale du parc des Buttes-Chaumont entraîne des incivilités, des comportements illégaux et une grande gêne pour les riverains et les amoureux respectueux de la flore et de la faune qui tentent de survivre à ces pauvres parisiens que la maire de Paris, Anne Hidalgo, invite à se rafraîchir toute la nuit durant. Curieusement, ces parisiens trouvent de la fraîcheur dans des boissons alcoolisés dont la consommation est interdite au titre de l’article  5 du réglement des parcs et jardins affiché à l’entrée de tous les parcs parisiens.

Dans la nuit du 27 au 28 août 2016, Je n’ai pu dormir que par petites périodes du fait de tam-tams, musique électro, cris, vociférations, bruits métalliques, etc.

J’étais debout à 6h, histàire de profiter de la fraîcheur matinale et du calme enfin revenu. Sidérée par les effets délétères de cette ouverture nocturne, je remontais chez moi pour me saisir de mon appareil photo afin de vous livrer la vision consternante de ce que je découvris.

Je poste mes photos en regard des articles du règlement des parcs et jardins de la Ville de Paris

article 5

Les activités de nature à troubler la jouissance paisible des sites, à porter atteinte à la tranquillité et à la sécurité du public, à causer des dégradations aux plantations, ouvrages ou aux immeubles bordant certains espaces verts, à générer des pollutions diverses, sont interdites.

*Vendredi matin, après une nuit perturbée par cris et boum boum sonore, la « musique » continue à brailler diffusée depuis le belvédère et je ne peux jouir paisiblement des sites selon les termes de règlement des parcs et jardins. J’ai mal à la tête à cause de cette pollution sonore autorisée au détriment de toute considération écologique, sanitaire et civile.

Les pique-niques individuels et familiaux sont autorisés, à condition que la propreté des lieux soit respectée,

*il suffit de regarder les photos que j’ai prises ce matin …Les habitués du jardin et le personnel sont cons-ter-nés.

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L’introduction et la consommation de boissons alcoolisées sont interdites, cette règle ne s’applique pas aux restaurants et chalets de vente conformément à leur titre d’occupation.

article 6

Pour préserver la propreté des sites les détritus doivent être, soit emportés par ceux qui les produisent, soit déposés dans les réceptacles prévus à cet effet. Lorsqu’un dispositif de collecte sélective est disponible, les détritus doivent également être triés préalablement à leur rejet et sont alors répartis selon les indications qui figurent sur les réceptacles spécifiques.

Article 10

– Bruit et nuisances sonores Sont interdits les bruits gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, en particuliers ceux produits par les instruments de musique et de percussion et par la diffusion de musique amplifiée, sauf dérogation.

*Toutes les nuits, je suis gênée par des beuglements, des vociférations, des cris gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, gênants par leur intensité, leur durée, leur fréquence ou leur caractère agressif, en particuliers ceux produits par les instruments de musique et de percussion et par la diffusion de musique amplifiée

Ces bruits gênants s’ajoutent à ceux des mariages ethniques accompagnés de séries de klaxons interminables, de tam-tams, de trompettes, de vrombissements de motos et grosses cylindrées qui de surcroît polluent l’atmosphère.

Jour et nuit résonnent les tam-tams dans la jungle buttechaumontaise, la police ayant pour ordre de les tolérer selon le terme d’un agent.

Les infractions au présent règlement feront l’objet d’un procès verbal conformément aux lois et règlements en vigueur. Les agents publics assermentés sont chargés de veiller à l’application du présent règlement. À ce titre ils peuvent requérir l’assistance de la force publique. Ils peuvent constater par procès verbal les contraventions à la réglementation en vigueur.

*Ah bon, des procès-verbaux sont prévus ? Je n’ai pas connaissance du nombre de procès-verbaux  et d’amendes établis pour ces nombreuses infractions au réglement signé par Bertrand Delanoë le 8 juin 2010. Et si des sanctions ont été attribuées, elles sont inefficaces puisque la pollution sonore (dont lOMS a établi qu’elle était responsable de nombreuses pathologies), la consommation constante et importante d’alcool ainsi que la consommation de drogue (cf photos ci-dessus) sont une constante dans le parc des Buttes-Chaumont le jour et surtout la nuit.

