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Archives de Catégorie: islamisation

islamisation de la France impérialisme musulman djihad

Dans les « quartiers », les dealers contrôlent la police

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Dans l’article ci-dessous, Michel Thooris, Secrétaire général du syndicat France Police -policiers en colère, explique la démission de l’Etat, responsable de la désespérance des policiers car, Lorsqu’ils les interpellent, ces dealers accusent tout naturellement les policiers d’acte de torture et de barbarie. Il évoque en particulier l’affaire Théo, ce pôvre dealer soit-disant sodomisé par une matraque, que François Hollande, alors président de la république, avait été consoler sur son lit d’hôpital.

Michel Thooris évoque également la différence de traitement des Gilets jaunes et des dealers soulignant que les autorités se retournent contre les policiers qui font leur travail contre le trafic de drogues mais les encouragent implicitement à casser du Gilet jaune.

On notera que dans cet entretien édifiant, le secrétaire général du syndicat le plus important de la police, ne donne pas l’origine ethnico-religieuse des insurgés dealers mais on la devine aisément quand Thooris raconte Dès qu’un dealer est arrêté, une espèce de bien-pensance prend immédiatement parti pour le dealer contre le policier en soupçonnant des violences à caractère raciste. Dès qu’on intervient et interpelle dans les quartiers, des policiers sont rapidement suspectés de racisme. En effet, avec l’aide de bobos décérébrés, les musulmans de toutes origines ont bien compris que les occidentaux n’en finissaient pas de faire leur repentance pour la colonisation et le racisme et ils nous tiennent en appuyant là où ça fait mal, de même que les pouvoirs en place tiennent le peuple en rabachant que le RN est un parti raciste.

Personnellement, j’ai trouvé la parade, quand un musulman me manque de respect, je le traite de « raciste » et ça le décontenance immédiatement …

La Connectrice

Après avoir demandé toujours plus de répression contre les Gilets jaunes et refusé de se rassembler à nos côtés le 12 mars dernier pour dénoncer les suicides dans la police nationale, les syndicats majoritaires organisent en intersyndicale un barbecue de la colère policière le 23 août prochain avant le début du G7 à Biarritz !

les touristes mission école de police castaner démission plainte CSA scandale syndicat de police policiers en colère.png

La chaîne TF1 a diffusé vendredi 9 août 2019 de 21H10 à 22H55 un programme intitulé « Les touristes, mission école de police ». Durant 01h35, la police nationale a été ridiculisée et humiliée devant quelques 2,7 millions de téléspectateurs.


https://www.bvoltaire.fr/michel-thooris-des-lobbies-mettent-la-pression-sur-la-police-pour-assurer-limpunite-des-dealers/

Réaction de Michel Thooris au micro de Boulevard Voltaire, qui dénonce le recul de l’État de droit dans certains quartiers, mais également le malaise grandissant dans la police.


Des policiers sont accusés d’acte de barbarie dans le cadre d’une interpellation musclée à Saint-Ouen.
Que s’est-il passé ?

Il s’est passé quelque chose de très naturel. Des trafiquants de drogue opèrent en toute impunité sur cette commune. Les fonctionnaires de police tentent de faire leur travail dans des conditions extrêmement difficiles. Lorsqu’ils les interpellent, ces dealers accusent tout naturellement les policiers d’acte de torture et de barbarie.
Voilà où en est aujourd’hui la société française.


Cette histoire rappelle un peu l’histoire Théo…

Elle rappelle en partie l’affaire Théo. D’un point de vue général, cela démontre que des lobbies mettent la pression sur la police pour assurer l’impunité totale des criminels, et notamment des trafiquants de drogue. Derrière cette affaire, on tente de faire reculer la police face aux dealers. Ces derniers contrôlent des pans entiers de l’économie de la nation et des quartiers tombent petit à petit sous leur coupe.


On parle très régulièrement dans l’actualité des zones de non-droits. On a l’impression que les policiers ne peuvent même plus intervenir.
Quelle est la réalité ? N’avez-vous plus les moyens matériels d’intervenir ou avez-vous des ordres pour ne plus intervenir ?

Il y a deux aspects.
Celui de «l’opinion publique» dit que certains lobbys vont instrumentaliser la moindre intervention de police pour la faire passer pour une bavure policière et assurer ainsi l’impunité des criminels dans les quartiers.
Notre hiérarchie et l’institution judiciaire sont totalement débordées. Elles ne sont pas en mesure d’envoyer les dealers en prison. Les prisons sont pleines et saturées.
La hiérarchie policière est parfois extrêmement frileuse. Elle peut parfois être très zélée quand il s’agit d’envoyer nos collègues pour faire de la répression des Gilets jaunes. En revanche, quand il s’agit des dealers dans les quartiers, la prudence est malheureusement de mise.


Cela intervient au cours d’une année de grosses tensions à l’égard des forces de l’ordre.
Le nombre de suicides est en hausse.
Les policiers souffrent-ils de devoir intervenir dans des conditions difficiles ?

Les policiers ne peuvent plus exercer le métier de policier.
Dès qu’ils remplissent une mission de police, ils sont systématiquement mis en cause et jetés à la vindicte populaire par une certaine presse. Ils risquent des ennuis judiciaires. Le pouvoir policier instrumentalise la police à tout va. Le ministre de l’Intérieur prend systématiquement parti quand il s’agit de Gilets jaunes blessés lors des manifestations. En revanche, on n’entend pas un seul politicien soutenir les forces de police lorsqu’il s’agit d’aller enrayer le trafic de drogue et d’aller chercher les dealers dans les quartiers. Encore une fois, les policiers sont victimes d’une instrumentalisation politicienne qui nuit gravement à notre institution et qui pèse lourdement sur le moral des troupes. La vague de suicides le rappelle de manière quotidienne.

Pensez-vous à des lobbies particuliers ?

Dès qu’un dealer est arrêté, une espèce de bien-pensance prend immédiatement parti pour le dealer contre le policier en soupçonnant des violences à caractère raciste. Dès qu’on intervient et interpelle dans les quartiers, des policiers sont rapidement suspectés de racisme. Ces
lobbies ont une influence absolument considérable dans le paysage médiatique. Ils se mettent immédiatement à l’oeuvre et jettent en pâture les fonctionnaires de police.

Maghrébins ou européens les 5 violeurs français de Benidorm ?

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Detenidos cinco magrebíes de nacionalidad francesa por violar a una chica en Benidorm


Cinco hombres de entre 18 y 19 años han sido detenidos la madrugada de este miércoles como presuntos autores de una agresión grupal a una mujer de 20 años, de nacionalidad noruega, en una vivienda de Benidorm (Alicante), según la Guardia Civil.

El instituto armado ha informado de que los cinco arrestados, de nacionalidad francesa, estaban de vacaciones en Benidorm y ha añadido que los hechos han ocurrido, supuestamente, la pasada madrugada, según la Guardia Civil.

