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Les impôts d’aujourdhui sont identiques à ceux de l’Ancien régime

Les impôts que nous subissons aujourd’hui ne sont pas différents de ceux de l’Ancien régime quand la France ne prétendait pas être une nation démocratique puisqu’elle était une monarchie absolue.

On n’a jamais tant parlé de démocratie depuis qu’elle a été étouffée par les" saigneurs" qui nous gouvernent ou, plus exactement nous dominent et nous exploitent. Notre contribution forcée et exigée  sous peine de sanctions financières et, au besoin, par la force publique ne nous donne aucun droit de regard sur l’usage qui en est fait. Nous sommes sensés accepter tous les prélèvements obligatoires et leur redistribution au nom de la démocratie puisque nous élisons les législateurs qui votent le budget. En réalité, nous n’avons pas notre mot à dire, la pseudo démocratie s’en charge.

D’après les archives fiscales l’oligarchie représentée par nos gouvernants n’a pas changé grand chose à la liste des prélèvements fiscaux. http://fr.geneawiki.com/index.php/Archives_fiscales

J’ai transposé l’équivalent actuel des impôts définis dans le texte ci-dessus. Ils sont écrits en marron et en gras.

N’étant pas juriste, j’ai pu commettre des erreurs. Je vous remercie de me les signaler.

La Connectrice

Prologue

Les documents domaniaux sont d’un grand intérêt pour le généalogiste. Ils permettent d’évaluer, à travers la situation fiscale, le niveau de vie de nos ancêtres. Les archives fiscales pourront être consultées aux Archives départementales (série C pour les archives antérieures à 1792 et en séries Q & M pour les archives modernes). Certains fonds seront également disponibles aux archives nationales (série S pour les séquestres).

Les différents impôts

De très nombreux impôts étaient en vigueur sous l’ancien Régime, par ailleurs ceux-ci variaient d’une région à l’autre.

La taille

La taille est un impôt direct de l’Ancien Régime français. Il devient annuel et permanent en 1439 lors de la guerre de Cent Ans.

Le 2 novembre 1439, les États généraux, réunis depuis octobre à Orléans, décident l’entretien d’une armée permanente pour pouvoir bouter définitivement les Anglais hors de France. Cette décision déclenche une révolte des nobles : la Praguerie (1440). Pour financer l’effort de guerre les États généraux instituent un nouvel impôt, qui sera prélevé dans chaque famille du royaume : la « taille ». Les délégués accordent à Charles VII la permission de relever la taille tous les ans. Ce nouvel impôt annuel ne sera aboli qu’à la Révolution.

À l’origine, le terme désigne une baguette de bois fendue, permettant de conserver la trace de valeurs chiffrées. C’est un système de comptabilité accessible aux personnes ne sachant pas lire et écrire. Il est employé d’abord pour les paiements à crédit, puis est appliqué à la fiscalité.

La taille seigneuriale apparaît dans la deuxième moitié du XIe siècle. Elle a pour but de faire contribuer les communautés villageoises aux charges de la seigneurie, en compensation de la protection accordée par le seigneur. Très vite cependant elle perd toute justification, ce qui déclenche nombre de différends entre les seigneurs et les redevables de la taille.

La taille royale peut prendre deux formes :

Taille personnelle (dans la plupart des pays d’élection), elle concerne les chefs de familles roturiers, répartie par les collecteurs, selon les facultés. C’est la formule la plus courante. Taille réelle (dans la plupart des pays d’État), elle concerne les biens. Un noble sera taxé sur ses biens roturiers, tandis qu’un roturier en sera exempté sur ses biens nobles. L’imposition se base sur le feu, c’est-à-dire l’âtre autour duquel est rassemblé le chef de famille et ses enfants. Seul le nom du chef de famille est indiqué dans les registres. Son montant est fixé arbitrairement en fonction des besoins seigneuriaux et des capacités de la population.

Le recouvrement est perçu par des hommes désignés dans la population de la paroisse. Ces personnes sont responsables sur leurs biens.

De nombreuses villes sont franches, comme Dieppe dès 1463. La Bretagne est entièrement libre de taille. Il s’agit en général de privilèges locaux qui ne sont pas révocables par le roi.

La taille sous Henri IV représente environ 60% des ressources du royaume, à la fin du règne de Louis XIV 25 %. L’État se finance alors beaucoup par emprunts et impôts indirects.

