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Hommes je vous aime

Peinture de Bernard Buffet, 1947

Désolée pour celles qui aiment entendre bêler Julien Clerc.

Voici ce que donne sa chanson stupide quand on la met au masculin.

Vous aimeriez entendre ça, Messieurs ? pas faciles, fragiles, difficiles, si seuls, vous êtes mon père ….. Ça vous ferait plaisir ? Ça vous ferait jouir ? Ça vous valoriserait ?

Quelquefois
Si doux
Quand la vie me touche
Comme nous toutes
Alors si doux…

Quelquefois
Si durs
Que chaque blessure
Longtemps me dure
Longtemps me dure…

Hommes… Je vous aime
Hommes… Je vous aime
Je n’en connais pas de faciles
Je n’en connais que de fragiles
Et difficiles
Oui… difficiles

Quelquefois
Si drôles
Sur un coin d’épaule
Oh oui… Si drôles
Regard qui frôle…

Quelquefois
Si seuls
Parfois ils le veulent
Oui mais… Si seuls
Oui mais si seules…

Hommes… Je vous aime
Hommes… Je vous aime
Vous êtes mon père, je vous ressemble
Et tout ensemble mon enfant
Mon impatience
Et ma souffrance…

Hommes… Je vous aime
Hommes… Je vous aime
Si parfois ces mots se déchirent
C’est que je n’ose pas vous dire
Je vous désire
Ou même pire
O… Hommes…

Peinture de Caillebotte


Sarkozy : la journée de la femme c’est sympathique pas essentiel

Le 8 mars 2011, Nicolas Sarkozy exprimait tout le souci qu’il se fait de la discrimination sexiste, un discours bien connu des féministes, avec les mêmes arguments de gauche à droite 

SOURCE AFP/Le Point.fr, mardi 8 mars 2011

Nicolas Sarkozy a suggéré mardi que la Journée internationale des droits des femmes n’était peut-être pas “l’essentiel” du combat pour la promotion de l’égalité des sexes et a jugé plus important de “trouver du travail pour les hommes et les femmes”. “C’est sympathique, il faut le faire, enfin, parfois, il faudrait qu’on se concentre sur l’essentiel”, a déclaré Nicolas Sarkozy en évoquant la célébration, mardi dans le monde entier, de la Journée internationale des femmes.

“L’essentiel, c’est de trouver du travail pour les hommes et les femmes, une possibilité de promotion sociale pour les deux”, a-t-il estimé lors d’un échange avec l’association des maires du Morbihan. “La Journée de la femme, il y aurait beaucoup à dire parce que ça voudrait dire que les autres, c’est des journées des hommes alors ? Très curieux quand même comme système, franchement”, s’est exclamé le chef de l’État.

“Les femmes jouent un rôle tellement important dans notre vie, dans notre société. Aujourd’hui, d’ailleurs, la vie des femmes ressemble à la vie des hommes, les choses ont changé considérablement, considérablement. Toutes les femmes veulent travailler, souhaitent travailler, souhaitent être autonomes. Mais qui, ici même, pourrait me dire que, pour sa fille, il n’a pas les mêmes aspirations que pour son fils ?” a demandé Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy ne connait même pas le nom officiel de la Journée

La Journée Internationale DES femmes a été officialisée par l’ONU le 8 mars 1977 et a été adoptée par la France en 1982 mais malgré 35 ans d’existence, les médias et notre président continuent à parler de la “Journée DE LA Femme”, un glissement sémantique qui n’est pas innocent. LA femme est un fantasme. LES femmes sont une réalité. Preuve en est la sémantique d’expressions qui désignent des choses différentes selon que le complément est singulier ou pluriel.

La chambre DES députés et non la chambre DU député

La fête DES pères et non pas la fête DU père

La fête DES mères et non la fête DE LA mère

LES droits de l’homme et non LE droit de l’homme

Le Ministère des affaires étrangères et non DE L’affaire étrangère

L’Académie des belles lettres et non l’académie de la belle lettre

Les femmes réelles ont disparu au profit de la femme idéale

Pour distinguer les vrais féministes et les vrais journalistes des fausses, il suffit d’observer leur vocabulaire.

Alors que depuis 1977 l’ONU a décrété le 8 mars de chaque année Journée internationale DES femmes, que la France l’a officialisée en 1982, les médias s’obstinent à parler de la Journée de LA femme. Ce glissement sémantique est le reflet de la dégradation de la condition des femmes, en particulier en France.

A propos de la Journée internationale des femmes, j’ai lu et entendu surtout parler de la “Journée de LA femme”.

Ce glissement sémantique du pluriel au singulier n’est pas innocent. Dans la langue française, lorsqu’il s’agit de désigner une réalité, on utilise le pluriel pour souligner la diversité. Quand il s’agit de désigner un concept, on utilise le singulier.

Toutes celles et ceux qui ramènent “LES femmes” dans toute leur diversité et leur complexité à “LA femme” cherchent inconsciemment à s’abriter derrière la sécurité du modèle, de l’image, de l’abstraction, de la représentation, tout ceci pour se voiler la face.

Conceptualiser conduit aussi à adopter plus facilement des stratégies de contrôle et de domination.

Dans notre société, réduire LES femmes à LA femme est une réduction business. Il est plus facile d’entraîner dans la consommation LA femme que LES femmes. Mais c’est aussi et surtout une position politique.

LA femme, elle est douce, blonde, grande, mince et jeune. Elle consomme des fringues, des cosmétiques, des produits light et les voyages sur mesure. LA femme est libérée et n’a pas besoin de lutter pour se faire une place au soleil. LA femme n’est pas féministe. LA femme n’est pas victime de discriminations d’un autre âge. LA femme ne fait pas partie de celles qui se font violer toutes les 15 mn ou qui succombent sous les coups de leur chéri tous les deux jours, en France. LA femme n’est pas payée 20 % de moins qu’un homme pour le même travail. LA femme n’est pas majoritaire dans le travail à temps partiel ni dans le chômage. LA femme n’avorte jamais. LA femme, tenez, on l’adore.

LA femme ne pète pas mais elle pue sous les bras, ça on le sait depuis longtemps, mais elle pue aussi du minou, c’est plus récent. On a conçu pour elle des désodorisants spéciaux dans les tons roses. LA femme peut tout se faire refaire mais dans son dos on la traite de siliconée tandis qu’en face on lui fait des courbettes pour la persuader de remplir les poches des chirurgiens (pour la plupart des mâles-qui-adorent-LA-femme) esthétiques.

LA femme, elle est prête à tout pour se faire plaisir en vidant son porte-monnaie au profit des vendeurs de soupe. Prête à se tartiner la gueule de caviar, à ingurgiter toutes sortes de gélules aux vertus miraculeuses, à se bétonner l’estomac de coupe-faims, à avaler des liquides chocolatés infâmes mais hyperprotéinés, à se briser les chevilles en portant des chaussures instables mais tellement élégantes et sexy, à mourir de faim pour ressembler aux images de leurs magazines favoris. C’est fou ce que LA femme s’éclate dans les botox parties et les cliniques chics.

LA femme, on la voit partout sur les écrans en train de se caresser les seins et les cuisses au dessus d’un numéro surtaxé. LES femmes que je connais doivent être anormales qui préfèrent se faire caresser ou caresser l’autre.

Dans l’histoire proche, nous avons vu ce que donnait la réduction de la multitude à l’unique et à quelles fins le singulier a été utilisé. Quand on commence à parler DU juif, DU noir, DE L’arabe, DU paysan, DE L’ouvrier, le terrain devient glissant.

LES femmes, elles, ce sont des emmerdeuses, des castratrices, des incompétentes, des ignorantes, des naïves. Elles sont grosses et moches. Et quand elles sont des ménagères de plus de 50 ans, elles n’intéressent personne, même pas le city épicier du coin car elles font des régimes forcés à cause de la minceur de leur pension de retraite (carrière ou travail à temps partiel = pension partielle). De plus, elles sont ménopausées et ça, c’est franchement répugnant. Imaginez leurs vagins secs et ratatinés pour y fourrer une bite ramollie qui a déjà du mal à réagir au viagra !

Et puis LES femmes, quelles chieuses avec leurs réalités et leurs exemples concrets. Des empêcheuses de bâtir des plans sur la comète, de peaufiner des théories révolutionnaires une ligne de coke sous le nez, de regarder des matchs de foot une canette de bière à la main en tapant des pieds à chaque but. Des purges contre les désirs de parcourir le vaste monde et de rêver à un monde sinon meilleur, du moins plus facile.

LES femmes, ce sont ces harpies qui voudraient que les hommes participent aux tâches ménagères au lieu de les aider comme ils l’ont toujours fait.

LES femmes réussissent bien dans leurs études, sont plus diplômées que les hommes tandis que LA femme a l’intelligence silencieuse. Elle ne moufte pas mais elle est si dévouée !

LA femme, on en parle dans tous les débats télévisés. LES femmes, on les voit rarement sur les écrans quand il s’agit d’aborder des questions sérieuses.

Et puis LA femme, on n’en a qu’une sur les bras, celle qui bat toutes LES femmes à plate couture. C’est bon ça, Coco, pour le repos du guerrier qui sommeille en chaque mâle, le business et la politique !

Les choses changent en pire, femmes ne baissez pas les bras

Chaque année, je refais les mêmes mis au point ;-((http://laconnectrice.wordpress.com/2011/03/09/journee-des-femmes-sarkozy-ignorant-et-misogyne/

Offensives islamistes contre les femmes

« (…) Les filles, au Canada, qui atteignent l’âge de vingt ans et qui ne sont pas encore mariées sont une honte pour notre communauté. Il est de la responsabilité des centres islamiques de leur trouver urgemment un mari. » 

Djemila Benhabib dénonce ces propos du prêcheur Omar Abdelkafi, un prédicateur d’origine égyptienne, qui est établi à Dubaï et qui sillonne la planète d’un bout à l’autre pour distiller le venin des Frères musulmans. En 2008 au Bourget en France, il est invité à la grande kermesse annuelle de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), une organisation intégriste qui a pignon sur rue. Avec une mainmise sur la majorité des mosquées à travers le territoire français, l’UOIF pèse lourd et actionne au cœur de la République d’innombrables leviers. L’argent n’est-il pas le nerf de la guerre ?

  • Promotion de l’excision par Wagdy Ghoneim (Ghonim, Ghoniem) de passage en Tunisie.

http://www.pointdebasculecanada.ca/articles/10002574-la-promotion-des-mutilations-g%C3%A9nitales-f%C3%A9minines-par-un-leader-des-fr%C3%A8res-musulmans-banni-du-canada-provoque-la-col%C3%A8re-en-tunisie.html

Dans une fatwa parue en 2006 sur IslamOnLine (Archives PdeB), le guide spirituel des Frères Musulmans, Youssef Qaradawi, a justifié l’excision du clitoris dans les termes suivants :

(Traduction PdeB) L’opinion la plus modérée et vraisemblablement la plus correcte favorise la pratique de la circoncision féminine de la façon islamique modérée décrite dans certains des hadiths du prophète – même si l’authenticité de ces hadiths n’est pas confirmée. On rapporte que le Prophète (PBSL) déclara à une sage-femme : «Réduisez la taille du clitoris mais n’excédez pas la limite puisque c’est meilleur pour la santé des femmes et préféré par leur mari». Le hadith indique que la circoncision féminine est meilleure pour la santé des femmes et qu’elle améliore la relation conjugale avec les maris.

