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Feuille de route du djihad en France

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https://ripostelaique.com/feuille-de-route-de-lislamisation.html

Résultat dans dix ans

Opération camembert au lait cru à l’Assemblée nationale

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https://www.change.org/p/c-est-le-camembert-de-normandie-au-lait-cru-d-appellation-d-origine-que-l-on-assassine/u/24287942

Histoire du camembert de Normandie

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Camembert_de_Normandie

Légende ou pas, la contribution de Marie Fontaine, épouse Harel reste fondamentale du fait de l’engagement de sa descendance dans la fabrication et l’essor du camembert. Comme on le sait, les femmes créatrice sont la plupart évacuées del’histoire et leur contribution ignorée. Pourtant il est indiscutable que Marie Fontaine-Harel a joué un rôle significatif dans les technique de fabrication et la notoriété du camembert. LC

« Camembert […] est le nom donné (1867) à un fromage fabriqué pour la première fois à la fin du xviiie siècle par Marie Fontaine, fermière de la commune de Camembert (Orne). »

— Alain Rey (dir.), Le Robert Dictionnaire historique de la langue française, Dictionnaires Le Robert, Paris, nouvelle édition janvier 1994, tome I, p. 333.

Selon la légende, historiquement peu crédible[6], le camembert de Normandie a été mis au point en 1791 par une fermière de Camembert, Marie Harel (née Fontaine), avec les conseils avisés d’un prêtre réfractaire (Charles Jean Bonvoust, religieux bénédictin, prieur de Roiville), originaire de la Brie, réfugié chez elle dans sa ferme de Beaumoncel[7].

Cette légende se retrouve dans de nombreux ouvrages, avec de surprenants enrichissements[8]. Le nom de Marie Harel, inventrice du camembert, apparaît en 1850, grâce à son petit-fils[9]. La légende est due à la remarquable réussite de sa famille et à l’intérêt commercial retiré[10]. Au début du xxe siècle, le syndicat des fabricants du véritable camembert de Normandie prend la relève des héritiers de Marie Harel pour perpétuer la légende du camembert normand[11] ; au xxie siècle, l’association de défense et de gestion de l’AOC camembert de Normandie[* 3] le remplace.

Je préfère les fromages au lait cru

Personnellement, je préfère les fromages au lait cru parce qu’ils ont plus de goût avec une texture à la fois moelleuse et feuilletée selon leur degré de maturité. Rien à voir avec les camemberts pasteurisés et industriels au coût uniforme dont le goût et la texture n’évoluent pas et qui se dessèchent rapidement. laissant ressortir la saveur salée au détriment de l’arôme.

Je consomme des  fromages au lait cru depuis 70 ans et je n’en ai jamais été malade.

Les américains consomment aussi des fromages au lait cru

Ayant vécu aux USA, j’ai souvent été invitée par des américains qui, pour me faire plaisir, m’offraient du camembert ou du brie au lait cru, souvent servis avec des tranches de pomme fraîche. J’ignorent comment ils se le procuraient. Contrairement aux préjugés des Français contre les américains, ces derniers apprécient la bonne chère en fonction de leurs moyens et de leurs goûts. Des organismes se sont spécialisés dans la bonne  bouffe bio comme « whole food » ou les farmer markets 

qui connaissent beaucoup de succès.

Vouloir normaliser nos productions alimentaires traditionnelles est contraire à nos traditions gastronomiques, aux intérêts des paysans et des consommateurs ainsi qu’à la réputation internationale de nôtre gastronomie. La résistance s’impose pour défendre nôtre patrimoine gastronomique et les paysans producteurs sans lesquels la France ne serait plus la France.

La Connectrice

Pour en savoir plus

http://www.fromages-de-terroirs.com/index.php?lang=fr

 