La taille réelle assise sur la terre et la taille personnelle frappaient les revenus. Dans les pays d’État, c’étaient les États qui répartissaient la taille entre les paroisses de la province ; dans les pays d’élection, c’était l’intendant. La taille, répartie entre les contribuables en fonction de leurs revenus présumés, était perçue par des collecteurs nommés par l’assemblée des paysans. Pour assurer la rentrée de l’impôt, tous les habitants aisés d’un village étaient solidaires vis-à-vis du Trésor. La capitation, instituée en1695, était payée par tête.

Transposition

Taille réelle : impôt local et impôt foncier

Taille personnelle : impôt sur le revenu

Imposition basée sur le feu : quotient familial

La taille sous Henri IV représente environ 60% des ressources du royaume, à la fin du règne de Louis XIV 25 %. L’État se finance alors beaucoup par emprunts et impôts indirects. : Aujourd’hui  l’Etat s’endette et relève le taux de TVA

La capitation

La capitation est mise en place le 18 janvier 1695 à la suite de la crise économique de 1692 à 1694, et des difficultés financières dues à la guerre de la Ligue d’Augsbourg.

Impôt sur les personnes, il touche l’ensemble des Français, y compris les privilégiés. Toutefois, le clergé en est exempt car il se rachète en votant le don gratuit (4 millions de livres par an et un rachat définitif de 24 millions en 1710). Les pauvres, qui paient moins de 40 sous de taille, en sont aussi exempts. Cet impôt devait être temporaire.

La population est répartie en 22 classes établies suivant le rang des personnes et de l’estime sociale qu’on en avait. À l’intérieur d’une classe, chaque personne doit payer le même montant. On compte 2000 livres pour la première classe et 20 sous pour la dernière. La première classe comprend le dauphin, les princes du sang, les ministres et les fermiers généraux. La seizième classe comprend les professeurs de droit, les proviseurs et principaux de collège, les huissiers du Châtelet, les marchands de blé, de vin et de bois. La dernière classe est formée par les journaliers agricoles, les manœuvres et les soldats.

Elle est supprimée en 1697 à la suite de la paix consécutive au traité de Ryswick.

En 1702, la guerre de Succession d’Espagne amène le retour de la capitation. Toutefois, son montant est imposé aux généralités qui ont en charge de le collecter auprès de sa population. Ce nouveau système réutilise donc celui de la taille pour les roturiers, les nobles obtiennent des réductions, les corps de métiers, les cours de justice assurent eux-mêmes une auto-répartition. Cette deuxième capitation devait disparaître à la fin de la guerre, mais elle fut maintenue. Elle connut des augmentations en 1705 et 1747 (deux sous par livre), elle fut doublée pour les non-taillables en 1760.

En 1789, la capitation représente 1/11e du revenu pour les taillables, mais 1/90e pour les privilégiés. Elle rapporte plus de 41 millions de livres.

Transposition

La capitation : équivalent de la CSG, de la RDS et CRDS qui sont prélevées directement à la source sur les salaires

Les aides

Dans la France médiévale et d’Ancien Régime, les aides étaient les impôts indirects prélevés à tous les niveaux de la société, sur les biens, les denrées, les moyens de transports, …

Au Moyen Âge, l’aide aux 4 cas est une obligation que le vassal doit à son suzerain.

Les aides dues au roi ont été créées, à l’initiative des États généraux en 1360 pour payer la rançon du roi Jean le Bon prisonnier des anglais depuis la bataille de Poitiers de 1356. Beaucoup de provinces assujetties s’en sont rachetées à cette occasion.

Les aides continuent d’être perçues dans les généralités d’Alençon, Amiens, Bourges, Caen, Châlons, La Rochelle, Lyon, Moulins, Orléans, Paris, Poitiers, Rouen et Soissons, ainsi que quelques élections de la Haute-Bourgogne.

À l’origine chaque aide était affermée annuellement. À partir de 1663, elles sont affermées en bloc et sont comprises dans le bail de la Ferme Générale qui souvent les confie à des sous-traitants.

À partir de 1780, Necker, soucieux de plaire à l’opinion publique très hostile à la Ferme Générale, confie la perception des aides à la Régie Générale. Les aides sont supprimées pendant la Révolution de 1789. En 1788, les aides rapportent environ 50 millions de livres.