La section e4.3 du manuel de charia Umdat al-Salik (La dépendance du voyageur – Reliance of the Traveller) endosse également les mutilations génitales féminines :

e4.3 (Traduction PdeB) La circoncision est obligatoire pour les hommes et les femmes. Pour les hommes, elle consiste à enlever le prépuce du pénis et pour les femmes à enlever le prépuce (bazr en arabe) du clitoris (et non le clitoris lui-même). L’école hanbaliste considère que la circoncision des femmes n’est pas obligatoire mais sunna (recommandée) tandis que l’école hanafiste la considère comme une simple marque de courtoisie envers le mari.

Ce manuel de charia est endossé par l’International Institute of Islamic Thought (IIIT), le principal centre de recherche des Frères Musulmans en Occident. L’IIIT présente ce manuel de charia comme «un ouvrage important pour l’enseignement de la jurisprudence islamique en langue anglaise» et comme «un manuel de référence pour les exégètes».

L’Université al-Azhar d’Égypte, le principal centre de l’islam sunnite, recommande également l’Umdat al-Salik.

La visite de Wajdi Ghonim et ses conférences font des remous en Tunisie, et plusieurs associations ont porté plainte contre les associations qui ont invité le prédicateur Égyptien. Bochra Belhaj Hmida déclare que la plainte a été déposée car les associations ont instrumentalisé les mosquées pour faire passer un message plein de haine et ajoute que des milliers de citoyens l’ont appelée pour s’indigner. L’avocate affirme que Wajdi Ghonim a été expulsé de plusieurs pays et qu’il est sujet à des poursuites judiciaires en Egypte et ne comprend pas comment un étranger peut se permettre dans notre pays d’appeler à instaurer un État Islamique, à battre les femmes et surtout inciter les hommes au Djihad.http://www.mosaiquefm.net/index/a/ActuDetail/Element/18316-Bochra-Belhaj-Hmida-Wajdi-Ghonim-a-appel%C3%A9-%C3%A0-battre-les-femmes-et-incit%C3%A9-au-Djihad.html

  • Avez-vous remarqué la soudaine disparition des femmes de ce paradoxal printemps arabe depuis qu’il a tourné au vert, la couleur de la victoire islamiste ?

C’est à croire que le scénariste n’a prévu pour elles que les larmes, la douleur et les chants funèbres du dernier quart d’heure des despotes. Elles étaient pourtant très comme il faut sur les images des télévisions occidentales et conformes aux canons en vigueur concernant le port vestimentaire.http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/01/23/article.php?sid=129171&cid=8

  • L’écrivaine saoudienne contestataire Wajiha Al-Howeidar sait mieux que quiconque les conditions draconiennes imposées aux femmes du royaume. Elle refuse notamment de s’estimer satisfaite parce qu’on annonce quelques timides réformes dans ce pays fermé. Alors, sommée de modérer ses critiques et de revoir ses exigences concernant la condition féminine, elle pose ses conditions.

« J’arrêterai de revendiquer des droits pour la femme saoudienne :

  • Lorsque je verrai des femmes saoudiennes sans qualifications occuper de hautes fonctions, telles que gouverneur, ministre, ambassadrice, Premier ministre ou députée, ou tout autre poste politique élevé. Et de devoir ces positions au simple fait de bénéficier de relations influentes grâce aux liens du clan, de la tribu et du sang.
  • Lorsque je verrai des tribunaux présidés par des femmes saoudiennes et qu’il sera interdit aux hommes saoudiens d’y occuper n’importe quelle fonction, ou d’être représentés autrement que par une femme exerçant la tutelle sur leur personne et sur leurs intérêts. L’homme ne sera autorisé à apparaître à l’audience que sur ordre de la juge. Il se présentera de façon anonyme, couvert de noir des pieds à la tête et ne parlera que sur injonction de sa tutrice. Son témoignage ne sera pris en considération que s’il est confirmé par un autre témoin masculin.
  • Lorsque l’homme saoudien ressentira la peur tout au long de sa vie. Parce que son épouse pourra le changer ou le remplacer par un autre homme, par noce passagère ou de jouissance, ou par un second mariage visant à satisfaire la libido de la femme. Que cette femme justifiera alors cet avilissement en prétendant se conformer à la « Loi de Dieu ».
  • Lorsque je verrai une femme saoudienne mettre fin à la vie active d’un homme qui réussit en le privant de son travail d’un simple trait de plume.
  • Lorsque je verrai des hommes saoudiens mûrs, majeurs et sages traînés vers les postes de police parce qu’ils étaient au volant de leur voiture. Qu’ils ne seront remis en liberté que sur promesse de leur tutrice qu’ils ne recommenceront pas.
  • Lorsque la femme saoudienne portera des vêtements blancs, confortables alors que l’homme saoudien sera astreint à porter une écharpe noire, des gants noirs et un vêtement noir et à marcher sous un soleil brûlant qui fait fondre le métal. Il sera suivi de près par des femmes athlétiques et sauvages qui surveilleront ses mouvements au nom de la défense de la vertu et de la lutte contre le vice. Ainsi, l’homme saura qu’il n’a que deux endroits dans la vie : la maison et le tombeau.
  • Lorsque les femmes auront main-mise sur tous les rayons des centres commerciaux. Même les boutiques de dessous masculins seront tenues par des femmes. Elles proposeront leurs marchandises aux hommes avec effronterie et impudence.
  • Lorsque la femme touchera le double de la part de l’homme sur l’héritage de son père, même si elle est riche et possède des biens immenses, en comparaison avec son frère réduit à une pauvreté extrême.
  • Lorsque la femme saoudienne aura le droit de répudier, de le chasser de sa maison, de le priver de ses enfants et de ramener un mari plus jeune à sa place.
  • Lorsqu’une religieuse saoudienne utilisera les colonnes de tous les journaux gouvernementaux pour autoriser à battre l’homme et à le gifler pour obtenir sa soumission et que la majorité des femmes la soutiendra.
  • Lorsque 96% des cas de violence seront imputés à des femmes contre des hommes.
  • Lorsque l’honneur s’incarnera dans le corps de l’homme et que celui-ci sera sujet à la violence et au meurtre si son corps est touché par une femme.
  • Lorsque les femmes saoudiennes se seront emparées de toutes les tribunes religieuses, qu’elles les utiliseront pour écraser l’homme et resserrer l’étau autour de lui en exigeant, au nom de la religion, qu’il soit privé de ses droits fondamentaux et de ses libertés individuelles.
  • Lorsque se répandra dans la société saoudienne, par le biais du système éducatif et des médias, la culture réduisant l’homme à un être inférieur, ayant peu de cervelle et encore moins de religion.
  • Une vision décrétant que la nation qui confie ses destinées à un homme ne doit espérer aucun bienfait. »http://sisyphe.org/spip.php?article3368

Journée internationale des femmes 2012 : programmes

Je complèterai au fur et à mesure des annonces. En principe une manif est prévue à 18 h à Nation à Paris.

Ah, qu’il est compliqué de nommer cette journée. Journée internationale de la femme, journée internationale des droits des femmes, journée des femmes, journée de la femme …http://laconnectrice.wordpress.com/2012/02/23/sarkozy-la-journee-de-la-femme-cest-sympathique-pas-essentiel/

Valenton, Val de Marne

Un mois de manifestations du 6 au 28 mars, Valenton met le paquet …pour l’annonce car je n’ai pas réussi à trouver le programme ;-(((http://www.valenton-flash.com/nvo/1_actu/home.php?anim=true

La Mairie de Paris


  • La journée avec la Mairie de Paris

Mardi 6 mars 2012 De 9h à 18 h A la Bellevilloise 19, 21 rue Boyer 75020 Une journée pour réfléchir, se rencontrer, échanger, boire un verre autour du thème : « 2012 : Enjeux de l’Egalité, Enjeux du Féminisme »

Mairie du 1er

http://www.mairie1.paris.fr/mairie01/jsp/site/Portal.jsp?document_id=16588&portlet_id=6

Mairie du 3ème 

http://www.mairie3.paris.fr/mairie03/jsp/site/Portal.jsp?document_id=15320&portlet_id=853

• Balade : Mouvement des femmes, hier et aujourd’hui, dans le 3e.
Entre découverte, discussion, culture et moments ludiques, nous vous proposons une promenade conviviale dans les rues du 3e pour marquer le temps fort de cette programmation.

14h30 : Départ Mairie du 3e, rue Eugène Spuller rebaptisée pour l’occasion rue « Eugénie » Spuller, afin de rappeler avec humour la place des femmes dans notre vie politique et dans la mémoire nationale, souvent ramenée à sa portion congrue !

15h : Place Nathalie Lemel. RDV avec l’association Histoire et Mémoire du 3e qui rendra hommage aux femmes de la Commune et à leur influence sur les mouvements ouvriers et féministes, tout en rappelant qu’aujourd’hui, les femmes sont les premières victimes de la précarité dans le monde du travail.

15h30 : Place Olympe de Gouges. Partons à la rencontre de la martyre de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne». À défaut de couper des têtes, nous tacherons de briser le « plafond de verre » qui fait obstacle encore à l’égalité, en dénonçant les stéréotypes et représentations sexistes.

16h15 : Centre de santé Volta-Au Maire. Avec l’équipe médicale, nous reviendrons sur la réalité de l’accès à l’IVG et à la contraception aujourd’hui et assisterons à une démonstration sur l’utilisation du préservatif féminin.

17h : Place Renée Vivien, nous interrogerons la construction et la déconstruction du genre autour de cette figure littéraire.

17h45 : Les roses du square Pauline Roland porteront des idées d’actions militantes à mener au quotidien pour renouveler le combat féministe contemporain, avec Osez le Féminisme.

18h30 : Enfin, boulevard des Filles du Calvaire l’association FIT, Une femme un toit , présentera son histoire, ses actions et le film “On prend la campagne», en présence des résidentes qui l’ont réalisé au sein de son centre d’hébergement “les universElles”.

→ Samedi 10 mars, départ à 14h30 devant la Mairie (2, rue Eugène Spuller).

•  Table ronde « Mais qu’est-ce qu’elles veulent (encore) ? ».
Les féministes s’invitent dans la campagne avec pour mot d’ordre : l’égalité femmes hommes doit devenir une réalité en 2012. Sans prendre parti entre les différent-e-s candidat-es, le collectif « Féministes en Mouvement », les interrogera le 7 mars prochain à la Cigale à partir de 18h30 (sur inscriptions : ellesprennentlaparole. blogspot.com). En avant-première et pour préparer ce rendez-vous, les associations FIT, Osez le Féminisme, les Insoumises et le Planning Familial présenteront leur manifeste « Mais qu’est-ce qu’elles veulent (encore) ? », et leurs actions.
→ Lundi 5 mars, à 18h30, à la Mairie du 3e

• Les figures féminines en quelques mots…

Nathalie Lemel (1827-1921)
Une bretonne dans la commune
Quand on évoque les femmes de la commune, c’est le nom de Louise Michel qui vient à l’esprit. Combattante et féministe comme elle, Nathalie le Mel n’a pourtant pas retenu l’attention des historiens, bien qu’elle demeure l’un des membres les plus actifs et les plus héroïques de cet épisode sanglant de l’histoire.

Olympe de Gouges (1748-1793)
La première féministe
Femme de lettres et femme politique, elle est l’auteur de la “Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne” en 1791, dans laquelle elle affirme l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes, contre les préjugés de son temps.

