Flux RSS

Assises de la liberté d’expression le 15 mars à Paris

Publié le

 

Affiche-15-mars2

Voir la video de présentation  ici 

Voir la liste des intervenants ici

Pour s’inscrire, cliquer ici 

Victime de la politique de Poutine, Boris Nemtsov était un homme courageux et intègre selon des Moscovites

Publié le

Les Obsèques de Boris Nemtsov se déroulent ce mardi à Moscou. Des milliers de personnes, dont des dignitaires étrangers (pour ceux qui n’ont pas été interdits de séjour), se pressaient ce matin devant le cercueil de l’opposant exposé au centre Sakharov des droits de l’Homme. La cérémonie se déroule selon le rite orthodoxe bien que la mère de Nemtsov soit née juive.

Voir ici la vidéo de l’enterrement auquel participent des milliers de Moscovites tandis que des personnalités étrangères sont interdites par le démocrate Poutine d’y participer http://www.france24.com/fr/20150303-russie-obseques-boris-nemtsov-responsables-europeenns-non-grata-poutine-opposant/

EN IMAGES. Hommage à Boris Nemtsov à Moscou et... Kiev

Hommage sur les lieux du crime, devant le Kremlin où réside Vladimir Poutine et par conséquent truffé de centaines de caméras, policiers et alarmes. On remarque l’icône orthodoxe déposée au milieu des fleurs et représentant le Christ. Source photohttp://www.leparisien.fr/international/en-images-hommage-a-boris-nemtsov-a-moscou-et-kiev-28-02-2015-4565861.php?pic=9#contTitre

Dimanche des milliers de personnes avaient marché en hommage à Boris Nemtsov malgré les risques que la terreur poutinienne leur faisait encourir. La foule était encadré par la police sur terre et dans l’air comme on peut le voir dans cette vidéo. Pour un homme dont certains disent qu’il ne représentait aucun danger pour Poutine, son hommage a rassemblé bien du monde …

Moscou (Russie), dimanche. Des personnes participent à la marche en mémoire de l'opposant russe Boris Nemtsov, brandissant des photos de lui.

Source photo http://www.leparisien.fr/international/moscou-marche-en-memoire-de-l-opposant-assassine-boris-nemtsov-01-03-2015-4566741.php

Pendant ce temps, les hypothèses vont bon train sur les auteurs de l’assassinat par balles de Boris Nemtsov. Presque tous les commentaires français commencent par écarter la responsabilité de Poutine au prétexte que Poutine ne risquait rien d’un opposant qui représentait à peine 1% des faveurs populaires quand Poutine en représentait 86%. Ces gens toujours empressés de critiquer les sondages font foi à celui-ci qui est objectivement digne d’une dictature. Ayant sans doute cherché des informations dans les organes de propagande russe ils dénigrent Nemtsov, responsable avec Eltsine du désastre économique du pays, oligarque lui-même ayant pioché dans les caisses de l’Etat, marionnette payée par les USA, saboteur de la Russie au profit de l’Occident, etc.

Curieusement, les soutiens de Vladimir Poutine ne semblent pas avoir écouté les paroles même de la victime qui a affirmé à plusieurs reprises que le maître de la Russie voulait sa mort. Il s’était même réfugié un temps en Israël de crainte d’être assassiné. L’expérience nous apprend que, dans une enquête, les hypothèses les plus simples sont souvent les plus justes. Les zélateurs de Poutine ne veulent pas savoir que l’homme est un ancien de la sécurité intérieure NKVD, un organisme qui a hérité du savoir faire de Staline la cruauté, la duplicité, les mensonges, la maîtrise de la propagande, la terreur, la manipulation, le contrôle policier de la population et des médias et la propagation de la paronoïa. Il suffit d’observer Poutine pour constater qu’il baisse toujours les yeux, ne regarde jamais ses interlocuteurs en face, ce qui dénote un caractère fourbe en Occident ou de l’humilité en Orient. Il est peu probable que le deuxième sens soit applicable à Poutine.

Même lorsqu’il sourit Poutine n’a pas un regard franc et laisse entendre sa « ShadenFreude » (joie secrète d’avoir fait du mal). Source photo http://www.standard.co.uk/news/world/clegg-slams-putins-kgb-mentality-9178714.html

Selon Bill Browder, auteur de notice rouge, « Poutine et son régime ont en effet un motif très fort : Boris Nemtsov critiquait Poutine publiquement et appelait les Moscovites à manifester, à une époque où la crise économique éclatait. Or, Poutine est terrorisé à l’idée qu’une révolution éclate en Russie, comme ça s’est passé en Ukraine », explique-t-il au Point.fr. « C’est aussi un moyen de montrer que personne n’est intouchable, que tout le monde peut être assassiné. Il veut provoquer une vague de terreur parmi les dissidents et les manifestants. Poutine veut que le monde occidental croie qu’il n’est pas responsable de ce crime et que ses ennemis croient qu’il l’est. » Témoignage vidéo de Bill Browder ici 

http://www.lepoint.fr/monde/bill-browder-poutine-veut-que-ses-ennemis-sachent-qu-il-a-execute-boris-nemtsov-03-03-2015-1909727_24.php

En Russie et en Russie « ukrainienne », les tabassages des gens non politiquement corrects, plus précisément ceux qui critiquent le régime de Poutine, sont une pratique courante pratiquée depuis des temps immémoriaux et ayant traversé toutes les dictatures de la Grande Catherine au Tzar en passant par Staline et, bien sûr pour finir avec l’ami Poutine.

