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#balancetonporc. Hommes solidaires, comment répondre ?

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2017/10/29/11-facons-dont-les-hommes-peuvent-repondre-de-maniere-productive-au-mouvement-moiaussi/

11 façons dont les hommes peuvent répondre de manière productive au mouvement #MoiAussi

Le hashtag #MoiAussi a encouragé certains hommes à faire allusion sur Internet à leurs comportements misogynes, mais ils doivent aller au-delà de confessions sur les médias sociaux.

Plus tôt cette semaine, Meghan Murphy a proposé quelques suggestions sur ce que nous pourrions demander aux hommes, à la lumière du hashtag viral #MoiAussi, qui visait à rappeler aux hommes béatement ignorants (ou obstinés) l’omniprésence de l’agression sexuelle et du harcèlement perpétrés par des hommes contre des femmes partout.

Certains hommes ont répondu en reconnaissant qu’ils participent à la misogynie. Certains hommes ont admis être coupables de harcèlement ou d’agression sexuelle. Certains hommes ont présenté des excuses pour avoir laissé d’autres hommes agir ainsi. Mais, même si ces hommes peuvent être bien intentionnés, ce type de réponses sur les médias sociaux ne constitue pas nécessairement une action productive. C’est pourquoi, l’équipe de Feminist Current a compilé une liste (partielle) de suggestions à l’intention des hommes qui voudraient réagir d’une manière productive face au problème de la violence masculine contre les femmes, au-delà d’un étalage de vertu personnelle (virtue signalling) sur Internet.

1) Prenez conscience du nombre de femmes qui sont dans votre vie et qui ont révélé publiquement cette semaine avoir été agressées ou harcelées sexuellement, et laissez cette conscience vous mettre mal à l’aise. Évitez la réaction défensive du « Pas tous les hommes ». Même si vous n’avez pas personnellement agressé sexuellement une femme, ce comportement fait partie de notre culture ; vous devez donc vous attaquer au fait (pour le changer) qu’à l’échelle internationale, une femme sur trois a été exposée à de la violence physique ou sexuelle et que presque toute cette violence est perpétrée par des hommes.

2) Arrêtez de traiter les femmes et les filles comme avant tout « jolies ». Cela signifie éviter de complimenter d’abord et avant tout les filles et les femmes sur leur apparence. Beaucoup d’entre nous faisons cela sans même réfléchir (nous commençons tôt, aussi, en disant aux fillettes qu’elles sont « jolies » ou en commentant leurs tenues), mais de tels commentaires renforcent l’idée qu’être considérée comme attrayante ou désirable est la chose la plus importante qu’une femme ou une fille peut espérer.

3) De même, commencez à prêter attention à la façon dont vous regardez/considérez les femmes. Si la première chose que vous faites quand vous voyez une femme dans la rue est de la mater de haut en bas pour évaluer si elle est « baisable », arrêtez ça.

4) Arrêtez de traiter toutes les femmes comme d’éventuelles partenaires sexuelles, plutôt que simplement comme des personnes intéressantes ou agréables. Si une femme souhaite être votre amie, c’est une bonne chose, pas un échec. Extirpez le concept de « friendzone » (zone de simple amitié) de votre vocabulaire et remplacez-le simplement par le mot « amie ». Les femmes ne perdent pas leur valeur simplement parce qu’elles ne souhaitent pas avoir de relations sexuelles avec vous.

5) Refusez de consommer de la pornographie ou de payer pour du sexe. L’industrie du sexe dit que les femmes sont des choses à acheter et à vendre, à utiliser et à exploiter par les hommes. La pornographie comme la prostitution renforcent l’idée que les femmes existent pour le bon plaisir des hommes. Ces industries sexualisent le viol, la violence et l’oppression. Peu importe si une femme « choisit » de participer à cette industrie pour survivre, l’effet général du commerce du sexe est de déshumaniser les femmes. Inventez des façons de contester les hommes à ce sujet et de leur en parler.

6) Avez-vous maltraité des femmes lors de rencontres sexuelles ? Reconnaissez-le et présentez vos excuses à la femme ou aux femmes que vous avez blessées. N’attendez pas de réponse. Ne vous attendez pas à être pardonné. N’ayez aucune attente. Ne demandez rien à la ou aux femmes que vous avez violentées ou blessées. Ne vous cherchez pas des excuses. Contentez-vous de reconnaître votre comportement et de vous excuser. Et ne le refaites jamais.

7) Subventionnez discrètement des événements, médias et organisations féministes. Vous pourriez, par exemple, faire don d’une part de votre salaire hebdomadaire représentant l’écart de rémunération entre hommes et femmes (13 pour cent) à une organisation qui soutient directement les femmes victimes de violence masculine. Vous n’avez pas besoin de vous en vanter sur les réseaux sociaux – le but n’est pas que vous soyez récompensé.

8) Portez-vous bénévole dans l’équipe de nettoyage après un événement féministe. Ou pour cuisiner des mets. Ou pour collaborer au service de garde d’enfants. Faites tout acte que des féministes vous demandent de faire pour que leur événement puisse être un succès.

9) Apprenez à écouter. Évitez de dominer dans les conversations. Lorsque vous rencontrez une femme dans un bar, que vous parlez à des amies ou à des collègues, ou lorsque vous parlez à votre partenaire, par exemple, pratiquez une écoute active et soyez conscient d’à quel point vous interrompez/parlez beaucoup/vous imposez dans les conversations. Est-ce que vous posez des questions ? Est-ce que vous écoutez les réponses ? Entendez-vous ce que les femmes disent ? Les hommes passent beaucoup de temps à couper la parole aux femmes et à s’adresser à elles d’un ton péremptoire ; ils doivent passer plus de temps à écouter, car les hommes sont socialisés à ne pas être conscients de l’espace qu’ils occupent dans le monde. Ce n’est qu’un exemple de la façon dont se manifeste le pouvoir masculin. Ce comportement dissuade les hommes d’être en empathie avec les femmes et de travailler à mieux comprendre leurs expériences.

