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Droits des femmes. Ce que proposent les candidats

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agecanonix le vieux d'asteric avec sa pancarte électorale

http://www.nabolo.com/pourquoi-voter-ou-ne-pas-voter/

Nous attendions avec impatience que les médias fassent leur boulot en nous servant la comparaison des programmes des candidats à l’élection présidentielle de 2017. Voilà, ça vient enfin. Première comparaison des propositions relatives aux droits des femmes. Les autres sujets suivent sur ce blog.

LC

Source http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/03/08/droits-des-femmes-qui-propose-quoi-parmi-les-candidats_1553061

Droits des femmes : qui propose quoi parmi les candidats ?

Par Kim Hullot-Guiot 8 mars 2017 à 09:22 (mis à jour à 12:15)
Manifestation à Paris à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2015.
Manifestation à Paris à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2015. Photo Loïc Venance. AFP

«Libération» passe au crible les propositions de cinq prétendants à la présidence en matière d’égalité hommes-femmes.


Le 7 novembre dernier, il soutenait publiquement l’appel à la grève des femmes à partir de 16h34, heure où elles cessent théoriquement d’être payées si on rapporte leur salaire à celui des hommes. Le candidat de la plupart des socialistes et désormais des écologistes présente un programme pour l’égalité hommes-femmes cohérent et volontariste, bien qu’assez peu inventif.

Benoît Hamon aux Rencontres de l'UDECAM, avec des professionnels des médias et de la publicité, jeudi à Paris. Benoît Hamon aux Rencontres de l’UDECAM, avec des professionnels des médias et de la publicité, jeudi à Paris. Photo Denis Allard. Réa

Ses idées intéressantes : Contrairement à Emmanuel Macron, pour Benoît Hamon, l’égalité entre les hommes et les femmes n’a pas à reposer uniquement sur ces dernières. Il entend donc augmenter la durée du congé paternité en l’alignant sur le congé maternité postnatal (10 semaines), contre 10 jours actuellement. Et il ne se contente pas de réaffirmer le droit à l’IVG : il souhaite rouvrir des centres de planning familial sur tout le territoire (même s’il ne dit pas combien). Il propose en outre d’augmenter, sur l’égalité salariale, les sanctions légales en cas de non respect de cette règle (même s’il n’en précise pas les modalités).

Comme François Fillon, Benoît Hamon a dû entendre l’appel des associations plaidant pour l’augmentation du délais de prescription du viol : il propose de le faire passer de 10 à 20 ans pour les majeurs (il reste de 20 ans pour les mineurs). Or, en janvier 2017, une loi a porté la prescription de 10 à 20 ans pour les crimes, et les viols sont des crimes. Il faut néanmoins reconnaître que le programme a été écrit avant.

Autres idées intéressantes : création d’un service public de la petite enfance, permettant notamment aux femmes seules de pouvoir faire garder leur progéniture en horaires décalés, extension de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples d’homosexuelles, doublement du budget du ministère des Droits des femmes. Enfin, Benoît Hamon entend créer un corps de lutte contre les discriminations, dont celles basées sur le genre ou l’orientation sexuelle, sur le même modèle que les inspecteurs des impôts ou de l’hygiène, qui «vérifiera régulièrement les pratiques des structures publiques et privées en matière de discrimination».

Ses propositions moins convaincantes : Sur la question des droits des femmes, Benoît Hamon a décidément des points d’accord avec le candidat LR. Il propose par exemple de pénaliser «plus sévèrement les partis qui ne respectent pas [la] parité dans les candidatures aux législatives par des amendes réellement dissuasives.» Or, on l’a dit, les amendes sont peu dissuasives pour les partis bien dotés financièrement. Il faudrait voir, donc, ce que le socialiste entend par «réellement dissuasives». Au reste, il est facile de présenter des femmes dans des circonscriptions non gagnables, pour coller à la loi sans trop se mouiller pour l’égalité réelle. Benoît Hamon entend aussi rendre publics les noms des entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale, comme Emmanuel Macron, sur le principe du name and shame, qui paraît assez peu efficace, surtout si les contrevenantes sont nombreuses (et donc noyées dans la masse).

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Jean-Luc Mélenchon : le plus ambitieux et transversal

Dans L’Avenir en commun, le programme de la France insoumise, l’égalité hommes-femmes est présentée comme un sujet non pas «moral» mais «social». Il y est question de «contraindre ceux qui ne veulent pas de l’égalité» et d’«abolir le patriarcat dans l’Etat et la société». Et les mesures présentées apparaissent comme les plus ambitieuses et les plus transversales.

Les vœux de Jean-Luc Mélenchon, le 5 janvier à Paris. Les vœux de Jean-Luc Mélenchon, le 5 janvier à Paris. Photo Boris Allin. Hans Lucas

Ses idées intéressantes : Contrairement à ses opposants dans cette élection, Jean-Luc Mélenchon détaille précisément la manière dont il compte s’y prendre pour arriver à l’égalité salariale : revalorisation des métiers occupés en majorité par des femmes, via notamment les grilles salariales, augmentation des sanctions financières et pénales pour les entreprises ne respectant pas ce principe (même s’il n’en donne pas les modalités précises, à l’instar de ses concurrents) et surtout possibilité d’interdire l’accès aux marchés publics  à ces sociétés, et obligation pour les entreprises d’adopter un accord d’entreprise sur l’égalité hommes-femmes, ce qui n’est pour l’instant le cas que pour les entreprises de plus de 50 salariés sous peine de se voir infliger une pénalité financière.

