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Archives de Catégorie: pollution

Ecologistes et islamophiles, une alliance contre (la) nature

La plupart des écologistes et les défenseurs de la planète, ces gens qui s’investissent bruyamment et agressivement dans le véganisme, le développement durable, la production éthique et l’antispécisme figurent parmi les plus fervents défenseurs des musulmans et de leurs pratiques. Pourtant, à ma connaissance la majorité des musulmans n’ont rien à cirer des préoccupations des écologistes.

Les voiles et les robes des salafistes et autres musulmanes sont-elles en coton  bio,  leur confection ne rejetant pas dans la nature des teintures et produits toxiques ? Sont-elles cousues par des employés protégés par le code du travail dans des conditions humaines et sans l’aide d’enfants esclaves  ?

La nourriture halal est-elle bio, produite dans des conditions éthiques, avec le souci du développement durable? La certification halal qui rapporte de l’argent aux mosquées et à leurs imams prend-t-elle en compte les qualités sanitaires et diététiques des produits ?

La multiplication des ouvertures de boucheries halal laisse entendre que les musulmans sont de gros consommateurs de viandes et qu’ils ne se soucient guère de la souffrance des bêtes et de leur abattage sans étourdissement. Les végans et autres antispécistes ont-ils attaqué des boucheries halal ? Les pensent-ils écolo, éthiques et durables ? Ou manquent-ils de logique, de bon sens et de courage ? Ou bien encore méprisent-ils les musulmans au point de ne pas vouloir déranger leurs pratiques primitives mais respectables au nom de la lutte contre l’islamophobie ?

Les corans sont-ils fabriqués dans des conditions écolo, éthiques et durables ? Le papier provient-il de l’exploitation respectueuse des arbres ? Le traitement du papier est-il exempt de pollution chimique ? L’encre est-elle garantie non toxique ? Et que dire des corans virtuels et des prêches enregistrés qui utilisent des technologies de l’information qui participent au réchauffement de la planète, à l’exploitation des terres rares, à l’exploitation des enfants des pays pauvres  (souvent musulmans) pour le recyclage des terminaux envoyés à la casse ?

Quel est donc l’intérêt des verts, des verdâtres et des prétendus défenseurs de la planète à protéger les djihadistes civilisationnels et l’insurrection musulmane ? Électoralisme ou suicide ?

La Connectrice

 

Fonte des glaces et irrigation. Équation impossible ?

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https://www.lesechos-etudes.fr/etudes/energie-services-collect/cartographie-green-business/    

Le Green business s’engraisse de la thèse du réchauffement climatique sans apporter de véritable solution aux maladies de la planète et de ses habitants.

La fonte excessive de la glace sous toutes ses formes (neige , glace, notamment celle des glaciers, des icebergset des plates-formes de glace au-dessus des océans )  étaye la thèse du réchauffement climatique causée par l’émission importante de CO2. Or, comme je le publiais dans un dernier post, une petite centaine de scientifiques italiens dément la nocivité du CO2 et sa responsabilité dans ce qui serait un réchauffement climatique apocalyptique. Ils ne sont d’ailleurs pas les premiers à faire cette démonstration comme le professeur François Gervais qui est la cible privilégiée des fanatiques de la thèse du réchauffement climatique https://youtu.be/VSQNGLZwtTQ

Par ailleurs, gardons à l’esprit que la thèse du « réchauffement climatique » est controversée, notamment par la théorie des cycles de Milankovitch qui apporte un éclairage plausible sur les changements climatiques,  des perturbations astronomiques en apparence minuscules.

Le Co2, accusé innocent du réchauffement climatique

S’attaquer à l’émission de CO2 c’est appeler chacune d’entre nous à sa responsabilité individuelle, à son sens civique. Fais un effort pour la planète, ma cocotte ; circule à bicyclette ou en covoiturage, ne laisse pas tes appareils électriques en veille, consomme bio, gère tes déchets, ne voyage plus en avion, consomme fruits et légumes de saison, ne laisse pas couler l’eau de ton robinet inutilement, recycles tes déchets et tous tes bien de consommation, réfléchis bien avant de faire des mômes et si tu n’en fais pas les migrants en feront pour toi. Nourris ta charge mentale de précautions écolos pour sauver la planète et pendant ce temps tu ne penseras pas aux excès des élus, hauts fonctionnaires et oligarques qui vivent sous les ors de la république dans le luxe et la volupté avec nos sous.

L’eau de fonte peut-elle irriguer les terres asséchées ?

Dans ce contexte, je me suis posé la question de l’eau de fonte comme possibilité d’irrigation des terres asséchées par ce réchauffement climatique qui est présenté comme permanent et définitif alors que l’étude du climat depuis des millénaires montre que périodes chaudes et périodes froides ont toujours alterné.

J’ai trouvé des documents produits par des chercheurs affiliés à des organisations internationales comme l’ONU, le WWF et des universités belge, britannique, américaine, allemande, etc. Toutes ces études reposent sur l’hypothèse du dégagement excessif de CO2 produit par l’activité humaine. Leur solution est donc la diminution du gaz à effet de serre qui, nous l’avons vu, est controversé par des chercheurs italiens.

Silence sur des glaciers qui se reconstituent

Or, l’eau de fonte des glaces et de la neige est un phénomène naturel qui permet l’alimentation des cours d’eau, l’irrigation des culture et la production d’énergie hydraulique. Parfois, si l’eau de fonte est trop abondante, elle produit des catastrophes qui vont à l’encontre de ses bienfaits. Je n’ai pourtant rien lu qui traite des solutions possibles à l’excès d’eau de fonte ni quoi que ce soit qui s’intéresse à la recomposition de glaciers comme en Asie du Sud-Ouest (ASW sur la carte). Pourtant cette information est balayée par un « mais » qui la relativise mais ne l’explique pas alors qu’il serait intéressant de se demander si ce phénomène positif est reproductible et quelle en est l’origine.

fonte-glaciers-monde-1961-2016

Les glaciers de cette zone ont accumulé 119 gigatonnes de glace, mais les glaciers voisins d’Asie du Sud-Est (ASE) ont perdu à peu près la même quantité, 112 gigatonnes. https://www.notre-planete.info/actualites/2637-fonte-glaciers-monde

Greta Thunberg et Lyssenkisme

Quelqu’un a qualifié la pauvre petite autiste instrumentalisée, Greta Thunberg, de « Lyssenko » et ce n’est pas la fillette qui est « lyssenkiste » mais tous les magnats du Green business dont Ikéa et Al Gore qui en tirent les ficelles par l’idéologie fanatique du « réchauffement climatique ».

Propagandiste volubile du régime soviétique et du marxisme-léninisme, Lyssenko grimpe les échelons du Parti communiste de l’Union soviétique et, rompant avec le scepticisme rationnel et avec la méthode expérimentale, dénonce comme « contre-révolutionnaires » les généticiens scientifiques qui osaient discuter ses postulats. Lyssenko entend « appliquer la dialectique marxiste aux sciences de la nature » et, inversement, à démontrer la validité de la méthode dialectique par les sciences naturelles3. Bénéficiant du soutien de Joseph Staline, il gagne encore en influence et élimine sans états d’âme ses adversaires, jugés comme « saboteurs » et déportés au Goulag.

Pour cette raison et parce qu’il s’appuyait sur des postulats faussement scientifiques en génétique, le lyssenkisme est depuis lors utilisé métaphoriquementpour dénoncer la manipulation ou la déformation de la méthode scientifique pour étayer une conclusion pré-déterminée liée à un objectif idéologique ou politique4,5,6. https://fr.wikipedia.org/wiki/Lyssenkisme

Les pollutions industrielles les plus graves ne mobilisent pas les gouvernants

Non seulement les responsables irresponsables ne se préoccupent pas des eaux de fonte préférant nous assommer avec le « réchauffement climatique » pour nous renvoyer à notre responsabilité individuelle, mais ils négligent la pollution, notamment celle provoquée par les pesticides. Non seulement, comme le glyphosate, ils ne sont pas interdits mais la loi ne prévoit rien contre l’exposition des lieux de vie et de leurs occupants aux pesticides :

Malheureusement, aujourd’hui, en France, il n’existe actuellement aucune disposition législative qui définisse une zone tampon entre les lieux de vie et les zones d’épandage de pesticides.

