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Egalité professionnelle. Ecrivez à votre député ! Urgent.

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Illustration Deligne - tous droits reserves

Source dessin http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2013/12/05/en-limousin-l-egalite-homme-femme-au-travail-peut-encore-mieux-faire_1789306.html

Les hommes sont toujours largement majoritaires dans les instances de décision publiques et privées. Ils continuent à traiter les femmes comme des « citoyens » de seconde zone, ils décident pour elles une part congrue des richesses nationales au prétexte qu’elles « seraient faites pour faire des enfants », « que la place d’une femme est à la maison », »qu’elles ne seraient pas fiables quand elles ont des gosses », « qu’elles s’absentent pour bénéficier d’un congé maternité », « qu’elles sont caractérielles quand elles ont leurs règles », « qu’elles ne sont pas obligées de travailler quand elles sont mariées », « qu’elles obéissent plus à leur mari qu’à leur patron », « qu’elles sont susceptibles de quitter leur entreprise pour suivre leur mari », « qu’elles sont plus préoccupées de leurs tâches domestiques que de leur travail », « qu’une femme sème la zizanie quand elle travaille avec des hommes », etc.

Tous ces préjugés sont savamment distillés par les hommes pour justifier la discrimination et l’infériorisation des femmes.

Source dessin http://www.altaide.com/blog/legalite-professionnelle-hommes-femmes-en-12-dessins/

Et pourtant les femmes sont souvent plus diplômées que les hommes, plus consciencieuses dans leur activité professionnelle, plus sincères, plus directes, plus honnêtes, plus humaines et moins manipulatrices.Malheureusement, elles doivent se conformer aux mentalités masculines et, éventuellement faire mieux dans la manipulation, le secret et le mensonge pour se faire une place au milieu de ces guerriers d’opérette sans scrupules. On dit alors que les cheffes sont pires que les chefs alors qu’elles ne sont que les bonnes élèves de ces messieurs.

La société des hommes enferme les femmes dans une position de quémandeuses et se permettent ensuite de le leur reprocher, une réponse perverse à ce rapport de force qu’ils ont créé et qu’ils maintiennent. Les mâles ne veulent pas partager le pouvoir et l’argent.

Le harcèlement sexuel, la prostitution, la marchandisation du corps des femmes dont la GPA  (gestation pour autrui, mères porteuses), les bonne blagues graveleuses que les hommes se racontent autour d’un bock de bière ou d’un godet de pinard font partie de la dévalorisation des femmes en général et de leur travail en particulier. Quelle que soit son statut professionnel, la femme est « bonne à baiser » ou « pas baisable ».

Dessinfemmeorse

Source dessin http://www.blog-emploi.com/journee-de-la-femme-au-dela-des-cliches/

Récemment les journalistes politiques nous donnaient un échantillon des obscénités qui occupent le cerveau des hommes politiques, échantillon valable pour tous les dirigeants de notre société.

Les jeunes femmes qui se moquent des féministes et qui commencent souvent une phrase par « je ne suis pas féministe mais … »ne se rendent pas compte du travail que les féministes ont du abattre pour disposer du droit de vote, de pouvoir voyager et travailler sans l’autorisation du père ou du mari, de pouvoir ouvrir un compte en banque sans l’autorisation du mari, de pouvoir choisir leurs études et d’étudier dans la faculté de leur choix, de choisir leur profession, de disposer de la planification des naissances (contraception et avortement), de se marier et de divorcer selon leur choix, de pouvoir donner leur nom à leurs enfants, de faire valoir la loi du 6 Fructidor An II (1793) qui stipule que « nul ne devra changer de nom de naissance » (autrement dit s’appeler Mme Robert Dupont quand on est née Cécile Martin est un usage et non un droit), pouvoir porter le pantalon sans demander une autorisation préfectorale, avoir en théorie « à travail égal, salaire égal », etc.

Or c’est précisément « à travail égal salaire égal » que s’attaquent les machos qui veulent supprimer les outils de mesure et d’étude des discrimination qui accablent les femmes dans leur activité professionnelle.

Ne nous laissons pas faire, protestons en submergeant les députés de nos courriers indignés.http://foulepower.org/Y7ClCXGZI4

La Connectrice

egalite-homme-femme

 Source dessin https://unsanatixisamblog.wordpress.com/2013/04/30/humour-du-jour-egalite-hommefemme/

Ci-dessous, voici l’outil que le gouvernement veut supprimer :

Altaïr Conseil réalise le diagnostic de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et vous accompagne dans l’élaboration d’un accord ou d’un plan d’action http://www.egalite-hommes-femmes.fr/

Source http://www.sudcam-cmds.org/egalite-professionnelle

N’enterrons pas l’égalité professionnelle !