Actualité : Le camembert de Normandie AOP va autoriser la pasteurisation. C’est un renoncement aux valeurs de l’appellation et une victoire des multinationales !
Usages ancestraux, loyaux et constants : trois mots gravés dans le marbre lorsque la France a créé les appellations d’origine au tout début du XXè siècle, et pourtant, le camembert de Normandie, symbole s’il en est de notre pays, va être pasteurisé en 2021 ! Autant dire un nivellement par le bas, qui s’accompagnera de l’arrêt du moulage à la louche.
Décidément, l’histoire se répète. L’AOP normande n’a pas tiré la leçon du passé, elle s’enfonce inexorablement dans la médiocrité. En voulant faire retirer le terme Normandie des camemberts industriels, en somme faire appliquer la loi après 20 ans de laxisme, le camembert de Normandie hérite du pire scénario pour sortir de ce bras de fer entre fabricants du camembert « de Normandie » sous AOP et ceux du « fabriqué en Normandie », la version industrielle, dont Lactalis est le premier opérateur avec 95 % de la production. La fin du « Fabriqué en » se solde avec une AOP pour tous, déclinée en deux versions : l’une de base sous le nom actuel « Camembert de Normandie » et l’autre, plus qualitative, sous le nom de « Véritable camembert de Normandie ». La loi du marché voudra que 9 camemberts AOP sur 10 soient pasteurisés et industriels, fabriqués à la chaîne comme de vulgaires produits. Donc moins chers.
L’association Fromages de Terroirs dénonce un détournement grave de l’AOP qui donne en vérité aux industriels ce dont ils avaient rêvé en 2007 lorsqu’ils avaient réclamé la pasteurisation. On sait ce qu’il en advient de cette assouplissement dans les cahiers des charges – course au volume, standardisation, disparition des fermiers – et empilement des sous labels qui ne crée que de la confusion pour le consommateur. L’entrée des camemberts industriels dans le périmètre de l’AOP, est la mort programmée du véritable camembert !
PÉTITION À SIGNER SUR CHANGE.ORG :C’est le camembert de Normandie qu’on assassine !
Mercredi 21 février, la réunion « de la dernière chance » a abouti à cette imposture ! Les protagonistes de la longue bataille qui oppose les fabricants de « camembert fabriqué en Normandie, aux opérateurs de l’AOP Camembert de Normandie au lait cru, ont tranché. La filière s’oriente vers une AOP élargie, avec deux niveaux :
-  Une version plancher autorisera la dénomination commerciale « Camembert de Normandie », venant remplacer le « fabriqué en ». Cette version autorisera le lait pasteurisé, en contre partie, elle imposera une normandisation des troupeaux à hauteur de 30%. C’est peu ! D’autant que rien n’est précisé pour les 70% restants. Plus de moulage à la louche par des mains expertes, mais un robot mouleur. La fabrication restera donc très industrielle, à la chaîne comme c’est le cas actuellement pour les marques Président, Lanquetot, Lepetit, Cœur de Lion, le Rustique… On nous dit que le pâturage serait rendu obligatoire 6 mois de l’année, avec une part d’herbe minimale dans la ration estivale (25 ares d’herbe par vache). Et puis, la filière se réjouit semble t-il qu’on garantisse le caractère mi-lactique mi-présure qui caractérise le camembert traditionnel. En aucun cas, ce futur cahier des charges n’offrira la qualité d’un camembert digne d’une AOP.
-  Une version plus haut de gamme, strictement au lait cru, baptisée « Véritable Camembert de Normandie », voulant se substituer à l’actuelle AOP, avec des critères d’exigence relevés. On nous promet que la part de Normandes serait portée à 70% contre 50% actuellement, (imposée depuis mai 2017). Le bocage serait revalorisé : 100 mètres de haies pour un hectare de pâture, cela pour encourager la biodiversité. La ration hivernale devrait, quant à elle, comporter obligatoirement une proportion d’herbe. Soit, mais ce sont de bien minces avancées, et pour la plupart déjà acquises !
Pour les deux catégories de l’AOP, des règles générales vont également s’appliquer comme la suppression des OGM dans l’alimentation pour l’ensemble des producteurs. La zone pourrait intégrer les actuels producteurs hors zone dans l’Eure, la Seine-Maritime, la Manche, l’Orne et le Calvados, peut-être plus largement..
Les Normands exhument donc Le « Véritable camembert de Normandie », dénomination qui avait disparue en 1983 lors de la naissance de l’AOP. Elle est censée porter le « très haut de gamme » sauf qu’en autorisant la pasteurisation, c‘est la mort de l’AOP en tant que telle, dès lors qu’on introduit des niveaux de qualité si différents dans le label. On crée une concurrence au sein même d’une AOP.
La cohabitation lait cru-lait pasteurisé, pratiquée dans plus de 50 % des AOP nationales, pont-l’évêque, neufchâtel, livarot, ossau-iraty, saint-nectaire, cantal, fourmes d’Ambert et de Montbrison, bleu d’Auvergne, époisses, maroilles, munster… n’ont entraîné que médiocrité et tensions dans la filière laitière, accélérant la disparition des fermiers. Beaucoup d’entre elles ont en réalité perdu des parts de marché.
D’autres AOP admettent différentes déclinaisons : le beaufort (versions « été » et « chalet d’alpage »), le laguiole (« Grand Aubrac »), le salers (« Tradition ») … mais il y a une grande différence, elles sont toutes au lait cru, ce qui maintient une qualité optimale et une reconnaissance unique.
La nouvelle règle ne devrait pas être effective avant 2021. Une commission d’enquête nommée par l’Inao aura pour mission de lancer les travaux sur la définition de la nouvelle zone et les conditions de production.
Faits et chiffres :
Le camembert de Normandie AOP au lait cru a obtenu l’AOC en 1983 et l’AOP en 2007. L’AOP actuelle produit 5 400 tonnes en 2017 soit 6 % de la fabrication totale du camembert. Les 94% restant sont industriels : Lactalis représente hors AOP et en AOP, 95% de la production.
Liste des opérateurs et des marques dans l’AOP Camembert de Normandie au lait cru
Les fermiers 
-   Ferme du Champ Secret, dirigée par Patrick Mercier, à la Novère dans l’Orne. Marque : Champ Secret. 
-   Ferme de la Héronnière, à Camembert dans l’Orne, récemment reprise par Nicolas Durand. Marque : François Durand.
Les laiteries 
-   Laiterie de Saint-Hilaire-de-Briouze – Fromagerie Gillot détenue par la famille Fléchard. Marques : Gillot, Marie Harel et Saint-Hilaire. 45 % des parts de marché de l’AOP. 
-   Domaine de Saint-Loup – Ex-Graindorge, détenue par Lactalis. Marques : Domaine du Plessis, Fleuron du Plessis, Domaine de Saint-Loup, La Petite Normande et E.Graindorge. 
-   Fromagerie de Jort, détenue par Lactalis. Marque : Jort. 
-   Fromagerie du Moulin de Carel, détenue par Lactalis. Marque : Moulin de Carel. 
-   Fromagerie d’Orbec, à Orbec-en-Auge, détenue par Lactalis. Marque : Bourdon. Lactalis détient 50% des parts de marché de l’AOP.
-   Fromagerie du Val-de-Sienne, détenue par Pascal Beillevaire et Pierre Marty. Marques : Pré Saint-Jean, Le Bon Choix et Beillevaire. 
-   Coopérative Isigny-Sainte-Mère. Marque : Isigny-Sainte-Mère. 
-   Fromagerie Réaux, détenue par Maîtres Laitiers du Cotentin-Groupe Disfrais. Marques : Réo et Le Gaslonde. 
-   Fromages de Stéphanie, à Saint-Léger-sur-Sarthe dans l’Orne, détenue par Stéphanie Conrad. Marque : Les Fromages de Stéphanie.