Il existait bien l’arrêté du 12 septembre 2006 qui fixait les règles en matière d’utilisation de pesticides : « Les produits ne peuvent être utilisés en pulvérisation ou poudrage que si le vent a un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort », ce qui correspond à 19 km/h. Ceci afin que les pesticides ne soient pas trop dispersés en touchant les riverains, mais aussi les milieux environnants.

Or, le 6 juillet 2016, l’Association Nationale Pommes Poires (ANPP) a obtenu l’abrogation de cet arrêté, pour une question de forme (non notification à l’UE). Ce qui en dit long sur leurs véritables intérêts.

Depuis, aucun texte juridique ne protège les riverains contre l’épandage de pesticides près de leurs logements. Seuls les bâtiments d’accueil ou d’hébergement des personnes situés dans les centres hospitaliers, maisons de santé, établissements qui accueillent ou hébergent des personnes âgées, handicapées ou des personnes atteintes de pathologie grave sont protégés par une zone tampon de 50 mètres. https://www.notre-planete.info/actualites/4534-epandage-pesticides-riverains-maisons

 

 

Que prévoit la loi contre la prolifération d’algues vertes toxiques résultant de l’épandage des lisiers ? Un article publié au printemps dans la revue Biogeosciences montre justement que la densité de micro-algues a augmenté en baie de Vilaine depuis les années 90, en lien avec des concentrations croissantes de nutriments. Le gouvernement répond par l’interdiction de consommer les coquillages ignorant que prévenir, c’est guérir. https://www.notre-planete.info/actualites/3038-micro-algues-toxiques-coquillages-chaleur

Conclusion

Les responsables irresponsables bouffis d’égoïsme, d’incompétence et de lâcheté face aux intérêts financiers, endorment le bon peuple avec la thèse du réchauffement climatique tout en le culpabilisant d’émettre ce qui serait la cause de cette apocalypse, le Co2. Pour ce faire, ils en appellent à la responsabilité individuelle pour résoudre le problème en modifiant leurs pratiques quotidiennes. Ainsi ils détournent les populations du grave problème de la pollution industrielle qui est actuellement la principale cause de morbidité et contre laquelle ils ne prennent pas de mesures efficaces par crainte de ne pas être réélus. Et pour ne pas nuire à ce bourrage de crâne du réchauffement climatique, les gouvernements n’incitent pas à la recherche de solutions sérieuses et radicales comme la canalisation des eaux de fonte excessive pour renforcer la production d’énergie renouvelable hydraulique et l’irrigation des terres asséchées.

Je ne pense pas que la totalité des eaux de fonte soit canalisable mais il me semble impossible qu’une partie ne le soit pas. Autrefois on disait « la France n’a pas de pétrole, elle a des idées », prouvons le.

La Connectrice

 

 

 

Pour en savoir plus

Eau de fonte

Eau de fonte provenant d'un glacier

Eau de fonte provenant du glacier Cavell du mont Edith Cavell

Eau de fonte au début du printemps dans un ruisseau en Pennsylvanie

L’eau de fonte est de l’eau libérée par la fonte de la neige ou de la glace, notamment celle des glaciers, des icebergset des plates-formes de glace au-dessus des océans. L’eau de fonte se trouve souvent dans la zone d’ablation des glaciers, où le taux de couverture neigeuse diminue. L’eau de fonte peut être produite lors d’éruptions volcaniques, de la même manière que se forment les lahars les plus dangereux.

Lorsque l’eau de fonte s’accumule à la surface plutôt que de couler, elle forme des mares de fonte. Lorsque le temps se refroidit, l’eau de fonte se recongèle souvent. L’eau de fonte peut s’accumuler ou fondre sous la surface de la glace. Ces flaques d’eau, appelées lacs subglaciaires, peuvent se former en raison de la chaleur géothermique et des frictions.

Source d’eau

L’eau de fonte fournit de l’eau potable à une grande partie de la population mondiale, ainsi que de l’eau pour l’irrigationet les centrales hydroélectriques. Certaines villes du monde ont de grands lacs qui collectent l’eau de la fonte des neiges pour compléter l’approvisionnement en eau. MelbourneCanberraLos Angeles et Las Vegas comptent parmi les villes qui tirent leur eau de fonte.

Eau de fonte glaciaire

Eaux de fonte glaciaires recongelées du glacier Canada, en Antarctique

L’eau de fonte glaciaire provient de la fonte glaciaire due à des forces extérieures ou à la pression et à la chaleur géothermique. Souvent, il y aura des rivières traversant les glaciers dans les lacs. La couleur de ces lacs d’un bleu éclatant provient de la « farine de roche « , un sédiment qui a été transporté par les rivières vers les lacs. Ces sédiments proviennent de roches concassées sous le glacier. La poudre fine est ensuite suspendue dans l’eau et absorbe et diffuse diverses couleurs de la lumière du soleil 1 donnant un aspect laiteux turquoise.

Eau de fonte à SkaftafellsjökullIslande

L’eau de fonte joue également un rôle de lubrifiant dans le glissement basal des glaciers. Les mesures GPS de l’écoulement de la glace ont révélé que les mouvements glaciaires sont plus importants en été, lorsque les niveaux d’eau de fonte sont les plus élevés2.

Changements rapides

Les eaux de fonte peuvent indiquer un changement climatique brutal. Un exemple de grande masse d’eau de fonte est le cas de la région d’un affluent du flux de glace de Bindschadler, dans l’Antarctique occidental, où un mouvement vertical rapide de la surface de la couche de glace a suggéré le déplacement d’une masse d’eau sub-glaciaire3.

Cela peut également déstabiliser les lacs glaciaires, provoquant de brusques inondations, et déstabiliser le manteau neigeux, provoquant des avalanches4 . Les eaux de fonte glaciaires submergées d’un lac barré par une moraine et relâchées subitement peuvent provoquer des inondations, telles que celles qui ont créé les gouffres en granit dans la réserve d’État du purgatoire du gouffre (États-Unis).

Le réchauffement climatique

Dans un rapport publié en juin 2007, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) estimait que le réchauffement de la planète pourrait affecter 40% de la population mondiale du fait de la perte de glaciers, de neige et des eaux de fonte associées en Asie4 . La tendance prévue de la fonte des glaces signifie des extrêmes climatiques saisonniers dans ces régions d’Asie5. Historiquement, l’impulsion 1A de l’eau de fusion a été une caractéristique marquante de la dernière déglaciation et s’est déroulée il y a 14,7-14,2 milliers d’années6. https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_de_fonte

Fonte des glaciers dans le monde

L’une des conséquences les plus édifiantes du réchauffement climatique est la fonte des glaciers. Or, une nouvelle étude donne une estimation vertigineuse de la fonte de la glace en près de 60 ans, tandis que les glaciers alpins auront sans doute complètement disparu à la fin du siècle…

Les conclusions sont édifiantes : les changements d’épaisseur observés sur 19 000 glaciers dans le monde signifient la perte de 9 625 milliards de tonnes (gigatonnes) de glace entre 1961 et 2016, contribuant de 2,7 cm à la montée du niveau des océans à l’échelle planétaire.

Les pertes régionales les plus conséquentes concernent l’Alaska, les glaciers situés autour de la calotte glaciaire du Groenland, et les glaciers des Andes méridionales. Les glaciers de l’arctique canadien et russe et du Svalbard ont également perdu des quantités significatives de glace.

