Les Françaises qui ont connu une époque où elle n’avaient ni droits ni liberté vestimentaire peinent à comprendre ces musulmanes qui, au mépris de leurs luttes et traditions dissimulent leur corps sous des voiles et autres chiffons. Des musulmans leur expliquent alors que dissimuler son corps est un acte de pudeur en réaction contre le port de la mini-jupe qui révèle l’anatomie de la femme ou celui du string qui la suggère.
Accepter ce parallèle, c’est rentrer dans la logique du male tout puissant qui considère que son comportement obéit à la loi gravitationnelle de son pénis qui lui donnerait naturellement tout pouvoir sur les femmes, toutes les femmes sans exception.
L’homme aime tellement son pénis merveilleux qu’il l’a représenté de tous temps sous forme de phallus, symbole de son pouvoir divin. On retrouve des représentations phalliques dans toutes les civilisations dont la plus commune de nos jours est la cravate. Certaines sociétés font dans l’analogie et dressent des obélisques tandis que d’autres vénèrent des répliques fidèles du pénis.
La mode récente du port du voile dans les sociétés non musulmanes est une reconnaissance de la loi du phallus. La société qui s’incline devant le port du voile se soumet implicitement à cette loi qui exclue les femmes de la citoyenneté et ne conçoit leur existence qu’en fonction des caprices de leur extraordinaire pénis.
NB Pour simplifier, je fais des généralités sur les hommes, les Musulmans, les femmes et d’autres catégories mais il est évident que tout le monde ne se comporte pas de manière aussi caricaturale et inhumaine. Les hommes bons et les femmes bonnes sauront se reconnaître;-)
Les hypocrites qui pensent que la femme est une tentatrice invétérée responsable de la misère des hommes, dictent aux femmes de se cacher pour ne pas être violées. Il ne leur vient pas à l’esprit d’exiger de l’homme qu’il respecte la femme quelle que soit son pouvoir de séduction.

Ne me dites pas comment je dois m’habiller, dites leur de ne pas violer
Les sociétés considèrent généralement que la pulsion sexuelle d’un homme est irreppréssibloe. Lorsque l’homme bande, il doit absolument pénétrer et jouir quelle que soient les circonstances. La bandaison de l’homme est universellement vénérée et on trouve des représentations du pénis en érection à toutes les époques dans toutes les civilisations. De Pompéï en passant passant par l’Inde et le Japon, jusque dans les graffitis des chiottes et le salon de Liliane Bettencourt.