Fait à Paris le 8 juin 2010 Réglementation générale des jardins et bois appartenant à la Ville de Paris y compris les bois de Boulogne et de Vincennes DIRECTION DES ESPACES VERTS ET DE L’ENVIRONNEMENT Bertrand Delanoë Maire de Paris

Les conséquences des beuveries du parc

Ci-dessus : Triste spectacle ce matin près de l’entrée principale du parc sur la place de la Mairie du 19ème :

à gauche la vitre du café/tabac Le Marigny explosée

à droite, deux motos couchées à terre. Le rafraîchissement des Parisiens selon Hidalgo….

Pourquoi des parcs urbains ?

Les parcs urbains sont une représentation de la campagne, une vision apaisante pour des citadins qui mènent une vie de labeur et de stress. Au XIXème siècle, Napoléon III, Haussmann, Davioud et Alphand ont imaginé ces parcs parisiens à l’image d’une nature riche, harmonieuse et fertile. A cette époque, du fait de l’industrialisation, les paysans montaient à Paris pour travailler dans des usines et des ateliers dans une atmosphère polluée par les miasmes dégagés par les machines.

Le parc des Buttes-Chaumont était alors planté d’essences fruitières pour évoquer le paradis fertile que les paysans avaient été contraints de quitter pour gagner une vie meilleure. On s’y promenait tranquillement, on admirait la progression des saisons, on s’y amusait en dansant au son des petits orchestres nichés sous le dôme acoustique du kiosque à musique, on y  respirait l’odeur délicieuse de fleurs parfumées. Dans ce quartier populaire du Nord-Est de Paris, les promeneurs pouvaient s’identifier aux princes qui avaient leurs jardins et parcs privés et, dans le calme, donnaient libre cours à leur imagination nostalgique.

Les temps ont changé. Vandalisées, les essences fruitières ont été remplacées par des essences décoratives ; les guinguettes sont devenues des débits de boisson et de rencontres sexuelles sans poésie; le kiosque à musique a disparu, chacun apportant sa propre musique amplifiée ; la plupart des promeneurs ignorent la flore et la faune ; le bien commun a été remplacé par le chacun pour soi; les jeunes persécutent les vieux, les « normaux » se moquent des handicapés, les coureurs bousculent les flâneurs ; les voyeurs et les exhibitionnistes se défoulent ; les « nouveaux usages » prônés par Anne Hidalgo accélèrent névroses et maladies cardiaques. Seuls ceux qui en ont les moyens peuvent aller chercher calme ou fureur sous d’autres cieux. Les sédentaires qui n’ont pas ce choix doivent souffrir en silence sans espérer aucune considération d’une maire qui a pour seul objectif de satisfaire les petits copains qui la soutiennent et la tiennent par la burkinette.

La Connectrice

De la douceur dans ce monde de brutes. Frondaisons rue Meynadier, Paris XIXème

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La rue Meynadier est une rue courte, parall-le à la rue Manin, qui court de la place de la Mairie du XIXème à la rue de Crimée. Elle est surtout connue pour son centre d’action sociale CAS.

La rue Meynadier est en été la plus fraîche du quartier. En Hiver, elle est glaciale. Ses larges trottoirs longent les façades des immeubles haussmanniens en pierre de taille. Certains sont ornés de beaux motifs et sculptures Art Nouveau car ils ont été construits à la fin du XIXème siècle, en parallèle à la création du parc des Buttes-Chaumont. Certains de ces immeubles sont signés Mathurin Moreau sculpteur qui fut maire du XIXème arrondissement . Le grand tableau sui orne la salle des mariages, peint par Gervex et intitulé « Le mariage civil » aurait été inspiré par le mariage de la fille de Mathurin Moreau. mairie.

