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Archives de Catégorie: enfants

Les noirs reprochent l’esclavage aux blancs mais ils le pratiquent dans les usines à Bébés

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Les noirs, les racisés, les indigènes de la République et de nombreuses associations africaines entretiennent une haine tenace contre eles blancs qui les ont esclavagisés il y a deux siècles. Ces noirs ignorent à dessein que le commerce triangulaire a commencé grace aux chefs africains qui vendaient leurs propres esclaves aux marchands arabes initiateurs de ce sordide commerce.

Non seulement les noirs ne se repentent pas de ce crime contre l’humanité (comme dirait Macron ) mais ils continuent à esclavagiser les leurs, en particulier les jeunes femmes  et les fillettes qu’ils enlèvent, séquestrent, violent et engrossent dans des usines à bébés, un commerce rentable grâce à la vogue de la GPA.

Nigeria, babies factories, usines à bébés

Les policiers nigérians viennent de libérer 19 jeunes femmes séquestrées dans une usine à bébés, sans doute l’arbre qui cache la forêt de ces monstrueux centre d’élevage d’êtres humains.

https://www.midilibre.fr/2019/10/04/des-adolescentes-enceintes-sechappent-dune-usine-a-bebes-qui-vendait-les-nouveau-nes,8456924.php

Sept filles et jeunes femmes enceintes âgées de 13 à 27 ans viennent de s’échapper d’une « usine à bébés » à Lagos, au Nigeria. Dans la structure, elles étaient mises enceinte et forcées de donner naissance à des enfants, relatent nos confrère du Monde.

Quelques jours plus tôt, 19 femmes et jeunes filles enceintes, certaines consentantes, d’autres retenues contre leur gré, avaient été découvertes dans une autre maternité illégale de la ville, rapporte de son côté France Info.

760 € pour une fille, 1 260 € pour un garçon

« La plus âgée a 28 ans, mais la plupart sont des adolescentes de 15 ans. Elles étaient enceintes et retenues dans ce lieu en attendant leur accouchement », explique Bala Elkana, porte-parole de la police de Lagos, cité par le site de la radio française. Les bébés devaient être vendus par les organisateurs du trafic : 760 € pour une fille, 1 260 € pour un garçon.

Dans ce pays miné par les bandes criminelles, six lycéennes et deux employés ont été enlevés jeudi, dans un pensionnat, par des hommes armés, selon Le Figaro.

A la fin de la vidéo il est indiqué que des hommes également détenus en esclavage ont été libérés.

Ces enfants sont souvent adoptés de façon illégale. Certains sont mis en esclavage. Et dans des cas extrêmes, ils sont victimes de crimes rituels.

On notera la pudeur des journalistes à écrire « mises enceintes » sachant que la plupart de ces fillettes de 15 ans ont été séquestrées et violées.

Alors que le Nigeria affirme légaliser l’adoption et lutter contre le trafic de b&bés, il semble que la prévention n’y soit pas très efficace puisque le trafic est connu depuis 2011 et qu’en 2014 il y avait encore eu un scandale https://www.rtl.fr/actu/international/nigeria-huit-jeunes-filles-liberees-d-une-usine-a-bebes-7770665509

D’après Africa top business, les acheteurs potentiels seraient des couples homosexuels., des pédophiles et des femmes stériles craignant de perdre leur mari (répudiées, remplacées par une énième épouse)

Niger et Bénin aussi. Soudan et Boko Haram

https://www.jeuneafrique.com/47941/societe/niger-b-nin-nigeria-usines-b-b-s-le-trafic-de-la-honte/

Dix-sept personnes, dont douze femmes, ont été écrouées jeudi au Niger dans une affaire de trafic présumé de nouveaux-nés venant du Nigeria voisin, a indiqué l’un de leurs avocats.

Elles ont été inculpées mercredi de « supposition d’enfant » (un délit qui consiste à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui n’en a pas accouché, NDLR), « faux et usage de faux » et « déclaration mensongère », a révélé une source judiciaire.

Parmi la trentaine de personnes arrêtées depuis lundi, treize ont été relâchées dans cette affaire de trafic international de bébés entre le Nigeria, où ils ont été conçus, le Bénin et le Niger, de même source.

« Beaucoup de nos clients ont passé leur première nuit en prison: les femmes à la prison de Kollo (localité au sud de Niamey) et les hommes à la prison civile de Niamey », a déclaré à la presse Me Kadri Ali, qui défend plusieurs accusés.

Le doyen des juges d’instruction, qui les a simplement entendus « en première comparution », « les a placés sous mandat de dépôt », a poursuivi l’avocat, sans plus de précisions.

Un personne a été inculpée mais remise en liberté, a confirmé à l’AFP une source judiciaire.

Parmi les personnes incarcérées figurent l’une des épouses du président du Parlement, Hama Amadou, le principal opposant au président Mahamadou Issoufou, et celle de l’actuel ministre d’Etat à l’Agriculture, Abdou Labo, selon cette même source.

La soeur de Hama Amadou, qui figure également parmi les prévenus, a à l’inverse été remise en liberté par le juge d’instruction, selon ses proches.

Des usines à bébés médicalisées un peu partout dans le monde

Quand on parle de GPA, on fait géénralement référence

Ukraine, Thaîlande, et Inde

Une immense usine à bébés va voir le jour en Inde

Autorisée depuis 2002 en Inde, la gestation pour autrui est devenue une gigantesque industrie et attire de plus en plus de convoitises.

La gestation pour autrui et le recours aux mères porteuses sont encore beaucoup discutés en France, mais certains pays du monde sont déjà passés à la vitesse supérieure. En Inde, une immense clinique est en train de sortir de terre à Anand, dans la province du Gurajat, sous l’impulsion de Nayna Patel, une femme médecin, spécialiste de la fécondation in vitro, formée à Singapour, en Angleterre et en Corée du Sud. L’établissement abritera des centaines de mères porteuses qui aideront des couples occidentaux infertiles à concevoir un enfant.

Selon BBC News, le marché indien de la gestation pour autrui est estimé à plus d’un milliard de dollars par an, dans un pays où un tiers de la population vit avec moins de 0,6 dollar par jour. Pour porter un enfant, une femme pourra espérer toucher jusqu’à 8 000 dollars.

[…] Contre les critiques qui l’accusent d’exploiter la pauvreté et le corps de ces femmes, [Nayna Patel] se défend :

« Ces femmes réalisent un travail physique et elles sont rémunérées pour cela. Elles savent qu’on n’obtient rien sans peine. Font-elles quelque chose de mal ? Ont-elles tué quelqu’un ? (…) Commettent-elles un acte immoral ? Non. Que font-elles ? Elles font une bonne action en offrant un bébé à quelqu’un. »

Opposition mondiale à la GPA dont l’horreur ressort d’une étude 2019

Trois organisations anglo-saxonnes rejoignent La Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution,  (CIAMS) lancée le samedi 22 septembre 2018 à Paris. Le CIAMS a été signé par de nombreuses associations féministes issues du monde entier. (voir plus bas)

http://abolition-ms.org/actualites/lancement-de-la-coalition-internationale-pour-labolition-de-la-maternite-de-substitution-ciams/

L’horreur de la réalité de la maternité de substitution d’après une étude réalisée en 2019 par Sheela Saravanan http://abolition-ms.org/actualites/de-graves-violations-des-droits-humains-se-commettent-au-nom-de-la-liberte-reproductive/

Il me semble tout à fait incroyable que les opposantes à la GPA (et de rares opposants, demandez-vous pourquoi ) doivent avancer une multitude d’arguments éthiques et médicaux alors que les partisans de cette abomination se contentent d’arroser de sirop compassionnel cette consommation honteuse de femmes et d’enfants.

La Connectrice

Le travail de la scientifique Sheela Saravanan

…Le fait de séquestrer des femmes dans un bâtiment est une violation des droits humains. Les enfants transformés en marchandise sont étiquetés en fonction de leur poids à la naissance, de leur sexe, de leur apparence et, par voie de conséquence, il est clair que les foetus sont avortés de façons sélective (on parle de réduction embryonnaire). Selon la nouvelle étude mise à jour de Sheela Saravanan, pour devenir mères porteuses, les femmes sont sélectionnées selon de leur classe, leur âge, la couleur de leur peau, leur religion, leur caste et leur rémunération, et varient en fonction de ces paramètres.