Il entend également favoriser «des congés parentaux de durée identique entre les parents», même s’il n’en précise pas les modalités, créer un service public de la petite enfance, et s’engage pour le droit à la contraception, remboursée intégralement, et à l’IVG avec une volonté de «généraliser les Plannings familiaux». Il souhaite également «constitutionnaliser la non-marchandisation du corps humain et le droit à en disposer», et donc le droit à la contraception et à l’IVG. Il entend aussi «promouvoir des politiques de santé sexuelle et reproductive émancipatrice». Par ailleurs, le programme de la France insoumise prévoit, et c’est le seul qui se penche sur le sujet, que le changement d’état civil soit libre et gratuit, ce qui serait une bonne nouvelle pour les femmes transexuelles, dont c’est souvent la revendication.

Autres éléments intéressants : l’idée de donner le statut de réfugiée à «toute femme demandant l’asile parce que victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes», celle d’«interdire les déqualifications des violences sexuelles et refuser la médiation pénale en cas de violences sexuelles», l’idée de renforcer les dispositifs contre les violences faites aux femmes, notamment en renforçant la politique de logements prioritaires et d’hébergements d’urgence «pour les femmes en danger et garantir des mesures d’urgence telles que la mise à l’écart du domicile du conjoint violent» et en mettant en place des campagnes d’information et de sensibilisation «permanentes», celle d’adopter une nouvelle loi de lutte contre le sexisme. Jean-Luc Mélenchon, s’il ne précise pas quels moyens de coercition seront nécessaires pour y aboutir, souhaite aussi voir le sport féminin égal au sport masculin, en particulier en matière de diffusion télévisée. Enfin, deux débats qu’on ne tranchera pas mais qui ont le mérite de s’inscrire dans une pensée cohérente, l’abolition de la prostitution, et la gestation pour autrui que Mélenchon souhaite continuer d’interdire. Dans le premier cas, le livret thématique du mouvement sur l’égalité hommes-femmes liste les pistes suivantes : «suppression de toutes formes de répression à l’encontre des personnes prostituées, attribution de papiers à toutes les victimes de la traite et développement de véritables moyens financiers pour aider les femmes prostituées, avec des budgets suffisants, notamment pour financer les parcours de sortie du système prostitutionnel.»

Sa proposition moins convaincante : S’il fallait vraiment trouver quelque chose à redire, ce serait au chapitre «Une république laïque», où on trouve l’idée suivante : «refuser de rencontrer d’Etat à Etat ceux qui obligent nos ministres femmes à porter des accoutrements contraires à la dignité républicaine». Si l’on peut discuter l’intention, la mise en œuvre d’une telle décision, qui ne vise manifestement pas les costumes traditionnels, semble délicate au point de vue diplomatique.

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Marine Le Pen : les droits des femmes ? Kézako ?

Pour le programme du FN, cela va aller beaucoup plus vite.

A Fréjus, en septembre 2016, pendant les Estivales du FN. Photo Laurent Troude pour Libération

On sait le parti traversé de courant contraires sur les questions des droits des femmes et en particulier de leurs droits reproductifs (Marion Maréchal-Le Pen étant par exemple défavorable à l’IVG et en tous les cas à son remboursement alors que Marine Le Pen ne souhaite pas intégrer la question au programme). Ce n’est donc guère étonnant de ne retrouver, sur 144 propositions, qu’une seule concernant les droits des femmes. Et il faut croire que pour le FN, un peu à la manière de François Fillon, le principal problème des femmes en France serait «l’islamisme». Ainsi à la proposition de «défendre les droits des femmes», la lutte contre «l’islamisme qui fait reculer leurs libertés fondamentales» apparaît avant même la mise en place d’un «plan national pour l’égalité salariale femme/homme et [la lutte] contre la précarité professionnelle et sociale». Mesures qui du reste ne sont absolument pas détaillées, à l’instar de l’ensemble du programme du FN.

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Kim Hullot-Guiot

Les Inconnus aux Buttes-Chaumont : Les bijoux de Cherbourg.

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Les bijoux de Cherbourg, parodie du film Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy

Qui se souvient du succès populaire des Parapluies de Cherbourg,  ne s’étonnera pas que les Inconnus, les plus grands parodistes de notre temps, se soient payé la comédie musicale. Personnellement, ce morceau n’a pas ma préférence mais j’ai été étonnée de voir qu’il avait été tourné au belvédère (temple de la Sybille, temple d’amour, gloriette…) des Buttes-Chaumont

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Depuis l’installation vers 1897 de Léon Gaumont sur le plateau Hassard, au-dessus du parc des Buttes-Chaumont, puis avec la construction des studios de la Société française de production (SFP), notre espace vert a été utilisé pour de nombreux tournages.

Studios Elgé ( initiales de Léon Gaumont). 
le premier atelier Gaumont de 1897 est au fond à gauche. Notez la grande « serre »  qui est le studio principal à éclairage naturel. construit en 1905  La ruelle des sonneries ( à peu près la « villa fleurie » actuelle) est à gauche. Source http://plateauhassard.blogspot.fr/2012/04/les-studios-gaumont.html

Les ateliers de Léon Gaumont ont été détruits depuis longtemps, suivis par les locaux de la SFP qui ont laissé la place à un vaste projet immobilier Bouygues. Il reste toutefois le siège commercial de la société Gaumont longtemps occupé par l’hôtel des impôts et acquis depuis quelques années par l’Oeuvre de la Croix-Saint-Simon

Entrée Art Nouveau du bâtiment commercial survivant

http://www.gentil-bourdet.fr/details/notices/cite%20elge.htm

Plan de Paris vers 1920. 
Notez la cité Elgé, les passages et impasses 
disparus et les réservoirs des Buttes Chaumont 
prés desquels s’élevait un marché de type Baltard

http://plateauhassard.blogspot.fr/2012/04/les-studios-gaumont.html

Droit de mourir dans la dignité. RV samedi 18 au cirque d’hiver à Paris

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Qui a décrété que, à défaut de choisir de naître, chaque individu n’aurait pas le droit de choisir sa mort ?