10) Ne neutralisez pas les problèmes qui ne sont pas neutres à l’égard du genre. Il ne sert à rien d’insister sur le fait que la violence masculine à l’encontre des femmes est un « problème humain ». Il est inutile de dire que « la culture du viol n’a pas de sexe ». Il est inutile de dire que vous êtes contre « toute forme de violence ». Oui, des hommes vivent de la violence et des agressions commises par d’autres hommes, mais cela n’annule pas le fait que la violence masculine à l’encontre des femmes est systémique. Répondre de cette manière équivaut essentiellement à banaliser l’expérience des femmes, comme répondre «  toutes les vies comptent » [lorsqu’on entend « Black Lives Matter »]. Le mouvement #MoiAussi tient les hommes pour responsables de la violence qu’ils exercent à l’encontre des femmes, et pour remédier efficacement à cette violence, nous devons nommer le problème et le prendre par la racine.

11) Comprenez que, en tant qu’homme, vous ne serez jamais pleinement capable de comprendre ce que les femmes vivent au jour le jour, sous le patriarcat. Il n’y a pas eu un seul jour dans l’histoire du monde où une femme n’a pas été violée ou battue par un homme. Les femmes vivent, chaque jour, dans la peur de la violence masculine. La vie des femmes est façonnée par la culture du viol et par le regard masculin d’une foule de façons – explicites ou subtiles –, de la haine de leur corps au syndrome de stress post-traumatique, en passant par les choix que nous faisons en matière de travail, de voyages, de relations, de vêtements, de relations sociales et plus encore. Croyez-nous quand nous vous parlons de ces expériences. Croyez-nous quand nous vous disons que c’est un problème énorme et urgent. Croyez que nous ne cherchons pas à dramatiser ou à attirer l’attention. Croyez-nous, même si vous ne comprenez pas complètement. Nous ne déversons pas notre traumatisme en ligne pour le plaisir.

 

Version originale : http://www.feministcurrent.com/2017/10/22/14-ways-men-can-respond-productively-metoo/

Traduction : TRADFEM

Au Québec, des hommes solidaires des harcelées

https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2018/01/28/des-hommes-appuient-etmaintenant/

Des hommes appuient #Etmaintenant

Vous n’êtes pas sans savoir que les mouvements #Moiaussi, #Metoo, #Balancetonporc, etc. bouleversent l’ordre (patriarcal) des choses. À la suggestion d’amies féministes, nous avons rédigé une lettre d’appui. Nous espérons que vous accepterez de la signer. Son modeste objectif est de renforcer la lutte et de montrer que des hommes s’engagent aux côtés de ces mouvements.

Veuillez par retour de courriel me dire si vous signez et, dans ce cas positif, m’indiquer ce que l’on peut mettre à côté de votre signature.

Lesdites signatures peuvent m’être adressées à poulin@uottawa.ca.

Le mouvement #Etmaintenant, lancé par une centaine de féministes québécoises, expliquait : « Nous voulons continuer sur cette lancée, les hommes à nos côtés. Tellement reste à faire ! Afin que les politiques publiques, la culture des entreprises et des institutions, les contenus médiatiques – eh oui, les relations amoureuses et sexuelles – évoluent dans le sens d’une véritable égalité entre les sexes. »

Nous sommes des hommes qui appuyons les mouvements #Moiaussi, #Metoo, #Balancetonporc et #Etmaintenant. Nous répondons donc positivement à cet appel.

La libération de la parole des femmes a permis une certaine libération de la parole d’hommes harcelés et agressés sexuellement. C’est une première, et l’on doit s’en réjouir.

Dès le début du mouvement #Moiaussi, on a vu se développer une réaction (dans le sens de réactionnaire) qui a adopté différentes formes, comme celui du « droit d’importuner » au prétexte d’une misère sexuelle masculine. Celui aussi de prétendre que les hommes de pouvoir, qui ont abusé de leur pouvoir, avaient le bénéfice du doute au motif de la « présomption d’innocence », eux qui, pour plusieurs, ont sévi pendant des décennies, en bénéficiant d’une impunité impardonnable, et qui, par le fait même, ont pu multiplier leurs agressions.

On aurait tort de croire que les agressions sexuelles et les harcèlements sont le fait de quelques dérives individuelles. Au Québec, une femme sur trois a été victime d’au moins une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans. Cependant, les infractions sexuelles sont plus fréquentes (53% des cas) chez les moins de 18 ans, surtout chez les filles, mais aussi chez les garçons. On peut donc s’avancer à conclure que le nombre d’agresseurs sexuels est très important, qu’il ne s’agit pas d’un phénomène marginal, limité à quelques individus prédateurs. L’enquête ESSIMU au Québec a révélé que près de 37% des universitaires (employéEs, étudiantEs, professeurEs) ont subi une forme de violence sexuelle (harcèlement sexuel, comportement sexuel non désiré, coercition sexuelle). De 40 à 50% des femmes des pays de l’Union européenne auraient subi des avances sexuelles non désirées, des contacts physiques ou d’autres formes de harcèlement sexuel au travail. Aux États-Unis, 83% des filles âgées de 12 à 16 ans auraient subi une forme ou une autre de harcèlement sexuel dans les écoles publiques. Les harceleurs sont donc très nombreux.

La culture du viol et de l’agression ne relève donc pas de l’épiphénomène ni de la misère sexuelle réelle ou présumée des hommes, mais s’inscrit dans des structures sociales (et par le fait même mentales) de nos sociétés.