  • Les femmes touchent des salaires inférieurs à ceux des hommes de 27%;
  • Deux tiers des smicards sont des femmes;
  • Elles représentent 82% des travailleurs à temps partiel;
  • Elles touchent des pensions de retraite inférieures de 40%;
  • Aucune femme ne dirige une entreprise du CAC 40;
  • La quasi-totalité ont déjà été confrontées au sexisme dans leur entreprise;
  • ….

la liste est longue – les inégalités hommes-femmes en entreprises sont criantes!

Mais au lieu de s’attacher à réduire ces inégalités, le gouvernement s’apprête au contraire à nous faire revenir 30 ans en arrière.

Le projet de loi sur le dialogue social du ministre du travail Mr Rebsamen supprime en effet des outils indispensables de lutte contre les inégalités. De l’établissement d’indicateurs, au diagnostique des inégalités, jusqu’à la négociation annuelle sur l’égalité professsionnelle en entreprise, et aux pénalités pour les entreprises ne respectant pas leurs engagements… toutes ces mesures qui commencent à porter leur fruit vont être vidées, voir supprimées.

Notre seul espoir : des amendements qui viennent d’être déposés et qui permettraient de garder et renforcer nos outils de lutte contre l’inégalité. Mais il ne nous reste que quelques jours pour convaincre les député-esréunis en séance dés mardi, de les voter.

Votre témoignage peut avoir un impact!

Envoyez un message à votre député-e en lui disant pourquoi il-elle doit soutenir ces amendements et la lutte contre l’inégalité hommes-femmes! Puis demandez à vos amis d’en faire autant !

Merci

URGENT – Prenez 2 minutes, demandez à votre député-e de voter pour l’égalité professionnelle

Yvette ROUDY

France

26 mai 2015 — Chère signataire, cher signataire,

C’est cette semaine que les député-es vont décider de rétablir ou non les outils de l’égalité professionnelle dans la loi. Nous avons besoin de vous pour leur faire passer le message ! Envoyez un message au député-e de votre circonscription ici : https://www.powerfoule.org/sosegalitepro

Vous avez été plus de 40 000 à signer la pétition pour demander au gouvernement de rétablir dans la loi les outils de l’égalité professionnelle. Ce dernier n’a pas donné suite à notre demande. Il a simplement étoffé la base de données unique des entreprises sans rétablir ni le Rapport de Situation Comparée (diagnostic égalité) ni la négociation dédiée. Ces deux outils sont indispensables pour mesurer les inégalités, les rendre visibles et agir.

Le texte arrive cette semaine à l’Assemblée Nationale. Les député-es vont donc devoir choisir entre supprimer les outils de l’égalité professionnelle ou les maintenir.

A nous de jouer ! Si nous sommes 40 000 à écrire à notre député-e, nous pouvons faire bouger les choses !

Partagez la lettre sur les réseaux sociaux pour qu’un maximum de personnes envoient un message à leur député-e :
Pour partager sur Twitter, cliquez ici : http://ow.ly/Npsvv
Pour partager sur Facebook, cliquez ici : http://ow.ly/NpsAs

A bientôt,

L’équipe de campagne #SOSEgalitepro

http://foulepower.org/Y7ClCXGZI4

Pour écrire à votre député, c’est simple

Pour écrire à votre député, c’est très simple, vous cliquez sur ce lien http://foulepower.org/Y7ClCXGZI4 qui vous donnera le nom de votre député en fonction de votre code postal. Vous indiquerez votre adresse mail, votre nom et il suffira de cliquer au bas de la lettre type pour envoyer ce message à votre député.

Amitié entre espèces différentes

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Les animaux donnent l’exemple.

Le Sriracha Tiger Zoo en Thaïlande s’est spécialisé dans les amitiés entre espèces. Une tigresse orpheline a été nourrie par une truie et des porcelets orphelins ont été nourris par une tigresse. http://www.pattayamail.com/510/features.shtml#hd2

Les porcelets sont habillés de simili tigre non pas pour tromper la tigresse mais pour rendre le spectacle encore plus étonnant et amusant aux yeux des visiteurs.

On ne sait pas ce qu’il advint de porcelets lorsqu’ils furent sevrés.

Tout un site consacré à l’amitié (apparente) entre espèces animales différentes. Un exemple à suivre …

Buttes-Chaumont, botanique de printemps

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01-IMG_1361 Ma première fraise de balcon

02-IMG_1363Cèdres magestueux au desus du lac, à gauche au premier plan un peuplier, à droite un tulipier de Virginie

03-IMG_136404-IMG_136505-IMG_136607-IMG_1368

Rhododendrons et azalées autour de la cascade de la grotte

09-IMG_135808-IMG_1356

10-IMG_136911-IMG_1370 Sommet d’un peuplier12-IMG_137113-IMG_1372 14-IMG_1373

15-IMG_1374De gauche à droite, base d’un peuplier, ginkgo tout neuf, sureau en fleurs, vieux ginkgo

Ci-dessous : pâquerettes, graines de pissenlit « je sème à tous vents », fleur de pissenlit, orties lierre et chélidoine (herbe à verrue). Des usagers du parc cueillent les orties qui sont comestibles et qui sont utilisées dans les campagnes en frictions contre les rhumatismes.