Pendant longtemps, l’église catholique à interdit aux suicidés d’être enterrés aux côtés de leurs proches alors qu’elle reste encore de nos jours insensible  à la détresse des vivants comme ces petites filles violées interdites d’avorter ou ces jeunes garçons violés par des prêtres que l’Eglise laisse faire. Ceci étant dit, nous constatons que cette notion de « droit à la vie’ défendue par l’esprit catholique des législateurs manque de cohérence. La vie, oui, mais dans quelles conditions ?

Est-ce vivre qu’être attachée dans le lit d’un EPHAD aux mains d’aides soignantes négligentes parce que débordées, de croupir dans ses déjections pendant des heures, d’être nourrie par une sonde qui irrite la gorge, d’être incapable de se retourner à cause de tous les tuyaux qui nous cernent, de supporter les cris et les râles des patientes voisines, abandonnée par ses proches parce qu’on pue et qu’on est repoussante et qu’on ne les reconnaît plus ? Je passe sur les douleurs physiques et la détresse psychologique d’entrevoir son état sans rien pouvoir changer, de se savoir dépendante et au bon vouloir des médecins et du personnel médical qui ont d’autres vies vivantes à sauver…

Les rares personnes dépendantes qui échappent aux EPHAD restent à la charge  des femmes -surtout- de la famille qui doivent sacrifier leur propre vie pour s’occuper de leur proche. Et quand l’une ou l’un de ces aidants ne supporte plus de voir la personne aimée souffrir le martyr et qu’il y met un terme, l’institution judiciaire fond sur lui comme un rapace.

Dans le langage courant, dire qu’une personne est vivante, c’est souligner son énergie, son dynamisme, sa mobilité, sa promptitude, son indépendance et sa capacité à réagir à toute chose ainsi que ses dons de communications. Peut-on parler de vie lorsqu’on est privée de toutes ces facultés ?

Nous devons avoir le droit de choisir le moment de notre mort et de faire savoir, si nous étions dans l’incapacité de communiquer, quand, pourquoi et comment de mettre un terme à un état de mort vivant. C’est un droit humain.

La Connectrice

http://www.admd.net/

Meeting de l'ADMD le 18 mars 2017 au Cirque d'Hiver Bouglione

    Alors que les Français, à plus de 90%, se déclarent favorables à la légalisation de l’euthanasie, alors que la 3e loi Leonetti du 2 février 2016 n’apporte aucune réponse nouvelle puisque l’arrêt des traitements existait déjà dans la loi du 22 avril 2005 et que la sédation existait déjà dans le décret du 29 janvier 2010, alors que le président Hollande a trahi la proposition 21 du candidat Hollande, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité invite les candidats à l’élection présidentielle à défendre leur position sur l’aide active à mourir lors d’une grande réunion publique au Cirque d’Hiver Bouglione (110, rue Amelot – Paris 11e), le samedi 18 mars, à partir de 14h30.

    Si certains candidats se sont clairement prononcés en faveur de la légalisation de l’aide active à mourir, comme Jean-Luc Mélenchon (qui propose de constitutionnaliser ce droit) ou Benoît Hamon, d’autres comme Emmanuel Macron, François Fillon ou Marine Le Pen devront préciser ce qu’ils entendent faire, s’ils sont élus à la présidence de la République, pour permettre aux Français de choisir eux-mêmes, en conscience, les conditions de leur propre fin de vie.

    Le jeudi 16 mars, l’ADMD dévoilera un sondage commandé auprès de l’Ifop sur le sujet des Français et de la fin de vie et dévoilera les noms des candidats qui seront présents au Cirque d’Hiver Bouglione, le samedi 18 mars.

    Préalablement à ce meeting, une Marche citoyenne partira à 12h30 de la place de la République, en direction du Cirque d’Hiver Bouglione.

 Demande d’accréditation et envoi des laissez-passer : dg@admd.net

ADMD : 01 48 00 04 16

Communiqué de l’ADMD – Meeting au Cirque d’Hiver

Derrière la jolie trisomique Mélanie, des milliers de handicapés abandonnés par la France

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Mélanie Ségard, jeune et gracieuse trisomique (mongolienne) de 21 ans est devenue l’égérie de l’UNAPEI et a pu ce soir réaliser son rêve de présenter la météo. Bravo à Mélanie et à toutes les personnes qui l’ont aidée à réaliser son rêve.http://www.francetvinfo.fr/sante/handicap/video-regardez-la-meteo-presentee-par-melanie-segard-une-jeune-femme-trisomique_2097115.html

Mélanie a de la chance car elle est relativement peu affectée par sa maladie génétique. Malheureusement, la majorité des handicapés mentaux sont beaucoup plus affectés par cette anomalie chromosomique, ont de graves difficultés à se contrôler, à communiquer, à apprendre et à être autonomes. Leur apparence n’est pas aussi télégénique que celle de Mélanie qui est vraiment très mignonne, ce qui explique que, parfois les malades mentaux soient exclus de piscines ou de lieux publics. Il semblerait d’ailleurs que les adultes soient plus intolérants que les enfants aux anormalités.

Les autistes Asperger sont une minorité parmi les handicapés mentaux, la plupart des autistes étant débiles mentaux.  D’autres enfants sont à la fois handicapés moteurs et cérébraux, difficiles à regarder au regard de ce qui peut apparaître comme une grande souffrance.

Ces enfants handicapés restent à la charge de leur famille, obligeant la maman à abandonner son activité professionnelle pour s’occuper à plein temps de l’enfant dépendant. Cette charge peut détruire le couple tellement elle est lourde. Je me souviens d’un camarade de mes enfants, myopathe en chaise roulante. Tous les matins, je voyais les deux parents conduire leur enfant à l’école, sortir le fauteuil roulant de la voiture, le déplier et y porter leur garçon qui était par ailleurs excellent élève. Quelques années plus tard, je rencontrais la maman seule avec son enfant handicapé, toujours seule, toujours triste et ça me fendait le cœur.