Renée Vivien (1877-1909)
Poétesse britannique de langue française. 
Osant afficher son amour pour Nathalie Barney dans les plus beaux de ses poèmes, elle sut bousculer les conventions étriquées de la Belle Epoque.

Pauline Roland (1804-1852)Féministe socialiste française

Du 19e siècle, proche des idées sociales de Saint- Simon, elle a défendu tout au long de sa vie la condition féminine et l’égalité entre les sexes.

Ligue de l’enseignement Paris

Demandez le programme. Débats, films, théâtre, expositions dans les sections de Paris  http://www.ligueparis.org/attachments/761_LIG_jour%20inter%20des%20femmes_WEB_3.pdf

Montreuil

Conseil général de l’Isère

Brest

Gaillac, Brens (Tarn)

Concert de chants et musiques slaves, tziganes et klezmer avec le groupe tchèqueRodinka : – qui signifie « petite famille » – réunit cinq femmes et filles de la même famille originaire de la région de Prague : Drahomira et Dita (à l’accordéon et au chant), Stania (au chant et à la percussion), Kristyna et Mariana, (au violon et au chant).

Saint-Etienne, ligue contre le cancer

De nombreuses manifestations du mardi 6 au vendredi 9 mars : spectacles, débats, expositions, marche, projections, information sous chapiteau, etc…

Sur Re-belles http://re-belles.over-blog.com/

  • La lettre ouverte aux candidat-e-s à la présidentielle

  • 10 mesures pour atteindre l’égalité femmes – hommes
  • PACTE POUR L’ÉGALITÉ http://www.laboratoiredelegalite.org/
  • Et si même les femmes de droite se mettent à avoir de l’humour le grand soir est proche !
  • Pour rester dans la série humoristique avec La Barbe !

Ni Putes ni Soumises à l’Institut du Monde arabe

8 mars 2012 : Journée des femmes à l'IMA.

8 mars 2012 : Journée des femmes- Ni Putes Ni Soumises en Action !

Date à retenir !

Cette année encore, le 8 mars, Journée Internationale des femmes, sera l’occasion de nous retrouver  et de faire partager les valeurs de Ni Putes Ni Soumises.  L’occasion d’évoquer les femmes en France, d’interpeller les politiques sur la question des violences faites aux femmes encore absente de la présidentielle et des législatives !

L’occasion aussi de réfléchir aux révolutions arabes, lors d’un grand rendez-vous qui réunira des actrices de révolutions à l’Institut du Monde Arabe.

Les débats s’organiseront autour de deux tables rondes, une le matin et une l’après-midi.

La table ronde du matin, de 10h à 12h30, portera sur le thème :
Quelle est la place et le rôle des femmes dans les révolutions arabes ?

La table ronde de l’après-midi, de 14h à 17h, portera sur le thème :
La femme arabe fera-t-elle partie du processus démocratique : vers la fin du «deux poids, deux mesures» ?

Vous pouvez dors et déjà vous inscrire en nous envoyant un email àinscriptions.8mars@gmail.com
Merci de préciser à quel(s) débat(s) vous souhaitez participer.
Nous vous attendons le 8 mars !
Asma Guénifi
Présidente du Mouvement Ni Putes Ni Soumises.http://www.npns.fr/fr/posts/actus/1329171013-8-mars-2012-journdes-femmes-ima

Festival Au Féminin 2012

Exposition, projection, théâtre, musique.

Centre audio-visuel Simone de Beauvoir

Projections au cinéma Latina

Présidentielles pétition pour l’égalité homme/femme

Dans les débats qui entourent les élections présidentielles, l’égalité entre les femmes et les hommes est toujours passée à la trappe. Nous exigeons qu’en 2012 l’égalité soit enfin inscrite à l’agenda politique. Les grands discours et les mesurettes sont inutiles : nous voulons des engagements précis et des résultats concrets.

Candidates et candidats à l’élection présidentielle, vous n’aurez pas nos voix si vous ne mettez pas l’égalité femmes-hommes au programme.

Nous, femmes et hommes engagé-e-s pour l’égalité, nous voulons l’égalité maintenant !

La ligue des droits de l’homme

Saluons ce bel effort de la LDH qui n’est jamais empressée de défendre les droits des femmes

Womens day international

Site anglophone qui annonce les manifestations des organisations féministes ou féminines qui s’y inscrivent. 

Le Petit Palais ridiculise les femmes avec SA femme

Un programme insultant pour les femmes

A l’occasion de cette journée exceptionnelle, le Petit Palais vous propose, au fil de ses collections permanentes, deux visites en contrepoint : l’une autour d’une femme rêvée, muse ou déesse, éternel féminin, l’autre autour d’une femme bien plus réelle, faite de chaire, d’attraits et de futilités qui font aussi les grands chefs-d’œuvre.
Choisissez votre visite, selon votre cœur, ou suivez les deux car tel est le principe du contrepoint !

Divas divines
Déesse de l’Antiquité, Vierge de la Renaissance, ou comédienne du XIXème siècle, la femme n’a cessé de fasciner et d’inspirer peintres, sculpteurs et écrivains.
A 10h30, 12h30 et 14h30

Soyons futiles !
Les femmes du musée ne sont pas toutes de mystérieuses muses lorsque toutes à leur parure et à leur coquetterie, elles font le bonheur des artistes et des yeux.    
A 10h30, 12h30 et 14h30

Toutes en moto le dimanche 11 mars

http://www.motomag.com/Journee-internationale-de-la-femme-3e-edition-de-Toutes-en-Moto.html

Les lieux de rendez-vous de Toutes en Moto le 11 mars2012(prévoir d’arriver entre 1/2h et 1h à l’avance) :

Bordeaux : départ à 15h , village moto de Bacalan
Lille : départ à 10h Place de la Mairie de Lille
Lyon : départ à 15h : Parking des sports de Gerland
Marseille : départ à 15h Le Dome , avenue St Just
Nantes : Départ à 15h du parking Maillé Brézé,
Paris : départ à 15h : Esplanade du chateau de Vincennes

Contact : www.toutesenmoto.com

UNESCO

Organisée tous les ans à l’occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars), Les femmes font l’info est une opération mondiale destinée à promouvoir l’égalité des genres dans les médias. Le thème de cette année est “l’accès des femmes rurales aux médias et à l’information”.

Concert avec la chanteuse marocaine Oum et le chanteur malien Bafing Kul
Oum El Ghait est le prénom que les nomades sahariens du Maroc avaient coutume de donner aux jeunes filles nés un jour de pluie, pensant que c’est la chance du nouveau-né qui apporte avec elle l’eau, le secours, ou la délivrance; d’où le sens du nom , qui signifie littéralement “Mère de la délivrance”

En 1998, L’Oréal et l’UNESCO se sont associés pour créer le programme L’ORÉAL-UNESCO pour les Femmes et la Science.
Partageant la conviction commune que le monde a besoin des sciences, le partenariat L’ORÉAL-UNESCO est un programme unique et ambitieux, dont le but est de promouvoir le rôle des femmes dans la recherche scientifique.
Depuis la création de ce programme, 57 femmes venues de 27 pays ont reçu un prix, et 135 femmes venues de 71 pays ont pu bénéficier de bourses internationales, cela venant s’ajouter aux bourses nationales L’Oréal. Les lauréates reçoivent un prix individuel de US$100,000. Les sciences physiques et les sciences de l’ingénieur se succèdent tous les deux ans.

  • Film

Sur les pas de Marie » de Monsieur Krzysztof Rogulski est un film documentaire, réalisé en 2011, et qui sera diffusé pour la première fois sur ARTE le 8 mars 2012.
Le film retrace la vie de Marie Curie Skłodowska.
Quelques scènes du films sont tournées avec de vrais acteurs et il contient également les extraits des films d’archives et beaucoup de photo ainsi que les entretiens avec les lauréates du prix UNESCO- l’Oréal 2011 et d’autres femmes de sciences. Vous y verrez bien sûr Juliette Greco, petite fille de Marie Curie. Toutes ces femmes parlent de leur vie de femmes et se réfèrent à Mme Curie.

ONU femmes

Calendrier des évènements à travers le monde en 2011 http://www.unwomen.org/fr/news-events/international-womens-day/calendar-of-events/

Le programme 2012 n’est pas encore en ligne mais nous avons le thème officiel http://www.un.org/fr/events/women/iwd/

Québec Conseil du statut de la femme 

Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec

  1. http://femmes.ftq.qc.ca/modules/pages/index.php?id=6&langue=fr

Fédération des femmes du Québec

Femmes sur le pont, LCR à Bruxelles

Le voile et la burqa obéissent à la loi du phallus

Les Françaises qui ont connu une époque où elle n’avaient ni droits ni liberté vestimentaire peinent à comprendre ces musulmanes qui, au mépris de leurs luttes et traditions dissimulent leur corps sous des voiles et autres chiffons. Des musulmans leur expliquent alors que dissimuler son corps est un acte de pudeur en réaction contre le port de la mini-jupe qui révèle l’anatomie de la femme ou celui du string qui la suggère.

Accepter ce parallèle, c’est rentrer dans la logique du male tout puissant qui considère que son comportement obéit à la loi gravitationnelle de son pénis qui lui donnerait naturellement tout pouvoir sur les femmes, toutes les femmes sans exception.

L’homme aime tellement son pénis merveilleux qu’il l’a représenté de tous temps sous forme de phallus, symbole de son pouvoir divin. On retrouve des représentations phalliques dans toutes les civilisations dont la plus commune de nos jours est la cravate. Certaines sociétés font dans l’analogie et dressent des obélisques tandis que d’autres vénèrent des répliques fidèles du pénis.

La mode récente du port du voile dans les sociétés non musulmanes est une reconnaissance de la loi du phallus. La société qui s’incline devant le port du voile se soumet implicitement à cette loi qui exclue les femmes de la citoyenneté et ne conçoit leur existence qu’en fonction des caprices de leur extraordinaire pénis.

NB Pour simplifier, je fais des généralités sur les hommes, les Musulmans, les femmes et d’autres catégories mais il est évident que tout le monde ne se comporte pas de manière aussi caricaturale et inhumaine. Les hommes bons et les femmes bonnes sauront se reconnaître;-)

Les hypocrites qui pensent que la femme est une tentatrice invétérée responsable de la misère des hommes, dictent aux femmes de se cacher pour ne pas être violées. Il ne leur vient pas à l’esprit d’exiger de l’homme qu’il respecte la femme quelle que soit son pouvoir de séduction.

Ne me dites pas comment je dois m’habiller, dites leur de ne pas violer

Les sociétés considèrent généralement que la pulsion sexuelle d’un homme est irreppréssibloe. Lorsque l’homme bande, il doit absolument pénétrer et jouir quelle que soient les circonstances. La bandaison de l’homme est universellement vénérée et on trouve des représentations du pénis en érection à toutes les époques dans toutes les civilisations. De Pompéï en passant passant par l’Inde et le Japon, jusque dans les graffitis des chiottes et le salon de Liliane Bettencourt.