5 français domiciliés à Blagnac près de Toulouse ont été arrêtés le 7 août à Benidorm, Espagne, pour avoir violé en réunion une jeune norvégienne de 20 ans.

Il semble que la jeune femme soit tombée dans un traquenard après avoir fait la connaissance sur Instagram de l’un de ces jeunes qui logeait dans une résidence avec 4 autres copains, tous âgés de 18 et 19 ans. La jeune norvégienne aurait eu une relation sexuelle avec son contact qui aurait ensuite invité ses amis à profiter de l’aubaine. C’est un scénario classique des tournantes et viols en réunion. Les tournantes étant une spécialité maghrébine de nos cités, on pourrait imaginer, comme le titrent quelques médias espagnols, que les hommes soient de nationalité maghrébine. Les photos de l’arrestation ne semblent pas le prouver et, d’après leur avocat, les violeurs seraient issus de milieux « favorisés ». Jugez par vous-même de l’origine des violeurs sur les photos ci-dessous trouvées dans les médias espagnols qui n’ont pas masqué leur visage.

Ce viol en réunion a soulevé l’ire des féministes espagnoles qui qualifient les violeurs de « meute » en référence à un autre viol collectif datant de 2017. Les auteurs ont été condamnés à 15 ans de prison, sanction rare en France et c’est pourquoi il serait souhaitable que ces criminels soient maintenus et jugés en Espagne où ils sont actuellement incarcérés. Certes la prison n’est pas une solution, selon mon opinion, mais malheureusement, c’est tout ce que la Justice propose. Je préfèrerais le bannissement pour tous les criminels afin de protéger la société, les femmes en particulier, et d’exercer une véritable dissuasion sur les candidats violeurs.

La Connectrice

http://www.alertadigital.com/2019/08/07/detenidos-cinco-magrebies-de-nacionalidad-francesa-por-violar-a-una-chica-en-benidorm/Detenidos cinco magrebíes de nacionalidad francesa por violar a una chica en Benidorm

 

https://www.forocoches.com/foro/showthread.php?t=7352137&page=17

Histoire de l’islamisation française 1979-2019

Je remercie Mireille Valette, observatrice attentive de l’islamisation de l’Europe en général et de la France en particulier, d’avoir fait ce compte-rendu de sa lecture de l’ouvrage Histoire de l’islamisation française 1979-2019
Cet ouvrage rassemble des témoignages rapportant ce que quiconque de bonne foi et d’esprit libre peut quotidiennement constater.
Le drame dramatique est que bon nombre de français, en particulier responsables irresponsables et leurs moutons, refusent d’admettre ces réalités morbides et se donnent les moyens de museler légalement ou illégalement, toutes celles et ceux qui protestent et alertent courageusement. Égoïstes, ils ne respectent même pas l’avenir de leurs propres enfants.
VOX CLAMANTIS IN DESERTO (La voix de celui qui crie dans le désert)
Le premier qui dit la vérité il doit être exécuté (Guy Béart, mars 1968)
https://youtu.be/AfpSRnahQig
L.C.

Le roman captivant et affolant de l’islamisation française (1)

A lire d’urgence: «Histoire de l’islamisation française 1979-2019», ouvrage d’anonymes très bien informés. Il décrit le remplacement d’une culture sous les coups de boutoir de l’islam militant et de ses alliés.

L’étendue du désastre

france,histoire de l'islamisation

C’est l’histoire d’une religion exotique et coercitive qui s’installe avec une rapidité inouïe en France. Soutenue par des irresponsables, ses porte-étendards imposent leur bigoterie, appuyée sur des piliers archaïques. C’est l’histoire de fossoyeurs qui enterrent les évidences pour leur substituer une réalité inventée. C’est l’histoire de l’effacement progressif d’une culture.

Les auteurs de ce livre stupéfiant restent anonymes. Leur pavé se dévore comme un roman noir, dont les criminels sont journalistes, politiciens, sociologues, activistes musulmans, juges. A tout moment, même s’il connait l’intrigue, le lecteur tressaille, sursaute, chavire. Il n’en croit pas ses yeux. Il dévore le récit, mais n’a pas trop envie d’en connaitre la fin.

Ce livre est un implacable réquisitoire, précis, factuel. C’est pourquoi les médias concernés n’en parlent pas. Le contenu est copieux, les informations innombrables. Aucun compte-rendu ne peut en rendre la richesse. J’ai choisi en toute subjectivité quelques facettes.

Le premier crime médiatique cité est la révolution khomeiniste, le nouveau Grand Soir pour la gauche. Les journalistes sont lyriques. Serge July, boss de «Libé»: «…[le noir] voile (…) les femmes iraniennes comme un symbole de lutte, comme une proclamation anti-Shah, refuge d’où leurs yeux surgissent comme ceux de momies vivantes.» Et Marc Kravetz: «Allahoua Akahbar […] le cri de la guerre sainte retrouvait, dans la nuit, brisé de loin en loin par les rafales de fusil-mitrailleur, son énergie libératrice.»

Le fumet anti-Occidental est irrésistible.

La gauche se dirige vers un nouveau prolétariat de substitution, ce sera l’immigration, et de plus en plus le musulman.

L’islam bigot et archaïque ne tarde pas à s’affirmer, dans les foyers d’immigrés comme dans les usines… et dans les plus hautes institutions. Il y a presque 40 ans, en 1982, aux usines Citroën et Talbot, une banderole est déployée: «30 minutes pour le ramadan. Nous voulons être respectés!» Les Renseignements situent déjà l’Association des Marocains de France dans la mouvance des Frères musulmans. Ils relèvent des appels à la «grève sainte», des prières collectives sur les parkings des usines, des drapeaux verts dans les manifestations. A Billancourt et Poissy, des salles de prières ont déjà été octroyées.

Jean Auroux, ministre socialiste du travail s’élève contre le «regroupement d’étrangers refusant d’accepter les règles de notre pays»: «Je m’oppose à l’institutionnalisation d’une religion quelle qu’elle soit à l’intérieur du lieu de travail (…) Lorsque des ouvriers prêtent serment sur le Coran, il y a des données qui sont extras syndicales… »

Des polygames bienvenus

En 1976, le Conseil d’Etat invoque «le droit à mener une vie familiale normale» pour autoriser un Béninois à faire venir sa deuxième épouse. La haute juridiction» oblige ainsi les caisses de sécurité sociale et d’allocations familiales qui s’y refusaient à assumer ces foyers polygames. Alors que l’immigration s’accélère, ces familles se multiplient.