Les glaciers situés dans des régions tempérées, comme les Alpes européennes et la chaîne montagneuse du Caucase ont également perdu de la glace, mais ces glaciers sont trop petits pour contribuer de manière significative au niveau des mers.

La seule zone qui où le volume glaciaire a augmenté pendant cette période de 55 années est l’Asie du Sud-Ouest (ASW sur la carte). Les glaciers de cette zone ont accumulé 119 gigatonnes de glace, mais les glaciers voisins d’Asie du Sud-Est (ASE) ont perdu à peu près la même quantité, 112 gigatonnes. https://www.notre-planete.info/actualites/2637-fonte-glaciers-monde 

Michael Zemp, chef de la recherche, explique : « Alors que nous pouvons aujourd’hui fournir des informations claires sur la quantité de glace perdue dans chaque région glaciaire, il est surtout important de noter que le taux de perte a augmenté de manière significative ces trente dernières années. Nous perdons en ce moment 335 milliards de tonnes de glace par an, ce qui correspond à une montée du niveau des mers de 1 mm par an également. »

Environ 70 % de l’eau douce de la Terre est gelée (glaciers, calottes polaires, permafrost, etc.). Beaucoup de rivières dépendent des glaciers dans les montagnes pour leur approvisionnement en eau. En cas de fonte des glaciers, cela permettra dans un premier temps d’approvisionner les villages, d’irriguer les champs et de faire tourner les centrales électriques. Mais étant donné que les glaciers diminuent, leur fonte entraînera très vite une réduction de l’approvisionnement en eau. À long terme, la fonte des glaciers pourra donc engendrer une pénurie importante d’eau potable ou d’irrigation pour l’agriculture. ..À court terme, la fonte accrue des glaciers provoquera des débordements de rivières et la formation de lacs d’eau de fonte. Ces lacs peuvent occasionner de graves problèmes. En 1985, la rupture du lac Dig Tsho au Népal a provoqué la mort de plusieurs personnes et la destruction de ponts et d’habitations emportés par les eaux.. Les terres cultivables sont devenues inutilisables et une centrale hydroélectrique a été ravagée. ..Lorsque des glaciers se retirent, le permafrost ou sol gelé en permanence est dégagé. Ce sol doit uniquement sa stabilité au fait que la glace sert de ciment et retient les terres et les blocs de rochers. Le réchauffement du climat « dégèle » les sols. Sur les pentes abruptes, cela provoque des éboulis, des glissements de terrain et des torrents de boue, ce qui constitue un risque pour les régions situées plus bas.

Certains scientifiques prévoient que la glace sera complètement absente l’été en 2020, d’autres estiment que ce phénomène arrivera un peu plus tard, durant la deuxième moitié du 21ème siècle. Une catastrophe pour la population locale et les animaux qui dépendent de la banquise, comme les ours polaires. De plus, le pôle Nord sera accessible et la course à l’extraction des matières premières de cette région pourra commencer ce qui aura un lourd impact sur l’écosystème. 

De plus, c’est un fait que la fonte des glaces va accentuer le réchauffement climatique : les surfaces de glace blanche réfléchissent les rayons du soleil. La surface foncée des océans absorbent au contraire davantage de rayons solaires  ce qui augmente la chaleur.

L’Antarctique, au pôle Sud, est un véritable continent. Il y a donc de la terre sous la glace. L’impact du changement climatique sur ce continent varie fortement d’un endroit à l’autre. Ainsi, la presqu’île Antarctique (la partie la plus au nord du continent antarctique, orientée vers l’Amérique du Sud) s’est fortement réchauffée au cours des 50 dernières années et va perdre des quantités de glace considérables, ce qui n’est pas le cas du reste de l’Antarctique. Malgré les températures froides et donc une fonte réduite de la glace en surface, des études récentes montrent qu’en Antarctique une grande quantité de glace est en train de fondre en profondeur, donc à l’intersection de la terre et de la mer. Cela est imputable à l’augmentation des températures des océans. 

La réduction locale de la banquise en Antarctique provoque une réduction de la quantité de krill (une sorte de petite crevette), ce qui exerce à son tour un impact sur toute la chaîne alimentaire qui en dépend…Le krill est un maillon important de la chaîne alimentaire antarctique et sa disparition aura des conséquences sur les autres espèces. Une réduction du nombre de manchots empereurs, de manchots Adélie et de phoques de Weddell a déjà été constatée. 

Le pergélisol est un sol dont la surface ne se dégèle jamais et qui n’existe que dans certaines régions proches des pôles et en haute altitude. On estime que 20% de la masse terrestre est ainsi constamment gelée. Comme la planète se réchauffe, des zones de plus en plus importantes  du pergélisol se dégèlent. 
Les scientifiques mettent en garde contre le dégel d’environ un million de km ² des tourbières de la Sibérie occidentale. Cette zone de pergélisol, aussi vaste que la totalité du territoire de la France et de l’Allemagne, se transforme petit à petit depuis quelques années  en une région de lacs de faible profondeur. Les scientifiques craignent que ce processus ne provoque la libération de  milliards de tonnes de méthane (puissant gaz à effet de serre – lien) ce qui renforcerait encore le changement climatique (lien vers les mécanismes de rétroaction).

Le dégel du pergélisol a aussi de graves conséquences économiques : les routes, les logements, les oléoducs dans ces zones sont tous construits sur un sol initialement ferme, gelé en permanence. Suite au dégel de ces zones, l’infrastructure est déstabilisée. Le risque d’accidents est alors bien réel.  

Conséquences négatives du réchauffement climatique

Les effets du changement climatique sur l’agriculture ne sont pas seulement négatifs. Des températures supérieures sont un facteur de stress pour les plantes, mais elles peuvent également allonger la période de croissance et permettre un plus large choix de cultures. Une concentration supérieure en CO2 peut accélérer la croissance. Mais par ailleurs, les maladies peuvent se diffuser plus rapidement sous un climat plus doux. L’agriculture possède une grande faculté d’adaptation : de nouvelles variétés peuvent supporter d’autres conditions, une bonne gestion du sol peut combattre le stress hydrique… Pour l’agriculture dans des régions au climat plus tempéré, le changement climatique peut même s’avérer avantageux. 

Toutefois, dans les régions (sub)tropicales, les conséquences du changement climatique pour l’agriculture sont toujours catastrophiques. Moins de pluie et de la sécheresse, ou inversement de fortes pluies et une érosion des sols occasionneront de graves dégâts dans l’agriculture. Prenons l’exemple de la production de café en Afrique. Actuellement, les plants de café sont cultivés entre 0 et 600 m d’altitude. Si la température augmente de 2°C, seules les régions en altitude pourront accueillir la culture de café; ce qui réduira forcément le rendement. De plus la raréfaction de l’eau aura aussi un impact sur les plants qui pousseront moins. En Asie, le delta du Mékong qui assure environ la moitié de la production du riz du Vietnam serait sensible à une évaluation du niveau des mers de 30 cm (19 cm actuellement). Une baisse de 12 % de la production est possible.  En outre, la population des pays en voie de développement vit essentiellement de l’agriculture, contrairement à celles de nos contrées. À titre de comparaison : au Sénégal, 77 % de la population active vit de l’agriculture, en Belgique ce n’est le cas que de  2 % de la population active. Nous constatons que le milliard de personnes qui a faim dans le monde est en grande majorité paysan. Ce sont justement ceux qui produisent la nourriture qui ont faim !..

Le changement climatique a des implications majeures sur la santé. Davantage de précipitations et des températures plus élevées influent sur la propagation de vecteurs de maladies comme les moustiques. La distribution des moustiques porteurs de la malaria (et donc la maladie elle-même) est en augmentation. 1 million de personnes meurent chaque année de paludisme. 3 millions de personnes sont infectées par les parasites à l’origine de la malaria. Et le changement climatique pourrait faire croître ce nombre de manière significative. En France, le moustique tigre, responsable de la dissémination de la chikungunya et de la dengue, est apparu en 2004 dans le sud du pays. Actuellement, le moustique progresse vers le nord. 

