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Archives de Catégorie: enfants

GPA. Nées de mère porteuse, elles témoignent

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Le journal Le Parisien vient de publier le témoignage de deux jumelles de 18 ans, nées de mère porteuse et informées de leur origine , ayant rencontré leur gestatrice. Elles posent le problème de leur reconnaissance par l’Etat français. En effet, étant donné l’interdiction de procéder à la gestation pour autrui en France, elles n’ont pas d’identité en France car nées sur le territoire américain, elles ont la nationalité américaine.

Il est donc faux de prétendre qu’elles n’existent pas pour la France où vivent de nombreux citoyens américains en toute légalité. En tant que citoyennes américaines, elles pourraient demander la nationalité française. Leurs parents adoptifs pourraient légaliser l’adoption.

Le sort des enfants nés de GPA à l’étranger pourrait donc être réglé administrativement si les parents étaient de bonne foi.

Le lobby qui milite pour la légalisation de la GPA laisse croire que les enfants nés de ce choix parental et médical seraient en déshérence et privés de droits. C’est un mensonge politique honteux.

La Connectrice

http://www.leparisien.fr/societe/nee-d-une-gpa-qui-osera-me-dire-c-est-horrible-que-tu-existes-14-09-2018-7885803.php

Née d’une GPA : « Qui osera me dire : c’est horrible que tu existes ? »

>Société|Benjamin Jérôme|14 septembre 2018, 10h07|MAJ : 14 septembre 2018, 10h30|7
 Fiorella Mennesson et sa soeur jumelle Valentina, en banlieue parisienne, en juillet dernier.Capucine Granier-Deferre pour Le Parisien Week-End
LE PARISIEN WEEK-END. Fiorella et Valentina sont nées aux Etats-Unis d’une mère porteuse. La gestation pour autrui (GPA) étant interdite en France, l’Etat refuse toujours de reconnaître le lien de filiation entre les soeurs et leurs parents, ce couple français qui les a élevées. Au grand dam des deux filles.

Fiorella et Valentina Mennesson ont décroché le bac, mention bien. Cheveux décolorés, Fiorella ira dans une prestigieuse école d’art. Sa soeur, qui collectionne les paires de baskets dans sa chambre, s’envolera pour Londres suivre un master de gestion des organisations. Deux adultes en devenir, sans histoires… Si ce n’est celle de leur origine.

Les jumelles, 18 ans en octobre, sont nées d’une mère porteuse en Californie à l’issue d’une gestation pour autrui (GPA). Légale en Belgique, en Grèce ou encore en Amérique du Nord, cette pratique reste interdite chez nous, avec des conséquences pour les milliers d’enfants issus de GPA à l’étranger. « Pour la France, Fiorella et Valentina ne sont toujours pas nos filles », rappellent le papa Dominique, qui a fourni les gamètes, et la maman Sylvie.

Malgré un long combat judiciaire mené par la famille et la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en 2014, les autorités françaises ont toujours contesté la filiation entre le couple et les jumelles.

Lancée cette année, la révision de la loi bioéthique a ravivé les débats houleux autour de la GPA. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), qui rendra fin septembre ses propositions sur cette révision, a déjà dit son hostilité à cette pratique, tout comme plusieurs organisations et représentants religieux.

LIRE AUSSI >Cinq questions autour des Etats généraux de la bioéthique

Confronté à ce dossier brûlant, le gouvernement a indiqué qu’il ne proposerait pas sa légalisation. Mais, comme s’y était engagé le candidat Macron, il pourrait favoriser la reconnaissance des enfants nés de GPA à l’étranger. Ce que demandent les jumelles Mennesson. Entretien.

Comment avez-vous appris que vous étiez issues d’une gestation pour autrui ?

FIORELLA MENNESSON. Cela a toujours fait partie de notre vie : nous étions nées d’une gestatrice. On est retournées aux Etats-Unis à l’âge de 4 ans. On savait déjà très bien qui était cette femme, ce qu’elle avait fait pour aider nos parents. Elle s’appelle Mary.

VALENTINA MENNESSON. On connaît même ses enfants et ses trois maris successifs. Gestatrice, ce n’est pas son métier, juste une expérience unique, une façon de rendre service. C’est une amie de notre mère qui a donné ses ovocytes.

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Mary, la mère porteuse, et Sylvie Mennesson, la maman française, en Californie, en 2000. (DR/collection personnelle)

Que représentent ces deux femmes pour vous ?

V. M. Ce sont des amies de nos parents…

Juste ça ?

F. M. Elles nous ont permis d’exister. Grâce à elles, nos parents sont devenus vraiment parents. C’est une relation très amicale mais on ne voit pas Mary comme notre mère. Pareil pour celle qui a donné ses ovocytes. Jamais elle n’affirmera que, parce qu’on a des gènes en commun, on lui doit quoi que ce soit.

La GPA fait débat en France. Vous n’avez jamais été confrontées à des réactions négatives ?

V. M. Jamais. Ce n’est pas comme si j’avais braqué une banque. Ceux qui ont des mauvaises réactions n’ont jamais rencontré des personnes nées grâce à la GPA. Qui osera me dire : « C’est horrible que tu existes » ? Pour moi, donner la vie est toujours une belle chose. En fait, ce sont nos parents qui ont souffert, déjà de ne pas pouvoir avoir d’enfant, puis d’être attaqués tout le temps.

F. M. Ces horreurs, ces insultes qu’eux subissent vont systématiquement rappeler à ma mère sa plus grande peur : celle de ne pas être considérée comme notre mère. Nous, on sait très bien que c’est notre maman, qu’on l’aime, mais elle en a beaucoup pleuré. Pour elle, c’était très dur d’aller dans ces tribunaux pour se faire juger.

Elle culpabilise de ne pas vous avoir portées ?