La loi Pasqua de 1993 rectifie en partie cette décision, mais les foyers polygames présents -qui comptent jusqu’à 40 enfants- doivent être entretenus par l’Etat et les aspirants utilisent les failles de la loi. En 2010, 1e sociologue de gauche Hugues Lagrange décrit dans «Le déni des cultures» la surpopulation et la surdélinquance des familles subsahariennes récentes où 30 % des hommes mariés sont polygames. Il parle du triste sort des mères de six ou sept enfants, en moyenne 15 ans plus jeunes que leurs maris… Des petits négligés, des femmes et des filles écrasées et soumises.

Les médias se déchainent contre le chercheur, eux qui ont ignoré en 1997 le colloque de deux associations africaines où des femmes racontaient comment leur mari utilisaient l’argent des allocations familiales pour acheter des femmes supplémentaires.

Regroupement familial, dévoiement du droit d’asile et régularisations automatiques boostent l’immigration de peuplement au détriment de celle de travail. Chirac, Juppé, Mitterrand s’alarment. Mais ne font rien. Dès qu’un homme politique a quelque velléité de mettre de l’ordre, la presse charge…

Des rapports pour beurre

Les autorités françaises adorent demander des rapports… pour beurre. Certains, fracassants, sonnent tôt le tocsin. L’un d’eux concerne le service national des Jeunes Français d’origine maghrébine (JFOM) qui posent des problèmes croissants. En 1990, le ministredemande une enquête au colonel-sociologue Yves Biville. Celui-ci se révèle fin psychologue: ses descriptions sont difficilement imaginables aujourd’hui alors que le terrorisme intellectuel s’exacerbe.

Les JFOM «se caractérisent par une communication orale développée qui se traduit par un goût tout particulier pour la «palabre» et la discussion, conçues en termes de marchandage et de négociation. Ils manifestent également une hypersensibilité qui, pour un Occidental non averti, s’interprète comme une forme de simulation.» Ils sont souvent allergiques à la discipline et comptent beaucoup plus de refus d’obéissance et de cas d’insoumission que leurs camarades. Ils sont aussi plus souvent impliqués que les autres recrues dans des violence: «six fois plus d’outrages à supérieurs et quatre fois plus de coups et blessures volontaires».

Le chantage au racisme est omniprésent: «…tout ordre, toute application du règlement s’apparente à une manifestation de racisme.[…] Le moindre incident, le plus petit écart de langage sont, pour ces jeunes hyper susceptibles, autant d’aveux de racisme. […] Ils jouent avec le racisme.» Les militaires constatent un repli sur l’identité musulmane «avec l’allégeance à la famille, aux coutumes et aux valeurs ancestrales ». Les jeunes Maghrébins refusent souvent les tâches de nettoyage pour cause d’atteinte à leur virilité.

Les revendications religieuses enflent: permissions liées aux fêtes religieuses, en particulier le ramadan, interdits alimentaires: «Les serveurs sont peu sensibilisés aux interdits de l’islam. Par exemple, ils ne savent généralement pas que tout ce qui a touché du porc est souillé, aux yeux d’un musulman, y compris une assiette ou une fourchette.» Au final, «la crainte de l’islam est forte. Il est vécu comme contraire à l’intégration.» Parmi ses propositions, Biville demande une centaine de psychiatres supplémentaires.

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Comme les autres, ce rapport n’aura pas d’effets, sinon la mise en œuvre de quelques discriminations positives et une sérieuse contribution à la décision de supprimer la conscription universelle.

Un autre rapport, beaucoup plus connu et encore en ligne est celui de Jean-Pierre Obinsur «Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires». Il parait peu après le vote sur le foulard à l’école, en 2004. Ce rapport devrait être lu et relu. Il dit tout de l’étendue du désastre scolaire dû à la présence musulmane, un désastre qui n’a cessé de croitre. Les enclaves islamisées sont déjà une réalité. «Dans certains quartiers, qui sont loin, répétons-le, de se cantonner aux banlieues des grandes villes, se sont déjà édifiées des contre-sociétés closes dont les normes sont le plus souvent en fort décalage voire rupture, avec celles de la société moderne et démocratique qui les entoure.»

Premiers lucides sur le foulard: les enseignants

La chronologie des provocations liées au foulard à l’école depuis le début des années 80 est révélatrice. Les enseignants, premiers à constater la nature de l’offensive, résistent et croient que leur demande de fermeté va être tout naturellement suivie. En 1985 (épisode de Créteil), la principale écrit à son supérieur « Des petites filles de sixième et quatrième viennent en classe vêtues de costumes type musulman intégriste: la tête recouverte d’un voile. (…) un professeur a demandé à l’une d’elles de retirer son voile et l’enfant a refusé. Dans l’après-midi, le beau-frère de cet enfant accompagné de son propre frère ont demandé à être reçu.… Il ressort de l’entretien que le voile est un symbole religieux ainsi que le costume. Le fait de le porter marque le refus de notre civilisation.» Les professeurs proposent de renforcer le règlement, une intention bien reçue par l’inspecteur d’académie vers lequel remontent des problèmes similaires sur l’ensemble du territoire.

Les associations musulmanes montent aux barricades en invoquant des arguments misogynes millénaires. Tel le recteur de la Grande mosquée de Paris: «Le Coran est clair: il recommande à la femme musulmane de se couvrir pour éviter toute forme de séduction et faire respecter sa liberté», «couvrir ce qui est peut-être le plus attirant chez elle, la chevelure.»

La lâcheté de la hiérarchie et du politique jointe à l’offensive des médias (Libérationfoulard fillettes_NL.jpg et Le Monde toujours en tête) auront raison de la résistance des enseignants. La gauche capitule. Houspillé par une journaliste, Michel Rocard finit par déclarer: «Qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse que la France s’islamise?» Et François Mitterrand: «Moi je les trouve charmantes ces petites avec leur foulard!»

Jacques Chirac, convaincu par l’interdiction, confie une commission à Bernard Stasi. La gauche est massivement hostile à une loi. Les auditions ouvrent les yeux de la quasi totalité des commissaires. Mais la loi ne changera rien au processus d’islamisation du pays. Elle devient un signe de plus de la « stigmatisation » des musulmans.

Les discours si révélateurs des activistes

Lorsque les militants musulmans révèlent leur vrai visage, celui des journalistes se détourne. C’est le cas déjà le 19 septembre 1981. La Déclaration islamique universelle des droits de l’homme est proclamée au siège de l’Unesco à Paris. Elle a été rédigée à partir des préceptes du Coran. Le secrétaire général Salem Azzam fait l’apologie des droits de l’homme en islam. La déclaration stipule que «Tout musulman a le droit et le devoir de refuser d’obéir à tout ordre contraire à la Loi, quelle que soit l’origine de cet ordre ».

Médias et intellectuels restent très discrets et ne relèvent pas cette provocation.

Les militants d’Allah seront tout aussi fidèles à leur doxa lors de l’affaire Rushdie. En 1989, un millier d’immigrés défilent aux cris de «A mort Rushdie!», «Nous le tuerons!» Place de la République, ils prient.