16-IMG_1375 17-IMG_1376 Des Chinois du Cambodge devenus parisiens18-IMG_1377 19-IMG_1378 20-IMG_1379Ci-dessous, pois de senteur, ortie, achillée, coquelicot, moutarde, jeune buddleia

21-IMG_1381 22-IMG_1382 23-IMG_1383 24-IMG_1384 25-IMG_1385 26-IMG_1386 27-IMG_1387 28-IMG_1389

A gauche jeune buddleïa sauvage. Le buddleïa pousse partout, dans les anfractuosités des murs, entre le macadam et les immeubles, sur les talus des emprises des voies ferrées et partout où il se trouve un peu de poussière pour accueuillir ses graines.Des variétés cultivées offrent des grappes plus fournies de couleur blanche ou d’un pourpre profond. La variété sauvage est uniformément mauve.et pâlit vers la fin de la floraison qui dure longtemps. Les fleurs dégagent une odeur suave qui attire les insectes, en particulier les papillons. On l’appelle « arbre aux papillons ». Dans mon enfance il nourrissait  les machaons, de grands papillons aux ailes crème striées de noir terminées d’une queue entourée d’un point orange et d’une frise bleue.

Le machaon serait le plus grand papillon d’Europe et menacé de disparition. Je n’en ai jamais vu dans le parc des Buttes-Chaumont.

Sur cette video on voit un machaon bûtiner un buddleïa

L’épidémie de voiles se renforce aux Buttes-Chaumont

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En ce joli moi de mai, j’ai à peine fait trois pas dans le parc des Buttes-Chaumont que je suis submergée par la vision de nombreuses femmes voilées, toutes accompagnées d’enfants en bas âge. Merci aux femmes musulmanes de contrtribuer à la bonne santé démographique de la France. Enfin, si c’est bon pour la démographie en termes de nombre d’habitants, c’est moins bon pour l’économie étant donné que la plupart de ces femmes et leur famille souscrivent à l’aide sociale.Les mariages aussi se portent bien dans l’arrondissement, au moins un mariage sur deux concerne des maghrébins. Là encore, ce ne serait pas digne de remarque si la plupart de ces mariages n’arboraient pas un drapeau marocain (comme ce matin), tunisien ou algérien.

Ce ne serait pas gênant si à une remarque d’un piéton empêché de traverser par un cortège de voitures, les concernaient ne répondaient pas « vous n’aimez pas les arabes ! » Je précise que le piéton n’avait fait aucune remarque raciale ou religieuse.

Voici donc un échantillon de ce que j’ai vu en 3 mn

1-IMG_13912-IMG_13923-IMG_13934-IMG_13945-IMG_1395Certaines musulmanes comme celles-ci couvre leur tête « par pudeur » mais ommettent de dissimuler leurs fesses et leurs pieds qui sont les véritables objets de la convoitise masculine. Si la pudeur n’est pas en cause, alors il ne reste que l’étendard de l’islam qu’est le voile. Cette femme portant un sac plein était précédée de son époux guidant avec peine la poussette de leur bébé …

Si mes photos étaient sonores, vous entendriez parler l’arabe ou un dialecte africain, toutes les langues de l’Afrique et pratiquement pas de français ou au mieux, un sabir incompréhensible mais tellement pittoresque pour les bobos …

Le Puy du Fou. Une superbe leçon d’Histoire de France

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Philippe de Villiers n’a pas vraiment réussi en politique mais il fait un tabac en tant que producteur avec sa cinescénie du Puy du Fou désormais célèbre en France et dans le monde au point que des pays étrangers cherchent à acquérir les droits du spectacle.

Le Puy du Fou, ce n’est pas seulement un spectacle de qualité, une leçon d’histoire authentique, c’est aussi la renaissance d’une région avec la création de beaucoup d’emplois et l’afflux de spectateurs qui consomment apportant ainsi de l’argent frais à l’économie locale. C’est aussi la mise en lumière (au sens propre et figuré : pyrotechnie) de la Vendée, de son histoire mouvementée et l’implication de sa population en tant qu’acteurs et figurants.Le spectacle est porteur de bonheur et de joie dans une région et un pays qui en ont bien besoin.

Parce que pour monter un spectacle d’une telle ampleur, il faut du monde, beaucoup de monde bénévole, du personnel fixe et donc rémunéré et une poigne de fer pour orchestrer les déplacements de milliers de figurants, la pyrotechnie, les effets spéciaux, les chevaux, les costumes, les accessoires, les lumières, les scènes aquatiques, la régie, la musique, les danses, les faucons et j’en passe.