L’agression sexuelle est d’abord et avant tout un abus de pouvoir. C’est parce que l’agresseur se sent autorisé qu’il impose ses volontés à une personne réifiée, réduite au rang d’objet sexuel ou de jouet de son désir de pouvoir sur autrui. Les structures de pouvoir hiérarchiques sont déterminantes dans ce cas. Y résister n’est pas chose facile. On sait le sort que connaissaient autrefois les victimes d’agresseurs puissants et bien placés dans la société : elles étaient condamnées sans appel, et les agresseurs jouissaient d’une impunité quasi totale. Toute structure hiérarchique, qui voue un culte à l’autorité arbitraire et à la suprématie mâle, favorise ces abus : églises, sectes, armées, clubs sportifs, clans, familles, monde des affaires, etc. Ce sont surtout les femmes qui en font les frais, mais il reste qu’un statut inférieur place un individu dans la mire du prédateur sexuel, les femmes occupant la plupart du temps ce rôle, mais pas seulement les femmes : les enfants certes, filles et garçons, mais aussi des hommes.

La virilité hégémonique s’exprime dans les prisons par les viols d’hommes qui sont ainsi infériorisés et qui, par conséquent, pour un certain nombre d’entre eux, deviennent des objets sexuels. Au Québec, le producteur, qui était omniprésent à l’écran de la télévision québécoise, Éric Salvail, harcelait sexuellement ses employés masculins. Dans la mode masculine, il semble y avoir eu des comportements analogues envers les mannequins masculins. On savait que les petits garçons étaient une cible de prédateurs sexuels dans la famille, l’Église, etc. Or, maintenant, des hommes adultes osent parler de ce qu’ils subissent ou ont dû subir par des hommes qui sont mieux placés qu’eux dans la hiérarchie sociale, dans la hiérarchie du pouvoir et de l’argent.

Il est désolant, mais ce sera sans doute salutaire, de réaliser que les hommes comprennent l’importance de l’agression sexuelle à partir du moment où ils peuvent se voir comme des victimes potentielles. Les cas de célébrité portés à l’attention du public (de même que les cas de viols d’hommes lors des guerres par exemple) contribuent à saper la confiance aveugle des mâles aux structures de pouvoir.

Les appels à ne plus accepter ces comportements sont sincères, mais le changement social ne se fera pas sans changement des relations de pouvoir dans la société. On peut par exemple s’émouvoir de la désolation des humoristes en réunion de crise, mais on n’oubliera pas que nombre d’entre eux gagnent leur vie à traiter les femmes de tous les noms et à les rabaisser. Les agresseurs perdent une partie de leur pouvoir, mais il reste beaucoup d’hommes puissants à l’abri des aléas de la vie. Ce sont leurs employéEs qui subissent les contrecoups en perdant leur source de revenus. En plus de risquer leur propre emploi, les victimes craignent d’en faire perdre à d’autres. Ces réflexions éthiques sont absentes chez les personnes en situation de domination. Cela fait d’ailleurs partie des considérations qui se bousculent dans la tête des victimes si peu promptes à dévoiler ce qu’elles ont vécu, déjà qu’elles se sentent coupables de ce qui leur est arrivé.

Le système judiciaire et son fonctionnement ne sont absolument pas adaptés aux causes d’agression sexuelle et de harcèlement dans lesquelles les aspects des contraintes psychologiques liées au statut social et financier sont déterminants et où la collecte des preuves reste très difficile. Qui doute encore que la justice a deux vitesses ? Les plus fortunés se paient les meilleures firmes d’avocats, les mieux à même de performer devant des juges qui viennent rarement des classes défavorisées ou dominées et qui, de ce fait, comprennent fort mal les structures d’oppression, quand ils n’ont pas un préjugé favorable envers elles. On se rappellera que, jusqu’aux années 1970, les femmes n’avaient pas le droit de siéger comme jurées.

Celui qui a l’argent et le pouvoir a un avantage constant sur les personnes qui doivent vendre leur force de travail pour vivre. Cette force de travail est une marchandise qui se négocie sur le marché des forces de travail (marché dit de l’emploi), c’est ce qui accorde à la personne qui a du pouvoir une formidable prépondérance. L’argent et le pouvoir sont le nœud des choses ; ils lient, rabaissent et soumettent la personne-force de travail, tout en rendant le rapport impersonnel, réifié. Le sentiment de supériorité des payeurs, lequel fait partie intégrante de leur plaisir, est lié à l’acte de location de la force de travail et à la déshumanisation qu’elle implique (processus de marchandisation). Ces hommes de pouvoir ne recherchent pas la réciprocité. C’est précisément la subordination des gens qui est source de plaisir. Et ce plaisir est accentué par un sentiment d’impunité. L’argent et le pouvoir apparaissent comme des substituts à la virilité.

Dans les sociétés capitalistes patriarcales, les sexualités masculines hégémoniques fonctionnent en grande partie au moyen d’un désir univoque. C’est aussi très souvent un appel à une consommation rapide. Le temps des relations sexuelles est généralement déterminé par l’éjaculation, qui marque l’objectif et la fin de la relation sexuelle. Dans cette consommation, il y a survalorisation de la place et de la fonction du pénis. Cette sexualité se présente comme réductionniste et fonctionnelle, si ce n’est utilitariste et contingentée (limitée). Elle est également dissociée (sexe et sentiments). Ce qui nourrit les industries du sexe : prostitution, pornographie, tourisme de prostitution, traite des femmes et des enfants…

Tant que nous n’aurons pas appris à vivre civilement l’économie de nos rapports sexuels, il ne sera pas question de fermer les volets sur la souffrance imposée par les rapports de pouvoir, notamment les rapports de genre.

C’est pourquoi il est important, en tant qu’hommes, de donner un soutien ferme et indéfectible à la parole qui se libère, à la résistance aux agressions, à la renégociation de rapports basés sur le consentement et non sur la prédation ou la domination.