Les litiges relatifs à ces taxes étaient jugées dans une Cour des Aides.

Transposition

Aides : la TVA qui touche les riches comme les pauvres sur tout ce qu’ils dépensent, y compris sur l’alimentation et les soins médicaux

La dime

Cet impôt correspondait à une certaine part de la récolte (la part variant d’un évêché à l’autre et même d’une paroisse à l’autre, voire parfois à l’intérieur d’une même paroisse. Le taux était élevé dans le Sud-Ouest de la France (jusqu’au huitième), en Lorraine (jusqu’au septième). Il était du onzième en Normandie, du treizième dans le Berry, du cinquantième en Flandre maritime, presque aussi faible en Dauphiné et en Provence.

Afin de procéder à la collecte de cet impôt, le curé primitif passait par un fermier, soit pour la totalité de la dîme, soit pour une partie (moitié, tiers, quart, sixième, …) et en général pour une durée de six ou sept ans selon les régions.

La dîme était l’impôt perçu avant tous les autres. Le fermier, la conservait moyennant une redevance annuelle versée soit en nature, soit en monnaie, au décimateur, c’est-à-dire le curé primitif. Le curé desservant recevait alors du "curé primitif" la portion congrue. La dîme sur les céréales mécontentait les paysans privés de la paille nécessaire à la litière et à la fumure. L’accaparement de la dîme par les gros décimateurs qui en détournaient l’utilisation originelle (entretien des églises, du clergé desservant, assistance aux pauvres, création des écoles…) créait aussi un malaise. Loin d’en demander la disparition, les fidèles réclamaient une meilleure utilisation. La dîme fut supprimée avec les privilèges le 4 août 1789. La Constitution civile du clergé de 1790 créa un clergé salarié par l’État.

On pouvait distinguer, selon les régions et les périodes, différents types de dîmes :

  • dîme grosse : porte sur les gros grains, froment et seigle.
  • dîme inféodée : dîme sécularisée perçue par un laïc.
  • dîme menue : porte sur les bestiaux (également appelée "carnelage") et la laine.
  • dîme mixte : porte sur les animaux.
  • dîme novale : porte sur des terres défrichées depuis moins de 40 ans.
  • dîme personnelle : porte sur le fruit du travail.
  • dîme solite : perçue depuis des temps immémoriaux (les dîmes insolites étant occasionnelles).
  • dîme réelle ou prédiale : porte sur les fruits de la terre.
  • dîme verte : porte sur le lin, le chanvre, les fruits et le légumes.

En 1789, les estimations de l’époque évaluent le montant de la dîme entre 70 et 130 millions de livres.

Transposition

La Dime : subvention accordée aux églises et aux écoles confessionnelles. Subventions déguisées sous forme  de bail emphytéotique  accordé notamment aux mosquées et lieux de prière musulmans.

La situation des parties, dans un bail emphytéotique, est assez particulière puisque l’emphytéote se voit reconnaître un véritable droit réel sur le bien qui lui est donné à bail. L’emphytéote est un quasi-propriétaire du bien qui lui est donné à bail.

Le champart

Sous l’Ancien Régime, le champart est un impôt seigneurial, prélevé en nature, proportionnel à la récolte, oscillant entre 1/12 à 1/6. Il est prélevé après la dîme due au clergé.

Selon les provinces, il s’appelle : arrage, gerbage, parcière, tasque, terrage.

C’est un prélèvement en nature effectué par le seigneur sur les terres roturières lorsqu’elles sont en culture, le plus souvent sur les céréales (plus faciles à conserver), en moyenne une gerbe sur huit. Le bénéficiaire devait venir le "quérir" (chercher). On ne pouvait réclamer les arrières non-perçus.

À partir du XVIe siècle, il est souvent converti en cens : un paiement réduit, mais en argent, en particulier en Île-de-France. Des champarts en nature se perpétuent cependant jusqu’à la Révolution, par exemple en Bourgogne.

Transposition

Converti en argent, le champart devient l’impôt sur le revenu,et les bénéfices

La gabelle

La gabelle est une taxe sur le sel ayant existé en France au Moyen Âge et à l’époque moderne.