Au nom de l’inclusion, il arrive que des parents puissent inscrire leur enfant autiste à l’école, à condition de trouver une assistante de vie personnelle. Pour les parents c’est un chemin de croix et c’est souvent la maman qui abandonne tout pour se consacrer aux démarches, trouver les financements, l’assistance et l’école qui accueillera l’enfant.. Pour l’institutrice qui reçoit l’enfant dans sa classe, c’est une épreuve car, même si l’enfant est bien accepté dans le groupe, il peut avoir un comportement agressif et perturbant pour l’enseignement.

J’ai connu une autre maman d’un infirme moteur cérébral, un enfant qui rampait au lieu de marcher, qui poussait des hurlements incapable d’articuler et d’apprendre à parler, impuissant à contrôler son corps et devant porter des couches qu’il s’acharnait à enlever. La maman avait arrêté de travailler et noyait sa frustration et sa douleur dans l’alcool. Pendant la semaine, l’enfant était accueilli en hôpital de jour, ce qui laissait à peine à sa mère le temps de nettoyer, laver le linge souillé, s’occuper de ses deux autres enfants et cuisiner. Cette famille modeste ne partait jamais en vacances et s’inquiétait de savoir ce que deviendrait leur fils à sa majorité sachant qu’en France, il n’existe pas de structures pour les adultes handicapés mentaux. Il faut avoir les moyens d’aller en Belgique, c’est ce que font les parents qui peuvent payer une structure spécialisée et compétente. Il arrive en effet que des enfants soient négligés et maltraités dans ces structures payantes.

Les actuels candidats à la présidence de la République n’abordent pas ce sujet douloureux. En son temps, pendant sa campagne, Ségolène Royal avait abordé le sujet en rendant hommage à toutes ces femmes, mères, grand-mères, sœurs, cousines, nièces, filles qui prenaient en charge enfants et parents handicapés. En effet, en dehors d’un emploi rémunéré d’infirmier ou aide-soignant, il est rare que des hommes sacrifient leur vie et leur profession pour s’occuper de proches handicapés. Il n’est donc pas surprenant que nos hommes politiques n’abordent pas ce sujet douloureux en proposant des solutions viables et décentes.

Ces candidats dont certains voudraient limiter le droit à l’IVG en rendant son accès encore plus difficile qu’il ne l’est actuellement, seraient-ils prêt à se sacrifier pour consacrer leur vie à un enfant trisomique ou autrement malade mental ? Il existe des handicaps et des maladies mentales encore plus graves qui peuvent être décelées au cours d’examens prénatals. Adolescente j’avais effectué une visite pédagogique aux asiles John Bost à La Force. J’y avais vu un enfant  handicapé mental dont les membres étaient démesurément longs, fins et inutilisables ; un autre qui avait des dents de loup, le visage déformé par les rugissements qu’il ne cessait de pousser; un autre qui ne cessait de tourner sur lui-même comme un derviche tourneur ; etc. Aujourd’hui, on leur administrerait sans doute un sédatif et ils passeraient leur existence dans un état cataleptique abandonnés aux soins d’une administration dépourvue de moyens décents.Est-ce le genre de vie que nous souhaitons pour nos enfants ? Il est urgent de prévenir le handicap et de prendre en charge correctement les êtres humains qui en sont victimes.

La Connectrice

Pour en savoir plus

Prise en charge de personnes handicapées dans des établissements situés en dehors du territoire national http://www.senat.fr/rap/r16-218/r16-218.html

 

 

CAMPAGNE VISANT À L’ARRÊT IMMÉDIAT DE LA GESTATION POUR AUTRUI-GPA

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cadeau de noel une maman

J’ai déjà écrit mon opposition à la GPA et au don d’ovocytes parce que ces pratiques possibles grâce à une utilisation détournée des progrès de la science médicale, reposent sur l’exploitation du corps des femmes qui va de paire avec le mépris que les hommes leur portent.

Au delà de cette exploitation cynique s’exprime l’égoïsme des homosexuels et leur lâcheté face aux conséquences de leur choix sexuel … lorsqu’ils ont suffisamment d’argent pour se payer une mère porteuse et acheter un bébé.

Quand les partisans de la médicalisation de la reproduction prétendent faire ce choix indigne de l’humanité, ils prennent soin d’omettre toutes les conséquences pour la santé des femmes exploitées et de l’enfant. Le prix à payer pour ces corps de femmes et d’enfants est très élevé, ne serait-ce que pour les femmes le bourrage d’hormones et les transformations physiologiques propres à la grossesse.

La GPA et le don d’ovocytes sont des crimes et les dois internationales devraient être édictées en ce sens.

La Connectrice

http://www.lmptcollectif-oise.fr/meres-porteuses-lirlande-et-litalie-sy-opposent/

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http://www.lmptcollectif-oise.fr/le-senat-et-les-meres-porteuses/

Trading on The Female Body

Le mouvement international Stop surrogacy now, relance sa campagne pour l’interdiction de la  GPA dans la perspective de la conférence qui aura lieu le 14 mars à New York de 13 à 15 h locale.

Il sera possible de suivre la conférence en direct sur la page Facebook de l’organisation ou de la regarder plus tard sur Facebook et le site sur lequel elle sera archivée.

tp://www.stopsurrogacynow.com/the-statement/statement-french/#sthash.ymVU2O5l.5T5b6bwv.dpuf

Nous sommes des femmes et des hommes d’origines ethniques, religieuses, culturelles, socio-économiques différentes venant de toutes les régions du monde. Ensemble nous tenons ici à exprimer notre inquiétude concernant les femmes et les enfants exploités au travers des conventions de gestation pour autrui (GPA).

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Tous, nous reconnaissons la force du désir de parentalité qui est naturel et universel. Toutefois, comme s’agissant de la plupart des désirs, des limites doivent être posées. Les Droits Humains nous fournissent un marqueur significatif à qui veut savoir identifier ces limites et déterminer leur champ d’application. Nous pensons que la gestation pour autrui doit être interdite en ce qu’elle constitue une violation des droits humains des femmes et des enfants.

