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Non à la suppression de la rétention de sûreté. Pétition

Tout le monde n’a pas les moyens de sortir protégé par une petite dizaine de gardes du corps comme Madame Taubira, notre ministre de la Justice qui, par son mépris des victimes et sa tendre indulgence pour les délinquants et criminels nous jette en pâture à ceux-ci.
C’est pourquoi j’ai signé sans hésitation la pétition lancée par l’Institut pour la justice contre la suppression de la rétention de sûreté, ce cadeau infâme fait aux criminels.
Signez aussi cette pétition qui a déjà recueilli près de 80 000 signatures.
La Connectrice

Pétition à l’attention du Président de la République et du Premier ministre

Monsieur le Président de la République et monsieur le Premier ministre,

En tant que citoyen de notre pays, je vous demande de bien vouloir me protéger ainsi que mes proches et ma famille. La sécurité est au fondement de notre société, c’est même un droit naturel de l’Homme.

Votre garde des Sceaux s’est engagé à supprimer la rétention de sûreté, alors même que c’est un dispositif très encadré qui permet de protéger la société des criminels les plus dangereux présentant un risque élevé de récidive.

Je vous demande de ne pas supprimer la rétention de sûreté car il est de votre devoir de nous protéger et de lutter efficacement contre la récidive.

J’attends de vous que vous agissiez avec responsabilité, courage et fermeté.

Respectueusement.

Paris foutoir. Le vélo chasse le piéton

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Depuis que la mairie de Paris a sanctifié le vélo, les piétons vivent un enfer de chaque seconde lorsqu’ils osent marcher sur les trottoirs qui, normalement leur devraient être réservés.

Avec une inconscience coupable nos édiles ont lâché dans Paris des hordes de cyclistes inciviques, agressifs, égoïstes et dangereux pour les humains qui circulent-encore- à pied.

Le cycliste parisien se croit tout permis. Il roule sur les trottoirs, sur les places, sur les passages piétons et roulerait même sur ces derniers s’ils ne s’écartaient pas de son pédalage altier. Lorsqu’un piéton ose se plaindre d’avoir été frôlé par le noble vélo, il reçoit une volée d’insultes car rien ne doit arrêter la course fière du cycliste béni par Delanoë et ses amis au nom d’une idéologie écolo frelatée.

Le vélo est tellement admirable que les édiles parisiens n’ont pas hésité à voler l’espace des piétons pour l’offrir aux cyclistes. Les riverains de certains quartiers qui avaient la chance de pouvoir déambuler en toute liberté sur de larges trottoirs ont vu ceux-ci réduits à la portion congrue par le dessin de pistes cyclables tracées en leur centre. Mais ces pistes ne suffisent pas aux cyclistes qui les prennent à contre-sens peu soucieux du danger qu’ils font courir en particulier aux enfants et aux personnes âgées. La nuit tombée, ces courageux cyclistes circulent sans lumière ce qui est dangereux pour eux-mêmes et pour les piétons qui ne les entendent pas arriver. Il est tout de même étonnant que la loi n’oblige pas les vélos à s’équiper de lanternes.

La loi, parlons-en. Je n’ai jamais vu un cycliste se faire interpeller et a fortiori sanctionner par un policier. Les vélos grillent les feux rouges et empruntent les trottoirs et les espaces piétons sous le nez de la police qui ne dit mot, certainement parce que le maire de Paris lui a demandé de faire preuve de tolérance.

Mais ce n’est pas tout, des arrêts de bus ont été avancés pour faire de la place à une piste cyclable que le passager doit traverser au risque de sa vie pour rejoindre le trottoir où il risque d’ailleurs de rencontrer un autre engin à roues comme une moto, un scooter, un vélo, une trottinette, un skate ou ces engins motorisés, de plus en plus nombreux, où l’on se tient debout en équilibre (Freego, scooter électrique, etc.).