CARTE D’IDENTITE : Friendly, le Pygargue à tête blanche

La Fauconnerie du Puy du Fou compte 500 oiseaux de 80 espèces différentes. Ci-dessus le pygargue à tête blanche Elle expose tout son savoir-faire dans le spectacle « Le Bal des Oiseaux Fantômes », où vautours, faucons,  milans, chouettes et buses dansent dans le ciel, rasent le public et plongent sur les bras des maîtres fauconniers. Voici le portrait d’un de ces oiseaux d’exception : Friendly, un aigle né et élevé au Puy du Fou. http://www.puydufou.com/histoires-de-ouf/categorie/animaux-2

Même si on ne partage pas les positions politiques de Philippe de Villiers (c’est mon cas) on doit rendre hommage à sa créativité et la volonté de faire revivre sa région d’une aussi belle et efficace manière. Nos pouvoirs publics ne l’ont peut-être pas compris mais la Russieet les USA (Applause Award)  entre autres, l’ont fait.

La Connectrice

Voici un article de Christine Tasin qui met en lumière la valeur inégalée du spectacle du Puy du Fou

Le fabuleux Puy du Fou, c’est tout le contraire de la réforme Belkacem

Publié le 23 mai 2015 – par

Les Epesses-20150521-00495

Nous avons publié récemment une série d’articles incitant parents et grands-parents à contourner l’école publique afin de donner à nos enfants et petits-enfants une instruction digne de ce nom.

http://resistancerepublicaine.eu/lecole-a-la-maison-propositions-de-coups-de-main/

http://resistancerepublicaine.eu/category/ecole-a-la-maison/

Dans cette perspective, programmez une ou, mieux encore, plusieurs journées auPuy Du Fou, en Vendée.

Vous vous régalerez, avec une âme d’enfant retrouvée, en compagnie de vos chères têtes blondes, devant des spectacles à couper le souffle ou à pleurer d’émotion. Il y en a pour tous les goûts, les reconstitutions sont grandioses, château, arènes, villages gaulois… grandeur nature ! Les musiques superbes et de qualité, correspondant à chaque époque. Des reconstitutions historiques de premier plan, sans une seule erreur, des effets spéciaux faisant passer Besson pour un amateur, des combats, des déclarations d’amour, des serments, des danses, des acrobaties, des rires, de l’ambiance, des spectateurs conquis qui hurlent et applaudissent et jouent leur partie. La vie, quoi. La vie telle qu’on la croyait disparue.

Les Epesses-20150521-00504

C’est que l’on retrouve les fondamentaux, les héros auxquels on s’identifie, la lutte contre l’envahisseur et le barbare, la défense des siens, les valeurs de courage, de fidélité à son pays et les siens.

Les Epesses-20150521-00487

Ainsi avons-nous pu savourer la mobilisation paysanne face à l’attaque des Vikings, qui mettait en danger la belle cohésion, la belle entente des villageois francs :

https://www.youtube.com/watch?v=_ZZgQiqTF3A

On crève de voir tout cela disparaître, alors voir ces milliers de visiteurs du Parc sourire, rire, trembler, applaudir Cyrano, Les Mousquetaires, Richelieu, le Bossu… Que du bonheur.

Les Epesses-20150521-00482

On crève de voir tout cela disparaître, alors assister à une cérémonie d’adoubement, entendre un chevalier faire serment de défendre son suzerain et son pays, quel bonheur !

On crève de voir tout cela disparaître, alors assister à un combat dans les arènes entre les Gaulois révoltés et les gladiateurs censés les exterminer, quel bonheur !

On crève de voir tout cela disparaître, alors frémir devant la beauté d’un spectacle, la richesse des décorations et des couleurs des équipages et rire de bon coeur devant une course de chars, quel bonheur !

On crève de voir tout cela disparaître, alors vibrer avec Arthur arrachant Excalibur de son rocher et créant les Chevaliers de la Table ronde, quel bonheur !

On crève de voir tout cela disparaître, alors admirer la parade romaine dans les arènes, la fière louve et les deux bessons défilant en bonne place, quel bonheur !

On peut ne pas partager certaines positions de De Villiers l’homme politique (on ne lui a pas pardonné d’avoir licencié des gens à lui parce qu’ils avaient participé à notre apéro saucisson pinard le 18 juin 2010, par exemple) mais il faut saluer l’homme qui a fait de son département celui où il y a le moins de chômage, où l’on vit bien, où il a créé un musée vivant inégalable dont on vient le prier de vendre le concept au Royaume Uni et en Russie. Ce diable d’homme ne cesse d’augmenter le nombre et le genre de spectacles de son parc, sa capacité hôtelière (vous aurez le choix entre la Villa Gallo-romaine, Cité mérovingienne lacustre, les tentes de François premier etc.), et il vient de créer une école primaire (privée, cela va sans dire) qui doit ouvrir à la rentrée, on y fera l’école – et je gage que l’histoire de France et de la Vendée y auront une grande place- mais on y apprendra aussi les arts du spectacle, du cirque, de la déclamation…

Les Vendéens, bénévoles ou salariés, travaillent au Puy du Fou et y travailleront pendant plusieurs générations, comment mieux ancrer dans le terroir des enfants et leur donner le goût de la solidarité et du plaisir du travail bien fait ?

