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GPA. Il n’y a pas d’ÉGALITÉ ENTRE LE SPERME, L’OVULE ET LES NEUF MOIS DE GROSSESSE ET l’ACCOUCHEMENT

Publié le

PUBLIÉ LE 11 MARS 2019 PAR PHYLLIS CHESLER ET SUSAN L. BENDER

ÉCRIT POUR LE NEW YORK LAW JOURNAL

LA MATERNITÉ DE SUBSTITUTION COMMERCIALE ENGENDRE UNE FAUSSE ÉGALITÉ ENTRE LE SPERME, L’OVULE ET LES NEUF MOIS DE GROSSESSE ET D’ACCOUCHEMENT

Considérer une femme comme un simple bateau pour des biens qui appartiennent contractuellement à des «parents intentionnels» s’érode et est en conflit direct avec les motifs du droit d’une femme à un avortement.


Sanford M. Benardo, fondateur du Northeast Assisted Fertility Group, souhaite élargir les «droits en matière de procréation» des infertiles, incapables de porter un enfant, atteints du cancer ou des hommes. Il dresse un portrait très sympathique de tels «parents d’intention» et affirme que la plupart des «mères porteuses» sont des femmes bien éduquées et de la classe moyenne qui ne sont «pas riches, mais loin d’être démunies».

Benardo fait partie de ceux qui croient que tout le monde a le droit de devenir les parents d ‘«enfants de substitution». Cette phrase est dure et choquante, mais pas plus que les expressions «transporteur de substitution» ou «éleveur de substitution», ainsi que Benardo se réfère à quelles lois ont historiquement défini comme «mère», à savoir la femme enceinte de neuf mois et qui accouche.

Considérer une femme comme un simple bateau pour des biens qui appartiennent contractuellement à des «parents intentionnels» s’érode et est en conflit direct avec les motifs du droit d’une femme à un avortement. L’embryon / fœtus / enfant en développement fait partie de la femme, il lui appartient car il est dans son corps. Ce fait lui donne le droit de mettre fin à une grossesse. Si d’autres personnes – le profiteur de la maternité de substitution, le donneur de sperme ou d’ovules – réclament ce droit, alors qu’est-ce qui peut empêcher l’Etat ou l’église de faire la même chose?

Les contrats de maternité de substitution commerciaux génèrent une fausse égalité entre le sperme, l’ovule et neuf mois de grossesse et d’accouchement. Plus: Ils disparaissent complètement la femme enceinte et l’accouchement. Cela éloigne encore plus les femmes et privilégie le matériel génétique externe par rapport à la réalité biologique de la grossesse, qui comprend un échange de sang, de cellules, d’émotions, d’idées, etc. De nombreuses femmes enceintes sont liées au développement de l’embryon dans leur corps, que le matériel génétique soit ou non leur appartient ou appartient à leurs maris. Les fœtus en développement entretiennent également des liens avec leurs mères biologiques, ce qui peut être l’une des nombreuses raisons pour lesquelles les enfants adoptés sont souvent à risque en psychiatrie.

Un don de sperme de cinq minutes et un ovule douloureusement récolté ne sont pas identiques et ne doivent pas préjuger de neuf mois de grossesse et d’accouchement, avec tous les risques médicaux qui s’y rattachent.

Dans son article intitulé «Corps enceintes et sujets de droits: le lien de substitution – avortement», l’avocate et sociologue de l’université Columbia, Yasmine Ergas, écrit: «Ni les droits parentaux ni les droits de propriété ne peuvent être cédés à des fœtus. d’attribuer des droits au corps de la femme, et donc à sa personne. « 

Ainsi, outre le problème de l’achat et de la vente de bébés, les motifs de notre droit à un avortement peuvent être en totale contradiction avec les droits d’un «enfant de substitution».

Soit la loi relative à la sécurité des enfants ne doit pas être légalisée dans l’État de New York, soit elle doit suivre de près la loi sur l’adoption, par exemple, la mère de naissance peut changer d’avis et ne pas donner l’enfant; ne peut pas être contraint d’avorter ou de faire gester un enfant qui n’est pas parfait, un enfant qui pourrait être rejeté par ses parents d’intention – qui ne peut tout simplement pas se soustraire à ses obligations, etc. Et oui, la mère de naissance devrait toujours être autorisée à garder l’argent pour avoir travaillé pendant neuf mois.