Francis Lagacé, écrivain et militant des droits sociaux

Richard Poulin, éditeur, prof émérite (Université d’Ottawa) et prof associé (IREF-UQAM)

Premiers signataires :

Guy Bellemare, prof titulaire, département de Relations industrielles (UQO)

Marc Bonhomme, militant 

Martin Dufresne, traducteur proféministe 

Didier Epsztajn, animateur du blog Entre les lignes, entre les mots 

Marc-André Éthier, prof de didactique en histoire (UdeM) 

André Frappier, Chroniqueur à Presse-toi à gauche et à Canadian Dimension et membre de la direction de Québec solidaire 

yeun lagadeuc-ygouf, aide-soignant 

David Mandel, prof sciences politiques (UQAM) 

Ianik Marcil, économiste indépendant 

Bernard Rioux, rédacteur de Presse-toi à gauche 

Sébastien Rioux, prof adjoint (UdeM) 

Michel Roche, prof de science politique (

Ianik Marcil, économiste indépendant 

Bernard Rioux, rédacteur de Presse-toi à gauche 

Sébastien Rioux, prof adjoint (UdeM) 

Michel Roche, prof de science politique (UQAC) 

Michel Taylor, Fonds immobilier FTQ

Des hommes solidaires de #metoo. Bravo !

La parole des femmes du mouvement #balancetonporc #metoo #moiaussi ne sera vraiement entendue que si des hommes la soutiennent et la relaient contre la Réaction de ces hommes qui usent de tous les arguments pour l’étouffer.

Ce n’est qu’ensemble qu’hommes et femmes changeront les relations femmes/hommes et le mouvement actuel nous en donne l’occasion.

Zeromacho s’est déjà distingué par ses prises de position contre l’oppression, l’exploitation, la réification et le mépris des femmes. Il s’est distingué contre vents et marées machistes contre la prostitution et en faveur de la pénalisation des clients de prostituées. Aujourd’hui, il monte au créneau pour exprimer sa solidarité avec les femmes qui dénoncent le harcèlement sexuel, preuves à l’appui.

Messieurs, au lieu de pleurnicher sur la délation, la haine de l’homme blanc, la menace contre vos prérogatives machistes, une pseudo menace contre le plaisir de séduire et de courtiser, rejoignez Zero macho ou créez votre groupe de soutien aux victimes du harcèlement sexuel, exprimez vôtre compréhension de ce problème de société intemporel mais toujours machiste, ne restez pas dans vôtre coin à ressasser vos craintes totalement injustifiées si vous n’êtes pas un porc ou si vous avez été un porc et le regrettez. Prenez position contre les porcs, dites vôtre désapprobation, intervenez lorsque vous êtes témoin, vous n’en serez que plus virils 😉 Nous serons admiratrices et ne vous en aimerons que davantage.

La Connectrice

Nous, hommes solidaires de #MeToo…

https://zeromacho.wordpress.com/2018/01/30/nous-hommes-solidaires-de-metoo/comment-page-1/#comment-1319

English text below
Nous, hommes solidaires de #MeToo…
Ni haine des hommes ni puritanisme,
#MeToo est une chance de libérer la sexualité !

Des millions de femmes courageuses et solidaires ont lancé, porté et relayé dans des dizaines de pays le mouvement #MeToo. Un tournant historique ? Plus encore : une mutation dans les relations entre femmes et hommes !

Nous nous sentons interpellés par cette libération de la parole des femmes, par cette révolte mondiale contre les violences sexuelles et sexistes, par cette dénonciation justifiée des privilèges et abus masculins, dans un  monde machiste, c’est-à-dire inégalitaire, injuste et violent envers les femmes et les filles.

Les hommes qui insultent, harcèlent, agressent, prostituent ou violent des femmes ont bénéficié trop longtemps de l’impunité et d’une large tolérance sociale.

Nous aussi, nous disons « ÇA SUFFIT ! »
Nous, hommes, nous désolidarisons des hommes qui commettent des violences sexuelles et sexistes. Nous déclarons notre solidarité avec les femmes victimes, et soutenons le mouvement #MeToo.

À ceux et celles qui se réclament de la « liberté sexuelle » pour discréditer ou traiter avec condescendance les personnes engagées contre les violences sexuelles et sexistes, nous disons que la sexualité est la rencontre de deux désirs, en vue d’un plaisir partagé.

Les mêmes qui, hier, au nom d’un prétendu « libertinage », défendaient le droit des hommes prostitueurs à imposer par l’argent un acte sexuel, semblent confondre harcèlement, drague, agressions et séduction.

Nous affirmons que la sexualité se libère si la société agit contre les violences physiques, psychologiques ou économiques. Nous élevons nos enfants dans le respect de l’autre et de sa liberté.

Le moment est historique : c’est aussi aux hommes de réagir. Soutiendront-ils par leur silence les prédateurs sexuels ? Prendront-ils la parole à leur tour pour dire qu’ils sont des alliés des femmes, qu’ils sont solidaires des victimes et non des agresseurs ?

Dans les dénonciations des femmes qui disent #MeToo, nous ne percevons ni « haine des hommes » ni puritanisme. Nous voyons là au contraire une occasion pour tous les hommes de marcher aux côtés des femmes plutôt que de leur marcher dessus.

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Au Québec, un autre texte d’hommes a été lancé par Richard Poulin le 26 janvier 2018 : voir
http://plus.lapresse.ca/screens/acc5b714-c052-40c0-8f21-31d9251e32ce__7C___0.html

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On October 19 2017, just days after the movement began, Zeromacho publicly stated our support for the women who dared to say #MeToo (see https://zeromacho.wordpress.com/2017/10/19/action-n-58-solidaires-des-victimes-19-octobre-2017/)
Now more and more men are choosing to declare that they are on the women’s side, particularly through the https://tinyurl.com/hommes-solidaires-metoo manifesto, which we invite you to sign on line and to share. Zeromacho is with them.