Bref, laissez tomber, au cas où vous seriez tenté, les parcs Disney et compagnie, faites travailler ceux qui font revivre l’histoire de France, offrez aux vôtres des journées d’authentique bonheur… et faites en même temps l’éducation des enfants. Il y avait plusieurs écoles hier, autant dire que ni les maîtres ni les enfants n’ont perdu leur temps, et certains qui avaient l’air d’être d’origine étrangère ne boudaient pas leur plaisir, ils avaient eux aussi des étoiles dans les yeux.

Le Puy Du Fou redonne fierté et racines, il fait oublier le matraquage qui voudrait que l’on se laisse déposséder en souriant et en silence et favorise même intégration et assimilation. Que demande le peuple ?

Christine Tasin
http://resistancerepublicaine.eu/2015/courez-au-fabuleux-puy-du-fou-pour-contrecarrer-les-immondes-projets-de-bel-kacem/

Féminisme. Les « invisibilisées » au Rosa Bonheur le 3 juin

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Georgette Sand et le Centre Hubertine Auclert vous invitent

Mercredi 3 juin à partir de 19h

au Rosa Bonheur, 2 allée de la cascade, Paris 19°

Georgette Sand s’attaque au processus d’invisibilisation des femmes qui ont fait l’Histoire du monde et lance son  tumblr consacré aux « femmes d’exception » qui ne « sont pas
au Panthéon, rarement dans les livres d’histoire, peu souvent dans les mémoires ».

Qui connaît aujourd’hui Blanche Calloway, Valentina Terechkova, Madeleine Brès ou même Rosa Bonheur, respectivement cheffe d’orchestre américaine, cosmonaute (première
femme à effectuer un vol dans l’espace),  médecin (première femme docteur en médecine de France) et peintre française ?

Le site Invisibilisées réunit ainsi les femmes qui ont fait l’histoire, les femmes qui ont œuvré pour le progrès de nos sociétés et ont été oubliées, voire effacées, de la mémoire
collective. Ce travail de mémoire s’appuie notamment sur le constat de l’invisibilité des femmes dans les manuels scolaires que le Centre Hubertine Auclert a dressé dans ses
différentes études menées chaque année depuis trois ans.

Pour présenter ce projet Invisibilisées ainsi que les études sur les manuels scolaires, le collectif Georgette Sand et le Centre Hubertine Auclert organisent conjointement une
soirée  « Ni vue, ni connue ! »

Au Rosa Bonheur, dans le parc des Buttes Chaumont,

Mercredi 3 juin à partir de 19h

75019 Paris

A noter  : il est conseillé de s’inscrire en envoyant un mail sur contact@georgettesand.org et de venir à l’heure, le nombre de places étant limité.

Les personnes désirant incarner l’invisibilisée de leur choix sont les bienvenues !

A PROPOS DE NOUS

Le collectif Georgette Sand décrypte l’actualité de l’égalité dans les médias, propose une alternative aux codes de genre et se mobilise pour éduquer les réfractaires. Georgette
Sand souhaite encourager la présence et la prise de parole féminines dans les médias et plus généralement sur le devant de la scène. Car faut-il vraiment s’appeler George pour
être prise au sérieux ?

Le Centre Hubertine Auclert, centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes est un organisme associé de la région Ile-de-France qui regroupe plus de 110
membres (associations, collectivités locales et syndicats) et produit de nombreux outils d’analyses (études, actes, évènements…) sur la thématique femmes-hommes.
L’observatoire régional des violences faites aux femmes est intégré au Centre Hubertine Auclert depuis 2013.

Manifeste

Chaque année, 139,4 milliards d’euros* sont dépensés pour éduquer et transmettre un savoir faire et des connaissances à des millions de mains et de têtes laborieuses. Pourtant, cet investissement est gâché : en entreprises, associations et administrations, le pouvoir reste très majoritairement réservé aux hommes. Cette exclusivité influe sur la hiérarchie, les salaires, et la possibilité de valoriser les compétences des femmes. Femmes qui disposent de moins de 30% du temps d’antenne dans les médias où elles restent cantonnées à des rôles de victimes ou de témoins, sans accéder au statut d’expertes.

Serait-ce l’insuffisance de modèles féminins et l’omniprésence des hommes blancs, bien portants et aux cheveux gris qui empêchent les femmes de massivement accéder aux postes à responsabilités ?

OUI ! C’est notre conviction profonde.

La présence des femmes se raréfie dès lors que le prestige, le salaire et les responsabilités croissent. Les quelques femmes de pouvoir servent de faire-valoir alors que les statistiques de sous-féminisation sont accablantes. Celles qui arrivent à occuper une place à hauteur de leurs compétences après un parcours digne de Beatrix Kiddo dans Kill Bill, pensent souvent que les méritantes suivront aisément leur voie. C’est sous-estimer la force des réseaux masculins qui leur permettent de truster les places d’influence. Tant que la méritocratie n’aura pas pris le pas sur l’entre soi, les femmes devront sortir le sabre pour être reconnues.