Basse énergie, rentable vert, vehicel debout scooter électrique

Ailleurs où des pistes cyclables à double sens ont été construites (par exemple le long du canal de l’Ourcq) les cyclistes se grisent de leur liberté en roulant à toute vitesse tandis que le piéton doit y regarder à plusieurs fois pour rejoindre le trottoir.

Non seulement le vélo fait perdre tout sens civique à ceux qui le pratiquent mais il rend égoïste, incivique et agressif. Et pourtant on le dit écolo, plus écolo que la bagnole, encore plus écolo que le camion et la moto réunis. Ces cyclistes qui souffrent eux-mêmes de plus rapide et plus gros qu’eux oublient qu’ils sont plus rapides et plus gros que les piétons. Les cyclistes qui se protègent avec des casques et des gilets fluorescents, ceux-là même qui équipent leurs enfants de protections, n’ont pas le moindre respect pour le piéton qu’ils mettent en danger.

Pour le piéton, le danger n’est pas seulement de risquer d’être renversé, c’est aussi le stress que génère le cycliste en roulant là où on ne l’attend pas, en frôlant le pauvre piéton qui sursaute et en l’insultant s’il ose rappeler l’individu aux règles élémentaires de la civilité. Le cycliste n’est jamais en tort, il se croit investi de tous les droits et ne s’excuse jamais de le mettre en danger le piéton et de l’importuner. Le cycliste parisien est arrogant et méprisant pour le piéton bipède.

A la lueur des ces tristes constats, on peut se demander si le maire de Paris considère comme quantité négligeable les piétons, s’il a oublié qu’ils votaient et s’il a comme grand projet un Paris sur deux roues débarrassé de tous ses piétons,  pour rivaliser avec Amsterdam et Berlin.

En attendant, les piétons souffrent et cyclistes et piétons se détestent mutuellement, un autre échec du « vivre ensemble » que le touriste de passage ne manque pas de percevoir car le touriste qui trouve l’ambiance parisienne exécrable est piéton la plupart du temps.

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Rue Manin, la municipalité a volé le trottoir aux piétons pour l’offrir aux cyclistes

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Les cyclistes n’en ont jamais assez comme les petits enfants qui repoussent avec obstination les limites fixées par leurs parents. Sauf qu’à Paris personne ne fixe des limites aux cyclistes. Non content de rouler sur « sa » piste, celui-ci la prend à contresens et les piétons ne savent plus où donner de la tête.
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Ce cycliste préfère rouler sur le trottoir que sur la piste cyclable qui se trouve à  côté

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Rouler à vélib sur la place de la mairie, c’est ça la liberté

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De la douceur dans ce monde de brutes. Lumières d’automne aux Buttes-Chaumont

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L’étranger

« Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
– Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
– Tes amis ?
– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
– Ta patrie ?
– J’ignore sous quelle latitude elle est située.
– La beauté ?
– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
– L’or ?
– Je le hais comme vous haïssez Dieu.
– Eh! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages ! »

Charles Baudelaire – Le Spleen de Paris

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Sophora Japonica

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Gel d’ovocytes. Le lobby médical au secours du sexisme

Le sexisme, la discrimination des femmes, est l’injustice la plus universelle, la plus répandue et la mieux acceptée à travers les âges et les mondes.

L’intervention de la médecine pour résoudre les questions sociétales est sans doute une révolution technologique mais c’est surtout le terrible aveu du refus profond des hommes à considérer les femmes comme leurs égales et à les respecter.

Il ne se trouve que de folles féministes (dont je suis) pour s’en indigner et tenter contre vents et marées houleuses à raisonner les hommes et les femmes aussi.

Nous avons au moins gagné le droit de travailler mais il ne faut pas exagérer. Nous sommes moins rémunérées que les hommes et écartées des instances de décision au prétexte que nous nous investissons moins dans notre travail, que nous nous absentons en congés maternité ou pour soigner un enfant malade. Les femmes ont eu beau faire leur preuve dans les activités professionnelles et politiques, elles restent sur un strapontin car il est bien connu qu’une femme doit s’occuper d’abord de ses enfants, de son mari et de sa maison.