Cela mettrait gravement en péril une industrie de la maternité de substitution à but lucratif et ouvrirait la voie à des ententes de maternité de substitution altruistes et fondées sur des protections juridiques créatives pour tous.

Humour. le 8 mars en Arabie saoudite

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Source pour moi (source primaire, secondaire, tertiaire ?)

PARCE QU’IL FAUT BIEN EN RIRE : l’interdiction faite aux de conduire en

L’humoriste juif Pierre Dac cloue le bec au propagandiste de Vichy Philippe Henriot. 1944

 

L’humoriste juif Pierre Dac cloue le bec au propagandiste de Vichy Philippe Henriot

En 1943-1944, la guerre se déroulait aussi sur les ondes. Un duel radiophonique a opposé le célèbre humoriste juif Pierre Dac, l’une des voix de la Résistance sur la BBC, à Philippe Henriot, secrétaire d’Etat à l’Information et à la Propagande du régime de Vichy et chroniqueur sur Radio Paris. Lorsque Henriot charge violemment Dac le 10 mai 1944, voici la réponse extraordinaire de Dac !

Humour. Pierrre Desproges : on me dit que les juifs…

Pierre Desproges dans son sketch on me dit que des juifs juif extrait spectacle humour drole petit rapporteur jacques martin Spectacle complet disponible en DVD, voir notamment : http://www4.fnac.com/Pierre-Desproges… et sur le site http://www.virginmega.fr/

L’antisémitisme renaît de nos cendres . Herbert Pagani, 1975

Plaidoyer pour ma terre
Texte écrit par Herbert Pagani en réaction à l’adoption par l’ONU d’une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme.
Le 11 novembre 1975,

Hier, j’étais dans le métro et j’entends deux dames dire :
« T’as vu encore ces Juifs avec leurs histoires à l’O.N.U.
Quels emmerdeurs ! »
C’est vrai.
Nous sommes des emmerdeurs.
Ça fait des siècles qu’on emmerde le monde.
C’est dans notre nature, que voulez-vous !
Abraham avec son D’ieu unique,
Moïse avec ses Tables de la Loi,
Jésus avec son autre joue toujours prête à la deuxième baffe.
Puis Freud, Marx, Einstein,
tous ont été des gêneurs, des révolutionnaires, des ennemis de l’Ordre.

Pourquoi?

Parce qu’aucun ordre, quel que fut le siècle, ne pouvait les satisfaire,
puisqu’ils en étaient toujours exclus.
Remettre en question, voir plus loin,
changer le monde pour changer de destin,
tel fut le destin de mes Ancêtres.
C’est pourquoi ils sont haïs par les défenseurs de tous les ordres établis.
L’antisémite de droite reproche aux Juifs d’avoir fait la révolution bolchévique.
C’est vrai, il y en avait beaucoup, en 1917.
L’antisémite de gauche reproche aux Juifs d’être les propriétaires de Manhattan.
C’est vrai, il y a beaucoup de capitalistes juifs.
La raison est simple :
la religion, la culture, l’idéal révolutionnaire d’un côté,
les portefeuilles et les banques de l’autre,
sont les seules valeurs transportables,
les seules patries possibles pour ceux qui n’ont pas de patrie.
Et maintenant qu’il en existe une,
l’antisémitisme renaît de ses cendres…
– pardon ! de nos cendres –
et s’appelle antisionisme.
Il s’appliquait aux individus, il s’applique à une nation.

Israël est un ghetto,
Jérusalem, c’est Varsovie…
Les nazis qui nous assiègent parlent l’arabe.
Et si leur croissant se déguise parfois en fauçille,
c’est pour mieux piéger les Gauches du monde entier.
Moi qui suis un Juif de gauche, je n’en ai rien à faire d’une certaine gauche
qui veut libérer tous les hommes du monde aux dépens de certains d’entre eux, car je suis précisément de ceux-là.

D’accord pour la lutte des classes,
mais aussi pour le droit à la différence.
Si la gauche veut me compter parmi les siens,
elle ne peut pas faire l’économie de mon problème.
Et mon problème est que depuis les déportations romaines
du 1er siècle après Jésus,
nous avons été partout honnis, bannis, traqués, dénoncés, écrasés, spoliés, brûlés et convertis de force.