Nous avons déjà rendu compte d’un entretien avec Sheela Saravanan réalisé lors de la conférence internationale «Broken Bonds and big money sur la GPA à l’Université RMIT de Melbourne, en Australie, dans un article intitulé  «Une vision féministe du marché mondialisé de la maternité de substitution» «. ». Saravanan est professeure au département d’anthropologie de l’université de Heidelberg, en Allemagne, titulaire de deux masters en géographie et développement, Docteur en santé publique.  Elle s’est spécialisée dans les pratiques de santé reproductive et d’accouchement en Inde. Ses travaux postdoctoraux dans des universités allemandes étaient axés sur la santé maternelle et infantile, les avortements sélectifs, les techniques de procréation et la maternité de substitution.

Son approche a toujours été basée sur la justice reproductive et le féminisme transnational. C’est une excellente oratrice, qui a exposé à de nombreuses reprises son travail aux Nations Unies et à d’autres conférences importantes en tant que chercheuse indépendante sur la violence exercée à l’égard des femmes en Asie et en Europe, ainsi que sur la santé de la reproduction. Son livre, « Une vision féministe transnationale du bio-marché de la maternité de substitution en Inde », est le fruit de recherches approfondies sur le terrain, une documentation rassemblant de nombreuses interviews de femmes qui révèlent les terribles conditions dans lesquelles les mères « de substitution » sont surveillée tout au long de leur grossesse et sur le commerce des ovocytes et embryons.

En 2019,  Sheela Saravann a actualisé ses recherches précédentes (Présentationtexte intégral) gràce au financement et l’intérêt de « l’Observatoire Européen de la Non-Discrimination et des Droits Fondamentaux » La spécificité de cet observatoire réside dans sa structure flexible, qui non seulement théorise, mais mène également ses propres actions sur le terrain et développe ses propres priorités liées aux sans-abri, aux personnes handicapées, aux migrants, aux femmes et aux enfants dans le contexte de la protection de l’enfance. Leur rôle : Engager un dialogue constant avec les institutions européennes, ainsi qu’avec les autorités politiques nationales et régionales, afin d’échanger des informations et contribuer à la mise en œuvre de mesures politiques efficaces…

Stop surrogacy now

Unification de l’opposition mondiale

StopSurrogacyNow continue d’unifier et de promouvoir l’opposition mondiale à la maternité de substitution, trois organisations rejoignant la campagne mondiale SSN: OBJECT (Royaume-Uni), Breaking Free (États-Unis) et Nordic Model Now! (ROYAUME-UNI).

OBJEcT (UK)

« OBJECT combat les systèmes sociaux qui objectivent les femmes: les métiers du sexe, la maternité de substitution et le transgenre. OBJECT veut abolir la maternité de substitution, car celle-ci exploite les femmes et ignore les droits des enfants. La femme agricultrice ne peut jamais avoir raison.

– Janice Will, présidente de OBJECT – Women Not Sex Objects

Breaking Free (Etats-Unis)

« Breaking Free est une organisation à but non lucratif basée à Saint-Paul qui dessert les femmes et les filles impliquées dans des systèmes de maltraitance, d’exploitation et de prostitution / trafic sexuel. Nous travaillons pour aider les femmes à échapper à ces systèmes et situations dangereux et oppressifs par le biais de la sensibilisation, des services directs, du logement et de l’éducation. Chez Breaking Free, nous sommes investis dans la lutte contre tous les aspects de la violence à l’égard des femmes dans le Minnesota et dans tout le comté et nous pensons que la maternité de substitution fait partie de cette catégorie ».

–Teresa Forliti, directrice exécutive (États-Unis)

Modèle nordique maintenant! (ROYAUME-UNI) 

“ Modèle nordique maintenant! est fier de soutenir la campagne Stop Surrogacy Now. Nous sommes un petit groupe de femmes de base au Royaume-Uni. Notre principal objectif est de faire campagne en faveur de l’approche du modèle nordique en matière de prostitution, qui vise à parvenir à l’abolition de la prostitution tout en aidant les personnes qui en sont prises à se reconstruire à l’extérieur.

Nous avons toujours considéré que la maternité de substitution était étroitement liée à la prostitution – à la fois, le corps même de la femme et son instrumentation au profit de quelqu’un d’autre, tandis que toute une chaîne alimentaire de tiers bénéficie économiquement de cet arrangement.

Dans la prostitution, elle devient un jouet sexuel pour une succession d’hommes sans nom et est obligée de flatter chacun d’eux et de prétendre qu’elle les aime. Dans la maternité de substitution, elle devient une ligne de production dont le produit est un bébé réel, et encore une fois, elle subit de nombreuses pressions pour prétendre que c’est autre chose que ce qu’elle est réellement – qu’elle a été réduite à une fonction au profit de quelqu’un d’autre, et le bébé a été réduit à une marchandise à vendre.

Les droits de l’homme sont fondés sur la dignité inhérente à chaque être humain. Instrumentaliser et commercialiser un être humain est une violation fondamentale et flagrante de cette réalité et a un impact sur chacun de nous et sur le type de société dans laquelle nous vivons – car si vous pouvez violer les droits humains d’une personne, il est plus facile de violer les droits de quelqu’un .

Le fait qu’il soit si difficile pour beaucoup de voir les violations des droits de l’homme inhérentes à la prostitution et à la maternité de substitution est une indication claire que les femmes n’ont pas encore bénéficié de tous les droits de l’homme, dans la pratique et dans la culture. Nous sommes toujours considérés en deuxième classe.

Au Royaume-Uni, la Law Commission organise une consultation sur les propositions d’ouverture de la maternité de substitution, notamment pour permettre aux mères biologiques de recevoir une indemnité et pour lever toutes les restrictions sur la publicité pour des services permettant la maternité de substitution.

Si vous ne voulez pas que des bébés soient vendus au Royaume-Uni et que les femmes pauvres et défavorisées soient réduites au rang d’éleveurs pour les riches, nous vous invitons à soumettre une réponse. Cela ne prend que 10 minutes!

– Anna Fisher, présidente du modèle nordique maintenant!

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Signataires français du CIAMS :

Assemblée des Femmes
Association Bagdam Espace lesbien, Toulouse.
CADAC Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception
CEL, Centre Evolutif Lilith, Lesbiennes Féministes de Marseille
CMPDF, Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femme
Collectif « Tout.e.s contre les violences obstétricales et gynécologiques »
CoRP Collectif pour le Respect de la Personne.
CQFD Lesbiennes Féministes
Forum Femmes Méditerranée
Initiative  Féministe Euromed IFE-EFI
Les Chiennes de Garde
LIbres MarianneS
Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie- LFID
Maison des Femmes de Paris
MFPF 93 Mouvement Français pour le Planning Familial section seine saint denis – 93
REFH Réussir l’égalité Femmes-hommes
Regard de femmes
Réseau Féministe « Ruptures »
Zéromacho, réseau international d’hommes contre le système prostitueur
Collectif 13 Droits des femmes
Marche Mondiale des Femmes ( France)
ELCEM – Elus Locaux Contre l’Enfance Maltraitée
Encore Féministes
Amicale du nid
Femmes Libres
CNN Conseil National des Femmes Françaises
Femmes et hommes d’avenir – Clermont Ferrand
V.iDeaux TELEDEBOUT
VI GILANTES
Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir
LDIF – Ligue du Droit International des Femmes
NCL – Nouvelle Collective lesbienne
CNDF Collectif National pour les Droits des Femmes
Fondation Scelles
Stoppt Leihmutterschaft
Arcilesbica

PMA. GPA. Le terrifiant pouvoir du lobby LBGTQXYZ

 

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Le lobby homosexuel n’a jamais caché son intention de faire évoluer le PACS vers le mariage de même sexe, la PMA pour toutes et la GPA pour tous. Il l’a dit ouvertement au cours de débats et par la voix de son avocate Caroline Mécary. Il a été appuyé par le lobby médical qui, par la voix du docteur Olivennes au cours des débats sur la bioéthique assurait que les médecins étaient prêts, qu’ils avaient déjà le savoir faire et le matériel, qu’ils n’attendaient que le vote de la loi autorisant la GPA, ajoutant que la France était très en retard dans ce domaine.

De son côté, le financier  du PS, Pierre Bergé assurait qu’être mère porteuse était l’équivalant d’un ouvrier qui louait ses bras pour gagner sa vie. Un argument qui me rappelait celui du professeur Jérôme Lejeune, fervent opposant à la liberté d’avorter qui comparait une femme enceinte à un automobiliste décidant de tuer ses passagers. Dans les deux cas, des hommes décident du sort du ventre des femmes.