Aux femmes la double journée de travail, les soins aux malades, aux handicapés et aux démunis. Ce serait la loi de la nature comme s’il fallait autre chose qu’un cœur, des mains, un cerveau, des connaissances, de l’expérience et des jambes pour accomplir ces tâches. Comme les femmes, les hommes sont aussi dotés de ces outils mais ils les réservent à des tâches qui leur garantiront indépendance, égoïsme, liberté, pouvoir et argent.

Le sexisme ne régressant pas, la médecine vient au secours du système. Mesdames, nous apprécions vos compétences et nous souhaitons vous exploiter honorablement, alors nous vous payons la congélation de vos ovocytes afin que vous ne deviez pas vous absenter pour reproduire l’espèce. Grâce à la médecine, point n’est besoin de changer la société et d’ennuyer les hommes en leur demandant de partager à la maison, dans l’entreprise et au sommet de l’Etat la charge de la reproduction des enfants et de la reproduction de la force de travail. Laissez les vivre tranquilles, arrêtez de menacer leur virilité en menaçant leur domination « naturelle ». Mais comme nous ne sommes ni ingrats ni sexistes, nous confions votre corps à la médecine qui peut désormais vous permettre de faire des enfants quand vous êtes stériles, de faire des enfants avec une femme, de faire des enfants à tout âge, de faire des enfants sans utérus, de faire porter vos enfants par une autre femme et de faire vivre vos enfants gravement malformés et handicapés quand le corps a provoqué un  accouchement très prématuré comme signal de sélection naturelle. On le sait certains magiciens médecins se font une gloire de réanimer les « crevettes ».

La médecine a toujours été l’auxiliaire du machisme parce qu’elle véhicule le fantasme de son pouvoir sur le corps des femmes parce qu’elle peut le soigner comme le contrôler. Des hystériques du bon docteur Charcot au gel des ovocytes, en passant par l’excision thérapeutique, le continent noir de Freud, l’hystérectomie abusive, le mouvement anti avortement du professeur Lejeune, la PMA, la GPA, l’inaboutissement de la contraception masculine le lobby médical n’a jamais cessé de proposer à chaque époque des alternatives au contrôle du corps des femmes pour les maintenir sous la domination des hommes.

Pour en savoir plus

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation/3960-congelation-d-ovocytes-avantage-en-nature-dans-la-silicon-valley

Facebook et Apple financeraient la congélation des ovocytes de leurs employées pour, selon ces sociétés, leur permettre de mieux gérer leur carrière et favoriser l’égalité femmes hommes au travail…

Tutelles et curatelles. Un dossier sombre sur un système incontrolé.

Alertée par l’émission de la 3 « Tutelles, nos parents spoliés » diffusée en juin 2011, je me suis penchée sur la question des majeurs protégés en écrivant plusieurs articles documentés qui sont  lus quotidiennement et parfois commentés par les lecteurs de ce blog. A ce jour l’un de ces articles a été lu près de 11 000 […]

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De la douceur dans ce monde de brutes. Jean-François Zygel à Vincennes le 15 octobre 2014

Les Solistes : La boîte à musique de Jean-François Zygel, Tchaikovsky.

Connaissez vous l’émission « La boite à musique » ?

Connaissez-vous son animateur, musicien et mélomane Jean-François Zygel ?

Jean-François Zygel est un pédagogue exceptionnel dont les pieds, les mains, la tête, le coeur, l’âme et la voix sont composés de musique, de LA musique, une et indivisible.

*Si vous pensez que vous n’aimez pas la musique classique ou que vous ne la comprenez pas, regardez et écoutez Zygel qui vous la racontera avec simplicité dans ses voyages à travers le monde et le temps. Zygel connait et aime toutes les musiques, fait des clins d’oeil à tous les styles, en se mettant gentiment au piano pour jouer les thèmes, les décortiquer, les transposer et les amuser pour en démontrer l’universalité.