Pourquoi?

Parce que notre religion,
c’est-à-dire notre culture était dangereuse.
Eh oui!

Quelques exemples…
Le judaïsme a été le premier à créer le Chabbat, jour du Seigneur,
c’est-à-dire le jour de repos hebdomadaire obligatoire.
Vous imaginez la joie des pharaons, toujours en retard d’une pyramide !

Le judaïsme interdit l’esclavage.
Vous imaginez la sympathie des Romains,
les plus importants grossistes de main-d’oeuvre gratuite de l’Antiquité !
Il est dit dans la Bible :
« La terre n’appartient pas à l’homme mais à D’ieu. »
De cette phrase découle une loi,
celle de la remise en question automatique
de la propriété foncière tous les 49 ans.
Vous voyez l’effet d’une loi pareille sur les papes du Moyen Âge
et les bâtisseurs d’empire de la Renaissance !

Il ne fallait pas que les peuples sachent.

On commença par interdire la Bible,
puis ce furent les médisances,
des murs de calomnies qui devinrent murs de pierres
et qu’on appela ghettos.
Ensuite ce fut l’Inquisition, les bûchers et plus tard les étoiles jaunes.
Auschwitz n’est qu’un exemple industriel de génocide,
mais il y a eu des génocides artisanaux par milliers.
J’en aurais pour trois jours rien qu’a nommer tous les pogroms
d’Espagne, de Russie, de Pologne et d’Afrique du Nord.

À force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout.
On extrapole et voilà : il n’est de nulle part.
Nous sommes parmi les peuples comme l’enfant à l’assistance publique.
Je ne veux plus être adopté.
Je ne veux plus que ma vie dépende de l’humeur de mes propriétaires.
Je ne veux plus être un citoyen-locataire.
J’en ai assez de frapper aux portes de l’Histoire et d’attendre qu’on me dise : « Entrez. »
Je rentre et je gueule !

Je suis chez moi sur terre et sur terre j’ai ma terre :
elle m’a été promise, elle sera maintenue.

Qu’est ce que le Sionisme?
Ça se réduit à une simple phrase :
« L’an prochain à Jérusalem. »
Non, ce n’est pas un slogan du Club Méditerranée.
C’est écrit dans la Bible,
le livre le plus vendu et le plus mal lu du monde.
Et cette prière est devenue un cri,
un cri qui a plus de 2000 ans,
et le père de Christophe Colomb, de Kafka, de Proust, de Chagall, de Marx, d’Einstein
et même de monsieur Kissinger,
l’ont répétée, cette phrase, ce cri,
au moins une fois par an, le jour de Pâques.

Alors le Sionisme, c’est du racisme ?
Faites moi rire !
Est-ce que : « Douce France, cher pays de mon enfance » est un hymne raciste ?
Le Sionisme, c’est le nom d’un combat de libération.

Dans le monde, chacun a ses Juifs.
Les Français ont les leurs :
ce sont les Bretons, les Occitans, les Corses, les travailleurs immigrés.
Les Italiens ont les Siciliens,
les Yankees ont leurs Noirs,
les Espagnols leurs Basques.

Nous, nous sommes les Juifs de TOUS.

À ceux qui me disent : « Et les Palestiniens ? »,
je réponds : « Je suis un Palestinien d’il y a 2000 ans.
Je suis l’opprimé le plus vieux du monde. »
Je discuterai avec eux, mais je ne leur céderai pas ma place.
Il y a là-bas de la place pour deux peuples et deux nations.
Les frontières sont à déterminer ensemble.
Mais l’existence d’un pays ne peut en aucun cas exclure l’existence de l’autre
et les options politiques d’un gouvernement n’ont jamais remis en cause l’existence d’une nation, quelle 

qu’elle soit.

Alors pourquoi Israël ?

Quand Israël sera hors de danger,
je choisirai parmi les Juifs et mes voisins arabes,
ceux qui me sont frères par les idées.
Aujourd’hui, je me dois d’être solidaire avec tous les miens,
même ceux que je déteste, au nom de cet ennemi insurmontable :
le RACISME.