Alice Guy<br />
On nomme souvent les frères Lumière ou Georges Méliès pour évoquer la genèse du cinéma, n’oubliez plus Alice Guy, qui à la fin du XIXe siècle a réussi à se faire une place au sein du<br />
gotha du cinéma naissant. Femme indépendante, talentueuse et<br />
incroyablement avant-gardiste, elle est persuadée que l’on peut faire<br />
autre chose que filmer la réalité. Elle propose à Léon Gaumont le<br />
premier scénario de la maison Gaumont. Elle fait alors entrer la fiction<br />
 dans le cinéma et devient la première femme réalisatrice et productrice<br />
 au monde en mars 1896 avec La fée aux choux. Scénario après<br />
scénario, tournage après tournage, elle devient une cinéaste alors que<br />
le terme n’existe pas encore (il est attribué à Louis Delluc en 1920). « Votre<br />
 recommandation est excellente mais c’est un poste important, j’ai peur<br />
que vous soyez bien jeune », aurait déclaré Léon Gaumont le jour de sa<br />
rencontre avec Alice Guy Blaché. Du haut de ses 21 ans, elle lui<br />
répondit : « Oh ! Mais ça me passera ». C’est ainsi qu’en mars 1894,<br />
Alice Guy Blaché devient la secrétaire de Léon Gaumont.

Alice Guy, première réalisatrice de films

Valentina<br />
 Terechkova (née en 1937) est détentrice de deux records encore en<br />
vigueur : celui de la plus jeune cosmonaute de l’Histoire et du plus<br />
long voyage solitaire effectué par une femme (une mission de 70 heures et 41 minutes exactement, soit 48 orbites autour de la Terre et trois sacs à<br />
vomi). Malgré sa reconnaissance<br />
et son engagement politique, elle reste peu souvent citée, tant par les<br />
Occidentaux que par les Soviétiques dans le Panthéon de la conquête<br />
spatiale. Les femmes sont aujourd'hui un peu plus<br />
d'une cinquantaine contre 400 de leurs homologues masculins à s’être<br />
envoyé en l'air.

Valentina Terechkova, cosmonaute

run-eat-study-repeat:</p>
<p>congenitaldisease:In 1967, Kathrine Switzer was the first woman to enter and complete the Boston Marathon as a numbered entry. She registered under the gender-neutral name of “K.V. Switzer”. After realizing that a woman was running, race organizer Jock Semple went after Switzer shouting, “Get the hell out of my race and give me those numbers.” however, Switzer’s boyfriend and other male runners provided a protective shield during the entire Marathon. These photographs taken of the incident made world headlines.</p>
<p>inspiration

Kathrine Switzer en 1967 au Marathon de Boston, première femme à y participer et à le terminer. Sur ces photos l’organisateur tente de la chasser mais ses amis la défendent.

Droit de mourir dans la dignité. Lettre ouverte de Madame Pierra à Madame Lambert

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~~Je suis la mère d’Hervé Pierra. Notre fils est resté plongé pendant 8 ans ½ dans un coma végétatif chronique irréversible, à l’âge de 20 ans. Il était figé dans une grande rigidité, paralysé à 100%, inconscient, trachéotomisé et nourri par sonde gastrique. Il s’étouffait chaque jour, depuis le début de son calvaire, dans ses propres glaires, entraînant de récurrentes et éprouvantes régurgitations. Affecté de problèmes pulmonaires persistants à cause de la présence de bactéries multi résistantes, il était placé très souvent en isolement. Sa position fœtale, ses attitudes viciées et le fait de n’être jamais déplacé, avaient provoqué une plaie atone grave (escarre au 4 ième degré). Il est décédé en novembre 2006, après notre requête d’application de la loi Léonetti. Ce parcours, semé d’embûches, a duré 18 mois. Les plus hautes instances politiques et médicales de l’époque étaient intervenues pour faire infléchir le corps médical. Le comité d’éthique de Cochin avait donné son aval ainsi que le docteur Régis Aubry (missionné par Jean Léonetti).