F. M. Non, ce n’est pas ça. Avant de nous avoir, elle a vécu longtemps en se disant qu’elle n’aurait jamais d’enfant, alors qu’elle a tout d’une maman. C’était son rêve de devenir mère.

V. M. La plus grande pression dans ma vie, c’est celle de ma mère pour que j’aie des bonnes notes !

F. M. C’est une blessure émotionnelle. Quand elle fait face à des personnes qui lui crient à la gueule que c’est une voleuse d’enfants, c’est chaud ! Le truc le plus horrible, c’est d’avoir vu ma mère subir autant de violences, de l’avoir vue pleurer et craquer. Comment des gens sont-ils capables de faire ça sans nous connaître ? Moi, je n’ai pas subi cela, mais je vois les commentaires sur Internet. Parfois, on en parle un tout petit peu dans la famille, mais c’est un sujet sensible.

Aujourd’hui, pourquoi prendre la parole ?

F. M. L’hystérie actuelle porte sur la légalisation de la GPA. Mais nous, ce qui nous intéresse, c’est la reconnaissance des enfants. Il y a en France des enfants nés de GPA et cela ne devrait pas être un débat d’admettre qu’ils ont des parents. Si des personnes pensent que ma soeur et moi ne devrions pas être reconnues comme les filles de nos parents, c’est juste cruel et méprisant.

Quel est votre avis sur la légalisation de la GPA ?

V. M. Je ne suis pas pour maintenant, cela créerait trop de polémiques. La France n’est pas prête. Aujourd’hui, les Français ne savent même pas ce qu’est la GPA. Ils imaginent que gestatrice, c’est un métier, mais ce n’est pas le cas. Commençons par la reconnaissance des enfants nés à l’étranger. Après, il faut avancer vers la légalisation.

F. M. Moi, je suis pour aborder la légalisation dès à présent. Dans les pays où la GPA est encadrée, les Etats-Unis ou le Canada, les mères porteuses le font d’abord dans l’idée de rendre service.

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Fiorella et Valentina, avec leurs deux parents, Dominique et Sylvie. (Capucine Granier-Deferre pour Le Parisien Week-End)

Vous comprenez que des gens estiment choquant de recourir au corps d’une autre ?

V. M. Je comprends parce que, pour les femmes, la grossesse est hyper importante. Après, si ma mère n’a pas eu la chance de pouvoir porter un enfant, ce n’est pas de sa faute. Elle aurait préféré nous porter mais, quand tu ne peux pas, tu fais comment ? Tu adoptes ? Impossible en France. Il y a 400 pupilles à adopter et 10 000 demandes.

Il y a souvent un dédommagement financier. Les opposants à la GPA critiquent ce qu’ils estiment être une « marchandisation » du corps

V. M. Il doit y avoir un contrat, comme aux Etats-Unis, mais ce n’est pas juste empocher de l’argent. La mère porteuse doit choisir le couple, voir s’il existe un feeling, être autorisée à avorter si la grossesse la met en danger. Oui, la conception d’enfant est un business acceptable tant qu’il est encadré.

F. M. C’est normal que la gestatrice soit rémunérée. Pour donner la vie, elle donne de son corps, de son temps. C’est important de pouvoir disposer de son corps comme on l’entend. Mais il y a un tabou en France dès qu’on parle de corps et d’argent.

V. M. Sur Terre, tout est question d’argent.

F. M. Pour l’instant, pour bénéficier d’une GPA, il faut aller aux Etats-Unis, payer cher. Seules les personnes les plus favorisées peuvent en bénéficier. Si on permettait la GPA en France, il n’y aurait plus de frais dépensés en voyages. Or l’infertilité n’est pas propre aux milieux aisés.

La Manif pour tous, qui milite activement contre la GPA, évoque le cas de Vietnamiennes enfermées en Thaïlande pour faire des bébés…

V. M. Il faut un encadrement strict, pas la GPA à tout prix. Les faits divers dans certains pays, comme aussi en Ukraine, cela fait peur. C’est en partie pour cela que la GPA peut être mal vue. Les gens imaginent des mères porteuses dans des entrepôts qui enchaînent les grossesses.

F. M. La Manif pour tous est très douée dans l’art de se mêler de ce qui ne la regarde pas. Ce sont toujours des gens qui ont déjà leur vie de famille, leurs enfants, qui viennent faire la morale aux autres, alors que ça ne les concerne pas. D’ailleurs, beaucoup de personnes qui s’expriment sur le sujet n’ont pas fait le choix de devenir gestatrice ou d’avoir recours à la GPA. Il est question ici de notre reconnaissance, de nos états civils, et c’est fou de voir autant de personnes parler à notre place.

Vous porteriez l’enfant de quelqu’un d’autre ?

V. M. Quand j’aurai fait ma vie et tous mes gosses, pour rendre service, pourquoi pas ?

Viol sur mineur. Comprendre le projet de loi

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L’article 2 du projet de loi sur la protection des mineurs a été approuvé en première lecture par l’Assemblée nationale la nuit dernière -15-16/05/2018-. Le site officiel du gouvernement explique comment l’article renforce la sanction contre le viol de mineur https://www.gouvernement.fr/argumentaire/projet-de-loi-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-comment-l-article-2-renforce

« Notre objectif, c’est d’éviter les acquittements d’agresseurs sexuels.Trouver par tout moyen une manière de les faire condamner« , a déclaré Marlène Schiappa à l’Assemblée nationale le 14 mai 2018.

La vidéo de RTL, ci-dessous, laisse entendre clairement les arguments de la députée LREM rapporteure du projet et ceux d’un opposant qui craint que l’article 2 ne favorise, comme c’est déjà le cas, la correctionnalisation des violeur au lieu de leur criminalisation devant la Cour d’assises. Mon avis est que le degré « d’atteinte sexuelle » sur mineur reposera entièrement entre les mains de l’expert et du juge et que si l’on ne manque pas d’experts, on manque cruellement de juges, de greffiers et de sessions dans les tribunaux.