Descartes avait tort :
je pense donc je suis, ça ne veut rien dire.
Nous, ça fait 5000 ans qu’on pense, et nous n’existons toujours pas.
Je me défends, donc je suis.

Herbert Pagani

 

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Pédophilie : « Grâce à Dieu, tous ces faits sont prescrits ! » (Cardinal Philippe BARBARIN)

Pédophilie dans l'Eglise : le film de François Ozon "Grâce à Dieu" sortira bien demain

« Grâce à Dieu » raconte la naissance de l’association de victimes La Parole libérée, fondée à Lyon en 2015 par d’anciens scouts accusant d’agressions sexuelles le prêtre Bernard Preynat. https://fr.news.yahoo.com/p%C3%A9dophilie-l-apos-eglise-film-165704360.html

A l’occasion de la sortie du film « Grace à Dieu » de François Ozon, José Castano nous livre une résumé de l’affaire du prêtre Régis Peyrard (ou Bernard Preynat) qui est le principal personnage du film. Édifiant ! On constate que les brebis sont abandonnées par le grand Pasteur qui aurait du les protéger avant, pendant et après leur viol au sein de l’institution catholique. Rien d’étonnant après de tels scandales que les églises se vident. LC

GRÂCE À DIEU

 

« La Parole Libérée »

 

« Grâce à Dieu, tous ces faits sont prescrits ! » (Cardinal Philippe BARBARIN)

En juillet 2017, l’affaire Peyrard éclatait dans la Loire, à l’initiative d’anciens scouts victimes d’agressions pédophiles commises par ce prêtre dans les années 80, à la paroisse Saint-Luc, près de Lyon, alors qu’ils étaient préadolescents.

L’une des victimes expliquait avoir été agressé sexuellement au sein de l’aumônerie de la Talaudière, une paroisse où le prêtre Régis Peyrard est resté une dizaine d’années dans les années 1980. Une autre indiquait avoir subi les assauts du prêtre quelques années plus tard, alors que ce dernier venait d’être muté à la paroisse de Saint-Just Saint-Rambert…

Lorsqu’à l’été 2017, les agissements présumés de ce prêtre refont surface, l’évêque de Saint-Etienne, Sylvain Bataille, indique que l’homme d’Eglise, en poste depuis les années 60 dans le diocèse, reconnaît les faits, mais présente de « vraies difficultés de mémoire par rapport à ces faits-là ». « C’est un prêtre âgé, mais très profondément conscient de la gravité de ses actes », ajoute l’évêque, lors d’une conférence de presse…

Le diocèse précise qu’à trois reprises, des victimes se sont manifestées auprès de l’Eglise.

En 2000, en 2001 puis en 2004. A chaque fois, les faits ont été signalés à la justice, précise l’évêque. Le prêtre se voit alors retirer son ministère, pour ne plus être au contact d’enfants, et est affecté dans une maison de retraite. Mais aucune procédure judiciaire n’est engagée à son encontre, aucune enquête n’est ouverte. L’homme est protégé par la prescription. Jusqu’en février 2018. Juste avant son départ du parquet, le procureur de la République de Saint-Etienne, Jean-Daniel Regnauld, décide d’ouvrir une enquête préliminaire.

Dès février, une trentaine de victimes potentielles du prêtre incriminé sont alors entendues par les gendarmes et vingt-six ans après avoir été abusées, elles portent plainte contre Régis Peyrard.

Dans le cadre de l’enquête préliminaire, le prêtre a été placé en garde à vue le 27 avril 2018 et a été confronté à l’une de ses victimes présumée. Devant elle, le prêtre explique ne pas se souvenir de l’avoir agressée mais « que si la victime le disait c’était sans doute vrai, mais qu’il ne se rappelait pas »…

Le procès du père Régis Peyrard s’est ouvert le 20 novembre 2018 devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne et s’est achevé par la condamnation du prêtre  à  six mois de prison ferme et douze mois avec sursis pour agression sexuelle sur mineurs. L’une des victimes, Jean François Roche, s’est dit « effondré », affirmant que la justice  avec cette décision (clémente) avait crée : « un permis d’abuser. Moi j’ai fait 42 ans ferme et 18 ans aux urgences psychiatriques »…

Mais l’affaire n’en resta pas là…

Le 21 août 2018, le père, Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence (26) et juge à l’officialité de Lyon (tribunal ecclésiastique), a lancé en ligne une pétition réclamant la démission du cardinal et archevêque de Lyon Philippe Barbarin, poursuivi pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs. Il a invité ses « confrères » à la signer « ainsi que tous les membres de l’Eglise conscients de l’importance du mal fait aux victimes d’abus ». Philippe Barbarin est également  poursuivi par ces anciens scouts pour ne pas avoir dénoncé à la justice ces  agressions pédophiles du père Régis Peyrard dans son diocèse.