De formation classique, Zygel connait parfaitement les bases de la musique mais il a le goût et le talent, on meut même dire le génie, de dépasser les théories et les techniques musicales pour nous entraîner dans ce langage universel qui permet aux humains de se comprendre et de s’unir malgré leurs différences linguistiques, culturelles et sociales.

Si les vidéos de la boite à musique n’apparaissent pas sur ce blog, allez les voir directement sur YouTube.

La Connectrice

Balalaika – Alex ARCHIPOVSKY – Jean François Zygel [FR2]

Manu Delago – (Hang) – Mono Desire – La boîte à musique – Jean François Zygel – 26-08-2010.wmv

 

Prima la Musica ! Variations sur Jean-Sébastien Bach, par Jean-François Zygel

Le 15 octobre 2014

© Franck Juéry

Jean-François Zygel, son talent, ses commentaires, son humour et son piano…. sur, et autour de Jean-Sébastien Bach : c’est ce que Prima La Musica vous propose. Zygel, c’est le plus doué des musiciens de sa génération. Compositeur, virtuose accompli et improvisateur, Jean-François Zygel renouvelle le concert classique en l’ouvrant à l’improvisation, à la parole et aux arts visuels.

C’est en 1978 que Jean-François Zygel entre au Conservatoire de Paris. Il en sortira avec 10 Premiers prix dans 10 disciplines différentes !

En 1982, il remporte le 1er prix au Concours International d’improvisation au piano de la Ville de Lyon. Il est nommé professeur d’orchestration au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon puis professeur d’écriture et d’improvisation au CNSMde Paris. Il obtient une Victoire de la musique en 2006 et crée l’année suivante l’émission La Boîte à musique sur France 2, dont il est à la fois l’auteur et l’animateur.

En 2007, Jean-François Zygel se lance dans l’aventure Les Clefs de l’Orchestre , avec l’orchestre Philharmonique de Radio France (série retransmise sur France 5, France 2 et la RTBF), puis en 2008, il poursuit son aventure télévisuelle avec Les Leçons d’Opéra au Théâtre du Châtelet. Cette même année, les Nuits de l’improvisation prennent vie. En 2011, Jean-François Zygel sort son deuxième album d’improvisation, Double Messieurs (Naïve), en duo avec Antoine Hervé, puis lance les Concerts de l’improbable au Théâtre du Châtelet.

Une leçon de musique très singulière

Nous sommes heureux d’accueillir Jean-François Zygel pour la première fois seul sur la scène de l’auditorium Cœur de ville de Vincennes. Infatigable défenseur de la musique, ce magnifique  pédagogue sait mieux que quiconque rendre accessible toutes les œuvres du grand répertoire classique, qu’elles soient célèbres ou mal connues. Avec une habileté et une simplicité confondantes, il sait éclairer l’œuvre d’un compositeur et tisser des liens entre les œuvres et les musiques.

Improvisateur hors catégorie, Jean-François Zygel sait s’amuser avec la musique, « jouer » avec elle, dans tous les sens du terme.

La soirée s’annonce drôle, instructive, distrayante, brillante et très …fréquentée. Pas une minute à perdre, donc, pour réserver vos places. Parce que Zygel, à lui seul, remplit régulièrement les 2000 places du Châtelet de Paris, qui est nettement plus grand que notre bel auditorium vincennois.

Ne manquez pas le plaisir de voir et d’entendre un tel artiste dans l’atmosphère conviviale à laquelle nous sommes attachés : la musique classique a besoin de centaines de Zygel, mais comme il n’y en a qu’un seul, Prima est bien content de l’avoir attrapé rien que pour vous !

Mercredi 15 octobre 2014 à 20h30, Auditorium J.-P.-Miquel
98, rue de Fontenay – „„voir sur le plan

Tarifs : 39 € (1re cat.), 27 € (2e cat.), 14 € (- de 25 ans)

Réservation

  • par téléphone au 01 43 98 68 33
  • Vincennes-centre : à la librairie Larghetto 86, rue Raymond-du-Temple
  • Vincennes-ouest : Tabac de la Tourelle, 170 avenue de Paris
  • sur internet www.primalamusica.fr (paiement sécurisé Paypal)
  • par courriel

Accès : Métro : ligne 1, station Château de Vincennes – RER : ligne A, station Vincennes – Parking : Cœur de ville – Velib : 3 stations à moins de 100 m.

