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La LuftHansa confie les passagers à un pilote malade. Une affaire d’argent ?

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Si les informations relatives à l’état psychique d’Andreas Lubitz, copilote de l’Airbus Barcelone-Dûsseldorf qui s’est écrasé contre les Alpes tuant 150 personnes, s’avèrent exactes, la responsabilité de LuftHansa/Germanwings est indiscutable. La compagnie aurait embauché un pilote qu’elle savait malade mais qui lui avait coûté 70 000 euros en formation. (chiffre à vérifier)

On apprend dans les médias de France, d’Amérique et d’Allemagne que le jeune pilote était fragile, qu’il avait fait des épisodes dépressifs nécessitant des soins psychiatriques, que le centre de formation de Phoenix ne l’avait pas déclaré apte à piloter, qu’il avait interrompu sa formation pendant un an pour motif psychiatrique mais que, pour la LuftHansa, il était un pilote confirmé dont les compétences avaient pleinement justifié son embauche quelques mois auparavant.

On est quand même étonné par la légèreté de LuftHansa à embaucher un jeune homme à la personnalité connue comme fragile pour remettre entre ses mains et son cerveau, la vie des milliers de passagers qui lui seront confiés dans l’exercice de son métier de pilote. Le centre de formation de Phoenix avait refusé de prendre ce risque.

Alors pourquoi LuftHansa aurait passé outre cet avertissement du centre de formation où elle avait envoyé Andreas Lubitz, une formation payante bien entendu ?

Une formation payante, voilà le fin mot de l’affaire, pour autant que les informations dont je dispose soient exactes.

La formation d’un pilote coûterait au moins 70 000 euros que l’étudiant rembourserait en heures de vol s’il était embauché. A partir de ce constat, on peut légitimement se demander si la LuftHasa n’a pas fermé les yeux sur la fragilité psychologique d’Andreas Lubitz pour rentrer dans ses frais. L’argent aurait-il alors été le point de bascule qui a allégé la prise de risque au profit de la rentabilité ?

On peut aussi s’interroger sur le rôle des parents qui connaissaient sans nul doute l’état de leur fils, sa pathologie et les difficultés qu’il rencontrait occasionnellement dans son couple mais ont privilégié les intérêts de la famille à ceux des personnes, ces passagers, qui remettraient leur vie entre les mains du copilote.

On peut encore aussi se demander si les parents et les proches n’ont pas fait jouer leurs relations en faveur du jeune homme qui rêvait d’être pilote depuis son enfance pour rentabiliser leur investissement affectif et financier. On ne sait que trop que les familles ont tendance à minimiser les problèmes de leur enfant pour des motifs normaux et respectables mais, en principe, les psychiatres et les administrations doivent se prononcer sur la dangerosité du patient pour lui-même et autrui.

Pour résumer l’affaire, on a confié à un « Amok » connu un avion transportant 150 personnes. Cette tragédie aurait pu être évitée si, pour des raisons financières et sociologiques, les responsables n’avaient pas favorisé le déni consensuel au détriment de leur responsabilité…pour des questions d’argent.

La Connectrice

NB Je rédige ce billet en fonction des informations que j’ai recueillies dans les médias à ce jour. J’effectuerai des corrections si elles s’avèrent erronées.

Airbus Barcelone-Düsseldorf. Pourquoi encore des boîtes noires à l’ère du « Cloud » ?

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Horreur de l’horreur. Aux dernières nouvelles (15h jeudi 26 mars) le copilote aurait délibérément commandé la descente de l’avion contre la montagne ! Il aurait profité de la sortie du commandant pour bloquer la porte du cockpit sur le mode super sécurité en calculant que celui-ci n’aurait pas le temps de le débloquer. Le copilote, Andreas Lubitz, âgé de 28 ans vivait entre son domicile à Düsseldorf et celui de ses parents à Montabaur où il était membre du club d’aviation local depuis son adolescence. La thèse du suicide est évoquée sans conviction. La thèse d’un attentat terroriste est écartée avec une ferme conviction …Quels que soient les causes d’un crash délibéré, il reste que 150 personnes ont vu leur dernière heure arriver en toute conscience, leurs cris enregistrés par la boite noire en témoignent. LC