As men, we declare our support for #MeToo: expressing neither hatred of men nor puritanism, #MeToo is a chance for true sexual freedom!

Millions of brave, united women have built the #MeToo movement, spreading it to dozens of countries. A historic turning point? More than that: a mutation in female-male relations!
We feel concerned and inspired by this freeing up of women’s voices, this global uprising against sexual and sexist violence, this wholly justified condemnation of male privilege and abuse in a macho world – i.e. one that is unequal, unjust and violent towards women and girls.
Men who insult, harass, aggress, prostitute and rape women have benefitted from impunity and social acceptance for far too long.
We too say “TIME’S UP!”
As men, we disassociate ourselves from men who commit sexual and sexist violence.
We declare our solidarity with women victims, and our support of the #MeToo movement.

To all those – male and female – who call for “sexual freedom” in order to discredit or condescend towards the people fighting sexual and sexist violence, we say that sexuality is the meeting of two desires in anticipation of shared pleasure.
The same people who, in the name of so-called “libertinage” recently defended the right for prostituting men to impose sexual acts for money, now seem to confuse harassment with flirting, aggression with seduction.
We declare that sexuality is free when society fights against physical, psychological and economic violence. We raise our children to respect others and their freedom.
This is a historic moment: men need to take action too. Will they support sexual predators with their silence? Will they speak out in turn to say that they are these women’s allies, that their solidarity goes to the victims, and not to the aggressors?
We see neither puritanism nor “man-hating” in the denunciations of the women who say #MeToo. On the contrary, we see a chance for all men to walk alongside women instead of walking all over them.
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The manifesto of men who support #MeToo, signed by 30 men, including the founders of Zeromacho, was published in lemonde.fr (on line as of January 30, 2018; in the physical newspaper of January 31, 2018.)
The beginning of the text can be found here:
http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/01/30/des-hommes-solidaires-de-metoo_5248937_3232.html
The complete text, including the names of those who have signed it, is here: https://tinyurl.com/hommes-solidaires-metoo
We invite you to sign it on line and to share it.

Messieurs, vous désapprouvez les porcs ? Dites-le haut et fort !

La réaction contre le mouvement #balancetonporc a été rapide et violente. Et ce n’est pas fini car le dernier défenseur en date des hommes outragés est Donald Trump qui supporte mal de voir  accuser de violences conjugales plusieurs de ses proches.

Des hommes ont été nombreux à entrer en indignation et des femmes les ont suivis comme celles du magazine Causeur ou les signataires de la tribune dite Deneuve. Il me semble que si ces personnes avaient été de bonne foi, elles auraient reconnu que, oui, la plupart des femmes avaient été ou sont victimes de harcèlement sexuel, qu’ils ont été témoins de ces violences et de leurs conséquences néfastes et que la plupart du temps, résignés par « la banalité du mal » ils n’étaient pas intervenus et que souvent, dans les vestiaires, les réunions ou même en famille, ils avaient bien rigolé des râteaux de leurs copains ou de leurs actes sordides. Ils riaient tout aussi bien des « pétasses » qu’ils avaient « eues » à l’usure, c’est-à-dire par harcèlement sexuel.

Il me semble, messieurs, que si vous refusiez le harcèlement et toutes les violences sexuelles, vous pourriez, vous devriez le dire. Vous vous comportez actuellement comme si vous étiez coupables et ne pensiez qu’à défendre vôtre peau par le déni, l’inversion, les accusations de tous ordres et le mépris. Ou alors, vous vous retranchez dans une culpabilité stérile, la trouille imbécile de devoir renoncer à vos prérogatives culturellement naturelles ou la peur ridicule de perdre vôtre virilité. Ce faisant, vous perdez une chance formidable de contribuer à l’amélioration des relations femmes/hommes pour vous-mêmes et surtout pour les générations à venir, celles de vos enfants et petits-enfants.

Toutes ces personnes bien pensantes ne se sont pas penchées sur les causes du mouvement mais sur ses possibles conséquences pour les hommes mis en cause globalement ou ceux, rares qui seraient salis à vie par des rumeurs. Que la vie d’une femme soit gâchée par du harcèlement sexuel, un viol ou des menaces de viol, le massacre de sa crédibilité ou des violences psychologiques, ce n’est pas un problème. Mais qu’on ose prétendre qu’un homme respectable sous tous rapports ait commis une grave offense contre une ou plusieurs femmes, cela leur est insupportable. Hé bien moi, ce qui m’est insupportable, c’est le refus de prendre au sérieux un problème de santé publique qui touche presque toutes les femmes indépendamment de leur âge, de leur position sociale, de leur statut marital, de leur apparence physique, de leur situation économique ou de leur statut professionnel.

On a l’impressions qu’il serait gravement plus grave pour une femme de susciter le désir chez un homme que pour un homme « d’avoir des pulsions » et de n’y pouvoir résister.

Depuis quelques années, j’avais constaté que la condition des femmes régressait et la Réaction au mouvement #balancetonporc le confirme en ce qu’elle révèle un machisme décomplexé. Est-ce une bonne chose ? Va-t-on assister à un réveil des consciences ? Je ne peux me prononcer car de nombreux facteurs se liguent contre l’égalité entre femmes et hommes, en particulier la violence de modèles venus d’ailleurs qui renforcent la tentation machiste. Un autre facteur est l’importance du chômage qui incite les femmes à rester à la maison, en particulier celles, nombreuses,  qui ne trouvent que des offres à temps partiel pour un salaire minable qui serait grévé par des frais de nourrice et de transport.