Contre la GPA et le commerce des femmes avez-vous signé ?

Protégez les femmes de l’achat et de la vente des bébés et des mères

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_le_President_de_la_Republique_protegez_les_femmes_et_les_enfants_des_contrats_de_mere_porteuse_GPA/

8 733 signatures. Atteignons 10 000

Pourquoi c’est important

Pour continuer à être informé des actions du Collectif pour le Respect de la Personne vous pouvez nous écrire à collectif.corp@live.fr ou vous abonner à notre blog

http://collectif-corp.com/

Monsieur le Président de la République,

En tant que Président de la République française, en février 2013, vous avez pris un engagement formel contre l’entrée en France des contrats de mère-porteuse, désignés aujourd’hui « gestation pour autrui » (« GPA' »), affirmant votre ferme opposition.

Vous réitériez ainsi votre constante et formelle opposition à cette pratique.

Le contrat de mère-porteuse est en effet contraire au principe de respect de la personne, aussi bien la personne de la femme qui porte l’enfant commandé, que le respect de la personne de l’enfant, objet du contrat, commandé par une ou deux personnes, qui se développe dans le ventre de la « porteuse », puis livré. Les êtres humains ne sont pas des choses et nous sommes confiants dans votre engagement à être le gardien, en tant que Président de la République, de cette valeur fondamentale de notre société.

Mais le 26 juin 2014, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France en ce qu’elle exclut de son droit une telle transaction sur femme et enfant. Non seulement, le droit français déclare les conventions de gestation pour autrui atteintes de nullité absolue, mais encore la Cour de cassation s’oppose à ce que les filiations issues de conventions organisés à l’étranger soient transcrites sur l’état civil français. En effet, si notre droit l’admettait, alors ce contrat, pourtant contraire à l’ordre public, aurait de fait la même efficacité qu’un contrat valable, ce qui est la seule chose recherchée par les parties à ce contrat.

La CEDH a sanctionné la France pour l’état de son droit, pour atteinte au « droit à la vie privée et familiale d’enfants » nés à l’étranger en exécution de contrats de mères porteuses, en estimant que le droit français aurait dû reconnaître la filiation à l’égard du père, puisque du fait de l’insémination de la mère-porteuse par le sperme du client, ce dernier est le « père biologique » de l’enfant.

Nous nous adressons à vous car une telle décision met en péril votre constant engagement, rappelé en 2013.

En effet, si la France plie, si les filiations des enfants issus de contrats de mères porteuses faites à l’étranger sont inscrites à l’état civil français, alors le marché des bébés devient de fait efficace. Le contrat de mère porteuse fait à l’étranger sera aussi efficace que s’il était licite.

Une fois cela acquis, Monsieur le Président, comment allez-vous expliquer aux françaises et aux français que, s’ils ont de l’argent, ils pourront aller acheter un bébé à l’étranger et le faire inscrire comme leur fils ou leur fille sur l’état-civil français, tandis que s’ils ne sont pas assez fortunés, ils devront subir l’interdiction qui demeurerait en droit français applicables aux contrats de mère-porteuse réalisés en France ? Et comment interdire cette pratique en France si l’on en reconnaît les effets en France sous le prétexte qu’elle aurait été mise en œuvre dans un pays où elle est autorisée ?

Cette position ne sera pas tenable. Vous devrez céder. Vous devrez admettre le marché des mères en France. Vous serez alors contraint de renoncer à votre engagement solennel.

Personne ne croira que ces contrats puissent être faits de façon « éthique » car chacun sait que c’est avant tout affaire d’argent pour les intermédiaires qui prospèrent aujourd’hui sur la détresse des couples qui n’ont pas d’enfants, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels.