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La rue Meynadier débouche sur la place de la mairie. Elle est plantée de chicots du Canada dont j’ai déjà parlé ici

En été, j’apprécie de flâner sous les frondaisons qui se rejoignent formant un baldaquin de verdure vigoureux et protecteur. Rien n’est plus beau que cette canopée vivante et mystérieuse qui s’agite sereinement sous l’effet du courant d’air rafraîchissant propre à la rue Meynadier. Profitons-en tant que les sauvages qui roulent sur les trottoirs à bicyclette, ceux qui font pétarader leurs moteurs et se livrent à des gymkhanas rugissant en faisant se cabrer leur scooter, profitons-en pendant qu’ils sont allés polluer ailleurs.

La Connectrice

Parc des Buttes-Chaumont. Pour Hidalgo, les ivrognes et les camés sont plus parisiens que les autres

Vous êtes concerné-e, signez la pétition

https://www.change.org/p/madame-anne-hidalgo-buttes-chaumont-pour-le-respect-des-riverains-contre-l-ouverture-nocturne

 

 L’ouverture du parc des Buttes-Chaumont toutes les nuits d’été est une catastrophe pour les riverains : beuglement d’ivrognes et de camés, hurlements, pétards, musique amplifiée, tam tams et autres djembés, démarrage des scooters et autres motos, rassemblements de noctambules vomissant sur les trottoirs et agressant verbalement les passants, saccage des arbres et autres plantations et toutes sortes d’incivilités.

Les riverains ne peuvent pas dormir avant  5 h du matin quand les fêtards sont trop fatigués pour poursuivre leur agitation bruyante.

S’ils le pouvaient ils rattraperaient leur manque de sommeil la nuit mais ce n’est pas possible soit parce qu’ils travaillent, soit que les nouvelles mamans allaitent leur bébé et que les papas ont donné le biberon de la nuit mais aussi parce que l’environnement est extrêmement bruyant durant la journée : tondeuses, travaux privilégiés l’été dans les rues, concerts amplifiés inondant le quartier bien au-delà du parc, mariages ethniques avec tambours, trompettes, klaxons et vrombissement de moteurs pour saluer les mariés.

L’ouverture nocturne du parc ayant été présentée comme une expérimentation, les riverains qui ont exposé leur gêne se sont vus recevoir une circulaire langue de bois sans le moindre atome de solidarité et a fortiori d’excuses pour la gêne occasionnée. De plus, ce document présente l’ouverture nocturne comme un fait acquit  et non expérimental, les Parisiens ayant été satisfaits l’année dernière. Si ce n’est pas de la dictature, qu’est-ce ?

D’autre part, ayant profité de mon insomnie offerte gracieusement par Mme Hidalgo, je suis allée dans le parc observer l’application de cette affirmation  La Ville entend en effet à la fois répondre à l’évolution des usages mais œuvrer aussi à la responsabilisation de tous pour garantir la cohésion de la société parisienne. Des moyens spécifiques sont mobilisés pour accompagner cette nouvelle édition. Non seulement je n’ai vu aucune intervention  en soirée, des agents en charge de la lutte contre les incivilités avec des rondes très régulières d’équipages dédiés mais le commissariat contacté a déploré ne pouvoir intervenir débordé par les appels des riverains d’autres quartiers du 19ème pour tapage nocturne. La preuve de l’absence d’intervention d’agents étant que pétards et autres nuisances sonores durent jusqu’au petit matin.

Ce qui est tout de même stupéfiant dans la gestion de Paris, c’est que certains parisiens seraient plus parisiens que d’autres. Les parisiens qui envahissent les parcs pour se bourrer et se droguer, les parisiens qui créent du vacarme, les parisiens qui font la fête en se saoulant et vomissant dans l’espace public, les parisiens qui encombrent les poubelles de cadavres de bouteille de bière, vin alcools et qui obligent la mairie à sous-traiter la collecte de ces ordures avec nos sous et tous ces parisiens qui revendiquent le « droit à la fête » obligatoire.