Les vagues de chaleur provoquent une augmentation de la mortalité. Pendant la vague de chaleur extrême de l’été 2003, 35 000 personnes sont décédées en Europe. Dans les pays en développement, il semble que les canicules provoquent également de nombreux décès mais les données font défaut pour calculer le nombre de victimes. 

Les inondations favorisent la diffusion de maladies transmises par l’eau et les moustiques (fièvre jaune, la typhoïde, le choléra, dysenterie, le paludisme …).

Certaines maladies ne peuvent pas être directement liées au changement climatique mais sont le résultat direct de la malnutrition. Et une des causes de la malnutrition peut être le changement climatique.  A cause de celui-ci, le rendement des récoltes diminue, les pêcheurs prennent moins de poissons, certaines personnes doivent alors déménager et ne peuvent plus subvenir à leurs besoins alimentaires. Ils s’affaiblissent et deviennent plus vulnérables aux maladies. Comme plusieurs facteurs entre en ligne de compte, il est difficile de mesurer l’impact du changement climatique sur la malnutrition. Cependant, il est certain que le nombre de personnes victimes de malnutrition atteintes de maladie s’élève à plusieurs millions.

Pour limiter les conséquences négatives des changements climatiques, les scientifiques estiment que le réchauffement de la Terre ne peut pas dépasser 2°C par rapport au niveau de température d’avant la révolution industrielle. Mais on se dirige cependant de plus en plus vers le seuil critique de 1,5°C. 

Pour limiter le réchauffement de la planète, nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 % à 95 % d’ici 2050 par rapport à la quantité émise en 1990. De nombreuses études démontrent déjà que cet objectif est réalisable, mais il faut entreprendre d’urgence des actions d’envergure et ce, à tous les niveaux. 

Modifier la façon de fonctionner d’une société entière est tout sauf évident. Cela exige généralement des efforts de longue haleine de la part des nombreux secteurs et acteurs qui exercent une influence sur le mode de vie de cette société. Pour mettre en œuvre des modifications significatives, il faut généralement instaurer des incitants. Il est donc indispensable que le pouvoir politique prenne des dispositions en ce sens.

Mais les pouvoirs publics et les grandes entreprises ne sont pas les seuls à devoir prendre leurs responsabilités. Le mode de vie de millions de personnes a également un impact sur notre climat. 

De toutes les activités humaines provoquant l’émission de gaz à effet de serre, la combustion de carburants fossiles est de loin la principale. Environ 60 % des émissions de gaz à effet de serre sont constitués de CO2 dégagé lors de la combustion des carburants fossiles pour la production d’électricité, les transports, les processus pétrochimiques et industriels, le chauffage, etc. En ayant recours à des sources d’énergies renouvelables et performantes sur le plan énergétique, d’importantes réductions d’émissions de gaz à effet de serre sont à portée de main.

Pour beaucoup de gens, la déforestation est un problème très lointain et dès lors souvent négligé. Cependant, cette pratique est responsable, avec le changement de l’affectation des terres, de 15% des émissions de gaz à effet de serre ! Restreindre ces opérations de déforestation est dès lors une priorité de la lutte contre les changements climatiques. 

http://www.climatechallenge.be/fr/des-infos-en-mots-et-en-images/quelles-en-sont-les-consequences/fonte-des-glaciers-et-des-calottes-polaires/fonte-des-glaciers/approvisionnement-en-eau.aspx

Conséquences de l’épuisement des glaces et neiges

La glace et la neige sont les sources les plus puissantes des fleuves asiatiques; la fonte accélérée des glaciers entraîne un ruissellement 1,6 fois plus important que si les glaciers étaient stables. Depuis une dizaine d’années, les inondations saisonnières deviennent catastrophiques.

Deuxième danger, les besoins en eau. Environ 800 millions de personnes dépendent des eaux de ruissellement provenant des glaciers himalayens pour l’irrigation, l’hydroélectricité et l’eau potable.

Pour le moment, la fonte gonfle les eaux de ruissellement pendant les saisons chaudes, mais les scientifiques prévoient une diminution progressive et constante de la masse des glaciers.

«La perspective à long terme est celle d’une sécheresse, à mesure que le réservoir glaciaire s’épuisera», déplore Duncan Quincey, professeur à l’université de Leeds spécialisé en glaciologie, auprès de CNN. http://www.slate.fr/story/178722/sciences-himalaya-fonte-glace-glaciers-changement-climatique-inondations-secheresse

Greta Thunberg, enfant autiste manipulée par le lobby Green business

Les parents de Greta étant professionnels de la scène, ils sont ravis que leur gamine autiste fasse le buzz et je les comprends car si j’avais une enfant autiste il me plairait qu’elle ait une activité engagée, de surcroît médiatique. Je serais toutefois inquiète pour son équilibre si, comme Greta, elle était sujette à la dépression.

Je ne suis pas convaincue par la thèse du réchauffement climatique car, du haut  de mes 73 années, j’ai été témoin d’un certain nombre de phénomènes climatiques « anormaux ». La France est théoriquement une région tempérée qui ne devrait pas connaître de situations extrêmes. Et pourtant il y en a eu : terribles gelées et neige abondante dans l’Entre-deux-mers qui ont ruiné des centaines de viticulteurs modifiant sa démographie et son agriculture ; gelées du mois de mai récurrentes grillant fleurs et fruits de l’arboriculture parfois au moment des « Saints de glace » mais pas toujours ; plusieurs déluges au fil des années causant de graves inondations pas seulement aggravées par une urbanisation pléthorique et irresponsable ; canicule récurrente ; tempête fatale de 1999 en Europe https://youtu.be/UYzYf_GuxcU

Article de presse du 30 mai 1961

La thèse du réchauffement climatique est d’ailleurs controversée par pratiquement autant de scientifiques que ceux qui la soutiennent.

Par contre, il me paraît évident qu’il faille se soucier de la bonne santé de notre terre et de ses habitants humains, faune et flore et que le souci écologique est fondé ce dont de plus en plus de français sont conscients. Nous devons faire attention à ne pas polluer dans nos activités quotidiennes, ce souci étant par ailleurs dérisoire face aux pollutions industrielles tolérées par les responsables irresponsables pour s’enrichir à court terme. Je pense en particulier à la tolérance du glyphosate comme traitement phytosanitaire et, surtout à l’invasion des perturbateurs endocriniens qui modifient, entre autres, les organes sexuels et la fertilité. Ces perturbateurs endocriniens ont envahi la terre, ils sont partout, dans l’air, l’eau et la terre. Personne ne peut y échapper.

Le Green business est une bonne chose pour l’économie et les emplois qu’il crée, souvent remplaçant des compétences tombées en désuétude. Mais tricher en faisant peur aux populations avec la théorie du changement climatique est une manipulation de l’oligarchie qui fonctionne en manipulant ses esclaves (le peuple, vous et moi) pour toujours plus de bénéfices à son propre profit.

L’article ci-dessous révèle la manipulation de la petite autiste Gréta par le lobby du Green business.

La Connectrice

https://www.bvoltaire.fr/greta-thunberg-ce-que-lon-oublie-de-nous-raconter/

Greta Thunberg : ce que l’on “oublie” de nous raconter

Comme cela a déjà été dit dans plusieurs articles sur Boulevard Voltaire, nos députés sont invités à se recueillir mardi 23 juillet devant la jeune militante écologiste Greta Thunberg, suite à l’invitation du député Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, et à l’origine d’un collectif
pour le climat.