Liliane Bettencourt photographiée dans son bureau auprès de son phallus d’or en 2010
On ne niera pas que le pénis est un drôle d’appendice qui grossit quand on le taquine, durcit, brave la pesanteur et crache. Le mâle aurait pu se contenter de s’en amuser et d’en user gentiment et aimablement pour la communication, le plaisir et la reproduction. Malheureusement, il le transforme souvent en arme et s’arroge de cet équipement pour dominer, soumettre et réglementer les femmes.Ce faisant, ce genre de mâle ne sait pas ce qu’il manque …
Le culte universel du phallus
Le pénis en érection, ou phallus dans son expression symbolique, obsède les hommes. Freud disait que sa magie tenait à son incroyable triomphe sur la pesanteur. Il faut bien admettre qu’il est facile à dessiner, les plus maladroits ne s’en privent pas. L’extériorité du pénis fait ressortir sa forme et son relief, il suffit de regarder et de reproduire. Non seulement le pénis, dans sa représentation la plus simple, figure dans toutes les images depuis l’aube de l’humanité mais aujourd’hui il est omniprésent dans notre vie quotidienne sous forme d’allusions, de représentations à peine déguisées, de produit de consommation courante (godmiché, sex toys en vente jusque dans les catalogues généralistes de vente par corresponsadance), de matériel pornographique et de publicités pour agrandir le pénis. Je reçois quotidiennement trois ou quatre publicités pour agrandir le pénis, “enlarge penis” ou pour du viagra. Dans sa forme stylisée, en tant que symbole phallique, on le retrouve dans les obélisques, les tours géantes, la tour Eiffel, certains pignons d’immeubles, les clochers des églises et les minarets des mosquées.
Il n’existe pas d’équivalent pour la représentation de la vulve ou du clitoris. L’organe sexuel féminin est en effet moins spectaculaire. Il est caché anatomiquement et sa physiologie est moins connue. Ce n’est que récemment qu’a été diffusée une image du clitoris en trois dimensions ,une image virtuelle. http://laconnectrice.wordpress.com/2006/06/04/le-clitoris-en-trois-dimensions-une-revolution/ On trouve quelques représentations de la vulve en Inde et dans certaines sociétés elle est représentée par les cauris, ces petites coquillages du Pacifique utilisés par exemple à Tahiti pour confectionner les colliers d’au revoir. La forme de l’oeil peut également évoquer celle de la vulve.
Comprendre la physiologie du plaisir féminin nécessite une certaine dose d’imagination ce qui ne manque pas à tous ces hommes qui prétendent connaître meiux qu’elles-mêmes le sexe des femmes et qui se vantent de savoir faire jouir ces salopes …En effet, dans l’imaginaire collectif la femme qui ne jouit pas du désir de l’homme est une “mal-baisée”, une frigide et celle qui jouit est une “salope”, une “pute”. Et comme ils savent mieux que les principales intéressées, ils ont décrit, analysé et expliqué notre sexualité à l’image de la leur.
On se souvient qu’en France, au XIXème siècle, une femme respectable n’avait pas de plaisir. Elle se résignait au devoir conjugal pour procréer, assurant ainsi une descendance à son seigneur et mâitre de mari. La religion n’était pas étrangère à cet ordonnancement du plaisir et de la sexualité qui enseignait à ses adeptes de “croître et multiplier”. Les épouses protestantes huguenotes portaient la nuit des camisoles nanties d’une fente située au niveau de l’entre-jambe et au-dessus de laquelle on pouvait lire “Dieu le veut”.

Phallus géant en terre cuite trouvé dans une tombe égyptienne http://kemit.perso.neuf.fr/sexe/phallus.htm

Vase archaïque grec à figure noirehttp://www.anthropologieenligne.com/pages/09.42.html

Fresques de Pompéï, le dieu Priape

Parc de Jéju en Corée du Sud Depuis, la société sud-coréenne a évolué mais la réputation de Jeju a donc été prolongée par l’érection, en 2004, de ce parc où l’on peut croiser toutes sortes de sculptures érotiques, mêlant odes au phallus, au vagin ou à la masturbation avec des représentations de pratiques plus osées comme le glory hole. http://societe.fluctuat.net/blog/50745-jeju-love-land-etrange-parc-de-sculptures-erotiques-en-coree-du-sud.html

Le penis géant s’est promené dans les rues d’Helsinki le 21 janvier 2010 pour attirer les spectateurs.

CULTE – Chao Thabthim ou le phallus sacréhttp://alainudon.over-blog.com/article-32099586.html