Le bras long de Poutine en Ukraine en 2013. Victor Sviatski, ami politique et conseiller des Femen avait été tabassé par deux hommes qui lui avaient lancé » Dis-leur qu’elles seront les prochaines ». Elles ont en effet révélé que des membres du mouvement avaient déjà été menacées et mises en garde contre toute action de contestation à l’occasion de la venue en Ukraine cette semaine du président russe Vladimir Poutine pour les célébrations du 1025e anniversaire du baptême de la Russie.

 

Le patriarche russe Kirill doit également se rendre en Ukraine à cette occasion, ainsi que le président du Bélarus Alexandre Loukachenko. « Le mouvement Femen affirme avec certitude que la tentative de meurtre sur un politologue proche de l’organisation est un acte d’intimidation (…) à la veille d’un rassemblement sacré des dictateurs post-soviétiques », est-il écrit dans leur communiqué. Source image http://www.lalibre.be/actu/international/un-ideologue-des-femen-passe-a-tabac-a-kiev-51f135c935705d9341958dda

Переглянути зображення у Твіттері

https://fr.informnapalm.org/infographie-opposants-russes-au-kremlin-assassines/

Pour en savoir plus

Переглянути зображення у Твіттері

RT @plantu LA RUSSIE DE POUTINE: L’ASSASSINAT DE L’OPPOSANT BORIS NEMTSOV. La page de L’Express de cette semaine.

  • C’est le premier assassinat politique d’une telle envergure dans la Russie post-communiste. Mais, certainement, pas le dernier.

 Par Vladimir Pastoukhov

Texte original « Novaya Gazeta »

Traduction de Viktoria Mait. Révision de  Marc de la Fouchardière

 Douleur, impuissance, compassion envers les proches, parce qu’ils n’ont personne pour partager leur chagrin, même si des millions de gens leur présentent les condoléances. Ceux qui ont connu Boris Nemtsov mieux que moi, lui rendront un plus ample hommage. Je l’ai rencontré une seule fois, dans les années 90, si sereines, par rapport à nos jours. Beau, ouvert, léger. Un peu naïf, ce qui faisait son charme.Il ne manquait de rien pour s’adapter, vivre bien, sans soucis. Mais il a choisi un autre chemin, s’est entêté et a continué jusqu’au bout.

À présent, il est devenu symbole…

https://fr.informnapalm.org/il-est-trop-tard-de-se-lamenter-boris-nemtsov-est-assassine/

Boris Nemtsov. Hommages à Moscou, à Saint-Petersbourg et à Kiev

Publié le

Moscou (Russie), samedi. Un autel de fleurs a été érigé à l'endroit où l'opposant russe Boris Nemtsov a été assassiné, près du Kremlin, siège de la présidence russe.

Source image http://www.leparisien.fr/international/moscou-marche-en-memoire-de-l-opposant-assassine-boris-nemtsov-01-03-2015-4566741.php

Images des lieux de l’assassinat et des hommages rendus à Nemtsov (commentaires en russe). Dans le NYtimes, on apprend que le corps de la victimes, chemise relevée jusqu’au menton, est restée au sol durant des heures avant qu’il ne soit enveloppé dans un sac mortuaire.

La manifestation co organisée par Nemtsov ce dimanche contre l’engagement militaire de la Russie en Ukraine s’est transformée en marche funèbre et a réuni de 20 000 à 70 000 personnes selon les estimations de la police et de celles des manifestants.

Malgré les menaces qui planent sur les opposants au régime Poutine, de nombreux moscovites se sont rendus sur les lieux du crime pour y déposer des fleurs et sont descendus dans les rues courageusement sachant qu’ils seraient filmés, surveillés et fichés et pourraient par la suite subir des brimades comme ces opposants accusés de blanchir de l’argent et autres crimes financiers.

De nombreuses hypothèses planent sur les auteurs et les motifs de l’assassinat par balles de Boris Nemtsov. Pour les soutiens de Poutine, la véritable victime de cet assassinat serait la Russie elle-même que les Occidentaux, USA en tête voudraient décrédibiliser.

2 mars 2015

Source dessin http://www.kroll.be/

Les thèses principales lancées très officiellement par la police de Poutine sont la provocation pour déstabilité le régime, l’attentat islamiste parce que Nemtsov aurait soutenue Charlie et la guerre entre clans de l’opposition. Des médias lancent des bruits plus farfelus les uns que les autres comme la colère d’un mari jaloux, le fait d’avoir obligé sa compagne à avorter

Les soutiens de Vladimir Poutine alimentent la thèse d’un complot étranger ourdi par les services secrets occidentaux :

Les services secrets occidentaux et/ou l’Ukraine sont coupables de l’assassinat de Boris Nemtsov, selon les alliés du Kremlin (le siège de la présidence russe) et plusieurs médias russes. Le but est de «provoquer un conflit intérieur en Russie», a déclaré le leader de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov. «C’est leur façon de faire : d’abord on prend quelqu’un sous son aile, on l’appelle ami des Etats-Unis et de l’Europeet puis on le sacrifie pour accuser les autorités locales. La condamnation à mort (de Nemtsov), prononcée dans une capitale occidentale a très bien pu être exécutée par les services secrets ukrainiens», a-t-il ajouté.