Les organismes représentatifs de l’islam ne protestent guère.

En 2003, Jean-Pierre Chevènement sur demande de Lionel Jospin, consulte les représentants musulmans sur une organisation officielle de leur culte, le Conseil français du culte musulman (CFCM). L’UOIF refuse d’emblée la déclaration selon laquelle toute personne a le droit de changer de religion ou de conviction. C’est l’une des plus sidérantes capitulations du pouvoir.

Le 4 juin 2004, le CFCM rend publique une Convention citoyenne des musulmans de France pour le vivre ensemble. Son article 5 impose aux femmes le port du voile. Rares sont les médias qui le relèvent, mais des femmes du collectif Femmes sans voile d’Aubervilliers s’indignent: «Cette prise de position représente une agression qui banalise les pressions que subissent les femmes non voilées (exclusions, insultes, menaces permanentes, agressions) comme les affrontements de plus en plus nombreux dans les universités entre les professeurs et les étudiantes voilées, ou les conflits dans les lieux de travail et dans la rue…»Leur colère ne trouvera pas d’échos.

Une série de textes sont mis en ligne en juin 2017 sur le site de la Grande mosquée de Dalil Boubakeur. Ils défendent une théologie islamique ouvertement hostile au judaïsme et au christianisme. Les termes d’hypocrite et d’imposteur désignent les mauvais musulmans. Quant aux non-musulmans, «l’islam condamne… les superstitions, les pseudos miracles, le culte des idoles, les représentations figurées de Dieu (…) l’immixtion de tout individu dans les rapports entre l’homme et son créateur, le paganisme, les absolutions de péché sont frappées par l’islam d’une condamnation majeure…»

Violence des textes: le tabou

Aborder le rôle de la violence dans les textes et dans l’histoire de l’islam devient paradoxalement inaudible alors que le terrorisme et différentes formes de violence se déchaînent au nom de l’islam. 

La liberté d’expression saigne, la plaie ne se refermera pas. En 2006 paraît la tribune de Robert Redeker qui réagit au discours de Ratisbonne de Benoît XVI. Aussitôt après les propos de ce dernier, des musulmans avaient manifesté, brûlé des églises et assassiné des chrétiens en Irak et en Somalie. Quant à Redeker, qui prend parti pour le pape, il est menacé de mort et évacué sur-le-champ avec sa famille. Sa vie bascule.

La meute médiatique contribue à sa mise à mort sociale.

Plus récemment, l’imam Tarek Oubrou dénonce comme une «violence inouïe» une pétition demandant de prononcer «l’obsolescence» des versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants.

Les derniers à avoir eu le courage d’évoquer ce problème essentiel interne à l’islam furent le cardinal Lustiger, Maxime Rodinson et Abdelwahab Meddeb.

 

Prochain article: «Réécrire l’histoire et célébrer la culture de l’Autre»

Humour et burqini

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Editoriaux – Immigration et diversité – Politique – 29 juin 2019

Burkini : Anne Hidalgo ne parvient pas à noyer le poisson par Jany Leroy

La gauche a résolu le problème du burkini dans les piscines : il y a plus important en France. Sujet suivant, s’il vous plaît. Le porc dans les cantines ? Il y a plus important. Et puis ? Les prières de rue ? Il y a plus grave. Et puis ? Je dois mettre une djellaba et voiler ma femme ? Mais bien entendu. Si je ne veux pas, vous me coupez la tête ? Mais je vous comprends. Puis-je vous offrir un sabre ?

Alors qu’elle recevait son ami Sadiq Khan, maire de Londres, sous la halle Freyssinet, rebaptisée « Station F, incubateur de start-up », Anne Hidalgo s’est livrée à un exercice de relativisation de toute beauté à propos du maillot de bain islamique intégral fermé à double tour devant huissier.

L’aspect dérisoire de l’affaire fut confirmé devant Sadiq en ces termes : « Il y a d’autres choses beaucoup plus importantes en France. » Alors que l’assistance l’attendait sur la canicule, le réchauffement des trottinettes et bien d’autres sujets brûlants, le maire de Paris s’en fut désigner les thèmes capitaux sur lesquels se concentrer énormément : « Je pense que notamment autour de l’éducation, autour de la cohésion sociale, autour du vivre ensemble… » Premier bug sous la halle dédiée aux start-up du numérique. Le disque dur d’Anne Hidalgo ne voit aucun rapport entre l’irruption d’islamistes dans une piscine et le « vivre ensemble ». Faute d’informaticien présent dans la salle pour rechercher l’origine de la panne, madame Bisounours continua à dérouler son argumentaire : « Autour du vivre ensemble, autour du droit des femmes, il y a encore beaucoup de choses à faire, avant de se jeter tête baissée dans un sujet qui ne laissera que des fractures. »

Sous le verbiage, la plage. Ses burkinis et ses absences de fractures pour les utilisatrices. Après tout, les autres ne sont-elles pas impudiques ? L’invocation du dérisoire est le prétexte pour ne pas prendre position. Mue, sans doute, par une volonté de rester sur le thème aquatique, Anne Hidalgo s’évertue à noyer le poisson. Mais entre deux plongées, l’animal confie ce que tout le monde avait déjà deviné. Madame le maire est pour l’autorisation du burkini dans les piscines. Sinon, fracture ! Crac ! Et qui c’est qui va plâtrer ? Eh ben, c’est la gauche. Toujours de permanence aux urgences du vivre ensemble. Alors, merci bien.

Aux piscines contraintes à des mesures d’hygiène, la gauche préfère la nage en eaux troubles. Bermuda interdit : pas fracture. Burkini : patatras ! Et bon courage au personnel pour justifier ce règlement ubuesque. L’utilisateur s’efforcera d’expliquer qu’il porte un bermuda islamique. Que son épouse ne tolère pas qu’il montre ses jambes au-dessus du genou.

Zineb El Rhazoui rappelle que « burqini » doit s’écrire avec un Q et non un K, car le mot vient de « burqa » et non de « bikini ». Il était impossible de trouver une lettre plus adaptée au niveau de la revendication.

Témoignages. Partir en Syrie rejoindre l’Etat islamique et ne pouvoir en repartir

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A écouter sur France culture une série de témoignages de jeunes filles parties rejoindre l’Etat islamique -DAECH et de leur famille éplorée : https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/ma-fille-sous-influence-saison-2-de-lautre-cote-du-miroir-44-sara-et-yasmine-daech-cest-comme-une#xtor=EPR-2-[LaLettre28062019]

 

LES PIEDS SUR TERRE par Sonia Kronlund

DU LUNDI AU VENDREDI DE 13H30 À 14H

Réécouter Ma fille sous influence [Saison 2] : de l’autre côté du miroir (4/4) : Sara et Yasmine : « Daech, c’est comme une mafia : vous entrez mais vous ne sortez pas »

28 MIN

Ma fille sous influence [Saison 2] : de l’autre côté du miroir (4/4)

Sara et Yasmine : « Daech, c’est comme une mafia : vous entrez mais vous ne sortez pas »

 EXPORTER 

Derrière le burkini, les Frères musulmans et Tariq Ramadan

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Rosa Parks en burkini à Grenoble !