Ce sont encore des hommes qui louent des ventres de femmes pour satisfaire leur désir d’enfant, littéralement coûte que coûte, payant un service maternel très coûteux pour la mère porteuse et l’enfant commandé, les deux courant de sérieux risques de santé. A ces risques de santé s’ajoutent pour la mère de substitution de lourdes contraintes : prise massive d’hormones, contrôles médicaux réguliers, surveillance obstétrique et surveillance de son mode de vie car elle ne doit pas mettre l’investissement de ses clients en danger . La donneuse d’ovocyte encourt également des risques. J’avais récapitulé ces risques et contraintes dans deux articles détaillés :  https://laconnectrice.wordpress.com/2019/08/04/la-pma-gpa-don-dovocytes-font-courir-des-risques-a-la-mere-et-lenfant/  

https://laconnectrice.wordpress.com/2019/08/04/la-pma-gpa-don-dovocytes-font-courir-des-risques-a-la-mere-et-lenfant/

Les partisans de la PMA et de ma GPA ont peu d’arguments : justice sociale, droit à l’enfant, justice de genre, lutte contre la discrimination, changement de la cellule familiale avec rôles paternels et maternels interchangeables, la technique permet l’égalité des droits.

Les opposants à la PMA pour toutes et à la GPA défendent la culture française, le respect des parents et des enfants, contre la marchandisation des femmes et de bébés, la commercialisation de la procréation par l’exploitation de technologies toutes puissantes parce que sources de profit, la défense des pauvres qui sont exclus du marché, la difficulté d’adopter des enfants existants orphelins mal traités exploités, abandonnés par l’Etat sans contrôle des familles d’accueil, contre l’anonymat des donneurs de gamètes et les naissances sous X, etc.

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PMA et GPA: pas encore votées, déjà adoptées (par nos élites)!

Du PACS au transhumanisme, la roue crantée du progrès est inarrêtable

Disons-le tout net, le PACS a mené au mariage… qui mène à la PMA… qui mène à la GPA… qui mènera à la libéralisation de la recherche sur l’embryon. Bientôt: les chimères génétiques. La boucle est bouclée.

Au lieu de l’action, c’est la fuite en avant sur le front sociétal. La PMA n’est pas mise en débat à l’Assemblée qu’on a anticipé la GPA. Depuis les politiques jusqu’au peuple en passant par les élites et les sondeurs patentés ; depuis les journaux de tout bord jusqu’aux émissions télévisées ; depuis belle lurette, on parle de la PMA comme si la loi était votée. La page est tournée sans avoir été écrite. Des extrémistes donneront de la voix à la rentrée ? Qu’on les fasse taire et passons à autre chose ! Bien joué !

A lire aussi : Marc-Olivier Fogiel: « Ce n’est pas la génétique qui m’a fait père, c’est le désir »

Les diktats du désir

Dans Le Figaro du 2 août, la philosophe Chantal Delsol analyse « le rouleau compresseur » menant du PACS à l’eugénisme, non plus programmé par un Etat totalitaire mais « légitimé par la volonté individuelle » : ce qu’elle appelle excellemment : « la roue crantée du progrès ». Guillaume Larrivé, tête de gondole du clan LR, prépare, à haute voix, son projet de loi contre la GPA, afin de nous éviter de nous réveiller « hagards, dans un monde transhumaniste, qui ne respecte plus les normes humaines ».

🇫🇷 Guillaume Larrivé

@GLarrive

. Les conventions de mère porteuse sont une violence faite aux femmes, aux enfants et à l’Humanité. Parce que nous sommes humanistes, nous ne pouvons l’accepter.

Vidéo intégrée

Ce qui le dispense, pour lors, d’être vent debout contre la PMA, porte royale du transhumanisme, avec l’instrumentalisation du corps humain et le marché juteux de l’or blanc. L’épiscopat pointe les dangers de la PMA. Un journal catholique la banalise tout en reconnaissant que ses conséquences, extrêmement néfastes, seront peu de chose en fonction de ce qui vient. Ainsi s’accomplit la prophétie : le PACS a mené au mariage qui mène à la PMA qui mène à la GPA qui mène à la libéralisation de la recherche sur l’embryon. Bientôt les ciseaux CRISPR-CAS9 et les chimères génétiques. La boucle est bouclée.

Macron nage

Au fort de Brégançon, le président nage, en gilet jaune, au milieu de ses sous-marins, en attendant le dénouement de la pièce, à l’affiche depuis 6 ans : Nouvelles Familles, scénario et mise en scène de et par « La Compagnie H. et Cie ». Il se frotte les ailerons : le travail de sape a été parfait. Ah ! Les enfants, le « don et le donneur » : quelle trouvaille ! Il peut compter sur sa jeune Chambre, biberonnée à l’idéologie. La PMA n’est-elle pas « actée » dans l’opinion ? Madame Delsol parle même de « fatalité ». C’est que la pièce manie admirablement les deux ressorts tragiques que sont la pitié (la femme en mal d’enfant) et la terreur (l’homophobie).

A lire aussi, du même auteur : « Faire des enfants sans faire l’amour est terrifiant »

Place au final de la récitante tirant la morale de la pièce : « Rien éthiquement ne s’oppose à la PMA. » Un spectateur, qu’on appellera Z., s’écrie du fond de la salle : « Eh bien voyons ! » : il est exfiltré. « Le droit est la plus puissante des écoles de l’imagination. Jamais poète n’a interprété la nature aussi librement qu’un juriste la réalité. » Ainsi parle Hector dans la pièce de Giraudoux La guerre de Troie n’aura pas lieu. Si le droit est une fiction, le théâtre une illusion, le réel est têtu. Amandine, comme Capri, c’est fini. Au lieu de jouer les Cassandre dans les tribunes, de planter des drapeaux sur des châteaux de sable au bord de l’Océan, le temps est venu pour tous de battre le rappel des énergies. « Allons, enfants de la patrie ! » La pièce ne fait que commencer.

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  • Sylviane Agacinski: « Parler de GPA éthique, c’est aussi absurde que de parler d’esclavage éthique. »

 

  • La procréation est-elle un marché comme les autres ? avec Marianne Durano

Protection des personnels : une priorité pour l’éducation nationale Information – Jean-Michel Blanquer – 05/09/2019

 

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https://www.education.gouv.fr/cid144637/protection-des-personnels-une-priorite-pour-l-education-nationale.html

Enfin ! le ministre de l’Education nationale prend en main les maux qui rongent l’école de la République comme le refus des enseignements, les incivilités, la violence contre les enseignants et les élèves, les menaces, le manque de respect de l’autorité. Le ministère vient de mettre à la disposition du personnel des écoles des livrets d’information et de conseils pour faire face aux situations concrètes de déstabilisation et de destruction du système scolaire. Espérons que la prise au sérieux des signalements sera de mise, que le personnel sera réellement protégé et que des sanctions efficaces car pédagogiques suivront pour les élèves inciviques, leurs parents et la famille qui parfois vient venger le petit qui a été justement réprimandé ou mal noté.

On ne peut que se réjouir des mesure prises par le ministre car les enseignants et les parents allertent le ministère depuis des décades.Par exemple SOS Education qui dès 2010 soulignait l’attitude néfaste de parents et en tenaient pour responsables les syndicats marxistes qui obéissaient à l’idéologie Meirieu

La guerre parents-profs

Parmi les nombreux signes du pourrissement de l’Éducation nationale, on assiste à une montée des agressions de parents contre les professeurs. Le plus souvent, ces agressions se produisent quand un professeur a donné une mauvaise note ou une punition à un élève, ou encore quand il conseille de le faire redoubler.

Parents indignes ?

La première réaction est de condamner les parents : « Ils se mettent systématiquement du côté de leur enfant, entend-on. Ce sont des parents indignes, qui ne supportent pas qu’on touche à un cheveu de leurs « petits chéris », mais qui n’assument pas leur rôle éducatif. Autrefois, les parents avaient des principes, ils se rangeaient toujours à l’avis du professeur. Et si les enfants étaient punis à l’école, ils étaient punis une seconde fois, et beaucoup plus sévèrement, le soir à la maison ! ».