«C’est une opération dans laquelle on voit bien la main des services secrets occidentaux», a déclaré Guennadi Seleznev, ancien responsable communiste et ex-président de la Douma (chambre basse du Parlement) sur la chaîne Rossia 24. Le politologue Alexeï Martynov a, sur la même chaîne, déclaré vouloir «attirer l’attention sur le fait que les Américains ont réagi avec une rapidité suspecte (au meurtre de Nemtsov). Le texte était manifestement déjà prêt».

Pour le premier vice-président de la Douma, Ivan Melnikov, il s’agit d’un complot ourdi par les ennemis de la Russie. «Si on regarde le moment choisi, cela a tout l’air d’une provocation sanglante organisée avec les mêmes objectifs que quand le Boeing (malaisien) a été abattu» le 17 juillet 2014 au dessus de l’Est de l’Ukraine. Dans quel but ? «Semer le trouble dans le pays et déchaîner l’hystérie antirusse à l’étranger». http://www.leparisien.fr/international/russie-la-compagne-de-boris-nemtsov-se-plaint-d-etre-retenue-02-03-2015-4569759.php

Les Russes qui osent s’exprimer se prononcent sur des motifs qui leur semblent évidents. Boris Nemtsov etait un opposant respecté et charimatique qui avait exprimé à plusieurs reprises son opposition à l’envoi de troupes russes et s’apprétait à le prouver dans un rapport où il rassemblait des preuves de la présence russe. Il venait de lancer un appel à partiiper à la manifestation de dimanche 1er mars contre l’engagement de la Russsie en Crimée. Il était un ami de longue date des présidents des révolutions ukrainiennes, et Porochenko dont il était en outre un ami personnel.

J’ai entendu des « experts » affrmer sur les ondes que Nemtsov n’était pas un opposant suffisamment important pour que Poutine ait des motifs de le supprimer. Je ne suis pas de cet avis car Nemtsov était un homme intelligent et instruit qui avait une expérience politique conséquente puisqu’il avait été ministre de l’énergie sous Eltsine, ce qui signifie qu’il devait en savoir long sur Gazprom et les avoirs de Poutine dans cette société mais aussi sur la manière dont il gère les approvisionnements de gaz pour faire pression sur ses clients.

En 2012, Boris Nemtsov accusait Poutine de s’être enrichi malhonnetement Ancien ministre d’Eltsine, Boris Nemtsov accuse lui aussi. Devenu l’un des leaders de l’opposition, il a rédigé plusieurs pamphlets extrêmement documentés sur la fortune des proches de Poutine – amis de jeunesse, du KGB ou partenaires de judo. Il a établi, par exemple, que la cession à vil prix de filiales de Gazprom à des hommes tels les frères Rotenberg ou Youri Kovaltchuk, eux aussi des amis de Saint-Pétersbourg, représente un transfert d’actifs de 60 milliards de dollars. Au total, depuis l’arrivée de leur chef au pouvoir, ce serait près de 200 milliards d’actifs que les nouveaux princes de la Russie auraient détournés. Au profit de qui ? « Il y a des raisons de croire, dit Boris Nemtsov, que tous ces Timchenko, Kovaltchuk et Rotenberg ne sont que les propriétaires nominaux de leurs vastes holdings, dont le bénéficiaire réel et ultime est Poutine lui-même. » http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-russe/20120302.OBS2797/russie-la-fortune-cachee-de-poutine.html

A la lueur de cette déclaration, on comprend que Boris Nemtsov était un fouineur aui avait les connaissances, le réseau et les moyens de ses objectifs pour trouver et diffuser des informations gênantes pour Poutine.

Pour en savoir plus

  • Revue de presse européenne

http://www.touteleurope.eu/actualite/revue-de-presse-assassinat-de-boris-nemtsov-un-crime-d-etat.html

  • Poutine place Gazprom sous la protection de l’Etat pour empêcher une enquête de la CE pour abus de position dominante

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/09/11/poutine-place-gazprom-sous-sa-protection-au-nom-des-interets-strategiques_1758788_3214.html

Journée internationale des femmes 2015. Nadia Savchenko pilote ukrainienne prisonnière du Kremlin

Mobilisation mondiale pour la libération de Nadia Savchenko et de tous les prisonniers politiques incarcérés par le Kremlin

Manifestation et appel à la libération immédiate de Nadia Savchenko, en grève de la faim depuis le 13 décembre 2014, et de tous les prisonniers politiques détenus en Russie : dimanche, le 01 mars de 14h00 à 16h00, Fontaine des Innocents, Place Joachim-du-Bellay, 75001 Paris

Nadia Savchenko, prisonnière politique ukrainienne détenue en Russie, entame aujourd’hui le 77ème jour de grève de la faim pour protester contre le régime de Vladimir Poutine et pour exiger la libération de l’ensemble des prisonniers politiques incarcérés par le Kremlin.

Enlevée sur le territoire ukrainien par des combattants des « républiques » autoproclamées de Donetsk et de Louhansk et emmenée en Russie contre sa volonté, elle est aujourd’hui détenue et accusée d’avoir prémédité l’assassinat de deux journalistes russes, ainsi que d’avoir illégalement traversé la frontière entre l’Ukraine et la Russie. Cette accusation sans aucune preuve tangible est montée de toute pièce comme celle des centaines d’autres russes et ukrainiens opposants du régime du Kremlin incarcérés aujourd’hui en Russie. Leur nombre est passé de 1500 à 2500 entre 2013 et 2014 et continue à croître en 2015 alors que le régime de Vladimir Poutine mène une guerre hybride contre l’Ukraine, malmène le droit international, ainsi que les accords de Minsk (1 et 2) qu’il a signé. Les pressions contre les opposants et les journalistes ne cessent d’augmenter. 148 journalises ont été assassinés en Russie depuis 1999 et aujourd’hui même nous apprenons le meurtre de Boris Nemtsov, un des principaux opposants de Vladimir Poutine.