Avec l’été, les offensives pro-burkini reprennent.

Cette année, l’Alliance citoyenne soutenue par des associations pseudo-féministes et une partie de la gauche, celle qui a égaré sa boussole, a choisi de cibler Grenoble et son maire EELV Eric Piolle. Les élections municipales approchent, les Maires vont devoir faire preuve de courage politique, rappeler que la République française est laïque, une et indivisible,  résister aux intégrismes, à l’islam politique, et renoncer à leur fâcheuse tendance à draguer un électorat sensible aux sirènes communautaires.

Pendant ce temps, c’est au nom de la liberté des femmes qu’est revendiqué le droit de porter le burkini dans les piscines. Mieux encore, une revendication au nom de Rosa Parks ! Cela mérite une mise au point :

1. Ni le  burkini, ni le voile, ni aucun vêtement islamique ne seront jamais une liberté : ils sont des instruments de l’asservissement des femmes, partout dans le monde. Elles doivent se montrer pudiques afin de repousser les ardeurs masculines, comme si ce n’était pas aux hommes de se contrôler et de respecter les femmes libres ! Par définition, cette vision du genre humain, décrète impures les femmes qui ne se couvrent pas. L’égalité femmes-hommes peut bien aller se rhabiller !

2. Rosa Parks, a toujours combattu le système ségrégationniste. Or, le burkini est un instrument ségrégationniste, un marqueur genré du corps des femmes. En appeler à Rosa Parks, est ni plus ni moins qu’une imposture !

3. Les règles d’hygiène dans les piscines pour s’adapter aux exigences islamiques deviennent illisibles, comme à Rennes que l’on ne remerciera jamais pour avoir ouvert la brèche. Voir photo n° 1.image 1. Rennes

Les femmes de l’Alliance Citoyenne avaient revêtu leur burkini chez elles, ont brandi dans l’eau un drapeau qui n’était pas passé sous la douche. Voir photo n°2.image 2 - Drapeau dans l'eau

L’Alliance Citoyenne lance une campagne Facebook pour revendiquer des droits civiques pour les femmes musulmanes, comme si ces dernières n’avaient pas les mêmes droits civiques que tous les citoyens français. Une fois de plus, la minorité intégriste tente de s’imposer avec une rhétorique victimaire qui consiste à inverser les valeurs. Elles ne sont en rien discriminées par des règles collectives, elles veulent seulement imposer à toutes des contraintes sexistes exigées d’un islam rigoriste envers les femmes. (*1)

A chaque avancée des islamistes et de leurs allié.es, les droits des femmes reculent, et particulièrement ceux des femmes issues de culture musulmane. Notre solidarité va vers elles, vers celles qui résistent aux assignations sexistes des islamistes, ici et partout dans le monde.

En 2015 déjà  nous avions édité une revue de presse sur le burkini qui avait défrayé la chronique, elle est toujours d’actualité : https://vigilantes2015.wordpress.com/2016/09/03/en-burkini-messieurs-revue-de-presse-feministe/

Nous avions également commenté la démission de la municipalité à Rennes :  https://vigilantes2015.wordpress.com/2018/10/11/burkini-a-rennes-on-nage-en-eaux-troubles/

Les VigilantEs

*1 Sur Facebook, l’une des meneuses d’Alliance Citoyenne, Taous Hammouti, sous le pseudonyme de Koulouce Paon, revendique fièrement « Je suis Tariq Ramadan «,  cautionne l’attentat de Charlie Hebdo, et affiche en photo de profil le leader des Frères musulmans décédé, Mohamed Morsi. Nous savons donc à qui nous avons à faire et pourquoi. Voir photos 3 et 4

Le féminisme n’est plus ce qu’il fut. Phyllis Chesler, féministe historique

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Appartenant à la même génération que la féministe américaine Phyllis Chessler, j’ai suivi un chemin identique dans le Mouvement des Femmes et, aujourd’hui, je fais le même constat
Tout et toutes celles et ceux qui se revendiquent ou qui abominent la philosophie féministe n’ont plus grand chose à voir avec les objectifs féminisme que j’ai activement partagés et dont j’ai espéré.
Le féminisme s’est laissé submergé par le politiquement correct, le crypto marxisme, la mondialisation, le lobby LGBTQ, les « accommodements raisonnables » avec l’islam, la préférence migratoire, la haine de soi et de la France, le patriarcat, le mondialisme, le « pasd’amalgame’, le nursing des pôvres mâles malades de l’égalité, le modèle foot, la concurrence, la télé-réalité, le business banckable et  le show business, la pornographie, les « féministes musulmanes voilées inspirantes », etc.
La Connectrice
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La fin d’une époque: le regard provocateur d’une féministe historique sur le féminisme 

Phyllis Chessler et Kate Millet

Après le 11 septembre, j’ai eu l’impression que l’Afghanistan que j’avais fui il y a si longtemps m’avait suivi dans le futur et dans l’Ouest. Ce pays lointain et dangereux a commencé à dominer les gros titres américains et européens. Les femmes musulmanes ont commencé à porter des burqas (couvre-chefs, visage et corps) et des niqabs (masques faciaux) dans les rues de New York, Londres et Paris.

Alors que la violence mondiale contre les femmes gagnait un élan épouvantable, de nombreuses féministes occidentales ont de plus en plus peur de critiquer cette violence, de peur de les condamner en tant que colonialistes et racistes. Cette crainte a souvent occulté leur préoccupation pour les droits fondamentaux des femmes dans le monde.

Ce n’est pas le féminisme universaliste que j’ai aidé à devenir pionnier. Nous avons privilégié la diversité multiculturelle. nous n’étions pas des relativistes multiculturels. Nous avons appelé la misogynie quand nous l’avons vue et n’avons pas exempté un violeur, un batteur de femme ou un pédophile parce qu’il était pauvre (ses victimes étaient également pauvres) ou un homme de couleur (ses victimes étaient souvent aussi des personnes de couleur). Nous avons eu peu de sympathie pour un auteur parce qu’il avait subi une enfance maltraitée (ainsi que ses victimes).

Se battre pour l’avortement et les droits du mariage gay en Amérique est une entreprise légitime, mais il en va de même pour les dissidents, ex-musulmans, hindous et sikhs musulmans, gais et membres de minorités persécutées par la religion, qui se battent tous pour leur vie.