https://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-alerte-camembert-en-danger

Vu des États-Unis.Alerte, camembert en danger  !

Un camembert normand – au lait cru.  Photo12 / Gilles Targat

Le site d’information américain Bloomberg tire la sonnette d’alarme : “L’un des meilleurs fromages au monde pourrait être en voie de disparition.”

Bloomberg rappelle que, pour qu’un camembert reçoive cette appellation, il doit être fabriqué avec du lait cru non filtré possédant une teneur en matière grasse d’au moins 38 % et venant de vaches normandes qui bénéficient de conditions d’élevage précises. “Si c’est ce fromage que vous cherchez, en particulier en dehors de France, alors bonne chance”, assène le site d’information américain, avant de préciser que seuls 1 % des camemberts français sont produits de cette façon. “Et avec les grands propriétaires qui s’emparent des petites fermes, ce nombre est en train de s’effondrer rapidement”, s’alarme Bloomberg.

Une conséquence de la “guerre des fromages”

La publication attribue ce net recul des petites exploitations à la “guerre des fromages” de 2007, lors de laquelle les grands producteurs ont vu leur demande d’utiliser du lait pasteurisé pour fabriquer le camembert de Normandie rejetée par l’État français. Les grandes industries ont alors “quitté la course au vrai camembert” et étiquettent à présent leurs produits“fabriqués en Normandie”. “Ce qui n’est pas la même chose”,précise Bloomberg.

Le site d’information américain donne les clés pour distinguer le “vrai” camembert :

Quand vous l’apercevrez sur le plateau à fromages, vous reconnaîtrez son cœur crémeux épais. Si vos hôtes l’ont laissé dehors suffisamment longtemps, il sera possible de le presser. (Le Brie, à l’inverse, sera coulant.) La croûte, que vous devez manger, devrait avoir une fine marbrure marron. S’il est trop blanc et brillant, cela signifie que vous êtes en train de consommer une version industrielle. (Évidemment, s’il y a trop de marron, c’est qu’il a dépassé sa date.)”