Déjà instituée comme une taxe temporaire par saint Louis en 1246, puis reprise par Philippe IV le Bel en 1286, la gabelle devient une taxe permanente sous Philippe VI de Valois qui la généralise dans tout le royaume. En 1343, par ordonnance du roi, le sel devient un monopole d’État. La gabelle sera abolie par l’Assemblée nationale constituante le 1er décembre 1790. Mais l’impôt sur le sel réapparut néanmoins en 1806, sous Napoléon Ier, et il ne fut supprimé définitivement que par la Loi des finances de 1946.

Comme pour beaucoup de taxes et impôts royaux, la gabelle est souvent « affermée », c’est-à-dire confiée à des intermédiaires (les fermiers) qui avancent son produit au roi, à charge pour eux de recouvrer les sommes dues par la population.

Affermé depuis 1578, Colbert confie le recouvrement de l’impôt sur le sel à une compagnie de traitants : La Ferme ou Gabelle, souvent aussi intitulé Ferme du Roi. Il crée un seul et unique établissement financier en remplaçant les greniers à sel. Dans chaque province, des Fermiers généraux, dirigeant des employés contrôleurs : les gabelous administrent leur circonscription. La Ferme paie au Roi une somme fixe et se rembourse ensuite sur les sujets comme bon lui semble. Pour tirer le maximum de profit, la ferme multiplie les visites domiciliaires et utilise tous les procédés vexatoires. Dans les pays de « grande gabelle », le contribuable n’est pas libre d’acheter la quantité de sel qui lui convient : la ferme fixe ce qui doit lui être achetée.

Cette quantité minimale s’appelle le « Sel de devoir pour le pot et la salière ». Les officiers et les établissements charitables jouissent du droit de « franc salé » et achètent le sel sans taxe. Ils peuvent même recevoir la valeur en argent du sel qu’ils ne veulent pas utiliser.

Au début du XVIIIe siècle, on compte 253 greniers dans l’ensemble des régions de grande gabelle dont 110 le long de la Loire.

Transposition

La gabelle peut être assimilée de nos jours à la taxe sur le stationnement

Les rôles de tailles

Il s’agit de la liste des "taillables", c’est a dire de la liste des personnes soumises à l’impôt dans le cadre d’une collecte. Le document contient le montant des sommes à payer. Ces rôles donnent des listes de taillables, c’est a dire la liste des chefs de familles. Il est toujours indiqué à quel titre ils sont imposés (propriétaire, métayer, fermier, journalier, meunier, …). Les nobles y figurent avec la mention "pour mémoire".

Les listes commencent toujours par le bourg puis se poursuivent vers les hameaux.

A partir de ces documents on peut tirer des informations utiles sur la vie de nos ancêtres :

  • liste des noms, professions, nombres de "feux" par village.
  • niveau de vie de nos ancêtres

Autres impôts

  • Annuel ou Paulette : il était payé par les magistrats pour acquérir la propriété de leurs charges

Transposition

Certaines professions libérales sont toujours tenues d’acheter leur charge : huissiers, notaires

D’autres professions doivent acheter l’autorisation d’exercer : taxis, buralistes

Nous les petits, les obscurs, les sans grade …

Qui du peuple de France ne se reconnaîtra pas, en transposant un peu, dans ce texte d’Edmond Rostand ?

Plus que jamais, on ne prête qu’aux riches ou aux très pauvres importés en France pour faire pression sur les classes moyennes en les culpabilisant et en cultivant leur insécurité. En divisant le peuple, les dominants sont tranquilles tandis que les différentes composantes de la société se disputent, se menacent et se déchirent.

Que faire ? Solidarité à sa porte, être juste entre gens de bonnes volonté, cesser de croire que nous sommes en démocratie et que l’Etat nous protège. Compter sur ses propres forces et celles de nos amis réels.