Après le retrait de la sonde gastrique, notre fils est mort en 6 jours cauchemardesques, sans aucune sédation, brûlant, cyanosé et faisant des bonds dans son lit, comme électrocuté. Il s’agit, dans notre cas, qui a été médiatisé, d’un « laisser crever », comme l’a écrit Monsieur le député Jean Léonetti dans son livre « à la lumière du crépuscule ». Les médecins avaient eu peur d’être accusés d’euthanasie si notre enfant avait été sédaté et surtout si son décès était intervenu trop rapidement. L’illégitimité de m’immiscer dans votre affaire douloureuse et personnelle m’a conduite à observer un silence respectueux, marqué par la décence et la retenue. J’ai dû, bien souvent, refreiner mes envies de répondre à vos amis intégristes qui, sans me nommer, me désignaient, avec tant d’autres, dans le clan des « mères indignes ». Ils maniaient pêle-mêle, dans un certain obscurantisme ambiant la diffamation et l’arrogance de ceux qui semblent détenir la vérité en voulant l’imposer à tous. Une tribune de « l’Express », cosignée par six membres de votre famille, dénonce:  » Ils critiquent sans cesse la loi Léonetti et prétendent défendre les 1700 patients qui sont plus ou moins dans la même situation que lui. Tout cela traduit uniquement une position de principe: on ne peut pas débrancher ces patients, quels qu’aient pu être leurs souhaits. Nous appelons ça de l’idéologie, visant à défendre une cause intégriste. Termes que nous assumons totalement. » Comme vous le dites , madame, dans « l’Express »: « qui voudrait vivre comme ça ! » Un de vos fils, avec lequel vous menez cette procédure, a par ailleurs rempli ses directives anticipées allant dans ce sens.

Vous déclarez que votre fils Vincent (dans un état pauci relationnel), « n’est pas un légume, il n’est pas dans un état végétatif ». J’en déduis que vous considérez que mon fils Hervé était donc, pendant 8 ans 1/2, un légume ! Tant de délicatesse et de compassion me touchent !

Vous déclarez, le 6 mai sur « Europe 1″ : « toute maman ferait de la même façon ». Eh bien non madame ! J’ai fait passer l’amour de mon enfant avant tout ! Certes, tout s’est très mal passé et je sais ce que je dois aux intégristes qui refusent l’aide active à mourir aux victimes collatérales des progrès de la réanimation, qui en font la demande, par directives anticipées et après validation d’un collège de médecins.

La FSSPX (fraternité sacerdotale saint pie x), société de prêtres traditionalistes qui a protégé le grand criminel de guerre Paul Touvier (source wikipédia) semble vous instrumentaliser. Les déclarations de votre fils Joseph Lambert, frère de Vincent, dans « l’Obs. société », sont à cet égard édifiantes :  » Aujourd’hui, ma mère est partie dans un combat qui n’est plus seulement celui d’une mère pour son fils. Mes parents auraient pu louer un appartement à Reims pour être plus proches de Vincent. Mais ma mère ne pouvait pas quitter la Drôme, où elle s’est installée pour se rapprocher du monastère Sainte Madeleine du Barroux, où l’un des mes demi-frères a longtemps été moine. La religion, c’est tout pour elle. » Très catholiques, Viviane et Pierre Lambert avaient pourtant déjà l’un et l’autre une famille quand ils se sont rencontrés. Lui était gynécologue, militant anti-avortement, elle, assistante, distribuait aussi des tracts pro-vie. Les enfants Lambert ont grandi dans cet univers corseté, élevés dans des pensions de la Fraternité Saint-Pie-X. Vincent, lui, se révolte durant l’adolescence, c’est un garçon entier, extrême, avec sa part d’ombre, ses blessures secrètes et une rancoeur sourde contre ses parents, celle de ne pas avoir été assez protégé enfant. Comme leur aîné, Joseph et Marie ont choisi de s’éloigner de cette religion écrasante à la maison, où il fallait le dimanche « faire le chapelet ». Seule leur soeur Anne est restée du côté des parents. Elle s’est également portée partie civile, même si elle semble dépassée par la tournure qu’ont pris les événements. Vincent avait profondément rejeté les valeurs de mes parents, je leur en veux beaucoup de l’utiliser pour leur croisade », note Joseph qui ne leur a quasiment plus adressé la parole depuis !

Intimidations et menaces de mort sont des pratiques courantes de cette « secte » et, le docteur Kariger (ancien médecin de Vincent) qui en a fait personnellement les frais, a démissionné par crainte pour sa vie (source: journal « la Croix » du 4/07/2014). Sa posture est respectable. Cette congrégation rigoriste et révisionniste, a un passé émaillé de scandales. Fustiger le siècle des lumières, le libéralisme, la laïcité, est la règle ! Son fondateur, Monseigneur Lefèbvre, déclarait, au mépris du respect de la loi de séparation de l’église et de l’état et, dans une pure tradition anti-démocratique : « voter socialiste, c’est voter contre Dieu » !