La gestation pour autrui repose souvent sur l’exploitation des femmes les plus démunies. Dans de nombreux cas, ce sont les pauvres qui sont contraints de vendre et les riches qui peuvent se permettre d’acheter. Ces transactions iniques impliquent un consentement de la part de femmes sous informées, voire pas du tout informées, une rémunération faible, une coercition, une insuffisance de suivi médical et des risques sévères pour la santé, à court et à long terme, des femmes qui acceptent la gestation pour autrui.

Le processus médical de la gestation pour autrui entraîne des risques pour la mère de substitution, pour les jeunes femmes qui vendent leurs ovocytes et pour les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation. Parmi les risques encourus par les femmes : le Syndrome d’Hyper Stimulation Ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort. Les femmes faisant une grossesse à partir d’ovocytes provenant d’autres femmes présentent un risque plus élevé de pré-éclampsie et d’hypertension.

Les enfants nés grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation, qui sont généralement mises en œuvre dans la gestation pour autrui, présentent également des risques de pathologies parmi lesquelles : une naissance avant terme, un décès à la naissance, un poids insuffisant à la naissance, des malformations du fœtus et une pression artérielle élevée. La gestation pour autrui rompt le lien maternel naturel qui s’établit pendant la grossesse – un lien que les professionnels de la médecine encouragent et cherchent à renforcer sans relâche. Le lien biologique entre la mère et l’enfant est indéniablement de nature intime, et lorsqu’il est rompu, les conséquences en sont durables pour les deux parties. Dans les pays où la gestation pour autrui est autorisée, cette souffrance potentielle est institutionnalisée.

Nous sommes donc convaincus qu’il n’y a pas de différence entre la pratique commerciale de la gestation pour autrui et la vente ainsi que l’achat d’enfants. Même s’il n’y a pas échange d’argent (c’est-à-dire la version non rémunérée, ou « altruiste »), toute pratique qui expose des femmes et des enfants à de tels risques doit être interdite.

Personne n’a droit à un enfant, pas plus les hétérosexuels que les homosexuels ou les individus ayant fait le choix de rester célibataire.

Nous sommes unis pour demander aux gouvernements des nations du monde ainsi qu’aux leaders de la communauté internationale de travailler ensemble à l’arrêt immédiat de la gestation pour autrui.

Sign This Statement

 

Original Individual Signatories:

Kathleen Sloan
Feminist leader, activist, and author
USA
Phyllis Chesler, Ph.D.
Emerita Professor of Psychology, Feminist activist, Scholar and Author of Sacred Bond: The Legacy of Baby M
USA
Marjorie Murphey Campbell, J.D.
Founder of NewFeminism.co
USA
Renate Klein, Ph.D.
Biologist, social scientist, and coordinator FINRRAGE (Feminist International Network of Resistance to Reproductive and Genetic Engineering)
Australia
Ruchira Gupta
Founder and President, Apne Aap Women Worldwide
India
Jennifer Lahl
Founder and President of the Center for Bioethics and Culture Network
USA
Janice G. Raymond, Ph.D.
Professor Emerita University of Massachusetts, Amherst, and author of Women as Wombs: Reproductive Technologies and the Battle Over Women’s Freedom
USA
Kajsa Ekis Ekman
author of Being and Being Bought: Prostitution, Surrogacy and the Split Self
Sweden
Jessica Kern
Product of a surrogate pregnancy
USA
Sylviane Agacinski
Feminist philosopher, author of Corps en Miettes
France
Gail Robinson
“Surrogate” Mother
USA

…+6 000 signatures le 10/03/2017

Julien Mickaël, né sous X, recherche ses parents biologiques

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Pourquoi laisse-t-on souffrir les enfants nés sous X ou sous PMA, GPA lorsqu’ils revendiquent, fort légitimement, de connaître leurs origines biologiques ? A qui cela profite-t-il ? Sommes nous encore sous la dictature morale des seigneurs qui engrossaient leurs servantes et vivaient dans la hantise qu’elles revendiquent leur héritage ? Devons-nous nous soumettre à ces lobbies qui prétendent décourager l’avortement en facilitant l’adoption par l’anonymat des origines ? Plions-nous devant la pression des lobbies qui militent pour la légalisation de la GPA (mères porteuses) ?

Sommes nous manipulés par un dessein totalitaire qui voudrait que tous les humains soient déracinés pour les réduire en esclavage ? Connaissance des origines et des racines sont nécessaires pour construire l’avenir, tous les philosophes l’affirment.

Va-t-on laisser les sciences biologiques et médicales nous clouer sous un microscope pour étudier nos gènes afin d’identifier notre origine ethnique et géographique ? Et comment prévenir les maladies génétiques si nous sommes ignorants de notre hérédité ? Et que faire de la psychogénéalogie qui contribue à soigner des troubles de comportement ?

Julien Mikaël, né sous X en appelle à toutes les bonnes volontés pour connaître ses origines parce que c’est un besoin viscéral, vital, existentiel et que notre société archaïque est malveillante vis-à-vis d’enfants innocents auxquels elle veut faire porter le poids des difficultés de leurs ascendants.

Je plaide pour la suppression de l’anonymat de la conception et l’inscription dans la Constitution de l’obligation de mention des origines biologiques de TOUT enfant…sous réserve qu’il-elle le demande.

La mère biologique de Julien aurait été retrouvée mais nie avoir accouché. Une analyse ADN aurait du être pratiquée pour donner une réponse à Julien sans forcément obliger sa génitrice à le rencontrer.

Sous la pression des enfants nés sous X, la loi du 22 janvier 2002, portée par Ségolène Royal, alors ministre déléguée chargée de la famille, redéfinit les contours de l’accouchement sous le secret. Elle maintient la possibilité d’accoucher anonymement mais crée le Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (Cnaop), dont l’objectif est de faciliter l’accès aux origines de l’enfant…En 15 ans, le Cnaop a reçu 7 900 demandes d’enfants à la recherche de l’identité de leur mère.