Montage video en hommage aux chanteurs Maria Radner et Oleg Bryjak

RIP

Hommage aux victimes de l’Airbus A-320 Barcelone-Düsseldorf et sincères condoléances à leurs familles

Maria Radner, contralto, victime du crash avec son mari et leur bébé. Elle interprète ici Mahler Symphony N°3 (« O Mensch gib Acht »)

Cette nuit, le New York Times publiait des extraits de la conversation tenue dans le cockpit de l’Airbus qui s’est écrasé dans les montages de Digne. La boite noire ayant été retrouvée rapidement après le crash. http://www.nytimes.com/2015/03/26/world/europe/germanwings-airbus-crash.html?emc=edit_na_20150325&nlid=63815623&_r=0

The French aviation authorities have recovered an audio file from the cockpit voice recorder, but did not say whether it was partial or complete. Credit Bureau d’Enquetes et d’Analyses, via Associated Press

Ces extraits de la boite noire retrouvée révèlent que le pilote ou le copilote est sorti du cockpit et qu’il n’a pu y retourner, la porte étant fermée comme il se doit mais le pilote enfermé ne répondant pas aux coups frappés de plus en plus fort contre la porte par le collègue.http://www.leparisien.fr/faits-divers/en-direct-crash-a320-l-un-des-pilotes-bloque-hors-du-cockpit-selon-la-boite-noire-26-03-2015-4638955.php

Cette information épaissit le mystère qui plane autour des causes de ce tragique accident. On apprend par ailleurs que le copilote n’avait « que » 650 heures de vol mais une experte affirme que la formation des pilotes de la Lufthansa est extrêmement pointue et rigoureuse.

Les centaines de commentaires qui suivent l’information sur le contenu de l’enregistrement des bruits du cockpit, dans l’article du NYT, convergent vers la même question : pourquoi à l’heure où on peut envoyer tout et n’importe quoi dans les nuages-le Cloud- utilise-t-on encore ces boites noires vulnérables et irrécupérables lorsqu’elles tombent au fond des abysses océanes ?

Les lecteurs du NYT s’inquiètent de cette faille dans les systèmes de sécurité aéronautiques car, écrivent-ils, il est indispensable de comprendre les causes des accidents aériens pour éviter qu’elles se reproduisent et aussi pour donner des informations aux familles afin qu’elles puissent avancer sur le chemin du travail de deuil. Certains se demandent même s’ils peuvent faire confiance à des compagnies aériennes qui négligent à ce point les enregistrements des données de vol humaines et matérielles.

Ces lecteurs du NYT pensent qu’il ne devrait pas être compliqué d’envoyer les données de vol en temps réel, par satellite, vers les tours de contrôle et autres services d’observation et sécurité aériens.

Elle, française de gauche, a voté FN. Elle n’est pas la seule …

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Voici un bel article écrit par une femme intelligente et cultivée issue d’une classe modeste mais ayant fréquenté les riches dans les écoles d’excellence qu’elle a fréquentées grâce à son talent.

Ses constats sur la politique française et les conclusions qu’elle en tire sont désormais partagés par des millions de Français qui ne se laissent pas influencer par les accusations opportunistes et malhonnêtes de tous les profiteurs, gagne-gros et gagne-petit-petit qui ont perverti les idéaux de la République.

Pour ma part, j’ignore encore si je voterai FN aux prochaines présidentielles, je réfléchis encore, mais je ne suis pas du tout choquée par celles et ceux qui ont choisi de le faire.

Bravo, Révoltaire !

La Connectrice

Moi, Française de gauche, j’ai voté FN aujourd’hui

Les méchants Francais qui souhaitent un changement maintenant.