Nadia Savchenko, aujourd’hui devenue un symbole de résistance, est l’unique femme-pilote dans les forces armées ukrainiennes. Elle s’est battue pour l’égalité femme-homme et a été la figure de proue de la campagne des Nations Unies visant à promouvoir l’égalité dans l’armée ukrainienne. Elle s’est engagée en tant que volontaire pour défendre l’intégrité territoriale de l’Ukraine et a été enlevée lorsqu’elle évacuait les blessés. En octobre 2014, Nadia a été élue au Parlement ukrainien et a été nommée membre de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, qui dans sa récente résolution appelle à sa libération immédiate.

Aujourd’hui, Nadia Savchenko se trouve sous assistance médicale car sa vie est en danger due à sa grève de la faim prolongée.

Le 01 mars 2015 plus de 25 manifestations en soutien de Nadia Savchenko et de tous les prisonniers politiques en Russie sont prévues dans des villes du monde entier.

Mobilisons-nous ! C’est urgent !

Contacts média:
ukraine.action@gmail.com
Igor Reshetnyak, tel : +33 6 68 17 89 84
AnnaGarmash, tel : +33 6 25 09 41 49

Notre page Facebook / Our Facebook page: Ukraine Action 

Faites suivre! Please forward to all interested parties!

Bientôt le 8 mars. Célébrons les mères, filles, soeurs, cousines, tantes, voisines et amies sans lesquelles il n’y aurait pas de lien social

Costume Set Servante

Costume de servante pour femme. Source image http://www.atelier-mascarade.com/costume-servante-f2,fichev29188.html

L’Association française des aidants révèle que 74% des aidants sont des femmes dont un tiers décède avant la personne aidée.

Qui ne connait pas au moins une femme qui s’occupe de son enfant handicapé, de son frère malade, de son voisin âgé, d’une amie en fin de vie, ou de toute autre forme d’aide à autrui ? Que ce soit individuellement ou dans des associations, des millions de femmes entretiennent le lien social et distribuent de l’humanité en s’occupant de proches et de moins proches.

Près de 9 millions de personnes en France accompagnent au quotidien un proche en situation de maladie ou de handicap sans reconnaissance, assurance ou rétribution. Ce travail indispensable mais invisible est spécifique de la contribution des femmes à la société au prétexte implicite et sexiste qu’une « femme est faite pour ça ». Il suffit de naître avec des seins, un vagin, des ovaires et un uterus pour être douée pour se sacrifier pour autrui, faire le ménage, repasser les chemises de monsieur et renoncer à son activité professionnelle pour élever les enfants ou occuper des positions subalternes mal payées dans les entreprises.

Aider n’est pourtant pas si naturel que cela puisque le taux de mortalité des aidants est supérieur de 63% à la moyenne et 30% meurent avant l’aidé.

Les aidants négligent leur santé faute de temps pour s’occuper d’eux-mêmes. Ils ont des problèmes de sommeil, sont inquiets en permanence, se sentent débordés et stressent. Ils se culpabilisent de n’en pas faire assez ni assez bien car l’aidant est seul face à la charge qu’il assume.

Durant sa campagne électorale pour les présidentielles, Ségolène Royal avait rendu hommage à toutes ces femmes qui aident leur proche mais comme elle n’a pas été élue, on ignore ce qu’elle aurait fait.Pour les associations d’aidants, leur accompagnement devrait devenir un enjeu prioritaire dans la politique publique de la santé, de la famille et du travail.

Pour en savoir plus

  • Association française des aidants

http://www.aidants.fr/

des formations

  • « Concevoir et mettre en oeuvre une action d’accompagnement des aidants »
    Le 18 mars 2015 à Paris
    Animée par Elodie Jung, directrice de l’Association Française des Aidants En savoir plus
  • « Animer une action collective d’accompagnement des aidants »
    Les 9 et 10 avril 2015 à Paris
    Animée par Brigitte Hasler, consultante-formatrice En savoir plus
  • « Prendre en compte les aidants dans l’évaluation de la situation des personnes en difficulté de vie »
    Les 16 et 17 avril 2015 à Paris
    Animée par Brigitte Hasler, consultante-formatrice En savoir plus

 

Lieux d’échange, les Cafés des aidants

Comment fonctionne un Café des aidants ?

Un Café des Aidants, c’est un moment d’échanges et de rencontre dans un cadre convivial pour les aidants proches (uniquement).

cda-scene

Se tenant généralement le samedi matin, un Café des Aidants dure en moyenne 1h30. Débutant par une conférence courte autour d’un thème pré-déterminé (que signifie être aidant ?, par exemple), la rencontre s’ensuit d’un débat, et d’échanges entre les participants.