La Connectrice

Et nous, les petits, les obscurs, les sans-grades…

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"Et nous, les petits, les obscurs, les sans-grades;
Nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades,
Sans espoir de duchés ni de dotations ;
Nous qui marchions toujours et jamais n’avancions ;
Trop simples et trop gueux pour que l’espoir nous berne
De ce fameux bâton qu’on a dans sa giberne ;
Nous qui par tous les temps n’avons cessé d’aller,
Suant sans avoir peur, grelottant sans trembler,
Ne nous soutenant plus qu’à force de trompette,
De fièvre, et de chansons qu’en marchant on répète ;
Nous sur lesquels pendant dix-sept ans, songez-y,
Sac, sabre, tourne-vis, pierres à feu, fusil,
– Ne parlons pas du poids toujours absent des vivres ! -
Ont fait le doux total de cinquante-huit livres ;
Nous qui coiffés d’oursons sous les ciels tropicaux,
Sous les neiges n’avions même plus de shakos ;
Qui d’Espagne en Autriche exécutions des trottes ;
Nous qui pour arracher ainsi que des carottes
Nos jambes à la boue énorme des chemins,
Devions les empoigner quelque fois à deux mains;
Nous qui pour notre toux n’ayant pas de jujube,
Prenions des bains de pied d’un jour dans le Danube ;
Nous qui n’avions le temps quand un bel officier
Arrivait, au galop de chasse, nous crier :
"L’ennemi nous attaque, il faut qu’on le repousse !"
Que de manger un blanc de corbeau sur le pouce,
Ou vivement, avec un peu de neige, encor,
De nous faire un sorbet au sang de cheval mort;
Nous qui, la nuit, n’avions pas peur des balles,
Mais de nous réveiller, le matin, cannibales ;
Nous qui marchant et nous battant à jeun
Ne cessions de marcher que pour nous battre,
– et de nous battre un contre quatre,
Que pour marcher, – et de marcher que pour nous battre,
Marchant et nous battant, maigres, nus, noirs et gais…
Nous, nous ne l’étions pas, peut-être, fatigués ?"

Edmond Rostand, L’Aiglon,III. 9

Les mâles pilotes d’Air France ont abandonné une quarantaine d’hôtesses en Chine

Entendu ce matin chez Bourdin sur RMC.

Les braves pilotes en grève auraient abandonné environ 500 hôtesses et stewarts à l’étranger.

La mère d’une hôtesse coincée en Chine témoignait. Bourdin a souhaité rappeler sa fille en Chine afin quelle témoigne de la réalité. Il l’aura peut-être demain mardi directement au téléphone.

Rien n’est prévu pour rapatrier le personnel naviguant et Air France est aux abonnés absents.

Les petites hôtesses dont le salaire de base est 1 300 euros attendent dans des hôtels sans savoir quand elles pourront rentrer chez elles.

Parties avec des vêtements pour 48 h d’absence elles ont du racheter accessoires et produits de santé et d’hygiène, une dépense lourde pour leurs petits budgets.

Selon le journal Le Monde, un pilote d’Air France débute à 3 500 euros bruts et peut terminer sa carrière à 15 000 €

Sans vouloir me prononcer sur la légitimité sociale de la grève des pilotes, je pense que leur égoïsme est scandaleusement immoral. Un équipage est avant tout un ensemble de personnes qui travaillent ensemble et doivent absolument être solidaires pour la sécurité de tous, y compris des passagers. Lorsque les pilotes reprendront le travail, pensez-vous que le personnel naviguant leur fera confiance et aura envie de leur sourire ? Il y aura sans doute des rancoeurs qui risquent de mettre en danger tout le monde, passagers et personnel.

Sauf à imaginer que les pilotes se montreront solidaires du personnel naviguant et qu’ils se débrouilleront pour le rapatrier au plus tôt, et qu’il feront une collecte pour le dédommager, leur image sera sérieusement ternie.

Des pilotes d'Air France, le 17 septembre.

Des pilotes d’Air France, le 17 septembre. | AFP/ERIC FEFERBERG

Source photo http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/17/greve-des-pilotes-d-air-france-un-mouvement-corporatiste_4488631_4355770.html

On notera que l’immense majorité des pilotes est masculine et que l’immense majorité du personnel naviguant est féminine ce qui illustre le caractère sexiste et méprisant de ces capitaines de navires volants qui, comme le capitaine du Costa Concordia naufragé se préoccupent de sauver leur peau et ignorent le traditionnel "Les femmes et les enfants d’abord".