Pourquoi, moi, française d’idéologie profondément de gauche, je me suis levée aujourd’hui pour voter FN ? Par racisme ? non. Je suis profondément humaniste et en cela, je suis une digne héritière du siècle des Lumières mais que m’a-t-il pris d’aller voter FN à 13h00 aujourd’hui ? 

Pour moi, François Hollande a enterré la gauche et avec elle, le pire, c’est qu’il a enterré son idéologie. Moi, française, issue de la classe populaire, je crois profondément en l’égalité de tous et j’essaie d’œuvrer chaque jour dans mon métier de prof à faire vivre cette égalité. Quand j’étais petite, je n’aurais jamais pensé devenir prof car je me suis beaucoup ennuyé à l’école. Mon école, c’était : « sois sage et tais-toi ». J’ai eu la chance d’avoir des faciliés (on peut naître pauvre et avoir un cerveau qui est capable de comprendre des matrices sur n dimensions) et j’ai donc été poussée par mes profs à aller en classe préparatoire. N’étant pas de milieu bourgeois, je n’avais aucune vélléité à intégrer une grande école d’ingénieur, donc j’ai préféré passer les concours d’entrée E.N.S non pour devenir prof., mais parce que je ne me reconnaissais pas dans les étudiants de prepas, souvent enfants de médecins, qui préparaient les mines ou polytechnique. J’ai été admissible aux trois E.N.S, moi, française moyenne issue de la plébe, et j’en ai intégré une pour finalement être radiée car comme dans les Thibault, je ne souhaitais pas être un rouage parmi les rouages et je souhaitais sortir des rails. Des rails, je suis sortie pendant 2 ans et j’ai voyagé au travers du monde en quête d’un sens, comme les voyages initiatiques, chers à de nombreux romanciers (et en cela il est absurde de penser que la quête de l’identité est une problématique pour seulement les français issus de l’immigration, nous sommes tous concernés). Me suis-je trouvée ? pas sûr. C’est dans les romans, qu’on se trouve, dans la réalité, on se rend compte qu’il faut trouver un moyen de réintégrer la société au retour même si on n’adhère pas à ses valeurs.

Sur les conseils d’un ami, j’ai lu les programmes Jospin de 1995 et j’ai cru un moment à la possibilité d’un monde meilleur et à une école plus égalitaire et qui avait vraiment comme volonté d’apprendre des choses aux enfants et d’en faire des citoyens éclairés, au sens des Lumières, J’ai donc passé le concours prof. Des écoles et j’ai re-signé pour faire partie de cette éducation nationale-là et cette société-là. Depuis 2008, je déchante. Les idéaux de cette école sont enterrés. Pierre Frackowiak le dénonce. Moi aussi. Et l’école est en souffrance. Nous avons voté en 2012 avec l’espoir que les idéaux issus des Lumières soient de nouveau les axes prioritaires de l’école. Mais le désenchantement continue encore. nous y croyions pourtant aux promesses de la gauche et comme dans une relation que nous aurions eu avec un pervers qui aurait abusé de notre confiance, qui aurait joué de nos espérances, nous vivons les illusions perdues et comme apres une relation perverse, nous nous jetons dans les bras de ceux qui nous mentent le moins même si cette relation est auto destructive.

Peut-être nous faut-il cette période de transition là pour revivre une relation sereine et équilibrée avec la politique et si Marine est cette transition auto destructrice, pourquoi pas ? C’est terrible que cette mafia qui se dit de gauche ait fini par enterrer les idéologies de la gauche. J’aurais dû me méfier. c’est vrai qu’à L’ENS, les meilleurs élèves au concours allaient en physique et les derniers en Physico-chimie. Certainement en est-il de même à l’E.N.A, les meilleurs élèves vont à droite et les moins bons se tapent la gauche ; alors que tous ces gosses de riches finalement ont profondément une idéologie de droite mais leur résultat au concours les prédestine à une couleur politique. J’aurais dû me méfier quand j´écoute Françoise Hardy défendre les privilèges des riches et ma belle-famille les défendre aussi car les priviléges hérités à la naissance.sont les plus durs à remettre en question. Ce sont des acquis. Quand on nait priviligié, on ne peut étre foncièrement de gauche, car d’une certaine manière, les privilèges qu on connaît depuis sa naissance, ne peuvent être remis en question. Seules les personnes issues de la classe populaire, qui travaille la tête dans le guidon tous les jours sans avoir accès aux loisirs, comme le philosophe Michel Onfray, peuvent vraiment comprendre ce qu’est l’idéologie de gauche.J’aurais donc dû me méfier car notre président n’est pas directement issu de la classe populaire donc sa couleur politique ne pouvait être qu’une couleur d’emprunt.