 

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https://ligue-enseignement.be/contention-a-lecole-des-regles-de-base-a-respecter/

Espérons aussi que les fausses accusations de pédophilie et de maltraitances physiques seront sérieusement décryptées par les enquêteurs sachant que des associations communautaristes soutiennent les parents mécontents des mauvais résultats scolaires de leurs rejetons et des sanctions qu’ils méritent;

Image associée

http://losservatore-caledo.com/?p=4463

Récemment un directeur d’école maternelle se voyait l’objet d’une plainte pour pédophilie car il avait convoqué dans son bureau un garçonnet qui urinait sur le matériel de classe et avait osé le signaler aux parents…L’affaire avait été classée sans suite mais le directeur avait été stigmatisé et contraint de demander sa mutation.

Dans une autre école primaire parisienne, un enfant difficile dont la famille qui vit dans un hôtel est suivie depuis 17 ans par les services sociaux, est encouragé dans son refus de scolarité par ses parents et ses aînés et « cousins » (familles polygames). Ce cas n’est pas exceptionnel.

De trop nombreuses familles ne valorisent pas l’éducation de leur enfant, importunent les enseignants pour savoir si la cantine est halal, ne participent jamais aux réunions de parents d’élèves convoquées par l’établissement et n’ouvrent jamais le cartable de l’élève pour prendre connaissance des communiqués de l’établissement scolaire.

Je tiens mes informations d’une personne impliquée professionnellement dans le système scolaire et je l’incite à tenir son journal de terrain. A suivre.

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https://www.change.org/p/madame-najat-vallaud-belkacem-p%C3%A9tition-contre-les-violences-faites-aux-enseignantes-et-aux-enseignants

 

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http://moissacaucoeur.fr/2019/01/21/philippe-meirieu-%E2%80%89une-ecole-prefigure-toujours-un-projet-de-societe%E2%80%89/

Les dispositions ministérielles

Depuis mai 2017, la protection des personnels est une priorité. Une réponse systématique à chacun des faits de violence commis dans l’enceinte scolaire doit être apportée. Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a engagé un plan d’action global en cinq points visant à préserver l’École de toute forme de violence et à apporter un soutien sans faille aux professeurs.

Protéger l’école, sécuriser l’espace scolaire et les abords des établissements

Depuis mai 2017, une cellule ministérielle de veille et d’alerte contribue à améliorer les remontées de signalements d’agression et de violence. Elle a permis une connaissance plus précise des faits et la mise en place d’interventions ciblées.

Les cadres, notamment les personnels de direction des établissements, sont désormais formés à la gestion de crise, en partenariat avec la gendarmerie. 2 800 cadres ont déjà été formés dans les stages nationaux et 400 sont devenus formateurs en académie. À ce rythme, la formation de la totalité des personnels de direction sera atteinte dès 2021-2022.

Près de 85 % des académies ont déjà établi des partenariats avec les forces de l’ordre, le plus souvent avec la gendarmerie, la police, l’armée ou le service départemental d’incendie et de secours.

Dès la rentrée 2019 :

  • dans chaque département, une convention Éducation nationale-Justice-Intérieur-Agriculture et Alimentation est établie pour préciser les rôles et responsabilités de chacun, assurer un signalement et un traitement rapides des infractions les plus graves, mieux articuler les sanctions judiciaires et éducatives ;
  • un accompagnement personnalisé des professeurs et encadrants victimes de violences est mis en place ;
  • les directeurs d’école et les chefs d’établissement ont désormais pour interlocuteur un référent violence en milieu scolaire, nommé auprès de l’IA-Dasen, dans chaque département ;
  • les Quartiers de reconquête républicaine (QRR) font l’objet d’actions de sécurisation aux abords des établissements concernés (patrouilles, actions de prévention ciblées, etc.).

Trois guides d’accompagnement envoyés aux personnels à la rentrée 2019

Deux guides d’accompagnement en cas d’incivilité ou d’agression dans le cadre de leur fonction (premier et second degrés) :

Consultez le guide d’accompagnement en cas d’agression à destination des personnels du 1er degré

Consultez le guide d’accompagnement en cas d’agression à destination des personnels du 2nd degré

Un guide d’accompagnement lorsqu’une plainte est déposée contre eux :

Consultez le guide d’accompagnement des personnels visés par un dépôt de plainte

Renforcer la réponse aux incivilités dans les collèges et les lycées

Les procédures disciplinaires sont simplifiées et renforcées dans les établissements du second degré.

Simplification

  • Réduction de trois à deux jours au moins du délai minimum à l’issue duquel le chef d’établissement peut prononcer seul une sanction disciplinaire ;
  • raccourcissement de huit à cinq jours des délais de convocation du conseil de discipline ;
  • allègement des modalités de convocation.

Renforcement

  • Allongement du délai de conservation des sanctions (à l’exception de l’avertissement et de l’exclusion définitive) dans le dossier administratif des élèves ;
  • allongement du délai au cours duquel un sursis pourra être révoqué ;
  • révocation automatique du sursis en cas de nouvelle sanction disciplinaire au moins équivalente à la sanction disciplinaire à laquelle s’applique le sursis.

Réintégration

Les élèves ayant connu une exclusion temporaire de l’établissement pour des faits de violence feront l’objet, après leur réintégration, d’un suivi régulier pour mesurer qu’ils ont bien compris le sens de leur sanction et vérifier que leur comportement s’améliore.

Répondre plus efficacement aux violences les plus graves

Les faits de violences scolaires, commis au sein de l’établissement ou aux abords de celui-ci, donneront lieu à :

  • une réponse systématique, qu’elle soit disciplinaire et/ou pénale, à visée éducative ;
  • un accompagnement des victimes pour leur permettre de poursuivre leur scolarité/l’exercice de leurs fonctions au sein de l’établissement dans les meilleures conditions.

Les travaux d’intérêt général font partie des sanctions possibles. Grâce à l’Agence nationale pour le travail d’intêret général (Antig) créée fin 2018, des tuteurs peuvent désormais superviser les TIG. Des fiches de poste de travaux d’intérêt général élaborées avec l’Agence précisent :

  • la nature de l’activité ;
  • ses modalités dans l’enceinte de l’établissement ;
  • sa plus-value éducative ;
  • le choix du tuteur responsable qui a bénéficié d’une formation adaptée.

Prendre en charge les élèves hautement perturbateurs et poly-exclus

Aujourd’hui, 1 500 élèves environ ont été exclus à plusieurs reprises de leurs différents établissements.

Afin d’aider les équipes éducatives et les familles à prendre en charge des élèves hautement perturbateurs et/ou poly-exclus, deux dispositions nouvelles sont mises en place :

  • l’intervention de l’équipe mobile mixte d’intervention scolaire à la demande de l’école ou de l’établissement pour un élève qui, de manière répétée, manifeste des comportements scolaires hautement perturbateurs. En lien avec l’équipe pédagogique et les familles, un contrat est établi avec l’élève afin de le mettre devant ses responsabilités en lui signifiant clairement ses devoirs pour éviter une nouvelle sanction ;
  • l’affectation en classes relais pendant au moins six mois sur décision de l’IA-Dasen. Auparavant, l’accord de la famille était obligatoire.

Actuellement, 298 classes relais peuvent accueillir chacune 12 élèves pendant six mois. Le potentiel maximum d’accueil s’établit donc à 7 152 places sur la totalité d’une année scolaire.

En complément de ces dispositifs, les internats tremplin accueilleront notamment des élèves en rupture profonde avec les exigences de la vie des établissements scolaires. Ces internats proposeront un encadrement pédagogique et éducatif renforcé selon un cahier des charges défini au niveau national.

Ces nouvelles structures d’accueil seront créées par transformation des actuels internats-relais.

Associer et responsabiliser les familles

La réponse à la violence scolaire passe par le dialogue et la responsabilisation des responsables légaux de l’élève. C’est pourquoi, il est mis en place en cette rentrée un protocole d’accompagnement et de responsabilisation des parents (PAR) établi entre les parents ou les représentants légaux de l’élève et l’IA-Dasen lorsqu’un élève a fait l’objet de deux exclusions définitives au cours de la même année scolaire.

Sylviane Agacinski : « Avec la PMA, on crée le rêve de l’enfant sur commande »

Sylviane Agacinski : « Avec la PMA, on crée le rêve de l’enfant sur commande »

ENTRETIEN. À la veille d’un débat au Parlement, notamment sur la PMA, la philosophe s’inquiète que les questions bioéthiques perdent tout repère.