Liliane Bettencourt photographiée dans son bureau auprès de son phallus d’or en 2010

On ne niera pas que le pénis est un drôle d’appendice qui grossit quand on le taquine, durcit, brave la pesanteur et crache. Le mâle aurait pu se  contenter de s’en amuser et d’en user gentiment et aimablement pour la communication, le plaisir et la reproduction. Malheureusement, il le transforme souvent en arme et s’arroge de cet équipement pour dominer, soumettre et réglementer les femmes.Ce faisant, ce genre de mâle ne sait pas ce qu’il manque …

Le culte universel du phallus

Le pénis en érection, ou phallus dans son expression symbolique, obsède les hommes. Freud disait que sa magie tenait à son incroyable triomphe sur la pesanteur. Il faut bien admettre qu’il est  facile à dessiner, les plus maladroits ne s’en privent pas. L’extériorité du pénis fait ressortir sa forme et son relief, il suffit de regarder et de reproduire. Non seulement le pénis, dans sa représentation la plus simple, figure dans toutes les images depuis l’aube de l’humanité mais aujourd’hui il est omniprésent dans notre vie quotidienne sous forme d’allusions, de représentations à peine déguisées, de produit de consommation courante (godmiché, sex toys en vente jusque dans les catalogues généralistes de vente par corresponsadance), de matériel pornographique et de publicités pour agrandir le pénis. Je reçois quotidiennement trois ou quatre publicités pour agrandir le pénis, “enlarge penis” ou pour du viagra. Dans sa forme stylisée, en tant que symbole phallique, on le retrouve dans les obélisques, les tours géantes, la tour Eiffel, certains pignons d’immeubles, les clochers des églises et les minarets des mosquées.

Il n’existe pas d’équivalent pour la représentation de la vulve ou du clitoris. L’organe sexuel féminin est en effet moins spectaculaire. Il est caché anatomiquement et sa physiologie est moins connue. Ce n’est que récemment qu’a été diffusée une image du clitoris en trois dimensions ,une image virtuelle. http://laconnectrice.wordpress.com/2006/06/04/le-clitoris-en-trois-dimensions-une-revolution/ On trouve quelques représentations de la vulve en Inde et dans certaines sociétés elle est représentée par les cauris, ces petites coquillages du Pacifique utilisés par exemple à Tahiti pour confectionner les colliers d’au revoir. La forme de l’oeil peut également évoquer celle de la vulve.

 Comprendre la physiologie du plaisir féminin nécessite une certaine dose d’imagination ce qui ne manque pas à tous ces hommes qui prétendent connaître meiux qu’elles-mêmes le sexe des femmes et qui se vantent de savoir faire jouir ces salopes …En effet, dans l’imaginaire collectif la femme qui ne jouit pas du désir de l’homme est une “mal-baisée”, une frigide et celle qui jouit est une “salope”, une “pute”. Et comme ils savent mieux que les principales intéressées, ils ont décrit, analysé et expliqué notre sexualité à l’image de la leur.

On se souvient qu’en France, au XIXème siècle, une femme respectable n’avait pas de plaisir. Elle se résignait au devoir conjugal pour procréer, assurant ainsi une descendance à son seigneur et mâitre de mari. La religion n’était pas étrangère à cet ordonnancement du plaisir et de la sexualité qui enseignait à ses adeptes de “croître et multiplier”. Les épouses protestantes huguenotes portaient la nuit des camisoles nanties d’une fente située au niveau de l’entre-jambe et au-dessus de laquelle on pouvait lire “Dieu le veut”.

Phallus géant en terre cuite trouvé dans une tombe égyptienne http://kemit.perso.neuf.fr/sexe/phallus.htm

Vase archaïque grec à figure noirehttp://www.anthropologieenligne.com/pages/09.42.html

Fresques de Pompéï, le dieu Priape

Parc de Jéju en Corée du Sud Depuis, la société sud-coréenne a évolué mais la réputation de Jeju a donc été prolongée par l’érection, en 2004, de ce parc où l’on peut croiser toutes sortes de sculptures érotiques, mêlant odes au phallus, au vagin ou à la masturbation avec des représentations de pratiques plus osées comme le glory hole. http://societe.fluctuat.net/blog/50745-jeju-love-land-etrange-parc-de-sculptures-erotiques-en-coree-du-sud.html

 Le penis géant s’est promené dans les rues d’Helsinki le 21 janvier 2010 pour attirer les spectateurs.

CULTE – Chao Thabthim ou le phallus sacréhttp://alainudon.over-blog.com/article-32099586.html

A Kawasaki, au temple de Kanamera-sama a lieu, chaque année, une cérémonie qui pourra surprendre nombre d’occidentaux. Dans une atmosphère religieuse on y honore un phallus de dimension imposante qui est promené de par la ville. C’est évidemment un rite destiné à la procréation, ce qui ne gêne en rien les japonais, moins pudibonds que les occidentaux.
Japon insolitehttp://www.routard.com/photos/japon/16154-fete_a_kawasaki.htm

La loi implacable du phallus

Chaque homme se prend pour un dieu phallus puisqu’il suffit de naïtre avec un pénis pour bénéficier automatiquement d’avantages sur les femelles. Dans la plupart des sociétés le bébé mâle est préféré, choyé, adulé et vénéré. Il est d’emblée l’objet de tous les espoirs de ses parents. Il est l’héritier du nom et de la fortune de la famille. S’il y a des filles, il passera avant elles quels que soient leurs talents. Il recevra la meilleure nourriture et les meilleurs soins si la famille est pauvre. On lui servira le riz et les filles en boiront l’eau de cuisson. Plus tard il fera les meilleures études. Dans les familles les moins fortunées, il ira à l’école en priorité et les filles resteront à la maison pour aider la mère aux tâches domestiques et à l’élevage des autres enfants. Très vite le petit garçon comprendra qu’il tient ses avantages de la possession d’un zizi. Et puisque tous les petits garçons ont un zizi, alors pour savoir qui commande il faudra comparer pour savoir qui a le plus grand, synonyme de plus fort.

Derrière tout pouvoir s’inscrit la loi implacable du phallus qui donne à tout homme, du plus misérable au plus nanti, un pouvoir inaliénable sur toutes les femmes de la planète. L’esclave le plus démuni du monde se sent toujours supérieur à la femme la plus puissante du monde car il possède un pénis dont la valeur phallique l’autorise à la violer. La croyance archaïque de posséder un pouvoir universel sur les femmes sommeille en tout homme et seule le degré de cvivilisation d’un individu peut l’empêcher d’abuser les femmes.

Dans son film Matrubhoomi, Manish Jhâ illustre les conséquences d’un monde sans femmes sur les hommes et aussi sur les survivantes http://fr.wikipedia.org/wiki/Matrubhoomi,_un_monde_sans_femmes. Ce film sorti en 2003 est d’un réalisme et d’une cruauté sans nom. Le cinéaste ne prend pas de gants pour pousser jusqu’à son extrême la folie du pouvoir phallique.

La jeune femme vendue par son père est mise à la disposition d’un homme et de ses 5 fils. Plus tard, c’est tout le village qui viendra violer la jeune femme attachée dans la grange. Selon l’UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population), au cours des cent dernières années 35 millions de femmes ont disparu de la population de l’Inde, victimes de discriminations sexuelles.

Bâton de commandement, sceptre, baguette sont des symboles phalliques.Le bâton de commandement est le symbole de l’autorité. Sa forme peut faire penser à un pénis en érection d’autant plus qu’il est quasi exclusivement la possession des hommes. On trouve de nombreux bâtons de commandements dans les sites néolithiques et tout au cours des âges.

Voile ou string un faux débat

Quelques croyantes musulmanes, juives ou chrétiennes estiment sincèrement devoir se couvrir la tête afin de marquer leur humilité devant le Seigneur. Elles se représentent leur coiffe à l’image des calottes des hommes qui servent de barrière symbolique entre eux et l’Éternel. Ces personnes-là ne font pas de leur conviction un cheval de bataille et mènent discrètement leur religion tout en s’adaptant à la société environnante sans réclamer haut et fort qu’elle se conforme à leur mode de croyance. Les actrices d’une telle ferveur religieuse ne posent pas de problèmes à la société environnante à condition toutefois qu’elles soient entièrement libres de leur choix.

Lorsque les femmes se révoltent conre le port de la burqua ou d’autres voiles, les islamistes leur rétorquent que c’est plus pudique qu’un string ou une mini-jupe ce qui entraine le débat sur le terrain de la morale islamique. La pudeur est une notion très subjective qui varie selon les cultures et les individus parce qu’elle est la plupart du temps définie par des croyances et des religions. D’autre part, pour les sceptiques, la pudeur morale a plus d’importance que la pudeur physique.

Par exemple, montrer ses jambes serait impudique pour les islamistes alors que pour les féministes, ce serait afficher le voile qui symbolise l’infériorisation des femmes . Dans les famille bourgeoises il est de bon ton de ne pas afficher sa religion ou ses convictions religieuses qui doivent demeurer dans le domaine de l’intime. Chez les Musulmans, la pudeur ne s’offense pas de l’exhibition du drap tâché de sang de la mariée alors que chez nous ce qui se passe la nuit de noce est une affaire strictement intime. Montrer les cheveux d’une femme serait impudique chez les Musulmans alors que nous trouvons impudique pour un homme d’exhiber ses poils qui sont un rappel de son pouvoir phallique qu’il tient de l’existence de son pénis.

Cacher son corps ou l’exhiber ne sont pas des alternatives acceptables car, dans les deux cas, la femme n’est pas libre, son corps ne lui appartient pas. Soit il est soustrait à la convoitise du mâle, soit il lui est livré.

Accepter ce parallèle, burqa ou string,  c’est rentrer dans la logique du moralisateur, une logique qu’il souhaite imposer à toutes les femmes quelles que soient leurs convictions. C’est aussi partir du principe que le désir de l’homme est irrépressible puisque c’est le phallus qui commande, un phallus dieu. C’est aussi un avertissement épouvantable qui dit en substance : si tu ne te caches pas, tu seras violée, brûlée, lapidée et ce sera bien fait pour toi.

Une religion, en l’occurence l’Islam n’a de légitimité que pour ses croyants. En France, République laïque, elle ne peut en aucun cas dicter leur conduite aux Français et, en particulier aux Françaises. Aucune loi ne dicte aux citoyennes leur habillement comme ce fut le cas il y a une centaine d’années. On se souvient qu’au 19ème siècle, les femmes étaient interdites de pantalon, comme aujourd’hui au Soudan. La peintre Rosa Bonheur, l’archéologue Jeanne Dieulafoy, George Sand devaient chaque mois demander au préfet l’autorisation exceptionnelle de porter le pantalon pour la commodité de leurs tâches.

Pour les femmes surtout, la conquête de la liberté de l’habillement a été longue et difficile. Dans les années 20, certaines osent se couper les cheveux et oublier le corset. Il faudra attendre encore des décades avant que les femmes  puissent sortir sans chapeau ou fichu et qu’elles puissent porter un pantalon quand elles le souhaitent. Les hommes aussi se sont progressivement libérés des codes vestimentaires d’appartenance comme le bleu de l’ouvrier, le velours noir du charpentier, la cravate, le chapeau ou la casquette et le costume trois pièces. La plupart des prêtres ont quitté la soutane et la plupart des religieuses ont adopté des tenues identiques à celles de toutes les femmes. Toutefois, les hommes se sont  moins libérés des contraintes vestimentaires que les femmes auxquelles la mode accorde plus de fantaisies, certaines parfois à contresens de leur émancipation. L’homme a gardé quelque chose du militaire avec le costume structuré et la cravate qui est apparue avec les hussards croates de Louis XIII. A défaut d’être nanti d’un bâton de commandement, d’un sceptre ou d’une baguette, l’homme qui veut “bien présenter” doit arborer un symbole phallique, un symbole de pouvoir qui se résume aujourd’hui à la cravate. Le costume masculin forme une sorte de cuirasse qui donne aux hommes l’illusion d’appartenir à la même armée, celles des mâles tout puissants sur les femelles.