Désormais, il convient de suivre attentivement les affaires « d’atteinte sexuelle » sur mineur de 15 ans afin de voir si elles passent devant le tribunal correctionnel ou devant la cour d’assises. Si la correctionnalisation domine, alors j’espère que les nombreux opposants à l’article 2 feront entendre leur voix. Dura Lex sed Lex. Malheureusement, beaucoup de lois contre la discrimination des femmes ne sont pas appliquées et parfois les décrets d’application ne sont même pas écrits et encore moins diffusés.

Adopter un projet de loi n’est pas voter cette loi. Pour l’instant, la loi contre les violences sexistes et sexuelles a été seulement adopté par les députés, maintenant elle doit passer devant les sénateurs et retourner à l’Assemblée nationale pour être définitivement adoptée. Ce n’est pas demain la veille qu’elle sera appliquée. Une fois de plus, les femmes doivent compter sur leurs propres forces pour se protéger du harcèlement et des violences sexuelles.

Dans l’article ci-dessous, l’expert Sébastien Jallamion explique et compare la loi sur la protection des mineurs avant et après sa modification. On notera qu’il fait confiance à l’expert pour évaluer la nature de « l’atteinte sexuelle ». Or un expert n’en est pas moins homme et doté de subjectivité. Qu’est-il prévu pour le choix de l’expert ?

La Connectrice

Projet de loi : le viol est un crime, et il le restera

Publié le 15 mai 2018 – par  – 10 commentaires – 418 vues

Alors que le projet de Loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes est présenté cette semaine à l’Assemblée nationale, des voix se sont élevées pour crier au scandale, allant jusqu’à affirmer que le gouvernement envisageait de faire du viol sur mineur un délit. Le hashtag #LeViolEstUnCrime a commencé à se répandre de façon virale sur les réseaux sociaux, une pétition en ligne soutenue par « 200 personnalités » s’est mise à circuler allègrement, et les médias traditionnels se sont emparés du sujet, relayant la demande faite au gouvernement de retirer « l’article 2 du projet de Loi ».

Ayant exercé une partie de mes fonctions en étant OPJ à la brigade de protection de l’enfance et de répression des agressions sexuelles de la sûreté départementale du Rhône, mais aussi en tant que citoyen concerné comme tout un chacun par la gravité de ces allégations, je suis donc allé vérifier par moi-même ce que contenait ce projet de Loi, en particulier son article 2 dont tant de personnes demandent le retrait.

Et là, je suis resté sans voix. Non pas parce que j’y ai trouvé quoi que ce soit remettant en cause le crime de viol sur mineur, mais au contraire parce que j’ai pris conscience de la facilité avec laquelle des personnes de mauvaises foi ou n’ayant pas la moindre notion de droit pénal sont capables de dire tout et n’importe quoi sans que personne ne dénonce leur imposture.

Afin de bien expliquer de quoi il retourne, et pour plus de simplicité, j’ai rédigé cette synthèse :

Ainsi, chacun peut constater qu’il n’est aucunement question de remettre en cause le crime de viol sur mineur, et qu’au contraire les dispositions prévues dans le projet de Loi sont susceptibles de permettre, si elles sont adoptées, à la Justice de pouvoir qualifier de viol les cas où la victime n’a fait l’objet ni de menaces ni de violences en considérant que le défaut de maturité, l’abus d’ignorance ou de discernement sont assimilables à une contrainte morale ou à une surprise.

D’où vient donc cette levée de boucliers ? J’ai rapidement compris en dialoguant avec des internautes : tout vient du vocable « pénétration » employé pour modifier les peines encourues dans le délit d’atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans. Ainsi, j’ai pu constater le nombre impressionnant de personnes qui ignorent qu’en l’état actuel de notre législation, une relation sexuelle d’un adulte (n’ayant pas autorité sur la victime) avec un mineur de 15 ans, y compris avec pénétration, effectué sans violence, menace, contrainte ni surprise est un délit puni au maximum de 5 ans d’emprisonnement et de 5.000 euros d’amende, et que l’article 2 du projet de Loi dont ils demandent le retrait permet d’aggraver la peine encourue.

Prenons un exemple : si une majeure (appelons-là Brigitte), a un rapport sexuel consenti avec un mineur de 15 ans (appelons-le Emmanuel) elle encourt 5 ans d’emprisonnement et 5.000 euros d’amende. Si l’art. 2 du projet de Loi est adopté, ce sera 10 ans et 150.000 euros d’amende.

En espérant que ces personnages fictifs dont les prénoms ont été choisis au hasard dans le calendrier permettront au plus grand nombre de comprendre ce qu’est le délit d’atteinte sexuelle…

Sébastien JALLAMION 

Pour en savoir plus

…Comme à l’accoutumée quand il s’agit de droits des femmes, l’Hémicycle était très clairsemé au début de l’examen de la loi contre les violences sexuelles et sexistes. Les tensions et le rejet de l’article 2 par l’ensemble des groupes parlementaires hors LREM ont battu le rappel au fil des débats. Au final, dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 mai, la loi a été approuvée en première lecture à 115 voix pour, 29 contre et 25 abstentions au sein d’une Assemblée Nationale qui compte 577 députés.

Sur trois des quatre articles de la loi, le consensus est resté quasiment intact. Le premier allonge le délai de prescription des crimes sexuels, qui passe de 20 à 30 ans après la majorité. Le troisième pénalise davantage le « cyberharcèlement » et notamment les attaques concertées contre une même victime. Et le quatrième crée une contravention « d’outrage sexiste » pour les faits de harcèlement dans l’espace public, passible d’une amende immédiate de 90 euros minimum et éventuellement d’un stage de civisme. 