A Kawasaki, au temple de Kanamera-sama a lieu, chaque année, une cérémonie qui pourra surprendre nombre d’occidentaux. Dans une atmosphère religieuse on y honore un phallus de dimension imposante qui est promené de par la ville. C’est évidemment un rite destiné à la procréation, ce qui ne gêne en rien les japonais, moins pudibonds que les occidentaux.
Japon insolitehttp://www.routard.com/photos/japon/16154-fete_a_kawasaki.htm
La loi implacable du phallus
Chaque homme se prend pour un dieu phallus puisqu’il suffit de naïtre avec un pénis pour bénéficier automatiquement d’avantages sur les femelles. Dans la plupart des sociétés le bébé mâle est préféré, choyé, adulé et vénéré. Il est d’emblée l’objet de tous les espoirs de ses parents. Il est l’héritier du nom et de la fortune de la famille. S’il y a des filles, il passera avant elles quels que soient leurs talents. Il recevra la meilleure nourriture et les meilleurs soins si la famille est pauvre. On lui servira le riz et les filles en boiront l’eau de cuisson. Plus tard il fera les meilleures études. Dans les familles les moins fortunées, il ira à l’école en priorité et les filles resteront à la maison pour aider la mère aux tâches domestiques et à l’élevage des autres enfants. Très vite le petit garçon comprendra qu’il tient ses avantages de la possession d’un zizi. Et puisque tous les petits garçons ont un zizi, alors pour savoir qui commande il faudra comparer pour savoir qui a le plus grand, synonyme de plus fort.
Derrière tout pouvoir s’inscrit la loi implacable du phallus qui donne à tout homme, du plus misérable au plus nanti, un pouvoir inaliénable sur toutes les femmes de la planète. L’esclave le plus démuni du monde se sent toujours supérieur à la femme la plus puissante du monde car il possède un pénis dont la valeur phallique l’autorise à la violer. La croyance archaïque de posséder un pouvoir universel sur les femmes sommeille en tout homme et seule le degré de cvivilisation d’un individu peut l’empêcher d’abuser les femmes.
Dans son film Matrubhoomi, Manish Jhâ illustre les conséquences d’un monde sans femmes sur les hommes et aussi sur les survivantes http://fr.wikipedia.org/wiki/Matrubhoomi,_un_monde_sans_femmes. Ce film sorti en 2003 est d’un réalisme et d’une cruauté sans nom. Le cinéaste ne prend pas de gants pour pousser jusqu’à son extrême la folie du pouvoir phallique.
La jeune femme vendue par son père est mise à la disposition d’un homme et de ses 5 fils. Plus tard, c’est tout le village qui viendra violer la jeune femme attachée dans la grange. Selon l’UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population), au cours des cent dernières années 35 millions de femmes ont disparu de la population de l’Inde, victimes de discriminations sexuelles.
Bâton de commandement, sceptre, baguette sont des symboles phalliques.Le bâton de commandement est le symbole de l’autorité. Sa forme peut faire penser à un pénis en érection d’autant plus qu’il est quasi exclusivement la possession des hommes. On trouve de nombreux bâtons de commandements dans les sites néolithiques et tout au cours des âges.
Voile ou string un faux débat
Quelques croyantes musulmanes, juives ou chrétiennes estiment sincèrement devoir se couvrir la tête afin de marquer leur humilité devant le Seigneur. Elles se représentent leur coiffe à l’image des calottes des hommes qui servent de barrière symbolique entre eux et l’Éternel. Ces personnes-là ne font pas de leur conviction un cheval de bataille et mènent discrètement leur religion tout en s’adaptant à la société environnante sans réclamer haut et fort qu’elle se conforme à leur mode de croyance. Les actrices d’une telle ferveur religieuse ne posent pas de problèmes à la société environnante à condition toutefois qu’elles soient entièrement libres de leur choix.