Qui peut prétendre que la recherche des origines est sans importance ?

 

La Connectrice

Je ne peux plus nier ce mal intérieur qui m’empêche d’avancer.

L’administration détient les éléments qui m’appartiennent, mais ma mère ne reconnait pas mon existence, le secret de son identité est maintenu au dépend de MON histoire.

Julien Mikaël http://julien-ne-sous-x.e-monsite.com/

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Je suis Né sous X

le 04/12/81

à St Quentin

-de Père né en 1958

-de mère née en 1965

( retirée de sa famille adoptive

dans les années 70 )

Le Bourguignon Julien vient régulièrement à Saint-Quentin pour poursuivre ses recherches. (Gaël Hérissé )

Le Bourguignon Julien vient régulièrement à Saint-Quentin pour poursuivre ses recherches. (Gaël Hérissé )

Pas facile de savoir où on va quand on ne sait pas d’où on vient. Julien a été adopté à l’âge de 3 mois, après un passage en pouponnière. « Mes parents ne m’ont jamais caché cela », raconte cet homme de 36 ans, qui a grandi en Bourgogne.

Julien (Mickaël est son deuxième nom) a été abandonné à la naissance par celle qui lui a donné la vie. Ce qu’il sait de sa mère biologique se résume à peu de chose : elle est née en 1965 et a été élevée elle-même par une famille d’adoption. En rupture avec ses proches, elle est ensuite placée en foyer à Saint-Quentin et tombe enceinte, à l’âge de 16 ans. Elle est conduite à l’hôpital, par un éducateur, et accouche le 4 décembre 1981 d’un petit garçon….http://www.aisnenouvelle.fr/10932/article/2017-03-05/ne-sous-x-saint-quentin-julien-veut-connaitre-son-histoire

  Souffrances et démarches

HISTORIQUE  DE MES DEMARCHES ET  DE MON PARCOURS
Avant d’entâmer mes recherches en 2007, je pense (depuis toujours) être né à LAON et porter les 3 prénoms inscrits sur ma carte d’identité.

2004 Naissance de mon 1er enfant

Mais c’est aussi l’année de mon Mariage, de mon embauche  à temps complet dans une entreprise de transport de voyageurs et de l’ achat d’une maison à 800m de mes parents (adoptifs).

2007  après une prise de conscience face à ma consommation régulière et abusive d’alcool, je décide d’arrêter définitivement avec une aide médicale pendant 2ans  >>>> abstinence totale d’alcool depuis avril 2007

Demande de transfert de mon dossier d’adoption du Conseil Général de l’Aisne 02 au Conseil Général de Saone et Loire 71.

Demande de dossier médical au CHU de LAON 02 >>>>> il n’y a pas de dossier me concernant.

Juillet: Consultation  de mon dossier à l’Aide Sociale à l’Enfance de Mâcon 71 >>>>> je ne suis pas né à Laon mais à St Quentin, ma mère avait 16 ans, avait caché sa grossesse, était elle aussi adoptée, était placée en foyer suite à d’importants problèmes avec sa famille adoptive, elle m’a donné 3 autres prénoms (Julien, Mickaël et …) Mon père n’est pas au courant de sa paternité et a 23 ans.

1ère Demande de dossier médical à l’hopital de St Quentin 02 >>>>> il n’y a pas de dossier me concernant.

Août: Saisie du CNAOP (Conseil National d’Accès aux Origines Personnelles) >>>>>> ils retrouvent ma mère et la contactent. Elle confirme être la personne recherchée au vu des éléments du dossier, mais nie avoir accouché… mon dossier au cnaop est donc fermé en avril 2008

Les années suivantes:

Chaque année je passe quelques jours pendant les fêtes de fin d’années dans la ville de St Quentin avec ma femme et mes enfants.

Consultation régulière des sites de nés sous x (La bouteille à la mer, cadco, les x en colère…) inscription et messages ponctuels.

Création de ce site au cas où quelqu’un me rechercherai (un frère, une tante, une amie à ma mère ou encore mon père)

Envoi de ce site à des adresses mails qui apparaissent sur des sites d’associations d’anciens élèves et collectivités dans l’aisne, et des sites d’associations de parents adoptifs, femmes isolées, enfants adoptés dans toute la France, ainsi qu’à des personnes inscrites sur le site « les copains d’avant »‘>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> plus de 2 500 visites à ce jour (mars 2017)

2012 Naissance de mon 2ème enfant

Janvier 2015 je décide de perdre du poids et perd 25 kgs dans l’année

octobre 2015 1ère Parution de mon « avis de recherche »  sur un article dans « l’Aisne Nouvelle » >>>> sans conséquences

Décembre 2015 en pleines crises d’angoisses depuis octobre, le médecin  diagnostique une dépression. Je décide de consulter psychologue et psychiatre. >>>> arret de travail depuis le 15 janvier 2016 (toujours en cours en 2017)

Septembre 2016 lecture du livre  de Sabine Menet « née sous x l’enquête interdite ».

2ème courrier au CNAOP pour relancer la recherche >>>>> mais dossier est définitivement cloturé car maintient du secret par ma mère.