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Avant la collecte des ordures par des sous-traitants de la mairie. Après une ouverture nocturne, les poubelles des Buttes débordent de bouteilles d’alcools dont la consommation est pourtant interdite dans l’espace public. J’ai pris ces photos l’été dernier, cette année, c’est pire !

Sont aussi plus parisiens que les autres les cyclistes qui roulent sur les trottoirs, les cyclistes qui insultent les piétons qui osent se trouver sur le trottoir, les cyclistes qui ont toujours grillé les feux rouges mais sont désormais autorisés à le faire, les trottoirs confisqués aux piétons au profit d’une piste cyclable pour les cyclistes et les pistes cyclables.collées derrière les abribus qui empêchent les piétons de regagner le trottoir en toute sécurité lorsqu’ils descendent du bus ou veulent y monter.

Le trottoir large et ombragé de la petite rue Meynadier remarquable pour sa fraïcheur en été a été sacrifiée pour créé un parking deux roues juste en face de cette terrasse tranquille. Il est difficile de circuler entre la terrasse et le parking vélo quand on est chargée ou accompagnée. N’y avait-il vraiment pas d’autre endroit pour créer ce parking deux roues ?

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N pas oublier de mentionner les engins motorisés qui roulent sur les trottoirs, dégageant leurs émissions nocives sous le nez des consommateurs en terrasse, aveuglant les piétons la nuit, hurlant de décibels pour masser leur postérieur avec les vibrations de leur machine et stationnant allègrement sur les trottoirs qu’ils polluent et obstruent.

Que faire ?

-une pétition

J’ai créé une pétition contre l’ouverture nocturne des Buttes-Chaumont. Les riverains du parc Monceau l’ont fait et ont obtenu gain de cause

https://www.change.org/p/madame-anne-hidalgo-buttes-chaumont-pour-le-respect-des-riverains-contre-l-ouverture-nocturne

-Rendre la monnaie de la pièce

en allant faire du vacarme nocturne  devant le domicile de Mme Hidalgo et celui des maires d’arrondissement qui soutiennent et encouragent son initiative

-Inviter Mme Hidalgo à venir passer une nuit chez nous

pour lui faire partager la douce fraîcheur des nuits estivales autour du parc

-Sanction électorale en 2020

Les prochaines élections municipales auront lieu en 2020.Il faudra songer à écarter les équipes municipales qui soutiennent Anne Hidalgo

Toutes les suggestions sont les bienvenues.

La réponse dictatoriale et cynique de la Ville de Paris

En-tête Paris

Bonjour,

En réponse à votre courriel, nous vous informons que l’ouverture de neuf espaces verts (square Louis XIII, Jardin des grands explorateurs, parc Kellermann, parc Montsouris, parc André Citroën, parc Martin-Luther-King, parc des Buttes Chaumont, square Séverine et les pelouses d’Auteuil) répond à la demande de nombreux usagers de bénéficier en période estivale d’espaces conviviaux mais aussi d’îlots de fraîcheur au-delà des horaires habituels.

La forte fréquentation enregistrée l’été dernier et l’accueil favorable réservé à cette expérimentation attestent qu’elle répond bien à l’attente d’un grand nombre de Parisiens. C’est la raison pour laquelle cette initiative est aujourd’hui reconduite.

Ce dispositif se déploie néanmoins selon les modalités qui tiennent compte, dans le même temps, des retours exprimés l’an dernier par certains riverains. La Ville entend en effet à la fois répondre à l’évolution des usages mais œuvrer aussi à la responsabilisation de tous pour garantir la cohésion de la société parisienne. Des moyens spécifiques sont mobilisés pour accompagner cette nouvelle édition.

Dans une logique de prévention des nuisances très marginales mais réelles constatées l’an passé, trois direction des la Ville de Paris (directions de la propreté et de l’eau, de la prévention et de la protection ainsi que des espaces verts et de l’environnement) interviennent de concert pour optimiser le traitement des problématiques de propreté.