C’est sur l’article 2 que les batailles se sont fixées, dans un débat opposant une certaine forme de pragmatisme à la défense de principes, souvent dans un dialogue de sourds.

La « présomption de non-consentement » initialement prévue dans la loi ayant été abandonnée en ces termes-là pour risque d’inconstitutionnalité, une nouvelle rédaction du texte a fait l’objet d’une fronde contre la «correctionnalisation du viol.»

Voir : Le projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles contesté

Pour contourner la difficulté constitutionnelle, la loi a prévu un nouveau « délit aggravé d’atteinte sexuelle avec pénétration». Ce qui, craignent les opposants à cette disposition, va faire basculer nombre de cas dans la qualification de « délit ». Mais des délits sanctionnés plus durement qu’avant.

Sur la question de l’âge de la victime : ne pouvant plus être considéré en soi comme un fait constitutif de viol, le texte indique que la contrainte morale ou la surprise « sont caractérisées par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour consentir à ces actes. » Ce qui, reprochent les associations, risque de conduire les victimes à devoir faire la démonstration de leur vulnérabilité devant les tribunaux. Exit la présomption de non consentement stricto sensu…

...Les analyses et amendements portés demeurent valables sur l’ensemble du texte, et notamment sur l’article 2, dont l’objectif initial était de mieux protéger les mineur.e.s des violences sexuelles, ainsi que le recommandait le Haut Conseil dans son Avis pour une juste condamnation sociétale et judiciaire du viol et autres agressions sexuelles (2016).

Or, en l’état :
1. Le texte augmente le risque de déqualification de viols en atteintes sexuelles, certes condamnées plus fermement, mais ne reconnaissant pas le crime qu’est un viol, étape pourtant essentielle pour les victimes.
2. Le texte fait toujours porter sur la victime la preuve du crime qu’elle a subi, en laissant aux juges l’appréciation, au cas par cas, de l’absence de discernement de la victime mineure.
3. Le texte n’a pas la portée pédagogique visée, puisqu’il ne fixe pas un interdit absolu aux adultes de ne pas pénétrer sexuellement les enfants.

Par conséquent, le HCE renouvelle sa recommandation et maintient qu’il est conforme à l’impératif de protection des enfants et à nos principes fondamentaux que la loi reconnaisse :
– Qu’un.e enfant de moins de 13 ans n’a jamais le discernement lui permettant d’accepter ou de refuser un rapport sexuel ;
– Qu’un adulte ne peut ignorer ceci.

Le HCE souhaite que ses propositions viennent nourrir le débat public et le travail des parlementaires.

 

Laetitia Halliday, une marâtre comme tant d’autres

Comme nombre de énièmes épouses, Laetitia Halliday a fait son possible pour se persuader qu’elle avait épousé un homme vierge d’amours passées, d’enfants et de mariages. Elle a voulu effacer le passé d’un homme qui avait bien vécu avant de l’épouser. Les enfants d’autres lits sont la preuve gênante et indélébile que la dernière épouse n’est pas l’unique amour de l’homme convoité. Cette entreprise morbide n’aurait pu exister sans la lâcheté de Johnny qui a laissé faire, quitte à se cacher pour rencontrer ses propres enfants.

Ces belles-mères très moches sont légion et j’en ai fait moi-même l’expérience lorsque mon ex s’est remarié. Mes enfants ont énormément souffert du totalitarisme de l’épouse de leur père et j’ai beaucoup souffert pour eux. 35 ans plus tard, la politique de terre brûlée du passé est toujours en cours et torture mes enfants.

Nous n’étions pas riches, il n’y a pas eu de pactole à se partager sauf deux choses qui m’ont blessée : le père a emporté des livres sans me prévenir et je les ai longtemps cherchés avant de comprendre ; j’avais acheté un studio en bord de mer pour que mes enfants puissent y passer des vacances. Le studio avait été acheté au nom de leur père qui y avait mis 20 000 francs, moi 120 000 ce qui avait été attesté par acte notarié. Lorsque le père s’est marié, il a réclamé ses 20 000 francs que je n’avais pas alors il a mis le studio en vente pour les récupérer et mes enfants ont été privés de lieu de vacances. Des années plus tard, lorsque notre fils lui a demandé un prêt pour financer les travaux de son appartement, le père a refusé sans motif.

Voilà pourquoi l’affaire Halliday me rappelle de mauvais souvenirs.

Même en supposant que Johnny ait pris seul en toute lucidité la décision  de désigner  Laetitia comme héritière exclusive, si cette femme n’avait pas été une marâtre, elle aurait pu persuader son époux de laisser quelque chose à ses deux premiers enfants ; elle aurait pu lui expliquer combien ils souffriraient d’être écartés de l’héritage et des droits de regard sur le devenir artistique de son oeuvre ; même si Johnny était dans d’immenses souffrances à la veille de sa mort, elle aurait pu laisser Laura et David dire adieu à leur père. Et aujourd’hui, devant la révélation de dispositions testamentaires cruelles pour les aînés, Laetitia aurait pu tout de suite arrêter le scandale en réparant l’injustice qui frappait David et Laura, en particulier en leur offrant des objets personnels de leur père et un droit de regard sur ses œuvres posthumes à venir.

Il est évident que l’héritage Halliday n’est pas seulement une question d’argent, comme tous les héritages qui sont aussi une marque d’amour ,de respect et de reconnaissance à l’égard de ceux qui survivent car la mort et ses conséquences sont avant tout le problème des survivants. Et c’est parce que l’héritage est hautement symbolique de la vérité des liens familiaux que presque tous les Français se sentent concernés par l’affaire d’autant plus qu’en 50 ans, Johnny avait hérité de la passion et de l’argent de la famille France pour construire sa carrière.