La presse s’est évidemment fait écho de cet événement en rappelant que cette star mondiale observe chaque vendredi depuis la rentrée 2018 une grève de l’école pour le climat, qui a fait tache d’huile au niveau mondial. Elle passerait spontanément, ses vendredis assise devant le Parlement de Suède afin d’obliger son gouvernement à mettre en œuvre les mesures qui permettront de réduire les émissions de CO2. Cette autiste de naissance aurait développé des angoisses à propos du changement climatique, suite à une dépression nerveuse. Elle serait devenu végétalienne et aurait réussi à convaincre ses parents de la suivre dans ses combats. Voilà pour l’histoire officielle.

Quant à l’histoire réelle, que l’on “oublie” scrupuleusement de nous raconter, on peut la trouver sur le site du journal Reporterre avec une tribune de l’ancienne députée écologiste Isabelle Attard, mais aussi et surtout dans une suite d’articles de Cory Morningstar publiés sur le journal de l’association Entelekheia. En fait, un professionnel suédois de la communication nommé Ingmar Rentzhog, se cache derrière toute cette mise en scène. C’est en tous cas ce que révèlait le journaliste d’investigation Andreas Henriksson, sur le blog de Rebecca Weidmo Uvell, le 11 décembre 2018. Rentzhog est cofondateur de la start-up « We Don’t Have Time » (WDHT), « Nous n’avons pas le temps », créée en 2016, et il connait la famille de Greta (ses parents sont de célèbres artistes lyriques en Suède) car ils ont participé ensemble à une conférence sur le climat en mai 2018. Les photos qui ont circulé dans la presse où l’on voit Greta assise devant le Parlement de Suède sont l’œuvre de WDTH. Des comptes Tweeter et Instagram ont également été créés pour elle. Rentzhog a l’ambition de créer un réseau social de plus de 100 millions de membres, dont le but est d’influencer politiques et chefs d’entreprise pour qu’ils agissent contre le réchauffement climatique. Cette invitation à l’Assemblée nationale ne pouvait donc pas être refusée. Parmi les actionnaires de la start-up, on trouve en fait des investisseurs spécialistes de la finance, et qui n’ont aucun lien avec l’écologisme. Au conseil consultatif de WDHT, on trouve également Daniela Rogosic, attachée de presse du groupe IKEA, et au conseil d’administration trois membres expérimentés du programme de leadership « Climate Reality » d’Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis, mais surtout investisseur dans 14 sociétés “vertes” qui ont fait sa fortune.

Si l’engagement de Greta est probablement sincère, il semble être plus le fruit d’une manipulation que d’une prise de conscience spontanée comme on veut nous le faire croire. Je vous laisse imaginer la réaction des médias, si tout autre mouvement politique s’amusait à mettre en scène, de la même façon, des enfants pour sa promotion. Espérons que nos députés, plutôt que de venir applaudir une adolescente, auront autre chose à faire mardi prochain.

Décroissance, Effondrement, Collapsologie. Le système croule, mais on peut réagir !

Publié le

Les collapsos ne sont ni illuminés, ni paranoïaques, ni complotistes, ni ignorants. Ils sont en majorité éduqués, scientifiques, cadres, occidentaux blancs trentenaires et pragmatiques. Les collapsos sourient, plaisantent, imaginent et collaborent entre eux. Les théorie s de l’Effondrement ne sont pas catastrophistes, ne sont pas des théories de la fin du monde mais de celle de NOTRE monde, celui de la société industrielle et de la croissance économique sans limites. Les collapsos ne disent pas que l’effondrement est inéluctable mais qu’il est possible. L’effondrement ne serait pas l’Apocalypse qui balaierait la planète d’un seul sursaut mais une série d’effondrements qui toucheraient certains pays, certaines régions, ceci progressivement. Pragmatiques, les collapsos cherchent des solutions pour faire face à la décroissance, c’est-à-dire à la baisse du niveau de vie par raréfaction de l’énergie fossile et des conséquences de l’abus de la Terre en biocapacité (capacité de renouvellement et de production) et empreinte écologique (destruction durable des eaux, de la terre, des espèces végétales et animales).

La collapsologie est une philosophie qui inclue la permaculture. Cette dernière n’est pas une méthode de production agricole mais une ligne de conduite, une éthique de respect du vivant. Ecouter et voir la vidéo ci-dessous la vidéo

La permaculture face à l’effondrement – Arthur Keller, Vincent Mignerot et Joris Danthon

Conférence du 12 avril 2019 « La permaculture face à l’effondrement » menée par Arthur KELLER, Vincent MIGNEROT et Joris DANTHON. L’événement était organisé à Nantes par les associations Permaculture 44 et Adrastia.

Le constat de l’état du monde actuel est sévère : les êtres humains ont abusé des richesses de la terre qu’ils ont épuisée. Leurs déchets trop importants ne sont plus digérés par la terre qu’ils dégradent. La croissance a atteint ses limites. Dans quelques années, les magasins pourraient être vides. Il est donc nécessaire de rechercher l’autonomie alimentaire et des solutions d’autosuffisance en énergie. Dans les campagnes françaises et américaines, les collapsos cultivent leur terrain en collaboration avec leurs voisins, échangent leurs expériences et troquent leur production par exemple des pommes contre du blé.

Un volet plus sombre est celui des guerres pour le partage de moyens de subsistance devenus rares. Aux USA, les collapsos s’arment pour protéger le produit de leur autosuffisance.

En 1968, étudiants et professeurs faisaient l’éloge de la pluridisciplinarité et après une période de retour à la spécialisation et la rivalité entre les sciences, il semblerait que l’union des talents soit de retour. La collapsologie est une synthèse de toutes les sciences (biologie, agronomie, mathématiques, médecine, physique, climatologie, géopolitique, démographie, économie, etc. ) reliées à l’environnement. Leurs penseurs connaissent un grand succès auprès de toutes celles et ceux qui s’inquiètent pour leur avenir et s’activent pour imaginer des solutions opérant un tissage entre l’histoire de la terre et de l’humanité, les traditions socles des sociétés modernes et les connaissances actuelles . Les collapsos font du neuf avec le vieux des expériences dans une approche holistique. Leur démarche ressemble beaucoup à celle des écolos des années 70 qui partaient élever des chèvres sur le plateau du Larzac et rêvaient de créer des communautés avec des arguments semblables. Qu’en dit José Bové ?

Les théories de l’Effondrement dont la collapsologie n’est qu’un des aspects recouvrent un immense domaine dont je n’ai pas encore fait le tour. J’y reviendrai.

La Connectrice

 

Pour en savoir plus

Théories de l’effondrement

Décryptage du rapport Meadows : les limites à la croissance

Ajoutée le 9 mai 2019

Un des textes fondamentaux de la collapsologie, exposé et mis en perspective par Hugo Joudrier (expert en systèmes dynamiques), à l’occasion de la 10ème séance des cafés collapsologie de Grenoble. Le PDF de la séance est téléchargeable ici : https://frama.link/z8yd-4Fd Les (nombreuses) sources utilisées par Hugo sont ici : https://frama.link/R8z93yU1 Enfin les documentaires que nous avons utilisé pour illustrer nos propos sont recensés sur notre chaîne YouTube , mais au cas où…(https://frama.link/W0_Vu-Aw). — 1. 0:00 introduction 2. 1:38 : problèmatique 3. 2:11 : l’histoire de la construction du rapport, et sa diffusion 4. 11:00 : les mains dans le modèle 5. 21:05 : les 12 scenarii 6. 40:20 : réception du rapport 7. 53:00 : « et pendant ce temps là »… ce qui s’est passé, ou pas, après la réception du rapport 8. 1:24:40 : débat (désolé pour le manque de discipline dans le passage de micro…)