Pour notre part, notre cheminement a été tout autre et l’épreuve de la douleur nous a unis mon mari, moi-même et nos adorables filles dans un « combat » commun pour libérer notre fils. Il fut l’objet de tout notre amour. Nous avons choisi de vivre à quatre kilomètres de la structure ou il était hospitalisé. Mes visites étaient ainsi quotidiennes pendant 8 ans 1/2. Je le massais moi-même quand les kinésithérapeutes ont cessé leurs soins, à cause des rétractations trop importantes de son corps. J’ai demandé à voir leur travail, à comprendre et imiter leurs gestes d’effleurement. Toute ma famille vouait une véritable admiration aux infirmières et aides-soignantes. Elles ont été discrètes, professionnelles et chaleureuses. Nous militons depuis le décès de notre fils pour que les victimes collatérales des progrès de la réanimation ne soient pas abandonnées, par l’institution, à leur triste sort, ni dans la vie, ni dans la mort. Madame Marie-Geneviève Lambert, demi-soeur de Vincent, s’est exprimée à ce sujet sur son blog du « Huffington Post »: « La situation de Vincent est la conséquence d’une performance scientifique qui est allée très loin sans pouvoir le ramener complètement parmi nous. Vincent est abandonné entre la vie et la mort, à ce qui, dans la nature n’est vécu qu’au stade de l’agonie: une agonie pendant des années, biologiquement stabilisée, monstrueuse, et qui va, on le sait maintenant, inexorablement vers une détérioration. »

Je me suis sentie si impuissante devant l’injustice d’une souffrance terrible imposée à mon fils par l’institution. C’est terrible et destructeur ! Il s’étouffait sans cesse car il faisait des fausses routes permanentes, déglutissant sa propre salive à minima. Quel sens donner à cette non vie de souffrance, alors que les IRM attestaient de lésions cérébrales très graves et irréversibles ! Quelle mère aurais-je été de ne pas me battre pour sauver mon fils ? Eh oui madame ! Sauver mon fils qui ne pouvait plus être en vie, le sauver par la libération apportée par la mort ! Je dois bien l’avouer, cependant, c’est la plus difficile preuve d’amour, d’amour-abnégation, que l’on puisse donner à son enfant. C’est mon chemin de croix ! J’accepte que l’on puisse ne pas penser comme moi, mais je vous récuse le droit de vouloir imposer quoi que ce soit à qui que ce soit ! Vous et les vôtres avez déjà gagné une grande « bataille ». En battant le pavé parisien, au cours de « la manif pour tous », vous avez « intimidé » le pouvoir qui, frileux, ne tient pas ainsi ses promesses sur l’aide active à mourir. Tous les jours, je suis hantée par le rapport du comité d’éthique de l’hôpital Cochin, sur les 25 cas étudiés de très grands prématurés non viables. Ils meurent en 8 à 20 jours par manque de nutrition et d’hydratation. Je pleure, j’ai honte et j’ai mal en lisant dans le journal « libération » du 28 février 2014:  » Un autre parent relate : «On a vécu l’enfer, cela a été trop, trop long, on attendait, on attendait ; la dernière semaine, on n’arrivait plus à y aller». Ou encore : «Ils m’avaient dit que ce serait court, cela a duré dix-huit jours, c’était un bébé potelé, à la fin elle était devenue méconnaissable.» Un médecin avoue : «Au bout de huit jours, la tentation de l’euthanasie devient lancinante.» Elizabeth Belghiti, psychologue déclare : «C’est un sentiment d’effroi. Il y a quelque chose d’inconcevable. Comment ne pas nourrir un nourrisson, alors qu’un enfant, on le nourrit, c’est le lien». Un médecin réanimateur déplore : «Il y avait une atmosphère difficile, les infirmières pleuraient, le visage du nourrisson devenait si lisse que l’on ne voyait plus d’expressions».

Nous avons reçu les excuses du conseil de l’ordre des médecins, l’amour et la compassion de tous. Seuls les intégristes religieux nous ont cloués au pilori. Monsieur Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, écrivait, concernant l’agonie de mon enfant : « spectaculaire agonie provoquée par une décision parentale ». Le même pieux auteur s’insurgeait contre Marie Humbert : « voilà qu’on érigeait en modèle d’amour une femme capable de donner la mort à son enfant au nom d’un parallélisme terrifiant : je lui ai donné la vie, n’ai-je pas le droit de lui donner la mort !  » C’est un tantinet réducteur et écoeurant, ne trouvez-vous pas ?

Voyez-vous, madame, je suis à des années lumière de votre perception des choses alors, de grâce, pas d’amalgame !

Quelle ne fût pas ma stupéfaction de vous voir défiler sous l’étendard « je suis Vincent », travestissant ainsi ce qui fût l’exact contraire de ce que vous prônez : la laïcité travestie en obscurantisme et combat personnel !

Le dolorisme érigé en vertu chrétienne m’exaspère et, c’est sans retenue que je prie Dieu de nous délivrer des trois religions monothéistes et autres sectes. Celles-ci s’invitent de plus en plus dans les débats législatifs, en totale opposition avec les valeurs portées si haut de la laïcité.

L’ambivalence du droit est telle que la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme provoquera à n’en pas douter un tollé, quelle qu’elle soit !

Je respecte votre douleur , madame, et souhaite l’apaisement à chaque membre de votre famille. J’ai une pensée particulière pour votre fils et votre petite fille. La fille de Vincent, pourra légitimement se dire, un peu plus tard, que parfois, « les grands », déchirés par leurs passions semblent perdre la raison !

Danièle Pierra

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