Un test auquel les lecteurs de Bloomberg ne pourront procéder que s’ils voyagent en dehors des États-Unis, le camembert y étant interdit, comme tous les fromages à base de lait cru, depuis 1949. La publication les encourage donc à “prendre la direction de la France et [à] y trouver un authentique camembert à dévorer”.

 

GPA. Il n’y a pas d’ÉGALITÉ ENTRE LE SPERME, L’OVULE ET LES NEUF MOIS DE GROSSESSE ET l’ACCOUCHEMENT

Publié le

PUBLIÉ LE 11 MARS 2019 PAR PHYLLIS CHESLER ET SUSAN L. BENDER

ÉCRIT POUR LE NEW YORK LAW JOURNAL

LA MATERNITÉ DE SUBSTITUTION COMMERCIALE ENGENDRE UNE FAUSSE ÉGALITÉ ENTRE LE SPERME, L’OVULE ET LES NEUF MOIS DE GROSSESSE ET D’ACCOUCHEMENT

Considérer une femme comme un simple bateau pour des biens qui appartiennent contractuellement à des «parents intentionnels» s’érode et est en conflit direct avec les motifs du droit d’une femme à un avortement.


Sanford M. Benardo, fondateur du Northeast Assisted Fertility Group, souhaite élargir les «droits en matière de procréation» des infertiles, incapables de porter un enfant, atteints du cancer ou des hommes. Il dresse un portrait très sympathique de tels «parents d’intention» et affirme que la plupart des «mères porteuses» sont des femmes bien éduquées et de la classe moyenne qui ne sont «pas riches, mais loin d’être démunies».

Benardo fait partie de ceux qui croient que tout le monde a le droit de devenir les parents d ‘«enfants de substitution». Cette phrase est dure et choquante, mais pas plus que les expressions «transporteur de substitution» ou «éleveur de substitution», ainsi que Benardo se réfère à quelles lois ont historiquement défini comme «mère», à savoir la femme enceinte de neuf mois et qui accouche.

Considérer une femme comme un simple bateau pour des biens qui appartiennent contractuellement à des «parents intentionnels» s’érode et est en conflit direct avec les motifs du droit d’une femme à un avortement. L’embryon / fœtus / enfant en développement fait partie de la femme, il lui appartient car il est dans son corps. Ce fait lui donne le droit de mettre fin à une grossesse. Si d’autres personnes – le profiteur de la maternité de substitution, le donneur de sperme ou d’ovules – réclament ce droit, alors qu’est-ce qui peut empêcher l’Etat ou l’église de faire la même chose?

Les contrats de maternité de substitution commerciaux génèrent une fausse égalité entre le sperme, l’ovule et neuf mois de grossesse et d’accouchement. Plus: Ils disparaissent complètement la femme enceinte et l’accouchement. Cela éloigne encore plus les femmes et privilégie le matériel génétique externe par rapport à la réalité biologique de la grossesse, qui comprend un échange de sang, de cellules, d’émotions, d’idées, etc. De nombreuses femmes enceintes sont liées au développement de l’embryon dans leur corps, que le matériel génétique soit ou non leur appartient ou appartient à leurs maris. Les fœtus en développement entretiennent également des liens avec leurs mères biologiques, ce qui peut être l’une des nombreuses raisons pour lesquelles les enfants adoptés sont souvent à risque en psychiatrie.

Un don de sperme de cinq minutes et un ovule douloureusement récolté ne sont pas identiques et ne doivent pas préjuger de neuf mois de grossesse et d’accouchement, avec tous les risques médicaux qui s’y rattachent.

Dans son article intitulé «Corps enceintes et sujets de droits: le lien de substitution – avortement», l’avocate et sociologue de l’université Columbia, Yasmine Ergas, écrit: «Ni les droits parentaux ni les droits de propriété ne peuvent être cédés à des fœtus. d’attribuer des droits au corps de la femme, et donc à sa personne. « 

Ainsi, outre le problème de l’achat et de la vente de bébés, les motifs de notre droit à un avortement peuvent être en totale contradiction avec les droits d’un «enfant de substitution».