Manif pour tous le 5 octobre contre la PMA et la GPA

En tant que Féministe, je suis opposée à la GPA (gestation pour autrui, mères porteuses) qui est pour moi une forme de prostitution. La preuve étant que seules les femmes pauvres louent leur utérus ou vendent leurs ovocytes à des femmes ou hommes riches qui ont les moyens de se payer un enfant sans se soucier de son avenir. Tout être humain a un besoin absolu de connaître ses origines et décider de le priver a priori de cette nécessité est un abominable crime. J’ai déjà posté plusieurs articles sur ce sujet :

http://laconnectrice.wordpress.com/2014/05/19/loi-sur-la-famille-le-lobby-homosexuel-se-prepare-pour-la-legalisation-de-la-gpa/

http://laconnectrice.wordpress.com/2014/05/01/le-commerce-du-corps-des-femmes-gpa-meres-porteuses-et-prostitution/

http://laconnectrice.wordpress.com/2014/01/17/gpa-45-000-euros-pour-avoir-sa-chose-a-soi-sans-passer-par-le-coit/

http://laconnectrice.wordpress.com/2013/05/27/comite-consultatif-national-dethique-ces-hommes-qui-gerent-le-ventre-des-femmes-avec-la-pma-et-la-gpa/

http://laconnectrice.wordpress.com/2013/01/25/revue-du-cerf-des-feministes-et-des-lesbiennes-face-au-mariage-pour-tous-a-la-pma-et-la-gpa/

http://laconnectrice.wordpress.com/2009/04/26/quand-les-femmes-riches-loueront-leur-ventre-aux-femmes-pauvres/

http://laconnectrice.wordpress.com/2012/05/23/accouchement-sous-x-cest-bon-pour-les-sages-mais-pas-pour-les-enfants/

Si je suis totalement opposée à la GPA, je suis plus réservée sur la PMA qui peut être acceptable si le père est connu et si le projet d’enfant est celui du couple.

Je suis opposée à l’accouchement sous X, le don anonyme de sperme ou d’ovocyte dans l’intérêt de l’enfant à naître. Je le redis : décider a priori de priver un être humain de la connaissance de ses origines est un crime autant pour des raisons psychologiques que médicales. A quoi sert-il en effet de faire des recherches généalogiques, psychogénéalogiques ou génétiques si par ailleurs on barre totalement les origines ?

Si tous les êtres humains naissaient de parents anonymes, les promoteurs de procréation médicalement assistée (PMA) deviendraient plus riches que riches, les généticiens seraient au chômage avec les généalogistes et toute la filière de recherche et d’identification de l’ADN. Les médecins qui travaillent sur les maladies génétiques et la prévention de leurs effets seraient licenciés des laboratoires pharmaceutiques qui se recycleraient dans la production d’hormones pour favoriser la PMA.

Nous ne saurions plus si nous descendons du singe, de Lucie, du pithécanthrope de Java, des Celtes ou des Mongols.

Quant aux enfants nés de mères porteuses ils ignoreraient toutes les influences environnementales et humaines qu’ils ont subies pendant neuf mois, des influences qui font l’objet dune grande attention de la part des spécialistes, par exemple la méthode Tomatis (audio-psycho-phonologie (APP). Pourquoi s’étale-t-on sur l’importance de ce que peut ressentir un foetus dans le ventre de sa mère, de l’attention qu’il porte à sa voix, à celle du père et de tout l’environnement si par ailleurs, avec la GPA on la nie ? Qu’a pu entendre et ressentir le foetus d’une mère indienne cloitrée avec d’autres sous surveillance constante dans une clinique quelque part à Bombay ou Delhi ? Et que devient la mère porteuse isolée de son environnement familial et abandonnée à son baby blues (dépression périnatale) ?

La Connectrice

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La Manif Pour Tous
Dimanche 5 octobre 2014
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La Manif Pour Tous est un mouvement spontané, populaire et divers qui s’oppose à la généralisation de la PMA, à la GPA (mères porteuses), à l’enseignement du concept de genre tout en condamnant toute forme d’homophobie.

Née en octobre 2012 pour marquer le refus du peuple français de la loi Taubira dont elle demande toujours l’abrogation, La Manif Pour Tous a rassemblé des foules immenses lors d’événements historiques pour rappeler que le mariage Homme-Femme et la filiation Père-Mère-Enfant constituent les fondements de la société et de son avenir.

Buttes-chaumont. Automne 2014

03-IMG_1059Les fruits du Houx sont déjà rouges. La végétation est encore bien verte.

 

02-IMG_1066La vigne-vierge commence à rougir

 

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Quel est ce petit canard au bec rouge et pointu ? La photo est floue car il n’a pas voulu prendre la pause. Harle ou Anas erythrorhyncha ?