Une armée ministérielle en uniforme mâle universel, costume cravate…

Délégation du Conseil de sécurité de l’Onu. La sécurité, une question trop sérieuse pour la confier aux femmes …On peut être incompétent mais si on arbore son symbole phallique on sera entendu…

Paradoxalement, la mode qui a libéré les femmes au début du XXème siècle de lourdes contraintes vestimentaires les enferme, comme en retour de bâton, dans des stéréotypes qui les renvoient à l’époque des contraintes. Porter des robes transparentes, exhiber des seins nus, montrer son string ou son corset-guêpière, porter des talons aiguilles ou des porte-jarretelles ne libèrent pas vraiment le corps mais en détournent la libération au profit de l’esclavage du consommable.

Il y a encore une quarantaine d’années, nous vivions en France sous la morale de la religion catholique qui impactait les lois. L’adultère était réprimé, le divorce conduisait à l’excommunion, les filles mères et les prostituées étaient mises au ban de la société. On faisait la distinction entre enfants légitimes nés du mariage et enfants naturels nés hors mariage, les bâtards. Aujourd’hui enfants naturels et enfants légitimes ont les mêmes droits. Petit à petit, les lois se sont éloignées de la morale catholique et ont évolué avec le temps mais, malheureusement, la religion reprenant de l’importance, nous commençons à assister à un retour de la morale et de sérieuses menaces planent sur l’éducation sexuelle dans les écoles, la liberté de la contraception et de l’avortement. Aux USA, Obama est en train de jouer sa réelection sur une disposition visant à faire rembourser la contraception par l’assurance maladie de l’entreprise. Les évêques se sont insurgés contre la liberté de conscience des employeurs catholiques, suivis par les candidats républicains mettant en avant leurs convictions religieuses.http://cnsnews.com/news/article/100-catholic-bishops-oppose-obama-s-contraceptive-mandate

La conférence des évêques américains s’oppose à la contraception. L’apartheid des femmes dans la religion catholique ne choque personne et on accepte qu’une assemblée de vieux bonshommes décide de l’avenir du corps des femmes. La loi du phallus a toujours le dernier mot.

Parallèlement à ces reculs des libertés individuelles, le culte du phallus ne s’est jamais aussi bien porté si l’on en croit le dynamisme du marché de la prostitution et de la pornographie, le recul de la présence des femmes dans toutes les instances de la société, la clémence dont font preuve les juges vis-à-vis des violeurs et délinquants sexuels et l’invasion des voiles islamiques qui stigmatisent les femmes.

Les catholiques qui avaient accepté contraints et forcés par l’évolution des sociétés à admettre que les couples prennent plus de liberté par rapport au principe du croître et multiplier ont profité de l’aubaine que représentait le fondamentalisme musulman pour faire marche arrière en revenant sur les concessions qu’avait faites l’église catholique romaine. Les traditionalistes sont repartis contre l’avortement, contre le préservatif, contre l’enseignement de la sexualité à l’école, contre l’homosexualité, contre la théorie du genre et même contre l’évolutionnisme. Il y a tellement convergence d’intérêts entre Rome et l’Islam que la première ferme les yeux sur les massacres de chrétiens non romains par des musulmans. De même, évêques de France et rabbins se gardent bien d’intervenir vigoureusement à l’occasion d’affrontements entre musulmans et juifs ou musulmans et catholiques et recommandent de ne surtout pas parler de guerre de religion. Tous ces intégristes qui partagent les mêmes valeurs ont compris depuis longtemps qu’ils avaient intérêt à se serrer les coudes avec une loi commune, celle du phallus. Qu’ils soient prêtres rabbins ou imams, ils tiennent tous leur pouvoir phallique de la volonté divine, celle que personne ne doit discuter par définition. Si Dieu a dit, tout est dit…pour les adeptes de ce dieu-là car pour les autres leur Dieu a dit autre chose…Et c’est comme ça qu’on s’entre tue, comme les Sunnites et les Chiites, par exemple.

Que faire ?

Les choses ne changeront jamais sans une volonté forte de les faire changer et ce n’est pas le pouvoir phallique qui peut exercer cette volonté. Mettons-nous à la place des mâles : la céderions-nous ?

Les femmes ne peuvent compter que sur elles-mêmes pour modifier leur condition et, pour cela elles doivent s’unir dans différentes actions et jouer dans tous les domaines sur tous les tableaux.

Mais pour commencer, puisqu’elles sont majoritaires dans l’éducation, elles doivent s’attacher à inculquer aux petites filles et aux petits garçons le respect mutuel. Facile à dire, en réalité un chantier pharaonique et plus.

Chiens de guerre et chiens de traineau

Musher et son attelage http://www.levillagedemusher.com/

J’ai regardé sur Arte ce très intéressant documentaire sur l’importation de plus de 400 chiens de traîneau de l’Alaska et du Canada pour approvisionner et secourir les soldats du front des Vosges pendant la guerre de 1914-1918.

http://videos.arte.tv/fr/videos/nom_de_code_poilus_d_alaska-6393546.html15 août 1915. Le capitaine Moufflet et le sous-lieutenant Haas embarquent pour New York. Ils ont cent vingt jours pour effectuer une mission peu ordinaire : trouver et ramener en France 400 chiens de traîneaux. Enlisée sur le front des Vosges dans cette Première Guerre mondiale qui se prolonge, l’armée française craint un autre hiver glacial. Germe alors l’idée folle d’utiliser des chiens de traineaux pour ravitailler les bataillons cerclés par la neige et évacuer leurs blessés. Mais on ne convoie pas sans embûches 436 bêtes sauvages dans une Amérique où les compagnies maritimes préfèrent rester neutres et où rôdent des espions allemands.

On apprend à la fin du documentaire que les chiens survivants (environ la moitié de la troupe) ont été décorés de la Croix de guerre, qu’ils ont été adoptés par des soldats et des Vosgiens et qu’ils ont des descendants. Une magnifique histoire qui s’ajoute à toutes celles qui racontent la longue collaboration du chien avec l’humain.

Dans un article antérieur, j’énumérais tous les rôles que pouvait jouer un chien dans la société mais je ne connaissais pas cette histoire.

http://laconnectrice.wordpress.com/2011/02/18/ces-musulmans-qui-execrent-les-chiens/

Le chien a une fonction sociale importante : chien de compagnie, chien de garde, chien de chasse, chien de berger, chien de traîneau, chien guide d’aveugle, chien sauveteur en mer, chien assistant d’handicapé, chien renifleur de personne, d’explosifs, de drogues, de maladie, etc.), chien joueur, chien de course,  chien d’assistance aux épileptiques, chien d’aide aux personnes Alzheimer, etc.

Pour en savoir plus sur les chiens de traîneau, leur alimentation, leur santé et les courses, un beau site canadien complet  http://www.levillagedemusher.com/

Le musher est le conducteur de traîneau.

Et si vous avez envie de faire l’expérience d’une balade en traîneau tiré par un équipage de chiens, voici quelques sites qui en proposent en France et dans le grand Nord :

 Canada 

 Norvège
Haute-Savoie
Pyrénées
 Vosges

Printemps arabes : islam politique ou laïcité ?

De nombreuses féministes à travers le monde et, en particulier, dans les pays musulmans, s’inquiètent des victoires de l’Islam politique qui impose la charia et maltraite les femmes par l”infériorisation, la dépendance et la soumission.

Ces associations déplorent que l’organisation Human rights watch ne dénonce pas le danger que représente l’Islam politique pour les femmes.

Si, comme moi, vous avez regardé hier soir dans “Envoyé spécial” le reportage sur la condition des femmes en Egypte, vous comprendrez concrètement ce que signifie l’infériorisation des femmes dans une société musulmane.

http://envoye-special.france2.fr/les-reportages-en-video/egypte-la-revolution-va-t-elle-changer-la-condition-des-femmes-16-fevrier-2012-4232.html

La condition des femmes en Egypte est un drame que la soit-disante révolution n’a fait qu’amplifier et voici ce que j’écrivais en mars 2011 http://laconnectrice.wordpress.com/2011/03/25/egypte-les-femmes-exclues-de-la-pseudo-democratisation-et-persecutees/

J’avais également écrit d’autres articles sur la soit-disante révolution égyptienne.

91% des Egyptiennes sont excisées http://laconnectrice.wordpress.com/2011/02/07/egypte-96-de-femmes-sont-excisees/

L’Egypte, un pays arriéré http://laconnectrice.wordpress.com/2011/02/06/egypte-un-pays-arriere/

L’illusion de la révolution http://laconnectrice.wordpress.com/2011/02/03/egypte-place-de-la-liberte/

http://laconnectrice.wordpress.com/2011/02/02/tunisie-egypte-jordanie-yemen-espoirs-et-craintes/

L’Egypte rouage de l’impérialisme musulman http://laconnectrice.wordpress.com/2011/02/03/egypte-une-etape-de-limperialisme-musulman/

La Connectrice

Lettre ouverte à Kenneth Roth,
Human Rights Watch

Cette lettre ouverte exprime clairement qu’à part les mouvements de femmes, les mouvements sociaux de la société civile et les dirigeants des pays n’en ont rien à cirer de ce qui arrive aux femmes. Les femmes sont invisibles pour ne pas dire inexistantes, sauf dans de belles intentions rhétoriques qui ne sont simplement pas mises en application. (Note de la traductrice, Édith Rubinstein, de Femmes en noir.)http://sisyphe.org/spip.php?article4112

Cher Kenneth Roth,
Human Rights Watch

Dans votre introduction pour le rapport mondial 2012 de Human Rights Watch - Il est temps d’abandonner les autocrates et d’adopter les droits -, vous insistez pour qu’on soutienne les gouvernements nouvellement élus qui ont amené au pouvoir les Frères musulmans en Tunisie et en Égypte. Dans votre désir “d’engagement constructif” avec les nouveaux gouvernements, vous demandez aux États de cesser de soutenir les autocrates. Mais vous n’êtes pas un État ; vous êtes à la tête d’une organisation internationale de droits humains dont le rôle est de dénoncer les violations de droits humains, une tâche honorable et nécessaire que votre texte néglige en grande partie.

Vous dites : “Il est important d’entretenir les éléments respectant les droits de l’Islam politique tout en restant fermement contre la répression en son nom”, mais vous vous abstenez de citer la garantie la plus fondamentale pour les droits – la séparation de la religion et de l’État. Des bandes de salafistes ont frappé à coups de canne des femmes dans des cafés tunisiens et des magasins égyptiens ; ont attaqué des églises en Égypte ; se sont emparé de villages entiers en Tunisie et ont fermé pour deux mois l’Université Manouba dans le but d’exercer une pression sociale sur le port du voile. Et alors que les “Musulmans modérés” disent qu’ils protégeront les droits des femmes (si pas des gays), ils ont fait très peu pour maîtriser ces bandes.

Vous, pourtant, vous êtes si peu concernés par les droits des femmes, des gays et des minorités religieuses que vous ne les mentionnez qu’une seule fois comme suit : “Beaucoup de partis islamiques ont, en effet, adopté des positions embarrassantes qui assujettiraient les droits des femmes et réduiraient leurs libertés religieuses, personnelles et politiques. Mais il en a été de même pour beaucoup de régimes autocratiques que l’Occident soutient”. Allons-nous vraiment mettre la barre si bas ? Ceci est la voix de quelqu’un qui présente des excuses, pas celle d’un défenseur éminent des droits humains.