Voilà donc mon parcours des illusions perdues et pourquoi en ce 22 mars contre mes convictions les plus profondes, je ne suis pas allée voter pour la gauche mais pour une transition, pour déboucher sur une nouvelle relation au monde politique. Je suis profondément pour la démocratie et l’égalité. Il faut peut-être fonder une 6eme république plus juste et avoir un président unique est peut-être une conception obsolète de la démocratie moderne. Élire 10 grands citoyens comme dans la démocratie grecque antique est peut-étre une solution pour une démocratie plus juste.

Printemps au balcon. Buttes-Chaumont mars 2015

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Jacinthes, pensées et jonquilles dégagent une odeur suave

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Jacinthes bleues et petites pensées « violetta »

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La plus belle fleur de mon jardin de printemps, Zya 9 ans, toute douceur et bienveillance

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Narcisses « Golden crown ». Odeur subtile et longévité agréable

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Pétales transparents des narcisses « Golden crown »

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Les cyclamens ne cessent de fleurir et refleurir depuis l’automne

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Les faux musulmans de Boko Haram ont encore enlevé 400 femmes et enfants. Qu’en disent les vrais musulmans ?

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Presque chaque jour, des islamistes de Boko Haram, de l’Etat islamique (Daech), d’Al Qaida massacrent, mutilent, volent, violent, enlèvent séquestre détruisent, insultent, menacent, sèment la terreur et minent la culture et l’économie des pays qu’ils sillonnent.

J’attends toujours les manifestations massives de « vrais » musulmans indignés et révoltés par les agissements de leurs co-religionnaires. Et je ne vois rien venir. Comment est-ce possible qu’ils soient si nombreux à dénoncer les Israéliens, les Juifs et les Occidentaux et qu’ils soient aussi silencieux et soumis vis à vis des crimes épouvantables commis au nom d’Allah chaque jour que Dieu fait ?

La Connectrice

Nigeria : Boko Haram kidnappe 400 femmes et enfants

25 Mars 2015, 08h53 | MAJ : 25 Mars 2015, 09h47 http://www.leparisien.fr/international/nigeria-boko-haram-kidnappe-400-femmes-et-enfants-25-03-2015-4635721.php

Damasak (Nigeia), le 15 mars. Des troupes nigérianes traversent un pont qui avait été détruit par les militants islamistes de Boko Haram. 
Damasak (Nigeia), le 15 mars. Des troupes nigérianes traversent un pont qui avait été détruit par les militants islamistes de Boko Haram.  ABBA ALI KAYA / AFP

Alors que l’armée nigériane avait reconquis Damasak il y a une dizaine de jours, des combattants de la secte islamiste Boko Haram ont mené un raid sur cette ville proche de la frontière tchadienne et capturé plus de 400 femmes et enfants. «Ils ont pris 506 jeunes femmes enfants. Ils en ont tué environ 50 d’entre eux avant de partir», a raconté Souleymane Ali, un habitant de la ville.

«Nous ne savons pas s’ils en ont tué d’autres avant de partir, mais ils sont partis avec les autres.»