06-IMG_1051Peu farouches, les oies Bernaches de Hutchins picorent près des promeneurs

 

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04-IMG_1055  Oies et canards pratiquent le communautarisme, ces racistes ne se mélangent pas avec les autres espèces. A chacun son pré carré.

 

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Cyclamens, lavande, chlorophytum et chrysanthèmes

08-IMG_1043Géraniums, chrysanthèmes et volubilis

 

09-IMG_1042Chlorophytum, cyclamens et chrysanthèmes

Nuits parisiennes. Automne 2014

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Daech, Etat islamique et vocabulaire

Pour compléter mon article sur l’État islamique et comprendre les problématiques de ce terrible danger, voici un article éclairant de Bernard Dick qui, contrairement à moi, est arabisant.

L.C.

« Dâ’ech » ou « État Islamique » : les dessous d’un vocabulaire

EGORGEMENT FOLEYÉgorgement du journaliste américain James Foley.

« Maintenant que vos forces aériennes militaires

nous bombardent quotidiennement » (E.I.) 

Notre Fabius national, qui décidément comprend tout, vient de décréter que nous devons utiliser l’acronyme arabe Dâ’ech en lieu et place d’ « État Islamique ». Laurent Fabius a suivi sans aucun doute les conseils de l’Union mondiale des oulémas (savants) musulmans qui vient d’appeler à ne plus utiliser l’expression « État Islamique », affirmant que le groupe jihadiste « viole tous les principes de l’islam » et « représente un danger pour l’islam et pour les musulmans dans le monde ». Que cache cette querelle lexicale ?

Fabius a déclaré lors de l’ouverture de la conférence de Paris : « L’État Islamique n’est ni État, ni représentatif de l’islam, – il est nécessaire de le faire reculer puis disparaître – […] ni ses égorgeurs représentatifs de l’islam». C’est ce même Fabius qui avait encensé le Front terroriste d’al-Nousra, franchisé al-Qaeda, par ces termes : «… parce que, sur le terrain,  ils font du bon boulot». Et pourtant les jihadistes d’al-Nousra font partie de ces mêmes coupeurs de têtes ! Fabius peut-il dire qu’ils continuent à faire du « bon boulot » ?

FABIUS ET JIHAD

 Laurent Fabius, notre Underdog national, nous rassure !

«  There’s no need to fear, Underdog is here »(1)

Les dessous d’une polémique lexicale

Tout d’abord, quand les terroristes d’al-Qaeda d’Irak se sont affranchis de la tutelle d’al-Zawahiri et se sont étendus sur le territoire syrien, ils ont autoproclamé un État en l’appelant : الدولة الإسلاميّة في العراق والشام c’est-à-dire Al-Daoula al-islamiyya fî al-‘Irak wa al-Châm, ce qui signifie « État Islamique d’Irak et du Levant (E.I.I.L.), d’où l’acronyme arabe Dâ’ech. Le pays du Châm (بلاد الشام) c’est-à-dire la Syrie géographique qui équivaut en français à l’appellation de « Levant » qui englobe : la Syrie actuelle, la province d’Alexandrette/Hatay (remise à la Turquie en juin 1939),  le Liban, la Jordanie, la Palestine, Chypre et la Cilicie au sud de la Turquie. En 1920, profitant de la dislocation de l’empire ottoman, la France, par le traité de Sèvres, avait envoyé ses troupes au Liban et en Syrie et obtenu alors de la Société Des Nations des mandats sur le Liban et la Syrie, couramment appelés « mandats du Levant ».

Dâ’ech devient l’État Islamique (E.I.)

Quand ensuite les hordes de Dâ’ech ont envahi Mossoul le 9 juin 2014  et se sont senties en puissance, leur chef, Abou Bakr al-Baghdadi, s’est autoproclamé calife et a changé la dénomination de l’État en « État Islamique » (E.I.). L’expression « Dâ’ech » était devenue  alors obsolète car restrictive géographiquement. Le nouveau calife s’est alors placé en position de Prince des croyants, c’est-à-dire le chef politique et religieux de tous les musulmans de toute la planète. D’ailleurs ses combattants viennent de partout : Afghanistan, Pakistan, Chine, Tchétchénie, Tunisie, Turquie, Arabie Saoudite, France, Angleterre, Allemagne, Autriche, Danemark et même États-Unis etc. …