Les Cafés des aidants sont co-animés :

  • par un psychologue ayant une expertise sur la question de l’accompagnement
  • par un travailleur social, ayant une connaissance des dispositifs existants (locaux et nationaux) pour l’information et l’orientation des aidants

Pour lire le reportage d’APRILES (Agence des Pratiques et Initiatives Locales) sur le dispositif Café des aidantscliquez ici

 

Vous êtes aidant et vous souhaitez participer à un Café des aidants ?

carte_france_villes

Trouvez le Café des aidants le plus proche de chez vous

Les aidants parlent du Café des aidants (témoignages)

Un Café des Aidants, késako (reportage)
Interview radio d’une aidante et initiatrice du Café des Aidants de Péronne

 

Professionnels, vous souhaitez créer un Café des aidants ?

L’Association Française des aidants vous accompagne pour mettre en place un Café des Aidants et former les animateurs.

Pour en savoir plus…

  • La Compagnie des aidants

https://lacompagniedesaidants.org/index/guide

Conseils et témoignages

Notre expérience auprès de nos proches nous a permis d’acquérir des savoirs que nous souhaitons partager à travers ces vidéos.

Toutes les vidéos

Bon à savoir

Qui sont les aidants ?Ouvrir/Fermer

Savoir être et savoir faire avec une personne en situation de handicapOuvrir/Fermer

Savoir être et savoir faire avec les personnes âgéesOuvrir/Fermer

Prenez soin de vous !Ouvrir/Fermer

Décès-Obsèques, savoir en parlerOuvrir/Fermer

Les démarches et formalités après un décèsOuvrir/Fermer

Pouvoir se déplacer sereinement, c’est mieux vivre en villeOuvrir/Fermer

La tutelleOuvrir/Fermer

Les technologies pour l’autonomie vous intéressent ?Ouvrir/Fermer

Pourquoi et comment recourir à l’emploi direct ?Ouvrir/Fermer

Vous recherchez une solution de logement pour seniors ?Ouvrir/Fermer

Les médicaments sont utiles, ne les rendons pas nuisiblesOuvrir/Fermer

Témoignage d’un Français engagé dans le Donbass contre le gouvernement de Kiev

Novorossia. Entretien avec Guillaume Lenormand, un Français volontaire dans le Donbass [exclusif]

dombass

Les volontaires européens dans le Dombass

27/02/2015 – 07h00 Donetsk (Breizh-info.com) ‑ Le cessez-le-feu entre Ukrainiens et partisans d’une Novorossia libre est fréquemment mis à mal par les différents belligérants ; sur la scène internationale, les USA et leurs alliés mènent une nouvelle guerre d’influence à l’Europe de l’Est et à la Russie ; la récente affaire du Mistral, qui a vu l’Etat français s’opposer frontalement à la Russie ou encore le refus pressenti de la Commission européenne concernant un contrat nucléaire passé entre la Hongrie et la Russie laissent apparaître une profonde fracture (une de plus) entre les élites occidentales et leurs peuples, qui se retrouvent lésés – comme certains secteurs économiques de Bretagne - par les décisions des Atlantistes.

Loin des décisions prises en haut lieu, il se trouve des jeunes Européens, qui par idéalisme, par conviction politique, par idéal, ont décidé d’aller se battre en Ukraine et en Novorossia dans un camp ou dans un autre. Ce fût le cas de ces volontaires partis soutenir la révolution de Maïdan, par conviction nationalistes-révolutionnaires. C’est également le cas de cette poignée de Français, partis aux côtés d’autres Européens dans le Dombass défendre les partisans de Novorussia contre les forces armées ukrainiennes et les milices .

Nous avons interrogé Guillaume Lenormand, qui s’est engagé il y a plusieurs mois déjà dans le Dombass, au nom d’un idéal Européen et anti-impérialiste. Pour connaitre les raisons de son engagement, mais pour avoir également son avis sur la situation, son ressenti, loin des interprétations de salon que peuvent en faire les médias occidentaux trop souvent cantonnés à reprendre des dépêches AFP.

guillaume_lenormand2

Breizh-info.com : pouvez-vous expliquer les raisons de votre engagement en Ukraine et en Novorossia ? 

Guillaume Lenormand : Pour faire vite, je suis un militant nationaliste français, licencié en histoire, ayant fait un peu de tout (dont du dessin de presse sous le pseudonyme de Krampon).
La politique en France me semblant une impasse, j’avais envie d’aller défendre mes idées sur le terrain, de la manière la plus simple et la plus radicale.
La Novorossia représentant pour moi l’exemple-type d’une « révolte contre le monde moderne », il m’a semblé assez naturel de m’engager pour elle. Ou alors peut-être que, comme mes camarades, j’avais trop lu Corto Maltese, Dimitri et Jean Mabire.

Breizh-info.com :  Quelle est la situation, à l’heure actuelle, en Novorossia ? Les accords de paix ont ils changé quelque chose ? Comment ont ils été perçu par la population ?

Guillaume Lenormand : Notre armée est en voie de régularisation, le commandement fait chaque jours de nouveaux progrès dans la coordination et l’organisation.
Le moral est très haut (victoire de Debaltsevo) et nous pouvons compter sur l’expérience croissante de nos soldats. Malheureusement, toujours des carences en matériel et un manque de formation, avec parfois des conceptions militaires dépassées qui nous provoquent des pertes inutiles.

Les accords de paix n’empêchent pas l’artillerie de faire trembler nos vitres chaque nuit et les blessés d’arriver chaque jours plus nombreux à l’hôpital…
Ces accords sont du vent, comme d’habitude.

La seule paix possible s’achètera par notre victoire finale ou notre écrasement total.

Breizh-info.com :  Pouvez-vous nous décrire votre quotidien, depuis votre arrivée, et les différentes étapes de votre parcours ?