Des témoignages d’habitants sur cet enlèvement massif ont été rapportés par Toumba Mohamed, lieutenant-colonel de l’armée nigérienne et commandant de la force tchado-nigérienne à Damasak. Selon une habitante citée par le quotidien britannique The Independant, les combattants islamistes ont rassemblé les captifs dans la principale mosquée de la ville avant de les emmener. Elle-même a sauvé ses deux enfants en les cachant chez elle. D’autres n’ont pas eu cette chance. Souleymane Ali a vu son épouse et trois de ses filles enlevées par les hommes de Boko Haram. «Ils m’ont dit que deux de mes filles seraient mariées cette année. Ils m’ont dit aussi : « Ce sont nos esclaves, on les emmène parce qu’elles nous appartiennent »»

La semaine dernière, les troupes nigériennes et tchadiennes qui combattent Boko Haram dans la région avaient découvert sous un pont proche de Damasak les corps d’au moins 70 personnes victimes d’une exécution attribuées à la secte. L’an dernier déjà, la secte islamiste avait enlevé près de 300 lycéennes dans cette même région. Elles n’ont pas été retrouvées à ce jour. Le 12 mars dernier, l’organisation jihadiste Etat islamique (EI) , également appelée Daech, a accepté l’allégeance de Boko Haram.

Les femmes de science qui comptent dans le monde.

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Prix L’Oréal-Unesco : cinq chercheuses récompensées

Cinq femmes scientifiques viennent d’être récompensées par le prix L’Oréal-Unesco, et quinze chercheuses ont reçu une bourse lors de la 17e cérémonie Pour les femmes et la science.

Chaque année, depuis 2007, en partenariat avec l’Unesco et l’Académie des sciences, le prix L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science est attribué à cinq lauréates, une par continent, pour des travaux novateurs en matière scientifique, au plus haut niveau. Deux des récipiendaires 2008, Elizabeth Blackburn et Ada Yonath, ont été récompensées l’année suivante par un prix Nobel. Nul ne peut prédire si la sélection 2015 sera aussi brillamment confirmée par le comité Nobel, mais la sélection de cette année récompense à coup sûr des scientifiques au parcours exceptionnel et fructueux, dans le domaine de la physique, de la chimie, de la médecine, des nanotechnologies et de l’astronomie, comme en témoigne la liste que nous présentons ci-dessous.

La fondation L’Oréal remet également des bourses à des jeunes chercheuses du monde entier, doctorantes et post-doctorantes. Le cru 2014 avait par exemple récompensé Lorène Champougny, une spécialiste des bulles et une passionnée de vulgarisation, que Futura-Sciences avait rencontrée. Les candidatures pour les bourses 2015 sont ouvertes jusqu’au 7 avril prochain.

Les cinq lauréates 2015 autour d’Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco (en veste grise) et Jean-Paul Agon, président de la fondation L’Oréal. À gauche, Dame Carol Robinson et Thaisa Storchi Bergmann, et, à droite, Molly S. Shoichet, Rajaâ Cherkaoui El Moursli et Yi Xie. © Fondation L’Oréal
Les cinq lauréates 2015 autour d’Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco (en veste grise) et Jean-Paul Agon, président de la fondation L’Oréal. À gauche, Dame Carol Robinson et Thaisa Storchi Bergmann, et, à droite, Molly S. Shoichet, Rajaâ Cherkaoui El Moursli et Yi Xie. © Fondation L’Oréal