Les événements mondiaux ont rendu les idées féministes beaucoup plus importantes, mais en même temps, le féminisme occidental a perdu un peu de son pouvoir. C’est maintenant un féminisme diversion qui investit beaucoup plus pour accuser l’Occident de la misère du monde que de défendre ses valeurs, qui ont inspiré d’innombrables mouvements de libération, y compris notre propre révolution féministe.

Les endossements de célébrités de féminisme ou de Moments de célébrités inspirés par les médias ne sont pas nécessairement des mouvements. Si Helen Mirren, que j’aime, porte une jupe brillante dans laquelle le mot «féministe» est brodé encore et encore, je l’aimerai peut-être, mais je ne pense pas que cela soit équivalent à la Proclamation d’émancipation. La balkanisation de l’identité qui passe pour le féminisme au XXIe siècle m’attriste. Une telle balkanisation rend presque impossible l’union dans une coalition afin de lutter pour des problèmes qui ne toucheront pas personnellement tous les manifestants.

De nombreux universitaires et journalistes féministes estiment à présent que le fait de dénoncer le foulard, le voile facial, la burqa, le mariage forcé, les mutilations génitales féminines et la polygamie est en quelque sorte raciste. Je n’avais pas prévu à quel point les féministes qui, philosophiquement, sont universalistes deviendraient paradoxalement des isolationnistes. Une telle timidité (vraisemblablement au service de l’opposition au racisme) est peut-être le plus grand échec de l’establishment féministe. Les modes de pensée postmodernes ont également amené les féministes à croire qu’il était tout aussi important de confronter les récits sur les médias sociaux ou de signer des pétitions et de bouleverser le monde, tout autant que de sauver des êtres vivants de la captivité.

Je ne renie aucun des idéaux visionnaires du féminisme abolitionniste de Second Wave. En tant que féministe et non antiféministe, je me sens obligée de dire que quelque chose a très mal tourné dans nos classes de pensée. Le canon multiculturel n’a pas conduit à des modes de pensée indépendants, tolérants, divers ou objectifs. Au contraire; cela a conduit à la conformité, aux incivilités et à la pensée totalitaire des troupeaux.

Est-ce que je regrette maintenant d’avoir fondé les études féminines?

Non, je ne. Étendre le canon pour inclure les femmes d’idées, l’histoire des femmes et les points de vue féministes radicaux et originaux était attendu depuis longtemps. Les féministes de ma génération m’ont toujours fortifié. Je leur suis redevable. Ils partagent mes réalisations.

Cependant, à partir du 21ème siècle, je me trouve entouré par un patriarcat en colère, titré et barbare. Je parle des mouvements pour interdire ou restreindre l’avortement; légaliser et / ou décriminaliser la prostitution et légaliser la GPA commerciale; la montée en puissance de l’esclavage sexuel et de la traite, ainsi que du terrorisme islamiste, de l’apartheid de genre et de la censure; l’obsession de la victimisation transgenre; la disparition des «femmes» des études féminines qui se sont transformées il y a longtemps en études de genre, puis en études LGBTQIA; et dans l’augmentation massive et la normalisation de la pornographie.

En outre, le cinquantième anniversaire de Stonewall et des célébrations homosexuelles rappelle les personnes décédées du sida, mais pas celles décédées d’un cancer de l’ovaire, de l’utérus ou du sein. La violence domestique, le harcèlement sexuel, le viol et l’inceste ne sont pas des sujets de prédilection dans ce qui était autrefois les études sur les femmes. Maintenant, les questions brûlantes sont les diatribes sur le colonialisme occidental, les personnes de couleur queer, les brutalités policières contre les jeunes Noirs, «l’islamophobie», etc. En bref, le féminisme radical est en perte de vitesse.

Que le «bon vieux bon vieux temps» ne dure pas, que les illusions soient brisées et que les gens soient trahis n’est pas unique. Peut-être que si le monde continue de tourner sur lui-même, une autre grande ouverture de l’histoire pourrait se présenter, et si notre meilleur travail était préservé et préservé avec précision, les générations futures pourraient peut-être se tenir debout sur nos épaules.

Puisse ce mémoire s’opposer au rang et à la vague grandissante de l’histoire féministe révisionniste.

À ce jour, au moins 100 féministes pionnières actives que je connaissais ou avec qui j’ai travaillé ou dont le travail a illuminé mes jours sont passées – et avec elles, tout un univers a disparu.

Je suis ici – mais sans autant, j’ai chéri.

La plupart des femmes ne peuvent pas survivre sans leurs amies; nous avons tendance à avoir une poignée de meilleurs amis, pas seulement un. Je n’aurais pas pu rester sur le parcours du guerrier sans de tels intimes.

Voici certaines des âmes avec lesquelles j’ai servi. Nous étions des soldats courageux et vrais; nous étions amis, proches et chers.


Barbara Seaman (1935-2008) était l’auteur de L’affaire des médecins contre la pilule(1969), Free and Female (1972), et Les femmes et la crise des hormones sexuelles (1977).

Barbara et le Boston Women’s Health Collective ont essentiellement fondé le mouvement féministe de la santé. Barbara a perdu ses revenus lucratifs en tant qu’écrivain de magazine lorsque les sociétés pharmaceutiques – dont les annonces ont alimenté les publications féminines – ont insisté pour qu’elle soit occultée. Et elle l’était, mais elle a sauvé la vie de millions de femmes.

Barbara a cofondé le Réseau national pour la santé des femmes – et ce réseau était vraiment son bébé. Il va toujours fort. Barbara a encadré les nouveaux arrivants et a élaboré une stratégie et défini l’ordre du jour du réseau. Elle était généreuse de son temps et de ses ressources. Elle ne refusait personne et trouverait le bon médecin pour toute femme qui le lui demanderait, peu importe où elle vivrait. Toujours, toujours, quand elle devait changer d’agent littéraire, elle insistait pour que je déménage avec elle, tant elle était intéressée par le partage de ses contacts. Je ne l’ai fait qu’une fois, mais la situation était satisfaisante jusqu’à la mort de cet agent.

Barbara était aussi généreuse pour les stars qu’elle l’était pour les woebegone waifs. À quelques exceptions près, elle a pensé au meilleur de tout le monde.

Barbara est restée en contact avec moi, même si nous étions fortement en désaccord sur certains points. Lorsque des divisions idéologiques ou politiques d’un type ou d’un autre tourbillonnaient autour de nous, nous nous tenions l’un contre l’autre. Je ne doute pas qu’elle a pris quelques mesures pour mon compte, mais elle ne l’a jamais mentionné si elle l’a fait.

Barbara portait des robes et des chaussures à talons bas et parfois un collier de perles. Je soupçonne qu’elle a probablement déjà porté des chapeaux et des gants. Mais elle était l’une de nous, peut-être une rebelle plus gracieuse que la plupart des autres.