Par ailleurs, l’accent a été mis sur l’accroissement des capacités d’intervention, en soirée, des agents en charge de la lutte contre les incivilités avec des rondes très régulières d’équipages dédiés. Il s’agit par ce biais d’accompagner étroitement le développement des nouveaux usages de l’espace public par des actions de sensibilisation, de prévention et de médiation mais aussi, si nécessaire, de verbalisation.

Par ailleurs, près de 130 espaces verts sont déjà ouverts en permanence sans que ces lieux fassent davantage l’objet de signalements en matière d’incivilités.

 Cordialement,

L’Equipe Messages des Parisiens.

Vous pouvez aussi poser toutes vos questions sur Twitter : @Parisjecoute, et retrouver votre historique de conversations sur Paris Connect.

A bientôt sur Paris.fr

Gaétan L.
L’équipe Messages des Parisiens

 

Paris. Lutte contre les incivilités. Un nouveau racket ou le bien-être des Parisiens ?

Publié le

Anne Hidalgo vient d’annoncer le regroupement de plusieurs brigades de sécurité assermentées pour lutter contre les incivilités. Pour se faire respecter ces inspecteurs de sécurité seront équipés d’un tonfa et d’un carnet à souche pour établir les contraventions d’un montant unique de 68€ pour toutes les incivilités sanctionnées.

J’ai vainement cherché la liste complète de ces incivilités mais je n’ai trouvé que ceci : dépôts irréguliers, collecte des ordures ménagères, déjections canines, divagations d’animaux, épanchements d’urine, nuisances sonores, règlement des espaces verts, terrasses et étalages, marchés, chantiers, occupation de la voie publique, etc.

J’ai déjà eu affaire à cette mesure parce que ma chienne marchait à mes côtés sans laisse. Deux hommes en civil se sont présentés comme « inspecteurs de salubrité ». Je suppose que je rentrais dans le cadre des « divagations d’animaux ». Heureusement pour moi, ils m’ont quittée pour se jeter sur une jeune femme qui jetait son mégot sur le trottoir.

Je suis extrêmement sceptique sur la réelle volonté de la mairie de Paris d’améliorer le quotidien de Parisiens pour la bonne raison que je suis régulièrement confrontée à des nuisances de toutes sortes dont les policiers me disent qu’elles sont des « tolérances » et me répondent lorsque je me plains des nuisances sonores « vous n’avez qu’à déménager à la campagne ».

Il se trouve que j’habite dans le XIXème arrondissement de Paris qui est mentionné avec le XVIIIème et le XXème comme prioritaire dans la lutte contre les incivilités, sur le site de la mairie de Paris. Voici ce que je supporte comme incivilités mentionnées dans la liste incomplète de la mairie.

dépôts irréguliers et déjections canines

Les dépôts d’ordure et de déchets sont légion : sur les trottoirs, sous les buissons du parc des Buttes-Chaumont et de tous les massifs végétaux de l’espace public, devant les immeubles sociaux de toutes catégories, à côté des poubelles urbaines sans compter les papiers, emballages, restes de repas qui jonchent les trottoirs pendant des jours avant qu’ils ne soient nettoyés. La portion de la rue Manin entre la rue de Crimée et la porte de Pantin est remarquable de saleté.

L’ouverture des jolies poubelles grises étant étroite, beaucoup de personnes déposent « délicatement » sur leur orifice leur sac d’ordure décourageant les passants d’y jeter spontanément mouchoirs et autres papiers usagés.

Notons aussi que, contrairement à ce qui est annoncé, il n’y a pas de poubelle tous les 100 m et lorsqu’elles sont enlevées pour cause de travaux, la voirie ne se soucie pas d’installer des poubelles provisoires à proximité de leur emplacement habituel. Je dois souvent parcourir plusieurs centaines de mètres, sachet de déjections canines à la main avant de pouvoir le jeter dans une poubelle. On peut alors comprendre le pourquoi de ces crottes abandonnées sur le trottoir…Je me dis souvent que mon civisme frise l’héroïsme.

divagations d’animaux

Promener son chien sans laisse, c’est enfreindre la loi et être susceptible de recevoir une amende de 68€ pour « divagations d’animaux ».