Propos recueillis par 

Publié le  | Le Point.fr

 Dans son dernier essai, publié sous le titre L’Homme désincarné, dans la collection Tracts de Gallimard, la philosophe Sylviane Agacinski s’attaque à la procréation médicalement assistée et à ses conséquences, tandis que le projet de loi de bioéthique doit être débattu en septembre à l’Assemblée nationale. Le texte définitif, présenté en conseil des ministres mercredi, prévoit notamment l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Si Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a déclaré à maintes reprises que l’extension de la PMA « ne mettait pas en tension nos valeurs éthiques », Sylviane Agacinski, elle, voit les choses d’un autre œil. La féministe regrette notamment que tout soit désormais justifié au nom « des intérêts individuels et des demandes sociétales » que le droit est sommé de ne pas entraver. L’auteur de Corps en miettes et du Tiers-corps déplore également l’argument massue qui consiste à invoquer le principe d’égalité pour clore toute forme de débat. « La procréation, assistée ou non, n’a que faire des orientations sexuelles. Elle a revanche tout à voir avec l’asymétrie des deux sexes, qui ne sont, en la matière ni équivalents ni égaux », écrit Sylviane Agacinski, allant à rebours de sa famille politique. Pour la philosophe de l’incarnation, l’homme moderne veut aujourd’hui dominer la nature, changer sa nature et s’affranchir de la chair, de la mort et de la génération sexuée. Entretien.

GPA. Il n’y a pas d’ÉGALITÉ ENTRE LE SPERME, L’OVULE ET LES NEUF MOIS DE GROSSESSE ET l’ACCOUCHEMENT

Publié le

PUBLIÉ LE 11 MARS 2019 PAR PHYLLIS CHESLER ET SUSAN L. BENDER

ÉCRIT POUR LE NEW YORK LAW JOURNAL

LA MATERNITÉ DE SUBSTITUTION COMMERCIALE ENGENDRE UNE FAUSSE ÉGALITÉ ENTRE LE SPERME, L’OVULE ET LES NEUF MOIS DE GROSSESSE ET D’ACCOUCHEMENT

Considérer une femme comme un simple bateau pour des biens qui appartiennent contractuellement à des «parents intentionnels» s’érode et est en conflit direct avec les motifs du droit d’une femme à un avortement.


Sanford M. Benardo, fondateur du Northeast Assisted Fertility Group, souhaite élargir les «droits en matière de procréation» des infertiles, incapables de porter un enfant, atteints du cancer ou des hommes. Il dresse un portrait très sympathique de tels «parents d’intention» et affirme que la plupart des «mères porteuses» sont des femmes bien éduquées et de la classe moyenne qui ne sont «pas riches, mais loin d’être démunies».

Benardo fait partie de ceux qui croient que tout le monde a le droit de devenir les parents d ‘«enfants de substitution». Cette phrase est dure et choquante, mais pas plus que les expressions «transporteur de substitution» ou «éleveur de substitution», ainsi que Benardo se réfère à quelles lois ont historiquement défini comme «mère», à savoir la femme enceinte de neuf mois et qui accouche.

Considérer une femme comme un simple bateau pour des biens qui appartiennent contractuellement à des «parents intentionnels» s’érode et est en conflit direct avec les motifs du droit d’une femme à un avortement. L’embryon / fœtus / enfant en développement fait partie de la femme, il lui appartient car il est dans son corps. Ce fait lui donne le droit de mettre fin à une grossesse. Si d’autres personnes – le profiteur de la maternité de substitution, le donneur de sperme ou d’ovules – réclament ce droit, alors qu’est-ce qui peut empêcher l’Etat ou l’église de faire la même chose?

Les contrats de maternité de substitution commerciaux génèrent une fausse égalité entre le sperme, l’ovule et neuf mois de grossesse et d’accouchement. Plus: Ils disparaissent complètement la femme enceinte et l’accouchement. Cela éloigne encore plus les femmes et privilégie le matériel génétique externe par rapport à la réalité biologique de la grossesse, qui comprend un échange de sang, de cellules, d’émotions, d’idées, etc. De nombreuses femmes enceintes sont liées au développement de l’embryon dans leur corps, que le matériel génétique soit ou non leur appartient ou appartient à leurs maris. Les fœtus en développement entretiennent également des liens avec leurs mères biologiques, ce qui peut être l’une des nombreuses raisons pour lesquelles les enfants adoptés sont souvent à risque en psychiatrie.

Un don de sperme de cinq minutes et un ovule douloureusement récolté ne sont pas identiques et ne doivent pas préjuger de neuf mois de grossesse et d’accouchement, avec tous les risques médicaux qui s’y rattachent.

Dans son article intitulé «Corps enceintes et sujets de droits: le lien de substitution – avortement», l’avocate et sociologue de l’université Columbia, Yasmine Ergas, écrit: «Ni les droits parentaux ni les droits de propriété ne peuvent être cédés à des fœtus. d’attribuer des droits au corps de la femme, et donc à sa personne. « 

Ainsi, outre le problème de l’achat et de la vente de bébés, les motifs de notre droit à un avortement peuvent être en totale contradiction avec les droits d’un «enfant de substitution».

Soit la loi relative à la sécurité des enfants ne doit pas être légalisée dans l’État de New York, soit elle doit suivre de près la loi sur l’adoption, par exemple, la mère de naissance peut changer d’avis et ne pas donner l’enfant; ne peut pas être contraint d’avorter ou de faire gester un enfant qui n’est pas parfait, un enfant qui pourrait être rejeté par ses parents d’intention – qui ne peut tout simplement pas se soustraire à ses obligations, etc. Et oui, la mère de naissance devrait toujours être autorisée à garder l’argent pour avoir travaillé pendant neuf mois.

Cela mettrait gravement en péril une industrie de la maternité de substitution à but lucratif et ouvrirait la voie à des ententes de maternité de substitution altruistes et fondées sur des protections juridiques créatives pour tous.

Pédophilie : « Grâce à Dieu, tous ces faits sont prescrits ! » (Cardinal Philippe BARBARIN)

Pédophilie dans l'Eglise : le film de François Ozon "Grâce à Dieu" sortira bien demain

« Grâce à Dieu » raconte la naissance de l’association de victimes La Parole libérée, fondée à Lyon en 2015 par d’anciens scouts accusant d’agressions sexuelles le prêtre Bernard Preynat. https://fr.news.yahoo.com/p%C3%A9dophilie-l-apos-eglise-film-165704360.html

A l’occasion de la sortie du film « Grace à Dieu » de François Ozon, José Castano nous livre une résumé de l’affaire du prêtre Régis Peyrard (ou Bernard Preynat) qui est le principal personnage du film. Édifiant ! On constate que les brebis sont abandonnées par le grand Pasteur qui aurait du les protéger avant, pendant et après leur viol au sein de l’institution catholique. Rien d’étonnant après de tels scandales que les églises se vident. LC

GRÂCE À DIEU

 

« La Parole Libérée »

 

« Grâce à Dieu, tous ces faits sont prescrits ! » (Cardinal Philippe BARBARIN)

En juillet 2017, l’affaire Peyrard éclatait dans la Loire, à l’initiative d’anciens scouts victimes d’agressions pédophiles commises par ce prêtre dans les années 80, à la paroisse Saint-Luc, près de Lyon, alors qu’ils étaient préadolescents.

L’une des victimes expliquait avoir été agressé sexuellement au sein de l’aumônerie de la Talaudière, une paroisse où le prêtre Régis Peyrard est resté une dizaine d’années dans les années 1980. Une autre indiquait avoir subi les assauts du prêtre quelques années plus tard, alors que ce dernier venait d’être muté à la paroisse de Saint-Just Saint-Rambert…

Lorsqu’à l’été 2017, les agissements présumés de ce prêtre refont surface, l’évêque de Saint-Etienne, Sylvain Bataille, indique que l’homme d’Eglise, en poste depuis les années 60 dans le diocèse, reconnaît les faits, mais présente de « vraies difficultés de mémoire par rapport à ces faits-là ». « C’est un prêtre âgé, mais très profondément conscient de la gravité de ses actes », ajoute l’évêque, lors d’une conférence de presse…

Le diocèse précise qu’à trois reprises, des victimes se sont manifestées auprès de l’Eglise.

En 2000, en 2001 puis en 2004. A chaque fois, les faits ont été signalés à la justice, précise l’évêque. Le prêtre se voit alors retirer son ministère, pour ne plus être au contact d’enfants, et est affecté dans une maison de retraite. Mais aucune procédure judiciaire n’est engagée à son encontre, aucune enquête n’est ouverte. L’homme est protégé par la prescription. Jusqu’en février 2018. Juste avant son départ du parquet, le procureur de la République de Saint-Etienne, Jean-Daniel Regnauld, décide d’ouvrir une enquête préliminaire.