Arguments récurrents utilisés contre le mouvement de libération de la parole

Délation, c’est le qualificatif qui revient le plus souvent

Une victime qui dénonce son agresseur, est-ce de la délation ? Déposer plainte, c’est de la délation ? Dénoncer l’auteur d’un crime ou d’un délit, c’est de la délation ? Prévenir d’un danger, est-ce de la délation ? Prévenir les autres automobilistes qu’un radar les attend au tournant, délation ?

Quelle est la différence entre délation et dénonciation ? Délation a des relents de la dernière guerre quand des collabos de nazis dénonçaient les résistants, les juifs, les paysans qui tuaient un cochon ou se procuraient du beurre au marché noir pour pouvoir nourrir leur famille. Délation, c’est associé à trahison, intelligence avec l’ennemi, collaboration, nazis, Gestapo et vengeance.

Accuser la parole des victimes de délation, c’est entreprendre de les culpabiliser pour mieux les museler.

Tribunal non autorisé

Dénoncer un violeur, ce serait le condamner. Par contre dénoncer les emplois fictifs de la famille Fillon ce serait respectable et on a eu le droit de condamner le candidat et de le couler en politique avant même que le tribunal ne se soit prononcé. Pourquoi deux poids deux mesures ?

Elles n’avaient qu’à porter plainte au moment des faits

Faut-il être ignorant pour prononcer une telle stupidité ! C’est ne oas savoir grand chose de a complexité de la psychologie humaine. C’est ignorer qu’une femme violée a peur de mourir, qu’elle craint pour sa famille et ses amis, que sur le moment elle est anéantie et plongée en état de sidération. C’est ignorer les mécanismes d’auto censure de la mémoire traumatique. C’est ignorer la perte de dignité, la honte, l’humiliation, la culpabilité d’avoir peut-être « fait quelque chose » pour subir l’horreur, l’anéantissement de l’estime de soi, le refus conscient ou inconscient de donner de revivre l’agression en la mettant en mots, la crainte de ne pas être crue et traitée comme une coupable, l’appréhension de ne pas être prise au sérieux et de s’entendre dire par la police « comment étiez-vous habillée ? », « encore une histoire de Q qui a mal tourné ? », que faisiez-vous dehors à 3 h du matin ? »,etc.

Elles sont puritaines, adeptes de l’ordre moral

Le plaisir du sexe n’a rien à voir avec l’agression sexuelle parce que celle ci n’est pas du sexe, encore moins de l’amour, c’est un acte de domination. C’est toute la différence entre l’acte sexuel consenti et la contrainte sexuelle. Vous le savez très bien mesdames et messieurs mais vous faites semblant de l’ignorer pour servir vos arguments contre la parole des victimes de harcèlement sexuel.

Et puis après tout, si nous avons envie d’être puritaines et de fuir cette représentation pornographique de la sexualité qui nous est imposée, c’est notre droit. Ce droit n’est pas plus méprisable que la liberté que prennent certains à partouzer, accumuler les liaisons, vivre leur polygamie sans états d’âme, s’acoquiner à 70 ans avec des gamines de 20 ans, quitter leur épouse pour un époux, vouloir reproduire à tout prix dans leur vie les scenarii du porno, payer pour sexer, etc.

On ne met pas un innocent au pilori, sa vie est fichue

Et la vie fichue de millions de femmes victimes du harcèlement sexuel, ça a moins d’importance que prendre le risque de se tromper ? Il y a toujours eu, malheureusement, des erreurs judiciaires et il appartient à la Justice de faire son travail. Il est toujours possible de reconnaître une erreur et de la réparer. Par contre il est impossible de guérir d’un traumatisme sexuel.

Un homme s’est suicidé (pour combien de femmes violentées ?)

L’accusation d’agression sexuelle peut pousser un homme au suicide. Peut-être mais combien de femmes se sont suicidées après avoir été violées et traitées comme des coupables quand elles étaient victimes ? Combien de femmes agressées ont sombré dans les drogues, l’alcool, la prostitution, la conduite d’échec, l’impossibilité d’avoir des relations équilibrées avec les hommes, les phobies, etc ? Toutes réactions équivalentes à un suicide lent.

On n’a plus le droit de séduire

Séduire, se ducere, amener vers soi, n’est pas forcément passer à l’acte. Pour Kirkegaard, le séducteur est précisément un homme qui ne passe jamais à l’acte. Il conquiert mais ne consomme pas. Ce n’est pas forcément bien car ce peut être un élément pervers de manipulation à fins de domination. Il convient de s’en méfier et de ne pas tomber dans le panneau.

La séduction désintéressée est une forme d’embellissement des relations humaines, une manière de rendre plus agréables les interactions sociales. On séduit avec le regard, le sourire, les modulations de la voix, l’attitude corporelle et, surtout les paroles. On ne séduit pas avec les mains et encore moins avec le pénis.

Les hommes qui prétendent que les « néoféministes » voudraient abolir la séduction sont de mauvaise foi et tentent, eux réellement, de manipuler les femmes indignées par le harcèlement sexuel.

Elles l’ont cherché, elles n’ont qu’à s’habiller correctement…

L’éducation d’un enfant comprend le contrôle de ses pulsions. Laisse-t-on un bambin chiper les bonbons exposés à son niveau à la caisse ? Les femmes attrapent-elles la braguette bien gonflée d’un homme ? Le reproche de l’accoutrement d’une femme contient en lui-même la justification d’une possible agression, elle dénote une mentalité de prédateur, de chasseur de femme qui n’attend qu’une occasion pour attaquer sa proie.