Une seule chose me semble évidente : Laetitia Boudou Smet Halliday est une femme sans cœur. Trop de marâtres lui ressemblent.

Je ne peux m’empêcher d’établir un lien avec le phénomène à la mode de la négation de la filiation et des origines qui est le squelette de la PMA et de la GPA que de puissants lobbies veulent légaliser en France. Il semble qu’une filière en faveur de la génération spontanée se mette en place : maintien des naissances sous X, anonymat des donneurs de gamètes, PMA et GPA, révisionnisme et réécriture de l’histoire de France, effacement des usages français, acculturation des Français par l’Islam, brassage des identités, détournement des valeurs et du sens, prédominance du genre sur le sexe et unisexe, censure et autocensure au profit d’un politiquement correct bulldozer, etc.

Lors qu’autrefois je chantais dans la joie « du passé faisons table rase », j’ignorais que ces paroles seraient un jour prises à la lettre. Moi, je ne souhaitais que supprimer les mauvaises choses du passé, comme l’oppression des femmes …

 

Débats sur la bio éthique. Le féminisme n’est pas exclusivement lesbien (et trans)

Comment Macron veut étendre la PMA à toutes les femmes
https://www.lopinion.fr/edition/politique/comment-macron-veut-etendre-pma-a-toutes-femmes-141324
La réouverture des débats sur la bioéthique, pour la révision des lois de 1994 et 2004 actuellement en vigueur, voit poindre les revendications des lobbies homosexuels pour l’élargissement des conditions d’accès de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) au nom de l’autonomie et le libre arbitre des personnes et en particulier des femmes. 
On n’a jamais parlé autant d’éthique et de respect que depuis que ces valeurs ont été détournées au profit de l’égocentrisme et du cynisme. Le principe en vigueur aujourd’hui est ‘ »je suis libre de faire ce que je veux et je t’emmerde ». Mais pour faire semblant d’avoir un cerveau pensant on enrobe cette pratique d’arguments politiques et idéologiques.
Le magazine 50/50 magazine ne craint pas d’afficher Respectons les personnes et les familles concernées ! alors que dans sa tribune ne figure aucun signe de respect pour la femme et l’enfant.
Car il s’agit de permettre aux personnes qui ne peuvent pas avoir d’enfant naturellement de leur permettre de recourir aux services coûteux de la médecine capitaliste des apprentis sorciers, de faire casquer la sécurité sociale pour exercer ce qu’elles prétendent être leur droit à l’enfant. Ce droit purement idéologique devrait forcément être légiféré selon ces lobbies.
https://www.valeursactuelles.com/societe/pma-la-regression-en-marche-88880
Qu’en est-il de l’enfant dans ces revendications si peu éthiques ? Il en est peu question dans l’appel ci-dessous publié dans 50/50 magazine. Il y est surtout question du droit à l’enfant pour toutes celles qui réclament un enfant à tout prix, quel que soit le prix à payer pour les donneuses et donneurs de gamètes et l’enfant né de manipulations médicales et génétiques. L’idéologie du droit à l’enfant ne pourrait pas se concrétiser sans l’appui des techniques médicales de reproduction humaine, la plupart inventées et contrôlées par des mâles pour l’argent, ce qui ne semble pas déranger les féministes d’une tendance qui serait plus militante pour l’homosexualité en général que militante pour la cause de toutes les femmes indépendamment de leurs pratiques sexuelles.
Je me souviens toujours des pleurnicheries du Docteur Olivennes auditionné pendant le débat sur la bioéthique en 2004. Le brave homme clamait qu’il était prêt pour la GPA, qu’il savait faire, qu’il avait tout le matériel médical nécessaire, qu’il était scandaleux que la France soit en retard dans ce domaine parce que les lois n’autorisaient pas la GPA. Moi ce qui me scandalisait, c’était ces arguments qui faisaient fi de l’enfant à naître.
De même que les homosexuels se battaient pour le PACS en avouant que c’était une étape vers le mariage homosexuel, l’avocate spécialisée dans le droit à l’enfant Caroline Mécary reconnaît que la PMA pour toutes est une étape vers la légalisation de la GPA. Parce que si la loi autorise les femmes homosexuelles à fabriquer des enfants, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même pour les hommes homosexuels, l’esclavage des mères porteuses n’étant qu’un détail et c’est pourquoi, en tant que féministe, je ne me reconnais pas du tout dans ces revendications qui méprisent les femmes et aussi les enfants.
Ce que je pense de tout ça ?
Ayant eu deux enfants désirés par accouplement normal, je ne sais pas ce que j’aurais fait si j’avais été stérile. Je suppose que j’aurais cherché à adopter un enfant abandonné comme mes voisins stériles qui ont oeuvré pendant 5 ans avec l’aide d’une association pour pouvoir adopter une petite fille chinoise qui est aujourd’hui une merveilleuse petite fille épanouie avec un papa et une maman comblés.
Je peine à comprendre que l’on puisse vouloir changer la loi quand elle n’autorise pas à satisfaire des désirs égoïstes en dehors des réalités.
Savez-vous que la plupart des SDF de longue durée sont d’anciens enfants abandonnés, mal traités, abusés, exploités ? S’ils avaient été adoptés bébés, ils auraient eu des chances de ne pas se suicider lentement au regard de tous et toutes dans les rues.
Il me semble que la première des choses à faire serait de faciliter l’adoption de bébés abandonnés. Et ça échapperait au commerce médical capitaliste. Ça ne coûterait rien à la sécurité sociale.
Des personnes seules peuvent adopter et pourquoi pas des couples homosexuels ou lesbiens avec les mêmes critères ?
La Connectrice
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DÉBATSLancement des débats bioéthiques: respectons les personnes et les familles concernées !