C’est pourquoi, Monsieur le Président, nous vous demandons, au nom de votre engagement constamment exprimé, de vous opposer publiquement à l’admission par le droit des contrats de mère-porteuse, ces mères dont les droits sont piétinés, ces femmes pour lesquelles vous avez pris fait et cause en 2013, droits aujourd’hui remis en cause et compromis par la Cour.

Il est concevable de trouver des solutions techniques pour améliorer la situation juridique des enfants présents sur le sol français, sans succomber à ce qui est un triomphe de l’industrie de l’enfantement sur commande, et sans que cela leur coûte le statut d’être humain par la reconnaissance de l’efficacité du contrat de mère-porteuse qui les a désignée comme une chose désirée, commandée et livrée.

Ainsi, la France pourra justifier de ne pas transcrire les filiations car cela serait admettre l’efficacité des contrats de mère porteuse à l’étranger et bientôt en France, puisqu’elle aura modifié le statut de l’enfant.

Parce que c’est la défense des femmes et des enfants qui est en jeu, nous vous demandons également de renforcer le dispositif législatif de lutte contre la prospection de clients français par les agences de mères porteuses et de porter un projet de convention internationale visant à prohiber la pratique des mères porteuses et à lutter par le pénal contre cette pratique, à l’image de la convention du Conseil de l’Europe contre la traite des êtres humains.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre plus haute considération.

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Premiers signataires: Jacques Delors (président de la Commission Européenne 1985-1994), Lionel Jospin (ancien Premier Ministre), Yvette Roudy (ministre des droits des femmes de 1981 à 1986), Marie-George Buffet(députée de Seine-Saint-Denis, ancienne Ministre, Secrétaire national du Parti Communiste Français 2001-2010), Nicole Péry (Secrétaire d’Etat aux droits des femmes 1998-2002 et ancienne Vice-Présidente du Parlement européen),Catherine Tasca (ancienne ministre, première vice-présidente du Sénat),

Patricia Adam (députée du Finistère, groupe SRC), Huguette Bello (députée de la Réunion, groupe GDR), Marie-Odile Bouillé (députée de la Loire-Atlantique, groupe SRC), Danielle Bousquet (présidente du Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, ancienne députée), José Bové(député européen), Alain Claeys (député de la Vienne, groupe SRC, membre du CCNE), Laurence Dumont (vice-présidente de l’Assemblée Nationale, députée du Calvados, groupe SRC), Martine Faure (députée de la Gironde, groupe SRC), Armand Jung (député du Bas-Rhin, groupe SRC), Anne-Yvonne Le Dain (députée de l’Hérault, groupe SRC), Patrick Lemasle (député de Haute-Garonne, groupe SRC), Jean-Philippe Mallé (député et conseiller général des Yvelines, groupe SRC), Sandrine Mazetier (députée de Paris, vice-présidente de l’Assemblée Nationale, groupe SRC), Dominique Potier (député de Meurthe-et-Moselle, groupe SRC), Anny Poursinoff (infirmière, ancienne députée EELV des Yvelines), Catherine Quéré (députée de Charente Maritime, groupe SRC),Thierry Solère (député des Hauts-de-Seine, groupe UMP).

Associations signataires: Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (CADAC), Collectif National pour le Droit des Femmes (CNDF), Réseau « Encore féministes, aussi longtemps qu’il le faudra« , Cercle d’Etude de Réformes Féministes, Coordination lesbienne en France (CLF), Réseau féministe Ruptures, Le Mouvement du Nid, Choisir la Cause des Femmes, Mouvement Ni Putes Ni Soumises, l’Assemblée des Femmes, L’Escale, Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF).