Vous ne signalez pas non plus une des menaces les plus claires aux droits – en particulier pour les femmes et les minorités religieuses et sexuelles – la menace d’introduire le “ droit de la Charia ”. Il n’est simplement pas suffisant de dire qu’on ne sait pas quelle sorte de droit islamique, si c’est le cas, en résultera, quand il est déjà évident que la liberté d’expression et la liberté de religion – sans mentionner le choix de ne pas porter de voile – sont menacées. Et alors qu’il est vrai que les Frères musulmans n’ont pas été au pouvoir pendant très longtemps, on peut avoir quelques idées de ce qu’on peut attendre en examinant leurs antécédents. Au Royaume-Uni, où ils ont été exilés pendant des décennies, sans être entravés par une persécution politique, des exigences gouvernementales ou des revendications de la pression populaire, les Frères musulmans ont systématiquement encouragé l’apartheid des genres et des systèmes légaux parallèles contenant la version la plus régressive de la Charia Yusef al-Qaradawi, un intellectuel influent qui y était associé maintient publiquement que l’homosexualité devrait être puni de la peine de mort. Ils ont soutenu la négation de l’holocauste et du génocide au Bangladesh de 1971, et ont partagé des plateformes avec des jihadis-salafistes répandant leurs appels pour un jihad militant. Mais plutôt que d’examiner l’action des fondamentalistes musulmans en Occident, vous continuez à réclamer que les gouvernements occidentaux “s’engagent”.

Les gouvernements occidentaux sont déjà engagés ; si le soutien des autocrates était leur Plan A, les Frères musulmans ont été longtemps leur Plan B. L’implication de la CIA avec les frères musulmans remonte aux années 1950 et a été ravivée sous l’administration Bush, tandis que le soutien à la fois des Frères musulmans et de Jamaat e Islaami a été crucial pour la “douce stratégie anti-terreur” de l’État britannique. Avez-vous entendu les phrases “extrémisme non violent” ou “islamisme modéré” ? Ce langage est déployé pour modérer les mouvements qui auraient remplacé les bombes par des élections comme moyen d’arriver au pouvoir mais restent encore engagés dans la discrimination systématique.

Comme vous, nous soutenons le démantèlement de l’état d’urgence et promouvons la règle de la loi. Mais nous ne voyons pas qu’une série de structures autocratiques devrait être remplacée par une autre qui fait appel à la sanction divine. Et alors que le renversement des gouvernements répressifs a été une victoire et que des élections libres sont en principe un pas vers la démocratie, le dirigeant d’une organisation majeure de droits humains ne devrait-il pas soutenir les appels populaires pour empêcher un contrecoup et pour sauvegarder les droits fondamentaux ? En d’autres mots, au lieu de plaider pour un soutien stratégique de partis qui peuvent utiliser les élections pour mettre un terme à l’appel de continuer le changement et pour attaquer les droits élémentaires, ne devriez-vous pas soutenir les voix qui parlent à la fois de liberté et d’égalité qui prétendent que les révolutions doivent continuer ?

Dans l’ensemble de votre texte, vous vous centrez uniquement sur les aspects politiques traditionnels du programme des droits humains. Vous dites, par exemple, que ”les insurrections arabes ont été inspirées par une vision de la liberté, un désir d’avoir une voix dans sa propre destinée, et une quête pour des gouvernements responsables vis-à-vis du public plutôt que captifs d’une élite régnante.” Cela est vrai jusqu’ici, mais vous ignorez complètement le rôle que les revendications économiques et sociales ont joué dans les insurrections. Vous semblez n’être capable d’entendre que les voix de l’aile droite – les politiciens islamistes – et pas les voix des gens qui ont initié et soutenu ces révolutions : les chômeurs et les pauvres de Tunisie, cherchant des moyens de survivre ; les milliers de femmes égyptiennes qui se sont mobilisées contre les forces de sécurité qui leur arrachaient les vêtements et les soumettaient à des agressions sexuelles connues, comme des “tests de virginité”. Ces agressions sont une forme de torture d’État, habituellement une question centrale pour les organisations de droits humains, pourtant, elles vous ont échappé parce qu’elles étaient commises contre les femmes.

La manière dont vous avez ignoré les droits sociaux et économiques fait partie de la négligence dont vous faites preuve à l’égard des femmes, des droits sexuels et des minorités religieuses. Votre vision est encore ancrée dans la période antérieure à la Conférence de Vienne et les grandes avancées qu’elle a réalisées en tenant pour responsables des acteurs non étatiques et en considérant les droits des femmes comme des droits humains. Votre texte n’exprime que trop clairement que, alors que des chercheurs, des militant-es et des spécialistes de pays qui sont les bras et les jambes et le corps de Human Rights Watch défendent les droits des femmes, des minorités et des pauvres, la tête de leur organisation est principalement intéressée par la relation entre États.

Organisations :

. Le Conseil canadien des femmes musulmanes (CCMW)
. Le Centre pour un espace laïc, mondial
. Marea, Italie
. Nijeri Khori, Bangladesh
. Une loi pour tous, RU
. Organisation contre la discrimination contre les femmes en Iran, RU
. La Laïcité est une question-femmes (SIAVI), mondial
. Southall Black Sisters, RU
. Initiative de femmes pour une citoyenneté et des droits universels (WICUR), mondial
. Les Femmes vivant sous le droit musulman (WLUML), mondial

Personnes (organisations citées uniquement dans un but d’identification)

. Dorothy Aken’Ova, Directrice Exécutive, INCRESE, Nigeria
. Codou Bop, Coordinatrice du Groupe de Recherche sur les femmes et, le droit, Sénégal
. Ariane Brunet, Co-Fondatrice, du Fonds d’Action Urgente, Canada
. Lalia Ducos, WICUR- Initiative de femmes pour une citoyenneté et des droits universels
. Laura Giudetti, Marea, Italie
. Asma Guefi, Présidente, Ni Putes Ni Soumises, France
. Anissa Helie, Professeure associée au John Jay College, US
. Marieme Helie Lucas, La Laïcité est une question-femmes
. Alia Hogben, Conseil canadien des femmes musulmanes
. Hameeda Hossain, Bangladesh
. Khushi Kabir, Nijera Kori, Bangladesh
. Frances Kissling, Conférencière au Centre de bioéthque de l’Université de Pennsylvanie
. Maryam Namazie, Une loi pour tous, Organisation contre la discrimination contre les femmes en Iran, RU
. Pragna Patel, Southall Black Sisters, UK
. Gita Sahgal, Centre pour un espace laïc, UK
. Fatou Sow, Les Femmes vivant sous le droit musulman (WLUML)
. Meredith Tax, Centre pour un espace laïc, USA
. Faizun Zackariya, Cofondatrice de Recherche des femmes musulmanes et Front d’action (MWRAF), Sri Lanka
. Afiya Zia, Journaliste, Pakistan

Texte de la pétition à signer en ligne à cette page.

Soutenir la séparation entre la religion et l’État : une pétition à Human Rights Watch

Dans une lettre ouverte à Kenneth Roth, nous nous inquiétons vivement que le Directeur de Human Rights Watch se serve de son essai introductif au Rapport mondial 2012 de Human Right Watch (“Time to Abandon the Autocrats and Embrace Rights”) pour exhorter à soutenir les gouvernements de la droite islamique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Notre lettre souligne qu’il n’est pas de besoin d’exhorter à s’engager là où il n’y a pas de menace de boycott, qu’il se fait l’écho de discours sécuritaires affairant aux contextes musulmans où le choix porte entre des ‘autocrates’ et des ‘Islamistes modérés’ ; qu’il est indifférent aux menaces sur les droits sexuels et contre les minorités religieuses ; qu’il passe sous silence les luttes de travailleurs, des laïcs et des gens qui ont initié et soutenu les mobilisations et les mouvements contre les régimes despotiques.

Ayant fait l’expérience des manières dont les intégristes religieux ont utilisé, à la fois, la violence armée et le pouvoir de l’Etat pour saper les libertés fondamentales, nous tenons à exprimer notre inquiétude face à la montée des parties d’Islam politique et d’autres représentants de l’islam politique. Nous croyons que la laïcité est une condition minimale de la liberté et l’égalité de tous les citoyens. Elle est essentielle à la démocratie et à la réalisation pleine des droits humains.

Plutôt que de devenir complice d’intégristes religieux au pouvoir, nous demandons à Human Rights Watch de relater les violations et les menaces contre les personnes ciblées par les fondamentalistes et de soutenir l’appel pour la laïcité et la lutte continue pour la justice sociale.

Signer la pétition http://www.petitionbuzz.com/petitions/tohrw

Dorothée Gilbert : de la beauté dans ce monde de brutes

J’ai découvert Dorothée Gilbert en 2006 et elle m’a émerveillée http://laconnectrice.wordpress.com/2006/05/11/dorothee-gilbert-danseuse-exceptionnelle/

Site officiel http://www.dorotheegilbert.com/

Solo dans la Sylphide http://www.youtube.com/watch?v=B8uBdV9mJRM&feature=related Swanilda http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=SXc9JembEC8 Copellia de Leo Delibes http://www.youtube.com/watch?v=0Ync3yMC_xg&feature=related Le lac des Cygnes de Tchaikowski http://www.youtube.com/watch?v=SKIHFAuSsRY&feature=related Don Quichotte http://www.youtube.com/watch?v=Egvz814UL10&feature=related La Bayadère de Minkus http://www.youtube.com/watch?v=FxMQ_iw6gas&feature=related Giselle http://www.youtube.com/watch?v=0-6koLeOdeQ&feature=related Paquita 2010 http://www.youtube.com/watch?v=h3QDIcH0sCk&feature=related Vertiginous 2006 http://www.youtube.com/watch?v=xUWRtJiWQbI&feature=related Ravel, pas de deux http://www.youtube.com/watch?v=8OnfYkxdhvk&feature=related Clair de lune http://www.youtube.com/watch?v=gxsN6JJl5a8&feature=related Elisabeth Maurin fait Répéter Dorothée Gilbert dans une variation de Raymonda en novembre 2008 http://www.youtube.com/watch?v=CYL4dPbfIRQ&feature=related

Les nouvelles de la danse. Dorothée Gilbert représente Repetto  http://www.dansesaveclaplume.com/tag/dorothee%20gilbert

Cécilia Gueye : La jeune fille et les prédateurs. Leçon de manipulation criminelle.

Matar Gueye, le père de Cécilia, a posté un extrait de son journal intime sur Facebook http://www.facebook.com/groups/40269337986/permalink/10150547810317987/

Le récit de Cécilia de sa sortie est tout à fait révélateur de la manière dont beaucoup de garçons et d’hommes font pression sur les filles et les femmes pour les soumettre. Ce texte est exemplaire car il met en évidence tous les mécanismes de la manipulation, de la tromperie et de la feinte que les garçons apprennent en jouant au foot et auxquels la plupart des filles sont étrangères.

Il est facile de manipuler une jeune fille qui ne voit que les bons côtés des gens. Le prédateur lui sait exactement ce qu’il veut et comment l’obtenir. Face à lui, la jeune fille a très peu de chances de contrôler la situation.

Présentation de l’extrait de journal de Cécilia par son père. Je commente en bleu les pensées de Cécilia.

Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 décembre 2008, soit trois jours exactement, heure pour heure, Cécilia est invitée par un certain Rémy pour aller prendre un verre. Elle fut bien surprise par les manoeuvres du “chacal”. Lisez bien ce qu’elle nous relate. Nous avons découvert ce texte dans son ordinateur, quelques jours après sa mort. Vous remplacez “Rémy” par “Kévin” et vous avez la situation qui a abouti à sa mort. Comment les prédateurs sexuels peuvent-ils prétendre qu’elle est consentante ?
Je vous livre le texte tel qu’il a été écrit, sans aucune correction de notre part. C’est un texte authentique.