Ce jeudi 18 janvier aura lieu le lancement officiel des états généraux de la bioéthique, préalable à la révision de la loi à l’automne prochain, avec, parmi d’autres questions, l’élargissement des conditions d’accès de la Procréation Médicalement Assistée (PMA).

À cette occasion, nous, associations féministes, lesbiennes, gaies, bies, trans, intersexes et de santé, souhaitons rappeler que seule l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et/ou aux personnes trans, et son remboursement par la sécurité sociale pourra mettre fin à une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, le statut conjugal ou l’identité de genre. Cette mesure devrait s’accompagner de l’accès à l’autoconservation des gamètes pour toutes et tous ainsi que du double don, afin que plus personne n’ait besoin de s’endetter et d’aller à l’étranger pour essayer de fonder une famille. L’ouverture de la PMA doit aussi inclure l’établissement de la filiation de l’enfant dès sa naissance à l’égard de ses deux parents de même sexe car un enfant ne saurait être différemment protégé en fonction du genre (ou de l’orientation sexuelle) de ses parents.

Nous sommes consternées de devoir à nouveau rappeler que l’autonomie et le libre arbitre des personnes et en particulier des femmes, n’est pas un objet « d’éthique » et ne devrait plus faire débat. D’autant que la partie éthique sur la PMA, qui concerne la technique médicale en elle même, est tranchée depuis les lois de 1994 et 2004. Néanmoins, comme toujours lorsqu’il est question des droits des femmes, de leur liberté à disposer de leur corps et de leur choix de fonder ou non une famille, la réforme de la procédure d’accès à la PMA est à nouveau l’occasion pour tout un chacun de se permettre de commenter et critiquer des choix personnels, qui ne devraient relever que de la liberté individuelle.

Cependant, nous prenons acte de ce débat, que nous souhaitons concret. Ce n’est pas une question de morale désincarnée, l’enjeu est de définir comment fonder une famille, et à quel coût. Il s’agit de notre quotidien. C’est pourquoi les personnes concernées, c’est à dire toutes celles qui n’ont pas pour l’instant accès en France à l’insémination et à la Fécondation In Vitro avec donneur, femmes célibataires, couples de femmes, personnes trans, doivent être au cœur des échanges, qu’il s’agisse des débats dans les institutions ou dans les médias. Et si les professionnels de la santé et du droit qui accompagnent ont bien sûr un éclairage légitime à apporter, ce n’est certainement pas le cas des moralistes, experts autoproclamés et des représentants religieux qui tentent de préempter le débat pour dicter aux femmes leur conduite.

Nous refusons d’assister à des débats fermés et biaisés, dont la conclusion est prévisible au simple vu du titre et de la liste des invités comme cela a été le cas lors des précédents états généraux de 2011. Nous sommes le sujet et la raison d’être de ce débat : nous réclamons notre droit à être représentées et pleinement intégrées à ce processus de consultation publique, sans quoi celle-ci n’aurait aucune autre utilité que celle de nous exposer à de nouvelles stigmatisations et violences.

N’oublions jamais que l’on parle de dizaines de milliers familles LGBTparentales, de centaines de milliers de familles monoparentales et que chaque insulte, chaque « dérapage », touche directement des enfants et des parents. Alors, puisque ce « débat citoyen’ doit avoir lieu, nous exigeons de la part de l’ensemble des acteurs médiatiques qu’ils prennent leurs responsabilités en ne faisant pas de ces débats un défouloir de haine gratuite comme en 2013, lors des débats sur la loi dite « mariage pour tous et aujourd’hui encore dans bon nombre de médias. Nous espérons qu’au contraire, ce sera l’occasion de faire connaître le quotidien de nos familles et de faire reculer les préjugés et discriminations dont elles sont encore trop souvent victimes.

Et pour toutes celles et ceux qui souhaitent venir se former et s’informer auprès des personnes directement concernées et des professionnels qui les accompagnent, nous vous donnons rendez-vous au Centre LGBT de Paris le mercredi 31 janvier pour une journée « Portes Ouvertes pour la PMA » à partir de 14H.

Signataires : Act-Up, Aides, Bi’Cause, le CAELIF, le  Collectif Féministes Révolutionnaires, les Effronté.e.s, FièrEs, du GLUP, l’Inter-LGBT, le MAG Jeunes LGBT, le Planning Familial et SOS homophobie.

Pour en savoir plus

mawy brique PMA 01 1

http://labrique.net/index.php/thematiques/feminismes/652-la-pma-le-bebe-et-l-eau-du-bain

Affiche issue de la campagne anti-PMA de La Manif pour tous.

https://www.francetvinfo.fr/choix/droit-a-l-enfant-disparition-du-pere-bebes-ogm-les-arguments-des-anti-pma-pour-toutes-passes-au-crible_2415709.html

 

 

Humour. Quand maman devient grand-mère…

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Traduction :

Ma maman m’éduque : -Assez de cochonneries ; Maman en tant que grand-mère : Chérie, il te faut beaucoup plus de sucreries sur ta glace

Mom : Tu as deux jambes, déplaces-toi ; Mamie : Ne te dérange pas mamie va te pousser jusqu’au parc

Mom : Pas question, ce jouet est ridicule et tu n’en as pas besoin ; Grandma : Maman, Mamie m’a offert un lama empaillé

Hé oui, les priorités ne sont pas les mêmes selon qu’on soit maman ou grand mère, papa ou grand père et les grands parents qui ont trimé pour éduquer leurs enfants sont bien contents de pouvoir entretenir des relations reposantes avec leurs petits enfants. Ils l’on bien mérité mais il y a des limites.