Guillaume Lenormand : Il faut prendre conscience que nous menons une guerre dans des conditions très différentes de celles de l’OTAN.

Il n’y a pas le confort et la logistique que l’on peut trouver dans les armées de l’Occident. La nourriture est frugale, les soldats sont exposés au manque d’hygiène, au froid, aux privations diverses, dans des conditions qui nous rappellent parfois d’autres temps.

Tenir une position, une tranchée, un bunker boueux ou un block-post n’a rien d’exaltant, quand aux missions d’infiltration ou de combat, elles se font avec très peu de moyens, les munitions sont insuffisantes.

Si vous êtes blessé, vous ne disposez que rarement d’une évacuation rapide. Il faut composer avec tout cela, s’endurcir et devenir rustique. L’entraînement et le travail « sur le terrain » ont été pour moi simultanés, et j’ai eu l’occasion de faire une grande variété de choses différentes.

guillaume_lenormand

Breizh-info.com : Comment votre famille , vos amis perçoivent-ils cet engagement « la peau au bout du fusil » ?

Guillaume Lenormand : Ils sont inquiets, c’est normal. Ils voudraient me revoir entier. Mais ils sont également fiers et soutiennent ma cause. C’est l’essentiel. Certains sont plutôt pro-ukrainiens, mais leur amitié transcende ces barrières idéologiques et ils me soutiennent moralement.

Breizh-info.com : Vous êtes plusieurs volontaires français actuellement, regroupés derrière l’unité continentale . Qu’est ce que c’est ? Comment cela évolue sur le terrain ?

Guillaume Lenormand : Unité Continentale disposait d’un groupe français de taille variable (environ 8 soldats, en plus d’un groupe serbe et d’un groupe espagnol) et d’une unité médicale française.
Il y a eu récemment des développements. Des désaccords avec le commandement d’Unité Continentale ont mené la plupart des derniers volontaires français à la quitter.

Ils sont actuellement une petite dizaine à se redéployer dans différents secteurs, selon leurs préférence.

Breizh-info.com : Avez vous vous même été sur le Front ? Vous avez été blessé il me semble ?

Guillaume Lenormand : Lorsque l’on parle de front, la plupart des gens s’imaginent un spectacle hollywoodien, des combats intenses et constants, du spectacle…
Ils ne réalisent pas que dans 99% des secteurs, le front n’est constitué que par une chaîne de block-posts et de positions enterrées.
Le contact avec l’ennemi a souvent été rompu et celui-ci, dans bien des cas, se situe à des kilomètres. Il faut donc aller le « chercher ».

Le front, c’est une longue attente, un quotidien triste, gris, bien peu glorieux, entrecoupé de très brefs moments de chaos et d’adrénaline. J’ai connu plusieurs fronts, de Donetsk à Debaltsevo et Marioupol.

J’ai participé (en désobéissant à mes commandants) à quelques actions « agressives ».
Enfin, j’ai été blessé, mais seulement légèrement. Ce jour là, plusieurs de mes camarades ont été tués et d’autres blessés gravement, je m’estime donc très chanceux.

Breizh-info.com : En France, les médias mainstream ont une vision particulière de l’Ukraine et ne comprennent pas le séparatismeLa Russie a t-elle l’influence que les médias occidentaux décrivent ? 

Guillaume Lenormand : A vous de l’expliquer. Au Donbass, nous sommes géographiquement, culturellement et linguistiquement en Russie. Dissocier le Donbass et son peuple de la Russie, serait aussi bête que s’offusquer que la France soutienne une rébellion séparatiste au Québec ou en Wallonie, par exemple.

Pour autant que je puisse en juger, c’est le peuple russe qui aide directement le Donbass, par l’envois de volontaires et de matériel acheté dans des surplus ou des magasins de sport.

L’Etat russe, lui, agit sur un plan diplomatique, il ne faut donc pas tout confondre. On ne passe pas la frontière impunément, la légalité est respectée.

Breizh-info.com : Pour vous, comment sortir de cette crise, qui ressemble fort à une nouvelle guerre civile entre Européens ? Comment expliquez-vous ce déchirement qui parcourt une partie de la droite et de la gauche radicale en France ?

Guillaume Lenormand : Ce déchirement illustre la frontière qu’il y a entre ceux qui, d’une part, se perdent dans la défense d’une « forteresse occidentale » (aux valeurs progressistes, démocratiques et cosmopolites) et d’autre part, ceux qui ont entrepris la reconquête de notre continent.

Cette reconquête, contre les banquiers et la mafia mondialiste, ne pourra débuter qu’à l’Est.

Toute révolution nationaliste ne pourra être réalisée que par des hommes qui ont hérité d’une expérience militaire, qui ont laissé tomber les sempiternels débats inutils ou les molleries intellectuelles et renoué avec le feu de l’action et de la guerre.
Quels que soient nos efforts, le futur de l’Europe passera par la violence, nécessairement. Après 6 mois de guerre ici, j’en suis d’autant plus convaincu.

Breizh-info.com :  Quelles sont les besoins de la population civile dans le Dombass ? Des associations françaises travaillent-t-elles avec vous ?

Guillaume Lenormand : Les populations civiles manquent avant tout de médicaments. Même les produits pharmaceutiques les plus basiques font défauts. L’hôpital de Donetsk manque d’Oxygène. Un peu partout, les opiacés comme la morphine, le Tramadol, sont les premiers à faire défaut. Pour ce qui est des civils, ils continuent à tenir tête au quotidien, avec une dignité, un calme et une discipline remarquable.