Barbara ne s’est jamais plaint de ses problèmes personnels. Elle a partagé avec moi des secrets déchirants, mais n’a jamais fait la différence. Elle a seulement dit à quelques-uns d’entre nous qu’elle était en train de mourir d’un cancer du poumon et ne l’avait fait que vers la fin. Même si elle mourait, elle est venue au mariage de mon fils. J’ai son visage heureux et souriant sur une photo que je chérirai pour toujours.


Jill Johnston (1929–2010) a écrit de nombreux articles et une multitude de livres: Nation lesbienne: la solution féministe , Les voyages de Gullible , Mother Bound .

Nous nous connaissions avant qu’elle ne devienne célèbre pour son baiser fille à fille à l’hôtel de ville de Manhattan en 1971 – une superbe pièce d’art performance, si vous me le demandez – et une action qui horrifiait à la fois Norman Mailer et la plupart des féministes rassemblées. .

Bien sûr, j’étais  – nous étions tous – pour voir Germaine Greer, Jacqueline Ceballos (alors présidente de la section de New York de l’Organisation nationale des femmes); Diana Trilling, la critique littéraire; et Johnston, la journaliste lesbienne irrépressible, neutralisent le Mailer, toujours pugnace et assoiffé d’attention, qui se gâtait pour se battre avec des féministes.

Mailer avait écrit une chape anti-féministe,  » Le Prisonnier du Sexe  » pour Harper’s Magazine, dans laquelle il avait été grossièrement injuste envers Kate Millett. Germaine portait un boa de plumes et flirtait outrageusement avec lui cette nuit-là. Considéré comme un débat sur les problèmes, il était à son tour sérieux, ridicule, bouleversant et amusant. Les femmes étaient en faveur de la libération des femmes. Mailer était juste en faveur des femmes, tant qu’elles connaissaient leur place.

Jill était une bohème, une fille butch, une artiste, une mouche, un banni, une danseuse. Son long baiser public à la mairie a été sa réponse immédiate à une soirée autrement sérieuse. Jill l’a souvent fait – essayé de voler la vedette, de tout gâcher.

Jill n’arrêtait pas de me demander pourquoi je pensais qu’elle devait apparaître comme lesbienne dans sa chronique de Village Voice de 1971 sous le titre intitulé «Lois Lane est une lesbienne». Je n’avais pas de réponse pour elle.

Je l’ai parcourue à travers une longue liste de dames amoureuses jusqu’à ce qu’elle trouve Jane O’Wyatt puis Ingrid Nyeboe, qui l’ont toutes les deux noblement coincées. Jill aimait être légitimement mariée; elle et Ingrid se sont liées au Danemark, où le mariage gay était légal. À l’époque, j’imaginais que le mariage avait mis les dames sur le tapis – mais comme Jill était obsédée par la légalité (ses parents ne s’étaient jamais mariés, et elle n’avait jamais connu son père britannique), j’ai compris qu’elle était conduite à la fois par des facteurs psychologiques et psychologiques. motifs pratiques.

Bien sûr, nous avions nos différences – beaucoup de différences – mais à son crédit, notre crédit, nous avons continué à nous battre avec elles. Le sujet de l’antisémitisme était un fil pour nous. Cependant, Jill et moi nous sommes battus pour rester connectés les uns aux autres, quoi qu’il arrive.

Une fois, au début des années 1980, nous avons vu Gone With the Wind dans un cinéma à la campagne. Nous avons pleuré la mort du pauvre Gerald O’Hara, la perte de Tara, les condamnés Melanie et Ashley, Bonnie Blue et Scarlett également. C’était vraiment comme un opéra. Nous étions deux reines de l’opéra qui se trouvaient être une femme.

Jill nous rappelle notre jeunesse, tant sur le plan esthétique que politique. elle est partie maintenant, de même que notre jeunesse – elle est partie, partie avec le vent.

C’était une originale. Nous ne la reverrons plus jamais.

Je ne peux pas croire qu’elle soit morte – même si cela fait des années déjà – ou qu’elle – cet enfant changeant, ce Huck Finn, ce Peter Pan par excellence – a en fait réussi à avoir 81 ans.


Kate Millett (1934-2017)

Kate: Vous avez pris votre dernier souffle sur Terre dans la ville que vous aimiez le plus: Paris, la ville qui a accueilli les expatriés Gertrude, Alice, Pablo, Ernest et Sir James de Dublin, et où l’arôme de pain frais de tôt le matin était la raison assez pour que vous vous leviez aussi.

Je vous ai enfin compris dans un contexte historique en lisant le livre de Andrea Weiss, Paris était une femme: portraits de la rive gauche . Ensuite, j’ai reconnu votre culture, celle dans laquelle des lesbiennes sophistiquées et talentueuses prenaient de nombreux amants, se disputaient les faveurs sexuelles, dormaient avec les amants de leurs amours, et tout le monde devenait amis de longue date, ou s’abandonnait totalement ou complètement.

Vous n’étiez qu’un autre rebelle irlandais vivant en exil. Où que tu aies vécu, tu étais en exil. Quand tu étais à Paris, tu n’étais pas chez toi au Bowery, et quand tu étais à New York, tu as raté la ferme. Tout comme vous avez appartenu à de nombreuses villes, vous avez également eu beaucoup de moi différents. Vous étiez beaucoup de Kates différents.

Vous étiez Kate, l’hôtesse de cérémonie, offrant à vos invités du vin comme s’il s’agissait d’une libation aux dieux; chaque mois d’août, des bateaux flottants en papier aux chandelles flottent sur le lac à la ferme pour la fête japonaise d’Obon. Vous étiez également Kate, la folle furieuse; Kate l’insupportablement humble; Kate la de plus en plus trop silencieuse.

Vous étiez également Kate the straight, une femme mariée qui aimait réellement votre mari, Fumio. Vous souvenez-vous comment vous avez pleuré quand il est finalement parti? Tu as appelé et, entre deux larmes, dit qu’il t’avait quitté pour une autre femme. J’étais émerveillé mais je n’osais pas rire. Votre chagrin était si brutal. Enfin, je vous ai demandé: «Mais vraiment Kate, pour combien de femmes avez-vous quitté Fumio?» Je ne pouvais pas vous raisonner, votre chagrin et votre honte étaient sincères.

Vous étiez la plus cosmopolite, la plus continentale, la plus européenne de nos intellectuelles féministes (eh bien, Andrea Dworkin était aussi). Vous pensiez que les idées importaient et que les intellectuels devaient se reposer pour la révolution.