« La voiture, ça tue, ça pollue et ça rend con » René Dumont

Ajoutée le 25 juin 2019
le problème est : comment cultiver la nature ? des acteurs culturels et politiques en france évoquent la mémoire de l’ingénieur agronome engagé rené dumont. 5 mai 1974, premier tour de l’élection présidentielle, un mois après le décès de georges pompidou. pour la première fois, un candidat écologiste se frotte au suffrage universel pour l’accession à la magistrature suprême. son nom : rené dumont, professeur d’agronomie mondialement réputé de 70 printemps. il a accepté de mener la bataille au pied levé pour un rassemblement d’une vingtaine d’associations écolo. car à l’époque, point de parti écologiste. d’ailleurs le mot, (« écologiste »), ne figure même pas dans le dictionnaire larousse, la référence. cette candidature ouvre la voie à la politisation des enjeux environnementaux. candidat iconoclaste et farfelu, le professeur dumont prône un changement radical de société : abandon de l’automobile, désurbanisation, limitation des naissances ? sans quoi prophétise-t-il le monde court à sa perte. résultat : 1,3 % des sondages, autrement dit rien…parce que rené dumont est un trouble-fête, un cassandre qui empêche les français de consommer en rond ? or, on sait aujourd’hui à quel point ses prédictions étaient justes. rené dumont savait mieux que personne : « on a toujours tort d’avoir raison trop tôt ». vidéos originales bases de ce montage : _ René Dumont : naissance de l’agronomie, le développement agricole : https://www.youtube.com/watch?v=wWcAf… _ René Dumont. une biographie de arte (beau documentaire) : https://www.youtube.com/watch?v=I3G7Z…

Jared Diamond

Février 2003

Pourquoi une société décline-t-elle? En parlant des Normands de l’age du fer au Groenland, du déboisement de l’Île de Pâques et du Montana contemporain, Jared Diamond nous parle des signes précurseurs de l’effondrement et comment — si nous nous en rendons compte à temps — peut-on l’éviter.

S02 E02 – DECROISSANCE : ANTIDOTE A L’EFFONDREMENT ? (Agnès Sinaï)

Ajoutée le 26 oct. 2017 Xerfi Canal a reçu Agnès Sinaï, journaliste environnementale et enseignante à Sciences Po Paris, dans le cadre de son livre « Gouverner la décroissance : Politiques de l’Anthropocène III ». Une interview menée par Thibault Lieurade.

« L’humanité en péril » : le cri d’alarme écologiste de Fred Vargas

La Grande Librairie

Ajoutée le 2 mai 2019 François Busnel reçoit Fred Vargas qui nous livre un cri d’alarme écologique à travers son dernier livre : « L’humanité en péril » (Éditions Flammarion). Face à l’urgence climatique, elle propose un manuel d’information et de survie. Elle dresse un panorama de toutes les menaces qui pèsent sur la planète et met en avant des motifs d’espoirs, des actions innovantes et des idées simples pour agir, ensemble.

Pablo Servigne https://pabloservigne.com/

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/collapsologie-comment-vivre-avec-la-fin-du-monde

Arthur Keller

Arthur Keller est ingénieur en aérospatiale de formation. Il est aujourd’hui consultant et conférencier sur les questions d’énergie, de climat et de transition écologique. Il a notamment été le coordinateur de la commission environnement au parti Nouvelle Donne, et référent du programme de Charlotte Marchandise, candidate citoyenne à l’élection présidentielle. Il est membre du conseil d’administration de l’association Adrastia, qui travaille sur l’anticipation du déclin de la civilisation thermo-industrielle. Arthur Keller est également auteur et scénariste, et explore comment le storytelling peut être un outil de pédagogie et de mobilisation autour du sujet de la vulnérabilité de nos sociétés, ainsi que des stratégies de résilience.

Arthur Keller auteur de « Twice as bright »

Arthur Keller s’est attelé à l’écriture d’une série télévisée américaine sur le thème de l’effondrement.

Selon lui, il est urgent de proposer à nos imaginaires un récit d’effondrement et de résilience qui permette au plus grand nombre de prendre conscience de l’insoutenabilité de nos sociétés, des chaos à venir et des possibilités de transition pour amortir les chocs.

Synopsis de Twice as bright

Twice as Bright nous avertit de ce qui peut se produire demain si nul n’infléchit aujourd’hui le business as usual, et nous propose des pistes possibles pour évoluer vers une anti-fragilité collective.

 

2030, l’effondrement du monde ? Avec Yves COCHET

c2dnantes

Ajoutée le 7 juin 2019
Questions Publiques du 14 mai 2019 : Invité : Yves Cochet, ancien ministre de l’aménagement et de l’environnement, Président de l’Institut Momentum. Interview conduite par Franck Renaud, Directeur de la Revue Place Publique, Philippe Audic, Président du Conseil de développement de Nantes métropole #Collapsologie#Effondrement#ecologie

« Qu’est-ce que la collapsologie ? » – Yves Cochet et Anne Rumin

Ajoutée le 15 oct. 2018
Yves Cochet et Anne Rumin sont les invités de ce Rendez-vous des Futurs dédié à la collapsologie. L’heure des grands drames n’a jamais été aussi frappante et pourtant les citoyens semblent rester hypnotisés par la tragédie des horizons. Canicules, migrations humanitaires, catastrophes aux 4 coins du monde… notre logiciel culturel et civilisationnel n’a jamais semblé aussi paradoxal. Nous voulons changer et nous ne voulons pas changer. Nous sommes dans une ère schizophrène où pour l’effondrement pour certains semble inéluctable. Un terme pas si récent que cela ressurgit avec force, celui de la Collapsollogie. Et si nous faisions le point ensemble ? Et si nous réunissions des spécialistes de ces questions pour en parler pendant une soirée très spéciale dans laquelle le positif ne sera jamais très loin du négatif et la confiance si proche de la défiance. Avec Anne Rumin, Clément Montfort et Yves Cochet. «L’utopie a changé de camp : est aujourd’hui utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant». Pablo Servigne

Dénoncer la « collapsologie » pour faire face aux catastrophes [Gilles Boeuf]

https://youtu.be/VqkFU1R-kck
Ajoutée le 4 juin 2019 Xerfi Canal a reçu Gilles Boeuf, biologiste, professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle, pour parler de la collapsologie. Une interview menée par Adrien de Tricornot.

Laurent TESTOT – « Il ne reste probablement que quelques décennies à l’Humanité avant le chaos »

Histoire des petits Effondrements qui, au fil de l’évolution de l’Humanité, ont conduit les peuples à se déplacer et les animaux à évoluer. 7 révolutions majeures dans l’histoire et l’humain avec son environnement
https://youtu.be/RfhIw8p11GE
Ajoutée le 23 janv. 2019 
 Laurent TESTOT. Auteur notamment du livre « Cataclysmes », il nous raconte une histoire complète et globale des rapports entre Singe (nom donnée à l’Humanité) et le reste du vivant.
Pour acheter le livre : https://www.librairiesindependantes.c… Nous avons également évoqué les livres suivants : « Sapiens » de Harari https://www.librairiesindependantes.c… « Effondrement » de Diamond https://www.librairiesindependantes.c… « De l’inégalité parmi les sociétés » de Diamond https://www.librairiesindependantes.c… « Homo Canis » de Laurent Testot https://www.librairiesindependantes.c… Et l’article de Nicolas Casaux et Ana Minski « Non, l’humanité n’a pas toujours détruit l’environnement » https://reporterre.net/Non-l-humanite…

wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ories_sur_les_risques_d%27effondrement_de_la_civilisation_industrielle Les théories sur les risques d’effondrement de la civilisation industrielle sont des théories relatives aux risques de déclin imminent du monde industriel contemporain qui incluent l’extinction de nombreuses espèces vivantes, dont éventuellement l’espèce humaine, et qui s’inscrivent dans un processus d’effondrement global envisageable. Ces conceptions décrivent un risque systémique de catastrophes planétaires provoqué directement par le mode de fonctionnement anthropique contemporain1,2. Ces théories de l’effondrement s’appuient sur des indices mesurables et des études documentées3,4,5.