L’ordre règne, alors que dans la même situation, en France, ce serait déjà l’anarchie, avec pillages et violences…

L’association française Novopole et les différents comités de soutien animés par exemple, par André Chanclu ou Alain Benajam, sont les principaux centre de solidarité française envers le Donbass.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

Commentaires

  • Du beau travail de journaliste, félicitations… On sent à peine le parti pris… Surtout, ne pas trop interroger ce type sur les justifications idéologiques / personnelles, se contenter de parler d’un « nationaliste français », c’est bien, ça reste politiquement correct.

    Tout d’abord, ce n’est pas le Dombass mais le Donbass.

    Ensuite, je suis surpris de toutes les positions paradoxales assumées par cet ex-futur enseignant aux velléités guerrières. Il aurait dû fréquenter plus assidument la faculté d’histoire et les bibliothèques universitaires.
    Il aurait su que le Donbass est une terre ukrainienne, que les habitants de souches parlent l’ukrainien.
    Il aurait su que le Donbass n’est pas russe, et ce n’est pas la Crimée. La forte présence de russophone dans les villes s’explique par le fait que les bolchéviks ont massivement fait venir des travailleurs de
    toute l’URSS dans le bassin minier du Donbass. Mais être russophone ne signifie pas être russe (au sens grand russe). Ces mineurs et fils de mineurs sont issus de toutes les minorités de l’URSS et même d’ailleurs. Les villes du Donbass, c’est un joyeux melting pot de plusieurs identités, bref, pas de quoi justifier un combat nationaliste.
    Maintenant, remplacez ukrainiens par bretons, et bolchéviks par république française. Ou va votre sympathie ?

    Alors je comprends que le conservatisme de la société russe sur lequel surfe Poutine puisse attirer les nationalistes européens, tout comme le rejet de l’impérialisme américain et l’anti-atlantisme. Mais l’ennemi de mon ennemi n’est pas forcément mon ami.

  • Source http://www.breizh-info.com/23423/actualite-internationale/novorussia-entretien-avec-guillaume-lenormand-volontaire-francais-dans-le-donbass-exclusif/

     

    L’opposant à Poutine, Boris Nemtsov, abattu par balles à Moscou

     

    Boris Nemtsov interpellé par la police en 2010 pendant une manifestation en faveur de la liberté de réunion. Source image http://www.themoscowtimes.com/news/article/nemtsov-detained-as-police-disperse-rallies/411437.html

    Boris Nemtsov in RFE/RL's Moscow studio (file photo)

    Boris Nemtsov était père de quatre enfants Source photo http://www.rferl.org/content/nemtsov-death/26873635.html

    RIP Boris2-IMG_0773

    Boris Nemtsov a été assassiné par balles à la veille d’une grande manifestation contre l’engagement de la Russie En Ukraine sur lequel il préparait un rapport. Il était un ami proche du président Porochenko. Pour ses amis, il est une victime politique du régime au même titre que Paul Khlebnikov de Forbes 2004; Anna Politkovskaya, connue pour ses vives polémiques contre la guerre en Tchétchénie tuée en 2006, Natalia Estemirova, militante des droits de l’Homme qui fut kidnappée et tuée en 2009 dans le Caucase du Nord. Tous ces opposants ont été tués par balles avec un professionnalisme qui ne laisse pas beaucoup de doutes sur le commanditaire.

    Boris Nemtsov avait récemment affirmé qu’il craignait pour sa vie, ayant organisé de nombreuses manifestations anti Poutine et ayant critiqué sa politique vis-à-vis de l’Ukraine et organisé des manifestations pacifiques contre son occupation. Le 10 février dernier, il déclarait « je crains que Poutine ne me tue ». Après l’assassinat, l’avocat de Nemtsov a déclaré « Peut-importe qui a tiré la gâchette, il est victime du régime politique de la Russie  » (Nemtsov’s lawyer told RFE/RL’s Russian Service that he was a victim of Russia’s political regime, no matter who pulled the trigger.)

    Il avait également pris parti dans le conflit qui ravage depuis plus de dix mois l’Est de l’Ukraine. Organisateur de plusieurs marches pacifiques en soutien à Kiev, il avait récemment réaffirmé sur son compte Facebook, qu’à ses yeux, l’annexion de la Crimée était illégale. Il devait participer dimanche 1er mars à l’une des plus importantes démonstrations de protestation depuis des mois dans la capitale russe.

    Selon une autre figure de proue de l’opposition, Ksenia Sobchak, Boris Nemtsov était en train de travailler sur un rapport attestant de la présence de forces armées russes en Ukraine.http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/28/boris-nemtsov-l-un-des-plus-fervents-opposants-a-vladimir-poutine_4584995_3214.html#

    Boris Nemtsov and Viktor Yushchenko

    Boris Nemtsov avait soutenu en 2005 la révolution Orange en Ukraine. On le voit ici avec Viktor Iouchtchenko après son empoisonnement que l’on soupçonne avoir été commandité par Poutine. Source photo http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/4287957.stm

     Il se promenait avec une jeune femme sur le Grand Pont de pierre, juste à côté du Kremlin, quand une homme tirant d’une voiture l’ont abattu de quatre balles dans le dos. L’opposant russe, Boris Nemtsov, a été tué par balles à 55 ans en plein centre de Moscou dans la nuit de vendredi à samedi…

    Ancien vice-Premier ministre de Boris Eltsine, libéral, Nemtsov était une figure de l’opposition russe. Très critique à l’égard du pouvoir en place, il appelait le parti de Vladimir Poutine, «le parti des voleurs», dénonçant notamment la corruption des élites. Il avait récemment confié à la presse que sa mère était très inquiète, estimant que le président russe pourrait le faire tuer.