Les cinq lauréates du prix L’Oréal-Unesco

  • Thaisa Storchi Bergmann, astrophysicienne, lauréate pour l’Amérique latine (Brésil).
    Récompensée pour son travail sur la compréhension des trous noirs, l’un des phénomènes complexes les plus emblématiques de l’univers : elle a été la première à découvrir que de la matière pouvait s’échapper des trous noirs.
  • Rajaâ Cherkaoui El Moursli, physicienne, lauréate pour l’Afrique et les états arabes (Maroc).
    Récompensée pour sa contribution majeure à l’une des plus grandes découvertes de la physique : la preuve de l’existence du boson de Higgs, la particule responsable de la création de masse dans l’univers. Futura-Sciences vient d’évoquer ses travaux à l’occasion du redémarrage du LHC.
  • Yi Xie, chimiste, lauréate pour l’Asie-Pacifique (Chine).
    Primée pour sa contribution très significative à la création de nanomatériaux inédits permettant d’importantes applications dans la conversion de chaleur et d’énergie solaire en électricité. Ses travaux qui visent à lutter contre la pollution et améliorer l’efficacité énergétique ouvrent des voies très prometteuses pour l’avenir.
  • Dame Carol Robinson, chimiste, lauréate pour l’Europe (Royaume-Uni).
    Récompensée pour le développement d’une méthode extraordinaire permettant d’étudier le fonctionnement des protéines, notamment des protéines membranaires, et pour avoir créé un nouveau domaine scientifique : la biologie structurale en phase gazeuse. Son travail pionnier pourrait avoir un impact significatif dans la recherche médicale.
  • Molly S. Shoichet, chimiste, lauréate pour l’Amérique du Nord (Canada).
    Primée pour le développement de nouveaux matériaux pour la régénération du tissu nerveux et pour une nouvelle méthode de diffusion de produits biothérapeutiques dans le système nerveux central.

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Forte d’un engagement de plus de 16 ans pour la promotion des femmes de science, la fondation L’Oréal propose des rencontres avec des femmes de sciences d’aujourd’hui et d’hier sur son média en ligne DiscovHER.

11 Femmes scientifiques qui vont compter en 2015 – 1ère partie

Partout dans le monde, des femmes extraordinaires mènent de brillantes carrières en science. Pour les célébrer, DiscovHER a identifié 11 femmes dont les travaux changent le monde et dont les positions managériales changent le visage de la science. Elles sont d’incroyables exemples pour les prochaines générations de scientifiques, et pour les femmes du monde entier. Cette liste sera révélée en 2 parties.

Geneviève Almouzni

La chercheuse française Geneviève Almouzni est la première femme depuis Marie Curie et sa fille à prendre la direction du Département de la Recherche du prestigieux Institut Curie engagé dans la lutte contre le cancer. Spécialiste du génome, cette talentueuse scientifique est également Directeur de recherche au CNRS où son équipe étudie comment l’ADN est organisé dans le noyau des cellules. En 2013, elle remporte le Prix Européen Femmes et Sciences FEBS/EMBO et devient membre de l’Académie des Sciences.

Fabiola Gianotti

L’italienne Fabiola Gianotti sera en 2016 la toute première Directrice Générale du Centre Européen de Recherche Nucléaire, le CERN, un des plus importants centres de recherche au monde. Elue chef de projet de l’expérience Atlas en 2009, c’est elle qui a confirmé au monde entier en 2012 l’existence du Boson de Higgs. Sur Atlas, elle était en charge de 3000 scientifiques venus de 38 pays, démontrant ainsi son talent de manager. Lorsqu’elle prendra ses fonctions à la tête du CERN en 2016, elle confirmera les qualités qui font d’elle l’une des personnalités les plus importantes en science aujourd’hui.

Jo Handeslman

En juillet dernier, Jo Handeslman, microbiologiste et professeur à Yale, a été nommée par le président Barack Obama Directrice Adjointe du Bureau de la Maison Blanche dédié à la politique scientifique et technologique. Sa mission est d’analyser les impacts de la science sur la politique nationale et internationale des Etats-Unis, et de conseiller le président sur ces questions. Elle est également connue pour son engagement dans l’éducation scientifique et la promotion des femmes en science.

Kanyawim Kirtikara

Kanyawim Kirtikara est une personnalité scientifique majeure en Thaïlande. Depuis 2008, elle est Directrice Exécutive du Centre National pour le Génie Génétique et la Biotechnologie (BIOTEC), un des plus importants centres de recherche Thaïlandais, qui compte plus de 500 employés dont 155 docteurs. Elle est également membre de La Fondation de l’Académie Thaïlandaise des Sciences et de la Technologie.