Les avertissements apocalyptiques (ou de fin du monde) s’inscrivent dans une tradition ancienne6, mais l’originalité des théories actuelles est qu’elles s’appuient sur des faits scientifiques dont la réalité est reconnue par des rapports et expertises scientifiques et institutionnels, tels que ceux du Club de Rome, du GIEC7,8, d’autorités militaires internationales9,10, de la Banque mondiale11 et du Forum de Davos12. Par ailleurs, les risques mis en avant ont désormais pour origine l’activité humaine et à la différence des effondrements de civilisations du passé (qui ont été régionaux, îliens, ou n’ont concerné qu’une partie d’un continent), l’effondrement en question pourrait conjointement concerner tous les pays et tous les continents à la fois.

Biocapacité et empreinte écologique

Si l’empreinte écologique (demande) d’une zone dépasse sa biocapacité (offre), cette zone est en déficit écologique et n’est pas utilisée de manière durable. C’est le cas de la France4 et de la plupart des pays développés (à l’exception des pays fortement boisés : Canada, Russie, Norvège, Brésil).

Si l’empreinte écologique d’une zone est inférieure à sa biocapacité, cette zone est en excédent écologique.

Biocapacité

La biocapacitécapacité biologique, d’une zone biologiquement productive (appelée aussi zone bioproductive) donnée désigne sa capacité à produire une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation, notamment la séquestration du dioxyde de carbone1.

La biocapacité est mesurée en hectares globaux (hag, ou gha en anglais), comme l’empreinte écologique2.

Empreinte écologique

L’empreinte écologique ou empreinte environnementale est un indicateur et un mode d’évaluation environnementale qui comptabilise la pression exercée par les hommes envers les ressources naturelles et les « services écologiques » fournis par la nature. Plus précisément, elle mesure les surfaces alimentaires productives de terres et d’eau nécessaires pour produire les ressources qu’un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets générés, compte tenu des techniques et de la gestion des ressources en vigueur. Cette surface est exprimée en hectares globaux (hag), c’est-à-dire en hectares ayant une productivité égale à la productivité moyenne2.

 


https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-fin-du-monde-et-si-c-etait-serieux_3468609.html

La fin du monde n’a jamais été aussi proche… Date annoncée de « l’apocalypse » : 2030. Et cette fois-ci, ce n’est pas une prophétie qui le dit, mais des scientifiques très sérieux. On les appelle les « collapsologues », du latin collapsus, qui signifie effondrement.

A cause du réchauffement planétaire et de l’épuisement des ressources énergétiques, ils sont convaincus que nos sociétés sont condamnées à disparaître. Leur « star », c’est Pablo Servigne, un ingénieur agronome français qui multiplie les conférences. Dans ses livres vendus à plus de 100 000 exemplaires, il démontre « scientifiquement » qu’il est déjà trop tard pour lancer la transition écologique et qu’il faut réfléchir à l’ »après ». Certains disciples y croient dur comme fer et sombrent dans de profondes angoisses existentielles.

Catastrophes naturelles et réfugiés climatiques

Selon les collapsologues, les catastrophes naturelles vont se multiplier et les réfugiés climatiques déferler dans nos villes et campagnes. « Complément d’enquête » s’est plongé au cœur de ce mouvement catastrophiste qui mobilise de plus en plus de citoyens, de tous horizons. En France, le magazine a rencontré des cadres supérieurs ou des fonctionnaires qui migrent dans le Cantal. Ils s’initient très sérieusement à la permaculture pour assurer leur autonomie alimentaire.  

Comment se préparer à la fin du monde ? Aux Etats-Unis, des activistes sont prêts à saboter des routes et des usines pour accélérer l’effondrement de la civilisation. Les autorités envisagent-elles ce scénario du pire ? Le gouvernement a-t-il un plan de secours ? Pour évaluer la crédibilité de cette menace, « Complément d’enquête » a interrogé des experts, des climatologues, des ingénieurs, des démographes, et même le Premier ministre.

Un documentaire réalisé par Sylvain Pak.

L’invitée : Alice Desbiolles, médecin, spécialisée en santé environnementale.

La rédaction de « Complément d’enquête » vous invite à commenter l’émission sur sa page Facebook ou sur Twitter avec le hashtag #Cdenquete.

Mon témoignage sur mon expérience personnelle de décroissance

Personnellement, j’ai trouvé le documentaire de France2 extrêmement intéressant d’autant plus que je ne m’étais pas penchée sur cette tendance auparavant. Mais sans adhérer aux théories catastrophistes actuellement en vigueur, je suis consciente de la nécessité de consommer raisonnablement autant pour la santé que pour le porte-monnaie et le respect de Dame Nature. Ce souci était présent dans ma famille et je ne fais pas beaucoup d’efforts pour être « écolo » car cela fait partie de ma culture.

Sans être intégriste, je consulte rarement le corps médical me soignant, selon le cas, avec l’homéopathie, les plantes, les épices, les huiles essentielles et la sélection des aliments. Je cultive des plantes aromatiques et quelques fruits sur mon balcon utilisant vinaigre, feuilles de thé et marc de café pour les soigner; je ne recours aux produits phytosanitaires du commerce qu’en cas de nécessité absolue comme l’invasion de cochenilles. J’achète vêtement et chaussures d’occasion, j’accumule ceux qu’on me donne ou que je trouve en archéologie urbaine. (trouvailles sur les trottoirs parisiens) Je redistribue autour de moi ce qui ne m’est pas utile. Je trouve dans les vide-greniers toutes sortes d’ustensiles de cuisine ou objets domestiques. Pour mon hygiène corporelle et celle de mon habitat, j’utilise des produits naturels comme le bicarbonate de soude, la pierre d’alun, le véritable savon de Marseille (savon d’Alep), un mélange d’eau d’hamamélis et d’eau distillée de fleurs d’oranger pour le visage puis de l’huile de chanvre ou de coco pour conserver l’hydratation, des balles de tennis et des noix de lavage pour le linge, je fabrique mes désodorisants et antimoustiques avec de l’alcool additionné d’eau de fleurs d’oranger et d’huiles essentielles, etc.

Je ne crois pas aux théories catastrophistes du réchauffement climatique parce qu’elles sont controversées et que par expérience je sais que les climats ne sont pas stables. Je me souviens en particulier en 1962 de la neige abondante et du gel qui avaient ruiné les paysans de l’Entre-deux-mers. Je me souviens aussi d’un mois de mai glacial à Paris dans les années 80. J’ai toujours connu au fil du temps des tempêtes, des ouragans et des inondations. En matière d’inondations, nous savons aujourd’hui que certaines d’entre elles résultent de l’impéritie de promoteurs et d’édiles assoiffés d’argent qui bétonnent à tout va empêchant la terre d’absorber l’eau de pluie ; destruction du bocage et de forêts ; mauvais entretien de canaux d’irrigation et d’écoulement des eaux ; etc.

 

Buttes-Chaumont. Temps doux, nuageux, la nature revit sous la neige fondue

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Je rentre dans le parc par la porte principale en face de la mairie. Quelques points de neige soulignent les reliefs assombris par les nuages.

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Mais quels sont ces oiseaux qui sifflent sur nos têtes ? Ils restent là, immobiles sommet de ce platane, loin de la petite marée de coureurs qui envahissent les allées au mépris des vieux, enfants, chiens, flâneurs qui tentent de se faufiler entre les plaques de neige aussi tassée et glacée que  les névés des montagnes.

Je suis habituée à voir des perruches installées dans les branches comme sur un présentoir de bijouterie. Mais ces oiseaux, je ne le reconnais pas. Et vous ?