Je rappelle que Paris est la seule capitale européenne à ne pas offrir des espaces canins où chiens et maîtres peuvent socialiser et se détendre en tout tranquillité. Je rappelle également que, selon le rapport Vautrin, la filière canine rapporte 5 MDS€/an et que nous payons 20% de TVA rien que pour la nourriture animale (5% sur la nourriture humaine de base et les sodas !). Et que recevons nous en échange à part le privilège de payer 68€ lorsque pour notre confort et le leur nous nous dispensons de laisse ?

Pourtant, il est possible de contrôler son chien comme au bois de Boulogne où patrouille la police montée qui demandent seulement que le chien obéisse au rappel de son maître, une condition intelligente qui satisfait les partis.

La France est schizophrène quand il s’agit des chiens.

D’un côté elle profite d’eux économiquement par le biais de la TVA, elle les utilise dans les services publics et privés de protection et de sauvetage, elle subventionne les associations de protection des animaux, elle reconnait l’intérêt thérapeutique et affectif du chien pour les personnes âgées (visites dans les maisons de retraite) , les malades et les enfants câlins, jeux mais aussi aide à la lecture), elle loue les chiens guides et assistants de tétraplégiques, épileptiques et autres handicapés, elle tire de substantifiques revenus du succès des films dont le héros est un chien (Rintintin, Beethoveen, Lassie, Benji, les 101 dalmatiens, Marley, etc.), elle reconnaît son rôle dans la détection de certaines maladies et sa contribution à la recherche scientifique ainsi que son rôle majeur dans le développement de la civilisation ;

De l’autre côté, la France ne respecte pas parce qu’elle veut l’ignorer le couple affectif et sécurisant qu’est la dyade chien/maître, ne veut pas savoir que lorsque l’humain se promène dans un parc avec son chien il profite autant de la verdure et du repos que son animal, tolère que les chiens guides d’aveugles ne soient pas acceptés dans certains lieux, interdit les chiens dans les magasins d’alimentation par souci d’hygiène alors qu’elle laisse ses client aux pieds et mains sales tâter les fromages et tripoter la marchandise sans savoir s’ils se sont lavé les mains en sortant des toilettes, s’ils se sont gratté l’anus ou s’ils sont scatophages et ont mangé des excréments, certains restaurants refusent le chien qui fait partie de la famille et se réjouit autant que ses membres du rassemblement familial, les transports parisiens refusent la présence de chiens et la SNCF les tolère à condition de payer le prix fort, soit le demi-tarif du plein tarif (quand le propriétaire paie demi tarif ) sans leur attribuer pour autant une place assise, La majorité des espaces verts parisiens interdisent les chiens à l’exception des Buttes-Chaumont qui les acceptent à condition qu’ils soient tenus en laisse ce qui empêche leurs jeux avec leurs congénères et n’évite pas les accidents puisque ces dernières années des molosses ont attaqué des chiens et les ont grièvement blessés (normal dans l’incohérence rien ne eut être correctement géré)

Suite à venir incessamment…

Parc des Buttes-Chaumont. Printemps ému et pollution olfactive

Publié le

Ce matin, une odeur de KK envahit mon appartement. Cette pollution est tellement forte que je soupçonne d’abord ma chatte d’avoir dégazé dans mes plantations. Je fais brûler de l’encens et du benjoin tandis que j’inspecte mes pots de fleurs sans trouver la cause de cette insalubrité.

L’odeur est tellement forte qu’elle masque les délicates senteurs de mes thyms et de mes lavandes titillées par le soleil.