Eliette Abécassis (écrivain), Sylviane Agacinski (philosophe), Catherine Albertini (ingénieure de recherche et féministe), Christine Angot (romancière et dramaturge), Leili Anvar (productrice sur France Culture), Marie Balmary(psychanalyste et essayiste), Véronique Baltaksé (pédiatre), Annick Boisset(représentante de « Encore féministes, aussi longtemps qu’il le faudra ») Marie-Josèphe Bonnet (historienne des femmes), Laurent Bouvet (Professeur de Sciences Politiques à l’UVSQ), Françoise Brié (vice-présidente de la FNSF, directrice de l’Escale), Christophe Charle (historien et professeur des universités, Paris I Sorbonne), Guy Chevalier (co-fondateur du FHAR, Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire, et enseignant), Frédéric Chiche(gynécologue obstétricien), Hervé Chneiweiss (neurobiologiste, président du comité d’éthique de l’Inserm, membre du CCNE, membre du CIB de l’Unesco),Geneviève Couraud (présidente de l’observatoire droits des femmes CG-13),Pierre Courbin (psychiatre), Brice Couturier (producteur de radio et écrivain),Fabrice d’Almeida (Professeur d’Histoire à l’Université), Ursula del Aguila(chroniqueuse et formatrice), Monique Dental (représentante du réseau féministe Ruptures), Marie-Josèphe Devillers (co-présidente de la Coordination lesbienne en France), Brigitte Dionnet (membre du Conseil National du PCF),Catherine Dolto (médecin pédiatre, haptothérapeute et écrivain), Geneviève Duché (présidente de l’amicale du Nid), Robert Ejnés (directeur exécutif du CRIF), Alice Ferney (écrivain), Jocelyne Fildard (co-présidente de la Coordination Lesbienne en France), Marie-Anne Frison-Roche (Professeur de Droit à Sciences Po), René Frydman (gynécologue obstétricien), Dorith Galuz(psychanalyste), Sylvie Germain (écrivain), Sylviane Giampino (psychanalyste et psychologue, spécialiste de la petite enfance), Isabelle Gillette-Faye(sociologue), Asma Guénifi (présidente du mouvement Ni Putes Ni Soumises),Gisèle Halimi (avocate et présidente de « Choisir la Cause des Femmes »),Nathalie Heinich (sociologue, directeur de recherche au CNRS), Emmanuel Hirsch (professeur d’éthique médicale), Emmanuelle Jardin-Payet (maire-adjointe à Hermanville-sur-Mer), Marie Jauffret (mathématicienne), Frédérique Kutten (Professeur d’endocrinologie, membre du CCNE), Catherine Labrusse-Riou (professeur émérite à l’Ecole de Droit de l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I)), Odile Macchi (membre de l’Institut), Manuel Maidenberg (pédiatre),Carol Mann (anthropologue et sociologue), Pierre-Michel Menger (sociologue, Professeur au Collège de France), Catherine Morin Le Sech (co-présidente de la Coordination lesbienne en France), Nicole Notat (secrétaire générale de la CFDT de 1992 à 2002, présidente de Vigeo), Catherine Paley-Vincent (avocat à la Cour), Bernard Poignant (ancien maire de Quimper), Olivier Poivre d’Arvor (écrivain et diplomate, directeur de France Culture), Suzanne Rameix(philosophe spécialiste de l’éthique médicale), Suzy Rojtman (représentante du Collectif National pour les Droits des Femmes), Maurice Ronai (chercheur, membre de la CNIL), Dominique Schnapper (sociologue, membre honoraire du Conseil Constitutionnel), Martine Segalen (ethnologue), Sylvia Serfaty(mathématicienne, lauréate du prix Henri-Poincaré), Didier Sicard (professeur de médecine, ancien président du CCNE), Maya Surduts (représentante de la CADAC et du CNDF), Myriam Szejer (pédopsychiatre), Nora Tenenbaum(représentante de la CADAC), Jacques Testart (biologiste), Jean-Noël Tronc(directeur général de la SACEM), Aude de Thuin (fondatrice du Women’s forum), Monette Vacquin (psychanalyste et essayiste), Jérôme Vignon(président des Semaines sociales de France), Jean-Pierre Willem (docteur en médecine, chirurgien), Jean-Pierre Winter (psychanalyste et essayiste), Jean-Philippe WOLF (professeur à la faculté de médecine Paris V, chef de service à l’hôpital Cochin de la Biologie de la Reproduction et du CECOS)

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