Dès février, une trentaine de victimes potentielles du prêtre incriminé sont alors entendues par les gendarmes et vingt-six ans après avoir été abusées, elles portent plainte contre Régis Peyrard.

Dans le cadre de l’enquête préliminaire, le prêtre a été placé en garde à vue le 27 avril 2018 et a été confronté à l’une de ses victimes présumée. Devant elle, le prêtre explique ne pas se souvenir de l’avoir agressée mais « que si la victime le disait c’était sans doute vrai, mais qu’il ne se rappelait pas »…

Le procès du père Régis Peyrard s’est ouvert le 20 novembre 2018 devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne et s’est achevé par la condamnation du prêtre  à  six mois de prison ferme et douze mois avec sursis pour agression sexuelle sur mineurs. L’une des victimes, Jean François Roche, s’est dit « effondré », affirmant que la justice  avec cette décision (clémente) avait crée : « un permis d’abuser. Moi j’ai fait 42 ans ferme et 18 ans aux urgences psychiatriques »…

Mais l’affaire n’en resta pas là…

Le 21 août 2018, le père, Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence (26) et juge à l’officialité de Lyon (tribunal ecclésiastique), a lancé en ligne une pétition réclamant la démission du cardinal et archevêque de Lyon Philippe Barbarin, poursuivi pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs. Il a invité ses « confrères » à la signer « ainsi que tous les membres de l’Eglise conscients de l’importance du mal fait aux victimes d’abus ». Philippe Barbarin est également  poursuivi par ces anciens scouts pour ne pas avoir dénoncé à la justice ces  agressions pédophiles du père Régis Peyrard dans son diocèse.

Cependant, la démission de l’archevêque de Lyon réclamée par le père Vignon ayant été considérée par la hiérarchie ecclésiastique comme un crime de lèse-majesté sur la personne du« souverain », douze évêques de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont démis de ses fonctions de juge à l’officialité (dont le cardinal Barbarin est justement le modérateur, c’est à dire une sorte de directeur), le 1er novembre 2018, le père Vignon qui a commenté ce jugement arbitraire par ces mots : « Je regrette cette décision, mais je l’accepte. Ça n’enlève rien à ce que j’ai dit en conscience et je ne regrette rien. »

Néanmoins, à la demande des victimes, le cardinal Barbarin a comparu avec cinq autres prévenus -d’anciens collaborateurs dont deux sont devenus depuis évêques- devant le tribunal correctionnel de Lyon en citation directe, le 7 janvier 2019.

Pour toute défense, sans éprouver la moindre compassion pour les victimes, il s’est limité à se retrancher derrière des directives qu’il a reçues du Vatican. « J’ai l’impression d’avoir fait exactement ce qu’on m’a indiqué », assène-t-il à ses juges.

Ainsi, si Barbarin n’a relevé Preynat de ses fonctions qu’en septembre 2015, c’est parce que Rome lui aurait demandé de gérer « sans scandale » l’affaire… « Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu d’erreurs mais je ne vois pas de quoi je suis coupable », conclut-il quand la présidente lui demande s’il va réclamer sa relaxe…

Christian Burdet, l’une des neuf victimes présentes à l’audience, abusé enfant par le prêtre pédocriminel, a les larmes aux yeux. « C’est difficile d’être considérés comme les coupables »,murmure-t-il. Coupables d’être venus, adultes, demander des comptes à la hiérarchie catholique…

A l’issue du procès, le parquet n’a pas requis de condamnation à l’encontre du cardinal Barbarin, arguant de la prescription des faits… une décision dans la lignée de celle prononcée, déjà, il y a deux ans et demi par le parquet.

En définitive, le tribunal correctionnel de Lyon rendra sa décision le 7 mars 2019.

José CASTANO

                                                             e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

NB : La justice a autorisé, lundi 18 février, la sortie en salles du film Grâce à Dieu, sur l’affaire Preynat. Le prêtre accusé de pédophilie avait saisi la justice afin d’obtenir le report de la sortie de ce film mais n’a pas obtenu gain de cause. Le nouveau film de François Ozon a été autorisé à sortir en salles dès mercredi 20 février 2019.

 

Liberté, égalité, fraternité. Chanson d’enfants pour les Gilets jaunes

 

Chanson de M. Nô : Liberté, égalité, fraternité avec sous-titres pour un apprentissage facilité…

Auteur : Les enfantastiques
Compositeurs : Les enfantastiques et Monsieur No
Refrain X2
Liberté, égalité, fraternité
En guise de devise
Pour que rien ne nous divise
Liberté, égalité, fraternité
3 mots qui donnent du bon sens à la France
Pour tous la liberté
De vivre comme on a envie
Aussi l’égalité
Non ce n’est pas une utopie
De la fraternité
Belle idée qui nous réunit
Suffit de se parler de s’écouter
Refrain
Toujours la liberté
A protéger comme un trésor
Encore l’égalité
Il reste à faire quelques efforts
C’est la fraternité
Qui nous rassemble et rend plus fort
Pour inventer l’avenir et chanter
Refrain
Pour en savoir plus, sur cette chanson et son auteur
Les enfantastiques, ce sont des enfants, qui écrivent et chantent des chansons, pour d’autres
enfants. Monsieur Nô vient dans les classes d’école et aide les enfants à composer ces chansons.
Plusieurs albums ont ainsi été réalisés. La chanson « Liberté, égalité, fraternité » fait partie de
l’album « Elle me plait bien comme ça la France ». Dans cette chanson, les enfants ont choisi
d’expliquer ce que signifie la devise de la France (liberté, égalité, fraternité) pour eux.

 

GPA. Nées de mère porteuse, elles témoignent

Publié le

Le journal Le Parisien vient de publier le témoignage de deux jumelles de 18 ans, nées de mère porteuse et informées de leur origine , ayant rencontré leur gestatrice. Elles posent le problème de leur reconnaissance par l’Etat français. En effet, étant donné l’interdiction de procéder à la gestation pour autrui en France, elles n’ont pas d’identité en France car nées sur le territoire américain, elles ont la nationalité américaine.

Il est donc faux de prétendre qu’elles n’existent pas pour la France où vivent de nombreux citoyens américains en toute légalité. En tant que citoyennes américaines, elles pourraient demander la nationalité française. Leurs parents adoptifs pourraient légaliser l’adoption.

Le sort des enfants nés de GPA à l’étranger pourrait donc être réglé administrativement si les parents étaient de bonne foi.

Le lobby qui milite pour la légalisation de la GPA laisse croire que les enfants nés de ce choix parental et médical seraient en déshérence et privés de droits. C’est un mensonge politique honteux.

La Connectrice

http://www.leparisien.fr/societe/nee-d-une-gpa-qui-osera-me-dire-c-est-horrible-que-tu-existes-14-09-2018-7885803.php

Née d’une GPA : « Qui osera me dire : c’est horrible que tu existes ? »

>Société|Benjamin Jérôme|14 septembre 2018, 10h07|MAJ : 14 septembre 2018, 10h30|7
 Fiorella Mennesson et sa soeur jumelle Valentina, en banlieue parisienne, en juillet dernier.Capucine Granier-Deferre pour Le Parisien Week-End
LE PARISIEN WEEK-END. Fiorella et Valentina sont nées aux Etats-Unis d’une mère porteuse. La gestation pour autrui (GPA) étant interdite en France, l’Etat refuse toujours de reconnaître le lien de filiation entre les soeurs et leurs parents, ce couple français qui les a élevées. Au grand dam des deux filles.

Fiorella et Valentina Mennesson ont décroché le bac, mention bien. Cheveux décolorés, Fiorella ira dans une prestigieuse école d’art. Sa soeur, qui collectionne les paires de baskets dans sa chambre, s’envolera pour Londres suivre un master de gestion des organisations. Deux adultes en devenir, sans histoires… Si ce n’est celle de leur origine.

Les jumelles, 18 ans en octobre, sont nées d’une mère porteuse en Californie à l’issue d’une gestation pour autrui (GPA). Légale en Belgique, en Grèce ou encore en Amérique du Nord, cette pratique reste interdite chez nous, avec des conséquences pour les milliers d’enfants issus de GPA à l’étranger. « Pour la France, Fiorella et Valentina ne sont toujours pas nos filles », rappellent le papa Dominique, qui a fourni les gamètes, et la maman Sylvie.

Malgré un long combat judiciaire mené par la famille et la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en 2014, les autorités françaises ont toujours contesté la filiation entre le couple et les jumelles.