Récemment je constatais que ma petite fille de 20 mois ne faisait jamais de caprices avec moi seule mais commençait à pleurnicher lorsque nous retrouvions ses parents. J’avoue que je me réjouissais de la situation qui m’était en apparence favorable jusqu’au jour où elle fit un caprice alors que nous étions en tête à tête J’en vins facilement à bout car elle réagit très positivement face à mes initiatives. En réfléchissant, je compris que je devais me réjouir de ce qu’elle fit des caprices POUR moi car c’était un signe du renforcement de son attachement à mon égard. Je suis devenue aussi importante que ses parents pour tester mes résistances à ses volontés. Youpie !

La Connectrice

Souvenirs. Chants de Noël de ma petite enfance

 

 

 

Variante des paroles pour rire : Mon beau lapin, roi des clapiers, que j’aime ta fourrure

 

 

 

 

 

 

 

 

Résidence alternée imposée, c’est non ! pétition

Pour l’avoir expérimentée, j’ai constaté que la résidence  alternée est une répétition de la séparation pour le jeune enfant de même qu’elle est une source de conflit pour les parents : reproches pour avoir oublié un RV médical ou des activités programmées, reproches pour avoir oublié des vêtements, des jouets, des médicaments et autres

La résidence alternée est possible lorsque l’enfant est en âge de gérer ses propres affaires et de ne pas les oublier, de faire ses devoirs et organiser son cartable.

La séparation est une souffrance pour tout le monde mais les enfants devraient en supporter le poids le moins possible.

Les motivations de certains pères à demander la garde alternée tient à leur refus de payer une pension alimentaire, à la pression de leur nouvelle compagne qui ne supporte pas que les revenus du ménage soient délestés du montant de cette pension. Avec la résidence alternée, il n’y a plus de pension à payer. (je l’ai personnellement vécu) D’autre part si quelques pères prennent réellement et totalement en charge les enfants, la plupart confient les enfants à leur nouvelle compagne ou à leurs parents alors que la majorité des mères assument totalement les soins et les besoins des enfants quitte à sacrifier leur vie personnelle et leur carrière.

Il y a quelques années, j’ai visité le site SOS papas et j’ai constaté que nombre de posts émanaient de femmes qui venaient plaider la cause de leur mari/papa divorcé et tenaient des propos agressifs vis-à-vis des ex et sur la pension alimentaire.

Bien sûr, quelques parents divorcés trouvent le modus vivendi qui respecte les besoins et l’équilibre des enfants mais, malheureusement, ils ne constituent pas la majorité des cas et c’est pour cela que la Justice est saisie et doit se définir un protocole d’intervention, ce qui n’est pas aisé. La garde alternée n’est certainement pas la meilleure décision à prendre.

S’il y a des mesures à prendre, ce serait d’éduquer les parents à la bienveillance afin que la séparation soit l’exception et non pas la règle. On peut toujours rêver…

LC

Pétition : Pour la résidence alternée obligatoire !

https://www.mesopinions.com/petition/enfants/residence-alternee-obligatoire/13580

http://www.egaliteparentale.com/theme/residence-alternee/

Signez ici : http://petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=RADL2013 

http://non-aux-residences-alternees-imposees.wesign.it/fr

A Madame la secretaire d’Etat à l’Egalité Femmes, Hommes, Monsieur le Président de la République.
Mesdames , Messieurs les Députés,

Le 22 novembre vous allez devoir vous prononcer pour ou contre la PPL N° 307  de P.Latombe.

Depuis 10 ans d’existence nous recevons chaque année entre 700 et 1300 mères séparées qui nous démontrent la réalité de la violence post-séparation à l’égard des mères et des enfants. Des études internationales ont prouvé que la violence ne s’arrêtait  pas à la séparation mais que pour 39% des situations elles y débutaient. (1). L’exercice conjoint de l’autorité parentale est instrumentalisé pour maintenir le contrôle d’un parent agresseur sur l’autre; l’imposition de la résidence alternée fait aujourd’hui partie de la stratégie de l’agresseur pour isoler, dénigrer, contrôler, terroriser et museler les victimes.

(1) Enquête ENVEFF,2000 ; Hotton T., « La violence conjugale après la séparation », Juristat, 2001, n°21(7), p. 1-20 ; Romito  P., « Les violences conjugales post-séparation et le devenir des femmes et des enfants »,La revue internationale de l’éducation familiale, 2011, vol. 29, n o 1, p. 87-105. )

C’est la raison pour laquelle nous avons été auditionnées le 15 novembre par la commission des lois, avec la Fédération Nationale Solidarité Femmes qui fait les mêmes constats du manque de protection des victimes. Notre expérience du terrain est reconnue à l’international ayant été invitées à Ottawa pour évoquer les dysfonctionnements francais.
Aujourd’hui plus de dix associations féministes (2) ainsi que 40 professionnels de la santé infantile comportant de grands noms de la pédo-psychiatrie (3) s’opposent également à cet énième coup de boutoir du lobby des pères séparés.
(2) lire le communiqué commun https://drive.google.com/file/d/1TmxYr0RpN-e1K2lvouUzv4EJ85JljwGq/view
(3) lire le communiqué  des professionnels de santé : https://reppea.wordpress.com/collectif-scientifique-sur-les-dangers-de-la-residence-alternee-chez-les-jeunes-enfants/

 
En effet en 2009, 2011, 2013, puis aujourd’hui en 2017, le même groupe de pression arrive à instrumentaliser des député.e.s, pour reproduire la même demande législative, à savoir :  la priorisation et l’imposition de la résidence alternée à tous les enfants de la séparation (les précédents étant M. Decool, M. Delatte).
 
Cette demande d’assigner à résidence les femmes après la séparation, dans une zone parentale restreinte, est faite depuis la création d’un lobby en France et ce phénomène s’observe d’ailleurs également à l’étranger. Des chercheurs, des militants (4), des journalistes (5) ont dénoncé ce lobby qualifié de masculiniste.
( 4)Lire l’article Patric Jean :  https://blogs.mediapart.fr/patricjean/blog/151117/une-nouvelle-loi-dictee-par-les-masculinistes-la-residence-alternee?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67
(5) Voir le reportage In nomine patris d’Arte : https://vimeo.com/84220143

Ce lobby est  seul  à faire cette demande.
L’étude de la Chancellerie en 2013 révèle pourtant que  93% des demandes des pères en justice sont satisfaites
 ! (7)

Les Français, les couples ne souhaitent aucunement que l’état s’immisce ainsi dans leur vie privée. 