Buttes-Chaumont. Les cormorans sont à la fête

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http://sureaux.blogspirit.com/archive/2015/02/01/les-cormorans-de-paris-3036117.html

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Des cormorans perchés sur un « reposoir », ici un platane près du lac des Buttes-Chaumont

Hier, je m’interrogeais sur l’identité de ces oiseaux haut perchés et un lecteur me répondait qu’il s’agissait de cormorans ce qui m’a été confirmé aujourd’hui par plusieurs personnes. J’ai même pu les voir plonger depuis le sommet du platane sur le lac, replonger pour pêcher et se reposer sur la digue en déployant leurs ailes à moitié.

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Pourquoi le cormoran déploie-t-il ses ailes lorsqu’il est au repos ? Pour les sécher ? pour se réchauffer en faisant travailler ses muscles ? pour mieux digérer le poisson qu’il vient d’avaler tout cru ? http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2014/02/02/les-voies-du-cormoran-sont-difficiles-a-suivre-8092889.html

Une amie me racontait qu’elle en voyait régulièrement depuis environ quatre ans sur le canal de l’Ourcq. On lui avait dit que leur présence annonçait un changement de temps et je veux bien le croire si, comme les mouettes, en cas de tempête sur les côtes ils remontent la Seine pour se mettre à l’abri dans les terres.

Cormoran nuisible

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L’arrivée des cormorans ( ph. Y.Gestraud) http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2010/11/28/d-ou-viennet-les-cormorans.html

Il y a quarante ans, ils étaient au bord de la disparition dans nos pays. Aujourd’hui, ils sont presque devenus un fléau, provoquant depuis plusieurs années la colère des pisciculteurs et des pêcheurs, inquiétant les responsables d’aéroports, mobilisant les députés français et européens, des dizaines d’équipes de recherche de par le monde, suscitant des plans d’action et de lutte, des réunions de toutes sortes… Les cormorans sont devenus une «cause». Peut-être moins médiatiques que les loups ou les ours, ces oiseaux illustrent parfaitement la difficulté des relations entre l’homme, et ses activités, et la faune sauvage. Et leur pullulation menace de plus certaines espèces rares de poissons.

Le cormoran n’a pas, en général, dans nos esprits, une image trop négative. Pourtant, il était parti du mauvais pied. Ainsi, à bord de l’Arche de Noé, il est puni par le patriarche pour mauvaise conduite. Qui lui retire donc la petite glande productrice d’une substance qui, chez les autres oiseaux, imperméabilise le plumage. Noé lui donne également une couleur noire. D’où sans doute son nom. Car cormoran veut dire «corbeau de mer». Ce qui n’est pas trop encourageant. Même La Fontaine le brocarde dans la fable Les Poissons et le Cormoran où il apparaît sous un jour très fourbe…

http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/08/26/01008-20090826ARTFIG00318-pourquoi-les-cormorans-sont-ils-devenus-un-fleau-.php

Tout d’abord, deux mots sur le Grand Cormoran qu’on peut voir en hiver à Paris et en banlieue : il nous vient du nord, essentiellement Pays-bas et Danemark,  pour passer l’hiver dans toute la France. C’est un pêcheur de poisson qui vit en groupe. La sous-espèce qui nous visite se reconnait en plumage nuptial ( dès janvier…) à sa nuque marquée de blanc.

lI coupe son temps de pêche de périodes de repos où on le voit souvent prendre sa position caractéristique, ailes écartées. Cela a longtemps été interprété comme une manière de sécher ses ailes, mais c’est actuellement remis en cause : on parle plutôt d’une méthode pour se réchauffer le corps en faisant travailler ses muscles.

La population hivernante de la Petite Couronne est d’environ 700 individus qui se regroupent en 2 gros dortoirs ( sur la Seine en aval de Saint-Denis et sur la Marne, dans la bouche de St-Maur) ainsi que 3 dortoirs de taille plus réduite ( Île Seguin, la Courneuve et Villepinte )…

Donc… souvent je me suis levé de bonne heure… pour être sur le terrain avant les cormorans, que ce soit à la Villette où arrive un canal qui conduit les cormorans venant de Saint-Denis, à Sevran pour voir s’il en venait de Villepinte ( un peu) ou de plus à l’est (un peu aussi), au pont de Sèvres ou au pont d’Austerlitz. J’ai ainsi pu confirmer l’idée qu’ils suivent bien les cours d’eau, du moins à l’aller. Je pense même que c’est ce qui explique la modification progressive des lieux de pêche : les plus motivés partent tôt et savent où ils vont. Les autres attendent un peu puis longent les cours d’eau jusqu’à trouver des copains en train de pêcher ! Ils se joignent alors à la pêche qui peut donc rapidement atteindre la centaine de participants( cas de la Villette en 2011). Quand le secteur est épuisé, ou si les premiers arrivés n’ont rien trouvé, ils vont plus loin… C’est ainsi qu’un joli groupe ( au moins 70) a visité plusieurs jours de suite le secteur de la Folie à Bobigny avant d’aller plus loin jusqu’au pont de Bondy.

C’est à cette occasion qu’ils peuvent former des reposoirs comme on en voit par exemple en plein coeur de Paris.

http://lesoiseauxenville.skynetblogs.be/archive/2014/02/02/les-voies-du-cormoran-sont-difficiles-a-suivre-8092889.html

Le cormoran est le symbole des contradictions de notre époque. Devenu protégé sur ses lieux de nidification dans les pays scandinaves , il prolifère. Et donc extermine les poissons de nos rivières au grand dam des pêcheurs et surtout vide les étangs, ce qui porte un coup mortel à une pisciculture douce.
Un cormoran isolé c’est joli sur la Seine, une troupe de cormorans qui digère sur les bords d’un étang vers midi, c’est sombre, inquiétant, et ça sent très mauvais…http://www.pariscotejardin.fr/2018/01/grand-cormoran-sur-la-seine-a-paris/

Buttes-Chaumont. Temps doux, nuageux, la nature revit sous la neige fondue

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Je rentre dans le parc par la porte principale en face de la mairie. Quelques points de neige soulignent les reliefs assombris par les nuages.