Lorsque les femmes se révoltent conre le port de la burqua ou d’autres voiles, les islamistes leur rétorquent que c’est plus pudique qu’un string ou une mini-jupe ce qui entraine le débat sur le terrain de la morale islamique. La pudeur est une notion très subjective qui varie selon les cultures et les individus parce qu’elle est la plupart du temps définie par des croyances et des religions. D’autre part, pour les sceptiques, la pudeur morale a plus d’importance que la pudeur physique.
Par exemple, montrer ses jambes serait impudique pour les islamistes alors que pour les féministes, ce serait afficher le voile qui symbolise l’infériorisation des femmes . Dans les famille bourgeoises il est de bon ton de ne pas afficher sa religion ou ses convictions religieuses qui doivent demeurer dans le domaine de l’intime. Chez les Musulmans, la pudeur ne s’offense pas de l’exhibition du drap tâché de sang de la mariée alors que chez nous ce qui se passe la nuit de noce est une affaire strictement intime. Montrer les cheveux d’une femme serait impudique chez les Musulmans alors que nous trouvons impudique pour un homme d’exhiber ses poils qui sont un rappel de son pouvoir phallique qu’il tient de l’existence de son pénis.
Cacher son corps ou l’exhiber ne sont pas des alternatives acceptables car, dans les deux cas, la femme n’est pas libre, son corps ne lui appartient pas. Soit il est soustrait à la convoitise du mâle, soit il lui est livré.
Accepter ce parallèle, burqa ou string, c’est rentrer dans la logique du moralisateur, une logique qu’il souhaite imposer à toutes les femmes quelles que soient leurs convictions. C’est aussi partir du principe que le désir de l’homme est irrépressible puisque c’est le phallus qui commande, un phallus dieu. C’est aussi un avertissement épouvantable qui dit en substance : si tu ne te caches pas, tu seras violée, brûlée, lapidée et ce sera bien fait pour toi.
Une religion, en l’occurence l’Islam n’a de légitimité que pour ses croyants. En France, République laïque, elle ne peut en aucun cas dicter leur conduite aux Français et, en particulier aux Françaises. Aucune loi ne dicte aux citoyennes leur habillement comme ce fut le cas il y a une centaine d’années. On se souvient qu’au 19ème siècle, les femmes étaient interdites de pantalon, comme aujourd’hui au Soudan. La peintre Rosa Bonheur, l’archéologue Jeanne Dieulafoy, George Sand devaient chaque mois demander au préfet l’autorisation exceptionnelle de porter le pantalon pour la commodité de leurs tâches.
Pour les femmes surtout, la conquête de la liberté de l’habillement a été longue et difficile. Dans les années 20, certaines osent se couper les cheveux et oublier le corset. Il faudra attendre encore des décades avant que les femmes puissent sortir sans chapeau ou fichu et qu’elles puissent porter un pantalon quand elles le souhaitent. Les hommes aussi se sont progressivement libérés des codes vestimentaires d’appartenance comme le bleu de l’ouvrier, le velours noir du charpentier, la cravate, le chapeau ou la casquette et le costume trois pièces. La plupart des prêtres ont quitté la soutane et la plupart des religieuses ont adopté des tenues identiques à celles de toutes les femmes. Toutefois, les hommes se sont moins libérés des contraintes vestimentaires que les femmes auxquelles la mode accorde plus de fantaisies, certaines parfois à contresens de leur émancipation. L’homme a gardé quelque chose du militaire avec le costume structuré et la cravate qui est apparue avec les hussards croates de Louis XIII. A défaut d’être nanti d’un bâton de commandement, d’un sceptre ou d’une baguette, l’homme qui veut “bien présenter” doit arborer un symbole phallique, un symbole de pouvoir qui se résume aujourd’hui à la cravate. Le costume masculin forme une sorte de cuirasse qui donne aux hommes l’illusion d’appartenir à la même armée, celles des mâles tout puissants sur les femelles.