Vous avez toujours été large d’esprit (dans les deux sens du mot); vous n’auriez pas désapprouvé que je vous expose ici, compte tenu de votre habitude de vous exposer, vous et tous les autres, livre après livre, et que vous l’avez fait dans une si belle prose, celle d’une vague de conscience, sous-estimée par les critiques mais jamais par moi. Je l’ai admiré; non, je l’ai adoré. J’allais vous lire des passages sur vous, mais vous êtes ensuite allé de l’avant et vous êtes mort. Vous dériviez depuis quelque temps déjà, que vous soyez dans un autre pays, dans le nord de la ferme à la ferme, bloqué dans un hôpital ou assis de l’autre côté de la table. avant que vous ne partiez vraiment pour de bon, vous n’étiez plus exactement «ici».

Depuis des années, lorsque nous nous rencontrions au Bowery Bar, juste en face de votre loft, vous étiez déjà beaucoup trop silencieux. Sophie (Kier), Susan (Bender), parfois Merle (Hoffman) devait se joindre à moi pour maintenir le rythme. Mais tu avais toujours ton rire merveilleux et tes yeux sages et pétillants qui indiquaient que tu comprenais tout.

De temps en temps, vous appeliez et laissiez les messages les plus déchirants: «Bonjour, voici votre vieil ami Kate Millett, souvenez-vous de moi?» Et je vous rappellerais immédiatement. Parfois, nous pouvions avoir une conversation réelle, ne serait-ce que brève, mais seulement tant que je portais le poids pour nous deux. Vous ne faisiez plus rage – du moins, pas contre moi, pas sur nos précieux appels téléphoniques, plus jamais en personne non plus.

Lors d’une de vos visites il y a quelques années, vous m’aviez dit que vous travailliez à un livre sur votre relation avec Beauvoir, à la femme et à son travail, peut-être un livre qui pourrait englober votre relation avec l’Entreprise littéraire française.

J’ai cru comprendre que vous n’étiez plus en mesure de créer un Big New Book, mais je me suis volontairement offert à vous écouter, à enregistrer vos mots et à vous aider à le modifier si vous le souhaitez. Vous avez dit oui, mais nous n’en avons plus jamais parlé. Finalement, j’ai entendu dire que vous travailliez à l’introduction de quelque chose que vous aviez écrit il y a longtemps, peut-être votre journal de Tokyo, peut-être autre chose.

Bien que vous ayez assisté à des marches, des manifestations, des conférences de presse et des sit-in, vous avez principalement lu, écrit des livres, sculpté, peint et essayé de créer une communauté utopique pour les artistes lesbiennes.

Vous étiez également la Kate qui pourrait facilement passer pour une personne sans abri, sur le Bowery, essayant de vendre vos arbres de Noël cultivés à la ferme par temps d’hiver rigoureux. (Oh, comme tes mains étaient gercées, comme tes joues étaient rouges.)

Vous étiez Kate, la métayer, qui, comme Gerald et Scarlett O’Hara, était catégorique: la possession de la terre est primordiale et cette terre doit rester à tout prix dans la famille. Vous avez conduit un tracteur, coupé du bois, monté sur des échelles dangereusement hautes pour atteindre un toit défaillant.

Vous souvenez-vous de la visite que j’ai faite un week-end lorsque je respectais les délais et que vous m’aviez demandé de mettre l’épaule à la roue de votre atelier protégé et de vous aider à réparer le toit? (Je considérais parfois la ferme comme votre alternative personnelle à une poubelle loufoque.) « Allez, Chesler, » grogna-t-il, « monte simplement sur cette foutue échelle et aide-moi à le faire. »

J’ai été horrifié. Terrifié Sidéré. Mais tu ne me lâcherais pas avant d’avoir au moins planté un jardin de fleurs de victoire à tes côtés.

Mais même en tant que fermière Kate, vous buviez parfois votre café du matin dans un bol en céramique français, portiez toujours de petits toasts au dîner et restiez toujours entouré de livres et d’étagères. Your Sexual Politics était peut-être le livre le plus influent ou du moins le plus célèbre des livres féministes de Second Wave – même si nous sommes tous restés sur les épaules des articles et des démonstrations brillants qui nous ont précédés. La même année, Shulie publia sa nouvelle et étonnante Dialectic of Sex .

J’ai adoré voler , dans lequel vous avez capturé l’énergie des débuts de l’activisme vertigineux, ainsi que la cruauté inattendue de certaines féministes, mais vous avez également décrit la célébrité comme une sorte de sacrifice humain. Ah, Katie: Vous avez été infatigable, implacable, vous avez défendu le côté obscur au nom de la liberté des femmes, et vous l’avez fait avec ténacité, même pendant les jours sombres, les journées de chiens, les journées de désespoir.

Dans The Basement: Méditations sur un sacrifice humain , vous avez plus que égalé Truman Capote et Norman Mailer dans votre récit factuel mais fictif du meurtre par torture physique et sexuel de Sylvia Likens, âgée de 16 ans, à Indianapolis, aux mains d’un Gertrude Baniszewski, une femme d’âge moyen, sa fille adolescente et son fils, ainsi que des enfants du quartier. Ils ont torturé Sylvia de manière horrible pendant des semaines, puis ont gravé «Je suis une prostituée et j’en suis fier» dans la peau de Sylvia. Les détails sont insupportables. Comment l’ avez – vous supporté? As tu?

Je me souviens à quel point j’ai été choqué par votre installation artistique sur ce sujet. J’ai fait une double prise quand j’ai réalisé que le mannequin Sylvia sur le sol était habillé de vos vêtements et portait une perruque qui était coiffée exactement comme vous coiffiez vos cheveux.

En vous rendant en Iran , vous avez vraiment saisi la nature misogyne d’un régime théocratique islamique qui tue ses meilleurs et ses plus intelligents.

Vous souvenez-vous de nos soirées de Noël et des cadeaux que nous avons tous échangés? Et les fêtes du nouvel an aussi? Je devais souvent initier le processus; chaque fois que vous l’acceptiez et que vous étiez toujours ravi, mais toujours, comme Shulie, vous restiez également un peu à l’écart, observant tout cela, trop silencieux même parmi vos intimes chéris.

Katie: Je tiens à vous remercier pour votre générosité, pour avoir toujours essayé de m’inclure et pour avoir suggéré que d’autres le fassent aussi. Tu m’as présenté à des femmes extraordinaires. Comme vous le savez, certaines de ces femmes sont devenues très chères à moi.

Ce fut un privilège d’être votre ami. Je ne t’oublierai jamais.

Lisez notre entretien avec Phyllis Chesler par Louise Perry.

Extrait, avec son autorisation, de Une féministe politiquement incorrecte: Créer un mouvement avec des salopes, des fous, des digues, des prodiges, des guerrières et des femmes merveilles, par Phyllis Chesler. © 2018. Publié par St. Martin’s Press. Tous les droits sont réservés.

Phyllis Chesler, Ph.D, est l’auteur de 18 livres, dont Women and Madness , L’inhumanité de la femme pour une femme et Une mariée américaine à Kaboul .

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