La Loi depuis 2002, permet déjà la plus large palette de coparentalité conjointe et l’autorité parentale partagée est devenue intangible même en cas de violences conjugales, qui sont un vrai fléau dans notre société. Or, Mr Latombe les définit dans une tribune du 9 novembre 2017 dans le Huffington comme des « tartes à la crème »

Sic « la violence faite aux mères par les pères est une autre « tarte à la crème » des opposants à la résidence alternée. (6)

(6) Tribune Latombe  Huffington Post  9 novembre :
http://www.huffingtonpost.fr/philippe-latombe/ma-proposition-de-loi-pour-la-garde-alternee-va-bel-et-bien-dans-le-sens-de-legalite-parentale_a_23268175/

A quelques jours des manifestations du 25 novembre, nous sommes atterrées par cette affirmation. Les chiffres de la violence intrafamiliale déplorent 115 féminicides et 11 enfants  assassinés par un ex- conjoint,  dont 56 femmes en contexte de séparation conjugale.
D’évidence les familles sont plurielles. A quel titre l’état leur imposerait une gestion des enfants après la séparation plutôt qu’une autre ? Ce n’est pas parce que la famille Latombe a choisi ce mode de résidence que nous devons tous nous y soumettre !!
 
En 2013, nous pensions que nous en avions ENFIN fini de la litanie des chiffres victimaires et faussés, déclamés par les associations de défense des droits de pères divorcés depuis des années, grâce au travail du MINISTERE DE LA JUSTICE, et de la DIRECTION DES AFFAIRES CIVILES ET DU SCEAU et le PÔLE D’EVALUATION DE LA JUSTICE CIVILE, qui à la demande des mêmes militants a déclenché une grande étude portant sur 6042 décisions définitives rendues par des juges aux affaires familiales et concernant 9399 enfants (7)
(7) Rapport ministère de la justice: » La résidence des enfants de parents séparés. De la demande des parents à la décision du juge »
http://www.justice.gouv.fr/art_pix/1_rapportresidence_11_2013.pdf

Non seulement cette étude indique que  93% des demandes des pères en justice sont satisfaites, mais on ne trouve  pas l’ombre d’un « sexisme »  pourtant martelé par le lobby, considérant que la féminisation des juges est « défavorable aux pères ».

L’étude indique que 80% des parents choisissent ensemble les modalités de résidence de leurs enfants. Ils n’optent pour une résidence alternée que dans 17% des cas!

71% des choix parentaux se portent sur une résidence référente maternelle.
Seuls 10% des parents sont en désaccord initial, et dans ce cas, le juge fixe deux fois plus de résidence chez le père que dans les situations d’accord entre les parents.

 

Enfin , comme vous le verrez en consultant le document du ministère de la justice, 9% de parents ne se déplacent même pas à l’audience, et ce sont… des pères. Le rapport indique enfin, page 29 du (II-1-4 ) « Les rejets de résidence alternée sont largement motivés par l’intérêt de l’enfant »
 
La résidence alternée, pour satisfaisante qu’elle soit dans son principe, lorsqu’elle est choisie dans le cadre d’un consensus parental -et adaptée à l’âge et à l’autonomie des enfants- , ne peut à l’évidence, constituer une solution généralisable à toutes les situations.
Au contraire, il faut vraiment aujourd’hui la considérer comme un acte important : TOUTES les décisions importantes doivent faire l’objet d’un consensus parental c’est dans la loi. 
Et ce projet de vie qui impacte toute la famille devrait lui, pouvoir être imposé sur une demande unilatérale ? En quel honneur ?

Comme cela est rapporté par de nombreuses études , la résidence alternée, le 50/50, n’est pas adaptée à un certain nombre de situations :
-Lorsque l’enfant a moins de 7 ans
-Lorsque les parents sont éloignés géographiquement,
-Lorsqu’il y a eu des allégations de violences conjugales.
 

Il faut mettre dans la loi de 2002, l’accord des deux parents pour permettre sa validation en justice ou dans les conventions notariales actuelles.
 
De la même manière ce mode d’alternance imposé en justice, met en place un rythme de vie séquencé qui pour les jeunes enfants peut entraîner des troubles suffisamment graves, pour que puisse s’appliquer un principe de précaution. C’est un consensus chez la majorité des professionnels de santé infantile (5500 professionnels de l’enfance ont signés une pétition dans ce sens en janvier 2014) demandant qu’aucune décision de résidence alternée ne soit imposée judiciairement avant l’âge de sept ans). Voir la pétition 

Nous demandons le retrait de cette PPL Latombe et appelons à ce que les député.e.s s’y opposent lors du vote solennel du 22 novembre prochain.

Association SOS les MAMANS – 17/11/2017

CO SIGNATAIRES :
FEDERATION NATIONALE SOLIDARITE FEMMES (FNSF)
COLLECTIF FEMINISTE CONTRE LE VIOL (CFCV)
ASSOCIATION INTERNATIONALE DES VICTIMES DE L’INCESTE (AIVI)
ALLIANCE DES FEMMES POUR LA DEMOCRATIE.
ENFANCE MAJUSCULE
 COMITE DANAN BRETAGNE

INSTITUT EN SANTE GENESIQUE
ASSOCIATION MEMOIRE TRAUMATIQUE MURIEL SALMONA
ABANDON DE FAMILLE

http://non-aux-residences-alternees-imposees.wesign.it/fr

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