On comprend parfaitement pourquoi les oulémas de l’islam, suivis par Laurent Fabius et le gouvernement français, veulent conserver l’acronyme  Dâ’ech : D’abord, pour beaucoup de Français, le mot Dâ’ech, prononcé tel quel, ne comporte pas l’expression « État Islamique ». Et pour l’État français, parler de Dâ’ech, cela permet de camoufler la notion de l’existence d’un projet islamique mondial, incluant tous les pays et bien sûr, la France. Cela veut dire : « Français ! Restez zen et ne craignez rien ! ». Ainsi, exit toute allusion à l’islam, à l’islamisme, aux musulmans,  et voilà, le tour est joué ! Il ne faut surtout pas affoler le peuple français …

Ensuite, pour le Conseil mondial des oulémas, refuser le terme d’État Islamique, c’est manier la takiyya dans sa plus belle expression. Tous ces « savants » de l’islam, qui, du matin au soir, et même la nuit, psalmodient les versets coraniques appelant au règne d’Allah sur toute la planète ne font rien d’autre que de souhaiter le califat et la domination de l’islam sur le monde. Ils veulent pour le moment se disculper, s’exonérer, faire des ablutions, hurler  que le jihad, les massacres, les égorgements, les têtes coupées, les crucifixions, les viols des non musulmanes n’ont rien à voir avec l’islam ni avec le Coran. Mais le mot « jihad » est cité 41 fois dans le Coran. Le jihad est dans la trame du Coran. Effacer État islamique du langage, c’est mettre la tête dans le sable, comme l’autruche, en attendant des jours meilleurs.

Il faut rappeler enfin que l’État Islamique, dans sa pratique barbare, est la réplique exacte du comportement belliqueux de l’islam et de son prophète rapporté par les hadiths et la sîra (la biographie de Mohammad). Par exemple, au verset 9 :14 du Coran (Le Repentir), on trouve cet appel à combattre : « Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d’ignominie, vous donnera la victoire sur eux et guérira les poitrines d’un peuple croyant ». Il faut savoir que pour comprendre un verset, il faut se référer au tafsîr (exégèse) qui ne peut se faire qu’en se rapportant à la circonstance de la révélation concernée (أسباب النزول). Nous apprenons ainsi, que ce verset a été inspiré à Mohammad (par l’ange Gabriel) suite à l’assassinat de ‘Amr ibn Hishâm, un chef dit mécréant, par ‘Abdallah ibn Mas’oud, compagnon du prophète. Ibn Mas’oud a coupé la tête de ‘Amr, il lui a percé les oreilles pour la présenter à Mohammad. C’est donc cette décapitation qui « guérira les poitrines d’un peuple croyant ». L’État Islamique perpétue cet exemple à des centaines d’exemplaires. L’E.I. glorifie ce comportement sanglant et ces gestes barbares en  reprenant la terminologie propre au jihad : pour dire « couper », il emploie le mot « hazza » (حزّ) qui est tiré de l’histoire du jihad au lieu du mot arabe courant kata’a (قطع). Toute la différence est là. L’E.I. se situe dans la continuité historique de la guerre sainte.

Dans toutes leurs gesticulations, les ponces de l’islam, en ce temps de jihad, visent à se laver les mains devant les pratiques de ces rejetons du prophète qui ne font, en fait, en Syrie et en Irak (et ils le feront plus tard chez nous), qu’imiter le prophète et ses compagnons qui vécurent il y a 14 siècles… De l’hypocrisie pure !

Ceux qui veulent éclairer leurs concitoyens sur ce qu’est l’islam en réalité,  qu’ils leur montrent tout cru les vidéos des égorgements, les récits de viols en public, les massacres des opposants au quotidien, perpétrés par ceux qui font « du bon boulot » comme dit  Laurent Fabius, notre ministre toujours étranger aux affaires.

Bernard Dick

(1) Underdog, est celui qui part perdant face à un challenge ou un combat. « Pas besoin d’avoir peur, Underdog est là ! » est le slogan d’une série américaine de cartoons des années 1960-1970.

Au 16/09/2014

Nombre d’attaques terroristes islamistes mortelles

TERRORISME 23803 ATTAQUES-16-09-2014

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