Une armée ministérielle en uniforme mâle universel, costume cravate…

Délégation du Conseil de sécurité de l’Onu. La sécurité, une question trop sérieuse pour la confier aux femmes …On peut être incompétent mais si on arbore son symbole phallique on sera entendu…
Paradoxalement, la mode qui a libéré les femmes au début du XXème siècle de lourdes contraintes vestimentaires les enferme, comme en retour de bâton, dans des stéréotypes qui les renvoient à l’époque des contraintes. Porter des robes transparentes, exhiber des seins nus, montrer son string ou son corset-guêpière, porter des talons aiguilles ou des porte-jarretelles ne libèrent pas vraiment le corps mais en détournent la libération au profit de l’esclavage du consommable.
Il y a encore une quarantaine d’années, nous vivions en France sous la morale de la religion catholique qui impactait les lois. L’adultère était réprimé, le divorce conduisait à l’excommunion, les filles mères et les prostituées étaient mises au ban de la société. On faisait la distinction entre enfants légitimes nés du mariage et enfants naturels nés hors mariage, les bâtards. Aujourd’hui enfants naturels et enfants légitimes ont les mêmes droits. Petit à petit, les lois se sont éloignées de la morale catholique et ont évolué avec le temps mais, malheureusement, la religion reprenant de l’importance, nous commençons à assister à un retour de la morale et de sérieuses menaces planent sur l’éducation sexuelle dans les écoles, la liberté de la contraception et de l’avortement. Aux USA, Obama est en train de jouer sa réelection sur une disposition visant à faire rembourser la contraception par l’assurance maladie de l’entreprise. Les évêques se sont insurgés contre la liberté de conscience des employeurs catholiques, suivis par les candidats républicains mettant en avant leurs convictions religieuses.http://cnsnews.com/news/article/100-catholic-bishops-oppose-obama-s-contraceptive-mandate

La conférence des évêques américains s’oppose à la contraception. L’apartheid des femmes dans la religion catholique ne choque personne et on accepte qu’une assemblée de vieux bonshommes décide de l’avenir du corps des femmes. La loi du phallus a toujours le dernier mot.
Parallèlement à ces reculs des libertés individuelles, le culte du phallus ne s’est jamais aussi bien porté si l’on en croit le dynamisme du marché de la prostitution et de la pornographie, le recul de la présence des femmes dans toutes les instances de la société, la clémence dont font preuve les juges vis-à-vis des violeurs et délinquants sexuels et l’invasion des voiles islamiques qui stigmatisent les femmes.
Les catholiques qui avaient accepté contraints et forcés par l’évolution des sociétés à admettre que les couples prennent plus de liberté par rapport au principe du croître et multiplier ont profité de l’aubaine que représentait le fondamentalisme musulman pour faire marche arrière en revenant sur les concessions qu’avait faites l’église catholique romaine. Les traditionalistes sont repartis contre l’avortement, contre le préservatif, contre l’enseignement de la sexualité à l’école, contre l’homosexualité, contre la théorie du genre et même contre l’évolutionnisme. Il y a tellement convergence d’intérêts entre Rome et l’Islam que la première ferme les yeux sur les massacres de chrétiens non romains par des musulmans. De même, évêques de France et rabbins se gardent bien d’intervenir vigoureusement à l’occasion d’affrontements entre musulmans et juifs ou musulmans et catholiques et recommandent de ne surtout pas parler de guerre de religion. Tous ces intégristes qui partagent les mêmes valeurs ont compris depuis longtemps qu’ils avaient intérêt à se serrer les coudes avec une loi commune, celle du phallus. Qu’ils soient prêtres rabbins ou imams, ils tiennent tous leur pouvoir phallique de la volonté divine, celle que personne ne doit discuter par définition. Si Dieu a dit, tout est dit…pour les adeptes de ce dieu-là car pour les autres leur Dieu a dit autre chose…Et c’est comme ça qu’on s’entre tue, comme les Sunnites et les Chiites, par exemple.
Que faire ?
Les choses ne changeront jamais sans une volonté forte de les faire changer et ce n’est pas le pouvoir phallique qui peut exercer cette volonté. Mettons-nous à la place des mâles : la céderions-nous ?
Les femmes ne peuvent compter que sur elles-mêmes pour modifier leur condition et, pour cela elles doivent s’unir dans différentes actions et jouer dans tous les domaines sur tous les tableaux.
Mais pour commencer, puisqu’elles sont majoritaires dans l’éducation, elles doivent s’attacher à inculquer aux petites filles et aux petits garçons le respect mutuel. Facile à dire, en réalité un chantier pharaonique et plus.
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