Lancée cette année, la révision de la loi bioéthique a ravivé les débats houleux autour de la GPA. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), qui rendra fin septembre ses propositions sur cette révision, a déjà dit son hostilité à cette pratique, tout comme plusieurs organisations et représentants religieux.

LIRE AUSSI >Cinq questions autour des Etats généraux de la bioéthique

Confronté à ce dossier brûlant, le gouvernement a indiqué qu’il ne proposerait pas sa légalisation. Mais, comme s’y était engagé le candidat Macron, il pourrait favoriser la reconnaissance des enfants nés de GPA à l’étranger. Ce que demandent les jumelles Mennesson. Entretien.

Comment avez-vous appris que vous étiez issues d’une gestation pour autrui ?

FIORELLA MENNESSON. Cela a toujours fait partie de notre vie : nous étions nées d’une gestatrice. On est retournées aux Etats-Unis à l’âge de 4 ans. On savait déjà très bien qui était cette femme, ce qu’elle avait fait pour aider nos parents. Elle s’appelle Mary.

VALENTINA MENNESSON. On connaît même ses enfants et ses trois maris successifs. Gestatrice, ce n’est pas son métier, juste une expérience unique, une façon de rendre service. C’est une amie de notre mère qui a donné ses ovocytes.

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Mary, la mère porteuse, et Sylvie Mennesson, la maman française, en Californie, en 2000. (DR/collection personnelle)

Que représentent ces deux femmes pour vous ?

V. M. Ce sont des amies de nos parents…

Juste ça ?

F. M. Elles nous ont permis d’exister. Grâce à elles, nos parents sont devenus vraiment parents. C’est une relation très amicale mais on ne voit pas Mary comme notre mère. Pareil pour celle qui a donné ses ovocytes. Jamais elle n’affirmera que, parce qu’on a des gènes en commun, on lui doit quoi que ce soit.

La GPA fait débat en France. Vous n’avez jamais été confrontées à des réactions négatives ?

V. M. Jamais. Ce n’est pas comme si j’avais braqué une banque. Ceux qui ont des mauvaises réactions n’ont jamais rencontré des personnes nées grâce à la GPA. Qui osera me dire : « C’est horrible que tu existes » ? Pour moi, donner la vie est toujours une belle chose. En fait, ce sont nos parents qui ont souffert, déjà de ne pas pouvoir avoir d’enfant, puis d’être attaqués tout le temps.

F. M. Ces horreurs, ces insultes qu’eux subissent vont systématiquement rappeler à ma mère sa plus grande peur : celle de ne pas être considérée comme notre mère. Nous, on sait très bien que c’est notre maman, qu’on l’aime, mais elle en a beaucoup pleuré. Pour elle, c’était très dur d’aller dans ces tribunaux pour se faire juger.

Elle culpabilise de ne pas vous avoir portées ?

F. M. Non, ce n’est pas ça. Avant de nous avoir, elle a vécu longtemps en se disant qu’elle n’aurait jamais d’enfant, alors qu’elle a tout d’une maman. C’était son rêve de devenir mère.

V. M. La plus grande pression dans ma vie, c’est celle de ma mère pour que j’aie des bonnes notes !

F. M. C’est une blessure émotionnelle. Quand elle fait face à des personnes qui lui crient à la gueule que c’est une voleuse d’enfants, c’est chaud ! Le truc le plus horrible, c’est d’avoir vu ma mère subir autant de violences, de l’avoir vue pleurer et craquer. Comment des gens sont-ils capables de faire ça sans nous connaître ? Moi, je n’ai pas subi cela, mais je vois les commentaires sur Internet. Parfois, on en parle un tout petit peu dans la famille, mais c’est un sujet sensible.

Aujourd’hui, pourquoi prendre la parole ?

F. M. L’hystérie actuelle porte sur la légalisation de la GPA. Mais nous, ce qui nous intéresse, c’est la reconnaissance des enfants. Il y a en France des enfants nés de GPA et cela ne devrait pas être un débat d’admettre qu’ils ont des parents. Si des personnes pensent que ma soeur et moi ne devrions pas être reconnues comme les filles de nos parents, c’est juste cruel et méprisant.

Quel est votre avis sur la légalisation de la GPA ?

V. M. Je ne suis pas pour maintenant, cela créerait trop de polémiques. La France n’est pas prête. Aujourd’hui, les Français ne savent même pas ce qu’est la GPA. Ils imaginent que gestatrice, c’est un métier, mais ce n’est pas le cas. Commençons par la reconnaissance des enfants nés à l’étranger. Après, il faut avancer vers la légalisation.

F. M. Moi, je suis pour aborder la légalisation dès à présent. Dans les pays où la GPA est encadrée, les Etats-Unis ou le Canada, les mères porteuses le font d’abord dans l’idée de rendre service.

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Fiorella et Valentina, avec leurs deux parents, Dominique et Sylvie. (Capucine Granier-Deferre pour Le Parisien Week-End)

Vous comprenez que des gens estiment choquant de recourir au corps d’une autre ?

V. M. Je comprends parce que, pour les femmes, la grossesse est hyper importante. Après, si ma mère n’a pas eu la chance de pouvoir porter un enfant, ce n’est pas de sa faute. Elle aurait préféré nous porter mais, quand tu ne peux pas, tu fais comment ? Tu adoptes ? Impossible en France. Il y a 400 pupilles à adopter et 10 000 demandes.

Il y a souvent un dédommagement financier. Les opposants à la GPA critiquent ce qu’ils estiment être une « marchandisation » du corps

V. M. Il doit y avoir un contrat, comme aux Etats-Unis, mais ce n’est pas juste empocher de l’argent. La mère porteuse doit choisir le couple, voir s’il existe un feeling, être autorisée à avorter si la grossesse la met en danger. Oui, la conception d’enfant est un business acceptable tant qu’il est encadré.

F. M. C’est normal que la gestatrice soit rémunérée. Pour donner la vie, elle donne de son corps, de son temps. C’est important de pouvoir disposer de son corps comme on l’entend. Mais il y a un tabou en France dès qu’on parle de corps et d’argent.

V. M. Sur Terre, tout est question d’argent.

F. M. Pour l’instant, pour bénéficier d’une GPA, il faut aller aux Etats-Unis, payer cher. Seules les personnes les plus favorisées peuvent en bénéficier. Si on permettait la GPA en France, il n’y aurait plus de frais dépensés en voyages. Or l’infertilité n’est pas propre aux milieux aisés.

La Manif pour tous, qui milite activement contre la GPA, évoque le cas de Vietnamiennes enfermées en Thaïlande pour faire des bébés…

V. M. Il faut un encadrement strict, pas la GPA à tout prix. Les faits divers dans certains pays, comme aussi en Ukraine, cela fait peur. C’est en partie pour cela que la GPA peut être mal vue. Les gens imaginent des mères porteuses dans des entrepôts qui enchaînent les grossesses.

F. M. La Manif pour tous est très douée dans l’art de se mêler de ce qui ne la regarde pas. Ce sont toujours des gens qui ont déjà leur vie de famille, leurs enfants, qui viennent faire la morale aux autres, alors que ça ne les concerne pas. D’ailleurs, beaucoup de personnes qui s’expriment sur le sujet n’ont pas fait le choix de devenir gestatrice ou d’avoir recours à la GPA. Il est question ici de notre reconnaissance, de nos états civils, et c’est fou de voir autant de personnes parler à notre place.

Vous porteriez l’enfant de quelqu’un d’autre ?

V. M. Quand j’aurai fait ma vie et tous mes gosses, pour rendre service, pourquoi pas ?

Viol sur mineur. Comprendre le projet de loi

Publié le

L’article 2 du projet de loi sur la protection des mineurs a été approuvé en première lecture par l’Assemblée nationale la nuit dernière -15-16/05/2018-. Le site officiel du gouvernement explique comment l’article renforce la sanction contre le viol de mineur https://www.gouvernement.fr/argumentaire/projet-de-loi-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-comment-l-article-2-renforce

« Notre objectif, c’est d’éviter les acquittements d’agresseurs sexuels.Trouver par tout moyen une manière de les faire condamner« , a déclaré Marlène Schiappa à l’Assemblée nationale le 14 mai 2018.