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Ce camélia extrêmement florifère chaque année ne semble pas avoir souffert de l’épais manteau de neige qui le recouvrait encore au début de la semaine. Sa gangue blanche a retardé sa floraison et ses nombreux boutons ont sagement attendu que le temps soit plus clément pour déployer leurs pétales rouge sang.

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Ma chienne a aimé se vautrer dans la boue et il est dommage qu’elle n’ait pas été chaude car c’eut été un bon traitement de son arthrose. Elle a eu droit à une douche chaude de retour à la maison.

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Sur sa surface nord, le lac est encore gelé.

Sur les pierres qu’abrite ce mélèze (?), venaient se poser alternativement trois hérons dont deux ont disparu depuis l’été dernier. Lorsqu’ils décollaient ou atterrissaient, l’envergure de leurs ailes était superbe et impressionnante. Il y a quelques jours, tandis qu’il neigeait, le troisième se tenait perché haut dans un platane.

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De loin, je croyais voir un canard colvert pris dans les glaces et je me demandais comment il s’en dégagerait. Heureusement, il ne s’agissait que d’une bouteille en plastique dont le lanceur a du jouir de la voir rebondir sur la glace ;-(

Parc des Buttes-Chaumont sous les nuages

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Ce mardi 5 septembre, le temps est incertain. Des nuages gris s’amoncellent au dessus du parc et je me demande s’il va pleuvoir. Je fais le tour du lac avec ma chienne et mon petit appareil photo.

Le lac est toujours aussi sale malgré les milliers d’euros qui ont été dépensés pour restaurer le circuit hydraulique. Difficile de laisser son imagination gambader en contemplant ce miroir glauque et puant.

A travers le tapis de nuages apparaît un bout de ciel bleu. Pointe une lumière blanche et vive qui fait ressortir la noirceur des branchages encore dans l’ombre. Une corneille est perchée sur une branche, aujourd’hui elles sont peut nombreuses.

Quelques oies se dandinent et au loin une grosse carpe bondit hors de l’eau pour gober des insectes en faisant un gros clapotis.

Sur la berge herbue du lac un homme donne du pain aux canards, des colverts avec une majorité de mâle reconnaissables à leur cou vert mordoré. Un couple de canards indiens s’est joint à eux pour profiter de la nourriture. Des panneaux indiquent qu’il ne faut pas nourrir les oiseaux mais d’après la dame de l’association poils et plumes des Buttes, personne ne vient les nourrir depuis dix ans.

Je suis sur le point de sortir du parc quand une belle lumière dorée jaillit de derrière les nuages et met en feu les feuilles des marronniers qui sont déjà bien rousses. Le rayon bas m’éblouit mais j’observe qu’un Vélib blessé s’appuie contre la grille. J’aimerais que la beauté de la nature ne soit pas meurtrie par la malveillance des hommes.

Le temps, les couleurs des arbres et des baies, les odeurs d’humus, tout cela sent l’automne, ma saison préférée.

La Connectrice

 

Buttes-Chaumont. Verdure aoûtienne

Publié le

Ce vendredi 4 août 2017, je profite du départ des Parisiens pour jouir du calme et de la tranquillité du parc.

E faisant le tour du lac, de la gauche vers la droite, j’ai pris quelques notes photographiques. Le lac est toujours aussi glauque et rempli de détritus. Et pourtant quelques personnes s’allongent sur ses berges tout près de l’eau. Les malheureux ne doivent pas avoir beaucoup d’alternatives écologiques pour se résigner aux odeurs nauséabondes et à la vision dégoutante d’une eau épaisse jonchée de détritus de toutes sortes.

Les oiseaux aquatiques l’ont déserté pour des eaux plus pures et du silence. Des édicules et des containers parsèment les allées afin de permettre aux visiteurs nocturnes de vomir, déféquer, uriner et jeter bouteilles et déchets dans des réceptacles appropriés, ce qui ne les empêche pas de polluer l’ensemble du parc. Ces containers et ces édicules puants détruisent l’harmonie des plantations, des allées sinueuses ainsi que le fantasme urbain de pouvoir retrouver un peu de campagne en ville.

Arrosage du matin comme un léger rideau de perles

Début de nôtre promenade. Le belvédère, copie du temple de la Sibylle, se cache derrière les arbres et ma chienne se demande pourquoi je traîne pour prendre des photos

Ce buddleia sauvage domine les détritus qui flottent sur l’eau. Le parc possède aussi des buddleias cultivés aux grappes blanches ou pourpres plus fournies.

Quelques canards résistent à la pollution et au bruit, peu nombreux, ils ont quelque chance de pouvoir arracher quelque nutriment aux énormes carpes.

Plus loin, le lac est toujours déserté par les oiseaux aquatiques

Le débroussaillage sévère de l’île l’hiver dernier a privé les oiseaux de nourriture et de refuge mais il a fait apparaître cette ouverture dans la falaise sous le belvédère

En été comme en hiver, le faune demeure agrippé à son rocher

 

 

 

La petite cascade et son magnifique ginkgo. On peut faire de la tisane avec ses feuilles fraîches.

Les feuilles contiennent des terpènes et des proanthocyanidines qui agissent sur les maladies suivantes. De nombreuses études scientifiques ont démontré les effets bénéfiques des feuilles de ginkgo biloba

-pertes de mémoire et démence séniles (Alzheimer) liées à l’âge (améliore la fluidité de la circulation sanguine dans le cerveau)

-dégénérescence maculaire et rétinopatie diabétique (améliore la fluidité sanguine dans le nerf optique et évite les caillots)

-améliore la circulation périphérique comme la maladie de Raynaud

-vertige des hauteurs

-dysfonctions érectiles

Risques

-hémorragies internes si mauvaise prescription du fait de ses vertus fluidifiantes du sang

-ne pas utiliser avec des anticoagulents (aspirine, ibuprofène, etc.)

Les feuilles se consomment en petites quantités
  • Salade

On cueuille les feuilles fraîches de préférence fin de printemps/début été. Respecter l’arbre en prenant les feuilles.

  • Boisson

Les feuilles fraîches peuvent être consommées en salade ou mixés dans des boissons.

  • Tisane

La tisane de feuilles de ginkgo est plus efficace si on y ajoute du gotu kola et du tulsi  (basilic sacré).

Avant la réfection du circuit hydraulique, je venais me rafraîchir les pieds dans l’eau courante et claire en période de canicule. Désormais, c’est impossible tant l’eau est glauque et puante. De temps en temps des cantonniers tentent de nettoyer les pierres au jet d’eau (ils n’ont pas de karcher) mais ça ne suffit pas. Ce havre de fraîcheur est désormais inhospitalier. Merci aux génies qui ont passé un marché public avec une entreprise aussi compétente qui a empoché une énorme somme. Il faut bien nourrir les copains.

Arbres tagués, piédestal du belvédère souillé à la peinture rouge, branches cassées,  fleurs cueillies et abandonnées toutes flétries, détritus jetés dans le lac, bouteilles brisées, excréments dans les buissons, nourriture pourrie dans les bosquets, capsules de bouteilles de bière et filtres de cigarettes à joint jonchent les pelouses et résistent au passage des cantonniers et jardiniers. Le repère de ce banc a même été brûlé…

Je me souviens de Roland Castro, architecte du président Mitterrand, beau-frère de Laurent Fabius, fondateur du groupuscule maoïste Vive la révolution. Il disait que lorsqu’on offre aux gens de la beauté dans l’urbanisme, ils respectent leur environnement et ne le saccagent pas on ne casse pas ce qui est beau. Ces belles paroles forgées à l’idéologie communiste ne reflètent pas du tout la réalité car, malheureusement la beauté c’est bourgeois et elle n’empêche pas le vandalisme. Par contre le XIXème étant catalogué populaire, toutes les incivilités et l’expression de la malveillance humaine y sont permises.

La Connectrice

 

 

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