    Cofondateur, avec Boris Nemtsov, du mouvement libéral Solidarnost, l’ex-champion d’échec Garry Kasparov s’est dit «anéanti», multipliant sur Twitter les messages cinglants à l’égard du pouvoir en place. Se remémorant l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaya en 2006, il accuse directement Vladimir Poutine, estimant que le président russe a «des océans de sang sur les mains». Dans la foulée, la Maison Blanche a fermement condamné ce «meurtre brutal».http://www.leparisien.fr/international/l-opposant-russe-boris-nemtsov-tue-par-balle-en-plein-moscou-27-02-2015-4563641.php

    Dans la décade qui  a suivi l’ascension de Vladimir Poutine à la présidence de la Russie plusieurs opposants et militants des droits humains ont été assassinés : Paul Khlebnikov de Forbes 2004; Anna Politkovskaya, connue pour ses vives polémiques contre la guerre en Tchétchénie tuée en 2006, Natalia Estemirova, militante des droits de l’Homme qui fut kidnappée et tuée en 2009 dans le Caucase du Nord.

    L’assassinat de Boris Nemtsov a vraisemblablement été commandité. Mais Vladimir Poutine n’y est pour rien. Il a déploré le crime et présenté ses sincères condoléances à la famille. Qui peut le croire ?

    Qu’en pensent les amis de Poutine, ses admirateurs qui justifient son occupation meurtrière de l’Ukraine ? Qu’en pensent ces Français qui tiennent en haute estime l’homme fort de Russie et qui répètent sa propagande sur le caractère néo-nazi des Ukrainiens et le méchant parti de droite de Nemtsov ?

    Ce matin 28 février, au lendemain de l’assassinat de Boris Netsov, je remarque que les sites critiques auxquels je suis abonnée comme Riposte laïque et boulevard Voltaire ne disent pas un mot de cet assassinat alors qu’habituellement ils sont prompts à réagir contre les horreurs de ce monde. J’imagine leur embarras …

    La Connectrice

    Pour en savoir plus

    • Radio Free europe Radio liberty

    http://www.rferl.org/content/nemtsov-death/26873635.html

    • Qui était Boris Nemtsov, l’opposant russe assassiné cette nuit?

    Boris Nemtsov le 15 septembre 2012 durant une manifestation anti-Poutine dans le centre de Moscou.

    Trois heures avant sa mort, il était encore à l’antenne d’une radio moscovite, appelant les auditeurs à manifester dans un discours enflammé sur l’Ukraine et Poutine. «Cette marche demande l’arrêt immédiat de la guerre avec l’Ukraine, elle exige que Poutine cesse son agression.» Il signait là son testament politique.

    http://www.liberation.fr/monde/2015/02/28/qui-etait-boris-nemtsov-l-opposant-russe-assassine-cette-nuit_1211434

    • Le document qui a inspiré la stratégie du Kremlin sur l’Ukraine

      LE MONDE | 25.02.2015 à 17h26 • Mis à jour le 26.02.2015 à 13h22 |

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/25/le-document-qui-a-inspire-la-strategie-du-kremlin-sur-l-ukraine_4583292_3214.html

    Deux semaines avant la fuite de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, une note, remise au Kremlin « entre le 4 et le 12 février 2014 », incitait Moscou à lancer une vaste opération de déstabilisation en Ukraine avec, comme principal objectif, la « fédéralisation » du pays et le rattachement de plusieurs régions à la Russie – dont la Crimée –, sous le couvert d’organisations de référendums. L’authenticité de ce document, publié mercredi 25 février par le journal russe indépendant Novaïa Gazeta, ne peut être prouvée, mais son contenu résonne étrangement avec la politique défendue par Vladimir Poutine.

    Cette note évaluait la situation, il y a un an, sous un jour cynique en prônant notamment une intervention rapide de la Russie pour ne pas perdre « le contrôle du marché de l’énergie en Ukraine »…

    • Histoire de l’Ukraine par des Ukrainiens de France

    http://www.jaime-lukraine.fr/a-propos-de/ukraine

    Vous vous êtes déjà posé la question : « Qu’est-ce que je sais sur l’Ukraine ? »

    Le fait que c’est un  pays de l’ex  URSS, connu surtout par ses Tchernobyl, Chevtchenko, Klitchko et de jolies femmes vous suffisait largement. Notre mission consistera à vous raconter un peu plus sur l’Ukraine et ses origines, vous montrer toute sa beauté et sa richesse.

    Alors, tout d’abord, d’où vient le nom « Ukraine »  (Oukraïna, Україна) ? Ce mot dérive d’une racine slave « limite » et renvoie à un territoire frontalier – à l’origine, frontalier du monde nomade des steppes. Ce nom apparaît pour la première fois en 1187 pour désigner la région de Péréiaslav, au sud de Kyïv…

     

     

     

    Suivre

    Recevez les nouvelles publications par mail.

    Rejoignez 274 autres abonnés

    %d blogueurs aiment cette page :