La vidéo de RTL, ci-dessous, laisse entendre clairement les arguments de la députée LREM rapporteure du projet et ceux d’un opposant qui craint que l’article 2 ne favorise, comme c’est déjà le cas, la correctionnalisation des violeur au lieu de leur criminalisation devant la Cour d’assises. Mon avis est que le degré « d’atteinte sexuelle » sur mineur reposera entièrement entre les mains de l’expert et du juge et que si l’on ne manque pas d’experts, on manque cruellement de juges, de greffiers et de sessions dans les tribunaux.

Désormais, il convient de suivre attentivement les affaires « d’atteinte sexuelle » sur mineur de 15 ans afin de voir si elles passent devant le tribunal correctionnel ou devant la cour d’assises. Si la correctionnalisation domine, alors j’espère que les nombreux opposants à l’article 2 feront entendre leur voix. Dura Lex sed Lex. Malheureusement, beaucoup de lois contre la discrimination des femmes ne sont pas appliquées et parfois les décrets d’application ne sont même pas écrits et encore moins diffusés.

Adopter un projet de loi n’est pas voter cette loi. Pour l’instant, la loi contre les violences sexistes et sexuelles a été seulement adopté par les députés, maintenant elle doit passer devant les sénateurs et retourner à l’Assemblée nationale pour être définitivement adoptée. Ce n’est pas demain la veille qu’elle sera appliquée. Une fois de plus, les femmes doivent compter sur leurs propres forces pour se protéger du harcèlement et des violences sexuelles.

Dans l’article ci-dessous, l’expert Sébastien Jallamion explique et compare la loi sur la protection des mineurs avant et après sa modification. On notera qu’il fait confiance à l’expert pour évaluer la nature de « l’atteinte sexuelle ». Or un expert n’en est pas moins homme et doté de subjectivité. Qu’est-il prévu pour le choix de l’expert ?

La Connectrice

Projet de loi : le viol est un crime, et il le restera

Publié le 15 mai 2018 – par  – 10 commentaires – 418 vues

Alors que le projet de Loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes est présenté cette semaine à l’Assemblée nationale, des voix se sont élevées pour crier au scandale, allant jusqu’à affirmer que le gouvernement envisageait de faire du viol sur mineur un délit. Le hashtag #LeViolEstUnCrime a commencé à se répandre de façon virale sur les réseaux sociaux, une pétition en ligne soutenue par « 200 personnalités » s’est mise à circuler allègrement, et les médias traditionnels se sont emparés du sujet, relayant la demande faite au gouvernement de retirer « l’article 2 du projet de Loi ».

Ayant exercé une partie de mes fonctions en étant OPJ à la brigade de protection de l’enfance et de répression des agressions sexuelles de la sûreté départementale du Rhône, mais aussi en tant que citoyen concerné comme tout un chacun par la gravité de ces allégations, je suis donc allé vérifier par moi-même ce que contenait ce projet de Loi, en particulier son article 2 dont tant de personnes demandent le retrait.

Et là, je suis resté sans voix. Non pas parce que j’y ai trouvé quoi que ce soit remettant en cause le crime de viol sur mineur, mais au contraire parce que j’ai pris conscience de la facilité avec laquelle des personnes de mauvaises foi ou n’ayant pas la moindre notion de droit pénal sont capables de dire tout et n’importe quoi sans que personne ne dénonce leur imposture.

Afin de bien expliquer de quoi il retourne, et pour plus de simplicité, j’ai rédigé cette synthèse :

Ainsi, chacun peut constater qu’il n’est aucunement question de remettre en cause le crime de viol sur mineur, et qu’au contraire les dispositions prévues dans le projet de Loi sont susceptibles de permettre, si elles sont adoptées, à la Justice de pouvoir qualifier de viol les cas où la victime n’a fait l’objet ni de menaces ni de violences en considérant que le défaut de maturité, l’abus d’ignorance ou de discernement sont assimilables à une contrainte morale ou à une surprise.

D’où vient donc cette levée de boucliers ? J’ai rapidement compris en dialoguant avec des internautes : tout vient du vocable « pénétration » employé pour modifier les peines encourues dans le délit d’atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans. Ainsi, j’ai pu constater le nombre impressionnant de personnes qui ignorent qu’en l’état actuel de notre législation, une relation sexuelle d’un adulte (n’ayant pas autorité sur la victime) avec un mineur de 15 ans, y compris avec pénétration, effectué sans violence, menace, contrainte ni surprise est un délit puni au maximum de 5 ans d’emprisonnement et de 5.000 euros d’amende, et que l’article 2 du projet de Loi dont ils demandent le retrait permet d’aggraver la peine encourue.

Prenons un exemple : si une majeure (appelons-là Brigitte), a un rapport sexuel consenti avec un mineur de 15 ans (appelons-le Emmanuel) elle encourt 5 ans d’emprisonnement et 5.000 euros d’amende. Si l’art. 2 du projet de Loi est adopté, ce sera 10 ans et 150.000 euros d’amende.

En espérant que ces personnages fictifs dont les prénoms ont été choisis au hasard dans le calendrier permettront au plus grand nombre de comprendre ce qu’est le délit d’atteinte sexuelle…

Sébastien JALLAMION 

Pour en savoir plus

…Comme à l’accoutumée quand il s’agit de droits des femmes, l’Hémicycle était très clairsemé au début de l’examen de la loi contre les violences sexuelles et sexistes. Les tensions et le rejet de l’article 2 par l’ensemble des groupes parlementaires hors LREM ont battu le rappel au fil des débats. Au final, dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 mai, la loi a été approuvée en première lecture à 115 voix pour, 29 contre et 25 abstentions au sein d’une Assemblée Nationale qui compte 577 députés.

Sur trois des quatre articles de la loi, le consensus est resté quasiment intact. Le premier allonge le délai de prescription des crimes sexuels, qui passe de 20 à 30 ans après la majorité. Le troisième pénalise davantage le « cyberharcèlement » et notamment les attaques concertées contre une même victime. Et le quatrième crée une contravention « d’outrage sexiste » pour les faits de harcèlement dans l’espace public, passible d’une amende immédiate de 90 euros minimum et éventuellement d’un stage de civisme. 

C’est sur l’article 2 que les batailles se sont fixées, dans un débat opposant une certaine forme de pragmatisme à la défense de principes, souvent dans un dialogue de sourds.

La « présomption de non-consentement » initialement prévue dans la loi ayant été abandonnée en ces termes-là pour risque d’inconstitutionnalité, une nouvelle rédaction du texte a fait l’objet d’une fronde contre la «correctionnalisation du viol.»

Voir : Le projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles contesté

Pour contourner la difficulté constitutionnelle, la loi a prévu un nouveau « délit aggravé d’atteinte sexuelle avec pénétration». Ce qui, craignent les opposants à cette disposition, va faire basculer nombre de cas dans la qualification de « délit ». Mais des délits sanctionnés plus durement qu’avant.

Sur la question de l’âge de la victime : ne pouvant plus être considéré en soi comme un fait constitutif de viol, le texte indique que la contrainte morale ou la surprise « sont caractérisées par l’abus de vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour consentir à ces actes. » Ce qui, reprochent les associations, risque de conduire les victimes à devoir faire la démonstration de leur vulnérabilité devant les tribunaux. Exit la présomption de non consentement stricto sensu…

...Les analyses et amendements portés demeurent valables sur l’ensemble du texte, et notamment sur l’article 2, dont l’objectif initial était de mieux protéger les mineur.e.s des violences sexuelles, ainsi que le recommandait le Haut Conseil dans son Avis pour une juste condamnation sociétale et judiciaire du viol et autres agressions sexuelles (2016).

Or, en l’état :
1. Le texte augmente le risque de déqualification de viols en atteintes sexuelles, certes condamnées plus fermement, mais ne reconnaissant pas le crime qu’est un viol, étape pourtant essentielle pour les victimes.
2. Le texte fait toujours porter sur la victime la preuve du crime qu’elle a subi, en laissant aux juges l’appréciation, au cas par cas, de l’absence de discernement de la victime mineure.
3. Le texte n’a pas la portée pédagogique visée, puisqu’il ne fixe pas un interdit absolu aux adultes de ne pas pénétrer sexuellement les enfants.

Par conséquent, le HCE renouvelle sa recommandation et maintient qu’il est conforme à l’impératif de protection des enfants et à nos principes fondamentaux que la loi reconnaisse :
– Qu’un.e enfant de moins de 13 ans n’a jamais le discernement lui permettant d’accepter ou de refuser un rapport sexuel ;
– Qu’un adulte ne peut ignorer ceci.

Le HCE souhaite que ses propositions viennent nourrir le débat public et le travail des parlementaires.

 

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