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Mais quels sont ces oiseaux qui sifflent sur nos têtes ? Ils restent là, immobiles sommet de ce platane, loin de la petite marée de coureurs qui envahissent les allées au mépris des vieux, enfants, chiens, flâneurs qui tentent de se faufiler entre les plaques de neige aussi tassée et glacée que  les névés des montagnes.

Je suis habituée à voir des perruches installées dans les branches comme sur un présentoir de bijouterie. Mais ces oiseaux, je ne le reconnais pas. Et vous ?

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Ce camélia extrêmement florifère chaque année ne semble pas avoir souffert de l’épais manteau de neige qui le recouvrait encore au début de la semaine. Sa gangue blanche a retardé sa floraison et ses nombreux boutons ont sagement attendu que le temps soit plus clément pour déployer leurs pétales rouge sang.

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Ma chienne a aimé se vautrer dans la boue et il est dommage qu’elle n’ait pas été chaude car c’eut été un bon traitement de son arthrose. Elle a eu droit à une douche chaude de retour à la maison.

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Sur sa surface nord, le lac est encore gelé.

Sur les pierres qu’abrite ce mélèze (?), venaient se poser alternativement trois hérons dont deux ont disparu depuis l’été dernier. Lorsqu’ils décollaient ou atterrissaient, l’envergure de leurs ailes était superbe et impressionnante. Il y a quelques jours, tandis qu’il neigeait, le troisième se tenait perché haut dans un platane.

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De loin, je croyais voir un canard colvert pris dans les glaces et je me demandais comment il s’en dégagerait. Heureusement, il ne s’agissait que d’une bouteille en plastique dont le lanceur a du jouir de la voir rebondir sur la glace ;-(

Quand Mennel joue un tour de cochon à ses amis islamistes

Le voile ne représente pas la liberté de s’habiller comme on le souhaite

Le voile est discriminant car il ne coiffe que les femmes

Le voile est une incitation au viol des femmes qui ne le portent pas

Le voile rappelle que la femme musulmane est un sous-homme selon la charia, la loi islamique

Le voile signifie que les hommes sont des êtres faibles incapables de maîtriser leur pulsion sexuelle

Le voile est une insulte pour les femmes françaises qui se sont battues pour obtenir les mêmes droits que les hommes, entre autres le droits de s’habiller selon leurs besoins et leur goût

Le voile et les vêtements enveloppants sont un produit de grande consommation  qui grèvent le budget des femmes au profit des marchands capitalistes

Le voile est l’étendard de l’islam, une théocratie qui dans le monde entier impose sa dictature et son impérialisme

Ce n’est pas un accessoire comme un autre, ni une coiffe comme une autre

Mennel Ibtissen nous démontre que le port du voile est associé à l’insurrection musulmane en nous livrant le fond de sa pensée

 

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Mennel, c’est Mennel Ibtissen, cette jeune femme qui participait avec succés au concours de l’émission de téléréalité (lire fiction) The Voice. La jolie donzelle aux grands yeux bleus comme les mers du nord, porte un hijab assorti à son regard. Le jury de l’émission a trouvé qu’elle chantait bien en arabe Halleluyah une composition de Leonard Cohen (!) et l’a notée favorablement. Or des fouineurs bien inspirés qui voulaient en savoir plus sur cette future star ont découvert qu’elle avait envoyé des tweets islamistes à propos des attentats de Nice, de Saint-Etienne-du-Rouvray et de Tarik Ramadan qu’elle semblerait admirer.

Europe 1 rappelle les tweets que Mennel avait écrits après l’attentat de Nice, qui avait fait 86 morts et 458 blessés le 14 juillet 2016. Dans un d’entre eux, elle écrit : « c’est devenu une routine, un attentat par semaine. Et toujours pour rester fidèle, le ‘terroriste’ prend avec lui ses papiers d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup, on oublie surtout pas de prendre ses papiers », le tout accompagné du hashtag #PrenezNousPourDesCons. Quelques jours après, Mennel Ibtissem en avait remis une couche en publiant le message suivant, après l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : « les vrais terroristes, c’est notre gouvernement »

Mennel, petite cervelle ingrate, tu aurais quitté ta Syrie natale pour vivre sous un gouvernement terroriste ?

Soutien à Dieudonné. Les internautes sont allés ensuite plus loin en exhumant ses soutiens à Dieudonné, à l’islamologue Tariq Ramadan et à l’ONG Barakacity, soupçonnée de soutenir les djihadistes de l’organisation Etat islamique mais jamais condamnée jusqu’à aujourd’hui.

Des personnages publics plaignent la pauvre petite fille, 20 ans en 2016 , qui aurait commis des erreurs en s’exprimant dans l’espace public et plaident pour la liberté d’opinion. C’est oublier que nous sommes toujours en état d’urgence, que la France est menacée nommément par l’Etat islamique qui recrute sur notre territoire et y a tué, que nous déplorons des morts et des blessés suite à de graves attentats commis aux cris d’Allah Akhbar et qu’une partie de nos territoires sont en état d’insurrection agressant quotidiennement tout représentant des forces de l’ordre, du service public comme les pompiers, les secouristes, les médecins et toute représentation de notre civilisation comme les bibliothèques, les maisons de jeunes, les maisons de la culture, les écoles , etc.

Si, comme certains le disent, nous sommes en guerre avec les islamistes, alors Mennel Ibtissen est une traîtresse à la Nation. Ses beaux yeux et sa voix suave ne devraient pas laisser ignorer une telle indignité.

La Connectrice

Pour en savoir plus

Ce que Mennel aurait réellement chanté dans la version arabe de Hallelujah http://www.tribunejuive.info/medias/the-voice-ce-que-mennel-a-reellement-chante-en-arabe

 

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