Soit la loi relative à la sécurité des enfants ne doit pas être légalisée dans l’État de New York, soit elle doit suivre de près la loi sur l’adoption, par exemple, la mère de naissance peut changer d’avis et ne pas donner l’enfant; ne peut pas être contraint d’avorter ou de faire gester un enfant qui n’est pas parfait, un enfant qui pourrait être rejeté par ses parents d’intention – qui ne peut tout simplement pas se soustraire à ses obligations, etc. Et oui, la mère de naissance devrait toujours être autorisée à garder l’argent pour avoir travaillé pendant neuf mois.

Cela mettrait gravement en péril une industrie de la maternité de substitution à but lucratif et ouvrirait la voie à des ententes de maternité de substitution altruistes et fondées sur des protections juridiques créatives pour tous.

Humour. le 8 mars en Arabie saoudite

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Source pour moi (source primaire, secondaire, tertiaire ?)

PARCE QU’IL FAUT BIEN EN RIRE : l’interdiction faite aux de conduire en

L’humoriste juif Pierre Dac cloue le bec au propagandiste de Vichy Philippe Henriot. 1944

 

L’humoriste juif Pierre Dac cloue le bec au propagandiste de Vichy Philippe Henriot

En 1943-1944, la guerre se déroulait aussi sur les ondes. Un duel radiophonique a opposé le célèbre humoriste juif Pierre Dac, l’une des voix de la Résistance sur la BBC, à Philippe Henriot, secrétaire d’Etat à l’Information et à la Propagande du régime de Vichy et chroniqueur sur Radio Paris. Lorsque Henriot charge violemment Dac le 10 mai 1944, voici la réponse extraordinaire de Dac !

Humour. Pierrre Desproges : on me dit que les juifs…

Pierre Desproges dans son sketch on me dit que des juifs juif extrait spectacle humour drole petit rapporteur jacques martin Spectacle complet disponible en DVD, voir notamment : http://www4.fnac.com/Pierre-Desproges… et sur le site http://www.virginmega.fr/

L’antisémitisme renaît de nos cendres . Herbert Pagani, 1975

Plaidoyer pour ma terre
Texte écrit par Herbert Pagani en réaction à l’adoption par l’ONU d’une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme.
Le 11 novembre 1975,

Hier, j’étais dans le métro et j’entends deux dames dire :
« T’as vu encore ces Juifs avec leurs histoires à l’O.N.U.
Quels emmerdeurs ! »
C’est vrai.
Nous sommes des emmerdeurs.
Ça fait des siècles qu’on emmerde le monde.
C’est dans notre nature, que voulez-vous !
Abraham avec son D’ieu unique,
Moïse avec ses Tables de la Loi,
Jésus avec son autre joue toujours prête à la deuxième baffe.
Puis Freud, Marx, Einstein,
tous ont été des gêneurs, des révolutionnaires, des ennemis de l’Ordre.

Pourquoi?

Parce qu’aucun ordre, quel que fut le siècle, ne pouvait les satisfaire,
puisqu’ils en étaient toujours exclus.
Remettre en question, voir plus loin,
changer le monde pour changer de destin,
tel fut le destin de mes Ancêtres.
C’est pourquoi ils sont haïs par les défenseurs de tous les ordres établis.
L’antisémite de droite reproche aux Juifs d’avoir fait la révolution bolchévique.
C’est vrai, il y en avait beaucoup, en 1917.
L’antisémite de gauche reproche aux Juifs d’être les propriétaires de Manhattan.
C’est vrai, il y a beaucoup de capitalistes juifs.
La raison est simple :
la religion, la culture, l’idéal révolutionnaire d’un côté,
les portefeuilles et les banques de l’autre,
sont les seules valeurs transportables,
les seules patries possibles pour ceux qui n’ont pas de patrie.
Et maintenant qu’il en existe une,
l’antisémitisme renaît de ses cendres…
– pardon ! de nos cendres –
et s’appelle antisionisme.
Il s’appliquait aux individus, il s’applique à une nation.

Israël est un ghetto,
Jérusalem, c’est Varsovie…
Les nazis qui nous assiègent parlent l’arabe.
Et si leur croissant se déguise parfois en fauçille,
c’est pour mieux piéger les Gauches du monde entier.
Moi qui suis un Juif de gauche, je n’en ai rien à faire d’une certaine gauche
qui veut libérer tous les hommes du monde aux dépens de certains d’entre eux, car je suis précisément de ceux-là.