Octobre 2016:Je fais imprimer « recherche origines » avec le nom de mon site  sur 2 500 flyers que je distribue à St Quentin, Laon et Soisson avec ma femme. On se rend à la DDASS où l’on nous reçoit pendant 1h sans rendez vous >>>>> on nous promet de consulter à nouveau le dossier pour voir si on peut nous donner plus d’éléments et de nous contacter ultérieurement …… …….  >>>>> sans nouvelles

Recherche renouvelée sur « les copains d’avant » >>>>> grâce à un ancien éducateur dans l’Aisne,  j’apprends que Jacqueline YOUF (l’éducatrice qui a signé mon PV d’abandon) était mariée à un éducateur de la Protection Judiciaire Jeunesse.  J’en déduit que le couple éducateur doit se rappeller de l’ histoire  de ma mère puisque Mme YOUF m’a placée à l’adoption pendant que Mr YOUF surveillait ma mère au foyer de St Quentin…

Novembre 2016:

je ne trouve pas Jacqueline, mais Je contacte par téléphoneMr YOUF à St Quentin, ancien directeur de la PJJ, divorcé de Jacqueline dans les années 80 . >>>>>Il se souvient de ma mère car la grossesse a échapé à toute l’équipe d’éducateurs… Elle était en grande souffrance suite au rejet de sa famille adoptive, elle était typée méridionale… Il n’en dira pas plus car il est soumis au secret professionnel… 

Je fais part de mes recherches à Jacky , un passionné des enquêtes qui aide bénévolement de nombreuses personnes sur le site « la bouteille à la mer ». Il me soutient dans ma recherche et me donne confiance et bonne conscience. Il me conseille d’envoyer un courrier à Mr Youf pour lui suggérer une rencontre… >>> je lui laisse un message sur son répondeur…. Sans nouvelles depuis.

2017 J’ai repris les 25 kgs perdus il y a 2 ans

4 mars: je me rend sà St Quentin pour faire paraître un 2ème article dans l’aisne nouvelle >>>>>(parution le 6 mars) . Accompagné de ma mère (adoptive), je me rend à nouveau sans rendez-vous à la DDASS où la directrice nous accueille gentiement dans un bureau et me demande de rappeler pour fixer un rendez vous afin de prendre le temps de regarder le dossier … >>>>> >>>>>>>>>>>>>> rendez vous fixé au 14 mars

7 mars: je reçois 10 000 flyers que je décide de distribuer dans tout le département accompagné cette fois de mon père (adoptif)

14 mars : Rendez vous avec la directrice de la DDASS pour d’éventuels renseignements complémentaires sur mes origines… ….

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> à suivre… ….

 

envoyez cette page à:

-TOUTES LES FEMMES NEES EN 1965

       -TOUS LES HOMMES NES EN 1958

-vos connaissances ayant vécu à St Quentin dans les années 70 et 80.

-les assistantes sociales

-les salariés de l’Hopital de St Quentin (actuels et anciens)

-les anciens éducateurs et résidants de Foyers de l’aisne

les instituteurs et professeurs ayant enseigné en Picardie entre 70 et 83

-Toutes les familles adoptives

-les membres d’associations de parents adoptifs, femmes isolées, enfants adoptés

et puis TOUS vos Collègues, Amis et connaissances partout en France.

Pour en savoir plus

L’accouchement sous le secret, une spécificité française

Chaque année, environ 600 enfants naissent « sous X » en France . Que désigne cette pratique , d’où vient-elle et pourquoi fait-elle régulièrement débat ?

LE MONDE | 03.07.2016 à 08h21 • Mis à jour le 03.07.2016 à 12h56 | Par Solène Cordier

La France est l’un des rares pays à disposer d’une législation encadrant l’accouchement sous le secret. Cette pratique, considérée comme une garantie contre l’accouchement clandestin, l’ abandon sauvage et l’infanticide, concerne un nombre marginal de naissances . Mais ces dernières années, sous la pression des enfants nés sous X qui se battent pour le droit àconnaître leurs origines, elle est régulièrement dénoncée. Le point sur les enjeux.

  • Un phénomène marginal

En France, toute femme enceinte qui ne souhaite pas élever son enfant a la possibilité de le mettre au monde sans laisser d’informations sur son identité . Elle doit simplement mettre au courantl’équipe médicale de l’établissement hospitalier où elle accouchera : au préalable si elle est suivie lors de sa grossesse , ou le jour de son accouchement. Aucune pièce d’identité ne peut lui êtredemandée et les frais médicaux de son accouchement sont pris en charge.

 Après sa naissance, l’enfant est confié aux services départementaux de l’ aide sociale à l’enfance (ASE). Pendant deux mois, il est placé en pouponnière ou dans une famille d’accueil . C’est le tempslégal accordé aux parents pour se manifester s’ils souhaitent revenir sur leur décision . A l’issue de cette période, l’enfant devient pupille de l’Etat et peut être adopté.

Les accouchements sous X concernent peu de femmes. Selon le dernier rapport de l’Observatoire national de l’enfance en danger (ONED), le nombre de naissances sous le secret était de 625 en 2014, en légère baisse par rapport à 2013 (640). Ces 625 naissances représentent un taux de 76,5 naissances sous le secret pour 100 000 naissances vivantes, soit moins d’une naissance pourmille, précise l’observatoire.

  • Une pratique ancienne

De tout temps , des femmes ont abandonné leur enfant sans laisser d’informations sur leur identité. Les raisons qui les poussent à le faire aujourd’hui sont multiples : familiales, personnelles,économiques. « La plupart de ces grossesses sont impossibles, le secret le plus absolu doit être maintenu, en raison parfois d’un risque de mort pour les femmes concernées » , explique-t-on au Planning familial, une association qui défend l’accouchement sous le secret.

Le premier cadre législatif organisant cette pratique remonte à la Révolution française . La Convention adopte un décret -loi le 28  juin 1793 pour organiser le recueil des filles mères et des nourrissons. Il dispose que « la fille enceinte pourra se retirer secrètement pour faire ses couches, elle pourra y entrer à telle époque de sa grossesse qu’elle voudra. Il sera pourvu par la Nation aux frais de gésine [d’accouchement] de la mère, et à tous ses besoins pendant le temps de son séjour qui durera jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement rétablie de ses couches : le secret le plus inviolable sera conservé sur tout ce qui la concerne » .

Plusieurs textes et décrets précisent au cours du XIX e  siècle le traitement réservé aux enfants abandonnés. Les tours d’abandon, souvent situés dans des hospices , sont progressivement remplacés par un système de bureaux , qui accueillent, à toute heure et dans le respect de l’anonymat, les mères et les nouveau-nés.