Je vais alors promener ma chienne dans le parc nantie de mon appareil photo pour fixer les délicates couleurs de ce printemps naissant. Malheureusement mon émotion esthétique est encore gâchée par mon émotion olfactive extrêmement handicapante et négative. Ça pue comme si je me promenais dans une gigantesque litière à chats non nettoyée depuis un mois.

C’est ça un parc écologique populaire ? un parc qui pue la merde dès les beaux jours jusqu’au début de l’hiver ? Un parc où se déroulent incivilités, agressions, trafic de drogue , consommation de boissons alcoolisées, intolérance des coureurs vis à vis des flâneurs, déjections d’emballages et de déchets alimentaires et infractions à la circulation des deux roues ?

Passons aux choses plus agréables, les délicates couleurs du printemps. Vous avez la chance en virtuel de ne pas les regarder dans leur contexte olfactif …

J’ai saisi ces images au bord du lac, de droite à gauche à partir de l’entrée principale

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La copie de l’aiguille creuse des falaises d’Etretat se cache derrière les branches encore nues d’un sophora (?) Au premier plan la branche d’un primeur, le marronnier.

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Tamaris encore timide, peupliers nus et à droite les feuilles rouges d’un prunus (?)

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Prunus et ginkgo près de la petite cascade

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Ginkgo près de la petite cascade, au fond le pavillon du lac

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Les canards col verts sèchent leurs plumes au soleil. Hier nous avions compté 7 mâles autour d’une femelle entraînant ses canetons tout neufs. On voit souvent voler un groupe d’une seule femelle escortée de trois mâles …

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Le faune s’est échappé des forsythias dont la vitalité effraie son côté sombre

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Ce pin brave la pesanteur en se déployant parallèlement au sol, comme en bord de mer quand ces arbres sont modelés par le vent. Je l’ai photographié depuis la promenade circulaire, contre le ciel

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Jeunes pousses s’accrochant au rocher près du pont des suicidés

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Vue sous la passerelle suspendue

 

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Camélia rouge après le pont des suicidés

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Magnolia x soulangiana rose et magnolia grandifolia blanc. Les fleurs éclosent avant les feuilles. Ces magnolias aux feuilles caduques sont différents des magnolias au feuillage persistant dont la floraison est plus tardive.

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Fleurs blanches sur le chemin de la grande cascade au milieu des rhododendrons encore endormis

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Les pins dressés comme des tours de guêt

15-IMG_1722En chemin, Zaza qui trotte à mes côtés, rencontre Bob qui la salue humblement

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Le tulipier de Virginie commence à déployer ses feuilles

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Le temple de la Sybille au dessus du lac et de l’aiguille creuse

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Cerisier du Japon

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Cerisier du Japon bientôt neigeant de toutes ses fleurs commence seulement à ouvrir ses bouquets floraux

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Immuable, le temple de la Sybille domine le parc

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Les jardiniers ont eu la bonne idée de planter beaucoup de pervenches dans les zones ombragées, en particulier au pied des arbustes, là où pas grand chose ne poussait auparavent

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Un oranger du Mexique à l’odeur délicate

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Ce lilas mauve sera bientôt épanoui

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Ce cerisier du japon est déjà bien épanoui

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Ce cerisier est un vestige des premières plantations du parc qui étaient majoritairement fruitières puisque l’idée des concepteurs étaient de représenter la campagne dans la ville. Malheureusement, les promeneurs d’hier étant aussi inciviques que ceux d’aujourd’hui, ils se jetaient sur les arbres sans ménagement pour en récolter les fruits cassant les branches au passage et mutilant ces arbres qui furent progressivement remplacés par des essences décoratives, ce qui n’empêche pas qu’ils soient aussi mutilés.

On croise régulièrement des gens fiers de tenir des bouquets de branches de forsythias, de camélias ou de lilas.

Ma chienne raffole de ces cerises mais les ramasse au sol ..quand il en reste après le passage des « fourmis rouges ».

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L’odeur suave des giroflées de ces corbeilles de fleurs ne parvient pas à dominer l’odeur de KK qui submerge le parc

La Connectrice

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