“2h09: Je viens de rentrer d’une “escapade” en voiture avec Remy et 2 de ses collegues…Au telephone il ne l’avait pourtant pas précisé qu’il viendrait avec ses amis donc premiere surprise.

Il semble que Cécilia ait fait le mur ce soir-là. Le fait d’avoir transgressé la promesse faite à ses parents la met d’ores et déjà en position de faiblesse car, se sentant coupable, elle enferme une mauvaise image d’elle-même dans son esprit.

Cécilia découvre que copain l’a trahie, il n’est pas seul. Cécilia est mise devant le fait accompli. Elle est surprise et, dans un combat, on sait que la surprise profite toujours à l’adversaire. Cécilia est en situation d’infériorité.

Dès le premier contact, Cécilia est donc mal à l’aise. Elle est déjà déstabilisée et par conséquence vulnérable.

Non seulement venir à trois quand on a annoncé la présence d’une personne est un abus de pouvoir mais c’est aussi un manque de savoir vivre. C’est incorrect, grossier et méprisant. Un manque patent d’éducation. 

IL m’avait quand meme demandé de prendre mon appareil photo et des cigarettes. J’aurais jamais du faire l’erreur de prendre mon briquer plein…Bref 2eme surprise: il m’avait dit qu’il prendrait de la biere…aucune trace à l’horizon..

Rémy demande à la jeune fille d’apporter des munitions pour la soirée. Elle s’attend légitimement à la réciproque. Dans une relation égalitaire, on donne et on prend, on prend et on donne. Frustrer la personne qui donne, c’est encore la mettre en position d’infériorité. Si son don n’a pas de valeur, alors c’est elle qui ne vaut rien.

A ce stade de la soirée, Cécilia est objectivement cassée.

Je vois dans leur visages qu’ils sont un peu défoncés.

Ils ont de l’avance sur elle. Quand on est poli, on commence à boire, à manger ou à fumer quand tous les invités sont présents.

Peut-être se sent-elle obliger de mettre les boucher doubles pour combler le déficit d’excitation et être en phase. Peut-être craint-elle de perdre la face …

On s’est mis dans un coin et ils ont commencé à rouler un joint avec ma cigarette et mon briquet.

Ils lui prennent ses affaires. Elle va vouloir les récupérer. Elle est donc en attente. Elle dépend de leur bon vouloir. Elle descend encore d’un cran dans la vulnérabilité.

Les garçons le savent et font tout pour la briser.

Pendant ce temps la Rémi m’a demandé de prendre mon appareil photo et de lui montrer. Derriere lui je sens deja le regards de ses collegues essayer de mater sans gene. Remy me dit rien.

Rémy fait croire à Cécilia qu’il s’intéresse à son appareil photo et s’en empare.

Les copains déshabillent Cécilia du regard avec indiscrétion et insolence. Cela ne se fait pas quand on est éduqué.  Cécilia, du fait de l’humiliation perd encore de l’énergie et de la résistance.

Cécilia est déçue car le copain ne la défend pas. Il laisse faire. Une raison de plus pour Cécilia de sentir qu’elle ne compte pas pour le garçon dont elle est amoureuse.

Une fois de plus la frustration va la mettre dans une positions d’attente qui l’immobilise. Elle est encore plus affaiblie.

Ensuite il le dit qu’il doit parler a son copain dehors derriere la malle. Moi je sais bien qu’ils préparent un genre de plan (Rémy me décoit de plus en plus…) Au bout d’un moment j’ai un tilt et je me precipite hors de la voiture. Rémy était en train de mater mes photos avec son pote !!
Comment peut il me faire ca alors que je croyais qu’il me respectait..il s’est bien foutu de ma gueule tous ce temps.

Humiliation, frustration. Cécilia s’enfonce dans l’immobilisation de l’attente d’un secours. Son chevalier va bien finir par prendre sa défense et la protéger se dit-elle consciemment ou inconsciemment.

Apres les garcons insistent pour que je danse. Je refuse et c’est alors que tous commencent à danser et veulent que je les rejoignen. Moi je suis vraiment pas d’humeur à ca et je sens que j’ai eu ma dose de mauvaises surprises ce soir.
Bref, 3 bédo, 3 cigarettes et 1 briqué “disparu” (volé) plus tard, les 2 de derriere commment a me poser des questions indiscretes et perverses puis faire des allusions tres explicites…

Quaznd une fille est gênée, elle rigole ce qui ne veut pas dire qu’elle trouve la situation amusante. Bien entendu, les garçons en profitent pour s’auto persuader que la “salope en veut”.

je rigole avec eux mais pendant ce temps la je suis dégoutée que Remy ne prenne meme pas ma défense comme s’il s’en fichait…Je me rend compte que je me suis vraiment trompée sur son compte voila que lui aussi me prend pour un objet qu’on se refile entre pote. Je n’ai jamais été aussi rabaissée de ma vie…

Cécilia de plus en plus humiliée, de plus en plus affaiblie.

Le temps passe, mon briquet n’est toujours pas retrouvé et ils se foutent toujours de ma gueule. Je leur dit que je veux rentrer (j’en ai raz le bol) Mais ils insistent, persistent…mais je fini quand meme par les convaincre. en chemin une voiture arreté atire mon attention: Remy se dirige vers la voiture…apparement ils se connaissent tous (quelle surprise!). Au bout de quelques minutes de discutions, le gars dans l’autre voiture me propose de monter avec lui, et insiste, me traite de raciste qu’il allait me ramener etc…puis il sort un préservatif et le montre a Remy qui ne dit rien pour mon honneur toujours..A croire meme qu’a un moment j’ai cru qu’il m’encourrager alors qu’il devrait s’enerver et me défendre.

Elle est dépendante. Ils lui ont pris ses affaires, ils l’ont humiliée et elle ne peut pas rentrer chez elle à pied. Elle est à leur merci. Ils se montrent alors sous leur vrai jour.Ils la salissent pour mieux annihiler sa volonté et en disposer. Elle comprend un peu tard.

ILs finissent par me ramener chez moi et ne leur adresse a peine la parole. Avant que je referme la porte, l’un des mecs a l’arriere me demande si j’ai des “instruments chez moi” avec un geste mimant le fait de faire une pite. Dégouté je leur répond en colere “ET MERCI ENCORE!!” et claque violemment la porte. Ma soirée était vraiment nulle et décevante..j’aurai du tenir ma promesse et rester à la maison.

Cécilia est d’autant plus démunie qu’elle s’est mise en faute vis à vis de ses parents. Elle avait promis de ne pas sortir. Elle ne peut donc pas ouvertement se plaindre ou se confier à sa famille.

Malgré tout, elle leur en aurait peut-être parlé si elle n’avait été à ce point humiliée et brisée par la violence psychologique des garçons. Malheureusement, le processus de destruction engagé par les manipulateurs criminels avait commencé son oeuvre et c’est peut-être ce qui a permis le nouveau guet-apens trois jours plus tard. Un guet-apens fatal.

Arrivée dans ma chambre j’envoie un sms à Remy disant “et tu peux m’oublier toi et tes tarlouzes de potes”. Je reste assise, comme sous le choc…”mais quel salaud!! pourquoi m’a t il humilié et s’est foutu de moi comme ca…???”
10min plus tard, j’etais toujours incapable de bouger…”

Matar Gueye conclue :

Ce texte, en plus des écoutes téléphoniques de la Police sur le portable d’un des 4 violeurs, a permis d’établir la culpabilité de ceux-ci. Sinon, on n’aurait rien pour prouver que Cécilia n’était pas d’accord… 
Dans notre malheur, nous avons eu de la chance. La chance de retrouver un corps intact ; la chance de retrouver cette note ; la chance que l’un des 4 soit sur écoutes téléphoniques après une affaire de trafic de cartes bancaires, écoutes qui ont permis d’établir que la “plan Cécilia”, le “plan Q”, le “plan sexe” était prémédité depuis le 6 décembre, et qu’ils ont pris soin de tirer la leçon après l’”escapade” avortée avec Rémy.

Une fille narcissique, qui se fait une image positive et forte d’elle-même, aurait sans soute refusé la présence des copains ou refusé de sortir avec son amoureux s’il n’était pas seul. Peu de jeunes filles sont capables de résister à l’appel de leur prince charmant (en réalité un prédateur sexuel derrière le masque), une attitude très romantique mais risquée. Les manipulateurs le savent et en profitent.

Les filles traitées comme des sous hommes dans nos sociétés sont rarement satisfaite d’elles-mêmes et souvent se torturent et se martyrisent pour se changer en recourant à la chirurgie esthétique, les régimes, des vêtements et des chaussures inconfortables qui les empêchent de courir et bouger sans entraves, etc. Elles ne se trouvent jamais ni assez belles ni intéressantes.

Dès la première tromperie de l’amoureux et les regards obscènes des copains, Cécilia aurait du fuir. Seulement, quand on se trouve en situation, on n’est pas forcément maîtresse de ses actes. Elle espérait encore que le copain lui montrerait son amour en prenant sa défense, qu’il lui prouverait qu’elle avait de l’importance pour lui et de l’importance tout court. Consciemment ou pas, elle lui donnait une chance de se rattraper. Malheureusement, dans les situations dégradantes de ce genre, plus le temps passe et plus la victime s’enfonce perdant son énergie et sa force de réaction.

Presque toutes les femmes, du fait de leur éducation, ont connu ce genre de situation où elles sont paralysées et ne parviennent pas à faire jouer leur instinct de survie.

Nous aurions toutes pu nous trouver dans la situation de Cécilia. C’est pourquoi il est important de dire aux filles qu’elles sont sans prix et qu’elles doivent cultiver l’estime de soi. On ne peut pas dire non quand on n’a pas une haute idée de soi-même.


Stop au sexisme dans les livres pour enfants

On le voit chaque jour au travers des faits divers et variés, le sexisme fait des ravages, parfois mortels, dans notre société.

Pourtant, la  loi du 9 juillet 2010 sur les violences faites aux femmes prévoit notamment «une information consacrée à l’égalité entre les hommes et les femmes, à la lutte contre les préjugés sexistes» et ce «à tous les stades de la scolarité». Reste à savoir si cette loi est connue et si des sanctions en cas de son non respect sont non seulement prévues mais aussi appliquées.

«Des fois, on nous demande si ce n’est pas une ingérence dans l’éducation des familles. Mais on ne se pose pas la question pour le racisme ou pour l’importance d’un bon petit déjeuner.»

Raconte-moi une histoire non-sexiste

http://www.slate.fr/story/49565/FRANCE-sexisme-livres-jeunesse-enfants

Publié le 09/02/2012
Mis à jour le 09/02/2012 à 17h09

http://www.slate.fr/source/cecile-dehesdin

La loi prévoit d’informer les enfants sur les préjugés sexistes «à tous les stades de la scolarité». Mais pour ça il faut déjà que leurs éducateurs soient formés à les déceler, par exemple dans la littérature enfantine.

Photo d'une page de «L'imagier renversant» /Slate.fr- Photo d’une page de «L’imagier renversant» /Slate.fr -

Des héros forts qui ne pleurent jamais, des filles pas souvent héroïnes qui se retrouvent à materner les garçons rentrés de la chasse au dragon, de la poupée rose à foison contre des voitures bleues…

Les stéréotypes sexistes fourmillent dans les albums jeunesse, renvoyant plus ou moins implicitement des messages sur le rôle et la place à tenir dans la société des garçons et des filles, des hommes et des femmes.