D’accord pour la lutte des classes,
mais aussi pour le droit à la différence.
Si la gauche veut me compter parmi les siens,
elle ne peut pas faire l’économie de mon problème.
Et mon problème est que depuis les déportations romaines
du 1er siècle après Jésus,
nous avons été partout honnis, bannis, traqués, dénoncés, écrasés, spoliés, brûlés et convertis de force.

Pourquoi?

Parce que notre religion,
c’est-à-dire notre culture était dangereuse.
Eh oui!

Quelques exemples…
Le judaïsme a été le premier à créer le Chabbat, jour du Seigneur,
c’est-à-dire le jour de repos hebdomadaire obligatoire.
Vous imaginez la joie des pharaons, toujours en retard d’une pyramide !

Le judaïsme interdit l’esclavage.
Vous imaginez la sympathie des Romains,
les plus importants grossistes de main-d’oeuvre gratuite de l’Antiquité !
Il est dit dans la Bible :
« La terre n’appartient pas à l’homme mais à D’ieu. »
De cette phrase découle une loi,
celle de la remise en question automatique
de la propriété foncière tous les 49 ans.
Vous voyez l’effet d’une loi pareille sur les papes du Moyen Âge
et les bâtisseurs d’empire de la Renaissance !

Il ne fallait pas que les peuples sachent.

On commença par interdire la Bible,
puis ce furent les médisances,
des murs de calomnies qui devinrent murs de pierres
et qu’on appela ghettos.
Ensuite ce fut l’Inquisition, les bûchers et plus tard les étoiles jaunes.
Auschwitz n’est qu’un exemple industriel de génocide,
mais il y a eu des génocides artisanaux par milliers.
J’en aurais pour trois jours rien qu’a nommer tous les pogroms
d’Espagne, de Russie, de Pologne et d’Afrique du Nord.

À force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout.
On extrapole et voilà : il n’est de nulle part.
Nous sommes parmi les peuples comme l’enfant à l’assistance publique.
Je ne veux plus être adopté.
Je ne veux plus que ma vie dépende de l’humeur de mes propriétaires.
Je ne veux plus être un citoyen-locataire.
J’en ai assez de frapper aux portes de l’Histoire et d’attendre qu’on me dise : « Entrez. »
Je rentre et je gueule !

Je suis chez moi sur terre et sur terre j’ai ma terre :
elle m’a été promise, elle sera maintenue.

Qu’est ce que le Sionisme?
Ça se réduit à une simple phrase :
« L’an prochain à Jérusalem. »
Non, ce n’est pas un slogan du Club Méditerranée.
C’est écrit dans la Bible,
le livre le plus vendu et le plus mal lu du monde.
Et cette prière est devenue un cri,
un cri qui a plus de 2000 ans,
et le père de Christophe Colomb, de Kafka, de Proust, de Chagall, de Marx, d’Einstein
et même de monsieur Kissinger,
l’ont répétée, cette phrase, ce cri,
au moins une fois par an, le jour de Pâques.

Alors le Sionisme, c’est du racisme ?
Faites moi rire !
Est-ce que : « Douce France, cher pays de mon enfance » est un hymne raciste ?
Le Sionisme, c’est le nom d’un combat de libération.

Dans le monde, chacun a ses Juifs.
Les Français ont les leurs :
ce sont les Bretons, les Occitans, les Corses, les travailleurs immigrés.
Les Italiens ont les Siciliens,
les Yankees ont leurs Noirs,
les Espagnols leurs Basques.

Nous, nous sommes les Juifs de TOUS.

À ceux qui me disent : « Et les Palestiniens ? »,
je réponds : « Je suis un Palestinien d’il y a 2000 ans.
Je suis l’opprimé le plus vieux du monde. »
Je discuterai avec eux, mais je ne leur céderai pas ma place.
Il y a là-bas de la place pour deux peuples et deux nations.
Les frontières sont à déterminer ensemble.
Mais l’existence d’un pays ne peut en aucun cas exclure l’existence de l’autre
et les options politiques d’un gouvernement n’ont jamais remis en cause l’existence d’une nation, quelle 

qu’elle soit.

Alors pourquoi Israël ?

Quand Israël sera hors de danger,
je choisirai parmi les Juifs et mes voisins arabes,
ceux qui me sont frères par les idées.
Aujourd’hui, je me dois d’être solidaire avec tous les miens,
même ceux que je déteste, au nom de cet ennemi insurmontable :
le RACISME.

Descartes avait tort :
je pense donc je suis, ça ne veut rien dire.
Nous, ça fait 5000 ans qu’on pense, et nous n’existons toujours pas.
Je me défends, donc je suis.

Herbert Pagani

 

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