Le secret de l’abandon est introduit dans la loi du 27 juin 1904, qui rassemble les dispositions prises tout au long du siècle précédent, et précise que, « dans tous les cas où la loi ou des règlements exigent la production de l’ acte de naissance , il pourra y être suppléé si le préfet estime qu’il y a lieu d’observer le secret, par un certificat d’origine , dressé par l’inspecteur et visé par le préfet » .

Un décret-loi du 2 septembre 1941 sur la protection de la naissance pris par le maréchal  Pétain entérine l’accouchement sous le secret tel qu’il existe encore aujourd’hui. Cette référence historiqueest d’ailleurs régulièrement mise en avant par les opposants à cette pratique pour la dénoncer. Même si, comme l’explique dans la revue Clio la sociologue spécialiste de la famille Nadine Lefaucheur, « le décret-loi de 1941 ne faisait guère que prolonger l’article 98 du décret du 29  juillet 1939 relatif à la famille et à la natalité françaises , qui avait rendu obligatoire la création , dans chaquedépartement , d’un établissement public dit maison maternelle, destiné à accueillir sans formalité les femmes enceintes d’au moins sept mois, les indigentes et les femmes enceintes “qui réclament le régime du secret” pouvant être admises dès que leur état de grossesse était médicalement constat » .

En 1993, l’accouchement sous X fait son entrée dans le code civil. L’article 326 dit : « Lors de l’accouchement, la mère peut demander que le secret de son admission et de son identité soit préservé. » La rupture du lien de filiation est légalisée. Puis, en 1996, la loi Mattei prévoit que les éléments non identifiants entourant la naissance (lieu, date et heure) soient recueillis et conservés. Un accompagnement psychologique et social des mères est prévu, ainsi que la possibilité pour elles de renoncer à l’anonymat à tout moment si elles le souhaitent.

  • La rupture de la loi de 2002 et le poids croissant des partisans du droit aux origines

Sous la pression des enfants nés sous X, la loi du 22 janvier 2002, portée par Ségolène Royal, alors ministre déléguée chargée de la famille, redéfinit les contours de l’accouchement sous le secret. Elle maintient la possibilité d’accoucher anonymement mais crée le Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (Cnaop), dont l’objectif est de faciliter l’accès aux origines de l’enfant.

Depuis l’entrée en vigueur du texte, les mères dites de naissance, par opposition aux mères adoptives reçoivent théoriquement à la maternité la visite d’un correspondant du Cnaop, qui leur enjoint de laisser des informations sur leur santé, les origines ethniques de l’enfant, les circonstances de sa naissance et les motifs de son abandon. Elles sont également informées de la possibilité de laisser leur identité sous pli fermé.

De son côté, à sa majorité, l’enfant a désormais la possibilité de demander au Cnaop d’entreprendre des recherches pour retrouver sa mère de naissance. Si les recherches aboutissent, cette dernière conserve cependant en dernier ressort le droit de refuser tout contact et de conserver l’anonymat.

Depuis sa création, le Cnaop a reçu 7 900 demandes d’enfants à la recherche de l’identité de leur mère.

  • Un débat toujours clivant

La loi de 2002, subtil compromis entre les tenants de l’anonymat et les militants des origines, n’a pas clos le débat. La dernière parution préconisant de modifier le cadre actuel est le rapport « Famille, filiation, parentalité », commandé en octobre 2013 par la ministre de la famille Dominique Bertinotti en vue de la préparation du projet de loi sur la famille, abandonné depuis. Il préconisait que l’anonymat des dons de gamètes et de l’accouchement sous X soit maintenu pendant dix-huit ans, mais que les enfants doivent avoir accès à leurs origines à leur majorité.

Des parlementaires ont souhaité eux aussi faire évoluer la loi vers un accouchement discret, mais leurs tentatives sont restées vaines jusqu’à présent. En 2006, Valérie Pécresse, alors rapporteure de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la famille et les droits des enfants, a demandé d’instaurer « un accouchement dans la discrétion » qui se substituerait à l’accouchement sous X. Sa proposition de loi n’avait pas été suivie d’effet, pas plus que celle déposée au Sénat en 2008.

En décembre 2011, la députée (Union pour un mouvement populaire) Brigitte Barèges a demandé, à son tour, la « levée de l’anonymat ». Dans son premier article, elle invoquait la Convention internationale des droits de l’enfant, qui précise que l’enfant a, « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux ». C’est un des arguments des associations militant pour le droit des origines, qui dénoncent également les dommages psychologiques liés au secret de la filiation.

Les associations qui plaident pour le maintien de l’accouchement sous le secret considèrent, elles, que la législation française actuelle protège à la fois les enfants et les femmes. Elles mettent en avant le droit des femmes à ne pas vouloir ou pouvoir, à un moment donné de leur vie, devenir mère, et estiment que la possibilité d’accoucher secrètement permet de réduire les risques pour la santé des femmes et des enfants.

La législation relative à la filiation a évolué avec la loi du 16 janvier 2009. Depuis cette date, rappelle le Conseil constitutionnel, « si l’enfant découvre l’identité de sa mère, la législation civile ne fait plus de l’accouchement sous X un obstacle à l’engagement d’une action aux fins d’établissement de la filiation maternelle ».

 
 
  • Solène Cordier
    Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/famille-vie-privee/article/2016/07/03/l-accouchement-sous-le-secret-une-specificite-francaise_4962761_1654468.html#16fs3SVlFlZZT1uD.99

 

Nature. Givre sur le lac Daumesnil

Publié le

Jacline vient de me transmettre les superbes clichés pris le 31 décembre 2016 autour du lac Daumesnil et de celui des Minimes pris sous le givre. Jacline se rend régulièrement en ce lieu pour y observer les oiseaux et surveiller leurs mouvements.

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