Cependant, la démission de l’archevêque de Lyon réclamée par le père Vignon ayant été considérée par la hiérarchie ecclésiastique comme un crime de lèse-majesté sur la personne du« souverain », douze évêques de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont démis de ses fonctions de juge à l’officialité (dont le cardinal Barbarin est justement le modérateur, c’est à dire une sorte de directeur), le 1er novembre 2018, le père Vignon qui a commenté ce jugement arbitraire par ces mots : « Je regrette cette décision, mais je l’accepte. Ça n’enlève rien à ce que j’ai dit en conscience et je ne regrette rien. »

Néanmoins, à la demande des victimes, le cardinal Barbarin a comparu avec cinq autres prévenus -d’anciens collaborateurs dont deux sont devenus depuis évêques- devant le tribunal correctionnel de Lyon en citation directe, le 7 janvier 2019.

Pour toute défense, sans éprouver la moindre compassion pour les victimes, il s’est limité à se retrancher derrière des directives qu’il a reçues du Vatican. « J’ai l’impression d’avoir fait exactement ce qu’on m’a indiqué », assène-t-il à ses juges.

Ainsi, si Barbarin n’a relevé Preynat de ses fonctions qu’en septembre 2015, c’est parce que Rome lui aurait demandé de gérer « sans scandale » l’affaire… « Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu d’erreurs mais je ne vois pas de quoi je suis coupable », conclut-il quand la présidente lui demande s’il va réclamer sa relaxe…

Christian Burdet, l’une des neuf victimes présentes à l’audience, abusé enfant par le prêtre pédocriminel, a les larmes aux yeux. « C’est difficile d’être considérés comme les coupables »,murmure-t-il. Coupables d’être venus, adultes, demander des comptes à la hiérarchie catholique…

A l’issue du procès, le parquet n’a pas requis de condamnation à l’encontre du cardinal Barbarin, arguant de la prescription des faits… une décision dans la lignée de celle prononcée, déjà, il y a deux ans et demi par le parquet.

En définitive, le tribunal correctionnel de Lyon rendra sa décision le 7 mars 2019.

José CASTANO

                                                             e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

NB : La justice a autorisé, lundi 18 février, la sortie en salles du film Grâce à Dieu, sur l’affaire Preynat. Le prêtre accusé de pédophilie avait saisi la justice afin d’obtenir le report de la sortie de ce film mais n’a pas obtenu gain de cause. Le nouveau film de François Ozon a été autorisé à sortir en salles dès mercredi 20 février 2019.

 

Ma chienne Zaza vient d’avoir 14 ans !

 

Zaza a eu 14 ans le 28 janvier 2019. L’espérance de vie théorique du labrador est de 12 à 14 ans.


Thomas Fersen: Zaza 01/09

Comme dans la chanson de Thomas Fersen, je peux dire « Zaza tu pues mais j’taime quand même »

J’ai adopté Zya lorsqu’elle avait 18 mois, sa maîtresse ne pouvant la garder pour des raisons d’organisation familiale. Je n’avais jamais eu de chien, je les trouvais puants et collants et, en conséquence je ne les connaissais pas du tout. Mais j’avais un ami qui me rendait visite avec son labrador, qui était donc la seule race que j’eus jamais un peu approchée. Prudente, je demandais à la donneuse, Cécile, de bien vouloir me la laisser une semaine, ce qu’elle accepta gentiment et au bout d’une semaine nous remplîmes les papiers d’adoption. Zya était à moi et j’étais responsable de son destin. Je le reste toujours bien qu’elle parvienne au bout de sa course et je me dis que si on pensait au vieillissement de l’animal, on n’en adopterait jamais.