Ce n’est pas nouveau et on sait l’urgence de s’attaquer dès la petite enfance aux stéréotypes tant leur impact commence dès le plus jeune âge. Ce que l’on sait moins, c’est que la loi du 9 juillet 2010 sur les violences faites aux femmes prévoit notamment «une information consacrée à l’égalité entre les hommes et les femmes, à la lutte contre les préjugés sexistes» et ce «à tous les stades de la scolarité».

Pour pouvoir informer les enfants sur ces préjugés, il faut commencer par les débusquer, ce qui n’est pas toujours évident. Il y a d’ailleurs des formations pour ça. La ville de Suresnes (Hauts-de-Seine), signataire de la Charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale, a ainsi réuni début janvier ses bibliothécaires, directeurs de centres de loisirs, responsables de crèche, psychologues en crèche et éducateurs pour leur apprendre à chasser le sexisme dans la littérature de jeunesse.

L’idée étant qu’en sachant détecter ces stéréotypes, les éducateurs pourront les prendre en compte lors de la lecture et de la discussion avec les enfants, et qu’ils diversifieront aussi leur bibliothèque, pour renvoyer aux enfants autre chose qu’un message unique sur leur rôle de garçon ou de fille dans la société.

Déséquilibre quantitatif et qualitatif

Face aux Suresnois plus ou moins sensibilisés à la question, Bénédicte Fiquet, qui assure la formation pour l’association Adéquations, rappelle que la lutte contre la discrimination à l’école «n’est pas une option»face à l’«énorme gâchis» d’une éducation qui «assigne les enfants à une fonction selon leur sexe» et limite leurs possibilités: 

«Des fois, on nous demande si ce n’est pas une ingérence dans l’éducation des familles. Mais on ne se pose pas la question pour le racisme ou pour l’importance d’un bon petit déjeuner.»

Divisés en petits groupes, les participants travaillent sur une sélection d’ouvrages, du «pire» («Ça, c’est méchant», râle gentiment un participant quand la formatrice explique que plusieurs d’entre eux plancheront sur un magazine rose bonbon intitulé Charlotte aux Fraises) au «meilleur» (Quand Lulu sera grande, des éditions Talents Hauts, engagées en faveur de l’égalité des sexes). Ils doivent compter le nombre de garçons et de filles présents dans les histoires, voir quel est leur caractère, s’ils/elles sont les héro(ïne)s ou pas, etc.

Le magazine Charlotte aux Fraises, accueilli par un «Oh non» général lors de sa présentation

Le bilan est rapide et clair: celui d’un déséquilibre quantitatif et qualitatif. Les éducateurs dénombrent moins de personnages féminins que de personnages masculins: un groupe a comme exemple un exemplaire du Petit Quotidien sur les 60 millions de Français où pas une seule femme n’est visible sur la large photo de une, un autre un catalogue livres jeunesse de la Fnac où les héros solitaires sont des garçons, là où les héroïnes ont besoin d’être en groupe…

Dans la lignée d’une étude, publiée il y a deux ans, de la docteure en psychologie et auteure de Filles-Garçons, socialisation différentiée?Anne Dafflon-Novelle, qui constatait que, sur la littérature jeunesse francophone publiée en 1997, 51% des livres racontaient l’histoire d’un héros, 25% l’histoire d’une héroïne [PDF].

Le traitement des filles et des garçons diffère aussi. Dans 7 histoires pour calmer les colères et les petits chagrins, les mini-histoires sont suivies de conseils pour se calmer: alors que les quatre histoires sur la colère ont trois héros et une seule héroïne, c’est aux petites filles que se destinent les conseils pour ne pas être en colère, pas aux petits garçons.

Un garçon, ça pleure quand ça gagne

Examiné en dernier, le groupe des livres «non-sexistes» montre que même les anti-stéréotypes tombent parfois dans le piège du cliché. Dans A quoi tu joues?, ouvrage réalisé pour Amnesty International pour contredire des idées reçues, on voit l’image d’une petite fille pleurant illustrée par la phrase «Les garçons, ça ne pleure pas» et, quand on ouvre le rabat de la page opposée, la photo d’un homme pleurant… de joie: l’ancien tennisman Yannick Noah.

Message décrypté par les participants: «Les hommes ont le droit de pleurer, mais que quand c’est de joie et parce qu’ils ont gagné.» Les autres idées reçues sont déjouées de la même manière: 

Les petites filles jouent à la dînette…

…Les grands hommes sont des chefs

«Ce livre dit qu’un homme ou une femme ne peut se sortir des stéréotypes que s’il ou elle est le/la meilleur(e)», résume Bénédicte Fiquet, alors qu’on aurait pu voir un homme faisant la cuisine à la maison par exemple.

«Extirper les filles du rose»

Heureusement, il y a Quand Lulu sera grande, et son héroïne qui imagine tout ce qu’elle fera une fois adulte, de championne de foot à vétérinaire dans la jungle et peintre en bâtiment avec des loooongs cheveux à chasseuse de dragons, le tout en embrassant Aurélien en premier parce que y a pas de raison que ça soit au garçon de faire le premier pas.

Le livre est certes plein de rose, mais pas du rose bonbon, et puis «les filles sont tellement bombardées par la télé et la publicité qu’elles réclament du rose», remarque la formatrice. «Avec Quand Lulu sera grande, on les prend là où elles sont pour les extirper du rose.»

Quand Lulu sera grande

La formatrice se défend pourtant de vouloir, à l’image des livres qu’elle critique, imposer des cadres de pensée aux enfants. «Il n’y a aucun risque qu’on fasse lire aux enfants que des livres où les filles jouent au foot et des garçons à la dînette. Nous, on veut des livres où les filles et les garçons jouent au foot et à la dînette, explique Bénédicte Fiquet. Je ne suis pas dans un extrémisme pour qu’ils jouent tous aux deux, mais je ne veux pas non plus que si un garçon n’aime pas le foot, il soit un garçon raté.»

Nina Daoud, une directrice de crèche, explique être gênée par le message des livres Ma maman et Mon papa (elle trouve que Ma Maman insiste sur la relation de la mère à l’enfant là où Mon papa se concentre sur les supers qualités sportives du père), mais ne veut«pas dégager Ma maman, parce qu’il y a des enfants qui adorent ça. Il faut que je voie pourquoi ils l’aiment. J’ai envie de poursuivre la réflexion autour de ces deux livres, peut-être en parler plus avec eux quand on les lit». Amélie N’Dia, qui travaille à la médiathèque de Suresnes, estime elle que «ce n’est pas forcément à [elle] d’évoluer si les illustrateurs et les auteurs et éditeurs n’évoluent pas», mais que son rôle est de «proposer de la diversité» sans faire de «censure».

«On autorise assez peu les avis mitigés»

Difficile en effet pour l’école, même en proposant des livres «non sexistes», de lutter contre les stéréotypes relayés non seulement par les éditeurs, mais aussi par les parents, la télévision, la publicité, le comportement des autres en société…

Philippe Guez, de la Ligue de l’enseignement de Paris, raconte ainsil’opération «Cassons les clichés», menée fin 2011 auprès de 35.000 élèves de CP et CE1: un petit livret proposait aux écoliers l’image d’un ours dans des situations de la vie quotidienne (lecture, repassage…) et leur demandait de cocher s’il s’agissait de «Monsieur Ours», «Madame Ours» ou des deux.

Un élève de primaire du 18e arrondissement avait décidé que l’ours qui lisait était «Monsieur Ours» et, lors de la discussion, a «soutenu mordicus que seuls les papas lisaient le journal, alors que sa maman est journaliste». Une attitude dont il voit une des explications possibles dans le système scolaire français:

«On autorise assez peu les enfants à l’école à ne pas avoir d’avis ou des avis mitigés, ils sont toujours dans le oui/non ou le vrai/faux. Là, c’est ou l’homme ou la femme, la réponse “les deux” les perturbe au point qu’ils n’arrivent pas à changer de position.»

Bénédicte Fiquet pointe aussi la responsabilité des éditeurs et derrière eux des parents, qui expliquerait en partie, par exemple, qu’un catalogue 6-9 ans de la Fnac soit rempli de héros, les héroïnes apparaissant davantage dans les livres pour adolescents:

«Il y a plus de héros pour les petits parce que les parents ont des réticences à acheter des livres avec des héroïnes pour les petits garçons et que l’inverse n’est pas vrai. Mais le jour où les filles décident elles-mêmes de ce qu’elles veulent lire, les héroïnes sont là.»

Des livres sur l’égalité lus par des femmes

La formation de Suresnes a aussi pour effet d’élargir ses enseignements à d’autres domaines, dans la lignée du «modèle suédois» que tentent de transposer certaines crèches franciliennes en travaillant sur l’égalité garçons-filles dans tous les domaines simultanément.

Directeur de centre de loisirs, Stéphane Cary explique ainsi qu’il va faire attention aux livres qu’il va acheter, mais aussi plus généralement discuter de sa formation avec son équipe pédagogique:

«Par exemple, qu’on ne se dise pas qu’on ne va pas faire de foot parce que les filles ne vont pas y jouer.»

Mais toute cette bonne volonté est présente dans des professions elles-même très fortement «genrées»: sur les dix-huit participants à la formation, seuls quatre étaient des hommes, comme un signal envoyé implicitement aux enfants dont ils s’occupent sur le rôle des hommes et des femmes dans notre société.

Suresnes n’a qu’un seul puériculteur homme, explique Catherine Colon, directrice de crèche, exemple local d’une réalité nationale, puisque 99% des auxiliaires de puériculture sont des femmes en France.

La conseillère municipale déléguée à l’égalité Gunilla Westerberg-Dupuy estime que c’est «lié aux stéréotypes de ce qu’on peut faire ou pas quand on est un garçon, et aux salaires»les métiers «féminins» étant les moins payés. Elle se dit certaine «qu’il y a des parents qui n’aimeraient pas avoir des hommes dans les crèches» mais pense que cette formation et les autres évènements prévus dans le cadre du plan d’action pour l’égalité hommes-femmes sont une bonne voie à suivre pour avancer.

Et Bénédicte Fiquet de conclure:

«Le jour où l’on décidera que l’éducation des jeunes enfants est importante dans notre société et où on paiera les éducateurs normalement, là on aura des hommes dans ce domaine plutôt qu’en finance.»

Cécile Dehesdin


Quelques ressources pour nos lecteurs qui voudraient trouver des livres non-sexistes à lire ou offrir à leurs enfants/petits neveux/cousins (même si, comme on a pu s’en rendre compte lors de la formation, les livres qui luttent pour l’égalité des sexes peuvent aussi renfermer des clichés…)

L’association Adéquations, qui organisait la formation à Suresnes, a mis en ligne plusieurs outils, dont un livret sur la littérature jeunesse non-sexiste à télécharger gratuitement, avec une bibliographie.

Lab-elle, une association co-fondée par Anne Dafflon-Novelle, la docteure en psychologie dont l’étude sur le nombre de filles et de garçons dans la littérature francophone est citée dans cet article,propose une liste de 300 livres garantis sans sexisme, comme le rappelle MadmoiZelle.

Les éditions Talents Hauts, où est notamment paru Quand Lulu sera grande, le livre que j’ai préféré de tous ceux présentés par Bénédicte Fiquet.

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