Hayat Sindi

Hayat Sindi, pharmacologue d’Arabie Saoudite, s’est donnée pour mission de mettre sa vision innovante et son amour de la science au service de populations fragilisées. Elle a ainsi fondé l’Institut pour l’Imagination et l’Ingéniosité (i2insitute) pour apporter des solutions au chômage dans le Moyen Orient. De plus, elle a co-fondé l’institution « Diagnostics for all » (Diagnostiques pour tous) qui vise à offrir des diagnostiques low-cost, en utilisant la biotechnologie et les micro-fluides, aux 60% de la population vivant dans les pays en développement loin des hôpitaux et des infrastructures médicales. Elle est également Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO et nommée par Newsweek en 2012 l’une des « 150 femmes qui font bouger le monde ».

La semaine prochaine, quand DiscovHER présentera la deuxième partie de cette liste, vous découvrirez six autres femmes scientifiques extraordinaires. 

Une Egyptienne a du se travestir en homme pour nourrir sa famille

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Pendant quarante-trois ans, une Egyptienne s’habille en homme pour nourrir sa famille

Aujourd’hui âgée de 64 ans, Sisa Abu Daooh continue à cirer des chaussures à Louxor pour nourrir sa fille Houda et ses petits-enfants. Elle vient d’être honorée par les services sociaux de Louxor (The Social Solidarity Directorate of Luxor ). Source photo http://english.alarabiya.net/en/perspective/features/2015/03/17/Egypt-honors-mother-who-dressed-as-man-for-43-years-to-provide-for-family.html

Sisa Abu Daohh à la télévision égyptienne.
Devenue veuve pendant sa grossesse Sisa Abu Daooh , cette femme courageuse s’est travestie en homme pour transgresser les interdits sexistes de sa communauté. « « J’ai préféré travailler dur, porter des briques ou des sacs de ciment, cirer des chaussures, plutôt que mendier dans la rue pour gagner de quoi vivre et faire vivre ma fille et ses enfants, raconte-t-elle aujourd’hui à Al-Arabiya News. Pour me protéger des hommes, de leurs regards méchants et ne pas être stigmatisée à cause des traditions, j’ai décidé d’être un homme… de m’habiller comme eux et de travailler avec eux dans les villages où personne ne me connaissait. »
En 2013, l’Egypte remportait le triste titre de pire pays pour les femmes dans le monde arabe, selon une évaluation de la Fondation Thomson Reuters, derrière l’Irak, l’Arabie saoudite, la Syrie et le Yémen. Outre la discrimination dans le monde du travail et des salaires moindres, la quasi-totalité des Egyptiennes ont été victimes d’un harcèlement sexuel, jugé « endémique » dans un rapport des Nations unies réalisé en avril 2013…

En Égypte, près de 90% des femmes sont excisées malgré l’interdiction officielle.

Pour en savoir plus

  • Hélène Soumet. Les travesties de l’Histoire. Editions First, Paris mai 2014 , 255 pages. 19,95 €
  • Les ouvrages d’Hélène Soumet

www.helene-soumet.fr

http://www.amazon.fr/H%C3%A9l%C3%A8ne-Soumet/e/B004Z2TUF0

  • La discrimination des femmes est universelle et intemporelle. Les femmes ont toujours été soumises à la loi des hommes qui visait à les cantonner à la reproduction, leur service et leur  plaisir. Certaines, à toutes les époques de l’Histoire ont tenté d’échapper à leur condition subalterne en se travestissant en homme car, jusqu’au XXème siècle en Occident, il n’y avait pas d’autre alternative que tenir un rôle de femme ou tenir un rôle d’homme. Les attributions des unes et des autres étaient extrêmement précises et y déroger constituait un acte contre nature qui était sanctionné par les lois et les religions. En conséquence, le costume des hommes codifiait la virilité en s’inspirant des arts de la chasse et de la guerre tandis que celui des femmes était codifié pour limiter leurs mouvements afin qu’elles incarnent l’idéal féminin de grâce, de douceur, de maternité et de soumission…
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