Depuis environ une année, Zaza devient aveugle, sourde, incontinente, handicapée de l’arrière train et des synapses comme les humains qui deviennent Alzheimer. Elle peine à commander son corps pour me suivre et m’attends parfois devant la boutique que je viens de quitter. Depuis trois jours, je la déplace en poussette, ce qui lui plait beaucoup.

Ayant toujours été gloutonne, elle a toujours de l’appêtit et je la gâte parce que ça lui fait très plaisir et que la maîtrise de son poids n’est plus le souci principal.

Malgré ses handicaps, Zaza reste sociable avec ses congénères comme hier lorsque nous avons rencontré Zoé au Carrefour City de l’avenue de Laumière. Le gérant a l’intelligence et la gentillesse de nous laisser attacher nos compagnes à l’entrée du magasin, ce qui n’est pas courant dans ce quartier, en particulier au Monoprix qui vend des produits pour animaux mais ne les tolère pas à l’entrée et ne dispose pas d’anneau pour les attacher. Je boycotte.

Mais le problème le plus difficile est la gestion de l’incontinence. J’ai acheté une culotte pour chienne mais elle ne tient pas. J’ai essayé des couches avec un trou pour la queue qui ne tiennent pas plus. Alors je m’équipe de lingettes et d’un balai/seau/serpillière pour l’intérieur et bien sûr de sachets pour l’extérieur.

Ouf, je viens de la baigner ! 30 kg de corps passif dans la baignoire.  Heureusement, une amie m’a aidée à l’y mettre mais j’ai du l’en sortir toute seule, la laver, la frictionner, la rincer, la sécher alors qu’elle se tortille dans tous les sens et ne veut pas se mettre debout pour que je sèche ventre, pattes, cuisses et queue. J’ai étendu un grand drap de bain sur mon lit et elle semble heureuse. Elle a même réussit à s’y mettre toute seule alors que habituellement, elle n’y arrive pas du premier coup. Au troisième je l’aide. Elle reste volontaire et je ne veux pas freiner ses ambitions.

Depuis des années Zaza dort sur mon lit, souvent en compagnie de la chatte Citrouille. Et je ne pense pas l’en chasser autant pour son plaisir que pour le mien. Quand je dors sans elle, elle me manque. L’autre soir je suis allée dormir dans le fauteuil relax du salon parce que mon lit était encombré. Zya a fait des dizaines d’aller-retours entre la chambre et le salon jusqu’à ce qu’elle jette au bas du lit les paniers qui l’encombraient et s’y installe. La plupart des chiens détestent le changement et l’inconstance des humeurs de leurs maîtresses. L’instabilité matérielle et psychologique peut les rendre hargneux et méchants parce qu’elle les angoisse.

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Sur cette photo, Zya et Citrouille se partagent un coussin chauffant

Après avoir essayé différents systèmes de protection, j’ai opté pour un protège matelas imperméable, une bâche et par dessus une couverture polaire que je dois changer presque tous les jours : la machine à laver tourne et retourne. Je m’y suis habituée mais ça prend du temps.

Nantie  d’un odorat délicat, je dois supporter effluves de pipi et kk. Je brûle de l’encens et je répands des huiles essentielles. La verveine est la plus efficace et tenace. Un cadeau de mon amie Carole que Zaza adore particulièrement parmi mon entourage. D’ailleurs Carole m’accompagnera demain soir chez le vétérinaire pour connaître un diagnostic qui risque d’être sombre. Ma chienne gémit de plus en plus souvent et longtemps, ce qui est déchirant. Avant d’adopter ma labrador, je n’aurai jamais cru pouvoir souffrir de sa souffrance comme si elle était mon enfant.

Ma vie avec ma chienne m’a appris énormément de choses sur le vivant et sur l’amour. Cet amour ordonné par l’hormone de l’attachement, l’ocytocine (le chien est la seule espèce qui déclenche la production d’ocytocine chez l’humain et inversement) est d’une réciprocité absolue. Son affection est définitivement acquise lorsque nous lui faisons du bien. C’est sans doute la meilleure explication de la co-évolution humain/chien observée par les scientifiques, une coévolution qui nous a fait descendre des arbres pour cultiver la terre.

La Connectrice

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